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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:34

Lu sur le blog d'un militant communiste, Nicolas Maury

Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation

Vendredi 12 Février 2016

Cette folle et stupide idée de Primaire de la gauche doit cesser. Il est hors de question de participer à cette mascarade et de sauver la sociale-démocratie. Que le Parti socialiste crève seul ! Les communistes n'ont rien à faire avec ces gens là !
 
Primaire à gauche : le PS va participer au comité d'organisation
 
Un pas de plus à gauche vers une primaire à gauche en vue de la présidentielle 2017. Le PS va participer aux débats et au comité d'organisation de la primaire des gauches, a annoncé jeudi le député européen Yannick Jadot (EELV), à l'issue d'une réunion entre les initiateurs de la primaire et le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis.

La porte-parole du PS Corinne Narassiguin, qui participait à la réunion au nom du Parti socialiste et avait dès lundi exprimé la position du PS, a confirmé l'information.

Fin janvier, conduit notamment par l'ancien député EELV et trublion de la gauche Daniel Cohn-Bendit, un groupe d'intellectuels avait lancé un appel pour une primaires des gauches. Parmi eux Yannick Jadot mais aussi l'économiste Thomas Piketti, les sociologues Michel Wieviorka etu Dominique Méda, l'écrivaine Marie Desplechin, l'historien Pierre Rosanvallon ou les comédiens Philippe Torretton, Jeanne Balibar et Ariane Ascaride.

«Le #PS fait un pas vers @notreprimaire en participant aux débats et au comité d'organisation», a tweeté Yannick Jadot, l'ancien directeur des campagnes de Greenpeace France.


Jean-Christophe Cambadélis a de son côté une nouvelle fois souligné dans un tweet «l'attitude bienveillante» du PS à l'égard d'une «primaire de toute la gauche», «sans préalable pour un candidat unique» prend toutefois soin de préciser le premier secrétaire du PS. Ce qui reste néanmoins une avancée notable en un mois par rapport au peu d'enthousiasme exprimé en début d'année.


Une annonce qui intervient juste au lendemain de la déclaration de candidature de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)... directement à la présidentielle. Dès le lancement de la campagne en faveur d'une primaire à gauche, l'ex-sénateur socialiste avait affiché son refus de participer à cette présélection, laissant planer pour le PS la menace d'une multiplication de candidatures à gauche et donc le risque de voir leur candidat éliminé dès le premier tour.

Pour Yannick Jadot, les socialistes «sont sortis du jeu de cache-cache sur le mode si (Jean-Luc) Mélenchon n'y va pas on n'y va pas (...) Ils comprennent que c'est aussi leur intérêt, la multiplication des candidatures au premier tour de la présidentielle serait catastrophique», rappelle-t-il. Le seul point qui a suscité un «débat un peu tendu» selon lui est l'idée, défendue par certains membres de la délégation PS, qu'il y ait un seul candidat socialiste. «Pour Jean-Christophe Cambadélis, l'idéal serait que le PS ait un seul candidat. C'est son avis, je ne vois pas comment il pourrait en être ainsi», maintient le député européen Emmanuel Maurel, situé à la gauche du parti.

La délégation du PS a été également convaincue par les initiateurs de la primaire que ces derniers n'étaient pas hostiles à la participation du président de la République François Hollande à la primaire, a-t-elle précisé. Reste toutefois à convaincre le président de la République, qui n'y est pas du tout enclin. «Il traite ça par le silence», assure un de ses proches. « Il ne veut pas donner d'importance» aux promoteurs de la primaire. «Ils ne jouent pas dans la même cour ». « S'il est candidat, il est candidat. Point. Et il n'y a pas de primaire », assénait mi-janvier un ténor du PS.

Prochaine étape dans une semaine. Selon Yannick Jadot, un comité d'organisation de la primaire doit avoir lieu jeudi 18 février à l'Assemblée nationale, avec des représentants du PC, d'EELV, de Nouvelle Donne et du PS.

http://www.leparisien.fr/politique/primaire-a-gauche-le-ps-va-participer-au-comite-d-organisation-11-02-2016-5536043.php#xtor=AD-1481423551
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:29

par · 9 février 2016

Dans le mouvement de baisse que l’on observe sur les principales places boursières européennes, les sociétés les plus attaquées sont les banques. Ceci n’est pas étonnant car une crise bancaire larvée est en train de se développer au sein de la zone Euro. Cette crise peut avoir des causes techniques très différentes, d’un pays à l’autre, voire d’une banque à l’autre. Mais, la simultanéité de ces crises est un signe qui ne trompe pas. De même, la réaction des autorités nationales, passant sur le ventre des règlements européens de « l’Union bancaire », est elle aussi un signe révélateur.

