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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:12

sciopero-generale-12-dicembre1.jpg

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

L'heure est grave en Italie. Le gouvernement de Renzi, frère de Valls acte la casse du Code du travail, les syndicats ont voulu négocier l'inamendable, la gauche institutionnelle sombre. Les travailleurs sont désarmés malgré un potentiel de mobilisation extraordinaire.

 

70 % de grévistes : les transports italiens paralysés

 

Les chiffres communiqués par l'UIL (Union italienne du travail) et la CGIL (Confédération générale italienne du travail) – relayés par l'agence de presse ANSA – donnent le vertige : 1,5 million de manifestants, et un taux de grévistes national compris entre 60 et 70 %.

L'objectif de la journée de mobilisation du 24 octobre – 1 million de manifestants – est dépassée ce 12 décembre.

A la mi-journée, les cortèges étaient massifs : entre 2 et 5 000 à Padoue, Venise, Brescia, Pescara, entre 10 et 15 000 à Ancone, Bari, Palerme, 30 000 à Bologne, Florence, enfin 50 000 à Naples, Milan, Turin et Rome.

La grève a conduit à une paralysie du pays qui s'est sentie avant tout dans les transports : annulation de plusieurs centaines de vols (300 pour le seul aéroport romain de Fiumicino), de la moitié des trains, alors que 70 % des métro et bus sont restés au dépôt (avec des pointes à 90%).

 

« Jobs act », une déclaration de guerre contre le monde du travail

 

Ce qui mobilise les travailleurs italiens, c'est la déclaration de guerre du nouveau Président du Conseil, le leader du Parti démocrate (PD, ex-Parti communiste reconverti en Parti à l'américaine!), Matteo Renzi contre le monde du travail.

Sa réforme du travail inspirée de Blair et Clinton, son « Jobs act » (la tonalité anglo-saxone n'est pas une coincidence!) cible un marqueur identitaire du monde du travail italien : l'article 18 du Code du travail qui conditionne tout licenciement jugé abusif à un reclassement du salarié.

Cela fait 15 ans que le patronat essaie à tout prix d'annihiler cette disposition. Berlusconi en a rêvé, les manifestations réelles de 2002 l'avaient fait chuter, celles qui craignaient en 2011 l'avaient incité à faire marche arrière.

L'homme de gauche, libéral-populiste, Renzi abolit ce qu'il appelle ce « totem », ce tabou de la gauche. Dans la réalité, l'article 18 joue un rôle moins important que celui qui lui est accordé. Il protège de façon importante les travailleurs individuellement mais les entreprises italiennes le contournent par des licenciements collectifs maquillés en chômage technique forcé.

Mais c'est le symbole qui compte, il s'agirait d'un signe fort de la casse du Code du travail, de la flexibilisation totale des licenciements pour le patronat, la porte ouverte aux réformes structurelles voulues par la Confindustria (le MEDEF italien), l'UE, la finance internationale.

Avec une forme de discours populiste, qui « parle aux gens » et méprise « les partis, la bureaucratie, les syndicats », revalorise le « sens du travail » au service de l' « esprit d'entreprise », Renzi est entre Berlusconi et Sarkozy, Valls et Grillo.

 

Contrat unique de travail, garantie-jeune, revenu minimum universel : danger !

 

Renzi prévoit certes des réformes inspirées par celles de Blair, Clinton, Schroder. Mais elles ont aussi un caractère nouveau qui préfigure celles qui vont être mises en œuvre en France.

 

  • Un « contrat unique de travail » pour les nouvelles embauches, officiellement un CDI, comprenant une période probatoire de 3 ans (au lieu d'1 an) où le licenciement économique est autorisé ; 
  • La « libéralisation des licenciements », donc l'abolition de l'article 18 du Code du travail. Le recasement du salarié licencié est remplacé par une indemnisation du travailleur, en fonction de son ancienneté ;
  • Une « garantie-jeunes » qui consiste en une allocation minimale de 400 € pour les jeunes en grande précarité, un dispositif coordonné par l'Union européenne. Une allocation conditionnée à leur suivi par l'agence nationale pour l'emploi, ainsi qu'à la réalisation de missions de travail, de stages et de formations liées aux besoins des employeurs ;
  • Enfin, une « allocation chômage universelle » qui est une remise en cause du droit à l'assurance chômage, maquillé derrière une allocation de 1 000 € puis 700 €, qui peut être supprimée après 2 ans, et destinée avant tout à 300 000 travailleurs aux carrières fragmentées ;

On note la perfidie de Renzi. Il reprend des idées superficiellement progressistes – revenu minimum universel, CDI pour tous, universalisation de l'aide pour les précaires – afin de faire passer la précarisation de l'ensemble des salariés, la casse du Code du travail et de la Sécurité sociale.

