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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 17:37

Un article de MC Burricand, animatrice du réseau communiste du rhône, ancienne secrétaire de la section PCF de Vénissieux

Texte lu sur Réveil communiste

Si on veut VRAIMENT lutter contre le FN, il faut lutter contre le capitalisme

Pour faire reculer le danger fasciste :  Faire grandir la résistance aux oligarchies économiques, Unir pour la rupture avec le capitalisme !
Vendredi 28 novembre 2014, par  Marie-Christine Burricand 

Les communistes de Vénissieux, avec leurs élus, seront massivement présents à la manifestation contre le FN ce samedi 29 Novembre 2014 ! Ils porteront un appel à la résistance populaire au fascisme qui ne peut se construire que dans la rupture avec les politiques de domination et de mondialisation capitaliste, dans la reconstruction d’un espoir d’un changement de société, d’un espoir pour garder le cap à gauche, une gauche populaire et républicaine !

Une situation dangereuse

Notre pays s’enfonce dans une longue crise économique et sociale. Le peuple paie au prix fort l’avidité des grandes fortunes mondialisées. La vie est de plus en plus difficile et incertaine, une partie de la population s’installe dans la misère et la précarité, des droits qui paraissaient intouchables sont remis en cause.

Cela crée une crise politique profonde, conséquence de la complicité entre les gouvernements successifs et le patronat, leur soumission aux ordres de l’Union Européenne, bras armé du capital.

Il faudrait des mesures de justice sociale, rééquilibrer la balance du côté des travailleurs. Mais l’espoir a sombré devant les reniements et les mauvais coups du gouvernement Hollande. Comment s’étonner que dans ce désespoir populaire qui fait l’abstention, le parti de Marine Le Pen se soit placé au centre de la vie politique après les municipales et les européennes de 2014 ?

La situation est grave et dangereuse. Les élections municipales ont montré les rapprochements possibles entre la droite et le FN, le double jeu des identitaires et du FN.

Le fascisme, la face la plus noire du capital !

Le FN, comme tout parti fasciste, se présente comme un allié des « petites gens », l’anti-système. Il parle des problèmes quotidiens, propose des mesures sociales, défend la Nation contre l’Union européenne...

Mais au pouvoir, c’est une autre chanson qui s’applique aux peuples. Ils révèlent leurs vrais visages, meilleurs alliés des grands patrons qui le leur rendent bien. La famille Le Pen est une des grandes fortunes de France !

En Ukraine, c’est avec des néo-nazis que les riches oligarques imposent leur loi au peuple, les restructurations capitalistes, désorganisent la société, mettent à l’index la population russophone, créant les conditions d’une guerre meurtrière aux portes de l’Europe au service de la domination impérialiste US.

Le programme du FN vise d’abord à renforcer la concurrence de tous contre tous, à libérer les entreprises de toute contrainte, à favoriser tous les communautarismes.

Dénoncer le FN, cela ne suffit pas pour l’arrêter !

Depuis des années, nous pouvons constater que descendre dans la rue pour dénoncer l’idéologie du Front National ne suffit pas à le faire reculer. De plus en plus de gens, excédés par une alternance qui ne change rien et fait toujours pire, envisagent de voter FN, un vote qui n’a jamais été gagnant.

Pour eux, il n’y a rien à attendre de la gauche et de la droite. Ce sont toujours les mêmes qui sont servis, les grandes fortunes du monde entier qui rêvent d’exploiter sans limites, et organisent pour cela la guerre entre les travailleurs de tous les pays. Le carburant du vote FN est dans ces politiques de « concurrence libre et non faussée ». Le racisme est l’arme pour construire des boucs émissaires et empêcher le peuple de s’unir.

Pour battre le FN, reconstruire un choix populaire de rupture

La seule alternative populaire au fascisme est dans la bataille pour des mesures de rupture :
- Nationalisation des secteurs bancaires et financiers, des secteurs vitaux pour le pays, et notamment re-nationalisation immédiate d’EDF-GDF et de la Poste
- Plan de développement des services publics, en priorité école, santé, transports et postes avec les embauches statutaires nécessaires
- Remise en cause fondamentale de la dette publique organisée par le système financier.
- Interdiction des licenciements et des délocalisations et appropriation par les salariés avec le concours de la force publique des entreprises désertées ou bradées par leurs actionnaires
- Augmentation significatives des salaires, des pensions et minima sociaux
- Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 années de cotisation et départ dès 55 ans pour les métiers pénibles
- Blocage des prix des produits de première nécessité
- Construction de logements sociaux à hauteur des besoins, blocage des loyers et interdiction des saisies et expulsions pour les familles en difficultés
- Non application des directives européennes et réaffirmation de la souveraineté populaire de la France
- Sortie de l’alliance atlantique, refus d’intervention militaire de la France dans un pays souverain

U.E, Euro, arrêtons les dégâts ! Ne laissons pas détruire les nations !

- En 2000, le passage à l’euro nous a été imposé, il découlait du Traité de Maastricht.
- En 2005, les français constatant les dégâts ont exprimé leur refus de perte de leur souveraineté nationale en votant Non au Traité Constitutionnel européen.

Sarkozy a foulé au pied la démocratie en imposant finalement ce traité au peuple et Hollande ne fait pas mieux aujourd’hui face aux directives de la Commission européenne.

Attaquée par en haut par l’Union européenne qui impose ses directives, attaquée par en bas par l’Acte 3 de la décentralisation qui affaiblit les communes et départements et crée de grandes régions, la nation – celle de Jaurès et de Robespierre- est lourdement attaquée. Dans sa course aux profits sans entrave, le capital a besoin de détruire les cadres que se sont donnés les peuples pour organiser leur vie ; en Ukraine, en Syrie, en Lybie, c’est la guerre. En France ce sont des réformes institutionnelles.

Arrêtons de tenter d’expliquer au peuple que nous allons transformer l’Union européenne, alors qu’il constate tous les jours ses méfaits, son inaccessibilité, son engagement guerrier dans plusieurs conflits internationaux.

Nous devons reprendre notre droit de décider dans le cadre national, pour construire enfin de nouvelles coopérations mutuellement avantageuses, en Europe comme dans le monde pour une France solidaire, avec tous les pays non alignés, ces « BRICS » qui font si peur à l’occident impérialiste.

Vénissieux, une ville engagée contre l’extrême droite.

