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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 15:06

meeting-charly-lendo.jpg

Pointe-à-Pitre, le 29 Décembre 2014


Aux Organisations ouvrières et démocratiques. Au Comité International Contre la Répression,


Objet : Procès Charly LENDO du 20 Janvier 2015.


Chers Camarades, Chers Amis,


Nous sommes à quelques jours de 2015 et permettez-moi, au nom de l’Union Générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), de vous présenter tous nos vœux de luttes victorieuses contre l’oppression, la domination, l’injustice et la répression, dans l’unité et la solidarité des Travailleurs et des Peuples.


Dans le monde entier, les travailleurs et les peules souffrent mais les travailleurs et les peules luttent pour la défense des libertés fondamentales. Ils doivent notamment faire face à une farouche répression qui frappe particulièrement les militants syndicaux qui refusent de courber l’échine face au diktat de l’Etat et du patronat

C’est le cas en Guadeloupe, où les militants UGTG poursuivent la lutte contre la domination politique, économique, sociale et culturelle et ont à faire face au gouvernement HOLLANDE qui poursuit la même politique répressive que son prédécesseur.


Oui, l’UGTG a fait le choix de lutter pour la construction d’une autre Guadeloupe débarrassée de la domination capitaliste et colonialiste. En ce sens, elle est en première ligne pour s’opposer à la remise en cause des droits, des libertés et des garanties sociales.

C’est dans ce contexte que notre camarade Charly LENDO est convoqué devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre le Mardi 20 Janvier 2015.

A travers ce nouveau procès, il s’agit pour le pouvoir et le patronat, de tenter de museler, de terroriser les militants syndicaux pour mieux dépouiller les travailleurs et le peuple de Guadeloupe.


Charly LENDO, ex-Secrétaire Général Adjoint de l’UGTG est poursuivi pour homicide involontaire indirect. Il est tenu pour responsable de la mort accidentelle d’un jeune motard survenue en février 2009 dans le cadre de la mobilisation du LKP. Là encore, il s’agit de criminaliser l’action syndicale et de diaboliser ceux qui luttent. Les choses sont claires : ils veulent faire taire l’UGTG par tous moyens.

Depuis le mouvement LKP de 2009, ce sont plus de 100 militants syndicalistes de l’UGTG qui ont été convoqués par la justice alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur mandat syndical. Rapporté à la population salariée de la France, ce chiffre correspond à 15 000 militants syndicalistes convoqués devant les tribunaux. Même les avocats défenseurs des syndicalistes ont fait l’objet de pressions visant à les empêcher d’exercer leur métier.

A travers Charly LENDO, c’est l’UGTG qui est visée. L’objectif du pouvoir : criminaliser et diaboliser l’action syndicale. C’est le droit pour chacun de revendiquer et de se battre pour ses revendications qui est attaqué. C’est la liberté syndicale qui est menacée.


En Guadeloupe, le patronat, soutenu par l’Etat, s’attaque aux acquis sociaux des travailleurs et des larges masses. C’est la remise en cause des seuils sociaux et de la représentativité des syndicats. C’est le piétinement du repos dominical et de la réglementation du travail nocturne. C’est le refus de toute négociation en branche professionnelle. C’est aussi la remise en cause du salaire minimum, des 35 heures, des jours fériés. Tout cela au nom de la croissance.

En vérité, il s’agit de détruire toutes les réglementations qui protègent les travailleurs et singulièrement les plus vulnérables, au nom de l’argent roi. La loi, c’est le marché.

Nous ne nous laisserons pas faire. Nous résistons, nous sommes debout et nous savons que nous ne sommes pas seuls. Si le gouvernement français et le patronat comptent sur notre lassitude, sur notre isolement, ils se trompent lourdement.


Les nombreux témoignages de soutien que vous nous avez adressés ainsi que les interpellations en direction de l’Etat français nous encouragent à poursuivre la lutte pour la défense des libertés fondamentales. Ainsi ce sont des dizaines d’organisations syndicales, représentant des dizaines de milliers de travailleurs, qui ont exprimé leur solidarité en exigeant, notamment du gouvernement français, l’arrêt des poursuites contre Charly LENDO et sa relaxe.

Le 14 janvier prochain, à la Bourse du travail à Paris, se tiendra, à l’appel du Comité international contre la répression (CICR), un meeting de soutien pour l’arrêt de la répression anti syndicale en Guadeloupe. Deux dirigeants de l’UGTG (Maïté HUBERT et Ruddy TESSIER) y participeront aux côtés de responsables syndicaux français et de militants de l’Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples.


Aussi, à travers ce procès du 20 janvier 2015, il s’agit pour le pouvoir et le patronat, de tenter de museler la contestation, de terroriser les militants syndicaux pour mieux dépouiller les travailleurs et le peuple de Guadeloupe.


Au nom de la solidarité ouvrière, au nom de la démocratie, au nom du droit des Travailleurs de Guadeloupe et de leurs organisations syndicales luttant pour leurs légitimes revendications, nous faisons appel à votre soutien et votre solidarité.


Nous savons pouvoir compter sur votre soutien et votre solidarité sous la forme que vous jugerez utile ; et cela afin d’obtenir la relaxe de Charly LENDO et faire reculer la répression antisyndicale en Guadeloupe.

Vive la solidarité des Travailleurs et des Peules

Vive la solidarité internationale !

Recevez chers Camarades, chers Amis, nos salutations militantes.


Le Secrétaire Général de l’UGTG


Elie DOMOTA


Envoyez vos protestations à : Madame Christiane TAUBIRA Ministre de la justice 13, Place VENDOME 75042 PARIS cédex 01 Fax : 0144776000


Copie protestations et Messages de solidarité à adresser à : UGTG Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe 1, Rue Paul LACAVE 97110 POINTE-A-PITRE Fax : 0590 89 08 70 e-mail : ugtg nsX wanadoo.fr


Lu sur initiative communiste

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:37

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

L'Indonésie, ce sont les catastrophes naturelles et aériennes qui occupent les écrans à Noël. La catastrophe humaine d'un pays soumis à un capitalisme mondialisé prédateur, héritier d'une dictature sanglante, est cachée. Mais les esclaves modernes ne se résignent plus à leur sort.