 

Cette crise a commencé au Portugal, et s’est ensuite propagée en Italie. Dans ce dernier pays, 4 établissements sont en grave difficulté. Le montant des mauvaises dettes (soit des impayés) dans leur bilan dépasse les 15%. Les raisons sont diverses. Pour certaines de ces banques, c’est la situation des petites et moyennes entreprises, auxquelles elles avaient prêté, qui est la cause de la montée des « mauvaises dettes ». Pour d’autres, il s’agit d’opérations hasardeuses sur les marchés financiers. Dans un cas comme dans l’autre, le problème de fond reste le même : la dépression de l’économie italienne, ou le PIB par habitant est aujourd’hui au niveau des années 2000-2001. Et l’on voit bien l’origine du problème : l’Euro.

Plus intéressant encore, la crise s’est étendue à l’Allemagne, avec les difficultés rencontrées par Deutsch Bank, dont les CDS (des assurances de crédit ou « Credit Default Swap ») ont fortement augmenté ces derniers jours. Cette hausse des CDS indique l’inquiétude des opérateurs.

Graphique 1

Evolution des CDS pour Deutsch Bank

DB CDS c

Source : Bloomberg

La direction de cette banque a multiplié depuis lundi les déclarations rassurantes sur la santé de cette banque. Mais, on sait bien que si la situation de cette banque ne posait pas de problèmes, ces déclarations ne seraient pas nécessaires. On sait aussi que, quelque soit le montant des réserves de liquidités de la banque, si les partenaires de cette dernière perdent confiance, ou ont simplement un doute, sur sa liquidité, l’interruption du crédit interbancaire sera immédiate. Rappelons qu’en 2008 la banque Bear Stearns a été mise en faillite en 24h sur un problème de ce type.

Il est clair que l’importance de Deutsch Bank est incommensurablement plus importante que celle de Bear Stearns. Deutsch Bank est ce que l’on appelle une « banque systémique ». Le gouvernement allemand ne pourra la laisser faire faillite.

 

Le problème est que dans le cas du Portugal et dans celui de l’Italie, ce sont les autorités nationales qui ont dû agir. Les sauvetages bancaires, dont on prétendait qu’ils seraient désormais réalisés par la BCE sont en réalité fait par les autorités nationales. L’Union bancaire, annoncée à cors et à cri par les européistes de tout poil ne fonctionne tout simplement pas. On risque de le voir à nouveau avec le cas de Deutsch Bank en Allemagne. La re-nationalisation des sauvetages bancaires sera un clou supplémentaire dans le cercueil de l’Euro.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:26

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:23

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 11:32

Sur le blog de l'UL CGT Dieppe

12 févr. 2016

Cheminots: leur régime social en danger

Communiqué intersyndical CGT, FO, Sud, FGRCF.

Notre régime social est en danger

• Réformes des retraites (2007 – 2010 – 2014 – …),
• Loi de financement 2016 de la Sécurité Sociale,
• Mensualisation des pensions au 1er janvier 2016,
• Dématérialisation des relations affiliés/CPR,
• Fermetures d’antennes,
• Avenir des pensions de réversion,
• Conditions de travail des cheminots et salariés de la CPR,

justifient pleinement une mobilisation des cheminots actifs et retraités pour exiger le maintien et l’amélioration de notre régime spécial de protection sociale.

Pouvoir d’achat

L’absence d’augmentation générale des salaires et les embauches réalisées hors statut fragilisent notre régime spécial de retraite. De plus, les différentes réformes ont modifié le calcul des pensions, obligeant les cheminots à allonger leur carrière ou accepter une réduction du montant de leur pension. Pour exemple, le taux de remplacement net (rapport entre la première pension et le dernier salaire liquidable) est passé de 69% en 2011 à 67,6 % en 2014. Mesures fiscales et autres reculs des droits familiaux ont également réduit le pouvoir d’achat des actifs et retraités.

Exigeons une augmentation des salaires et pensions qui contribuerait au développement économique et social du pays.