Troisième ville de l’agglomération, Vénissieux a toujours résisté à la droite et à l’extrême droite, et l’a fait reculer depuis le choc de son résultat de 1995. Cette résistance s’est fait sur la base d’une politique qui a gardé le cap à gauche : Maintien de 50 % de logements sociaux, développement des services publics dans tous les quartiers, solidarité aux salariés en lutte et défense de l’emploi industriel, accès aux transports publics et à de grands équipements culturels et sportifs, protection des plus démunis... malgré la baisse des dotations aux collectivités et les menaces qui pèsent sur le pouvoir de décision des communes.

Nous travaillons avec détermination pour unir les Vénissians et développer une ville rebelle et solidaire. Comme d’autres villes communistes, la droite utilise les manœuvres malhonnêtes des identitaires exclus du FN pour tenter de faire annuler les élections. Et les dirigeants du FN déclarent mettre toute leur force à construire une liste à Vénissieux.

Nous ne les laisserons pas déstabiliser la Ville La bataille contre la droite et le FN, c’est tout de suite à Vénissieux !

- Jeudi 11 décembre, meeting de soutien à la majorité municipale (salle Joliot-Curie)
- Samedi 31 janvier 2015 : Rencontres Internationalistes avec les ambassadeurs de Cuba, du Vénézuela et de Bolivie, des dirigeants communistes d’Europe de l’Est, un représentant du maire de Jénine...

contact, pcf@venissieux.org, http://levenissian.fr

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 07:51

Parti-suisse-travail

Halte aux privilèges fiscaux
 des multimillionnaires !
Communiqué du Parti suisse du travail (PST)
Repris, avec une introduction, 


Nous publions ci-dessous la position des communistes suisses sur un des trois sujets soumis à votation, l'initiative populaire du 30 novembre : le maintien ou non des privilèges fiscaux exorbitants pour les riches étrangers.



Une évasion fiscale qui pénalise lourdement les pays frontaliers – en premier lieu la France – et qui scandalise de plus en plus les citoyens Suisses, qui doivent payer l'intégralité de leurs impôts là où des millionnaires français, européens sont exonérés de l'essentiel de ce devoir.

Après la finale de la Coupe Davis remportée par la Suisse … contre les Français de Suisse, sanctionnant la victoire de l'exil fiscal, le résultat de ce référendum – qui suscite l'inquiétude des milieux financiers suisses, comme des patrons français exilés de l'autre côté du lac Léman – ne nous est pas indifférent.

Alors que le « Oui » à la fin des privilèges fiscaux avaient la tête dans les sondages, la propagande médiatique semble faire son effet. A l'heure actuelle, 42 % des Suisses voteraient Oui, 46 % Non, 12 % restent indécis. Rien n'est joué (note du site).



« Selon l’art. 14 de la Loi fédérale sur l’Impôt fédéral direct, les forfaits fiscaux autorisent les personnes physiques qui ne sont pas ressortissants helvétiques et qui n’exercent pas d’activité lucrative en Suisse à se faire imposer sur leurs dépenses et non sur leurs revenus ou leur fortune. Dans les faits, cela signifie que ces multimillionnaires marchandent leur participation fiscale avec les autorités. Il s’agit d’une injustice révoltante face aux travailleurs qui, eux, sont imposés jusqu’au dernier franc.

S’ils n’ont officiellement pas d’activité lucrative en Suisse, ces multimillionnaires peuvent profiter de cette imposition à forfait. Le montant forfaitaire calculé par l’administration représente en règle générale cinq fois la valeur locative du logement des bénéficiaires. La plus grande opacité règne dans ce domaine ; il est impossible d’obtenir le moindre renseignement de l’administration sur le nombre de forfaits accordés ni leur montant. L’acceptation de cette initiative le 30 novembre prochain mettra fin à ce privilège fiscal scandaleux.

 

Les forfaits fiscaux contreviennent à l’article constitutionnel prévoyant l’égalité de traitement des contribuables proportionnellement à leur capacité financière. Il s’agit d’un détournement légalisé de fonds publics qui doit cesser.

 

Les opposants rétorquent que ces millionnaires quitteraient la Suisse s’ils ne pouvaient pas jouir de ces arrangements fiscaux. Mais quel est l’intérêt de retenir à tout prix sur le territoire des personnes qui paient aussi peu d’impôt ? D’ailleurs, pour exemple, cette prédiction n’a pas eu lieu à Zurich après l’abolition de la taxation à forfait, car malgré le départ d’une partie des grandes fortunes, ce canton reste largement bénéficiaire grâce à ceux qui sont restés et qui sont depuis lors normalement imposés. 70% des évadés fiscaux zurichois ont changé de canton sans quitter la Suisse. La concurrence intercantonale est un grave problème en Suisse.



C’est pourquoi il est absolument nécessaire d’adopter cette initiative fédérale.

 

Actuellement, plus de 5 000 millionnaires sont imposés à forfait dans notre pays, dont plus de la moitié en Suisse romande. Parmi eux, il y a toujours plus de nomades du business et de prétendus rentiers qui pilotent en réalité leurs sociétés depuis la Suisse.


Le plus riche d’entre eux est le milliardaire Ingvar Kamprad, propriétaire d’IKEA et première fortune de Suisse. Si un contribuable ordinaire, possédant une fortune de 100’000 CHF était imposé au même taux que le propriétaire d’IKEA, il ne paierait que 50 centimes d’impôts par an !

 

De nombreux riches étrangers accepteront d’être imposés normalement plutôt que de quitter notre pays qui présente pour eux de nombreux autres avantages. Avec la suppression de ces forfaits fiscaux, on peut escompter quelques milliards de revenus supplémentaires, ce qui permettra de réparer une injustice criante. Sur ce point au moins, nous diminuerons les différences avec nos pays voisins ou même plus éloignés. L’enjeu est d’enrayer une spirale de concurrence fiscale diminuant les ressources des États, provoquant l’endettement, la dégradation des services publics et la diminution des prestations sociales. »

 

*Nous remercions les camarades du Parti suisse du travail (PST) pour nous avoir envoyé le document et expliqué l'enjeu de cette initiative populaire.

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 06:38

Filpac-CGT

Pour que la CGT réapparaisse au plus vite, la Filpac CGT avance des propositions et les verse au débat. Elle ne s’autoproclame expert en toutes choses. L’expérience de notre Fédération est d’avoir évité la scission FO de 1948. Notre orientation adoptée lors de nos deux derniers congrès à une très forte majorité montre que le paritarisme est devenu obsolète avec l’avènement du libéralisme.

