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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 23:11

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 23:02
Nous ne voulons pas mourir !
, par  Mireille Popelin sur le pcf.fr

 

 
Contribution : Nous ne voulons pas mourir !

1) Oui, si nous parvenons à faire prendre conscience, à tous les communistes, de la fin prochaine de notre parti, la dernière “mutation” programmée par la direction elle-même... Je dis bien tous les communistes encore “encartés” qui n’ont pas encore conscience de cette mort prochaine.

Nous devons dire, dans ce congrès, à cette direction, que nous avons compris, et que nous ne voulons pas de cette primaire (annoncée par l’Huma) qui est synonyme d’une mort sur ordonnance. Nous voulons mettre cette direction en face de ses responsabilités :
- A-t-elle tiré les conséquences des ses “mutations” successives qui ont fait perdre au parti plus de la moitié de ses élus ?
- A-t-elle tiré les conséquences de l’échec de Syriza ?

Quels sont les projets inavoués de cette direction NOUS concernant, nous communistes ? Ils ne sont pas informés de ces projets, les communistes, parce qu’ils ne seraient pas forcément d’accord ?

2) Il faut poser directement la question : cette direction est-elle encore communiste ? Est-elle encore marxiste ?

A-t-elle le projet de renverser le capitalisme pour aller vers le socialisme ? Ou se contente-t-elle de ripoliner le capitalisme ?

Le fil conducteur

C’est le capitalisme. Le PCF avait fort bien analysé le projet européen ; cette Europe n’était que l’extension du territoire à exploiter, c’était le bras armé du capital. Mais voilà les agents de la ”mutation” ! Et brusquement, le PCF n’est plus contre, faut voir, nous allons lutter pour une Europe plus solidaire, plus sociale, plus plus et tra la la. Nous avons démontré en 2005 ce qu’allait être cette Europe, et nous avons voté contre le TCE, mais l’UMP + le PS ont annulé le non du peuple souverain, démontrant ainsi qu’avec l’Europe, le peuple n’a plus de souveraineté nationale, ni populaire, ni monétaire !

- A – Donc, il faut proposer, comme projet, de sortir de cette Europe carcan des peuples.
Remarque : Si nous étions restés, nous communistes, dans le refus de l’Europe, quel boulevard nous aurions pour les luttes, en ce moment ! Et nous aurions, en plus, “cloué le bec“ au Front national, père, fille et petite-fille !

- B – Sortir de l’Europe, mais aussi sortir de l’OTAN.
Sommes-nous, nous communistes, d’accord avec ces guerres menées en Irak, en Libye, en Syrie ? Ce sont des guerres impérialistes, menées par le capitalisme, des guerres qui tuent, provoquant la fuite des habitants, des migrations avec des morts horribles au cours des traversées.
Il nous faut expliquer les causes de ces guerres et lutter pour qu’elles prennent fin par un règlement POLITIQUE.

- C – Le chômage : Il a atteint des sommets dans notre pays. C’est encore le capitalisme qui en est la cause. Il ferme des usines, détruit des emplois pour aller s’installer ailleurs, où la main d’œuvre est moins chère. Nous communistes devons dénoncer plus fort cette politique en reprenant le slogan :
— produire et travailler en France
— relocaliser les productions
— réindustrialiser notre pays
Le capitalisme est internationaliste, lui ! mais il ne dit pas que c’est pour son profit et celui des actionnaires.

Faut-il que ce soit des syndicalistes comme Michaël Wamen ou Xavier Mathieu (Good Year et Continental), mais il y en a d’autres, qui dénoncent la politique du patronat avec des analyses marxistes ?

- D – L‘immigration
Le capitalisme se sert de l’immigration pour faire baisser les salaires. Il faut le dire aux ouvriers, aux salariés. Sans se laisser impressionner par les accusations de racisme, le PCF doit lutter contre le patronat qui utilise ces travailleurs, souvent sans papiers, parce qu’ils acceptent les salaires les plus bas. Ils sont les esclaves modernes, taillables et corvéables et surtout jetables ; avec eux pas de code du travail ! D’ailleurs, la droite avec le PS sont en train de le “casser”, ce code du travail.
Notre lutte à ce niveau doit être de défendre ces travailleurs certes, mais surtout de lutter pour qu’ils aient un emploi chez eux, c’est-à-dire qu’ils retrouvent leur cultures vivrières, leurs terres (utilisées par les grands trusts).

