Syndicat des travailleurs des Industries du Livre, du Papier et de la Communication de Rouen, du Havre et de leur région.
Pour l’emploi, pour une filière papetière en France
Après le désengagement d’UPM de Stracel à Strasbourg, avec comme conséquence 130 suppressions d’emplois, la casse de la papeterie STORA ENSO à Corbehem et ses 334 suppressions d’emplois, la lutte actuelle exemplaire des salariés d’ARJO WIGGINS à WIZERNES contre la fermeture de leur usine, la volonté de SMURFIT KAPPA de vouloir fermer le site de Pont-et-Marais… Après un plan social négocié à CHAPELLE DARBLAY en 2013, l’annonce par UPM d’arrêter la PM3, sonne comme la sirène des risques industriels, avec des conséquences pour la vie de 200 familles. Elle résonne aussi dans nos oreilles de salariés syndiqués CGT, comme une provocation au lendemain du 30e anniversaire des luttes des Pap Chap !
Pour garantir une rentabilité financière à deux chiffres, UPM n’hésite pas à faire le choix, encore, de détruire des moyens de productions pourtant créateurs de richesse, de jeter des salariés au chômage, laissant ainsi à la solidarité nationale le rôle de trouver des solutions pour eux. Cette stratégie capitaliste libérale exacerbée, a pour vocation de faire de l’argent sans les travailleurs, de ne pas leur redistribuer le fruit de la richesse pourtant produite et de ne pas garantir leurs contrats de travail alors qu’ils font l’entreprise. C’est simplement inacceptable !
Cette politique préméditée dans un deal entre producteurs papetiers a aussi vocation de maintenir au plus haut le prix du papier, pourtant stratégique, dans la diffusion des idées, de l’information imprimée. Ces derniers touchent directement les entreprises de presses et leurs salariés. En effet, l’achat du papier est souvent le second voire le premier poste de dépense selon les publications. C’est évidemment un frein à l’offre et l’initiative éditoriale, donc une destruction d’information, de richesses intellectuelles et marchandes. Il est avéré qu’un emploi industriel supprimé, entraîne dans sa disparition au moins quatre emplois induits (flux interne et externe, qualité, tertiaire, etc.).
Le SILPAC CGT de Rouen, du Havre et de leur région, se déclare solidaire des salariés de CHAPELLE DARBLAY, solidaire des luttes qui seront menées par le syndicat frère FILPAC CGT CHAPELLE DARBLAY de Grand-Couronne. Dores et déjà rendez-vous est pris pour la journée d’action nationale initiée par la FILPAC CGT le 27 novembre 2014, au Congrès des Maires, Porte de Versailles, à Paris.
Le SILPAC CGT appelle la représentation républicaine, à œuvrer pour la protection de l’emploi et du contrat de travail. De tout faire avec les outils législatifs actuels et de peser pour légiférer dès aujourd’hui pour de nouveaux droits pour les salariés, dans ce monde capitaliste, où entre autre il est décidé du sort des salariés de CHAPELLE DARBLAY à la bourse d’Helsinki.
