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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:27

UKRAINE-FMI

Lundi 29 décembre 2014, les députés de la Rada ukrainienne ont adopté de justesse un budget dont la rigueur est la condition sine qua non pour l’obtention d’un prêt du FMI de 17 milliards de dollars dans le cadre d’un « plan de sauvetage » de 27 milliards.

 

Une série de mesures contre la population :

 

-> un nouveau train d’impôts : un impôt supplémentaire de 5 à 10% sur la quasi-totalité des importations, un impôt de 15% sur les retraites élevées (supérieures à 200 euros) et un impôt sur les appartements de plus de 60m2 et les maisons de plus de 120m2 ;

-> l’annulation des avantages sociaux, notamment des instituteurs et des médecins à partir de juillet. Les salaires et les pensions ne seront plus indexés alors que le gouvernement prévoit une inflation de 13% en 2015 (plus de 25% en 2014);

-> des coupes prévues dans les dépenses sociales et l’enseignement ;

-> privatisations et renchérissement du prix de l’énergie : privatisation et fermeture des mines de charbon dans l’Est du pays ;

-> les dotations à la compagnie gazière Nafteco seront divisées par trois. Elle devra se libérer de sa dette de 6 milliards de dollars en augmentant ses tarifs ;

-> privatisation des agences de gestion des routes et des voies ferrées, sous prétexte de lutte contre la corruption.

 

En revanche, des mesures favorables aux oligarques :

 

-> augmentation des dépenses affectées à la défense et à la sécurité qui passent à 5% du PIB contre 1% en 2014 ;

-> diminution des charges patronales de 42 à16% pour les salaires dépassant 187 euros.

Le FMI a tout fait pour obtenir ce budget de choc contre la population ukrainienne.

 

Des milliers de travailleurs ont manifesté devant le parlement pour protester contre les mesures anti-ouvrières prévues par ce budget.

 

Source : POI

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:50

Vu sur le site cgtchapelledarblayupm le 11 janvier 2015

*

aEncore une action des PAP CHAP bien menée

Notre journée portes ouvertes, un succès.

*

Merci à toutes et tous les solidaires qui sont venus, voir notre usine, notre machine, qui nous ont apportés leur soutien et leur solidarité.

*

Merci à Toutes et tous les salariés es  (actifs et retraités) de Chapelle Darblay qui

ont participé à cette grande journée, bravo à eux

la réussite de cette journée leur est dédiée.

*

Merci aux médias qui ont relayé, relaté notre action 

*

la lutte continue pour sauver la machine 3 et les emplois,

c’est notre seul combat….

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CHAPELLE DARBLAY – 10 JANVIER INTERVENTION DE GÉRARD SÉNÉCAL
AUX PORTES OUVERTES DE GRAND-COURONNE

samedi 10 janvier 2015


Gérard Sénécal Filpac CGT UPM Chapelle Darblay


Mesdames et Messieurs,

Bonjour à vous toutes et tous, les amis, les camarades.

Aux noms des pap chap en lutte pour la défense de l’emploi

Merci de votre présence, de votre soutien, de votre solidarité, en ces temps si dramatiques pour notre république fondé sur Liberté Egalité Fraternité.

Merci à la population, aux délégations des partis politiques, de la Fédération FILPAC, tout son secrétariat et tous ses membres du comité exécutif, les délégations Filpac de la presse, les délégations papetières, Europac, Kimberley, SCA, double A ex Mreal, Paris-Normandie, etc. et tous les autres.

Merci à l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime, et toutes les délégations de l’inter pro du 76,

merci aux camarades du groupe Arjo en particulier les potes de Wizernes qui eux aussi luttent depuis des mois contre la fermeture de leur site et la suppression de plus de 300 emplois.

Merci aux camarades venus de Nancy de chez UPM Raflatac-UPM qui connaissent à nouveau la dictature UPM et son anti cgtisme, à vouloir encore licencier le secrétaire CGT du CE, pour une affaire déjà vieille de 3 ans, suite à une grève de 5 semaines pour les salaires. Jean-François en parlera après.

Nous remercions de leur présence, le sénateur vice-président du Sénat, monsieur Thierry Foucault et le sénateur socialiste, monsieur Didier Marie, le président de la Région, Monsieur Mayer-Rossignol, le député socialiste Guillaume Bachelay.

Nous remercions de leur présence les délégations du Parti communiste, du Front de Gauche de la région.

Remerciements encore et toujours, car toujours avec nous et cela depuis la grande époque, la grande lutte de 1983 qui a vu renaitre la Chapelle. Messieurs les élus responsables des mairies communistes environnantes à Gd Couronne (Michel Lamazouade, Patrice Dupray, Julien Dugnol), de St-Etienne du Rouvray (Hubert Wulfranck), Oissel (Stephane Barré), Tourville la rivière (Noel LEVILLAIN), plus le soutien de Sébastien Jumel, maire de Dieppe, Et on en oublie d’autres évidemment, veuillez nous en excuser.

Nous avons reçu quelques mots d’excuses, Mmes Troalec, Fourneyron, et Mr Massion. Comme le veut la tradition, nous vous souhaitons une bonne année, au cours de laquelle tous ensemble, nous en sommes convaincu, on va sauver et pérenniser la machine 3 et donc tout le site.

Quel plaisir de vous voir si nombreux être venus nous soutenir, voir de plus près notre usine, notre travail, nos emplois, cela fait chaud au cœur et nous encourage, nous conforte énormément à poursuivre notre combat pour l’emploi, le nôtre, celui du copain et l’emploi pour nos enfants, contre la dictature des actionnaires et des dirigeants UPM à vouloir toujours plus de fric, que du fric.

Vous avez ou aller visiter un site qui ne perd pas d’argent, mais qui n’en gagne pas suffisamment pour les actionnaires d’UPM, aujourd’hui 4 ou 5 millions ne suffisent pas, ils exigent un résultat à deux chiffres, que Chapelle Darblay ne peut pas leur donner suite aux conditions imposées par UPM.

Nos coûts de fabrication sont très compétitifs mais plutôt que vendre à proximité sur notre territoire ou en Europe à des prix corrects, UPM nous fait vendre à des milliers de kilomètres à la grande exportation, jusqu’en Afrique, en Asie, à des prix réduits et plombés par le coût du transport.

Vous avez vu ou aller voir, notre grande usine et ses grosses installations, et nous espérons que vous êtes ou allez être surpris, car Chapelle Darblay ne fabrique pas que du papier, ce qui fait de Chapelle un acteur majeur dans l’économie locale, voire nationale, nous fabriquons plusieurs choses, pas que du beau papier journal 100% recyclés.

A Chapelle Darblay, pour fabriquer son maximum de 350 000 T de papier, il y a environ 370 salariés, les « pap chap » et aussi des centaines d’emplois induits, environ 1500 personnes reparties dans au moins 70 entreprises, les sous-traitants comme on les appelle, de la maintenance, du service, de l’informatique, du transport, du nettoyage, etc…. .