Réversion

En refusant de passer le pourcentage de la réversion de 50 % (54 % pour le minimum de pension) à 60 % pour les veuves (ou veufs) dont les revenus sont inférieurs à 853€ (mesure déjà appliquée au régime général), le gouvernement affiche clairement le mépris qu’il porte aux plus démunis et son intention de remettre en cause les pensions de réversion. Concrètement 30 790 pensions de réversion ont été servies par la CPR en 2014 sur la base du minimum de pension soit 54% de 1215€ brut/min soit 656€.

Exigeons une véritable solidarité intergénérationnelle avec une augmentation des pensions de réversion.

Loi financement de la Sécurité Sociale 2016

La loi de financement 2016 de la Sécurité Sociale a profondément modifié les règles de financement de notre régime spécial de prévoyance.

Dès 2013, le Gouvernement changeait les règles de financement de notre régime de Prévoyance, remettant en cause les prestations dites non pérennes (forfait optique, appareil accoustique, prothèse…).

 

A partir de cette année, les dépenses d’Assurance Maladie des cheminots actifs et retraités et de leur famille seront comptabilisées (pour la partie équivalente aux droits du régime général), dans les comptes de la SECURITE SOCIALE !

De ce fait, les recettes de notre régime spécial issues de la CSG et de la compensation au titre de la démographie sont supprimées pour être remplacées par une « dotation d’équilibre » laissant la porte ouverte à la remise en cause des droits spécifiques et à la désinformation quant au financement de ceux-ci.

Cette loi, sous couvert de mettre en place « une protection universelle maladie pour tous » (dénommée PUMA), prévoit de supprimer la notion d’ayant droit ! Ainsi la (ou le) conjoint(e) et les enfants majeurs, sans emploi, seraient dorénavant affiliés à la … Sécurité Sociale !

Après différentes interventions auprès du Ministère, les conjoints et enfants majeurs poursuivant leurs études, sans activité, peuvent décider de rester affiliés au régime spécial et ce, à titre dérogatoire !

Exigeons le maintien et l’amélioration de notre régime de prévoyance pour les cheminots actifs et retraités et leur famille.

Dématérialisation

Au moment où le gouvernement décide du versement mensuel des pensions, la direction de la CPR, enfermée dans un plan d’économies tous azimuts, décide :

  • > De la suppression du décompte papier de la pension,
  • > De l’envoi trimestriel du décompte maladie,
  • > De la fin des enveloppes pré-imprimées,
  • > De la fermeture d’antennes en région.

et renvoie les affiliés à la consultation d’un décompte personnel sur le site internet de la caisse.

Déjà soumis à de profondes modifications de leur organisation de travail (notamment par l’introduction de nouveaux outils informatiques), les cheminots et salariés de la caisse ne sont plus en mesure de répondre aux interpellations des cheminots. Ces personnels, en 1re ligne au contact des affiliés, se sentent de plus en plus démunis et fragilisés.

Exigeons l’arrêt de la déshumanisation des relations affiliés / caisse, le développement des antennes et le maintien des envois postaux.

Parce que notre régime spécial de protection sociale est en danger :
Les fédérations syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail, et la FGRCF appellent les cheminots actifset retraités à participer à un rassemblement, avec interpellation du directeur de la caisse :
LE MARDI 1ER MARS 2016 (DE 12H00 À 15H00)
À MARSEILLE (DEVANT LE SIÈGE DE LA CPR)

Prenons en main l’avenir de notre régime spécial !

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:49

9 Février 2016  Publié par Michel El Diablo

Raoul HEDEBOUW, député fédéral et porte-parole du Parti du travail de Belgique

Raoul HEDEBOUW, député fédéral et porte-parole du Parti du travail de Belgique

« Vous gagnez 5 000 euros par mois et les cheminots seraient privilégiés ? »

« À tous les politiciens de droite qui décrivent les cheminots comme des gens privilégiés, je demande comment ils osent dire cela, eux qui gagnent 5000 euros par mois? », dénonce Raoul Hedebouw. « Les cheminots doivent-ils accepter sans broncher que des milliers d’emplois passent à la trappe? Doivent-ils accepter que la sécurité du rail soit mise en péril? Doivent-ils acquiescer au principe vieillot de travailler plus longtemps pour gagner moins d’argent? »

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 15:08

Les agriculteurs broyés par le capitalisme

Une nouvelle baisse des prix agricoles a remis les éleveurs français dans la rue. Tout l’été 2015 a été ponctué de manifestations qui criaient leur détresse face à des cours qui ne couvraient pas leurs frais de production. Deux tables rondes -Ministère, FNSEA et CNJA, industriels de la transformation et de la grande distribution -avaient abouti à des engagements de revalorisation du prix dulait (à340 €la tonne) et du porc (à 1,40 € le kilo) en juillet et octobre. Aujourdhui ces prix se situent respectivement à 300 € et 1,07 €, voire moins.