 

Il est fini le temps où les patrons indonésiens – souvent sous-traitants ou fournisseurs de multi-nationales – pouvaient compter sur une main d’œuvre docile, terrorisée et abrutie par les trente honteuses de la dictature sanglante et corrompue de Suharto.

 

Une grève nationale pour finir 2014

L'Indonésie a connu une fin d'année 2014 agitée, sous le signe de la lutte, ponctuée par une grève nationale massive le 10 décembre dernier. 1 million de travailleurs ont répondu à l'appel des syndicats KSPI, KSBSI et KSPSI.

A Djakarta, la capitale, 50 000 personnes ont défilé en direction du Palais présidentiel pour exprimer leur colère, après des manifestations qui avaient déjà rassemblé plusieurs milliers de travailleurs à la fin du mois de novembre.

La période de grâce du président normal Joko Widodo est terminée. Lui qui est présenté en Occident comme amateur de hard-rock, préférait en Indonésie se revendiquer fils du peuple, champion de la transparence, le candidat de l'Indonésie de la rue.

 

Une hausse de 30 % du prix de l'énergie pour satisfaire les marchés 

L'Indonésie ordinaire va payer cher son soutien. Pour satisfaire les marchés, il vient d'annoncer des coupes drastiques dans les subventions sur l'énergie, ce qui va augmenter le prix de l'essence de 30 %, soit le litre à 0,55 €. Dans un pays où 50 % de la population vit avec moins de 2 € par jour.

C'est une deuxième déception pour les syndicats de travailleurs. La première, c'est la faiblesse de la hausse du salaire minimum promise pour 2015, en particulier à Djakarta, dans un pays où le salaire minimum est fixé à l'échelle des provinces.

Le gouverneur de Djakarta a ainsi accordé une hausse du salaire minimum de 10 %, pour atteindre les 182 € par mois. Les syndicats exigeaient une hausse comprise entre 22,5 et 30 %, pour dépasser la barre des 200 € par mois.

 

Le SMIC à 200 € : l'objectif des travailleurs indonésiens

Souffrant pourtant du coût de la vie le plus élevé, les habitants de la capitale indonésienne sont loin de bénéficier du salaire minimum le plus avantageux. A Bekasi, la ville de l'automobile, les travailleurs ont obtenu une hausse du salaire minimum à plus de 200 € par mois. Un exemple. 

L'inflation officielle pour l'année 2013 en Indonésie est de 8 %. Mais l'Indice pour une vie décente, élaboré par l'Institut de Statistique central, est sous le feu des syndicats. Il sous-estime grandement le coût de la vie réel des Indonésiens, en particulier des travailleurs de Djakarta.

Certains indicateurs frisent le grotesque. L'Institut de statistique considère qu'un Djakartais peut vivre décemment en dépensant 0,5 € par mois d'eau (pour boire, se laver, sans compter la vaisselle !), 3 € de viande pour une consommation de moins de 100 g (!) et 0,10 € pour les loisirs.

Comme le soulignent les critiques, une estimation prudente des simples dépenses en eau montre qu'elle avoisine les 8,5 € par mois – 12 fois le chiffre officiel – tandis qu'il est nécessaire de la faire bouillir, ce qui implique des dépenses en énergie, pour la rendre potable.

Par ailleurs, les syndicats demandent que soient incorporés 24 nouveaux domaines vitaux pour les Indonésiens, à ajouter aux 60 déjà intégrés.

 

Vers une Sécurité sociale universelle en Indonésie ?

Toutefois, les syndicats comptent exploiter la nouvelle conjoncture politique dans un pays qui a subi de décennies de dictature terroriste guidée par la politique de la « main d’œuvre bon marché » et la théorie des « masses flottantes », qu'il conviendrait de décourager de toute action collective.

Ainsi, une nouvelle Réforme des retraites devrait être mise en place en juillet 2015, qui devrait accorder à 44 millions de travailleurs le droit à une retraite. Cependant, le flou le plus total existe sur la mise en œuvre concrète de la réforme.

La loi existe, font remarquer les syndicats, mais le décret d'application attend toujours.

De la même manière, le gouvernement promet une couverture médicale pour tous les Indonésiens. Une problématique qui pose moins de problèmes idéologiques qu'aux États-Unis mais qui rencontrent encore de nombreux problèmes pratiques.

Ce système de couverture maladie devait s'appliquer à tous, mais i10 millions d'Indonésiens n'ont encore aucune couverture. Les syndicats demandent la couverture universelle d'ici 2015, la presse économique parle de l'horizon 2019.

 

C'est trop peu, trop lent dans un pays qui est désormais la 16 ème puissance mondiale mais près de la moitié de la population vit avec moins de 2 $ par jour. Mais les luttes qui ne cessent de se développer laissent des perspectives d'espoir pour la classe ouvrière indonésienne.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 14:20

Lu sur El Diablo

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Article de Paul Vaillant-Couturier

 le 25 décembre 1926, dans l'Humanité



Retranscrit par EDT pour http://vivelepcf.fr/ 

puis http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



 

C’est un de ces jours de Noël froids, douloureux, comme ceux que nous vivions au front dans les tranchées… 

Noël d’inquiétude, Noël d’angoisse, Noël de chômage. Noël de vie chère… 

Noël de deuil aussi pour la classe ouvrière.

 

Comme une surcharge accablante au poids quotidien du meurtre à petits coups de l’usine, de la mine, du rail, du chantier, quatre catastrophes se sont abattues depuis un mois, jour pour jour, au Nord, au Sud, à l’Est, au Centre, sur des ouvriers, mettant à l’actif du patronat un tableau de chasse massif.

 

Le 25 novembre, c’était à Haubourdin, trois morts et trente blessés dans une fabrique d’amidon.