A Chapelle Darblay, nous fabriquons d’abord notre pâte, Vous avez vu toutes ces tonnes de papier (dedans dehors, suite arrêt de noël, toutes ces tonnes de déchets de papier ) qui sont aujourd’hui la matière première, que l’on lave et que l’on transforme en pâte puis à nouveau en papier que vous retrouvez le lendemain dans vos mains en lisant par exemple votre journal Paris-Normandie.

Nous fabriquons nos propres besoins en énergie, Vous avez aperçu ce gros atelier un des plus technique qui est en travaux de rénovation, la chaudière biomasse, l’autre grosse fumée là-bas, qui fournit les machines en vapeur pour sécher le papier, qui fournit également le chauffage des ateliers, des bureaux, vestiaires etc… Nous fabriquons de l’électricité en partie pour l’usine mais surtout celle qui est revendue à EDF qui rapporte en moyenne annuelle 10 millions d’euros au groupe UPM .

Vous avez vu bien sûr, nos deux belles machines qui crachent la fumée que l’on voit de loin, et les milliers de kilomètres de papier journal qu'elles enroulent.

La machine 3 qui est mis en avant aujourd’hui, est la plus convertible, elle peut faire, elle sait faire du journal standard, du journal de couleur, c’est elle qui a innové le nouveau papier du journal Brite à très forte blancheur.

La machine 6, bien sûr, on est toujours impressionné par sa taille, elle est calée dans le journal standard ordinaire et peut faire plusieurs grammages.

Vous avez vu également en fin de parcours la robotisation et l’emballage de notre produit et les quantités de ces produits dans la zone de stockage environ 15000T, toutes ces bobines sont prêtes à partir chaque jour.

Vous avez ou aurez sûrement beaucoup de questionnement suite à cette visite et peut être comme nous beaucoup de fierté, ici en notre région, notre localité, on est capable de faire tout ça, que d’intelligence et de compétences réunies ensemble pour fabriquer ce produit.

Vous êtes venus et on vous en remercie encore, voir le site bien sûr, mais aussi ces hommes et ces femmes qui travaillent ici avec fierté, qui vous disent merci bien sûr, qui vous disent qu’ils ne veulent pas perdre leur usine, qu’ils ne veulent pas perdre leur emploi, leur salaire, qu’ils veulent croire en leur avenir, qu’ils ne veulent pas perdre leurs projets, leur situation matérielle, leur maison, etc.

C’est pour cela qu’en ces moments présents de soutien de solidarité, ils sont confortés dans leur lutte qui va monter crescendo, car pour l’instant rien ou pas grand-chose ne bouge et cette fois c’est sûr, nous n’avons plus de temps, cela fait 58 jours qu’UPM a fait son annonce ; il ne nous reste même plus 2 mois si les choses devaient rester en l’état.

Aux représentants de l’Etat justement, la préfecture, la direccte, le redressement productif qui travaillent sur notre dossier et qui découvrent pour certains, peut être pour la première fois, le merveilleux outil de haute technologie que représente le site écologique de Chapelle-Darblay, nous formulons encore un vœu parce que c’est la période, nous préférons dire nous réitérons nos demandes, nos revendications,

User de votre pouvoir pour faire revenir les Dirigeants d’UPM à la raison ! Car pour l’instant les dirigeants et actionnaires d’UPM maintiennent leur position, leur dictature, sans attendre les effets du PSE précédent, qu’ils ont fait subir au personnel en 2013 par la suppression d’une vingtaine d’emplois, ils n’attendent pas les fruits de ce qu’ils ont semé, une chaudière rénovée pour 2015, un prix des matières premières en baisse, un prix de vente du produit fini en légère hausse et encore plus de marge en repositionnant la Machine 6 sur SON marché, le marché National et Européen.

Toujours sans attendre, parce que l’argent n’attend pas chez UPM, il déclenche un nouveau PSE, au passage. On marche sur la tête, ceux qui ont trouvé ce titre ne manque pas d’air : plan de sauvegarde de l’emploi.

UPM veut jeter 196 salariés et leur famille à la rue, plus le millier d’emplois induits de la sous-traitance, direction la maison pôle emploi qui est déjà habité par plus de 5 millions et demi de chercheurs d’emplois plus communément appelé les chômeurs ????

Et pour l’instant UPM qui ne semble pas dérangé par quoi que ce soit, ne semble ni entendre ni voir la résistance, la lutte sérieuse et responsable des salariés et leur syndicat CGT.

De plus dans son dictat, UPM nous bloque avec la négociation d’un accord de méthode appelé accord de procédure. Il impose ses conditions et nous freine dans nos travaux de recherche de solutions alternatives pour sauver la PM 3.

Au passage, UPM Groupe Finlandais exige que soient appliquées les lois françaises surtout les mauvaises contre les salariés à travers l’accord ANI.

Alors voilà, nous n’avons plus le temps pour sauver la machine, il faut pour certains se remettre à la tâche, transformer les paroles en décisions, en actes politiques, mesdames et messieurs les politiques, en responsabilité de la région, on a besoin de vous, mais il va falloir changer de braquet, les salariés eux n’en peuvent plus d’attendre, ils l’ont démontré par leur action de jeudi, la tension monte et va monter tous ces prochains jours, nous il ne nous reste pas grand-chose, croire en vous et nous organiser avec toute la CGT par l’intervention plus forte des salariés pour faire plier UPM.

UPM s’est marié en 1996 avec Chapelle Darblay en fusionnant avec Kymmene pour le meilleur depuis les années 2000, avec des investissements, avec beaucoup d’aides des collectivités, l’argent des contribuables, des records, des récompenses, des profits.

Le pire, ces 5 dernières années, ou les actionnaires entrent en jeu et décident le désengagement d’UPM dans le papier et le blocage des investissements. Les pires années seraient passées mais les actionnaires sont sans pitié, il n’y aura pas de meilleur. Le PSE final sera pour bientôt, car personne ne croit en la pérennité du projet d’UPM et la seule PM6.

Toutes les raisons sont là, il faut divorcer, si UPM ne revient pas à la raison, qu’il s’en aille, que l’Etat nous aide à finaliser la rupture, et que les bijoux de la mariée Chapelle Darblay restent ici, la matière première les vieux papiers, la chaudière bio masse et nos deux machines à papier au service de la production de papier pour la presse.

C’est pourquoi nous en appelons aux maires de nos communes pour qu’ils engagent leur droit d’expropriation d’UPM pour cause d’utilité publique et permettre ainsi une possible reprise. Il a bien été question d’une loi Florange dont il ne reste aujourd’hui que le nom. Alors que nul devoir ne s’impose aux riches propriétaires. Devant cette inégalité des droits qui se creuse comme se creuse l’inégalité sociale, nous devons pouvoir compter sur l’appui de la population et des élus de proximité.

