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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 11:09

UL CGT Dieppe  retraités

10 mars 2015

Des retraités de nationalités étrangères, titulaires d'une pension française, menacés de devenir sans papiers.

L’Union Départementale CGT et l’Union Syndicale des Retraités CGT de Seine Maritime s’alarment de la situation de pensionnés de nationalité étrangère, titulaires d’une pension de retraite française, qui rencontrent de grandes difficultés lors du renouvellement de leur carte de résident.

La loi n’autorisant pas un titulaire de la carte de résident à quitter le territoire français pendant une période de plus de trois ans, ces retraités sont l’objet d’une suspicion systématique de la part des services de la préfecture. Il leur est demandé toutes sortes de documents prouvant leur présence continue en France et même la photocopie de toutes les pages de leur ancien passeport qu’ils ont dû normalement rendre à la délivrance de leur nouveau passeport.

Certains ont même été retenus en centre de rétention et menacés de reconduite à la frontière, alors que titulaires d’une pension contributive, ils peuvent au minimum bénéficier d’un droit au séjour au titre de retraité.

S’agissant d’anciens salariés ayant travaillé et cotisé toute leur carrière en France et ayant liquidé leurs droits à la retraite au cours de la période de validité de leur carte de résident, nous demandons le renouvellement de cette carte, qui leur permet en particulier de se faire soigner dans notre pays, pour des pathologies souvent dues à leurs conditions de travail.

Devant la multiplication des cas qui lui sont signalés, la CGT de Seine-Maritime organise :

Un rassemblement Jeudi 12 Mars 2015 à 12h00 devant la préfecture de Seine-Maritime.
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 10:30
8 mars 2015 : la CGT et la journée internationale de lutte pour les droits des femmes
L’égalité maintenant, c’est possible !

En 2015, les femmes gagnent toujours un salaire de 27% inférieur à celui des hommes et touchent une pension de retraite de 40% plus faible. Pourtant, contrairement au fatalisme entretenu, l’égalité professionnelle peut être mise en place très rapidement. Pour cela, le patronat doit cesser de bloquer toutes les négociations sur l’égalité et les pouvoirs publics doivent avoir une action résolue, dans la durée.
 

La CGT interpelle le patronat et le gouvernement : la crise ne saurait justifier le maintien des inégalités, il est inacceptable de sacrifier les femmes sur l’autel de l’austérité !

 

8 mars 2015 : la CGT et la journée internationale de lutte pour les droits des femmes

8 chantiers prioritaires permettraient de faire de l’égalité une réalité :
 

- La revalorisation des métiers à prédominance féminine avec des classifications non-discriminantes. Après un an de réunion, le groupe paritaire chargé d’élaborer une méthodologie pour évaluer les classifications n’a toujours pas rendu sa copie du fait du blocage du patronat. Garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale est pourtant une obligation légale depuis 1972 en France, de nombreux pays européens avancent sur le sujet (Portugal, Belgique, Grande-Bretagne…), la France sera-t-elle le mouton noir de l’Europe ?
 

- La lutte contre les temps partiels, qui sont occupés à 80% par des femmes. Le seuil minimal de 24h prévu par la loi dite de sécurisation de l’emploi est virtuel : 46 branches (soit 75% des branches qui comptent plus d’un tiers de salariés à temps partiel) ont adopté un accord dérogeant à cette durée minimale –dont certains la réduisant à 2h hebdomadaire-. En outre, cette durée ne s’applique que pour les nouvelles embauches. La CGT exige d’urgence un bilan et de nouvelles mesures, comme le renchérissement du coût des emplois à temps partiels.
 

- Les sanctions ne doivent pas seulement être liées à l’obligation d’ouvrir des négociations, mais à celle de conclure des accords d’entreprise et à la suppression effective des écarts. Les entreprises qui discriminent ne doivent plus avoir accès aux exonérations fiscales et sociales.
 

- La mise en place d’une action de groupe permettant de lutter efficacement contre les discriminations dans l’emploi et le travail et d’obtenir des réparations intégrales des préjudices.
 

- La mise en place d’outils de mesure et de lutte contre les discriminations sur la carrière. Prévus par la loi pour l’égalité réelle, ils ne sont pas encore effectifs faute de décret d’application.
 

- L’augmentation du nombre de places en crèche ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’austérité. En 2013, seules 14 000 nouvelles places d’accueil ont vu le jour alors que le gouvernement s’est engagé à en créer 55 000 par an. Cette situation très grave remet en cause le droit au travail des femmes, notamment des plus précaires !
 

- La lutte contre le sexisme et la violence au travail, avec des mesures pour prévenir les agissements sexistes et protéger les femmes victimes
 

- L’État doit être exemplaire et appliquer le principe « salaire égal pour un travail de valeur égal », dans la concertation de la Fonction publique sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations.

 

8 mars 2015 : la CGT et la journée internationale de lutte pour les droits des femmes

La suppression de la discrimination salariale entre les femmes et les hommes est également une nécessité économique. L’étude commandée par la CGT aux caisses de retraites complémentaires AGIRC-ARRCO démontre que l’égalité salariale, si elle était réalisée d’ici à 2024, permettrait de résoudre 46% des problèmes de financement de l’AGIRC. La CGT va donc présenter, lors de la prochaine séance de négociation le 10 mars, des propositions précises permettant de faire enfin de l’égalité une réalité.