 

Les syndicats divisés sur la réforme, unis sur le « dialogue social » !

 

Enfin, les syndicats réagissent. Très tard, et sans unité. La CISL (démocrate chrétienne) trouve la réforme du travail positive. La CGIL (ex-communiste), dans un premier temps, avait salué le revenu minimum universel, le contrat unique d'insertion, ne réclamant que plus d'ambition (!).

Cette fois, la CGIL et l'UIL (la FO italienne) ont affiché leur opposition à la réforme. Renzi ne leur a laissé aucun espace de négociation, il a foncé, manifesté son mépris envers « ses syndicats qui ne savent que faire des grèves, alors que lui essaie de trouver des emplois aux gens ».

 

Certains leaders syndicalistes ont rejoint les thèses de Renzi, dans les rangs mêmes de la CGIL. On peut penser à un certain Guglielmo Epifani qui s'était fait connaître en 2002 par son statut de leader de l'opposition à la casse par Berlusconi de l'article 18.

Il a été le secrétaire de la CGIL de 2002 à 2010. Député du PD depuis lors, il a voté la Réforme au Parlement et la défend, tout comme Cesare Damiano, membre de la direction nationale de la CGIL, de sa branche métallurgique la FIOM, dans la mythique usine FIAT-Mirafiori, de Turin.

 

Malgré tous ces accros, les bras d'honneur de Renzi, la secrétaire de la CGIL, Susanna Camusso, est loin d'être catégorique devant les micros : « C'est au gouvernement de décider si il veut l'escalade du conflit ou si il veut retourner à la table des négociations ».

 

Hypocrisie du PD qui a deux fers au feu

 

C'est sur les représentants et locaux du Parti démocrate (PD) que se sont concentrées toutes les colères des manifestants ouvriers, étudiants, salariés, lors des manifestations organisées ce 12 décembre. Les sièges du PD ont été agrémentés de jets de peintures, d'oeufs et de tomates.

Le chef du gouvernement, leader du PD, Renzi a été raillé en « Pinocchio » à Rome, en « Terminator du monde du travail » à Turin, en « Riformatic » à Gênes. De la créativité, mais aussi une personnalisation qui – comme du temps de Berlusconi – fait le jeu du pouvoir.

 

Stefano Fassina – qui se fait passer pour l'aile gauche, sociale, du PD – était présent au cortège à Rome, comme Pippo Civati à Milan. Ce sont les « frondeurs » du Parti démocrate, Fassina insiste : « il fallait que quelqu'un du PD soit dans la rue, avec les travailleurs ».

Le 25 novembre, ils avaient oublié leurs frondes à la maison. Le « Jobs act » est passé à 316 voix pour, 6 contre. 29 députés PD, autour de Fassina, ont refusé de participer au vote.

Les caciques « de gauche » du PD, représentants de l'héritage communiste, ont choisi l'hypocrisie jusqu'au bout. Pier-Luigi Bersani, secrétaire-général du PD, a exprimé certaines contrariétés mais a voté pour, « par discipline de parti ».

 

Massimo d'Alema qualifie lui le gouvernement Renzi d' « épisode » - on a l'impression d'entendre Benedetto Croce face au fascisme, « une parenthèse » ! -, il exprime certaines réserves face au Jobs Act, lui qui a toujours favorisé la précarisation du travail. Il n'a pas voté contre.

Les travailleurs ne se sont pas trompés. D'Alema a osé se pointer au cortège de Bari. Il a été accuelli par des « Dégage », « Bouffon », « Vendu ». Massimo d'Alema a répondu : « C'est normal. Les gens sont en colère, en particulier contre le PD ». De quoi justifier les noms d'oiseau.

 

Et à la gauche du PD ? Nichi Vendola – l'ancien liquidateur de Refondation communiste, qui s'est fait élire à la tête de la région des Pouilles et s'est forgé un bel appareil d'élus grâce aux voix du PD –, qui joue le jeu des primaires du PD – occupe tout l'espace médiatique.

