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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 11:58

Publié par Michel El Diablo

USA : La grève des raffineries touche 20% des capacités de production des Etats-Unis

Le secteur du raffinage pétrolier aux Etats-Unis est entré dans sa quatrième semaine de grève, depuis le 1er février 2015, son plus important mouvement social depuis 35 ans qui, d’après les responsables syndicaux touche désormais 20% des capacités nationales de la production ; principalement commencé au Texas et en Californie, le mouvement s’étend, ensuite à l’Ohio et à l’Indiana.

Ce mouvement touche 65OO membres du syndicat United Steelworkers (USW), 15 sites dont 12 raffineries. Il résulte de l’échec des pourparlers entre Shell, porte-parole national des compagnies pétrolières, et le syndicat sur le renouvellement de la convention collective. Portant sur trois ans, celle-ci concerne quelque 30 000 salariés dans 63 raffineries représentant les deux tiers de la production nationale. Les discussions portent sur des augmentations de salaires, les effectifs, les conditions de travail et la sécurité des salariés. En effet, les compagnies emploient des travailleurs temporaires pour des opérations de maintenance.

Les négociations une nouvelle fois rompues vendredi dernier, le président du syndicat fait le constat « du refus de l’industrie de résoudre la sécurité à travers des négociations de bonne foi et ne laisse d’autre choix que d’étendre notre mouvement de grève ». Et, de fait ,la plus grande raffinerie du pays Port Arthur au Texas rejoint le mouvement samedi ainsi que deux raffineries et une usine chimique de Louisiane.

Les plus grandes compagnies en Californie, au Kentucky, au Texas et dans l’Etat de Washington sont touchées par la grève.

SOURCE:

 

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 15:38

Nous mettons en ligne ce tract de la FILPAC CGT Chapelle Darblay. L'industrie papetière, aux mains, majoritairement en France de multinationales du Nord de l'Europe, est en danger. Cette industrie devrait être une priorité nationale pour le gouvernement car les actionnaires de ces groupes, qui ont les yeux fixés sur le taux de profit, se désintéressent totalement, et des intérêts de la France, et des intérêts des salariés.

Les journaux, les livres ne doivent pas dépendre d'importations exclusivement. C'est ce qui risque de se passer si l'industrie papetière est sacrifiée. La sécurité, la dignité des salariés en France, l'avenir du secteur industriel en général, sont en question. Plus le secteur industriel est détruit, plus la question de l'intervention de l'Etat vient au premier plan.  Bien sûr, cela suppose d'accepter d'affronter l'Union Européenne et la commission de Bruxelles.  Action Communiste.

Les papetiers de Chapelle Darblay à la manifestation du 17 Février à Rouen

Les papetiers de Chapelle Darblay à la manifestation du 17 Février à Rouen

Chapelle Darblay : ils sont toujours vivants et debout ! La PM3 n'est pas encore sauvée mais les papetiers ont imposé son maintien en activité et obtenu une discussion sur des alternatives industrielles, ce qu'ils réclamaient depuis le début !
Chapelle Darblay : ils sont toujours vivants et debout ! La PM3 n'est pas encore sauvée mais les papetiers ont imposé son maintien en activité et obtenu une discussion sur des alternatives industrielles, ce qu'ils réclamaient depuis le début !
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 10:26

Publié par Michel El Diablo

« Transition Energétique pour une croissance verte »: LE 3 MARS 2015, L’ÉNERGIE EN ACTION pour peser sur le SÉNAT [CGT - FO ]

LE 3 MARS 2015, L’ÉNERGIE EN ACTION

POUR PESER SUR LE SÉNAT

 

A l’issue du débat au Sénat, les Fédérations CGT et FO font le constat que le texte sur la loi de « Transition Energétique pour une croissance verte » ne répond ni aux aspirations des salariés ni aux besoins des usagers3 en matière d’énergie et encore moins aux enjeux pour la planète en matière de CO2.