La CGT appelle les salarié-es à se mobiliser contre les inégalités femmes/hommes au travail et dans la vie et à participer massivement aux manifestations du 8 mars.

 

 

SOURCE:

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 23:42
Chapelle Darblay : la lutte continue !
Chapelle Darblay : la lutte continue !
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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:03

Au moment où le mouvement syndical est fortement attaqué, où certaines Bourses du travail sont fermées par des maires de droite, il est utile de revenir sur la création de ces Bourses du travail au XIXème siècle et au XXème siècle.  C'était le temps où les ouvriers prenaient conscience de leur appartenance à une même classe sociale, exploitée par le patronat et le capitalisme en plein essor, et commençaient à s'organiser contre l'exploitaion capitaliste en inventant des structures collectives pour se défendre.

Ce texte est paru sur "Le fil rouge" à l'occasion de la célébration du centenaire de la création de l'UL-CGT du Havre.

 

 

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Monument du mouvement syndical

Franklin, un symbole.
Du Cercle d’ouvriers à la Bourse du Travail.

Par Albert Perrot

Franklin en 1909


Dans le cadre du Centenaire de l’Union Locale CGT du Havre, il est intéressant de mieux connaître l’histoire d’un lieu hautement symbolique au Havre : Franklin

Franklin ! Qui ne connaît Franklin ? Ce nom et lieu incarne et cristallise la riche et tumultueuse histoire du mouvement ouvrier havrais.Bastion des luttes ouvrières, centre névralgique du mouvement ouvrier, Franklin, depuis plus de cent ans est associé à la vie et à l’action du monde du travail, à la vie et à l’action syndicale.

Mais aussi nom étrange que celui de Franklin pour une « Bours

e du Travail » ! Cela mérite de revenir aux origines de ce lieu, avant de dégager les grands moments de son histoire.

Dimanche 9 janvier 1876 : Inauguration en grande pompe  du Cercle Franklin

Ce dimanche 9 janvier 1976, c’est l’effervescence dans le quartier du Rond Point. La population est venue en foule. Les drapeaux flottent partout.
C’est jour de liesse ! C’est en effet ce dimanche 9 janvier à 15 heures précises qu’à lieu l’inauguration du Cercle Franklin.

Inauguration qui va se faire en grande pompe. Toutes les grandes sociétés musicales sont là : la Fanfare Havraise, la Fanfare Gravillaise, la Lyre Havraise, la Cécilienne… Une cantate a même été composée spécialement pour l’inauguration. La foule des grands jours qui se presse va vibrer au son des harmonies musicales et des chants.

Qui plus est, cette inauguration revêt une dimension quasi nationale, marquée qu’elle est par la présence de deux grands hommes politiques :

  • Jules Siegfried, sénateur maire du Havre, député de l’Union Républicaine, futur ministre du commerce dans le cabinet Ribot.
  • Jules Simon, membre de l’Académie Française, ministre de l’Instruction Publique, futur chef du Gouvernement.

C’est ce dernier qui prononça le discours d’ouverture.

Pour l’occasion, chacun avait mis ses plus beaux atours, revêtu son costume de cérémonie.

La création de ce Cercle Franklin marqua une étape importante dans la vie du quartier. Ce qui était hier une espèce de bidonville, traversé de venelles sales, bordé de misérables bicoques, habité par des chiffonniers, se transforma en 1874 en un jardin public planté d’arbres. L’inauguration de ce Cercle Franklin avec sa façade majestueuse achevait de rénover ce quartier et lui donnait de nouvelles lettres de noblesse.

Ce lieu allait devenir un des principaux centres nerveux de la vie sociale du Havre, un lieu d’animation important.

Le Havre à cette époque comptait 92 000 habitants.

Le Cercle Franklin, à ses débuts, n’est ni une Bourse du travail, ni le siège des syndicats ouvriers

Franklin en 1909

 

Pourquoi ce Cercle Franklin ?

A l’origine, le Cercle Franklin a été conçu et réalisé pour être un Cercle d’ouvriers.

L’objectif de ces Cercles d’ouvriers est nettement défini par Jules Siegfried dans une conférence donnée le 29 novembre 1874. Il s’agit d’assurer aux ouvriers le bien-être social, intellectuel et moral, en même temps que la distraction et la récréation, pour les éloigner de ces lieux funestes que sont les cabarets, où la seule distraction consiste à fumer, boire, se laisser entraîner par de mauvais exemples et prendre des habitudes vicieuses.

« L’ouvrier, Messieurs, n’a pas de pire ennemi que le cabaret ! »

Il s’agit donc de créer un établissement doté d’une salle de conférences pour répandre l’instruction, d’une salle de concert, d’une salle de gymnastique, d’une bibliothèque, de salles de conversations, de jeux, de réunion pour les sociétés de secours mutuels, et de répétition pour les sociétés musicales.Mais l’objectif visé était surtout d’assurer la paix sociale, de réaliser l’union du capital et du travail, d’éviter toute contestation, toute remise en cause de l’ordre établi.

Il faut maintenir l’ordre existant, à tout prix, autrement dit :

  • - Les bourgeois laïques au pouvoir,
  • - L’Église maintenue dans son rôle spirituel,
  • - Et le peuple qui travaille.