Ces migrations à grande échelle, on en est témoins, déstabilisent les pays qui accueillent ces migrants (Calais, Dunkerque).

-  E – Le danger du terrorisme islamiste
Depuis une vingtaine d’années, des islamistes sont à l’œuvre dans nos banlieues. Ils ont réussi à séparer la communauté musulmane de la communauté nationale ; c’est ce qu’ils voulaient ! et le voile leur a servi d’étendard politique pour leur politique d’oppression des femmes musulmanes. Il y a deux sortes d’islam :
- l’islam religieux, qui impose le voile et l’enfermement des femmes, la charia à tous, hommes et femmes. Ces islamistes font de l’entrisme partout école, hôpital services publics, associations .
- l’islam politique soutenu par les organisations partis d’extrême gauche. Leur parti, les indigènes de la République, le PIR (il porte bien son nom). Ceux-là utilisent la victimisation et la culpabilité des français (la colonisation). Leur égérie, Houria Bouteldja, appelle les Français de souche les souchiens ; l’élégant Tariq Ramadan au discours faussement démocrate fait partie de cette association, qui soutient Dieudonné. Ils ont été “lancés“ par les médias (Taddéi) qui les a invités bien plus que les communistes d’origine arabe laïques (il y en a) !

Ces islamistes radicaux incitent à la haine raciste envers l’occident, les “blancs”. Il faut donc nommer cette haine, c’est un racisme anti-blanc et nous devons lutter contre ce racisme, et contre tous les autres !
Et il y a cette extrême gauche qui soutient ces islamistes parce qu’elle a cette culpabilité de peuple colonisateur ? Et qu’elle a trop peur d’être traitée de raciste ou d’islamophobe. C’est le cas de Clémentine Autain, qui n’hésite pas à comparer les agressions sexuelles de Cologne (en temps de paix) avec les 2 millions de viols !! commis par les soviétiques en 1944 en Allemagne. L’anticommunisme pas mort ! Et le déni ! Ne pas nommer ces agresseurs surtout parce qu’ils sont d’origine immigrée maghrébine surtout.

Mais le PCF, lui, a lutté contre la colonisation et n’a donc pas, ou plutôt ne devrait pas craindre de lutter contre ces “accommodements“ à la laïcité que réclament ces faux laïques de l’Observatoire de la laïcité (par exemple) avec un président (J.L Bianco) qui n’était d’accord ni avec la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école, ni avec la loi sur le voile intégral ! Nommé par le gouvernement pour défendre la laïcité !

Décidément, au bal des faux culs, le PS mène la danse.

Le monde laïque est divisé entre les “accommodeurs” qui sont les destructeurs de la loi de 1905 et les républicains qui ne veulent pas d’accommodements ni de concordat ni d’adjectifs pour la laïcité, inclusive (Sarkozy) apaisée etc...

Oui, il faut défendre la laïcité. Ce doit être une priorité, dans ce monde menacé par des attentats terroristes .

J’en arrive à cette question. Quelle société voulons-nous ?

Le danger : le Front national
Nous allons tout droit vers l’éclatement de notre pays en communautés, ethniques et/ou religieuses, si nous ne réagissons pas. Avec des troubles, voire la guerre civile, et le danger Front national, père fille et petite fille ! Marine le Pen se servira, elle, de l’islamisme pour arriver au pouvoir.

La République
Je pense qu’il nous faut défendre la République (en attendant, en construisant au fur et à mesure une société socialiste ?). Une République une et indivisible (contre les communautés) avec la liberté, l’égalité (avec l’égalité homme-femme) avec le ciment, le rempart de la laïcité.

Mireille Popelin

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:02

Ce film n'a pas pris une ride.  Mais existe-t-il encore un réalisateur américain capable de faire un film à la fois aussi drôle, aussi séditieux et aussi profond sur la volonté de puissance des dirigeants étatsuniens et la course à la guerre menée par les Etats-unis ?