Le 13 décembre, c’était à Saint-Auban, dans une usine de gaz asphyxiants, l’explosion d’une cuve de chlore qui tuait 24 ouvriers et en blessait plus de soixante-dix. 

Le 23 décembre, à Pont-à-Mousson, un four à coke, en s’effondrait tuait douze hommes.

Avant-hier à Fontainebleau, dans un atelier d’hydrogène, une colonne de lavage des gaz éclatait, tuant un travailleur et en blessant deux autres.

En un mois, en quatre accidents, quarante ouvriers tués, Français, Italiens, Polonais, Arabes, Tchèco-Slovaques, Russes, Portugais, Autrichiens, toute une internationale de morts…

 

La responsabilité du patronat? Etablie, écrasante, partout.

Les sanctions? Quelques rentes…

Le remède? Des discours dans le vent, sur des tombes alignées… 

Et cela dure depuis que la grande production capitaliste existe.

Et cela est étroitement lié au régime capitaliste.

 

Des lois ont été édictées pour la protection du travail. Elles demeurent lettre morte: un enfant travaillait 24 heures de suite à Haubourdin; les masques à gaz étaient hors d’usage à Saint-Auban… Démocratie.

Des inspecteurs, payés de façon dérisoire, sont chargés de veiller à l’application des lois er de brandir leurs armes: des amendes de quelques francs! 

Hier encore, dans la cellule Thomson-Houston, à laquelle je suis rattaché, les camarades me racontaient qu’il n’était pas, dans leur usine, une machine qui fût en règle avec les prescriptions légales de protection et qu’un pont roulant non protégé notamment faisait peser une menace constante et terrible sur un atelier tout entier.

 

Le patronat, du haut de ses puissants syndicats, se moque d’une légalité dont il sait qu’il reste le maître. Les indemnités qu’il doit payer de temps en temps pour ses victimes lui coûtent moins cher que l’organisation d’une protection efficace.

Il gagne à tuer.

Une fois de plus, ici, apparaît l’implacable, la sauvage lutte de classes.

Il gagne à tuer, le patronat, et il exige que cela continue.

 

Une preuve?

La bataille engagée par les Chambres de commerce et les syndicats patronaux contre le contrôle ouvrier.

J’ai entre les mains le Bulletin de la Chambre de commerce de Valence et de la Drôme et j’y lis ceci:

 

« La Chambre de commerce se déclare résolument opposée à la création de délégués ouvriers dans les industries dangereuses et insalubres. »

« L’installation des délégués lui apparaît comme inutile, dangereuse et irréalisable. »

 

Inutiles? Dangereuse? Les morts de ces derniers mois répondent.

Irréalisable? Les travailleurs réaliseront.

Le contrôle ouvrier, dont le patronat a peur – et que seule la Révolution réalisera pleinement -sera arraché de gré ou de force…

Il n’est qu’un des mots d’ordre dans la bataille qui s’engage entre le capitalisme rationalisateur et le prolétariat révolutionnaire.

 

Mais les circonstances lui donnent une tragique actualité, en cette fin d’année.

Sans doute, communions-nous aujourd’hui, jour de Noël, dans le souvenir de nos morts ouvriers, sans doute pensons-nous au chômage qui s’étend, à la misère qui vient, aux usines qui débauchent, mais nous nous souvenons aussi, que dans la vieille légende chrétienne, Noël est un jour de naissance, un jour de promesse, un jour d’espoir pathétique, le jour du Sauveur.

Et nous n’oublions pas, nous, les artisans passionnés d’une Révolution inéluctable, que le Sauveur, camarade, c’est toi-même avec ton marteau, avec ta faucille, avec ton fusil.

 

Paul Vaillant-Couturier

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 23:00

 Lu sur pcfcapcorse

 

SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !


Rédigé par José Fanchi Samedi 20 Décembre 2014   


Concurrence déloyale, dumping social et fiscal, privatisation voire scandale financier, les 2 000 travailleurs n’ont pas fini d’en voir de toutes les couleurs au fil des jours, des menaces et des réunions qui n’en finissent plus de finir. Des centaines de salariés pourraient perdre leur emploi et la Corse l’outil indispensable à la mise en œuvre du service public de continuité territoriale. L’heure est grave pour la Corse et la région PACA, sinistrées par le chômage et la crise économique. Vendredi matin, après l’Assemblée de Corse, les manifestants se sont dirigés vers la préfecture de région. Ambiance


SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !
Banderoles, feux de Bengale, musique et chants patriotiques, ils étaient plusieurs dizaines devant  les grilles de la préfecture de région pour manifester leur mécontentement avec en tête de la délégation, Frédéric Alpozzo accompagnés des principaux cadres de la CGT.  Selon les plus pessimistes, la perte d’emploi pourrait en fait s’avérer une véritable saignée et cela porterait le nombre d’emplois menacés à 4000 à travers l’ensemble des prestataires affectés par la perte d’activité. En Corse il est question de 1200 emplois, de l’avenir de l’école de marine, de perte sèche pour la SITEC émanation de la CTC qui gère la billetterie. Sans oublier pour autant d’autres activités comme la blanchisserie ou la fourniture de produits de consommation et de restauration qui sont concernées directement.

Des solutions existent
Pour la section d’Ajaccio du PCF, le gouvernement et la CTC font fausse route en expliquant que le redressement judiciaire serait la solution idéale pour sortir la SNCM de l’impasse. Les travailleurs ne sont pas d’accord : « Aujourd’hui, on se rend compte que cette vérité, conforme aux choix de Veolia et Transdev, est un mensonge mortifère pour nos emplois et le service public de continuité territoriale. Plus que jamais, il faut stopper cette marche à l’abîme dans la solidarité et dans l’action les plus larges autour des travailleurs victimes de cette politique ultralibérale et avec les organisations syndicales engagées dans la défense de la SNCM. Alors que s’ouvre la période d’observation, par sa force, ce mouvement social et populaire permettra de sauver l’emploi et le service public. En ce sens le gouvernement doit reprendre la main pour :
  • - Garantir la continuité de la SNCM par l’intervention de la Caisse des Dépôts au capital de Transdev et donc sa sortie immédiate du Redressement judiciaire
  • - Régulariser la participation de la CDC au capital de la SNCM
  • - Préserver l’emploi en Corse et sur le continent en imposant le respect des règles du pavillon français premier registre pour tout armateur opérant sur les lignes de la continuité territoriale
  • - Défendre les contentieux jusqu’au bout des cinq prochaines années de procédure afin de garantir le maintien de l’attribution de la DSP au groupement CMN-SNCM et d’obtenir l’annulation des dernières décisions de l’Union Européenne pour la défense de toutes les compagnies publiques maritimes et aériennes, SNCM-CMN et AIR CORSICA-AIR France, et des emplois qu’elles génèrent.