Dans son discours d’inauguration, Jules Siegfried affirme clairement ses intentions :

« Le jour où chacun, qu’importe sa situation, comprendra qu’il doit s’occuper de ceux qui sont moins heureux que lui, le jour où chacun se mettra à l’œuvre, apportant son travail, si modeste soit-il, ce jour-là cette question sociale, objet de tant d’effroi, parce qu’elle est si peu connue, ne sera pas loin d’être résolue.Notre Cercle marque un pas en avant, car il montre notre désir très sincère, très réel de nous occuper, dans un esprit d’affection et avec un entier désintéressement, des classes ouvrières.Nous comprenons surtout que dans notre pays où les excitations sont si faciles, le meilleur moyen d’empêcher les révolutions qui ne profitent à personne, c’est que ceux qui possèdent tendent une main loyale à ceux ne possèdent pas.
Nous voulons dissiper les préjugés et montrer à ceux pour qui la vie est plus difficile qu’il ne doit pas y avoir de lutte entre la pauvreté et la richesse ».

Pour faire partie du Cercle Franklin, il faut acquitter une cotisation annuelle de 5 francs, ce qui représente plus d’une journée de travail pour un ouvrier. Cette cotisation importante, limitera l’adhésion des ouvriers, et le recrutement se fera parmi le

s couches moyennes, les familles suffisamment aisées. Ainsi le Cercle Franklin n’aura d’ouvrier que le nom.

La première année, le Cercle comptera jusqu’à 2000 adhérents, ce qui représente un bon succès, mais ce succès sera de courte durée, puisqu’en 1888, il est contraint de suspendre ses activités pour difficultés financières.

Le Cercle Franklin, en tant que Cercle d’ouvriers, aura donc vécu 12 ans.Durée éphémère ! Mais les travailleurs garderont de ce Cercle d’ouvriers l’idée essentielle qu’il leur faut s’instruire, réfléchir à partir de leur réalité vécue, pour trouver les solutions à leurs problèmes.

Pourquoi ce nom de Franklin ?

La dénomination de Franklin fait partie du langage courant et personne ne s’interroge sur l’origine de cette appellation.

Étrange pourtant que ce nom de « Franklin », associé à une Bourse du travail, à un siège de syndicats !

Qu’y a-t-il de commun entre des travailleurs, des syndicats, et un physicien américain du XVIIIè  siècle, devenu célèbre par son invention du paratonnerre, mais aussi philosophe, prônant notamment, une philosophie sociale du capitalisme qu’il incarnait ?

Étrange, en effet, que ce nom de « Franklin » pour une Bourse

du travail, quand on sait qu’il vantait l’argent en phrase restées célèbres :

« Souviens-toi que le temps c’est de l’argent. Souviens-toi que l’argent est par nature générateur et prolifique. L’argent engendre l’argent, ses rejetons peuvent en engendrer davantage et ainsi de suite… » (Advice to a young Tradesman 1748).

Ainsi, Benjamin Franklin prône comme idéal de vie de gagner de l’argent. L’appât du gain devient un but en soi. Le bonheur de l’individu se résume à la possession de toujours plus d’argent.Juste retour des choses ! Le Cercle Franklin, loin de devenir un temple de l’argent, sera le lieu de la lutte contre la logique d l’argent, du capitalisme.

Mais pourquoi Jules Siegfried a-t-il voulu donner à son Cercle d’ouvriers le nom de « Franklin » ?

Sans doute fut-il sensible au fait que Benjamin Franklin fut en 1731 le fondateur d’une des premières bibliothèques par abonnement aux États-Unis, voulant ainsi développer l’instruction, et ce en faisant appel à l’argent des industriels et des riches négociants.

Mais sans doute aussi, et peut-être surtout, parce que Benjamin Franklin est un symbole de la liberté, en relation avec son rôle dans la lutte d'indépendance des États-Unis (signataire de la Déclaration d’indépendance, du Traité de Paris et de la Constitution américaine). Rappelons qu’à l’époque il n’existe encore que peu de républiques, et que les systèmes démocratiques sont rares sur la planète.

Peut-être aussi, donc, parce que la création du Cercle Franklin se fait dans une période d'affirmation républicaine, face à la création des cercles ouvriers catholiques du comte Albert de Mun, avec des objectifs d’émancipation sociale, certes, mais aussi avec des finalités de rapprochement entre les classes.

Par ailleurs, Jules Siegfried est comme Franklin, protestant et franc-maçon, et partage largement ses idées, son éthique.

Ainsi, le choix du nom de « Franklin » n’est pas un acte anodin. Loin s’en faut ! Il symbolise parfaitement le projet social des républicains francs-maçons et protestants d’alors, qui constitueront pour quelques années les forces militantes de la « ligue de l’Enseignement », projet social qui est de participer à l’édification du capitalisme par la moralisation et l’instruction des ouvriers.

Les travailleurs du Havre feront de Franklin le symbole de la lutte contre les méfaits de l’argent, contre le capitalisme. A leur façon, ils feront de Franklin leur « paratonnerre ».