Lucidité et unité peuvent encore stopper le mouvement centrifuge qui affecte la confédération. Les instances statutaires doivent s’emparer des débats réels, liés à la défense des salariés et au service des adhérents. De multiples alarmes viennent de retentir. Un sursaut collectif doit lui répondre.

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Il n’y a pas plus de « partenaires sociaux » que de « négociations sociales » ou de « paritarisme » dans le système social actuel en vigueur dans le pays. Sortons du théâtre libéral. Nul rôle ne nous sera jamais attribué sinon celui de la disparition, celle qui frappe la question sociale, subordonnée au remboursement de la dette financière et écrasée par l’austérité qui en résulte. Reconquérons nos capacités à représenter les salariés, leurs intérêts et à construire l’alternative à l’économie du désastre.

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1. Servir les intérêts des salariés et des adhérents, telle est l’activité quotidienne des délégués et syndicats de la Filpac CGT. Mais leur mission devient problématique, et parfois frise l’impossible, quand les outils sociaux à leurs dispositions sont détruits d’en haut.
Si bien que les délégués Filpac CGT sont lancés dans une course à handicaps, lesquels s’alourdissent chaque jour. Comment certifier aux salariés la qualité de l’intervention de la CGT, quand le label national disparaît du fait du système d’exclusion en place, qui retourne la moindre des revendications en la présentant comme une atteinte à la sécurité de l’économie toute entière…
Les outils légaux de la représentation syndicale mis à mal ou détruits ? La preuve…

La juridiction prud’homale vient d’être livrée par la représentation nationale à la pioche des démolisseurs du gouvernement, qui, sur recommandation expresse du Medef et sur simples ordonnances, vont éradiquer les élections des conseillers et transformer la nature de ces tribunaux uniques en leur genre.
Cette disparition programmée est l’étape annoncée d’une attaque menée au cœur de l’ANI de janvier 2013. Transformé en loi en juin de la même année, il libéralise les licenciements, limite les informations légales des employeurs aux IRP, et établit des interdictions de recours aux Prud’hommes tout en créant un barème à minima des indemnités de licenciement.

La conquête de la représentation syndicale dans les PME est en berne, tant la violence de la contre-attaque de la CGPME accompagne une répression antisyndicale d’un haut niveau. Elle se prolonge par une pseudo-négociation sur « les seuils sociaux », ce qui se traduit en bon français par le rejet par les employeurs du fait syndical. Une véritable restauration de la loi Le Chapelier de 1791 par les patrons, petits, moyens et grands.

Le syndicalisme de la feuille de paie est d’autant plus déstabilisé qu’elle risque la dématérialisation et, sous couvert de simplification, la disparition. Les articles du Code du travail garantissaient ce qui doit figurer sur le bulletin de paie. Ils sont frappés de « simplification administrative », un cache-sexe de la croisade du gouvernement pour les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs.
Miracle des technocrates du ministère du Numérique, ruse patronale ? C’est comme par hasard les lignes de la feuille de paie dédiées au détail des cotisations sociales employeurs qui seront « simplifiées ». Et la feuille de paie ramenée à une vague trace numérisée.

La défense du contrat de travail, l’alpha et l’oméga du délégué Filpac CGT, est mise à mal par la montée des négociations individuelles réglées par la « rupture conventionnelle », prétendument à l’amiable, qui facilite et privilégie les plans de départs réputés volontaires. Le recours systématique aux CDD d’un mois et le développement de toutes les formes de précarités complètent le tableau.

De plus, l’attaque frontale contre la négociation collective du contrat de travail, c’est-à-dire les conventions collectives, se déroule à deux niveaux :
- Au plan national par une pseudo-négociation sur la réduction de 700 à 100 des filières professionnelles.
- Au plan local par le déclassement de salariés vers la convention Syntec ou par le contournement de la convention en vigueur par la destruction de la hiérarchie des normes. La clause la plus avantageuse bénéficiait aux salariés ; mais aujourd’hui l’accord d’entreprise, signé par les comparses de la direction, se fonde sur l’ANI flexi-sécurité pour détruire les avantages locaux ou attachés à la convention nationale.

Sans parler de la bataille contre les salaires présentée comme capitale contre le coût du travail, et bien d’autres friandises libérales, comme les fermetures massives d’entreprises, les attaques contre les chômeurs, les assurés sociaux, le recul des pensions, etc. La liste des dégâts sociaux nationaux qui mutilent l’intervention des IRP ne peut être complète, car elle doit être actualisée au quotidien !

2. Le règlement des questions sociales par le paritarisme est en voie de disparition si rapide qu’il n’en reste que le décorum désuet et sans portée réelle. C’est la machine antisociale du programme commun Medef CFDT qui prévaut et règle les relations sociales.
Ce qui est nommé négociations entre partenaires sociaux recouvre la réalité de séances convoquées sur l’ordre du jour patronal, se déroulant sur le texte patronal. Le gouvernement joue le rôle de gendarme, « l’artillerie en bandoulière », qui somme les syndicats de tenir la ligne du front patronal sous la menace de légiférer par ordonnances ou par une majorité de godillots. Tout juste si le syndicalisme peut-il réagir par la négative, si toutefois il n’est pas signataire du programme commun CFDT Medef.
La rupture avec la loi du 20 août 2008 sur la représentativité syndicale est actée par des employeurs pressés de dresser un mur protégeant les profits des actionnaires. Les employeurs n’ont plus le temps de jouer à la mesure de la représentativité. La loi de 2008 se présentait comme une garantie contre la pratique des accords minoritaires et comme un éclaircissement du paysage syndical. Il est aujourd’hui nié, le seul bon de représentation est délivré à la CFDT.