Frédéric Alpozzo : "Notre modèle social va disparaître"

SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !

La délégation a été reçue vendredi matin par le groupe communiste de l’Assemblée de Corse et s’est rendue aussitôt devant les grilles de la préfecture de région rejoindre l’ensemble des manifestants.

Le patron du syndicat des marins CGT a expliqué les raisons de l’annulation de ces entretiens : « Simplement en raison de l’absence du président de l’Office des Transports, mais la commission de l’Office des Transports aurait dû normalement nous recevoir compte tenu des graves conséquences que cela aura pour la SNCM et les 2000 salariés sans oublier les entreprises induites mais également sur la DSP.
« Aujourd’hui, nous considérons qu’il n’y a pas de repreneur sérieux  pour la SNCM et qu’il ne peut y avoir de repreneur sérieux sans entrer les conditions qui ne sont pas réunies. C'est-à-dire avoir un repreneur pour la SNCM dans le cadre d’une restructuration certes, mais s’il n’y a plus de compagnie, cela signifie que le contrat de service public ne tient plus la route juridiquement. Cela veut dire aussi que pour « échapper » au contentieux que je qualifierai de « bidon » de l’Union Européenne porté par Corsica Ferries, on va abandonner des pans entiers d’activités et il faudrait que la nouvelle entreprise ne ressemble plus à quoi que ce soi par rapport à la SNCM. En clair, il faudra séparer les activités malgré les emplois que cela représente pour Marseille et pour la Corse, et abandonner Toulon, Nice et Marseille en période estivale. On devrait être fixé à partir de lundi prochain au sortir du comité d’entreprise. Le calendrier qui est fixé avec une remise des appels d’offres à repreneur jusqu’au 19 janvier et ensuite, pour le dépouillement, il faudra attendre fin janvier début février. »

- Que peut-on dire aujourd’hui ?
-  Aujourd’hui on est dans une issue illégale qui va produire une offre de reprise « bidon » pour arriver à la liquidation et au démantèlement de la SNCM. Ce qui est sûr, c’est que dans ces conditions, nous rejetterons une telle issue. Les personnels seront en situation de refuser et les licenciements et l’absence d’avenir et donc d’arrêter totalement l’activité. »


- Et la privatisation ?
-  Nous avons déjà mené le combat en 2005 et elle a eu lieu en partie. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans l’idéologie du capital en premier lieu, mais qu’on veuille garder la minorité de blocage avec les salariés, à savoir 34% du capital public. On n’est pas opposés à l’entrée des collectivités au capital mais c’est elles qui ne veulent pas aujourd’hui ; le président du Conseil Exécutif souhaite voir disparaître cette compagnie, ce qui n’est pas de son ressort et qui relève de prise illégale d’intérêt et de volonté de favoriser la compagnie concurrente low cost. Aujourd’hui, il y a une société qui existe, on a demandé de gros efforts aux salariés, on a perdu beaucoup d’emplois depuis dix ans, la flotte a été divisée par deux, ça n’a que trop duré. Nous n’accepterons pas de fausse solution qui conduisent à la destruction, ce qui est en train de se passer. Ce qui va disparaitre, c’est notre modèle social…
J. F.  


SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !

 

 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:39

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

L’année 2012 ne sera pas un bon souvenir pour les salariés français. Une étude d’Insee Première vient en effet de rappeler que le salaire net moyen a perdu 0,4% de pouvoir d’achat en 2012. Et les années 2013 et 2014 vont aggraver le phénomène.

En 2012, les salariés ont gagné « en moyenne » 2.154 euros nets quel que soit leur secteur (public ou privé), calcul fait sur l’ensemble des salaires. Cela a représenté 1,6% de plus qu’en 2011 (en euros courants).

Mais les auteurs de l’étude rappellent que l’inflation a été de 2% en 2012. D’où une baisse du salaire net moyen en termes réels (en euros constants).

Les cotisations amputent de plus en plus le net, mais le salaire brut recule aussi !

L’étude montre l’impact de la hausse des cotisations, notamment des cotisations retraites, sur l’évolution des salaires. Rappelons que l'année 2012 est l'année où les augmentations des cotisations retraites décidées par la loi Sarkozy de 2010 ont commencé à produire leurs effets.

Mais en euros constants, le salaire brut moyen a reculé de 0,1% (à 2.870 euros), ce qui veut dire  que le problème n'est pas seulement lié à l'augmentation des cotisations: il est bien plus profond.

L’effet baissier des salaires est sensible sur longue période.

Selon des calculs faits à partir des tableaux de l’Insee, le salaire brut moyen n'a progressé que de 7,3% en 10 ans, soit seulement 0,7% en moyenne par an de fin 2002 à fin 2012, alors que les prix augmentaient de 2% par an en moyenne (jusqu'à 2012)

Le salaire net n’ayant quant à lui augmenté que de 5,2% sur la période (soit +0,5% par an), la baisse du pouvoir d'achat des salaires est donc énorme: sans doute supérieure à -15%. Et encore ce chiffre cache-t-il bien des disparités: rappelons que le prix des loyers, des transports et des produits alimentaires a littéralement explosé

Une baisse plus sensible chez les cadres

En 2012, il apparaît en tout cas que les salariés les moins rémunérés ont été les moins affectés par la baisse de pouvoir d’achat, sans doute grâce à l’existence du Smic qui est revalorisé du niveau de l’indice officiel des prix.