La FNSEA avait appelé à rentrer à la ferme après la grande manifestation du 3 Septembre, 1700 tracteurs à Paris, forte couverture médiatique, " déclaration d'amour " de Valls aux paysans etc. Le président du syndicat, Xavier Beulin, par ailleurs magnat de l’agro-business avec son groupe Avril-Profitéol avait bien été hué mais tout était rentré dans l ordre.

Il ne restait plus qu’à remplir les demandes d’aides diverses. Les augmentations de prix ont eu la vie brève. Celle du porc, sitôt signée était contestée par les deux mastodontes du secteur: Bigard (le " Parrain" de la viande) et Cooperl, qui règnent en maîtres sur le secteur, refusaient une augmentation. Celle du lait n’a pas résisté à la fin des quotas en Europe ni à la stratégie chinoise de reconquête de son autosuffisance alimentaire.

Au delà de ces causes assez conjoncturelles, c’est le choix des capitalistes qui est en oeuvre pour atteindre ses objectifs réels : concentration accélérée des exploitations pour une compétitivité accrue générant des profits records aux investisseurs. Les produits agricoles sont devenus des actifs financiers à part entière, des placements parmi d’autres. Que des dizaines de milliers d'exploitations soient vouées à la disparition à très court terme, avec toutes les conséquences en termes de destinées humaines, de territoires ruraux dévastés, de disparition énorme d'emplois induits est bien le dernier souci de ces vautours. La comparaison avec la disparition programmée de la sidérurgie n’est pas dépourvue de sens.

Quand le Ministre Le Foll constate : "les agriculteurs ont fait d'immenses progrès, générant davantage de gains mais ils ont dû distribuer énormément de plus-values alors qu’elles devraient être conservées dans les exploitations ", c’est pour dire qu’il attend des acteurs de la filière " une répartition plus équitable de la valeur entre les maillons ". On imagine bien l’impact sur les actionnaires des industries du machinisme agricole, des produits phytosanitaires, des géants de l’agro-alimentaire ( abattoirs, laiteries, 2ème et 3ème transformation), des banques - pas seulement le Crédit agricole, de la grande distribution, et leur sensibilité à de tels arguments.

La situation est dramatique. Les exploitants trompés, trahis par leurs dirigeants tout puissants, sont aux dernières extrémités. N'ayant même pas touché le premier euro des aides promises l’été dernier, ilsd ne voient plus d’issue . C’est vrai que dans le système capitaliste, dans l’Union Européenne, il n’y en a pas. Pendant quelques semaines, Salon de l’Agriculture oblige, on va pérorer sur le " verdissement" de l’agriculture, l‘agro-écologie, les circuits courts etc.

Le thème du Salon 2016 n'est-il pas " Agriculture et alimentation citoyenne" ? Ce qui serait vraiment " citoyen, ce serait de jeter bas le capitalisme, se réapproprier collectivement les moyens de production et d’échange pour installer en France une agriculture de qualité débarrassée de tous les parasites du capitalisme qui la rongent.

Les luttes doivent continuer mais il est indispensable qu’elles soient orientées contre les vrais responsables.

Communistes s’y emploie.

Lu sur "Communistes"

 

Les agriculteurs broyés par le capitalisme
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 14:55

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Lorsque, devant un Conseil de prud'hommes, je défendais des travailleurs lésés par un patron, j'ai toujours eu en face un avocat dûment apointé par l'entreprise en cause et qui connaissait le Code du travail sur le bout des doigts. Quand je fus élu conseiller prud'homal, des avocats, toujours dûment apointés par une entreprise en cause, connaissait autant le droit du travail.