Les 17 000 énergéticiens présents à la manifestation de Paris organisée par la CGT et FO le 29 janvier dernier ont dénoncé cette loi de « transition électrique » et  fait bouger le curseur, mais à l’issue de ce débat ils n’ont pas encore été suffisamment entendus.
Si cela a légèrement bougé sur la place du nucléaire dans le mix énergétique, il reste des sujets qui fâchent :

  • la privatisation des barrages hydro-électriques,
  • les incertitudes qui pèsent sur l’application du statut aux salariés des entreprises font et feront de l’ENR,
  • l’avenir de la distribution avec sa possible reprise en main par les collectivités locales par la création de « sociétés publiques locales » où le capital public irait de 34 à 66%,
  • l’absence du gaz et de ses usages dans la loi,
  • la place du thermique à flamme
  • la question de l’arrêt de la sous-traitance,
  • les incertitudes sur les gestionnaires de réseaux,…

A côté de cela, la facture de l’usager va flamber pour assurer un maximum de profits, au travers de la CSPE1 et la CSPG2, qui vont encore plus subventionner le renouvelable sans bénéfice pour l’usager.

Fortes des interrogations et attentes des salariés du secteur de l’énergie et des milliers de signatures de pétitions d’usagers, La FNME CGT et la FNEM FO appellent à faire le 3 mars partout en France des rassemblements auprès des Préfectures pour porter nos revendications de salariés, notre vision de professionnels du secteur de l’énergie et les attentes des usagers marquées par la signature de la pétition.

Les Fédérations CGT et FO soutiennent les initiatives organisées par leurs bases qui pourront avoir lieu dans les secteurs de : la production, du transport et de la distribution.

En Ile-de-France les Fédérations CGT et FO appellent à un rassemblement au Sénat à 11h00.

 

Le 3 mars, l'énergie en action pour peser sur le Sénat :: Site officiel de la FNME - Fédération Nationale des Mines et de l'Energie - CGT

http://www.fnme-cgt.fr/index.php/actualites/le-3-mars-l-energie

 

1- La contribution au service public de l'électricité (CSPE) est un prélèvement de nature fiscale sur les consommateurs d'électricité.

2- CSPG : Contribution biométhane (appelée également Contribution au service public du gaz - CSPG) : Cette taxe qui pèse sur les consommateurs finance l’achat de biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel.

3- La CSPE et la CSPG s'ajoutent aux autres taxes qui grèvent le budget des usagers.  Pour les ménages, les taxes représentent 34% de la facture d’électricité et 21% de la facture de gaz naturel, selon l’Observatoire du 3ème trimestre 2014 de la Commission de régulation de l’énergie.

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 16:51

Carrefour Market : Un communiqué de la CGT.

 

 

Les salariés de Carrefour Market veulent être traités à égalité avec leurs collègues des hypermarchés
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:23
Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives

18 févr. 2015

Le jeudi 9 avril 2015: Journée de grève interprofessionnelle et manifestations.
Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 23:33

 

Publié par Jean Lévy

 
Dix "ex-Goodyear" en garde à vue
un an après l'occupation de leur usine

Par AFP

 

  • Des pneus brûlent devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, en protestation contre la fermeture, le 7 janvier 2014

    AFP/AFP - Des pneus brûlent devant l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, en protestation contre la fermeture, le 7 janvier 2014

 

Dix anciens salariés de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, parmi lesquels principalement des cadres de la CGT, ont été placés en garde à vue mardi matin, plus d'un an après l'occupation de l'établissement, a-t-on appris de source judiciaire.

Ces anciens salariés, parmi lesquels l'ancien leader de la CGT de Goodyear Mickaël Wamen, avaient reçu une convocation de la police nationale, "pour des faits remontant avant le 22 janvier 2014", c'est-à-dire l'occupation de leur usine d'Amiens-Nord et la séquestration pendant 30 heures du DRH et du directeur de l'usine, a indiqué à l'AFP le procureur d'Amiens Bernard Farret.