En conséquence chez les employés (2.081 euros bruts en moyenne), le salaire est resté stable en euros constants. Pour les ouvriers (2.164 euros), a baissé que de 0,1%.

Pour les professions intermédiaires (2.941 euros bruts en moyenne), la baisse a en revanche été marquée (-0,7%), tout comme pour les cadres (-0,8% à 5.444 euros). Il faut y voir les efforts des  milieux patronaux qui cherchent à payer les qualificaitons le moins cher possible: les salaires des ingénieurs et des informaticiens en sortie d'école on plus que fléchi, dans le même temps où la prériode d erecherche de leur 1er emploi s'allonge. 

L'écart entre les femmes et les hommes se réduit parce que les salaires des hommes, plus élevés, se tassent.

Les salaires des femmes étant en moyenne plus bas que ceux des hommes, et que les bas salaires augmentaient plus que les salaires moyens, l’écart hommes-femmes s’en trouve réduit. Tandis que le salaire moyen des hommes baissait de 0,2% en euros constants, celui des femmes a augmenté de 0,2%. Avec 1.890 euros nets moyen pour les femmes et 2.339 euros nets moyen pour les hommes, l’écart demeure donc important (19,2%).

ATTENTION : le salaire "médiant" était de 1.730 euros nets par mois

Si le salaire moyen était de 2.154 euros nets en 2012, il ne faut pas oublier que la répartition des salaires est loin d'être linéaire. Le salaire moyen n'exprime pas une réalité.

En fait, seul un salarié français sur deux a gagné plus de 1.730 euros nets par mois (salaire médian) et un salarié sur cinq a touché moins de 1.321 euros nets.

A l’inverse, l’étude montre que 5% des salariés ont perçu plus de 4.415 euros par mois.

Rappelons que parallèlement les profits des grands groupes on explosé en 2012 !

En 2012, la hausse du CAC 40 a été de +15,2 %, qui s’établissait à la fin de la dernière séance à 3 641,07 points. Dans le détail, les valeurs financières (Société générale : +65 % sur un an ; BNP Paribas : +40 %, Crédit agricole : +40 % ; Axa : +33 %) avaient tiré l’indice vers le haut, tout comme certaines valeurs de l’automobile (+56,7 % sur un an pour Michelin, +51,8 % pour Renault, et.). La baisse des salaires a donc profité à d'autres !

Dans le même temps, en 2012, elles avaient versé plus de 50 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, soit une progression de 5% !

La baisse du pouvoir d'achat des salaires est la véritable cause de l'athonie de l'économie ! C'est ce qu'il faut changer !

Rappelons que près de 95% de la population active est salariée. En conséquence, lorsque les salaires baissent, la consommation baisse. Cela pèse donc sur l'activité économique. Tant que les salaires baisseront, la croissance, qui restera au point mort !

Or les mesures gouvernementales vont toutes dans le mauvais sens.

Réduire le pouvoir d'achat des salariés ne permettra pas de sortir le pays du marrasme, ni de résorber le chômage. S'il l'on veut sortir de la crise et relancer l'emploi, il faut se résoudre à relancer les salaires !


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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:17

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Arrêtez de râler contre les grévistes, parce que souvenez-vous que si :

- vous travaillez 8 heures par jour,

- vous bénéficiez d'une sécurité sociale,

- vous bénéficiez d’une retraite,

- vous bénéficiez d'un treizième mois ou d'une prime de fin d'année,

- vous bénéficiez de congés payés

- etc...

c'est grâce à des grévistes !

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:54

 

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 


Les salariés d'Amazon vivent l'exploitation capitaliste dans sa plus grande brutalité, une inhumanité voilée pour les consommateurs dans la chose-marchandise tant désirée pour Noel. Les travailleurs allemands ont mené une grève de 3 jours pour obtenir des salaires, des conditions de travail dignes. Les enjeux de cette lutte sont éclairants.

 

Cela fait un an et demi, depuis mai 2013, que les salariés d'Amazon en Allemagne multiplient les grèves pour exiger leur intégration aux conventions collectives du commerce, pour obtenir un salaire et des conditions de travail dignes.

 

Une « grève de Noel » inédite : une semaine de mobilisation massive

 

La grève entamée ce lundi 15 décembre, et poursuivie jusqu'à mercredi, est sans doute la plus importante qu'ait connue l'entreprise américaine en Allemagne, le seul réel mouvement de masse qu'il endure en Europe

Cette « grève de Noël » frappe Amazon dans son pic de production. L'an dernier, le 15 décembre, Amazon a reçu 4,6 millions de commandes , soit 53 marchandises par seconde.

 Une « grève de Noel » qui, selon le syndicat du commerce VERDI, aurait impliqué 2 500 salariés, soit près du tiers des 9 000 employés permanents du groupe en Allemagne. Un taux de grévistes colossal dans un secteur où règnent le despotisme de l'usine, la terreur patronale.

Enfin, une « grève de Noël » qui pour la première fois implique 6 des 8 centres de travail d'Allemagne : à Hersfeld (Hesse), Graben (Bavière), Rheinberg et Werne (Rhénanie), Leipzig (Saxe) et pour la première fois l'atelier de Coblence.

 

Et une « grève de Noël » qui, d'après les dernières déclarations du syndicat Verdi, devrait continuer jusqu'à samedi prochain, voire jusqu'à Noël.

 L'ampleur de cette grève est une réponse massive, et significative aussi dans son symbole, aux tentatives de l'entreprise américaine, au début de l'année 2014, de mettre en scène un soutien de ses employés à l'entreprise, par des vidéos en ligne montrant des déclarations de soutien des salariés, ou imprimant des T-Shirt : « Moi, je suis pour mon entreprise, Amazon ».

 

La lutte pour le droit aux conventions collectives au XXI ème siècle

 

Les salariés d'Amazon demandent tout simplement l'intégration de leur entreprise dans les conventions collectives du commerce de détail, qui prévoit des salaires minimums ainsi qu'une réglementation des conditions de travail, et la pleine intégration des syndicats aux négociations.