C'est cela la lutte des classes dans laquelle le patronat dispose de tout le soutien nécessaire pour la gagner. Soutien financier pour rémunérer des juristes en droit social, soutien politique de la part des gouvernements alliés aux forces de l'argent.

En la matière, en voulant détricoter le Code du Travail, François Hollande, son gouvernement et son parti, ne sont ni plus ni moins que des alliés du capitalisme. Pour berner toujours plus les travailleurs, ils ont opté pour une commission d'experts dirigée par Robert Badinter, ex-ministre socialiste de la Justice et ex-président du Conseil constitutionnel, laquelle commission a fait 61 propositions. Oui, parce que le Code du travail était trop épais et illisible, ont ressassé les médias aux ordres et les économistes qui ne sont jamais rémunérés avec le dos de la cuillère.

Illisible donc. Mais prenons le cas du paiement des heures supplémentaires, ce qui occasionne nombre de litiges entre exploités et exploiteurs, même si les premiers ne viennent pas tous devant la Jstice prud'homale. Parce qu'en France, on ne naît pas tous égaux en droit.

D'abord, si les 35h demeurent la durée légale du travail, aucun article du Code du travail n'interdit à un patron de faire travailler au-delà son salarié. Par contre, de la 36e à la 43e heure, la majoration salariale est de 25%, au-delà de la 43e heure, 50%. C'est lisible, clair et sans bavure. On comprend dès lors qu'il faille supprimer la durée légale à 35h hebdomadaires pour annuler les majorations pour dépassement.

Cet article de loi s'applique sauf accord d'entreprise qui peut prévoir une majoration ne pouvant pas être inférieure à 10%. Sauf qu'aujourd'hui, ces dits accords d'entreprise sont ultra-minoritaires dans notre pays. On comprend dès lors également que le Medef et le Ps envisagent partout des accords d'entreprise primant sur la loi, afin que partout le 10% dérogatoire soit le maximun. Preuve supplémentaire, Robert Badinter, la pointure juridique des socialistes, dans son article 33 sur les heures supplémentaires, n'évoque qu'une simple "compensation" et non plus la loi actuelle.

Défendre le droit du travail, conquis et amélioré au travers les luttes des travailleurs, c'est aussi défendre son pouvoir d'achat. Cela n'a rien d'un intérêt vieillot et corporatiste. CQFD.

Code du travail illisible, mais pour qui?
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 23:21

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 22:51
Reçu par courriel
La colère devient explosive en France ! Quel débouché progressiste lui donner ?

7 février 2016 – Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Goodyear, Air-France, Alsthom, EDF, SNCF, collèges, fonctionnaires… mais aussi taxis, éleveurs, médecins,  LA COLÈRE DEVIENT EXPLOSIVE EN FRANCE !   QUEL DÉBOUCHÉ PROGRESSISTE LUI DONNER ?

Alors que Hollande et Valls s’enlisent dans leurs manœuvres minables sur la « déchéance de nationalité pour tous » (quelle belle perspective !) et que, malgré tous ses efforts pour séduire la droite et l’extrême droite, l’exécutif de plus en plus droitisé ne parvient qu’à gonfler les voiles de la réaction, les luttes sociales qui repartent à la hausse portent la seule perspective d’espoir pour la nation désemparée.

La classe ouvrière montre le chemin !

Tous ensemble, dans la lutte !

Ce sont d’abord les ouvriers CGT qui, à Goodyear, à Air-France, chez Ford, à la SNCM, appellent le monde du travail à la contre-offensive. Assez courbé la tête devant les Marie-Antoinette arrogantes du MEDEF qui, sous les encouragements de Bruxelles, de Valls et de Sarkozy, veulent araser le produire en France, faire place nette à la finance, privatiser les services publics, humilier les chômeurs de longue durée et démolir les indemnités chômage, repousser la retraite à « pas d’âge », démolir les statuts publics, la Sécu et le Code du travail, diminuer les salaires tout en allongeant le temps de travail, obtenir toujours plus de cadeaux fiscaux pour les très riches pendant que le monde du travail, actifs, retraités, chômeurs, étudiants, est écrasé et humilié : en un mot, le grand capital et son Etat veulent aggraver l’exploitation capitaliste sur tous les terrains. On le voit dans l’industrie automobile dont les patrons, après avoir bénéficié d’énormes subventions d’État, ferment des lignes de production du Pas-de-Calais à Poissy pour mieux délocaliser. On le voit à Alsthomqui, après avoir été démantelé et vendu une bouchée de pain au capital américain, annonce des suppressions de postes massives…

Mais les courageux syndicalistes de lutte qui ont commis le « crime » d’arracher une chemise patronale ou de séquestrer des spécialistes ès licenciement du grand patronat ne s’en laissent plus compter : chez Goodyear, chez Conti, on a compris ce que cache le « dialogue social » vanté par les dirigeants jaunes de la CFDT et l’on sait d’expérience que la seule voie gagnante est celle du syndicalisme de classe et de masse. 