PROCHAINES DIFFUSIONS TV DU FILM

DOCTEUR FOLAMOUR

Dimanche 07/02/2016 à 20:30 sur La Chaîne parlementaire Ajouter à mes alertes
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Samedi 13/02/2016 à 17:00 sur La Chaîne parlementaire Ajouter à mes alertes
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C'est d'actualité ! Ce soir sur la chaîne parlementaire, diffusion du film de Stanley Kubrick, "Docteur Folamour"
C'est d'actualité ! Ce soir sur la chaîne parlementaire, diffusion du film de Stanley Kubrick, "Docteur Folamour"

Résumé et contexte historique lu sur http://leocine.chez-alice.fr/kubrick_docteur_folamour.htm

RÉSUMÉ lu ici

Responsable d’une base de l’armée de l’air américaine, le général Jack Ripper (" Jack l’Eventreur ") est persuadé de l’existence d’un plan diabolique des Soviétiques pour capter les " fluides corporels " des mâles américains, via la fluorisation de l’eau de la planète. En réaction contre ce terrible complot – dont il s’est " rendu compte " après une impuissance passagère –, Ripper déclenche le " plan R " : en faisant croire à ses hommes que Washington a été détruite et le président tué, il envoie vers l’URSS ses bombardiers B-52, équipés de bombes atomiques. Enfermé avec Ripper dans son bureau, un officier de la R.A.F., Lionel Mandrake, fait semblant d’entrer dans son délire en espérant qu’il lui confiera le code à utiliser pour faire ramener les appareils à la base.
 

Pendant ce temps, le président Murkin Muffley, averti de la situation, réuni les hauts responsables de l’Etat dans la " Salle de guerre " du Pentagone (War room) pour tenter d’éviter l’éclatement d’une troisième guerre mondiale. Au vrai, une grande partie desdits responsables, menés par le général " Buck " Turgidson, s’avère être un ramassis de brutes anticommunistes primaires, loin d’être opposés à l’idée que l’URSS puisse être enfin rayée de la carte. Mais l’ambassadeur russe révèle l’existence d’une " machine de la fin du monde " (doom’s day machine), un système informatique qui déclencherait automatiquement l’envoi de missiles nucléaires sur les Etats-Unis en cas d’attaque sur un centre stratégique soviétique.

Après le suicide de Ripper, dont la base est assiégée, Mandrake arrive finalement à trouver le code, mais tous les avions ne peuvent être rappelés. L’un d’eux reste sourd aux contrordres de Washington. Comme le système de largage de la bombe se grippe, le pilote saute lui-même à califourchon sur sa bombe, déclenchant ainsi le conflit nucléaire.

Dans la " War room ", un personnage énigmatique propose une solution pour empêcher l’anéantissement de l’espèce humaine toute entière : le Dr. Folamour, un homme en fauteuil roulant et à l’accent allemand prononcé. Entre deux " tics " de son bras semi-paralysé rappelant furieusement le salut hitlérien, le bon docteur propose de constituer une sorte d’Arche de Noé dans un abri anti-atomique. Il achève de convaincre les réticents, Turgidson en tête, en soulignant qu’il faudra, " hélas ", pour assurer la survie et la reproduction de l’espèce, " sacrifier le sacro-saint principe de monogamie. ". Quant à sélectionner ceux qui seront sauvés, il suffira de se baser sur des données " scientifiques " telles que la jeunesse, la santé, la pureté de la race…

Tandis que Folamour sort miraculeusement de son fauteuil roulant en criant : " Heil, mein Führer, je marche !!! ", le reste du monde est emporté dans un feu d’artifice d’explosions nucléaires tandis que résonne une chanson de Vera Lynn, We’ll meet again.