 Comme partout, Amazon joue sur les failles de la réglementation – ou sur les avantages que fournit ce droit du travail aux grandes entreprises qui maîtrisent son architecture –, elle considère que l'entreprise s'intègre à la branche de la logistique.

 

Cela lui permet dans l'immédiat trois choses : 

1 – de faire régner son arbitraire dans les conditions de travail dans les ateliers. On connaît les conditions de travail chez Amazon en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux USA ou en France : des cadences infernales, des températures inhumaines, la pression de l'encadrement, l'automatisation des comportements, l'isolement des salariés. Le tout sans regard des Inspections du travail. 

2 – de payer les salariés à un tarif inférieur, le salaire minimum serait de 9 € dans la logistique, contre jusqu'à 13 € – selon les régions – dans le commerce. Selon les syndicats, un aligement sur les conditions des conventions collectives du commerce conduiraient à une hausse du salaire mensuel pouvant aller jusqu'à 700 €. Pour l'instant, Verdi se bat pour 3 % d'augmentation de salaire.

3 – enfin de ne pas reconnaître Verdi, syndicat du commerce, comme partenaire légitime, donc d'exclure les syndicats de toute négociation sur les salaires, les conditions de travail. A prétendre suivre la convention collective de la logistique, Amazon n'en suit aucune, et ne reconnaît aucun syndicat dans ses entreprises.

 

Le dialogue social façon Amazon : obtenir la collaboration du gouvernement et des syndicats au statu quo

 

Face à cette mobilisation massive, au pire moment pour Amazon, quelle est la réaction de ce géant commercial américain ?   

Tout d'abord, il ne désespère pas de trouver un soutien au sommet de l'Etat allemand, y compris des directions syndicales, contre la grève. Amazon n'est pas effrayé par l'introduction d'un salaire minimum à 8 € de l'heure … qui serait en-dessous des conventions collectives de la logistique.

Récemment, la Ministre du Travail (SPD) de Rhénanie, Sabine Bätzing a proposé sa médiation car « le dialogue social est bon pour tous », dit-elle.

Au même moment, la Ministre du travail fédérale, aussi une social-démocrate, Andrea Nahles prépare un projet de loi qui prévoit d'annihiler tout pouvoir de négociation aux syndicats de base, ou catégoriels, plus enclins à lancer des mouvements de grève.

Une remise en cause du droit de grève, au nom de la représentativité syndicale (« tariffeinheit ») qui renforcerait la collaboration de la centrale syndicale unitaire, la DGB, avec le gouvernement. 

Ainsi, récemment, dans Tagesspiegel, le secrétaire du syndicat Verdi, Frank Bsirske n'a pas tari d'éloges sur le gouvernement et la chancellière Merkel en particulier, qu'il voit comme « intelligente et réfléchie », plus prête à « dialoguer avec nous », ferme « dans sa politique ».

 

La délocalisation en Pologne comme solution ?

 

Mais Amazon a déjà entamé depuis l'an dernier un vaste plan de délocalisation de son activité vers l'Europe de l'Est, la République tchèque et surtout la Pologne.

La presse polonaise, acquise au discours patronal, jubile : « Les Polonais travaillent, pendant que les Allemands font la grève ».

Amazon a commencé la délocalisation de son activité en Pologne en 2013. Aujourd'hui, on compte 4 500 employés permanents, et 7 500 saisonniers.

Et la première expédition de colis d'Allemagne depuis la Pologne a eu lieu fin septembre 2014.

Cependant, le puissant, mais peu compétitif, secteur du petit et moyen commerce polonais ainsi que la grande distribution font pression pour éviter toute implantation en Pologne dans la distribution. Il n'y a toujours pas d' « Amazon.pl », et il n'y aura pas à moyen-terme.

Les salariés polonais offrent un avantage : ils sont payés en moyenne 3 € de l'heure, trois fois moins qu'en Allemagne, mais un tarif qui paraît décent en Pologne pour des employés non-qualifiés.

Amazon s'attendait par contre à trouver des salariés dociles. Il a vite déchanté, les salariés entamant des poursuites judiciaires, se plaignant des allées et venues considérables dans les centres de travail – 95 000 m2 en moyenne, soit 13 terrains de football –, de cadences intenables ainsi que d'un temps de travail de 10 h par jour.

 

La grève des salariés d’Amazon, inédite par son ampleur, montre néanmoins qu’il est possible de mobiliser les salariés parmi les plus exploités, les plus isolés du capitalisme moderne. Les salariés, syndicalistes français ne peuvent être que solidaires de ce mouvement.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:52

CGT-bosch-rodez.jpg

La presse n’a fait que de brefs communiqués, les journaux de 20 heures des TV n’en n’ont pas parlé. Il ne faut pas donner de mauvaises idées aux salariés au moment où patronat et gouvernement font tout pour écraser les salaires et convaincre les travailleursfrançais de la nécessité d’être plus « compétitifs » face à la concurrence « capitaliste » mondiale.

 

Après un court débrayage les salariés de Bosch à Rodez obtiennent une augmentation de salaire pour 2015 de 1,9% pour les ouvriers et employés, de 0,6 % pour les cadres et une prime exceptionnelle de 600 euros.

 

Bosch est un champion des « accords de compétitivité » et des profits réalisés à ce titre

 

Bosch France est une filiale du groupe allemand du même nom, avec 281.381 salariés dans le monde. En France il possède 22 usines et emploie 6.534 salariés.

Il est spécialiste de la sous traitance auto, fabrique de l’outillage portatif, du matériel de jardin, etc. 

Ses profits (officiels) se montent pour la période 2010-2013 à 7884 millions d’euros dont 1251 pour la seule année 2013. La crise n’est pas pour tout le monde.

 

En France il a été un des premiers à mettre en place des accords dits de « compétitivité » avec la complicité active de la CFDT. Certainement inspirés du modèle allemand de « dialogue social » cher au patronat et au gouvernement. 