Un drôle de personnage qui a commencé par valoriser le style Renzi, plein de nouveautés dans la forme, rupture avec le discours politique conventionnel. Il avait loué certaines mesures démagogiques comme les crédits d'impôts de 85 € par mois.

Depuis la rentrée de septembre, Vendola se montre plus critique. Son objectif, fracturer le PD pour emporter son aile-gauche et former une nouvelle organisation qui lui permettrait de devenir le leader du centre-gauche.

Sa nouvelle formation ? « Human factor » (le facteur humain, si! Et en anglais dans le texte !) qui lui aurait été inspiré par les paroles du pape François (si!). Il s'agirait de rassembler toutes les forces de gauche, du centre qui refusent la politique de Renzi.

Vendola dénonce les inspirations de Renzi chez Blair, mais il cherche la sienne dans les expériences de Romano Prodi, l'ancien Président du Conseil qui a mis en place des réformes structurelles libérales (sur les retraites notamment), plongé l'Italie dans les guerres américaines, enfoncé l'Italie dans l'Union européenne austéritaire. Quel beau programme !

 

Et pendant ce temps, les communistes ne parviennent pas à sortir de l'ornière, piégés dans les combinaisons politiciennes passées et présentes, contraints d'accepter le cirque électoral alimenté par les Vendola, Fassina, d'Alema, pour l'avoir alimenté trop longtemps.

 

L'espoir n'est pas mort en Italie. Mais il viendra décidément de la rue, des luttes, du mouvement social, plus que des combinaisons politiciennes. Même si ce mouvement a désespérément besoin d'une perspective politique.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 17:00

 

Lundi 15 décembre 2014

GREVE GENERALE EN BELGIQUE

La Belgique devrait être bloquée demain par la grève 

Une journée organisée par les syndicats contre la politique d’austérité.

Grève générale en Belgique
Les liaisons internationales, tel le Thalys, devraient être paralysées demain lundi

Avions cloués au sol, trains, trams et bus remisés dans les dépôts, accès aux entreprises et aux administrations bloqués par des « piquets » : la Belgique sera paralysée demain par une journée de « grève nationale » organisée par les syndicats pour contester la politique d’austérité du gouvernement.

 

De Liège à Tournai, d’Arlon à Ostende, aucune région ne devrait échapper au mouvement organisé en « front commun » par les trois grands syndicats FGTB (socialiste), CSC (chrétien) et CGSLB (libéral), qui ont fait monter la pression depuis plusieurs semaines sur le gouvernement de droite dirigé par le libéral Charles Michel.

 

Les transports devraient être les premiers touchés. Dès ce soir à 22 h, les contrôleurs aériens devraient débrayer, selon le gestionnaire belge de l’espace aérien, Belgocontrol, ce qui empêchera de facto tout décollage ou atterrissage pendant 24 heures.

Les trains s’arrêteront au même moment, y compris les liaisons internationales Thalys (vers Paris, Amsterdam et Cologne) et Eurostar (Londres). Demain, les trams, bus et métro devraient rester au dépôt dans tout le pays.

La situation pourrait devenir infernale sur les autoroutes, puisqu’un syndicat de chauffeurs de camion affilié à la FGTB a déployé des banderoles au message explicite : « Chauffeurs de camion, paralysez le pays le 15 décembre ».

Les écoles, prisons, administrations et même les tribunaux devraient aussi être en grève. L’Association syndicale des magistrats (ASM) a exprimé vendredi « sa totale solidarité » avec les grévistes, en dénonçant « la mise en péril des services publics ».

 

« PAS D’ALTERNATIVE »

Les programmes des radios publiques devraient être remplacés par de la musique, à l’exception des flashs d’informations.

Le secteur de l’industrie et de la distribution, tout comme la poste ou les services de ramassage des ordures, devraient également tourner au ralenti ou être totalement à l’arrêt. Les accès de zones d’activité pourraient être bloqués par des barrages, comme ce fut le cas lors des trois grèves régionales organisées ces dernières semaines. 

 

 Les syndicats, qui avaient réuni quelque 120 000 personnes lors d’une manifestation à Bruxelles le 6 novembre, continuent à dénoncer un programme de réformes visant à réaliser 11 milliards d’euros d’économies en cinq ans. Il prévoit de reculer l’âge légal de départ à la retraite de 65 à 67 ans à partir de 2030, ainsi que des coupes dans les services publics, la culture et les transports.