Nous sommes convaincus que ce qui se joue ici à Chapelle comme d’ailleurs chez Arjowiggins et dans beaucoup d’autres entreprises et territoires en France c’est bien plus que le sort de nos usines et de nos emplois. Nos luttes portent sur le choix très clair qu’il est possible de faire céder un groupe international et que l’action dans le rassemblement le plus large est capable de contrecarrer les décisions de quelques lointains actionnaires obnubilés par leur seul profit.

Oui d’autres choix sont possibles que ceux de l’austérité, du chômage de masse, de l’exclusion qui conduise à la concurrence de tous contre tous, au racisme et à la haine.

Ensemble nous allons le démontrer par l’extension de notre lutte. Dès le 15 janvier, l’Union départementale CGT de la Seine Maritime, les unions locales CGT et la Filpac-cgt ont décidé de mettre en débat les modalités d’une action nationale à Rouen autour de l’avenir de la filière papetière qui convergera avec les luttes interprofessionnelles du département.

Se retrouveront côte à côte dans un même élan de mobilisation toutes les entreprises, tous les salariés pour exprimer leur refus de la casse de l’industrie, des services publics et des droits sociaux, pour la démocratie et la liberté d’expression.

Merci à vous tous. Merci de votre soutien.

Nous sommes persuadés que la solidarité triomphera.


Gérard Sénécal pour Filpac CGT UPM Chapelle Darblay 10 janvier 2015

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:00

Papeterie de Chapelle Darbay : ils se battent pour leur emploi : Soutenons-les !

 

Les salariés de Chapelle Darblay sont en lutte pour leurs emplois : 196 suppressions d’emploi annoncées, soit la moitié des effectifs.

La décision de l’UPM ( groupe finlandais qui a racheté l’usine dans les années 90) est d’autant plus scandaleuse que ces suppressions sont liés à l’arrêt d’une machine viable, performante. Cela met en péril la vie même de l’usine de Grand-Couronne. Les dirigeants du groupe présent dans plusieurs autres pays veulent encore plus de profits alors UPM réalise déjà un chiffre d’affaires de 10 milliards et que la cotation en bourse d’Helsinki est en hausse. Mais les actionnaires sont gourmands. Pour eux la seule variable d’ajustement, ce sont les hommes. Pour ce groupe mondialisé, les hommes sont des pions dont on se sépare au mieux des intérêts des actionnaires.

Le président du conseil régional, après la manifestation des papetiers et l’intervention des responsables syndicaux devant le conseil régional, vient enfin d’annoncer ce que les papetiers réclamaient  : l’Etat va organiser une table ronde de la filière papetière et affirme son accord pour financer des études industrielles sur les projets alternatifs. Fort bien. Il est grand temps. C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en ce domaine. La logique de rentabilité financière doit céder la place à la logique de rentabilité sociale. Préserver l’emploi, nos industries doit être la priorité avant que de songer à la « compétitivité », c’est à dire au taux de profit. UPM a bénéficié de subventions publiques très importantes. Il ne peut donc décider autocratiquement du sort d’une entreprise dont les salariés depuis des décennies ont fait la réputation et la richesse.  Il faut une politique nationale des industries papetières et de la filière bois. Cela suppose une politique interventionniste de l’Etat. Tout le contraire de ce que l’Union européenne préconise. Cela veut dire faire un état des lieux avec les professionnels de la filière, avec les syndicats, vérifier que la fermeture du site ne s’accompagne pas d’une fuite de la production vers d’autres pays à exigences sociales moins élevées, entendre les propositions des syndiqués concernant la réorientation de la production.

C’est là aussi tout le contraire de la logique de « concurrence libre et non faussée » que l’Union européenne, en accord avec les gouvernements successifs, nous a imposé. C’est une nécessité si nous voulons conserver nos emplois industriels et nos emplois tout court.

Les papetiers de Chapelle Darblay, avec leur syndicat, la CGT, ont brisé le mur du silence. Action communiste les soutient dans leur lutte et continuera à la populariser sur son blog et de toutes les manières possibles. Le 10 janvier, ils organisent une porte ouverte. Soyons y nombreux.

 

Action Communiste, le 28 décembre

 

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 17:42

inde-carte

A l’appel de leurs syndicats, plusieurs millions de mineurs indiens ont entamé mardi une grève de cinq jours pour empêcher l’ouverture du marché du charbon au privé.


Ils sont employés par la société Coal India, contrôlée par l’Etat, qui détient le quasi-monopole de la production de charbon dans un pays où cette source d’énergie fournit 60% de l’électricité.


Le gouvernement a récemment pris une ordonnance ouvrant l’industrie minière au secteur privé après l’annulation en septembre dernier de 200 permis d’extraction minière par la Cour suprême indienne qui avait jugé illégale leur attribution. Cette mesure fait partie d’un train de réformes visant à libéraliser l’économie et programmé par le Premier ministre Narendra Modi, leader du Parti du peuple indien (droite nationaliste).


Les syndicats redoutent que cette privatisation n’entraîne des réductions massives d’emplois dans un secteur où travaillent 3,7 millions mineurs.


« Je peux dire qu’une grève nationale est en cours et que c’est la plus grande depuis 1977 », a affirmé Gurdas Das Gupta, secrétaire-général du syndicat All India Trade Union Congress (AITUC) après l’échec des ultimes tractations engagées avec le gouvernement.

 

source : POI

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 06:10

 

Les puissants ont toujours cherché à jeter ceux qu'ils dominent et exploitent les uns contre les autres.  Mercredi des assassins se sont attaqués froidement à la direction de Charlie Hebdo.  Ils ont fait 12 victimes.  Nous sommes horrifiés par cet acte barbare.  Nous participons aux initiatives le dénonçant.  Mais nous n'oublions pas que les usines qui ferment sont aussi un drame national.  Charb, le directeur de Charlie Hebdo assassiné a dit un jour : "Le terrorisme vise à paralyser une société par la peur. Les terroristes amateurs font exploser des voitures. Les professionnels font grimper les chiffres du chômage".  Il a été victime des premiers.  Les salariés de Chapelle Darblay sont victimes des seconds.  C'est aussi saluer sa mémoire que participer à la porte ouverte du samedi 10 janvier. Ecrit le 8 janvier.

 

Les salariés de Chapelle Darblay invitent la population rouennaise à venir les soutenir dans leur lutte pour l'emploi et pour la préservation de leur outil industriel et font du 10 janvier une journée porte ouverte.  Au moment où la Seine-Maritime compte 1025 chômeurs supplémentaires ( soit + 1,5% et + 6,4% sur un an ... ), le premier objectif pour tous doit être de garder et de créer des emplois, notamment dans l'industrie, le secteur le plus touché ces derniers temps.  C'est pourtant le secteur principal de créateur de richesses.  A terme sans industrie, pas de services. 

Venez donc soutenir les papetiers de Chapelle Darblay le 10 janvier. Action Communiste.

 

Nous publions ci-dessous l'appel du syndicat CGT de Chapelle Darblay.