La CGT, ultra-majoritaire, s'était engagée pendant sept ans dans un bras de fer avec la direction de Goodyear avant de signer un accord en janvier 2014 rendant effective la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord, qui employait 1.173 salariés.

 

Et c'est un gouvernement - et un président -

qui se prétendent "de gauche"

qui sont au pouvoir !

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 09:55
A l'appel de l'UD CGT-76 et de la FIL PAC CGT : Rassemblement le mardi 17 Février à 14h 30, Cours Clémenceau, pour la défense de l'emploi
A l'appel de l'UD CGT-76 et de la FIL PAC CGT : Rassemblement le mardi 17 Février à 14h 30, Cours Clémenceau, pour la défense de l'emploi

MANIFESTATION POUR L'EMPLOI

MARDI 17 FEVRIER

14h 30 COURS CLEMENCEAU

 

 

  • Départ collectif UL d'Elbeuf.  Rendez-vous au Champ de Foire à 13 H 30
  • Départ de Dieppe en bus.  Gare de Dieppe.  13 Heures

 

  • Départ du Havre, Harfleur, Gonfreville:
  • Franklin, 13 heures;
  • Place d'armes à Harfleur, 11h 45
  • Pont de Tancarville : 12 heures.
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 23:16

Lu sur Rouge-Midi

De Fralib à Scop-TI : le chemin de l’honneur ouvrier !

 

 

 

 

 

                       C’est une longue histoire, 1 336 jours de lutte, plus de 3 ans et demi, depuis ce jour de septembre 2010 où ils ont levés la main pour dire leur accord d’occuper l’usine. Oui, imaginez : l’année où le gamin entrait en 6ème, le même voit la victoire de son père et/ou de sa mère alors qu’il va passer son brevet. Ils ont résisté, la peur au ventre, et, parce que leurs représentants ont toujours eu la lutte de classe et l’intérêt des « ouvriers » chevillés au corps.  Ils leur ont fait confiance et fait plier le capitalisme. Et voilà qu’aujourd’hui ils ont leur destin en main et une usine à faire tourner.

Quel courage, quelle volonté, quelle stratégie, presque une « foi » [1] qui a déplacé la montagne. Trois PSE [2] annulés. Après une décision du tribunal de Nanterre en octobre 2013, qui obligeait le groupe à verser des astreintes journalières [3] s’il ne proposait pas de quatrième PSE, Unilever a renoué le dialogue avec les représentants des salariés. La portée historique de la victoire des Fralib contre le Goliath UNILEVER n’a pas dépassé le niveau d’une simple anecdote en fin de journal de 20 heures… Pourtant, si le public savait ce qu’elle représente cette victoire…

Ils partirent 182, pour terminer 76 en arrivant au port

Sans l’intense solidarité dont ils ont su s’entourer ils n’auraient certainement pas tenu aussi longtemps. Dans cette histoire, sans le soutien de la Communauté d’Agglomération d’Aubagne [4], sans l’appui de la Fédération CGT de l’Agro-alimentaire, sans l’aide de toutes les organisations CGT du département et sans la campagne électorale des présidentielles de 2012 qui vit les candidats en mal de publicité venir leur faire part de leur « soutien », les choses auraient pu se passer différemment. Alors que le gouvernement Sarkozy, par l’intermédiaire de son sbire Xavier Bertrand faisait tout pour avantager Unilever, Hollande n’a rien fait ! [5]Mais ce fut suffisant pour que justice soit rendue.


Souvenirs, souvenirs...

C’est alors que la CUM [6] décide de préempter et d’acheter le terrain et les bâtiments pour plus de 5 millions d’euros. Unilever est dans les cordes, sa guerre juridique à outrance est désormais obsolète, la firme doit négocier.