Pas de « valeurs de la République » sans la Fonction publique, l’Éducation nationale et les autres services publics !

La colère sociale, c’est aussi les enseignants de collège qui, malgré les sanctions qui pleuvent sur les plus courageux d’entre eux, s’opposent dans l’unité à la contre-réforme Vallaud-Belkacem ; car pour abaisser les dépenses en matière d’école et abaisser le « coût » du travail, donc la valeur des diplômes et des qualifications, le projet gouvernemental Vallaud-Belkacem appauvrit comme jamais les contenus culturels enseignés.

Ce sont les fonctionnaires d’Etat qui perdent sur tous les tableaux avec l’euro-austérité resserrée par les gouvernements successifs : désossage de services publics performants comme l’Équipement ou l’O.N.F., asphyxie de l’hôpital public, régression organisée du pouvoir d’achat, avec en prime les attaques de Macron contre les statuts issus de la Résistance. Ce sont aussi les fonctionnaires territoriaux qui subissent toutes sortes de pressions à la privatisation et à la précarité dans le cadre d’une politique de désengagement de l’Etat, de « métropolisation » et de montée en puissance des euro-régions ; une politique qui détruit à la fois les Communes et la République une et indivisible.

Ce sont les agents de la SNCF, de la Poste, d’EDF, qui souffrent de voir leurs dirigeants, nommés par l’État, des entreprises nationales dégraisser massivement, précariser les personnels, sous-traiter les opérations, faire toute leur « com » en globish au mépris de la langue française, créer sciemment les conditions du dysfonctionnement et de la privatisation totale annoncée par le super-menteur Sarkozy (qui jurait jadis que, lui vivant, EDF ne serait jamais privatisée !).

 

Solidarité avec les petits et moyens exploitants et salariés agricoles ! Solidarité avec l’artisanat et le petit commerce écrasés par la déréglementation de l’U.E et du Capital !

Ce sont les éleveurs qui, malgré les appels au calme des dirigeants FNSEA acquis à l’U.E., combattent ce gouvernement incapable d’arraisonner la grande distribution et de satisfaire la revendication légitime de prix à la production décemment rémunérateurs: et pour cause, une gestion nationale du produire en France, tant agricole qu’industriel, a été rendue illégale depuis que la « belle Europe » a institué « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » prescrite par le Traité de Maastricht !

Ce sont les chauffeurs de taxi, que l’on oppose aux VTC, en permettant une opération de concurrence déloyale organisée à partir des USA. Un pouvoir franchement républicain démocratiserait l’accès à la profession de taxi en concertation avec la profession, en écoutant aussi les chauffeurs salariés, mais il commencerait par faire respecter la loi du pays !

Dénoncer l’indécence de l’anti-France capitaliste

Et pendant ce temps, le CAC-40 se gave, il se soustrait à l’impôt national, il sous-investit dans notre pays ; les actionnaires les plus riches, dont les dividendes s’envolent, planquent 400 milliards dans les paradis fiscaux. Quant aux 40 milliards de cotisations sociales offerts au patronat au détriment de la branche famille de la Sécu (« pacte de responsabilité »), ils n’ont pas créé un emploi : le chômage continue de croître et au lieu d’aider les chômeurs, on culpabilise les humbles titulaires des minima sociaux (certains de ces « privilégiés » soi-disant « assistés » n’ont que 500 € mensuels pour survivre, et on voudrait maintenant qu’ils bossent gratuitement !). Quant à MM. Hollande et Gattaz, ils militent ensemble pour la dégressivité des allocations !

Un choix de classe pour chaque travailleur et pour la Nation

Dans ces conditions, il n’y a que deux voies possibles pour notre peuple.