La CFDT, la CFTC et la CGC ont choisi de rassembler autour du Medef, de la CGPME et de l’UPA. La base de ce rassemblement est publique, il s’agit d’un programme commun élaboré pendant de longs mois, publié en juin 2011. Que dit-il ?
- La crise du système capitaliste est évacuée au service de cette tâche commune, restaurer la compétitivité des entreprises françaises, qui, malgré la compétence de leurs dirigeants, souffrent d’un déficit et d’un lourd handicap sur le terrain de la compétition sur le marché. Ce handicap s’appelle coût du travail, financement de la Sécurité sociale, temps de travail, responsabilité des chômeurs qui ne savent pas par quel bout se former pour atteindre l’employabilité.
- Le « constat partagé » ne reste pas dans la sphère des idées mais devient force matérielle, puisqu’il permet l’accouchement des ANI, transformés en lois, des pratiques locales et nationales d’un syndicalisme non pas de services mais au service d’un lobbying social, centré sur les intérêts des fonctionnaires syndicaux.
- Une contradiction traverse aujourd’hui la CFDT. La recherche de contreparties à ce lobbying à vague teinture syndicale devient la quête du Graal : comment démontrer aux adhérents et aux salariés qu’il s’agit d’un syndicalisme moderne, tourné vers l’avenir, si le maître du jeu, le patronat, ne redistribue pas quelques miettes pour donner le change. Or maintes fédérations CFDT sont confrontées à la réalité d’un patronat de filière pas du tout pressé de distribuer des gages au rôle de collaborateur tenu par la CFDT nationale.
Le bloc CFDT CFTC CGC avance une orientation. Elle n’est pas « réformiste ». Le bloc agit au compte d’une « Union sacrée pour l’austérité », comme si ceux qui licencient ont les mêmes intérêts que ceux qui sont licenciés.
Au moment où les inégalités deviennent une matière explosive, les « inégaliteurs » disposent d’un syndicalisme de complaisance.
Et notre CGT, quelle orientation ? L’évitement d’un débat de fond n’est plus possible, à moins d’engager le pronostic vital de la confédération. Quelques pistes à verser au débat indispensable.
3. Faire ce qui est possible de faire, mais le faire à fond. Faire ce qu’on dit. Dire ce qu’on on veut. Soutenir les intérêts immédiats des salariés et démontrer au quotidien que la réalisation des intérêts collectifs n’aboutira que par la transformation sociale. La CGT doit réapparaître comme la garantie de l’avenir social.

Solidarité ! Sans sa construction, nous tomberons sous le poids des violences, des méfiances, des défiances. Le patronat dispose d’armes létales contre l’avenir social pour diviser les salariés. Son arsenal nucléaire comporte une arme de destruction massive, le chômage, qui dure et s’installe, par lequel la destructivité de la mondialisation et l’illégitimité des financiers, banquiers et rentiers s’imposent par ce rapport des forces.

Si, à ArjoWiggins, UPM Chapelle Darblay, entre autres, nos délégués montent sans relâche au créneau pour la survie des sites industriels et des emplois, quel réconfort ce serait de trouver une CGT entièrement solidaire, de ses syndicats Filpac jusqu’au plus haut niveau confédéral quand une entreprise est frappée d’assassinat par des états majors lointains de droit divin ! Contre le chômage et les licenciements de masse, la solidarité syndicale est idée CGT neuve. La CGT de demain sera solidaire. Ou réduite à ses égoïsmes sociaux.

Ensemble ! Pour trois revendications solidaires immédiatement prioritaires ! Ces trois points constituent des objectifs rassemblant, unifiant, militants, adhérents et salariés. Si nous sommes défenseurs des salariés, alors il faut désigner les points névralgiques, concentrer notre tir revendicatif sur eux :
1 - Forcer le blocus des entreprises pour gagner des embauches par l’obligation de recruter des salariés, la réduction du temps de travail à 35 heures le permettant, ainsi que la conversion des contrats précaires en CDI, pour une initiative publique fondé sur les besoins et l’utilité commune. Cette base nationale de lancement d’une grande campagne permet à nos délégués de sortir de la nasse locale des PDV et autres PSE à répétition.
2 - Financer la Protection sociale par les cotisations liées aux créations d’emplois, la fin des exonérations employeurs, la ponction sur les transactions financières et l’évasion fiscale, la taxation des transactions financières spéculatives. Agir ensemble en démontrant qu’il est possible d’assurer le comblement des déficits et la pérennité du système, voilà qui redonnera confiance..
3 - Augmenter fortement les salaires par une réorientation de la valeur ajoutée dans l’entreprise comme dans la filière et au niveau national. C’est le coût exorbitant du capital, révélé par le pillage des richesses par les actionnaires et par les circuits absurdes de la mondialisation, qui détruit en pure perte des parts de PIB qui devront être allouées à la rémunération du travail.

Unité ? Oui, contre l’austérité, pour en finir avec le mensonge sur la dette et sa dictature. Non à l’austérité, fort bien ! Quels sont nos objectifs concrets, de rassemblement ? La CGT répond : lutter contre l’austérité c’est un choix de société.
La réduction des déficits et des dettes publiques est aujourd’hui l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. Le pacte dit “de responsabilité” qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, est justifié au nom de cet impératif. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques.

L’augmentation de la dette de l’Etat – qui représente l’essentiel, soit 79 %, de la dette publique – ne peut s’expliquer par l’augmentation des dépenses puisque leur part dans le PIB a chuté de 2 points en trente ans.
Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’Etat s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises : du fait de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches, la part des recettes de l’Etat dans le PIB a chuté de 5 points en 30 ans.
Si l’Etat, au lieu de se dépouiller lui-même, avait maintenu constante la part de ses recettes dans le Produit Intérieur Brut, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 24 points de PIB (soit 488 milliards €) à son niveau actuel.
Les taux d’intérêt ont souvent atteint des niveaux excessifs, notamment dans les années 1990 avec les politiques de “franc fort” pour préparer l’entrée dans l’euro, engendrant un “effet boule de neige” qui pèse encore très lourdement sur la dette actuelle.
Si l’Etat, au lieu de se financer depuis 30 ans sur les marchés financiers, avait recouru à des emprunts directement auprès des ménages ou des banques à un taux d’intérêt réel de 2 %, la dette publique serait aujourd’hui inférieure de 29 points de PIB (soit 589 milliards €) à son niveau actuel.
L’impact combiné de cet effet boule de neige et des cadeaux fiscaux sur la dette publique ? 53 % du PIB (soit 1077 milliards €).
Si l’Etat n’avait pas réduit ses recettes et choyé les marchés financiers, le ratio dette publique sur PIB aurait été en 2012 de 43 % au lieu de 90 % comme le montre le graphique ci-contre. Au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.