Mais tout le temps qu’a duré ce combat, certains salariés ont craqué et se sont laissés attirer par l’argent d’Unilever, qui à la fin proposait rien de moins que 90 000 euros. C’est une somme énorme et si le couple travaille à Fralib, c’est un pavillon assuré. Que répondre à l’inquiétude familiale lorsque l’on rentre chez soi en ayant reconduit la grève ? Il faut ici reconnaître l’immense courage des familles des 76 salariés qui ont, contre vents et marées, soutenu (car ils devaient en entendre au marché ou à l’école...) cette lutte. Plusieurs d’entre eux avaient même l’opportunité de faire valoir leurs droits à la retraite, par solidarité ils ne l’ont pas fait !

Les mots manquent pour traduire cette volonté de fer, ce sentiment enraciné d’être dans le juste, jusqu’au bout. Et, pour une fois, les « versaillais » n’ont pas gagné.

« Parce ce que c’est aussi cela tenir. La vie au quotidien, la sienne, celle des siens. Quand on sait combien une action comme les trois semaines d’agressions violentes a secoué de cadres familiaux sociaux, imaginez ce qu’il faut de ténacité, de solidarité pour tenir trois ans et demi ! Ce qu’ils ont du essuyer de tempêtes personnelles en plus des coups de tabacs collectif. » [7]

Lors des AG, toutes les décisions sont prises en totale transparence des contraintes et des objectifs. Il n’y a jamais eu, de la part des représentants des salariés, de discussions cachées avec la direction. Ce qui est assez rare pour être souligné.

Le bilan de cette phase du combat de plus de 3 ans et demi confirme que seule l’action paie.


Pour rappel :
 

  • Appropriation publique des terrains et bâtiments,
  • Appropriation publique à l’euro symbolique des installations administratives et industrielles du site pour transfert à la SCOP des salariés,
  • Soutien financier au démarrage et au développement du plan alternatif des salariés en sécurisant les acquis obtenus et en ouvrant des perspectives sérieuses notamment par diverses mesures contribuant au développement commercial. Il s’agit notamment de : la recherche de débouchés de production, la construction d’une marque, le renforcement de l’appareil commercial et administratif, une étude de marché.
  • Une contribution conséquente au fonds de roulement
  • Le financement d’une formation pour les salariés de la SCOP
  • La participation à la remise en état, au développement, à la modernisation et à la diversification de l’outil de travail.
  • Maintien des institutions représentatives du personnel pendant une période suffisante permettant la maîtrise du dossier jusqu’à la création officielle de la SCOP,
  • Obtention d’une prime substantielle de préjudice pour chaque salarié en lutte venant s’ajouter aux indemnités légales,
Ce n’est qu’un début, la lutte continue...

Après 1.336 jours de résistance, les salariés de Fralib ont finalement obtenu d’Unilever la signature d’un accord de sortie de conflit.
Concernant le montant des indemnités, Gérard [8] aura cette réponse : « on ne s’est jamais battu pour l’argent mais pour l’emploi. Ce qu’on a obtenu en fin de compte c’est juste notre dû. On l’a obtenu non pas en allant signer seul en catimini un papier au coin d’un bureau, mais par la lutte collective en toute dignité ».

Et puisqu’il faut parler chiffres juste quelques éléments :


La lutte a arraché à UNILEVER 20 millions d’euros !
Dans cette somme on peut citer entre autres :

 

  • 500 000€ pour la formation des ouvriers
  • 150 000€ pour la commercialisation
  • 1,5 million€ pour le fonds de roulement
  • 100 000€ chacun en plus des indemnités légales…

Le plus dur est sans doute fait, mais, maintenant, créer une « scoop » n’est pas une affaire simple.