Soit notre peuple se résigne à la régression sociale jusqu’à ce que les  classes populaires soient totalement tiers-mondisées ; il avale alors la diminution par deux du nombre de fonctionnaires, l’étranglement des chômeurs, les mesures xénophobes visant à diviser le pays, la déchéance finale de l’agriculture et de l’industrie nationale, la fascisation galopante, l’état d’urgence permanent et l’État policier et pour finir, il s’abandonne à la réaction thatchérienne des Juppé, Sarkozy, Wauquier, Fillon, Lemaire, tous d’accord pour porter la retraite à 65 ans, voire à 67 ans. Avec en prime la montée du pseudo-Front « National » qui tend désormais publiquement la main à l’UE et qui rallie pas à pas le programme du MEDEF dont Marine Le Pen n’est qu’une exécutante parmi d’autres. Une telle résignation sociale ne peut alors que conduire à la dissolution finale de l’État-nation français dans l’Empire européen militairement encadré par l’OTAN et couronné par le monstrueux Traité Transatlantique qui achèverait de faire de notre France une colonie humiliée de l’Empire américain.

S’agissant de certains militants communistes et progressistes, la question leur est alors objectivement posée : par esprit de parti mal compris, laisseront-ils leurs états-majors respectifs continuer à désarmer la résistance populaire en prônant l’illusoire « Europe sociale », en accompagnant « de gauche » la « construction » européenne et en refusant l’idée d’un parti franchement communiste, d’un parti centré sur le monde du travail, d’un parti marxiste-léniniste tout entier tourné vers le combat de classe ?

Ils bloquent notre pays, bloquons leurs profits !

Soit notre peuple, classe ouvrière en tête, « pousse » très fort, sans attendre, dans la direction d’une manifestation nationale de combatcontre l’ensemble des mauvais coups portés par Hollande-Valls-Macron-MEDEF et par l’UE du capital. Une manifestation accompagnée d’appels à la grève et où convergeraient, sous l’égide des secteurs ouvriers en lutte, Goodyear en tête, l’ensemble des luttes populaires, public et privé, chômeurs, actifs et retraités, Français et immigrés, y compris en tendant la main aux paysans ; et dans cet esprit, le mouvement ouvrier et populaire à l’offensive met franchement en accusation cette « construction » européenne entièrement conçue pour broyer le produire en France, briser les services publics et la protection sociale et la souveraineté des peuples. Alors, associant les deux drapeaux révolutionnaires du peuple français, le drapeau tricolore de 1789 et le drapeau rouge de la Commune de Paris, le monde du travail en lutte engage la construction du Front Antifasciste, Patriotique et Populaire qui est indispensable pour abattre la dictature du MEDEF, de l’UE atlantique et de l’U.M.-Pen-S.

Les forces sociales existent pour cela et les travailleurs en lutte ont la légitimité nécessaire pour s’adresser à tout le pays puisque les états-majors syndicaux euro-complaisants ne fédèrent pas l’action et qu’ils refusent d’engager le bras de fer. Les capitalistes, leur UE et leur gouvernement bloquent notre pays, bloquons leurs profits, il n’y a pas de troisième voie.

Pas spectateurs isolés, tous acteurs solidaires !

C’est un choix à faire et il concerne tous les travailleurs. Il concerne aussi et d’abord les militants franchement communistes, qui doivent s’unir d’urgence pour exiger les « quatre sorties » (de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme) ; ce choix concerne aussi les syndicalistes de lutte et les patriotes antifascistes qui peuvent et doivent organiser au plus tôt, comme le propose le PRCF, une table ronde nationalerendant plus visible l’alternative progressiste anti-FN et anti-UE.

 

 En ce 80ème anniversaire du Front populaire, le temps presse, car chaque jour la nation se délite un peu plus. Et s’il n’y a pas de réaction progressiste forte et rapide, les fascistes qui s’organisent sur la base du racisme, parachèveront l’État policier construit par Sarkozy et Hollande, et ils en profiteront pour déshonorer notre pays et mettre un point final à sa grande histoire progressiste.

Militants de la classe ouvrière qui restez fidèle à l’idéal révolutionnaire, citoyens engagés pour une République, une et indivisible, sociale, souveraine, laïque et fraternelle, populaire et démocratique, si nous nous dressons tous ensemble et en même temps, nous pouvons encore balayer l’oligarchie capitaliste et ses marionnettes malfaisantes !

 

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