Négociation avec un révolver sur la tempe : ou vous acceptez la perte d’acquis, le blocage des salaires ou on ferme. Lâchés par les syndicats-sauf la CGT- les salariés ont accepté ce marché de dupe.

Il y a encore quelques mois le journal « les Echos » dans un reportage sur l’usine de Rodez se félicitait de la bonne ambiance qui régnait dans l’usine. Le journaliste n’avait dû entendre qu’une cloche, celle de la direction.

 

Les salariés de Bosch ont remis les pendules à l’heure. Ils ont tiré la conclusion que le patronat ne partage jamais. Pour les salaires rien ne vaut l’action. Une leçon pour tous.

 

source: site communistes

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:04

Lu sur le blog FILPAC CGT des papetiers de la Chapelle Darblay la déclaration des élus CGT au Conseil Régional de Haute-Normandie le 15 décembre.  C'est clair, c'est percutant.  On attend les élus majoritaires du Conseil Régional sur des engagements concrets. 


Intervention des élus CGT Chapelle Darblay au conseil régional

Bonjour Mesdames et Messieurs, merci de nous recevoir et de nous accorder quelques instants.

Vous le savez toutes et tous, cela fait maintenant 1 mois, 33 jours exactement que Mr Pesonen, PDG du Gpe Finlandais UPM a décidé que pour améliorer les résultats de 150 millions d’euros dans un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, il arrêterait 4 machines à papier produisant 805 000 T en Europe, dont notre PM3 en France à Grand Couronne qui fabrique 120 000T. Il supprimerait ainsi 570 emplois dont 196 dans notre usine soit un peu  plus de 50% des effectifs.

Nous sommes ici pour vous appeler à l’aide, nous avons certes besoin de votre soutien, mais surtout besoin de votre aide d’élus issus des urnes de notre démocratie.
Notre site tout entier est en danger par l’arrêt de la PM3. Ce sont aujourd’hui 196 licenciements et 120 000 t de papier journal de moins fabriqué en France,  à 130km de Paris, capitale de l’imprimerie Française. Ce sont  demain 180 licenciements et encore 230 000 en moins. (350 000t au total) si la PM6 s’arrêtait.

L’année passée nous avons fêté les 30 ans de la lutte, les 30 ans de la reconversion de la Chapelle Darblay.
En 1983 grâce aux salariés et leur syndicat CGT, aux citoyens, aux élus, nous avons fait que Chapelle Darblay soit le premier fabricant de papier journal 100% recyclé doté d’atouts très importants, sa situation géographique, sa proximité portuaire, ferroviaire et sa proximité d’un  grand réseau routier. Nous fabriquons aussi nos besoins énergétiques et revendons de l’électricité. Économie circulaire.

Nous utilisons avec l’association des pouvoirs publics  une matière première issue de la collecte sélective, les vieux papiers, les déchets comme on les nomme  (au passage  il y a 10 ans 80€ la tonne,  le double aujourd’hui). Ils sont à l’origine, nos biens,  ce sont nos achats de livres,  journaux, magazines etc. qu’après lecture nous déposons dans des poubelles que le service public collecte et ramène à la Chapelle Darblay. Économie circulaire encore.

Nous avons aussi grâce encore à l’aide des pouvoirs publics notre propre chaudière biomasse, qui a permis la création de sa filière d’alimentation en bois. Nous traitons tous nos déchets que sont les boues et rejets de désencrage. Économie circulaire toujours.

Nous faisons aujourd’hui  travailler des milliers de personnes. Aujourd’hui les actionnaires en veulent toujours plus même en ces temps difficiles, alors que notre site ne perd pas d’argent. Devrions-nous rester spectateurs du déclin industriel de notre pays, en laissant disparaitre notre industrie papetière ? On ne peut pas croire que demain nos imprimeries françaises,  nos journaux, le Figaro, le Monde, le Parisien, Paris-Normandie, etc. etc.  soient faits sur du papier qui viendrait d’Allemagne, de Finlande et pourquoi pas de Chine après nous avoir volé toute notre matière première.

Nous pouvons, nous devons garder sur notre site la production des produits spécifiques qu’est le papier journal de couleur, rose,   jaune,  orange. Nous savons fabriquer aujourd’hui un journal standard beaucoup  plus blanc. Nous avons déjà le réseau de la matière première spécifique pour 100% de cette fabrication.

Nous pouvons transformer la machine pour la fabrication de papier kraft, produit en expansion de 4% l’an. Nous pouvons développer des synergies de collecte avec Europac (20km de chez nous), nous pouvons fabriquer de la pâte 100% recyclée pour double A ex M real (30 km de chez nous) qui a de gros besoins. Nous pouvons créer un centre de tri bien plus grand. Nous pourrions faire mieux qu’un centre de tri, en faisant un plus grand centre d’affinage.
Nous avons des idées, des projets, et nous avons besoin d’aides pour les monter ces projets, besoin d’aide pour les expertises, nous avons besoin de vous …
Les salariés que nous avons la fierté de représenter veulent continuer à faire ce qu’ils savent faire,  fabriquer du papier et ainsi garder leurs salaires à la hauteur de leurs compétences acquises. Ils ne comprendraient pas que dans quelques temps vous vous réunissiez dans le cadre du CPER (contrat plan état région) et qu’une de vos priorités ne soit pas l’industrie papetière.

Le temps nous est compté. Cela fait déjà 33 jours, et avec les mauvaises lois nouvelles, les discussions de notre  PSE ne dureront que 3 mois. Il nous reste à peine 2 mois, 76 jours.

Nous n’accepterons pas d’être jetés à la rue. Les salariés très nombreux venus nous accompagner commencent à s’impatienter.
Je finis en vous disant qu’Ils ne comprendraient pas que Mr Pesonen, simple PDG du Gpe UPM, soit plus fort que notre président de la république, soit plus fort que vous les responsables locaux, départementaux  régionaux.
Ils ne comprendraient pas que les actionnaires aient pu soutirer des aides publiques à travers les matières premières, l’énergie,  le CICE et que l’état français représenté par les élus dont vous faite partie, ne lui impose pas de respecter les  emplois sur notre territoire, dans vos circonscriptions.