Deux fers au feu : une marque propre bio et une production pour la grande distribution

Comment passer de chômeur en sursis à responsable de sa propre entreprise ? Car les questions administratives à régler sont nombreuses. En fait, comme l’annonce Olivier [9], un sourire en coin, « nous sommes encore des squatters légitimes de notre usine ! » En effet, ils ne sont ni propriétaire du terrain, ni de l’usine, mais ils paient l’eau, le gaz, l’électricité et les assurances...


Olivier Leberquier lors des voeux des Rouges Vifs 13

Car la négociation avec la CUM [10] est délicate. En tant que chiens de garde du capitalisme ils voient d’un mauvais œil un projet sans patron et d’un autre côté ils ne peuvent pas se permettre de couler un projet d’une telle notoriété marseillaise et provençale. A priori les discussions devraient aboutir d’ici peu.

La scoop est crée, elle s’appelle « Scop-TI » et les responsables ont fait le choix d’utiliser des prestataires extérieurs pour assurer la commercialisation de leurs produits. « C’est un métier qui n’existait pas chez nous. » m’assure Olivier comme pour s’excuser. Pourtant il a raison. S’en tenir à ce que l’on sait faire est primordial pour la réussite du projet, on ne s’improvise pas commercial du jour au lendemain.

En ce qui concerne la marque propre Scop-TI, l’idée de ressusciter une production locale de plantes aromatiques a germé dans l’esprit des «  Fralibs  » depuis plusieurs années. «  L’usine a été créée sur cette logique de proximité. Mais Unilever avait fini par commercialiser pour sa marque française du tilleul d’Amérique latine transformé en Allemagne  », critique Olivier.

La production de tilleul, qui offrait des compléments de revenus à de nombreuses exploitations de Provence, de Rhône-Alpes et du Sud-Ouest, est tombée à 10 tonnes aujourd’hui, c’est-à-dire quarante fois moins que dans les années 2000. Un premier pas vers ce projet a été franchi en septembre dernier à l’occasion de la remise en route des machines  : la production de 100.000 sachets «  militants  » de tilleul bio provenant d’une exploitation de Buis-les-Baronnies (Drôme) [11].


Les premières boites de thé.

Dans une même logique de proximité, viendront ensuite toutes les « herbes » de la Provence : verveine, camomille, thym, romarin, sauge, sauge, sarriette, marjolaine, menthe... Et tout cela certifié bio.

La Scop T.I. prévoit également de commercialiser sous son appellation, du thé vert haut de gamme issu d’une coopérative vietnamienne de Yên Bái (Thé issu d’arbres à thé centenaires) en passe d’obtenir la qualification bio. Ils ont également des projets avec Madagascar, le Laos, la Chine et le Kenya. Gageons qu’il sera là encore question de commerce équitable...

Mais tout cela ne suffit pour faire tourner les machines toute l’année. Alors, ils se tournent vers des « marchands de thé » qui peuvent aussi bien approvisionner Unilever que Scop-TI. « Pour eux l’argent n’a pas d’odeur ! » comme me le confirme Olivier en souriant. Deux entreprise (l’une en France, l’autre en Allemagne) semble partantes pour leur fournir les 600 tonnes annuelles de thé indispensables à la rentabilité de la scoop. Cette production de sous-traitance est essentiellement destinée à la grande distribution.

Attention, la rentabilité dont on parle est une rentabilité à la manière « Fralib », c’est à dire pour permettre le versement des salaires, la maintenance de l’outil de production, le fonctionnement normal de l’administration, la rétribution des intervenants extérieurs et l’indispensable modernisation, sans parler du marketing et d’un minimum de publicité. Pas question d’enrichir des banques ou des actionnaires autres que les adhérents de la scoop.

Le démarrage officiel de Scop-TI est prévu pour le ... 1er avril 2015. Alors nous découvrirons le nom de leur production, les embauches [12] pourront avoir lieu et l’aventure industrielle des anciens de Fralib commencera.