La CGT est pour sortir de l’emprise des marchés financiers, réaliser un audit de la dette publique de la France, imposer une transparence sur les titres financiers de la dette publique et donc mettre un terme à l’exode discal, aux paradis fiscaux.
La CGT se situe à l’exact opposé de la stratégie libérale, « Think global, Act local », penser globalement et agir localement.
Elle articule, coordonne l’action des syndicats avec les objectifs généraux définis par les intérêts de tous les salariés.
Voilà un versement Filpac CGT aux débats des instances statutaires. A vous lire…

Montreuil, le 24 novembre 2014

 

Le texte en PDF est ici 

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 11:58

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belgique-carte

Grève régionale réussie en Belgique

« Les grévistes plus que jamais déterminés
 à faire reculer le gouvernement »

 

Communiqué du Parti du travail de Belgique (PTB) 

repris pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le lundi 24 novembre 2014, une grève générale régionale était organisée dans quatre provinces belges (Hainaut, Anvers, Luxembourg, Limbourg) par l'ensemble des syndicats. Elle est le premier acte d'un mouvement de grèves plus large qui culminera en une grève générale nationale le 15 décembre 2014. Ce mouvement de protestation s'oppose aux dures mesures d'austérité imposée par le gouvernement de droite du premier ministre libéral Charles Michel et du leader du parti nationaliste flamand Bart de Wever qui est également maire d'Anvers.


Cette première journée d’action syndicale fut un succès : la grève fut largement suivie à Anvers, cœur industriel de la Belgique, dans le Hainaut, cœur historique de la résistance sociale, dans le Limbourg et le Luxembourg. Le transport de marchandises par bateaux a été paralysé et les docks d’Anvers étaient totalement à l'arrêt. Les transports publics, des bus aux trains, étaient largement en grève.

 

Chacun a appris aujourd’hui une leçon d’économie : sans travailleurs, pas de richesses !  Et les grévistes sont bien déterminés à faire reculer le gouvernement. Tous ont affirmé que la grève serait encore plus large le 15 décembre, jour de la grève générale nationale”, a réagi Peter Mertens, président du PTB, en visite aux piquets de grève de la région anversoise depuis 5 heures du matin.

 

La grève a paralysé les grands secteurs industriels des provinces en grève ce lundi : de Caterpillar en Hainaut, à Ford Genk et à Aperam, dans le Limbourg, en passant par Van Hool et Daf dans la province d'Anvers ; de l’industrie (pétro)chimique anversoise à celle de Feluy dans le Hainaut, en passant par Tessenderlo, de NMLK en Hainaut à Ferrero dans la province de Luxembourg.

 

La grève a également touché beaucoup de moyennes et petites entreprises, avec aussi des blocages de nombreux zonings. Beaucoup d'écoles, de crèches et d'administrations communales étaient en grève, ainsi que de grands centres hospitaliers et des centres commerciaux. Des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes.

 

Fait remarquable : des associations de terrain, des groupes importantes du monde culturel et intellectuel, des indépendants et petits commerçants, des pensionnés et des chômeurs se sont aussi associés à la grève.

Un mouvement porté par plusieurs couches de la société

Des personnalités du monde culturel étaient ainsi présentes aux piquets anversois. La tournée cycliste du mouvement citoyen “Hart boven Hard” a rassemblé plus de 1000 personnes à Anvers, qui ont ensuite rejoint le rassemblement syndical à la salle Roma, totalement comble. Il y a également eu des actions des réseaux de lutte contre la pauvreté et du personnel des maisons de repos au centre d'Anvers.

 

« Le mouvement de grève est très largement porté par plusieurs couches de la société qui remettent en cause le projet de société porté par l’équipe Michel-De Wever. Un projet taillé sur mesure pour un petit groupe de grands actionnaires, et qui fait payer tout le reste de la société. Partout, nous avons entendu la même demande : ce sont les plus riches, les millionnaires qui doivent maintenant payer, alors qu’ils sont aujourd'hui totalement épargnés par le gouvernement », précise Peter Mertens.

 

« Les grévistes ont défendu le droit au travail des chômeurs, pourchassés par le gouvernement, et celui des milliers d'agents de services publics menacés de pertes d’emplois au niveau des communes, des Régions et du fédéral. Ils ont défendu le droit des jeunes à avoir un emploi et un avenir stable, et le droit au repos des travailleurs âgés qui ne doivent pas voir leur carrière s’allonger de 2 à 7 ans. Ils ont dit haut et fort que les salaires sont une partie de la solution et non pas le problème, qu’il n'était pas question d’un saut d'index et d'un nouveau blocage salarial ; et que les mesures du gouvernement, calquées sur les modèles de l’Allemagne et des Pays-Bas, allaient plonger  le pays dans la récession. Cette journée est un encouragement pour les prochaines journées de grève des 1, 8 et 15  décembre. Oui, la pression monte pour faire reculer ce gouvernement et ses parrains, l'organisation patronale VOKA (...) et la FEB (Fédérations des enreprises de Belgique...) », ajoute le président du PTB.


Visite de délégations du PTB à plus de 314 piquets

Dans les quatre provinces en grève, des délégations du PTB ont visité au moins 314 piquets de grève, apportant leur soutien chaleureux aux grévistes.

 

Raoul Hedebouw, député PTB à la Chambre (qui a sillonné le Hainaut ce lundi 24) : « Nous avons partout été chaleureusement accueillis : depuis toujours, nous sommes présents aux côtés des travailleurs. Partout, nous avons senti beaucoup de colère sur les mesures concernant les fins de carrière et les pensions, l’index (adaptation des salaires et des allocations sociales au coût de la vie) et les salaires, la destruction des services au public. Mais nous avons aussi ressenti, au Nord comme au Sud du pays, une volonté des grévistes d’offrir un autre avenir à leurs enfants que celui de l’austérité du gouvernement Michel-De Wever. L’alternative pour faire payer les grandes fortunes grandit. Après la manifestation (6 novembre) des 120.000 à Bruxelles, cette grève est un nouvel acte démocratique important qui montre qu’une large partie de la population remet en cause la légitimité de ce gouvernement qui, depuis son entrée en fonction, a choisi le camp des plus nantis. Un mouvement de résistance sociale porteur d'une alternative est en marche. »


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 16:40

Lu sur le blog-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour accéder au blog.

 

Un nouveau rapport sur le déraillement de Brétigny qui a fait sept morts l'an dernier, devait être présenté mercredi d'après France Info. La radio a pu le consulter. Ce rapport dénonce la réduction des moyens matériels et humains à la SNCF, notamment la baisse massive du nombre d’agents chargés du contrôle de la voie.

Après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les experts judiciaires avaient déjà parlé d'un réseau ferroviaire délabré, ce que la SNCF avait contesté. Un nouveau rapport sur le déraillement qui a fait sept morts l'an dernier devait être présenté hier. Ce rapport a été demandé par les élus du Comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) de l'établissement ferroviaire du Sud-Ouest francilien. C'est le cabinet d'experts Aptéis qui l'a réalisé.