L’ACCUEIL

Lorsque Docteur Folamour sort en 1963, le moins que l’on puisse dire est qu’il reçoit un accueil houleux. Nous sommes en effet en plein cœur de la guerre froide. Deux ans plus tôt, la tentative, connue sous le nom d’opération de la Baie des Cochons, de débarquement à Cuba d’exilés anticastristes appuyés par la CIA, s’est soldée par le lamentable échec que l’on sait. En 1962, les autorités américaines repèrent des rampes de lancement de missiles sur cette même île, à peine à quelques miles nautiques de la Floride. Kennedy impose le blocus de l’île et exige le retrait de ces rampes, mettant le monde au bord du conflit nucléaire. Après treize jours de négociations tendues, Kroutchev accepte de récupérer ses missiles, en échange de la promesse de Kennedy de ne plus chercher à envahir Cuba…

Dans un tel contexte, la tonalité satirique du film fait scandale. Si le point de vue de cette farce antimilitariste est neutre du point de vue politique, les représentants des deux blocs étant également ridicules, ses détracteurs s’attacheront bien entendu au groupe des " Occidentaux capitalistes ", taxant le film d’" œuvre cryptocommuniste ". Quant à John Wayne, il déclare à qui veut l’entendre qu’il n’ira jamais voir " ce machin rouge ".

Malgré cette virulente opposition, le film fait un énorme succès.

 

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:00

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:55

Cet article est reposté depuis PCF DU JARNISY 54.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:45
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:12

Publié le

PAR ANNE-CLAIRE GUILAIN

 

Cela fait sept ans que Nicolas Riquoir travaillait chez Renault. Mais il ne fera pas une année de plus. Le 28 décembre, l’entreprise douaisienne l’a informé de son licenciement. Ses 16 jours d’arrêt maladie en 2015 auraient perturbé de manière significative son service. Le Noyellois a décidé d’attaquer aux Prud’hommes.


Nicolas Riquoir a conseillé à ses collègues de «
ne pas être malade ou gare aux représailles
».

 

Nicolas Riquoir n’en revient toujours pas. D’autant plus qu’il a le sentiment de s’être fortement investi dans cette entreprise.

Tout commence le 1er janvier 2009. Le Noyellois, ancien de chez Plastic Omnium, est reclassé chez Renault-Douai. Il intègre l’atelier de montage de portes. « Tout se passait très bien, il n’y avait aucun souci », précise-t-il. En 2011, il se porte volontaire pour partir en mission durant 18 mois dans l’usine de Metz. « J’espérais que ça aurait un impact positif sur ma carrière ». Il déchante vite. « Quand je suis revenu, j’ai retrouvé mon poste d’avant, c’était comme si je débutais. J’étais déçu, mais j’ai pris sur moi ».

Puis début 2015, il est convoqué. « J’ai reçu un premier recommandé m’informant de mes arrêts maladie de 2014. J’ai pris 26 jours sur l’année, non consécutifs. J’ai dû me justifier. J’ai expliqué que je souffrais d’une tendinite et que j’avais été malade une ou deux fois. Mais on m’a précisé que cette convocation était juste à titre informatif. »

« Mise en garde »

Pourtant, Nicolas Riquoir se sent un peu dans le collimateur. Il accepte donc de faire des heures supplémentaires, travaille jusqu’à 22 h au lieu de 20 h 40, pour montrer qu’il sait s’adapter et fait des efforts. Qu’importe. Le 15 juillet 2015, il reçoit un deuxième recommandé. « C’était une mise en garde ». Dans l’intervalle, il aurait pris 5 jours d’arrêt maladie. « Vos absences perturbent le bon fonctionnement de votre UET (unité élémentaire de travail) » peut-on lire dans le courrier. « Nous ne pourrons accepter la persistance de cet absentéisme important », est-il précisé, indiquant que la direction « envisage votre remplacement définitif ».

Le salarié prend la menace au sérieux. Mais sa tendinite l’empêche parfois d’assurer sa tâche manuelle. « J’ai demandé de poser des congés à la place d’arrêts maladie, on me les a refusés. J’ai fait le maximum. Je suis revenu bosser dès que je m’en sentais capable même si je n’étais pas remis. Mes absences ont toutes été justifiées. J’ai toujours été voir mon médecin et fait ça dans les règles. Mais rien n’y a fait. »

Le 21 décembre, son supérieur lui répète que ses absences perturbent le service car il faut le remplacer systématiquement et très peu de temps. « Il m’a dit que j’étais le pire de mon UET. Ceux qui sont en longue maladie ont moins de problème ». Et le 29 décembre, le dernier recommandé tombe. Nicolas Riquoir est licencié et dispensé de faire son préavis. « Ma première sanction, c’est d’être viré. » Une décision qui l’étonne d’autant plus que l’entreprise, qui emploie 3 600 CDI et 1 100 intérimaires, tourne à plein régime en ce moment. Considérant son licenciement « abusif », le Noyellois a décidé d’attaquer devant le conseil des Prud’hommes.