 

le 10 janvier de 9h 30 à 18h 30 

  fichier pdf plan accès visite                                                                   fichier pdf plan accès visite 2

 

 C’est avec fierté et responsabilité, que nous  ouvrons les portes de notre usine à toutes celles et tous ceux qui veulent découvrir l’industrie du papier journal et soutenir notre combat : 

 

Contre l’arrêt de la machine 3.

Contre la mise en danger du site tout entier à court terme.

Contre les 196 licenciements.

Contre les centaines d’emplois induits (synergie, sous-traitance, commerce, etc. etc.) qui risquent de disparaître. 

 

Venez découvrir la fabrication du papier journal 100% recyclé, avec les journaux et magazines que vous achetez et remettez ensuite dans les points de recyclage.

 Pour des raisons de sécurité, l’âge minimum pour visiter est 14 ans.(pièce d’identité)

 Les accès aux ateliers sont parfois difficiles pour les personnes présentant un handicap (escalier – chaleur- etc..).

 Pour des raisons pratiques, nous vous conseillons de porter des chaussures adéquates, pas de talons hauts ou aiguilles.

 

Portes-ouvertes-Chapelle-DarblayH-3

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 14:54

Nous reproduisons ci-dessous une interview de Philippe Cordat, secrétaire général de l'Union Régionale CGT-Centre, parue sur Bastille République Nation.  Lu sur le site de BRN.

 

cordat-philippe

Le secrétaire général de la CGT a fait l’objet de révélations sur d’importants travaux dans son logement de fonction aux frais de son organisation, ainsi que d’une substantielle prime de mutation qui a accompagné son élection à la tête de la centrale syndicale. Ces informations ont provoqué un tollé parmi de nombreux syndicats et syndiqués. Au point de provoquer une crise sans précédent au sein de la CGT et de ses organes dirigeants. Une réunion cruciale du Comité confédéral national (CCN) est prévue le 13 janvier [2015], qui pourrait sceller le sort de Thierry Lepaon.

 

Mais l’émotion autour des faits rendus publics cache en réalité de profondes interrogations sur les orientations de la Confédération, qui remontent notamment à la période où la CGT a préparé son entrée à la Confédération européenne des syndicats (CES). Philippe Cordat, secrétaire général de l’Union régionale-Centre, livre à "Bastille-République-Nation" son analyse des véritables enjeux.

 

 

Bastille-République-Nations – Les révélations relatives au secrétaire général de la CGT semblent avoir déclenché de violentes réactions parmi les syndicats et les syndiqués. Qu’en est-il au juste ?

 

Philippe Cordat Il faut tout d’abord rappeler le contexte. Celui-ci est marqué par la colère et l’écœurement du monde du travail face aux politiques menées par les gouvernements qui se sont succédé depuis des années, encore amplifiées ces derniers mois. On peut parler d’une régression historique qui touche de plein fouet les salaires et le pouvoir d’achat, les conquêtes et les droits sociaux, la démocratie. C’est dans ce contexte qu’ont été révélées les pratiques que vous avez évoquées. On peut imaginer à quel point cela a exacerbé l’exaspération au sein de nos propres organisations, et parmi les salariés en général.

 

 

BRN – Au regard de la situation sociale que vous venez de rappeler, les griefs adressés au secrétaire général pourraient paraître finalement mineurs…

 

PhC Le sentiment assez largement partagé en interne est la gravité des faits incriminés. Ces pratiques révélées sont vécues, par beaucoup de militants, comme une véritable rupture avec les principes et l’histoire de la CGT. Des syndiqués font valoir que leurs cotisations ne sont pas faites pour améliorer le train de vie de quelques dirigeants, et une certaine suspicion peut s’étendre à tous les niveaux : comment sont utilisés les moyens dont disposent les différentes structures ?

  

BRN – On a dit que de nombreuses cartes d’adhérent volaient ?

 

PhC A ma connaissance, cela existe, certes, mais pour l’heure de manière limitée. Il me semble que la manière la plus efficace de réagir est de redonner la parole aux syndiqués, en particulier en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles ces dérives ont pu se développer. Dans l’immédiat, je fais partie de ceux qui exigent que tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale quittent leurs responsabilités, collectivement et sans délai, comme le précise un appel déjà signé par nombre de dirigeants de différentes structures.

  

BRN – Vous avez évoqué les raisons qui ont amené à une telle situation…

 

PhC – Il faut rappeler le contexte dans lequel Thierry Lepaon avait été élu, il y a un an et demi : aucun des trois candidats en lice n’avait pu s’imposer, et c’est finalement un quatrième homme qui est sorti du chapeau, par défaut. Mais plus fondamentalement, une telle évolution est révélatrice d’une dérive majeure dans trois domaines étroitement liés : le choix des dirigeants aux différents niveaux ; l’orientation générale de notre centrale ; et la conception même du syndicalisme. Et tout ça remonte loin, à une vingtaine d’années au moins…

  

BRN – Ce qui correspond à la période où la CGT préparait son adhésion à la Confédération européenne des syndicats (CES)…

 

PhC L’adhésion proprement dite remonte à 1999, mais cette perspective s’était dessinée plusieurs années plus tôt. La première étape fut le départ de la CGT de la Fédération syndicale mondiale (FSM), départ exigé par les instances de la CES qui accusaient la FSM d’être historiquement trop liée au syndicalisme des pays socialistes. 

Le secrétaire général de la CGT a fait l’objet de révélations sur d’importants travaux dans son logement de fonction aux frais de son organisation, ainsi que d’une substantielle prime de mutation qui a accompagné son élection à la tête de la centrale syndicale. Ces informations ont provoqué un tollé parmi de nombreux syndicats et syndiqués. Au point de provoquer une crise sans précédent au sein de la CGT et de ses organes dirigeants. Une réunion cruciale du Comité confédéral national (CCN) est prévue le 13 janvier, qui pourrait sceller le sort de Thierry Lepaon.

 

Mais l’émotion autour des faits rendus publics cache en réalité de profondes interrogations sur les orientations de la Confédération, qui remontent notamment à la période où la CGT a préparé son entrée à la Confédération européenne des syndicats (CES). Philippe Cordat, secrétaire général de l’Union régionale-Centre, livre à BRN son analyse des véritables enjeux.

 

  

BRN – Les révélations relatives au secrétaire général de la CGT semblent avoir déclenché de violentes réactions parmi les syndicats et les syndiqués. Qu’en est-il au juste ?

 

PhC Il faut tout d’abord rappeler le contexte. Celui-ci est marqué par la colère et l’écœurement du monde du travail face aux politiques menées par les gouvernements qui se sont succédé depuis des années, encore amplifiées ces derniers mois. On peut parler d’une régression historique qui touche de plein fouet les salaires et le pouvoir d’achat, les conquêtes et les droits sociaux, la démocratie. C’est dans ce contexte qu’ont été révélées les pratiques que vous avez évoquées. On peut imaginer à quel point cela a exacerbé l’exaspération au sein de nos propres organisations, et parmi les salariés en général.