Ils demandent aussi l’abandon du « saut d’index » prévu pour 2015, soit l’absence de revalorisation des salaires par rapport à l’inflation. Ils dénoncent aussi l’absence de « dialogue social ».

 

Les actions prévues par les syndicats, en particulier le blocage de l’accès des entreprises, irritent la principale organisation patronale, la FEB, qui soutient les mesures du gouvernement.

Considéré par l’opposition et par les syndicats comme le véritable homme fort de la coalition, bien qu’il ne soit pas entré au gouvernement, le chef du parti nationaliste flamand (N-VA), Bart De Wever, a dénoncé à l’avance une grève « politique ». Il a estimé que le PS, rejeté dans l’opposition pour la première fois depuis 25 ans, se servait du syndicat socialiste FGTB comme de son « bras armé ». « Il n’y a pas d’alternative, pas de choix », a ajouté M. De Wever.

« Les syndicats sont parfaitement capables de décider en toute indépendance des actions à mener pour s’opposer à la politique antisociale du gouvernement fédéral », a répliqué l’ancien Premier ministre socialiste, Elio Di Rupo.

 

Les syndicats pourraient annoncer de nouvelles actions dès la rentrée de janvier.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 16:26

espagne-carte1

Des milliers de personnes sont descendues samedi dans les rues de Madrid, Barcelone et d'autres villes en Espagne contre l'austérité et la misère dont ils accusent la classe politique "corrompue", ont constaté des journalistes de l'AFP.


"Du pain, un toit, un travail", lisait-on sur une grande banderole déployée par des manifestants près de la gare d'Atocha à Madrid d'où ils devaient rejoindre la place de la Puerta del Sol, dans le centre. "Si se puede, si se puede!" (Oui, c'est possible !), scandaient-ils, en écho au "Yes we can" de Barack Obama en 2008.


"C'est quoi cet oiseau ?" demandait une fillette en montrant du doigt un grand volatile fabriqué avec des sacs en plastique. "Un, corbeau, non, un vautour", répondait la mère. "Comme les politiques?", interrogeait la petite.

Le vautour, c'est Agustin Carretero qui le porte. A 41 ans, il a la chance d'avoir un travail au sein d'un service d'assistance clients. Pour lui, ce qui cloche, c'est plutôt le toit. Car pour beaucoup décrocher la trilogie "pain, travail et toit" reste compliqué.

Agustin Carretero, petit homme que tout le monde veut photographier avec son grand vautour planant au-dessus des manifestants, vit dans un appartement d'environ 50 mètres carrés avec deux enfants de six et huit ans.

Il paye un loyer d'environ 500 euros. Son logement, de type HLM, a été vendu à un promoteur et en 2018 il n'aura plus le choix: soit il l'achète 140 000 euros, soit il s'en va, raconte-t-il. Ils sont plus de 2300 dans son cas.


Près de 24% des Espagnols sont encore au chômage, même si la croissance devrait atteindre 1,3% en 2014, "la plus forte croissance de la zone euro", selon le gouvernement.

"Ce que raconte le gouvernement c'est de la propagande. La crise se poursuit. On continue à imposer des coupes claires dans la santé, l'éducation (...) à privatiser l'enseignement", explique Carlos un autre manifestant de 48 ans. Pour cet administratif au chômage depuis un an et demi, en fin de droits dans cinq mois, les journées s'écoulent "entre CV et CV, dans le combat".


Pour les salariés, un tiers touche maximum 645 euros par mois. Sur 46,5 millions d'habitants plus de cinq ont été assistés par la Croix-Rouge, qui estime que 84% sont menacés par la pauvreté.

 

source : blog UL CGT Dieppe

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:43

Trains, gares, lignes, points de vente supprimés, déshumanisation des trains et des gares : c'est le résultat de près de 20 ans de contre-réformes menées tour à tour par la droite, puis par la seconde droite

 

 

Les cheminots se battent et ils ont raison.  Ils se battent pour l'emploi, pour le respect des droits syndicaux, contre l'arbitraire patronal.  La colère gronde.  Les cheminots luttent pour leur emploi et le service public, pour les conquêtes de 1936 et de la Libération, contre la privatisation de la SNCF et sa disparition.  Le 4 décembre, les contrôleurs étaient en grève pour protester contre la suppression des contrôleurs dans les trains.  La seule présence humaine désormais dans certains trains sera le conducteur.  Une attaque supplémentaire contre la sécurité des passagers.  Une attaque de plus contre la SNCF, service public. 