Sollicitée, par téléphone et par mail, la direction de Renault-Douai n’a pas donné suite.

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:01

Des agriculteurs de Normandie ont mené une opération "péage gratuit" à Dozulé (Calvados), sur l'A13, dès le milieu de la nuit, samedi 6 février 2016, et une partie de la journée.

Mise à jour : 06/02/2016 à 19:24 par La Rédaction.  Sur Normandie-actu

 

Ils refont monter la pression, dans leur bras de fer avec le gouvernement. Des agriculteurs de Normandie ont entamé, pendant la nuit du vendredi au samedi 6 février 2016, une opération péage gratuit, à Dozulé (Calvados), sur l’A13. Ils sont restés sur place jusqu’en milieu d’après-midi. D’autres actions sont déjà envisagées pour le début de semaine prochaine.
En début de soirée, vendredi 5 février, du fumier et des pneus avaient été “déposés” devant les locaux du PS, au Havre, et à Dieppe (Seine-Maritime)…

Des supermarchés de Seine-Maritime visés

Des supermarchés du pays de Bray (Gournay-en-Bray et Ferrières-en-Bray, en Seine-Maritime) ont également été « visités », samedi 6 février 2016. Les enseignes Leclerc, Aldi, et Lidl ont notamment été visées. « On veut se faire entendre. Nos revendications, ce sont le prix du lait, et l’origine et les prix de la viande », a expliqué un agriculteur à nos confrères de L’Éclaireur. « Le lait est vendu 27 centimes, et on constate que les prix les plus bas dans les grandes surfaces, sont, au minimum, de 78 centimes. En plus, ce lait vient de Belgique ». Du fumier et des pneus ont été déversés.

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Eclaireur)

Des supermarchés ont été "visités" en Seine-Maritime, samedi 6 février 2016. (Photo : La Dépêche/L'Éclaireur)

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:58

Publié le

La Voix du Nord

Quatre cents personnes étaient réunies à la salle des fêtes de Saint-Saulve, vendredi après-midi. Pour refuser la fermeture du laminoir et les trois cents suppressions de postes annoncés par la direction. L’heure est à l’union, à la mobilisation. Avec une première manifestation prévue le 25 février.

Quatre cents personnes étaient présentes à la salle des fêtes de Saint-Saulve, vendredi après-midi.  PHOTO DIDIER CRASNAULTPHOTOPQR/VOIX DU NORD
 

« Je refuse la fermeture de Vallourec. » Cécile Gallez, maire de Saint-Saulve, a prononcé le discours le plus court, vendredi après-midi dans la salle des fêtes de sa commune. Mais pas le moins déterminé ni le moins émouvant. Élue depuis quarante-cinq ans, elle sait l’importance de l’usine, « ce fleuron industriel », pour sa commune et le Valenciennois.

L’assemblée générale a été organisée par la CGT, majoritaire à la tuberie, mais la CFDT, majoritaire à l’aciérie, était là aussi, ainsi qu’un représentant de la CFE-CGC (cadres). L’heure est à l’union, qu’il faut construire. Une union syndicale, politique, à l’échelle du territoire valenciennois.

Tous sont également d’accord sur un point :la fermeture du laminoir, annoncée lundi par la direction de Vallourec, et la suppression de trois cents postes (sur 900), entraînera la fin et de la tuberie et de l’aciérie.

Conclusion : il faut montrer à la direction de Vallourec que salariés, syndicats, élus et habitants du Valenciennois refusent la fermeture du laminoir. Une grande manifestation est prévue le 25 février à cet effet, pour commencer (lire ci-desssous).