 

BRN – Au regard de la situation sociale que vous venez de rappeler, les griefs adressés au secrétaire général pourraient paraître finalement mineurs…

 

PhC Le sentiment assez largement partagé en interne est la gravité des faits incriminés. Ces pratiques révélées sont vécues, par beaucoup de militants, comme une véritable rupture avec les principes et l’histoire de la CGT. Des syndiqués font valoir que leurs cotisations ne sont pas faites pour améliorer le train de vie de quelques dirigeants, et une certaine suspicion peut s’étendre à tous les niveaux : comment sont utilisés les moyens dont disposent les différentes structures ?

 

BRN – On a dit que de nombreuses cartes d’adhérent volaient ?

 

PhC A ma connaissance, cela existe, certes, mais pour l’heure de manière limitée. Il me semble que la manière la plus efficace de réagir est de redonner la parole aux syndiqués, en particulier en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles ces dérives ont pu se développer. Dans l’immédiat, je fais partie de ceux qui exigent que tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale quittent leurs responsabilités, collectivement et sans délai, comme le précise un appel déjà signé par nombre de dirigeants de différentes structures.

 

BRN – Vous avez évoqué les raisons qui ont amené à une telle situation…

 

PhC – Il faut rappeler le contexte dans lequel Thierry Lepaon avait été élu, il y a un an et demi : aucun des trois candidats en lice n’avait pu s’imposer, et c’est finalement un quatrième homme qui est sorti du chapeau, par défaut. Mais plus fondamentalement, une telle évolution est révélatrice d’une dérive majeure dans trois domaines étroitement liés : le choix des dirigeants aux différents niveaux ; l’orientation générale de notre centrale ; et la conception même du syndicalisme. Et tout ça remonte loin, à une vingtaine d’années au moins…

 

BRN – Ce qui correspond à la période où la CGT préparait son adhésion à la Confédération européenne des syndicats (CES)…

 

PhC L’adhésion proprement dite remonte à 1999, mais cette perspective s’était dessinée plusieurs années plus tôt. La première étape fut le départ de la CGT de la Fédération syndicale mondiale (FSM), départ exigé par les instances de la CES qui accusaient la FSM d’être historiquement trop liée au syndicalisme des pays socialistes. A l’époque, l’argument officiel justifiant l’adhésion à la CES était que nous pourrions infléchir cette dernière de l’intérieur, en y apportant un état d’esprit de lutte de classes. En fait, la confédération s’est progressivement coulée dans le moule du « syndicalisme européen ». Dans les faits, les conceptions de luttes et de rapport de forces se sont effacées au profit du concept clé cher à Bruxelles : le « dialogue social »… Et l’illusion dangereuse selon laquelle il faudrait se battre pour l’« Europe sociale » fait désormais partie des dogmes inlassablement serinés par la direction confédérale.

 

BRN – Mais quel rapport avec les comportements qui sont aujourd’hui l’objet du scandale ?

 

PhC L’histoire et l’essence même de la CES relèvent du syndicalisme « hors sol » : à Bruxelles, les dirigeants n’ont, la plupart du temps, jamais eu l’occasion d’être salarié – sans même parler de se battre – dans une entreprise. J’ajoute qu’au sein même de la CES, abondent des stages, formations et séminaires, souvent co-organisés avec le patronat européen. Ce côtoiement permanent n’est pas sans conséquence, y compris parmi les dirigeants de la CGT.

 

BRN – C’est-à-dire que cette « institutionnalisation », cette « fonctionnarisation » des pratiques syndicales a essaimé à la direction de celle-ci ?

 

PhC A Bruxelles, les « négociations » au sommet sont monnaie courante, sans rapport avec les revendications des salariés, qui en ignorent jusqu’à l’existence. Cette pratique s’est répandue en France, entre « conférences sociales » et « dialogue social » au sommet, hors de la visibilité, a fortiori hors du rapport de force du monde du travail réel. Du coup, quand on a des dirigeants essentiellement investis dans cette démarche, et qui passent plus de temps dans les salons avec les gouvernants ou les patrons qu’avec les salariés sur le terrain, il ne faut sans doute pas s’étonner des dérives qu’on découvre aujourd’hui.

 

BRN – Cela renvoie à ce que vous évoquiez, orientations et conception même du syndicalisme…

 

PhC A mon sens, les directions confédérales successives de la CGT, depuis les années 1990, se sont éloignées, voire ont rompu, avec l’exigence fondatrice du syndicalisme français, déjà pointée par la Charte d’Amiens (1906) : mener de front l’action revendicative et celle pour la transformation de la société. Cette nécessaire transformation passe par la remise en cause de la propriété privée des moyens de production. Il en va ainsi du mot d’ordre, répété depuis deux décennies, du « syndicalisme rassemblé », qui est en réalité la feuille de vigne d’une alliance avec la CFDT. Or la vraie préoccupation devrait être bien plutôt de rassembler le salariat, aujourd’hui précarisé, éclaté, déboussolé.

 

 

BRN – Par quoi devrait passer une telle démarche ?

 

PhC Rassembler le salariat impose de s’interroger sur la conduite des luttes et de dégager des revendications fédératrices. Or force est de constater qu’au siège de la Confédération, on se refuse à mettre en débat des thèmes essentiels comme par exemple la nature et l’importance du travail salarié, le financement de la protection sociale… Conséquence : les syndiqués découvrent dans la presse des déclarations ahurissantes du secrétaire général…

 

BRN – Vous faites allusion à l’interview de Thierry Lepaon dans Le Nouvel Economiste (21/02/14) ?

 

PhC Celle-ci s’inscrit dans une série de déclarations convergentes. Mais il est vrai que dans l’entretien que vous citez, il déclarait : « il n’existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat. L’entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés (…) et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l’intérêt de leur communauté ». Une telle affirmation, qui renie l’essence même de la CGT depuis 120 ans, a soulevé un tollé parmi de nombreuses structures et syndicats. C’est sans doute aussi à cette lumière qu’on doit comprendre la crise actuelle.

 

BRN – Il reste que des cadres et dirigeants de la centrale peuvent peut-être jouer sur un réflexe de « forteresse assiégée », où il conviendrait de serrer les coudes face aux attaques des adversaires…

 

PhC Ce réflexe peut bien sûr exister. Mais au vu de la gravité de la crise interne, je doute qu’il suffise à rétablir la situation. Si la direction confédérale continue de refuser d’entendre ce qui monte de nombre de structures – notamment des Unions départementales (UD) – alors, on risque l’implosion. Je veux rappeler qu’en février 2005, le secrétaire général de l’époque, Bernard Thibault, ainsi que le bureau confédéral et la Commission exécutive, avaient ensemble subi un camouflet historique, lorsque le CCN se prononça clairement en faveur du Non au projet de traité constitutionnel, contre leur avis. Pour la première fois, ces instances étaient mises en minorité par les représentants des organisations de la CGT. Et ce, sur une question absolument essentielle.