 

 

Les ministres français de droite ou du PS ont décidé à Bruxelles la libéralisation du rail

C'est le 4 août 2014  que F. Hollande promulgua la loi portant réforme ferroviaire, mettant fin à la Société Nationale des Chemins de fer Français.  Le changement de nom est révélateur.  Il s'agit de faire pénétrer dans les têtes que les chemins de fer français ne sont plus la propriété commune des citoyens, ne sont plus le service public des billets de congés payés, inauguré à l'été 1936 par des dizaines de milliers de salariés. Le gouvernement vient d'ailleurs de nommer Frédéric SAINT-GEOURS, membre du Bureau Exécutif du MEDEF, Président par intérim du Conseil de Surveillance du "Groupe Public Ferroviaire".   Le PS au pouvoir, la seconde droite comme dit Frédéric Lordon, renie ses promesses même celles de Hollande qui étaient pourtant bien droitières déjà ...  Le résultat se fait depuis quelque temps sentir dans le département : lignes et trains supprimés, guichets fermés, gares désertes, mauvais entretien du matériel et des voies...  Les victimes sont autant les usagers que les salariés.  Depuis 20 ans les législations européennes, votées au conseil européen par les ministres français de la droite et du PS ( la seconde droite) ont ouvert la SNCF à la concurrence et au privé.  Et malgré le vote des Français en 2005 contre cette "concurrence libre et non faussée", cette politique a été mise en oeuvre, détruisant une entreprise publique qui fonctionnait bien.

 

Les élus du PS et de la droite ont l'hypocrisie de se plaindre

Aujourd'hui, les élus du département et de la Région font chorus contre la SNCF.  Ils exigent que celle-ci règlent les problèmes. Le Président de Région, PS, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire UMP du Havre, Edouard Philippe, le maire de Fécamp, UMP ... se plaignent.  Ils sont pourtant les premiers responsables.  Ils ont voté toutes les réformes européennes de libéralisation du rail, toutes les lois françaises attaquant le service public de chemin de fer pour que la SNCF soit détruite pour être ensuite bradée au privé; jusqu'à la dernière réforme du printemps et de l'été 2014 contre laquelle les cheminots ont fait grève en France, comme au Royaume-Uni, comme en Allemagne, comme en Suède ... Et ce malgré le vote de 2005 contre la "concurrence libre et non faussée".  Ils ont l'aplomb de protester contre les conséquences de leurs décisions et votes. Ils osent se plaindre des progrès de l'abstention et du Front National. Et ils ont l'impudeur de crier au "repli sur soi" quand les Français expriment leur désaccord avec l'Union Européenne.


 

Aucune perspective de progrès social ne peut venir de l'Union Européenne

Il serait grand temps que "la gauche de la gauche", le PCF et le Front de gauche changent de politique à l'égard de l'Union Européenne et appellent à des luttes beaucoup plus frontales contre celle-ci : puisque l'UE ne prend des décisions que contre les salariés et les citoyens, il est grand temps de poser la question d'en sortir.  Aucune perspective politique de progrès et d'émancipation sociale ne peut s'inscrire dans cette Union Européenne qui libéralise à tout va.

 

 

Le PS n'est pas la gauche, c'est la seconde droite du Medef

Il serait grand temps que le PCF cesse de faire croire à une union de la gauche possible avec des partis politiques qui préconisent de rester dans l'UE et qui votent tout malgré leur déni et leurs promesses : Maastricht, le traité de Lisbonne, Tafta ( traité transatlantique), Tisa ( traité sur les services) ...

 Que va-t-il se passer aux cantonales et aux régionales de 2015?  Y aura-t-il encore un tour d'union de la gauche pour laisser penser aux travailleurs que le PCf et le Front de gauche cautionnent la politique du PS au pouvoir ?

Le PS n'est pas la gauche.  C'est une seconde droite. Pas d'union avec la droite.  Il faut battre l'extrême-droite, la droite et la seconde droite.  Sur une ligne frontale d'opposition aux politiques européennes.