« On nous a baladés »

Cette assemblée générale a été l’occasion pour les participants de dénoncer l’attitude de la direction de Vallourec. Unanimes, syndicats et politiques l’ont dit : « On nous a baladés. » Autant de plans sociaux pour en arriver là… La démission de Philippe Crouzet, président du directoire d du groupe, a été demandée, ainsi que le blocage des dividendes aux actionnaires. « On a déjà réparé vingt-sept hectares des friches Vallourec, à la frontière de Valenciennes et d’Anzin, a rappelé avec force Valérie Létard, vice-présidente à la Région. Cela a coûté 25 millions, et ce n’est pas Vallourec qui a payé, c’est nous ! »

« Inacceptable, incompréhensible »

Le gouvernement en a lui aussi pris pour son grade. Des millions d’euros d’argent public versés au capital de Vallourec alors qu’on licencie en France, cela reste « inacceptable », « incompréhensible », a-t-il été dit à la tribune comme dans la salle.

« L’État ne défend pas les emplois, a conclu Ludovic Bouvier, de la fédération des métaux CGT. Ce n’est pas acceptable. Le 25, à Valenciennes, nous appellerons tous les salariés de la région sur la question de l’emploi, et de celui de Vallourec. La question de l’unité est posée, mais c’est l’unité des salariés qui fera la différence. Le 25 sera une première étape. »

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:34
Repris sur le blog de Jean Lévy "çanempechepasnicolas"
Le Front National et les fonctionnaires : statistiques d'influence par catégorie, par Jacques Sapir

Fonctionnaires et Front National

 

par JACQUES SAPIR ·

9 JANVIER 2016

 

Les enquêtes électorales réalisées au moment du premier tour des élections régionales de décembre dernier ont révélé que le vote Front National avait fortement progressé au sein des fonctionnaires français (qu’ils soient d’Etat, de la Fonction Publique Territoriale ou de la Fonction Publique Hospitalière).

Bien entendu, une certaine presse (Libération pour la nommer) s’est empressée de s’inquiéter de taux de votants pour le Front National au sein de fonctionnaires de sécurité (Armée et Police). Il est vrai que le taux de votants pour le Front National est spectaculaire pour ces catégories, dépassant les 51%.

Mais, on constate qu’en réalité la progression depuis 2012, si elle est forte dans ces catégories, est aussi spectaculaire dans d’autres catégories. L’arbre, ici, pourrait bien cacher la forêt. Un deuxième point important réside dans les causes révélées par ces enquêtes de ce vote Front National.

L’enquête publiée par le CEVIPOF [1] doit donc être analysée dans sa globalité. Elle montre qu’aux élections de décembre 2015 le Front National s’est bien implanté dans le « secteur public » au sens large.

 

Tableau 1

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour

2015

Moyenne nationale 27,3%

Salariés du privé 29,0%

Salariés du public 24,6%

Entreprises publiques 28,6%

Première constatation, le chiffre pour les salariés des entreprises publiques est pratiquement le même que pour les salariés du privé. De ce point de vue, le vote Front National a « unifié » les deux secteurs de l’emploi salarié en France. Quand on regarde les personnels des différentes catégories de la fonction publique, hors salariés des entreprises publiques, les résultats sont assez remarquables.

Tableau 2

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour dans la fonction publique par catégories

Fonction publique de l’État 22,7%

Catégorie A (dont enseignants) 12,0%

Catégorie B 29,8%

Catégorie C 33,6%

Fonction Publique Territoriale 23,5%

Catégorie A 15,9%

Catégorie B 20,2%

Catégorie C 26,7%

Fonction publique Hospitalière 26,0%

Catégorie A 17,9%

Catégorie B 16,3%

Catégorie C 38,9%

Le vote est d’autant plus important pour le Front National que les fonctionnaires sont des catégories « B » et « C », et sont directement en contact avec le public. C’est évident pour la « Fonction Publique d’Etat », qui inclut les fonctionnaires de police, les militaires, mais aussi les enseignants.

Il faut aussi remarquer que ce mouvement est aussi très marqué dans la fonction publique territoriale et de manière spectaculaire dans la fonction publique hospitalière où le personnel de catégorie « C » (brancardier, aides-soignants) est largement exposé aux incivilités du public.