A cette époque, l’embauche des travailleurs havrais se fait au travers de bureaux de placement, répartis dans divers endroits de la ville, moyennant paiement bien entendu. C’est la raison pour laquelle la Fédération des Chambres Syndicales Ouvrières du Havre demanda à la Municipalité du Havre, lors du Conseil Municipal du 22 octobre 1886, l’ouverture d’une Bourse du Travail :

« Les travailleurs sont dans notre ville et dans le Département à la merci des bureaux de placement, aussi onéreux pour eux que les patrons et ils n’offrent aucune garantie pour personne.La Bourse du Travail ferait le placement gratuit des deux sexes et de toutes corporations ; elle concentrerait aussi bien les demandes  que les offres d’emploi ».

Après étude et discussion avec les syndicats, le Conseil Municipal du Havre décida, dans sa séance du 20 décembre 1897, l’ouverture d’une Bourse du Travail.

Le 23 avril 1989 eut lieu l’inauguration officielle à Franklin devenu ainsi la Maison des Syndicats. C’est une transformation radicale du Cercle Franklin qui devient une ruche ouvrière, où syndicats et travailleurs se rassemblent, élaborent leurs revendications, décident de leurs luttes, tiennent des meetings, notamment ceux du 1er Mai où prendront la parole des hommes célèbres comme Jaurès et Léon Blum.

De Cercle d’ouvriers, Franklin est devenu un bastion de la Classe Ouvrière.Onze syndicats adhèrent à la Bourse du Travail, dès sa création. Charles Mark du Syndicat du Port est nommé Secrétaire Général.

Ainsi commence une nouvelle histoire du Cercle Franklin.

Franklin en 1990

 

 

26 avenue Jean Rondeaux
 - 76108 Rouen Cedex Tél.  02 35 58 88 58 Fax : 02 35 58 88 69

Permanences : sur rendez-vous

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 16:25

Publié par Jean Lévy

la Fédération CGT des Cheminots dépose un préavis national de grève couvrant tous les personnels de la SNCF du lundi 9 mars 2015 à 19h00 au mercredi 11 mars 2015 à 08h00.
LA DIRECTION SNCF
SORT SON 49-3 !

Appel à la grève

le 10 mars 2015

de la Fédération CGT Cheminots

 

Le président du CCE, vient par lettres recommandées de signifier aux élus que la plénière extraordinaire concernant la consultation sur la réforme du ferroviaire se tiendrait le 10 mars 2015. 

L’expertise commanditée par l’ensemble des élus au CCE, actant 9 000 suppressions d’emplois en 5 exercices budgétaires, des milliers de km de lignes supprimés, le gel des salaires et la réduction des déroulements de carrière, sera présentée à cette occasion. 

Ce passage en force n’est pas qu’une histoire de calendrier. Il permet au gouvernement, à la direction et aux organisations syndicales qui partagent le contenu de la réforme du ferroviaire, de consulter les élus en confisquant aux cheminots tous droits d’intervention, mais aussi d’information. Cette accélération a pour objectif de cacher aux cheminots les effets concrets de la réforme sur leur quotidien jusqu’aux élections pour ne pas avoir de compte à leur rendre.

Ils ne vous le diront pas !

Les questions de la dette et son financement étaient et restent au cœur de la réforme !

Faute de financement, le système ferroviaire va s’endetter de 3 milliards d’euros par an. Ce sont les cheminots et les usagers qui règlent la note par l’externalisation des services transverses, la généralisation de l’EAS, la fermeture de gares, de guichets, la suppression de 10 000 emplois à Mobilités d’ici 2020. La désertification de nombreuses régions sur le territoire va s’amplifier avec les prévisions de dessertes par bus en substitution des TER, TET voire certains TGV. Le tout sur fond de 7 500 à 15 800 km de lignes supprimées qui précipiteraient la mort du fret.

Et pendant ce temps-là, ils osent vous dire que rien ne change et pourtant… !

  • Un sondage téléphoné, organisé par la direction SNCF, envers les cheminots posait la question : « la réforme ferroviaire va influer sur votre statut et votre réglementation : qu’êtes-vous prêts à négocier ? »
  • Certains chantiers de l’équipement et du matériel seraient hors champ d’application de la CCN. Pour gagner en productivité, la direction rêve d’une négociation de la future CCN au rabais (passage de 132/126 RP à 104 par exemple).
  • L’avenir de la filière 26 et du métier ASCT sont posés dans le cadre d’une polyvalence accrue.
  • Des nouvelles circonscriptions de notations vont voir le jour dès 2016 : sur quelles bases ? Avec quels objectifs ?
  • La refonte des règlements de sécurité est exigée par l’EPSF. Chaque EPIC ayant sa propre réglementation.
  • L’UTP vise l’abandon du dictionnaire des filières.
L’expertise commanditée par le CCE dérange !!

L’ex-ministre lui-même s’est permis de mentir le 26 février 2015 sur France Info en disant que celle-ci a été commanditée par une seule organisation syndicale alors que les élus de toutes les organisations syndicales ont voté cette expertise à l’unanimité!!

Les limites de l’accompagnement patronal

Plutôt qu’une véritable augmentation de salaire c’est un dividende de 100 euros, que nous nous payons largement au travers de notre productivité, soit un peu plus de 7 euros par mois et non pérenne (contrairement aux annonces de la CFDT) qui nous sera versé pour 2015.