 

Toute revendication se heurte à la politique européenne : il faut donc sortir de l'UE pour s'en sortir.

Action Communiste est au côté des usagers, des salariés dans leur lutte pour l'amélioration des transports.  Cela passe par un retour au public et au national, à une SNCF propriété de l'Etat, gérée nationalement, collectivement, par les usagers, les salariés et l'Etat.  Ce qui suppose une coopération avec les collectivités locales, responsables sur leur territoire. Cela fait presque 20 ans que l'Union Européenne fait preuve de sa nocivité.  Il faut sortir de ce carcan pour résoudre nos problèmes nous-mêmes, souverainement.

 

Action Communiste

 


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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:08
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 17:26

blog-logo01

 

Plus de 5 millions de salariés titulaires et non titulaires de la Fonction publique d’Etat, Hospitalière, et Territoriale ont été appelés à s’exprimer pour élire leurs représentants dans 22 000 institutions représentatives du personnel.

Alors que les salariés de la Fonction publique subissent en première ligne les politiques de rigueur et de désengagement de l’Etat, ils ont envoyé un signal clair en plaçant en tête une organisation qui résiste et propose.

Avec un résultat de 23,1 % la CGT confirme sa première place devançant de 4 points la seconde organisation. Pour la CGT ce résultat est un encouragement à se tourner vers tous les salariés, quelque soient leurs statuts et leurs situations.

Au-delà de la disparité de ces résultats, le recul de 2,3 % de son audience sur l’ensemble de la Fonction publique invite la CGT à réfléchir à son activité.

Dans une Fonction publique percutée de plein fouet par les politiques d’austérité, les salariés attendent de leurs organisations syndicales des propositions concrètes à leurs problèmes quotidiens.

Le défi de la proximité, de la présence auprès des salariés sur toutes leurs revendications est posé. La CGT engagera avec les organisations qui la composent et qui sont concernées par ce scrutin, une profonde réflexion sur son activité, son rapport au salariat dans sa diversité. Forte de sa responsabilité de première organisation syndicale du pays la CGT continuera d’agir et rassembler pour que les revendications des salariés soient entendues.

Montreuil, le 9 décembre 2014

 

 

source

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 18:39

Manif educ prioritaire 9 12 2014

 

 

Après la grève du 2 décembre dernier qui avait mobilisé massivement les enseignants des écoles maternelle Delaunay-Laurencin, élémentaire Sonia Delaunay, l’école élémentaire Michel pour lesquelles les écoles étaient totalement fermées ainsi que les enseignants et les agents technique du collège Braque qui étaient en grève à 80%, une nouvelle journée de grève et de manifestation à l’appel de la CGT Education et de la FSU avec le soutien de l’Union Locale CGT de la Région dieppoise et de la FCPE a fortement mobilisé aujourd’hui, mardi 9 décembre.

Plus de 200 personnes ont manifesté pour contester la nouvelle carte de l’Education Prioritaire sur le secteur qui prévoit d’exclure de l’Education nationale les écoles maternelle Delaunay-Laurencin, élémentaire Sonia Delaunay, élémentaire Jules Michelet, maternelle et élémentaire Paul Bert et les écoles Ferry et Feldmann.

De nouvelles actions de blocage auront lieu dans les écoles.
Une manifestation est prévu avec deux cortèges samedi 13 décembre 2014 :

  • Départ 10h00 à Braque
  • Départ 10h00 à Paul Bert pour se retrouver sur le Pont Ango vers 11h.

Réunion publique  : Jeudi 18 décembre à 18h00 à la Maison Jacques prévert.

 La CGT Educ’action appelle l’ensemble des collègues à rester mobilisés et à amplifier la mobilisation pour une autre carte de l’Education prioritaire !

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:18
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

2014-11-18-Conference-de-presse-UL-CGT-fonctionaires-6--D

 

Depuis de nombreuses semaines pour le gouvernement comme pour le patronat, les élections des 3 versants de la fonction publique étaient un enjeu national pour affaiblir la CGT.

Pour la Région Dieppoise, lors des élections du 4 décembre 2014, la CGT conforte sa première place en tant qu’organisation syndicale.

Que ce soit à la mairie de Dieppe, avec plus de 67 %, à l’Hôpital de Dieppe (première organisation) et de St Valéry en Caux (93 %), sur le Port ou dans l’Éducation nationale.