Des extraits avaient déjà fuité. Mais France Info a pu consulter dans le détail ce document. Il évoque une baisse massive et continue du nombre d'agents de la SNCF chargés de la surveillance de la voie. Et surtout il fournit des chiffres.

Des effectifs divisés par deux ou par trois

Sur le secteur de Brétigny 1, autrement dit la zone dans laquelle s'est produit l'accident, il y avait, en dehors de l'encadrement, 16 agents chargés de la surveillance en l'an 2000 selon le rapport. Et ils n'étaient plus que 8 en 2012. Soit une diminution de moitié.

Sur un secteur un peu plus large maintenant, sur la zone Brétigny, Dourdan et Etampes : en 1985, on comptabilisait environ 150 agents de surveillance. En 2013, ils n'étaient plus que 44. Soit trois fois moins, toujours selon les tableaux contenus dans ce rapport.

Des travaux identifiés en 2011,... prévus pour 2016

Des agents donc beaucoup moins nombreux, même si récemment la SNCF a commencé à corriger le tir, avec des recrutements supplémentaires.

Autre point important, il concerne l'aiguillage sur lequel s'est produit le déraillement de Brétigny. Dès 2011, l'appareil de voie avait été identifié comme devant être remplacé, mais son remplacement n'avait été programmé que pour 2016. Les auteurs du rapport s'étonnent d'un délai aussi important - 5 ans - surtout pour une zone très dense où circulent des trains à vive allure.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 15:39

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

La révolte est partie de l'université d'élite de Cambridge la semaine dernière, elle a été relayée ce mercredi par une manifestations dans les rues de Londres à laquelle ont participé une dizaine de milliers d'étudiants. Leur combat : une éducation gratuite, publique, pour tous.

 

« Free education – no fees, no cuts, no debt » : soit « une éducation publique – pas de frais, pas de coupes, pas de dette », c'est sous ce mot d'ordre que plus de 10 000 étudiants ont manifesté à Londres ce mercredi.

 

En dix ans, les frais qui passent de 1 000 £ à 9 000 £ par an !

 

La manifestation a été pacifique, en dépit de quelques accrochages en fin de parcours. Les slogans « Taxez les riches, une éducation gratuite » ou « des livres, pas des bombes » ont fleuri sur les banderoles, pancartes des manifestants.

On est encore loin des grosses manifestations de 2010, lorsque 50 à 100 000 étudiants ont pu défiler à Londres, encercler Westminster. A l'époque, l'enjeu était majeur : empêcher le passage du plafond des frais de scolarité de 3 000 £ par an (4 000 €) à 9 000 £ (10 500 €), un triplement des frais.

La droite conservatrice a fait passer son projet, avec le soutien des libéraux-démocrates qui s'étaient fait passer pour le parti de la jeunesse aux élections de 2010.

 

Depuis, le gouvernement a baissé le budget des universités de 40 %, contraignant les universités à adopter toutes le plafond pour les frais. Au moment où le gouvernement supprimait 25 % du montant global des bourses, passant de 358 à 275 milliards de £ entre 2011 et 2015.

Il faut rappeler que c'est la gauche travailliste menée par le libéral Tony Blair, en 1998, qui a autorisé la levée de frais de scolarité, supposés modiques et stables. On est passé de 1 000 £ en 1998 (1 500 €), à 3 000 £ en 2006 puis 9 000 £ en 2010 !

 

« Un système qui ne peut pas durer »

 

Aujourd'hui, tout le monde a conscience que ce système ne fonctionne pas. Un étudiant anglais sort en moyenne avec une dette de 50 000 €, qu'il rembourserait intégralement après l'âge de 50 ans, selon les dernières études.

 

Un rapport, tout juste publié par la Haute commission à l'éducation (HEC, en anglais) dénonce un système en échec : « les frais de 9 000 £ par an représentent le pire des deux mondes, pour les étudiants comme pour les contribuables ».

« Les étudiants ont l'impression de payer beaucoup plus pour leur éducation supérieure, mais s'attendent à ce qu'une bonne partie de leur dette soit réglée par le gouvernement », peut-on lire dans le rapport parlementaire publié la veille de la manifestation.

« Nous avons créé un système où tout le monde a l'impression de se faire avoir. Ce n'est pas durable ».

 

La dette étudiante s’élèverait actuellement à 46 milliards de £ (55 milliards d'€). Ce qui fait tout de même 2 % du PIB du pays, l'équivalent de 5 % de la dette publique nationale.

Elle pourrait approcher les 200 milliards de £ (250 milliards de £) en 2040, soit un sixième de la dette totale.

En cas de non-remboursement par les étudiants, l'Etat serait garant, faisant payer la collectivité. On estime en 2013 que près de 5 milliards de £ (7 milliards d'euros) sont déjà à risque, pour 370 000 étudiants, forçant l'Etat à régler la somme. La dette étudiante devient un problème national.

 

Occupy Cambridge ? Une université d'élite en révolte !



10683398_898548413503273_1960010974288652482_o.jpgLa révolte est venue d'où on ne l'attendait pas. Cambridge, une des universités les plus prestigieuses au monde, est aussi une des plus élitistes. Dans un pays où seulement 7 % de la population fait ses études secondaires dans le privé, c'est le cas de 37 % des étudiants de Cambridge.

 

The Guardian avait réalisé une enquête en 2010. Si on compte 37 % d'ouvriers dans la population active britannique, 32 % d'enfants d'ouvriers parmi les étudiants, ces chiffres atteignent des minimums dans quelques universités.

Sur 131 universités, la plus élitiste reste Oxford avec 11,2 % de fils d'ouvriers, suivi par Cambridge et 12,6 % d'enfants d'ouvriers. Dans le « Big five » des universités élitistes, on trouve Bristol, Bath et la LSE (London school of economics).

Le paradoxe, c'est qu'il est désormais aussi cher d'étudier à Cambridge qu'à Northampton : 9 000 £ par an. La différence se fait dans la sélection à l'entrée, largement déterminée par votre classe sociale, votre établissement d'origine, surtout si vous aviez les moyens de payer le secteur privé.

 

Pourtant, la rébellion est partie de Cambridge mercredi dernier. Les étudiants ont défié les forces de l'ordre pour occuper la grande pelouse située devant le siège de l'administration de la vénérable institution.

Ils y ont organisé une journée « Free Cambridge », « Free the Education », sortant tables et estrades, avec des conférences en plein air, gratuites, accessibles à tous les étudiants, organisées même par certains professeurs d'universités.