En lieu et place des activités sociales (nationales et de proximité), la direction avec le soutien actif de l’UNSA et de la CFDT propose :

  • des chèques restaurant en omettant de dire aux cheminots que c’est la fin des paniers, des défraiements repas…et autres EVS.
  • des chèques vacances sans dire aux cheminots qu’il faut abonder mais surtout que seuls 10% des agents les toucheront ce qui ramène à un chèque vacances tous les 10 ans.

La Fédération CGT souhaite tout mettre dans les mains des cheminots afin qu’ils soient acteurs et décideurs de leur avenir ! 

C’est pourquoi la CGT appelle à la mobilisation le 10 mars, jour du CCE extraordinaire de consultation sur la réforme du ferroviaire. La CGT appelle également à un rassemblement national unitaire à Paris (retraités et actifs) le 12 mars pour la défense de notre régime spécial de retraite.

Faire vivre la démocratie !

Ce sont les cheminots les vrais experts pour un service public de qualité : aussi c’est bien sur leur expérience et leur professionnalisme qu’il faut s’appuyer pour une organisation de la production efficace et en toute sécurité dans les territoires.

Pour éviter le débat, le président Pépy, ligue les cheminots les uns contre les autres et les stigmatise envers les usagers. Sa dernière interview est une véritable déclaration de guerre pour instaurer le dumping social. N’hésitons pas à rappeler qu’en 10 ans la direction SNCF à supprimer 25 000 emplois, la productivité des cheminots à augmenter de 30% et malgré cela le prix du billet de train n’a jamais baissé, au contraire.

Nous voulons que vous puissiez intervenir sur vos conditions de vie et de travail, l’avenir de votre métier, de votre déroulement de carrière et c’est cela que tous les partisans de la réforme veulent vous enlever.

Ce n’est pas tolérable !

La Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser par la grève le 10 mars 2015, jour de consultation du CCE sur le projet de la direction SNCF. La CGT exige une véritable démocratie sociale dans le cadre de la mise en oeuvre de cette réforme, respectueuse des cheminots, de leur travail pour un service public SNCF fret et voyageurs de qualité et sûr.

Dans la suite de la DCI nationale déposée avec SUD-Rail, la Fédération CGT des Cheminots le regrette mais dépose seule un préavis national de grève couvrant tous les personnels de la SNCF du lundi 9 mars 2015 à 19h00 au mercredi 11 mars 2015 à 08h00.

UNE RÉFORME
QUI SIGNERAIT LA MORT
DE FRET SNCF !

FRET

 

La Fédération CGT des Cheminots n’a cessé de le marteler en 2014 : « pas de réforme du ferroviaire sans financement et sans le FRET ». Pour les promoteurs de la loi, la réforme devait moderniser le service public ferroviaire, pour le rendre plus efficace et moins coûteux… sans rien changer pour les cheminots ! 

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 06:26

Publié par Michel El Diablo

RENAULT - PEUGEOT : profits en hausse, salaires en baisse - Leur syndicat CGT appelle à l’action

Les premiers résultats financiers des groupes du CAC 40 pour 2014 commencent à être publiés. Sans surprise ils sont en hausse, à l’exemple de Renault et de Peugeot.

Pour Renault le bénéfice 2014 se monte à 2 milliards, en hausse de 1,3 milliard par rapport à 2013, soit + 65%. Sa trésorerie disponible est de 14,775 milliards en hausse de 636 millions par rapport à 2013. L’exploitation des travailleurs a rapporté 1,634 milliard pour l’année.

Peugeot fait un bénéfice 63 millions contre des pertes importantes les années précédentes. Mais surtout il dégage une trésorerie disponible de 1,5 milliard.

 

Les raisons

Le PDG de Renault Carlos Ghosn en donne la raison. C’est l’accord signé entre la direction et les syndicats- sauf la CGT- qui a réduit les salaires et allongé le temps de travail, ce sont les 8200 suppressions d’emplois qui ont permis ces résultats. Avec une application encore plus dure en Espagne où les nouveaux embauchés le sont avec des salaires inférieurs de 26,5% à ceux des anciens.

Il en est de même chez Peugeot tant en France qu’en Espagne où les méthodes employées ont été identiques.

 

Les actionnaires et les cadres dirigeants se sucrent.

Renault augmente ses dividendes par action de 1,72 euro à 1,90 soit au total 560 millions contre 503 en 2013. L’Etat qui détient 15% du capital en récoltera sa part. Il faut rappeler qu’en faisant voter la loi qui permet la réalisation des accords cités plus hauts pour le seul profit des actionnaires il y a largement contribué.

Quant au PDG de Renault il s’est octroyé une augmentation de 17% ce qui porte son salaire à 2,616 millions sans compter ce qu’il va toucher au titre de PDG du japonais Nissan.

 

A noter

Ces résultats pour les deux constructeurs ont été obtenus en premier lieu en France et en Europe ou ils ont vu une nette augmentation de leur fabrication et de leur vente. En France la production a augmenté de 5,1 % entre Renault, Peugeot, Toyota et Smart. Ce qui vient contrarier les affirmations du patronat, du gouvernement, des experts et journalistes de tous poils qui prédisaient la disparition de la production auto en France et la nécessité d’aller à la conquête du monde en ouvrant partout des usines dans les pays à fort potentiel de croissance pour reprendre leurs termes.