Dans les agglomérations dieppoises, où la CGT a obtenu de bons scores face à des listes fabriquées par la direction (non représentative), nous continuerons à occuper le terrain.

Au niveau Départemental et national aussi la CGT reste la première organisation syndicale.

L’Union Locale de la Région Dieppoise remercie l’ensemble des salariés qui ont pris en main leur avenir en accordant leur confiance à la CGT.

Ce vote de confiance doit maintenant se transformer par un renforcement de la CGT partout pour défendre l’emploi et les services publics.

Vive la CGT.

L’Union Locale CGT de la Région Dieppoise

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 23:19

 

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le Gabon, chasse gardée de la France depuis 1960, gérée d'une main de fer par la famille Bongo, poule aux oeufs d'or de TOTAL. Les grèves récentes, la dernière dans le secteur pétrolier, font vaciller le pouvoir autoritaire qui craint un scénario analogue à celui qui a fait tomber le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaoré.



Ce lundi 1er décembre. L'ONEP (Organisation nationale des employés du pétrole) annonce le début d'une grève illimitée dans le secteur pétrolier, après l'échec des négociations traînant depuis plusieurs semaines portant avant tout sur la réintégration d'employés licenciés.



TOTAL règne en maître sur la 4 ème puissance pétrolière d'Afrique noire

 

Ce micro-Etat d'1,5 million d'habitants reste la 4 ème puissance pétrolière d'Afrique sub-saharienne avec 250 000 barils de pétrole par jour.

 

Un secteur vital pour l’État gabonais, qui dépend à 60 % des revenus du pétrole.

Un marché toujours important pour le groupe français TOTAL, premier investisseur dégageant 50 000 barils par jour. TOTAL se partage le marché avec le britannique Shell, même si le chinois SINOPEC, le libyen Libya Oil et le français Perenco sont de plus en plus actifs au pays.



Un pays paralysé par une grève qui dure depuis une semaine

 

La grève qui continue depuis une semaine a trouvé entre-temps le soutien de toute la fillière : des ouvriers de l'extraction jusqu'aux employés des stations-services, en passant par les salariés des raffineries. L'ONEP organise la grande majorité des 5 000 employés du secteur.

 

La mobilisation perturbe sérieusement l'économie du pays. La seule raffinerie du pays, qui transforme 21 000 barils/jour, à Sogara est complètement paralysée. Les champs pétroliers de Port-Gentil (2ème ville du pays) ne livrent plus de pétrole, l'aéroport local est à court de carburant.

Dans les villes, c'est la panique. Les queues se multiplient devant les stations-services, progressivement à sec, pour obtenir des stocks d'essence.



Le groupe français TOTAL dans la ligne de mire des grévistes

 

Les majors ont publié des déclarations contradictoires. Shell a reconnu que la grève avait fait chuter sa production. Total a nié tout impact dans un premier temps, avant d'avouer que sa production était descendue à 10 000 barils par jour, soit le quart de la production usuelle.

Les revendications des grévistes sont multiples, elles sont au moins quatre, touchant à des questions politiques : (1) réintégration d'employés du secteur licenciés par les majors étrangères ; (2) suspension des déductions salariales imposées par ces compagnies ; (3) départ du manager de STSI Boccard, sous-traitant de Total ; (4) départ du directeur général de la Libya oil Gabon.

Ces exigences qui pointent les responsabilités des grands groupes étrangers, d'abord Total – qui opère aussi par l'entremise de leurs sous-traitants, comme Total avec STSI Boccard – ainsi que celle de l'Etat gabonais, complice du pillage organisé, actionnaire minoritaire de TOTAL-Gabon.

Même l'Etat gabonais a commencé à s'agacer des pratiques frauduleuses de Total. Il vient d'entamer un redressement fiscal à l'encontre de la filiale gabonaise du groupe français, soupçonné d'avoir un arriéré d'impôt de 565 millions d'€, soit 5 % du PIB du pays, 20 % du budget national.



Bientôt la fin de la dictature des Bongo ?

 

Depuis 1960, le Gabon est la base arrière de la France, à partir d'où part tous ses mauvais coups en Afrique, du Biafra au Congo. En 1967, la France y place un ancien agent de ses services secrets, Omar Bongo.