 

BRN – Sur l’Europe, déjà…

 

PhC En effet. Près de dix ans plus tard, je suis convaincu qu’au sein de la CGT, les forces qui n’ont pas renoncé à allier le combat social et la défense de la souveraineté du peuple sont toujours nombreuses. Le fossé se creuse avec les dirigeants « hors sol » qui ont oublié que les nations existent, avec leur histoire et leur réalité politique. L’abandon du terrain national par la CGT officielle a créé les conditions pour que des forces politiques telles que le Front national investissent ce dernier. Car notre peuple sent bien que la promesse d’une « harmonisation sociale » européenne, censée « octroyer » d’en haut des acquis, ne peut être qu’une escroquerie. Il n’y a jamais eu d’« acquis social » qui n’ait été arraché par des mobilisations populaires et des luttes nationales. Jamais.

 

BRN – Quelles seraient aujourd’hui les conditions qui permettraient à la CGT de renouer avec les perspectives de luttes et de succès ?

 

PhC – Il faudrait avoir le courage d’ouvrir un large débat, de favoriser les échanges et les confrontations, sans les verrouiller à l’avance comme ce fut le cas lors des derniers congrès. En outre, il est plus que jamais nécessaire de reprendre un vrai travail de formation sur les fondamentaux de la CGT, en redonnant sa place à l’histoire, en particulier celle du mouvement ouvrier. Fort de ce bagage, d’une orientation tournant le dos aux compromissions, et de l’expérience militante de terrain, les syndiqués et syndicats pourraient être à nouveau en position de résistance et de reconquête. En particulier sur le terrain des luttes contre l’austérité européenne, pour l’augmentation des salaires, pour la défense des services publics.


source : le nouveau Bastille République Nations

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 14:44

pot-echappement.jpg

CGT-UITransports

Communiqué de l’Union Interfédérale des Transports UIT CGT
Au sortir d’une Conférence Environnementale où les transports faisaient l’objet d’une table ronde, on sort un projet de loi (Macron) prévoyant une libéralisation de l’autocar, très loin de faire l’unanimité !

Ce projet de loi prévoit des "services librement organisés" avec "la possibilité", pour les entreprises de transport public routier de personnes, d’assurer — à leur initiative — "toute desserte interurbaine".

On permet ainsi un développement de la concurrence à outrance inter et intra modale. 

 

Dans un période où de nombreuses lignes ferroviaires sont menacées de fermeture par manque d’investissement dans l’entretien et la modernisation des infrastructures ferroviaires tout comme le renouvellement du matériel (Corail-train de nuit …) avec une réforme du système ferroviaire qui n’a pas réglé le problème de la dette du système, dette d’Etat.

Arrêtons d’opposer et de mettre en concurrence les modes de transports et les salariés qui les assurent !

Voyons les dégâts de cette logique politique dans le transport des marchandises, source d’un dumping social conduisant à des milliers de suppressions d’emplois dans le transport routier marchandises, dans le Fret ferroviaire, tout en développant une précarisation de l’emploi, sans oublier les effets négatifs sur les enjeux environnementaux !

Car, contrairement aux annonces faites, il n’y aura pas la création de 10 000 emplois (et de quels emplois parlons-nous : précaires-travailleurs détachés …) pendant que des milliers sont supprimés à la SNCF.

De plus, il faut aussi savoir qu’une partie des usagers du rail ne se reporte pas sur les autocars et reprend la voiture.

On va encore amplifier les inégalités sociales et territoriales :

  • le TGV pour les grandes métropoles et les plus nantis,
  • l’autocar pour les autres villes et les plus démunis.
Comme pour le transport routier marchandises, on ne comptabilise pas — dans le tarif — les coûts externes (accidentologie, usure des infrastructures, pollution …) payés par tous les contribuables !!

La CGT considère que nous avons besoin de tous les modes de transports en complémentarité, dans un concept multimodal, sous contrôle et maîtrise publics.

Cela pour reconstruire un véritable service public de transport répondant à l’intérêt général accessible à tous (y compris tarifaire), quel que soit le territoire… ce que n’est pas la politique du bas coût (low cost) qui conduit à:

  • > une baisse de la qualité de service,
  • fragiliser la sécurité,
  • précariser et supprimer l’emploi,
  • > avec des effets extrêmement négatifs sur l’augmentation des émissions de CO2 –avec un report à l’envers du rail vers la route.
Au final, cette stratégie bas coût, c’est perdant/perdant pour les salariés et les usagers mais gagnant/gagnant pour les grands groupes et leurs actionnaires !

Montreuil, le 22 décembre 2014

 

Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

repris par el diablo

 

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 16:07
Lu sur Rouge-Midi
Loi Macron : le retour au capitalisme pur et dur du 19ème siècle ! 


Dire qu’ils ont essayé, lors des « États généraux » du 6 décembre 2014 de faire plaisir à Valls en remplaçant de facto le mot « socialisme » par le mot « progressisme » ! Quant on découvre la loi Macron il faut au moins inventer le mot « régressisme ». Jamais sans doute, un gouvernement issu de la "gauche" n’a osé proposer une loi aussi rétrograde, libérale, en tout point destructrice des droits des salariés.

C’est un projet qui porte sur le droit du travail, fait par un ministre de l’économie. C’est un retour au milieu du XIXème siècle, avant qu’on invente un ministère du travail.

Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite « Pour la croissance et l’activité » montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre.

Ils la justifient tous les matins dans les radios officielles, en affirmant qu’il faut « déréguler pour libérer les énergies et créer de l’emploi ». C’est évidemment l’inverse.

C’est là ou il y a le moins de réglementation qu’il y a le plus de chômage.

La preuve, on l’a : cela fait dix ans qu’ils dérégulent et depuis dix ans, le chômage s’accroit. L’ANI du 11 janvier 2013 et la loi qui en est issue du 14 juin 2013, devaient, en assouplissant les licenciements, « sécuriser l’emploi » : on a 250 000 chômeurs de plus.

Et la loi Macron propose d’assouplir encore plus les licenciements, cela fera encore plus de chômeurs, bien sur.

En 1992, le travail de nuit a été autorisé pour les femmes, il paraît que c’était pour l’égalité professionnelle hommes femmes et pour l’emploi. Vingt ans plus tard, 7,4 % des salariés travaillent de nuit en 2012, contre 3,5 % en 1991 soit un total de 3,5 millions de personnes. Un million de femmes ont été frappées de plein fouet par cette nuisance. Elles sont aujourd’hui plus de 9 % à être des travailleuses de nuit : deux fois plus qu’il y a 20 ans !

Et il y a un million et demi de chômeurs de plus ! Et Macron nous propose, dans sa nouvelle et maudite loi libérale, de travailler « en soirée » (sic)…

C’est grotesque de chercher à vendre du parfum à minuit ou le dimanche à des touristes chinois présumés alors qu’ils restent en moyenne 7 jours à Paris et que leurs « tours opérators » ont planifié d’avance une demie journée d’achats en plein jour de semaine ! Les touristes chinois de toute façon achètent du parfum en duty free à l’aéroport surtout si l’aéroport a été vendu à une société chinoise ! Alors pourquoi faire venir des femmes pauvres et précaires, qui n’ont pas le choix, vendre des parfums « en soirée » ou le dimanche ?