Les mots d'ordres des manifestants étaient simples. Que l'on « taxe plus les riches » pour payer une « éducation gratuite pour tous ». Le porte-parole du mouvement « Defend Education » à Cambridge, a dénoncé le fait que l' « éducation devenait un privilège, et plus un droit ».

 

Les autorités ont craint un mouvement de l'ampleur de celui de 2010, lorsque les étudiants de Cambridge ont occupé l'université pendant 11 jours consécutifs. Surtout que Cambridge a la réputation de punir sévèrement les activistes. En 2012, elle avait suspendu un étudiant qui avait empêché le Ministre de l'Education supérieure de l'époque de s'exprimer.


Le mouvement étudiant se mobilise en Grande-Bretagne. Ce mercredi, si il n'a pas bénéficié du soutien franc du syndicat étudiant NUS – en dépit du soutien de sa branche écossaise –, la présence d'une dizaine de milliers rese plus qu' encourageante pour la suite du mouvement.

 

En France, il est temps de défendre notre éducation gratuite, publique, universelle avant qu'il ne soit trop tard. La Grande-Bretagne est le miroir peu réjouissant de ce que pourrait devenir l'université de demain.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 16:56

A l'appel de la CGT,  trois rassemblements en Seine-Maritime pour le maintien des élections prud'homales.

 

 

Au Havre un rassemblement a déjà eu lieu le 17 Novembre

 

ROUEN : Rassemblement à 17h devant le Tribunal des Prud’hommes

DIEPPE :  Rassemblement à 14h devant le tribunal des Prud’hommes.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 16:09

Un article du Junge Welt traduit sur "Solidaire", le quotidien digital du Parti du Travail de Belgique.

 

Allemagne : Succès de la grève du rail malgré les pressions de la direction et du gouvernement

La semaine dernière, en Allemagne, le syndicat des conducteurs de train (GDL) organisait pour la quatrième fois une grève avec un grand succès. Le GDL doit affronter de très fortes pressions de la part de la direction des chemins de fer allemands, des médias et du gouvernement. Mais il tient bon.

Tony Busselen

 

Photo : http://dfizeitungjournalinterparlementaire.wordpress.com/

 

Dès le dimanche 2 novembre, le transport des marchandises a été interrompu et, du jeudi 6 au samedi 8 novembre au soir, ç'a été le tour du transport des voyageurs. Un train à longue distance sur trois est resté à l'arrêt.

Dans le trafic régional, le transport en Allemagne du Sud est retombé de 60 %, en Allemagne occidentale de 70 %  et, dans l'Est, où le syndicat est le plus fort, 85 % des trains ne roulaient pas. Les conducteurs de train allemands réclament une limitation de la semaine de travail à 37 heures maximum et une augmentation salariale de 5 % pour tout le personnel de la Deutsche Bahn (DB, les chemins de fer allemands). Avec sa grève, le GDL se pose donc non seulement en défenseur des 20 000 conducteurs de train, mais aussi des 17 000 autres membres du personnel.

À contre-courant

En comparaison avec les autres pays européens, l'Allemagne présente des chiffres de grève très bas. La grève touche la production allemande et soumet à de lourdes pressions les chemins de fer allemands, en partie privatisés. Le GDL rompt en fait avec une tradition de pseudo-concertation et se profile de façon combative. Il n'est pas étonnant que la grève subisse nombre des contrariétés.

Dans les médias, c'est une véritable campagne de calomnie qui est menée contre la personne de Claus Weselsky, le dirigeant syndical des conducteurs de train. Ainsi, par exemple, on a publié des photos de la maison où habite Weselsky et on a également publié son numéro de téléphone. Weselsky a réagi par une plainte à la police, parce que cela constituait une atteinte à sa vie privée. « Cela n'a plus rien à voir avec la grève ». Les accusations prétendant qu'il aurait un style de vie luxueux le font bien rire : « Je loue une maison qui faire 61 mètres carrés. Si on peut appeler cela une habitation de luxe, alors, là ! Et c'est ainsi, pourtant. » 

L'indignation de certains usagers des trains est savamment entretenue dans les médias. Mais également par des membres du gouvernement, comme le ministre des Transports, Alexander Dobrindt. Ce chrétien démocrate a donné aux usagers des trains, aux cheminots de la DB même et aux entreprises qui subissent des dommages, le conseil de porter plainte en raison de la « disproportion de la grève ».

Réintroduire une loi anticonstitutionnelle

Le ministre social-démocrate de l’Économie, Sigmar Gabriel, a qualifié la grève de « recours abusif au droit de grève ». Le tout aussi social-démocrate ministre de l'Emploi, Andrea Nahles, veut même réintroduire une loi qui n'avait été abrogée qu'en 2010 par le tribunal national du travail, du fait qu'elle était en contradiction avec l'article 9 de la Constitution allemande, qui garantit le droit de grève. Il s'agit d'une loi qui, par secteur ou groupe professionnel, prévoit que, si plusieurs syndicats ne peuvent se mettre d’accord, c'est le syndicat qui compte le plus d'affiliés qui peut signer une convention collective de travail.

Le nombre d'affiliés doit dans ce cas être constaté par un huissier. En 2010, en raison du morcellement des grandes entreprises publiques par la vague de privatisation, cette loi a été considérée comme une atteinte au droit de grève et supprimée. À la DB, de ce fait, par exemple, outre le syndicat plus docile qu'est l'EVG (Eisenbahn und verkehrsgewerkschaft – Chemins de fer et entreprises de transport), le syndicat combatif des conducteurs de train a pu lui aussi mettre sur pied des actions défendant les revendications de tout le personnel de la société. Divers spécialistes en droit du travail disent qu'une réintroduction de l'ancienne loi – même adaptée – sera toujours en contradiction avec la constitution. Le détail piquant, c'est que, précisément en raison de l'actuel conflit, le GDL pourrait très bien avoir un nombre d'affilié supérieur à celui de son concurrent, l'EVG, qui se prononce contre la grève.

« La grève est justifiée », selon le tribunal

La direction de la Deutsche Bahn a tenté de faire interdire la grève par le tribunal du travail. Jeudi 6 novembre, le tribunal du travail de Francfort a toutefois décidé que la grève, malgré la nuisance pour les voyageurs et l'interruption du transport des marchandises, était bel et bien permise et que ses revendications se justifiaient. Le lendemain, le tribunal national du travail, en Hesse, confirmait cette décision.