Ce dernier va y installer un régime à parti unique, qui réprime férocement ses opposants. Il y est régulièrement ré-élu avec 99,5 % des voix. Il détourne des centaines de millions d'€, grâce à l'argent d'Elf puis Total.

A la mort d'Omar, c'est son fils Ali qui prend la succession en 2009. Tout changer pour que rien ne change. Ali truque les élections mais n'obtient que 41 % des voix au premier tour. Il suspend le deuxième tour et s'auto-proclame président.

Un mois après la chute d'un autre ami de la France, le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaporé, en place depuis 27 ans, Ali Bongo a peur.

Il faut dire que le climat social est explosif au Gabon. Depuis un mois, des mouvements de grève ont été lancés dans les télécoms, la presse, la radio et la télévision, l'éducation nationale, les universités, les hôpitaux. Une grève générale avait touché toute la fonction publique fin octobre.

Partout les mêmes problèmes, des salaires et des primes non-payés, la colère face à la logique de privatisation et ses dégâts dans les services publics en faillite du pays.

Il y a de quoi être surpris de voir la très faible couverture de presse en France sur ce mouvement d'ampleur dans un pays francophone, impliquant notre fleuron économique. C'est par l'agence britannique Reuters que la nouvelle peut être connue en France. Un silence étonnant. Ou non.

 

Dénonçons la politique de rapine de Total en Afrique, dénonçons la Françafrique plus vivace que jamais : solidarité avec les travailleurs et le peuple gabonais qui veut en terminer avec cette dictature des Bongo qui dure depuis plus d'un demi-siècle !

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:02

cgt-poing

Communiqué commun

de la CGT

et du Comité National des Privés d'Emploi CGT

Les choix patronaux et gouvernementaux favorisent et augmentent les licenciements, les délocalisations, le dumping social, la précarité. Le crédo patronal et gouvernemental est de réduire inlassablement le coût du travail pour augmenter le capital et enrichir les seuls actionnaires.

 

Pour faire diminuer le nombre de chômeurs, le gouvernement a fait croire à l'opinion qu'il suffisait d'assister durablement les entreprises en leur faisant des cadeaux fiscaux et en diminuant les cotisations sociales pour qu'elles créent de l'emploi. Le résultat aujourd'hui est désastreux ! Le chômage de masse et de longue durée explose et s'installe durablement. Dès lors, le vieux couplet stigmatisant des chômeurs fraudeurs, profiteurs revient dans le discours politique et donne du crédit aux thèses extrémistes et populistes à l'œuvre actuellement dans notre pays.

 

Les salariés privés d'emploi ou précaires sont les premières victimes de ces choix et payent une crise dont ils ne sont en rien responsables. Depuis des années, les gouvernements successifs nous promettent une inversion possible de la courbe du chômage. Mais chaque mois le constat se répète, le chômage de masse poursuit son ascension. Il pèse lourdement dans la vie de chaque famille, pour le développement du pays et le vivre ensemble.

 

La nouvelle convention assurance chômage révise à la baisse une fois de plus le droit des chômeurs, des intérimaires et des intermittents. Les premiers effets néfastes des droits rechargeables ne se sont pas faits attendre. Avec le nouveau calcul de leur indemnisation, certaines personnes perdent des sommes considérables sur leur revenu de remplacement par rapport à l'ancien mode de calcul qui n'était déjà pas en faveur des privés d'emploi.

 

Enfin, malgré les annonces faites lors de la Conférence nationale contre la pauvreté de 2012, notamment l'augmentation de 10% d'ici 2017 du niveau du RSA et un objectif de diminuer les non recours au RSA Activité, les annonces du gouvernement de dispositif remplaçant prime pour l'emploi et RSA Activité pour les travailleurs pauvres se fera à budget constant.

 

Dans ce contexte, notre appel à l'action avec trois associations de chômeurs, pour le droit au travail, l'accès à l'emploi, contre la précarité concerne tous les salariés de tous les secteurs d'activité et toutes les générations.

 

C'est pourquoi, CGT et le Comité National des privés d'emploi appellent chaque salarié, chaque chômeur, chaque retraité à participer très nombreux la manifestation nationale le samedi 6 décembre 2014 à 14h00, Place Stalingrad à Paris.

 

Source : http://cgtparis.fr/Manifestation-pour-le-droi...

 

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