Ça ne marchera pas, et elles seront obligées de rentrer chez elles en banlieue à 2 h du matin, ou de ne pas voir leurs enfants le dimanche. Pour rien, car maintenant Macron l’avoue, sa loi ne prévoit aucune majoration de salaire le dimanche ni « en soirée ».

La déréglementation à la Macron, (et de ses annexes Mandon, Rebsamen) on va l’étudier ci dessous, frappe tout, l’inspection du travail, la médecine du travail, la justice du travail, le droit pénal du travail, les institutions représentatives du personnel, et même le bulletin de paie qui deviendra opaque.

Elle s’en prend aussi à toutes les professions de droit, avocats, avoués, notaires, huissiers, greffiers, afin de les soumettre aux « firmes » juridiques anglo-saxonnes qui s’empareront ainsi du traitement de nos successions et des ventes. Alors qu’il aurait fallu transformer ces officines en service public et contrôler leurs actes et leurs couts, elles vont, au contraire, être éclatées et davantage soumises aux puissantes et rapaces multinationales juridiques.

Tout comme, les taxis : Macron pousse la G7 à se saborder pour le compte de la multinationale Uber low cost qui fait main basse sur les « VTC » (voiture tourisme avec chauffeur) et vous trouverez bientôt des chauffeurs philippins aux horaires mortels, et aux prix négociés au cas par cas sans compteur.

C’est le principe d’Air France et de Transavia… ça consiste à réserver la sécurité et le confort des services aux riches et créer des alias de seconde zone et second prix pour les pauvres ! Macron ré invente la « troisième classe » des trains à la SNCF, ce seront les autocars pour les jeunes pauvres qui ne peuvent plus se payer le TGV.

Disons le avec force : moins de code du travail c’est moins de travail et plus de chômeurs.

Le seul moment depuis trente ans où l’on a fait reculer le chômage de masse c’est quand on a fait les 35 h sans perte de salaires. Même imparfaitement imposées, même trop compensées par de la flexibilité, elles ont crée 400 000 emplois de plus qu’ailleurs.

Ce qu’il y a de bien dans des durées du travail fixes et fermes, c’est qu’elles sont inflexibles : or la flexibilité crée du chômage, ce sont les salariés, bien formés, bien protégés, bien payés qui produisent le plus et le mieux, pas les flexibles ! Si on veut créer de l’emploi il faut faire reculer la flexibilité !

La loi Macron n’est même pas « sociale libérale » comme le prétendent certains elle est libérale, elle n’a rien de social…

Et comme on va le voir, elle ouvre des champs nouveaux aux revendications les plus intégristes du Medef.
Il faut l’analyser soigneusement – comme l’ANI en 2013 – car le diable est dans les détails.

La grande presse, comme pour l’Ani en 2013 va masquer ces détails et empêcher qu’ils soient connus, appréciés par les salariés et syndiqués. Ils vont prétexter que c’est trop compliqué, trop difficile, peu médiatique, et ils vont faire de la propagande générale sur le texte qui « débloque » « assouplit », « modernise » « casse les corporatismes » etc.…

A nous de faire percer la vérité, dans les détails, sur le fond.

Gérard Filoche

Transmis par la_peniche

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 15:47

Lu sur El Diablo

Dimanche 4 janvier 2015

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Exigeons des négociations !

La Fédération CGT organise, le 29 janvier 2015, une grande manifestation nationale des Cheminots à Paris (RDV à 13h00 place d’Iéna). Elle invite les usagers et leurs associations à se joindre à cette initiative pour reconquérir un Service Public SNCF de qualité.

 

Après le conflit social des cheminots en juin 2014, la Direction SNCF se répandait dans les médias par un spot intitulé « Y en a marre ».

 

Le Premier Ministre et le Président de la SNCF qualifiaient cette grève «d’irresponsable» et «d’incompréhensible».

 

La vérité éclate au grand jour en ce début d’année 2015 !

En juin 2014, les cheminots avec la CGT ont exprimé leur colère sur le contenu de la réforme du système ferroviaire à partir de trois éléments essentiels :

=> Le refus du gouvernement de traiter la dette historique issue de la construction des LGV à la fin des années 80 sur commande de l’Etat ;

=> Le désengagement de l’Etat sur l’indispensable financement du renouvellement et de la maintenance des infrastructures ferroviaires ;

=> L’éclatement de la SNCF en trois entités qui rend plus complexe l’organisation du système ferroviaire dans le seul but de préparer la libéralisation du rail français.

 

Cette réforme, dictée par le Président de la SNCF au Secrétaire d’Etat aux Transports, a été présentée aux usagers comme une solution à tous les maux qu’ils subissent au quotidien. Les cheminots en lutte contre ce texte de loi ont fait l’objet des critiques les plus violentes, les présentant comme des nantis qui ne cherchaient qu’à défendre leurs privilèges.

 

Aujourd’hui, les usagers du rail et plus largement l’ensemble des citoyens peuvent mesurer à quel point l’analyse de la CGT et des cheminots en grève était la bonne.

 

A peine cette réforme se met-elle en place que ses effets les plus néfastes, dénoncés par les cheminots en juin dernier, se font ressentir.

 

L’annonce pendant les fêtes de fin d’année d’une hausse des tarifs SNCF de 2,6% est une des conséquences directes de cette réforme non financée, mais elle n’est pas la seule.

 

Partout en France, la SNCF :

=> Multiplie les fermetures de guichets et de gares ou en réduit les heures d’ouverture ;

=> Supprime le personnel d’accompagnement à bord des trains de voyageurs;

=> Ferme des lignes ferroviaires irrigant les zones rurales ;

=> Menace de suppression les trains « Corail » de nuit ;

=> Etudie la diminution des circulations des trains « Intercités » de jour…

 

Comme elle l’a fait pour le Fret, en réduisant de moitié le tonnage de marchandises transportées par rail, la Direction SNCF s’engage dans une politique de déclin en se concentrant uniquement sur les trafics et les lignes ferroviaires qualifiés de rentables.

 

Le budget 2015 du Groupe Public SNCF prévoit plus de 1500 suppressions d’emplois. Ce sera donc moins de services aux usagers, une qualité de transport en baisse et un impact négatif sur le niveau de sécurité.

 

Alors que le Président de la République annonce en grande pompe la « Conférence Climat 2015 » en décembre à Paris, son Ministre de l’Economie veut inscrire dans la loi le remplacement des trains classiques nationaux par des bus et la Direction de la SNCF détruit le Fret ferroviaire et propose aux régions de renvoyer vers la route certains TER.