Ces pays- Russie, Brésil, Argentine, et autres n’ont rien des machines à profit promises. Bien au contraire. Pour rétablir ses comptes en Russie, Renault licencie 5 .000 salariés de Lada, une pratique bien connue, tandis que l’usine de Peugeot dans le même pays tourne au ralenti avec chômage à la clé.

 

A propos d’une annonce

Renault et les médias ont fait grand bruit autour de l’annonce de la création de 1000 embauches, sans rappeler les 8200 suppressions d’emplois entre 2014-2016 ce qui se traduit par moins de personnel Renault en CDI. L’appoint des 1.000 embauches pour assurer la production est assuré par des contrats précaires. (4.000 dans les usines). Cela n’a pas empêché Renault de toucher en 2013 de l’Etat et des collectivités locales 268 millions d’euros qui ont servi à augmenter les profits et non l’emploi.

 

C’est l’ensemble de la filière qui engrange des profits

Faurécia et Valeo principaux équipementiers de Peugeot et Renault, s’en tirent bien.

Faurécia annonce un bénéfice en hausse de 89% à 166 millions, Valeo un bénéfice de 562 millions (+ 28%) une trésorerie de 327 millions.

Eux aussi ont réduit et continuent à réduire l’emploi en France

Que l’ensemble de ces bons résultats financiers ait été réalisés en France ou à l’étranger, ne conduit surtout pas les directions de ces entreprises à revenir sur les réductions de salaires obtenues sous la menace, elles ne les conduit pas non plus à envisager une augmentation des salaires pour tous leurs salariés. Le capitalisme ne partage jamais avec ceux qui produisent les richesses.

 

Les syndicats CGT de Renault et Peugeot appellent à l’action pour les salaires. Ils ont raison. C’est le seul moyen de faire céder les patrons. La journée nationale interprofessionnelle de grèves et de manifestations du 9 avril 2015 à l’appel de la CGT FO et Solidaires contribuera à renforcer leur action.

 

SOURCE:

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 14:31
Le 29 mars 2015
BRUXELLES - La Grande Parade - Tout autre chose et Hart Boven Hard

Tous ensemble, nous, des milliers de citoyens et de nombreuses organisations, nous voulons tirer la sonnette d’alarme : si nous voulons un avenir humain pour tout le monde, il est urgent de créer une tout autre société.



La Grande Parade de TOUT AUTRE CHOSE et HART BOVEN HARD propose au plus grand nombre de s’unir contre l’actuelle politique du gouvernement. Tous ensemble, nous luttons pour une société solidaire, qui offre à toutes et tous égalité des chances et oxygène. 

Tous ensemble, nous serons dans la rue pour dire : oui, il y a une alternative :

C’est le Dimanche, 29 Mars, 2015 à partir de 13:00
Ça commence à la Gare de Bruxelles-Nord Bruxelles


13:00 : Rendez-vous devant la Gare de Bruxelles-Nord
14h00 : Départ de la Parade
16h00 : Arrivée Place Sainte-Catherine, discours et évènement musical de clôture
17h00 : fin de l’évènement et la dissolution

La Grande Parade est une parade colorée et critique, qui rassemble des citoyens, des familles et des organisations des quatre coins de la Belgique et de tous horizons, portant dix « souhaits du coeur » pour une tout autre société
http://ptb.be/agenda/la-grande-parade
https://www.facebook.com/events/584980308312797/600014966809331
http://www.toutautrechose.be/?page_id=2389

Concept général de la Parade

Dans une ambiance festive et décalée, la parade s’organisera en 10 + 1 zinodes (blocs de parade).

Les 10 zinodes se constitueront autour des 10 Hartenwensen (vœux du cœur) établis par HbH et repris dans leurs titres par TAC (prochainement publiés sur le site), une zinode par vœu, donc. L’idée est que chaque personne ou groupe de personnes voulant participer à la parade choisisse un vœu qui lui tienne à cœur et suive les trois consignes propres à ce vœu.

Chaque vœu-zinode se verra attribué :

• Une couleur à porter sur soi (vêtement, accessoire, grimage, etc. peu importe) ;
• Un objet détourné (si la consigne est un objet en bois, cela peut être une allumette, une cuillère en bois, une branche d’arbre, etc.) ;
• Une chanson liée de manière décalée au vœu de la zinode.

L’idée est qu’au sein de ces trois consignes chacun et chaque groupe se sente libre de parader comme il le sent, d’inventer, de créer, de montrer les alternatives qu’il souhaite et propose pour notre société.

La dernière (11e) zinode est réservée aux organisations avec leurs drapeaux, banderoles, logos, etc. afin de ne pas « polluer » le cortège principal de drapeaux et de mettre la force des citoyens au premier plan. La dernière zinode des organisations viendrait comme un appui, un soutien, un point d’orgue à toute cette force citoyenne pour le changement. Les logos sont donc bannis des 10 autres zinodes : si vous voulez militer pour une organisation, placez-vous dans cette 11e zinode.

Les consignes de pour chaque vœu seront publiées prochainement sur les sites internet de HbH et TAC, je vous tiendrai informés. Il vous sera alors demandé de vous inscrire dans la mesure du possible à un vœu afin que nous puissions nous assurer qu’un vœu n’est pas totalement déforcé par rapport à d’autres.

