Lu sur PCFBassin, l'opinion d'un militant du réseau "Faire ivre le PCF".
Ou comment la recherche de la forme, le rassemblement est un artifice pour évacuer le fond.
Quid des contenus ?, du pourquoi ?, pour quels objectifs ?, avec qui ? : Face au capital la stratégie des bourgeois de Calais mise en oeuvre.
Les propos tenues par Pierre Laurent et André Chassaigne (celui qui fait dans le Sapin) (nouveau groupe rouge, vert, rose en gestation), le soutien à Tsipras, donc aux politiques d'austérité, indique que pour la direction du PCF, au delà de la paille des mots, le grain des choses, le temps est venu, pour eux, d'un congrès de Tours à l'envers.
Ces élites de "gôche" sont de fait sur une trajectoire à l'italienne, prêt à liquider non seulement l'héritage communiste, mais même au delà toute référence à la gauche. (En Italie la gauche n'existe même plus)
Pour se mettre, in fine, à la disposition du capital pour tenter d'intégrer le monde du travail aux objectifs du capital (c'est pour cela que le PGE est financé par les institutions européennes)
Je sais que je choque, mais le temps est venu d'en finir avec les autruches. Une telle mélasse nauséabonde, de cuisine électorale où visiblement la lutte des places s'étale comme substitue à la lutte des classes. Une telle bouillie ne peut qu'éloigner les milieux populaires des urnes.
Pour rassembler il est impérativement nécessaire de répondre aux attentes populaires, ce n'est absolument pas le cas aujourd'hui.
Quand nous leur parlons d'"Europe sociale" ils nous tournent gentiment les talons en souriant. Ces réorientations stratégique à l'oeuvre se déroulent sans que les communistes de base n'est à aucun moment leur mot à dire. Ceux d'en haut savent pour eux, ceux d'en bas n'ont plu qu'à exécuter.
Les "machins" imaginés là-haut sont autant de raccourcis pour échapper au réel, comme un refus face au difficile affrontement de classe. C'est se préparer à passer sous la table plutôt que la renverser.
Bernard Trannoy
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