En un sens cela confirme bien que ce sont les fonctionnaires les plus exposés dans leur activité professionnelles aux effets du démantèlement de l’Etat qui réagissent de la manière la plus forte, en particulier par le vote pour le Front National.

Si l’on regarde, maintenant, la progression du vote entre les élections présidentielles de 2012 et les élections régionales de décembre 2015, on constate aussi des mouvements spectaculaires.

Tableau 3

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour en 2012 et 2015

2012 2015

Accroissement

Ecart à la moyenne nationale

Fonction publique de l’État 16,0% 22,7% 41,9% -4,6%

dont Professeurs des écoles 6,0% 9,8% 63,3%  -17,5%

dont

Enseignants du second degré 5,0% 9,2% 84,0% -18,1%

Dont Policiers et Militaires 30,0% 51,5% 71,7%  +24,2%

Fonction Publique Territoriale 17,0% 23,5% 38,2% -3,8%

Fonction Publique Hospitalière 19,0% 26,0% 36,8% -1,3%

Entreprises publiques 22,0% 28,6% 30,0% 1,3%

Bien sûr, la progression est forte chez les policiers et militaires ; mais elle l’est aussi chez les enseignants, et en particulier les enseignants du second degré (Lycées et Collèges). En fait, ce que révèle cette enquête, c’est le début de la fin de certaines spécificités. Bien des analystes pensaient que les enseignants ne pouvaient pas être tentés par un vote pour le Front National. L’enquête prouve ici le contraire.

Bien sûr, le nombre absolu de policiers et de militaires votant pour le Front National est important, et largement supérieur (de plus de 24 points) avec la moyenne nationale. Mais, ceci ne doit pas masquer une progression forte dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières (et ce d’autant plus que l’on s’intéresse à la catégorie « C »), et surtout l’émergence d’un vote Front National chez les enseignants.

Ceci doit être corrélé à une autre enquête qui montre que le vote pour le Front National est d’autant plus élevé que le revenu du foyer est faible [2]. 

Tableau 4

Pourcentage de votants pour le Front National en fonction du revenu du foyer

Niveau de revenu / Pourcentage

Moins de 1250 € 36%

1500 € à 1999 € 34%

2000 € à 2499 € 33%

2500 € à 3499 € 32%

3500 € à 5999 € 25%

6000 € et plus 19%

Cela constitue le Front National en parti représentatif des couches populaires.

L’enquête montre aussi que la progression entre 2012 et 2015 a deux sources. Une radicalisation du vote traditionnel de droite et une évaporation du vote pour la « gauche de la gauche » (Front de Gauche et extrême-gauche réunis). Le Front National a donc gagné des voix aux deux extrêmes du spectre politique. Les motivations de ce vote pour le Front National sont multiples. Il y a clairement un malaise profond des fonctionnaires lié à la dégradation de leurs conditions de rémunération (le fameux « blocage du point d’indice ») mais aussi de travail. Ces fonctionnaires, policiers, aides-soignants, enseignants, sont en première ligne face à la dégradation de la société française. Ils sont les premiers témoins, et souvent les premières victimes, de la déliquescence de l’Etat et de la montée du communautarisme. Cela explique aussi leurs réactions très négatives face à l’Islam.

Il faut ici noter que ce qui avait pu, dans une certaine mesure, retenir ces fonctionnaires de basculer vers le Front National, en particulier la présence d’un discours très centré sur l’Etat que ce soit dans la droite de tradition gaulliste que dans une gauche influencée par le PCF, a cédé avec tant l’effacement de la droite gaulliste au profit d’une droite libérale que la conversion de la gauche non-Socialiste à l’idéologie « européiste ». Cette conversion date maintenant de plus de quinze ans. Mais, c’est aujourd’hui qu’elle provoque ses effets électoraux, effets qui seront probablement appelés à perdurer dans le temps.

 

[1] Rouban L., « L’ENQUÊTE ÉLECTORALE FRANÇAISE : COMPRENDRE 2017. Les Fonctionnaires et le Front National », CEVIPOF, Paris, Décembre 2015,

[2] Perrineau P., « La Dynamique du Front National », note du CEVIPOF, Paris, Décembre 2015.

 

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