 

Alors en ce début d’année, c’est au tour des cheminots et des usagers du rail de dire à ceux qui nous gouvernent comme à ceux qui dirigent la SNCF : « Y en a marre ! ».

 

source : blog de roger colombier

repris par el diablo

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 15:28


« La crise nécessite des mesures extraordinaires »
Déclaration du Présidium du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

 

Traduction LM pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Légende : affiche du KPRF pour expliquer pourquoi le gouvernement russe doit démissionner

 

Avoir suivi les recettes libérales de nos amis, les conseillers occidentaux, a conduit le pays à une crise systémique.

Aucune réforme parmi celle menée dans l'industrie, l'agriculture, l'énergie, le social, la science, l'éducation, les forces armées, la justice n'ont conduit à des améliorations. Bien au contraire, les réformes libérales ont tout détruit.

 

L'économie du pays, la vie de nos concitoyens sont de plus en plus subordonnés aux intérêts des multinationales.

Le renforcement de la position de la Fédération de Russie sur la scène internationale est en contradiction avec l'orientation suivie en Russie, qui conduit à une perte d'indépendance et de souveraineté nationale, à la consolidation de notre statut de fournisseur de matières premières dans le système productif mondial.

60 % des recettes budgétaires proviennent du pétrole et du gaz. En outre, si le pays vend chaque année à l'étranger des matières premières pour près de 20 milliards de roubles, le budget de l’État ne voit la couleur que du tiers de cette somme. Le reste est capté par les oligarques russes et leurs amis étrangers.

La poursuite de la politique économique actuelle va inexorablement saper le développement de notre industrie, contribuer à étrangler nos petites et moyennes entreprises.

La Russie perd ses travailleurs qualifiés. Un demi-million de scientifiques, d'experts sont déjà partis à l'étranger.

 

Dans le même temps, le groupe « Russie unie » à la Douma a adopté une loi « sur l'éducation » qui va continuer à détruire l'école classique russe, elle qui a donné des fruits inestimables à la science.

La loi sur la réforme de l'Académie de sciences de Russie détruira la système actuel de la science académique, elle livrera les bâtiments prestigieux à des bureaucrates voyous. Ce coup menace de pertes irréparables pour le pays.

 

Le pays est embourbé dans la dette. Cette année, la dette extérieure a été creusée, 15 % de plus, à 730 milliards de $. C'est nettement plus que les réserves internationales de la Russie, qui ont diminué à 420 milliards de $. Dont 118 milliards de $ de titres du Trésor américain.

La poursuite de ces politiques financières peut conduire la Russie à un défaut avec toutes ses conséquences. L'effondrement du taux de change va inévitablement conduire à une augmentation des prix, si on n'adopte pas rapidement des mesures de stabilisation des prix.

 

Le gouvernement russe est incapable d'arrêter l'exportation des capitaux. Cette année, les sorties de capitaux s'élèvent à 130 milliards de $. 

La politique monétaire libérale des Gaidar, Koudrino est toujours dominante en Russie, elle est devenue le pivot de la destruction du potentiel économique du pays. L'impuissance de la Banque centrale, son incapacité à s'adapter aux conditions difficiles de la situation internationale ont conduit à l'effondrement du système monétaire, une nette dépréciation du rouble. 

La situation a empiré suite à la décision du Conseil d'administration de la Banque centrale de relever ses taux directeurs à 17 %. Cette mesure signifie un sacrifice pour l'économie réelle, les PME du pays.

 

Le Présidium du Comité central du Parti communiste est très préoccupé, il craint que 2015 ne soit une année de pillage de masse de la population russe. Les conditions de vie de dizaines de millions de personnes sont aujourd'hui proches de la pauvreté absolue.

Le salaire minimum est de 12 700 roubles, si on y ajoute l'impact des lois nouvellement adoptées, c'est 15 600 roubles. Dans le même temps, le minimum de subsistance est fixé à 8 192 roubles, 6 717 pour les retraités, soit trois fois moins que la consommation minimale

D'après les statistiques, 52 % de la population ont des revenus inférieurs de 15 000 roubles par mois (300 €), donc sont en-dessous du minimum vital. C'est la moitié du pays !

Le prix des médicaments et de l'alimentation ne cessent d'augmenter. L'inflation du coût des produits alimentaires s'élève à 12 %. Avec la flambée du dollar, tous les produits importés vont assurément voir leur prix augmenter. La masse salariale globale risque d'être réduite en 2015 de 442 milliards de $.

 

L'expérience nous montre clairement l'échec de cette politique économique et sociale libérale en Russie. Cette politique plonge chaque jour passant l'économie, les finances russes vers la catastrophe. Cette situation appelle des mesures drastiques urgentes. En premier lieu :

 

1 – Le Président de la Russie doit tenir des consultations avec les principaux partis politiques afin de former un gouvernement de rassemblement national. Le gouvernement libéral a épuisé toutes ses possibilités et a conduit le pays dans une impasse. La période difficile actuelle rend nécessaire la formation d'un gouvernement de coalition ouvert à toutes les capacités, à tous les partis et citoyens non inscrits de Russie ;

 

2 – Reconnaître que la direction de la Banque de Russie ne peut assumer ses responsabilités, et ses missions de financement de l'économie ;

 

3 – Prendre les mesures les plus sévères pour lutter contre la spéculation sur le marché financier et le marché interbancaire de devises ;

 

4 – Fixer un taux de refinancement de la Banque centrale, qui promeuve le développement de la production nationale et la réponse à la question sociale ;

 

5 – Imposer le devoir pour les exportateurs de matières premières de déposer au moins 50 % de leurs recettes en devises à la Banque centrale ;

 

6 – Mettre en œuvre un ensemble de mesures visant à freiner les transferts internationaux de devises depuis la Russie ;

 

7 – Fixer une interdiction aux entreprises publiques d'être cotées sur le marché des devises ;

 

8 – Exiger de la Banque centrale qu'elle introduise des prêts aux banques commerciales avec un contrôle sur leur utilisation dans l'économie réelle, avec des comptes à rendre à la Douma ;

 

9 – Lutter contre l'inflation en stimulant la production nationale, en lien avec une planification gouvernementale pour le développement industriel ;

 

10 – Acter un moratoire sur l'augmentation des tarifs pour les produits issus des monopoles naturels, en mettant l'accès sur le contrôle des prix dans l'énergie et l'agriculture ;

 

11 – Établir d'urgence un contrôle sur les prix des biens essentiels inclus dans la liste du minimum de subsistance ;

 

Le Présidium du Comité central du Parti communiste déclare que la sortie de la crise pour la Russie est impossible dans un renforcement du rôle de l’État dans la régulation de l'économie, l'intervention dans la société.

Sans nationalisation du système bancaire, de l'énergie, des chemins de fer, il sera très difficile d'empêcher l'effondrement de l'économie.

Dans le cas contraire, les prédateurs, les spéculateurs continueront à parasiter le potentiel du pays, détruisant les secteurs de base de l'économie par le travail de plusieurs générations de Russes.

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