Une histoire de lutte, de solidarité et de fraternité se terminera, une histoire d’entreprise hors norme débutera et rejoindra celle de la Fabrique du SUD avec leur marque la « belle Aude » [13]

La preuve est faite : l’entreprise ne peut pas fonctionner sans les « ouvriers », mais elle peut se passer des patrons. Qu’on se le dise...

JP avec OL

 

[1seule lutte paie !

[2Plan de Sauvegarde de l’Emploi selon les patrons, Plan de Sabordage de l’Emploi selon les « fralibiens »

[33000 euros par jour les 15 premiers jours puis 10 000€

[4La ville d’Aubagne avait alors un maire communiste

[5Qui a dit « comme d’hab ?

[6Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole dont le président est socialiste

[7Alain Chancogne, le 29 mai 2014 dans Rouge Midi.

[8Gérard Cazorla, secrétaire CGT du CE de Fralib

[9Olivier Leberquier représentant du personnel CGT

[10Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole dont le président cette fois est UMP

[11En vente sur le stand de Rouge Midi lors de la fête de l’Huma

[12Les 14 salariés protégés bénéficient encore de 12 mois de salaires payés par Unilever, les autres seront en fin de droit en mai prochain.

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:31

Publié par Michel El Diablo

GROUPE RENAULT 2 milliards de bénéfices : combien pour les salariés ? [CGT]

Le groupe Renault vient de publier ses résultats 2014 : 2 milliards d’euros de bénéfices, près de 15 milliards d’euros de trésorerie. Pour faire quoi ? Pour verser 560 millions d’euros de dividendes aux actionnaires et, probablement, pour augmenter le PDG. Et pour les salariés ?

 

La direction parle de l’embauche de 1 000 CDI, alors qu’elle a supprimé 3 860 emplois depuis 2013 et qu’elle a recours à 4 000 intérimaires. La CGT Renault appelle donc les salariés à débrayer, vendredi 13 février 2015, jour des négociations annuelles sur les salaires, « pour une plus juste répartition des richesses ».

 

Dans un communiqué publié le 12 février 2015, la CGT Renault explique que « la baisse colossale des effectifs de Renault France, couplée à une baisse drastique du pouvoir d’achat imposée aux salariés par l’accord de compétitivité du 13 mars 2013 » s’est traduite par une dégradation des conditions de travail et de vie des salariés.

 

Le syndicat dénonce une « baisse abyssale des effectifs » en France alors que le chiffre d’affaire et les volumes vendus sur le territoire national sont croissants. Le PDG ayant été augmenté de 17% l’année dernière et les dividendes versés aux actionnaires augmentant de 10%, la CGT Renault réclame une juste revalorisation généralisée des salaires, ainsi que l’embauche des salariés intérimaires.

 

jeudi 12 février 2015 , par Philippe Gelinaud

SOURCE:

 

Communiqué CGT : résultats financiers Groupe Renault 

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 01:11
Distribution de tracts rive gauche à Rouen : trafic ralenti sur le pont Flaubert
Publié le 10/02/2015 á 07H12
Distribution de tracts rive gauche à Rouen : trafic ralenti sur le pont Flaubert
Trafic ralenti sur le pont Flaubert ce mardi 10 février (photo archives)

ROUEN (Seine-Maritime). Opposés au plan de restructuration proposé par leur actionnaire et qui prévoit la suppression d’une centaine de poste, des salariés de la Chapelle Darblay distribuent des tracts ce mardi 10 février au niveau du rond-point de Madagascar, sur la rive gauche de Rouen, à la sortie Sud du pont Flaubert.

Cette opération provoque déjà de gros ralentissement sur le sixième franchissement de la Seine à Rouen.

Les automobilistes sont ralentis dès leur sortie de l’A150 en provenance de Barentin.

 
Manifestation près du pont Flaubert, à Rouen : la circulation entièrement bloquée
 
 
 
 
 
Pour avoir le point de vue des salariés, rendez-vous sur le site de la FILPAC CGT Chapelle Darblay
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