Voilà déjà de quoi alimenter votre créativité !!

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 05:16

CADTM

20 février par "Collectif "qui vole qui ?"

 

 

 

 

 

 

 

 

Une trentaine de personnes se sont rendues dans une agence bruxelloise de BNP Paribas Fortis ce matin et sont reparties avec... des meubles !

Des chaises, une table, des plantes, etc. : une première saisie pour commencer à récupérer les milliards d’euros que la banque place dans lesparadis fiscaux afin de permettre à ses plus riches clients d’échapper à l’impôt. La licence bancaire leur a symboliquement été retirée par l’apposition de scellés pour fraude fiscale à très grande échelle et préjudice à l’intérêt général, deux des crimes qui figurent dans la longue liste des faits d’armes de cette banque.

Forcément, les banques s’expriment peu sur le sujet. Et pour cause, les sommes mentionnées par plusieurs sources sont abyssales. Rien qu’en Belgique, l’évasion fiscale - notamment orchestrée par les banques – entraînerait de 10 à 20 milliards d’euros de manque à gagner pour l’État et le financement des services publics.

Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

Quand les banques nous pissent dessus, l’État nous dit qu’il pleut et accuse la gloutonnerie du peuple qui aurait vidé ses caisses. Résultat : l’État coupe dans toutes les dépenses publiques tandis qu’il continue à sauver les banques. Une rapide comparaison entre ces 10 milliards et les quelques 250 millions qu’il entend récupérer en saignant plus de 35 000 chômeur.se.s ne laisse planer aucun doute sur ses priorités.

En Belgique comme ailleurs, l’État est au courant des agissements de la banque depuis des années et ne fait rien contre cela. Il va falloir que la population s’en occupe elle-même. « Nous reviendrons chercher le reste, Bisou » annonce une banderole laissée sur place...

Généreux, les militant.e.s ont offert à la direction un peu de lecture sur la confiscation de la démocratie par la finance en leur remettant les livres Bancocratie, Le livre noir des banques,Banques qui pillent, banques qui pleurent... Ils et elles sont ensuite reparti.e.s avec le mobilier sous le bras pour le remettre à la population. Le mobilier a été installé dans l’espace public avec un écriteau « Ceci n’est pas un siège, mais un début de réappropriation ».

Cette action fait écho à une opération similaire menée jeudi dernier dans une agence HSBC de Bayonne, par l’association Bizi. Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg. Toutes les grosses banques jouent le même jeu. BNP Paribas, la cible du jour, n’est pas en reste puisqu’elle compte 214 filiales dans les paradis fiscaux.

Si les 180,6 milliards d’euros d’évasion fiscale d’HSBC révélés par l’affaire Swissleaks font aujourd’hui la une de l’actualité, ils ne constituent en réalité que la partie émergée de l’iceberg.

Ce n’est un secret pour personne, toutes les grosses banques ont des investissements et des pratiques scandaleuses et néfastes sur les plans sociaux, écologiques et financiers. Leur rôle devrait être de financer des projets socialement utiles et non pas de travailler à enrichir leurs actionnaires. C’est pourquoi il est impératif de retirer la licence bancaire à ces criminels en col blanc, de socialiser le secteur bancaire (en le plaçant sous le contrôle des travailleurs et des usagers) et d’annuler la dette qu’ils ont eux même créée.

Il ne fait nul doute que les banques excellent dans le partage d’informations et de pratiques lorsqu’il s’agit de spéculer, cacher et voler... Qu’elles se rassurent, nous en tirons bon enseignement. De Bayonne à Bruxelles, d’Athènes à la City, de Madrid à Berlin : que les banques surveillent leur mobilier...

Cordialement,

Le collectif « Qui vole qui ? »

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 15:15

Publié par Michel El Diablo

Les métallos allemands arrachent 3,4% d’augmentation

IG Metall, le principal syndicat d’Allemagne vient d’obtenir

3,4% d’augmentation.

 

Le 19 janvier 2015, IG Metall a déclaré que le patronat devait réagir rapidement à sa revendication d’une hausse des salaires de 5,5% sous peine de risquer une grève nationale à partir de fin janvier. Acceptant les négociations il avait décidé de ne pas déclencher de grève avant la fin du deuxième cycle de négociations le 28 janvier. Trois grèves isolées d’avertissement ont tout de même eu lieu dans le Land de Thuringe.

 

C’est à l’issue de la quatrième séance de négociations rapidement menées avec l’organisation patronale régionale que le Syndicat IG  Metall du Bade-Wutemberg a obtenu 3,4 %  d’ augmentation des salaires à partir du 1er avril 2015 et une prime unique de 150  euros pour les 800 000 métallurgistes de ce Land. Augmentations qui devraient être étendues aux 3 500 000 salariés de cette branche et servir de références pour les négociations à venir sur tout le territoire. En particulier dans l’industrie, le commerce et les services publics.