Vendredi, après le prononcé du tribunal en Hesse, le syndicat a pris la décision « en signe de conciliation » de ne laisser se poursuivre la grève que jusque samedi soir au lieu de dimanche soir comme c'était initialement prévu. Ce geste de conciliation a toutefois été rejeté par la direction de la DB, qui a expliqué triomphalement que la décision du syndicat marquait « une victoire de la DB » et « la résultante d'une procédure juridique qu'elle-même avait intenté contre le syndicat ». 

Vendredi après-midi, quelque 500 syndicalistes du GDL ont manifesté à Berlin, avec le soutien d'autres syndicats (Ver.di, IG Metall), contre la campagne de calomnie dont fait l'objet leur dirigeant. Ils manifestaient également pour une réduction de la semaine de travail. Affaire à suivre, certainement.

 

Source : Junge Welt, 6, 7 et 8 novembre.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 15:24

Nous reprenons ici une déclaration de la Filpac CGT

Pour l’emploi, pour une filière papetière en France

Posté par cgtchapelledarblayupm le 19 novembre 2014

 

Syndicat des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication                       de Rouen, du Havre et de leur région.

Pour l’emploi, pour une filière papetière en France

TOUS AVEC LES PAP CHAPfilpac

Après le désengagement d’UPM de Stracel à Strasbourg, avec comme conséquence 130 suppressions d’emplois, la casse de la papeterie STORA ENSO à Corbehem et ses 334 suppressions d’emplois, la lutte actuelle exemplaire des salariés d’ARJO WIGGINS à WIZERNES contre la fermeture de leur usine, la volonté de SMURFIT KAPPA de vouloir fermer le site de Pont-et-MaraisAprès un plan social négocié à CHAPELLE DARBLAY en 2013, l’annonce par UPM d’arrêter la PM3, sonne comme la sirène des risques industriels, avec des conséquences pour la vie de 200 familles. Elle résonne aussi dans nos oreilles de salariés syndiqués CGT, comme une provocation au lendemain du 30e anniversaire des luttes des Pap Chap !


Pour garantir une rentabilité financière à deux chiffres, UPM n’hésite pas à faire le choix, encore, de détruire des moyens de productions pourtant créateurs de richesse, de jeter des salariés au chômage, laissant ainsi à la solidarité nationale le rôle de trouver des solutions pour eux. Cette stratégie capitaliste libérale exacerbée, a pour vocation de faire de l’argent sans les travailleurs, de ne pas leur redistribuer le fruit de la richesse pourtant produite et de ne pas garantir leurs contrats de travail alors qu’ils font l’entreprise. C’est simplement inacceptable !


Cette politique préméditée dans un deal entre producteurs papetiers a aussi vocation de maintenir au plus haut le prix du papier, pourtant stratégique, dans la diffusion des idées, de l’information imprimée. Ces derniers touchent directement les entreprises de presses et leurs salariés. En effet, l’achat du papier est souvent le second voire le premier poste de dépense selon les publications. C’est évidemment un frein à l’offre et l’initiative éditoriale, donc une destruction d’information, de richesses intellectuelles et marchandes. Il est avéré qu’un emploi industriel supprimé, entraîne dans sa disparition au moins quatre emplois induits (flux interne et externe, qualité, tertiaire, etc.).

Le SILPAC CGT de Rouen, du Havre et de leur région, se déclare solidaire des salariés de CHAPELLE DARBLAY, solidaire des luttes qui seront menées par le syndicat frère FILPAC CGT CHAPELLE DARBLAY de Grand-Couronne. Dores et déjà rendez-vous est pris pour la journée d’action nationale initiée par la FILPAC CGT le 27 novembre 2014, au Congrès des Maires, Porte de Versailles, à Paris.


Le SILPAC CGT appelle la représentation républicaine, à œuvrer pour la protection de l’emploi et du contrat de travail. De tout faire avec les outils législatifs actuels et de peser pour légiférer dès aujourd’hui pour de nouveaux droits pour les salariés, dans ce monde capitaliste, où entre autre il est décidé du sort des salariés de CHAPELLE DARBLAY à la bourse d’Helsinki.

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 15:08

syndicats-FP

MARDI 18 NOVEMBRE 2014
Mobilisons nous, rassemblons nous !
LE PROCHAIN RENDEZ VOUS POUR LA DÉFENSE
 DE L’EMPLOI PUBLIC ET DE SES AGENTS

Parce que depuis le 15 mai dernier, date de la dernière manifestation unitaire pour la défense du pouvoir d’achat et de la qualité de l’emploi public, la situation au sein de la Fonction publique s’est encore dégradée, nos quatre organisations syndicales viennent d’interpeller le président de la République pour que soit entendue notre demande de justice sociale, d’égalité et de solidarité.

 

Nous refusons de renoncer aux justes revendications que nous portons unitairement :

 

=> Une revalorisation immédiate du point d’indice ;

=> La refonte de la grille pour une meilleure reconnaissance des qualifications ;

=> L’intégration d’une large partie des primes dans le traitement indiciaire ;

=> L’égalité salariale entre les femmes et les hommes ;

=> Des emplois statutaires pour faire face aux besoins ;

=> Un large processus de titularisation des agents non titulaires et le développement des garanties pour les précaires ;

=> Des perspectives de carrière et de mobilité choisie pour tous les agents ;

=> La possibilité d’exercer les missions de service public dans des conditions décentes.

 

Nos inquiétudes sont grandes également face aux projets en cours : réforme de l’Etat, revue des missions, réorganisation territoriale, projet de loi santé...

Pour réussir et être utiles à la société, les réformes ne peuvent pas avoir pour objectif central la recherche de réduction de coûts mais répondre aux besoins de la population et à l’amélioration nécessaire des conditions de travail des agents.

 

Les choix budgétaires proposés par le gouvernement au travers des projets de loi de finances font peser de graves menaces sur l’avenir de la Fonction publique et de la solidarité nationale.

Pour demander que cesse cette politique de régression pour la Fonction publique, ses agents et les services publics nos quatre organisations appellent les trois versants de la Fonction publique à se rassembler :

 

- le 18 novembre à Paris devant l’Assemblée nationale de 12h à 14h où nous demanderons à rencontrer le président de la Commission des finances.


- le même jour, à l’initiative des intersyndicales locales, sur tous les territoires de métropole et d’Outre-mer où nous rencontrerons les élus et préfets.

 

Nous jugerons des réponses qui nous seront apportées ce jour là. A défaut, nous poursuivrons notre action dans un cadre unitaire le plus large possible dés le début 2015.

 

Paris, le 24 octobre 2014



source : ugff-cgt

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