Si UPM veut partir, qu’il parte, mais qu’il laisse l’usine et son savoir-faire et  qu’ensemble nous continuons de faire tourner et prospérer ce que nous avons créé en laissant vivre nos familles dans la  dignité.

Merci de votre écoute et de votre aide mais s’il vous plait, on ne veut pas,  on n’a pas besoin, notre région non plus, d’un deuxième Petroplus.

Déclaration des élus CGT- Chapelle Darblay faite au Conseil Régional le 15 décembre


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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 10:53

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Les syndicats belges l'ont qualifié de plus grande grève générale qu'ait connue le pays depuis 30 ans. On attendait une rentrée très chaude en Belgique. Le mouvement social que connaît le pays depuis septembre dépasse toutes les prédictions.

 

« Résistance sociale », le mot d'ordre lancé par le Parti du travail de Belgique (PTB) a pris vie ce lundi 15 décembre pour la journée de grève générale nationale convoquée par les deux grandes fédérations syndicales CSC et FGTB.

 

« Résistance sociale » : les transports paralysés, un pays à l'arrêt

 

Les transports ont été complètement paralysés dans tout le pays : aucun avion n'a atterri ni décollé des aéroports à cause de la grève des contrôleurs aériens. Aucun train n'a roulé – ni TGV, ni Thalys ou Eurostar – depuis dimanche, tandis que le port d'Anvers était à l'arrêt.

Aucun autobus, tramway ni métro ne circulait en Flandre comme en Wallonie.

Le mouvement a été aussi très suivi dans les écoles, les universités, les hôpitaux, les administrations, même si un certain nombre de travailleurs ont fait grève pour la première fois, en particulier dans le commerce mais aussi dans le secteur social.

Le mouvement social monte en puissance en Belgique, des obilisations du mouvement à l' « As de pique » dans les universités contre la hausse des frais aux « grèves sauvages sur le rail » contre la casse de la SNCB, en passant par les « grèves tournantes » régionales contre l'austérité.

 

Un plan de guerre : retraite à 67 ans, saut d'index, coupes budgétaires

 

Le 6 novembre, ce sont entre 120 et 150 000 personnes qui se sont retrouvés à Bruxelles pour dire Non au plan de rigueur du Premier Ministre wallon du MR (libéral) Charles Michel, un véritable plan de guerre contre les travailleurs belges, sur demande pressante de la Commission européenne et du patronat de Wallonie comme de Flandre.

 

Dans ce plan, trois grandes mesures :

1 – le recul de l'âge de la retraite à 67 ans, et le recul de toute retraite anticipée jusqu'à 63 ans. La réforme des retraites consisterait également en l'introduction d'une réforme à points ;

2 – le « saut d'index », de fait une baisse des salaires, c'est-à-dire un gel des salaires nominaux (une baisse des salaires réels) dans un pays où les salaires sont toujours indexés sur les prix, ce qui préserve le niveau de vie des Belges ;

3 – les coupes dans les budgets de l'éducation, la santé ainsi que dans les subventions à la SNCB (rail) ;

 

Avec ce plan, le gouvernement escompte réaliser 11 milliards d'économies. Il a reçu les félicitations du FMI et de la Commission européenne qui lui reproche juste de ne « pas aller assez loin ». Moins de taxes sur le travail, plus sur le capital, avancent-ils.

 

Toujours plus pour le patronat : la recette de l'UE, du FMI

 

Moins de taxes sur le travail signifie allégements fiscaux pour les entreprises, bien sûr. Le gouvernement envisage déjà de réduire de 33 à 25 % les cotisations sociales patronales alors que le patronat peste contre le taux de prélèvements obligatoires (44 %), plus élevé qu'en France.

Si le patronat insiste beaucoup sur le « niveau d'imposition » exorbitant, le « coût du travail » élevé, il oublie de souligner que la Belgique a un des niveaux de productivités les plus élevés d'Europe, avec 45,9 € par heure travaillée. Elle n'est devancée que par le Danemark et égale la France.

La guerre est déclarée en Belgique. Et le patronat flamand et wallon a trouvé son unité dans la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Le patron des patrons wallon Jean-François Héris peut dire que « Patrons wallons et flamands se rejoignent sur beaucoup de sujets ».

Mais ce patronat uni a trouvé en face d'elle des salariés unis, dans un pays où la tradition syndicale de lutte est tout de même plus forte en Wallonie. Du nord au sud, de l'ouest à l'est, à Anvers, Liège, Bruxelles, le mouvement a été massif et uniforme.

 

Le PTB, le seul parti à défendre les travailleurs de Belgique

 

Les partis politiques dominants se sont, eux, répartis les rôles. Le MR (libéral), la démocratie chrétienne jouent les « réformateurs » courageux, qui pensent à la nation et non aux intérêts corporatistes des fonctionnaires, tout au service du patronat et de l'UE.

Le Parti socialiste (PS) – qui met en place les réformes d'austérité en Wallonie, à Bruxelles – joue hypocritement l'opposition, ménageant son syndicat de référence la FGTB et son électorat ouvrier.

Enfin, la droite dure nationaliste flamande du NVA joue la carte anti-syndicale et anti-grève, monte les « honnêtes travailleurs » flamands contre les « grévistes fainéants » de Wallonie. Le leader du NVA, Bart de Wever, a ainsi dénoncé une « grève politique ».

Quant au Parti du travail de Belgique (PTB), la formation marxiste qui monte et qui vient de faire son entrée au Parlement fédéral avec 4 % des voix, il a été très bien accueilli sur les 1 000 de piquets de grève où ses militants étaient présents.

 

Les travailleurs belges ont montré la voie en cette année, celle de la lutte contre la politique du patronat et de l'UE, de l'unité dans la riposte aux mauvais coups du gouvernement. C'est maintenant aux travailleurs français de prendre exemple sur leurs compagnons belges.

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