 

« Pour de nombreuses entreprises, l’accord est douloureux et à la limite du supportable », estime l’organisation patronale du Bade-Wutemberg, ajoutant: «Avec une inflation attendue de 0,3 % sur l’année, les salariés vont bénéficier d’une augmentation réelle de plus de 3 %, soit plus de 2 000 euros pour une rémunération annuelle moyenne de 57 000 euros. C’est l’augmentation de salaire réelle la plus élevée depuis des décennies dans notre industrie »

 

Le patronat n’est pourtant pas à plaindre, commente Les Echos : « Sur les onze premiers mois de l’année 2014, l’excédent commercial de l’Allemagne s’établit, en valeur absolue, à 199 milliards d’euros, contre 181,3 milliards sur la même période de 2013 soit +9,76 % ».

 

SOURCE:

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:58

Nous remettons en ligne ce texte, publié hier, toujours d'actualité.

 

« La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat », disait Krasucki.  

Depuis trente ans les salariés ne cessent de voir disparaître un par un leurs acquis sociaux.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont vendus au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.  Ainsi ont été privatisées les banques  ( après avoir été nationalisées une courte durée sous la présidence de Mitterand…).  Puis les entreprises publiques à leur tour ont été bradées aux plus offrants les unes après les autres, entièrement ou par morceaux : Renault, EDF-GDF, Air France, SNCF … Ensuite La Poste, le secteur de la santé …  Les Français en étaient propriétaires.  Ils ne le sont plus.  Ils sont maintenant clients.  Vous n’avez pas les moyens de payer pour passer un IRM dans l’hôpital public ?  Attendez trois mois ou payez dans le secteur privé ( dans le même hôpital ).  Vous voulez que votre lettre ou votre colis arrive plus rapidement ?  Payez.  Vous n’avez pas les moyens d’avoir une voiture, vous habitez loin de votre lieu de travail, la gare la plus proche a été fermée : prenez le bus et mettez deux fois plus de temps pour arriver au travail.  Et de surcroît payez pour l’assurance complémentaire privée car la sécurité sociale vous rembourse de moins en moins.  

A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.

 

Dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »

E. Macron veut une « République contractuelle », soit l'inverse du modèle républicain basé sur la primauté de la loi sur le contrat, de la protection sur le rapport de forces.
Pour le dialogue social, M. Valls n’est pas avare de coups de menton :
«Le pays demande de l'autorité pour combattre le terrorisme mais aussi pour faire avancer les réformes», confie-t-il dans le Journal du Dimanche. Il entend proposer un « nouvel ordre social ».  Ainsi donc tout s’éclaircit, le « dialogue social » doit permettre d’établir ce " nouvel ordre social"  et Valls prévient :"Toujours avec l'esprit de dialogue, mais sans trembler, avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Le premier ministre veut une « loi travail » dans laquelle on légifèrera sur l’assurance chômage ( on parle de « réformer » la durée et le montant de l’indemnisation ), les retraites complémentaires, le marché de l’emploi ( il est question de « dérogations temporaires » pour les 35 heures, de « flexibilisation »), les comités d’entreprises, les CHSCT…

Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.

Il reçoit mercredi à 15 heures à Matignon les leaders de trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et de cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) pour lancer les consultations sur les grandes lignes de cette réforme, qu'il veut créatrice d'emplois.
Le Medef propose une fusion de toutes les instances représentatives - comité d'entreprise, délégués du personnel et comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHST) - dans un "conseil d'entreprise" et davantage de flexibilité du travail. . La CFDT, elle, serait prête à "rationaliser" ( ? ) les procédures entre employeurs et salariés. N’est-ce pas, justement, ce que propose le patronat ? La CGT et FO sont contre cette fusion. Au coeur de la polémique se niche en effet l'avenir des CHSCT, dont le rôle dans l’amélioration des conditions de travail est très apprécié.  La CGT alerte : "il est fondamental de conserver les CHSCT" et de "garder les comités d'entreprise, leur droit d'alerte, leur droit d'expertise".

Devant la surdité du gouvernement qui vient de faire passer en force la loi Macron, CGT, FO et Solidaires appellent à "une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015".  Il s'agit de lutter "contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement".  C'est-à-dire d'exiger du gouvernement qu'il change d'orientation politique.  Ainsi sont visés le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions de la loi « Macron », le gel des salaires et des pensions. 

Autant dire que ces revendications mettent en cause également, de fait, mais sans que cela soit exprimé franchement dans l'appel commun, directement la politique de Bruxelles qui inspire Mrs. Valls, Hollande et Macron. 

 

Préparons-nous à sortir de l’euro et de l’Union européenne.

Cela intervient après maintes contre-réformes, notamment la suppression des élections prud’homales.  Dans ce contexte, le pire est à craindre pour les salariés.  Leur mobilisation est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que le modèle européen est mortifère pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul.  Comme la Grèce aujourd’hui.

Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  Soyons y prêts. C’est parce qu’ils savent que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) ne sont pas prêts à cette rupture qu’ils se sentent forts et qu’ils utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples. Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.  Valls-Hollande font de la France la vassale de Bruxelles et appliquent toutes les directives capitalo-libérales.  Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société

C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.   Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.

 

Pourquoi enfermer les luttes dans l’Union Européenne ?

Le 30 Mai des militants communistes invitent à une manifestation
Pour le 10ème anniversaire de la victoire du NON au Traité Constitutionnel Européen
POUR LA SORTIE DE L'EURO,
DE L'UNION EUROPEENNE ET DE l'OTAN
Pour notre part nous y participerons

 

Action communiste le 25 Février

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