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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 18:39

Le Figaro a publié dans son édition du 14 novembre un article selon lequel la crise de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants s’accentuait. Ce phénomène toucherait selon son auteur toutes les puissances occidentales. En France, la cote de popularité de François Hollande est au plus bas.

Pour avoir une idée de la crise du leadership politique, le quotidien conservateur rappelle que le président français a recueilli dernièrement 15 % d’opinions favorables, un résultat bien en-deçà de celui de son prédécesseur qui s’était pourtant distingué parmi les dirigeants français les plus impopulaires. Son parti, l’Union pour un mouvement populaire, ne l’était que par le nom.

Dix-huit mois après son élection, François Hollande est désavoué par une majorité écrasante de citoyens français. Mais ce qui est frappant, ce n’est pas tant son très faible niveau de popularité que la rapidité avec laquelle la chute est survenue. La crise et ses effets ont bien entendu leur part de responsabilité : un taux de chômage élevé, une hausse de la TVA qui touchera principalement les salariés, la prolifération des manifestations dans plusieurs secteurs industriels, etc. Même le secteur agricole est touché. Indépendamment des critiques envers le gouvernement socialiste, ses adversaires dans les rangs de la droite estiment que la figure-même du chef d’État est contestée, vilipendée. Sa capacité à prendre des décisions stratégiques et son autorité sont clairement mises en cause : deux qualités que devrait posséder tout dirigeant.

Certains analystes politiques parlent d’une droitisation de la vie politique française, rêvant plus ou moins secrètement du retour de l’UMP au pouvoir… quand ce n’est pas de l’ascension au pouvoir de Marine Le Pen qui ne cesse de gagner le cœur des media et de la société en crise de paradigmes.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre David Cameron glisse lentement vers les abîmes, ne recueillant que 39 % d’opinions favorables. Il avait chuté en mars 2013 à seulement 31 %. Le gouvernement Cameron est marqué par le scandale des écoutes téléphoniques et sa défaite parlementaire dans sa tentative de faire approuver l’intervention militaire britannique en Syrie, à la fin du mois d’août 2013. Pourtant, la Grande-Bretagne connaît un des taux de croissance les plus élevés parmi les pays développés… ce qui est une source de joie prématurée pour la bourgeoisie européenne. Ce qui est intéressant à observer, c’est plutôt l’écart entre la série des bonnes nouvelles relatives à l’économie et le fait que les consommateurs ne perçoivent pas d’amélioration de leur situation personnelle…

L’Allemagne est un cas à part. La première puissance européenne est moins touchée par le désenchantement qui sévit ailleurs sur notre continent. Angela Merkel a été réélue brillamment en septembre. Elle a connu son apogée dans les sondages avec 67 % d’opinions favorables. Le principal centre économique du capitalisme européen a renforcé son économie alors que les autres puissances ont perdu en compétitivité. Quant aux pays les moins développés (situés pour la plupart en périphérie), ils s’appauvrissent.

Dans un contexte gagné par l’euroscepticisme, Angela Merkel est l’exception qui confirme la règle. La chancelière allemande connaît, contrairement à ses homologues européens, une popularité qui n’est jamais tombée en-dessous de 60 % d’opinions favorables au cours des dernières années. Elle a même terminé son deuxième mandat à la tête de la République fédérale avec un soutien plus populaire qu’au début du premier, en 2005. Ceux qui connaissent Merkel estiment que son style sobre et sa façon de gouverner expliquent en partie cela. Mais la principale force de Merkel réside dans les très bons résultats économiques de l’Allemagne. C’est la première puissance économique européenne et la quatrième au monde.
    

La situation est plus ou moins la même outre-Atlantique. Le président étasunien a atteint son plus bas taux de popularité depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2008. Seuls 39 % des Américains interrogés début novembre par l’institut Quinnipiac approuvaient sa politique, contre 45 % un peu plus tôt. Il semble payer la réforme du système de santé et surtout les dysfonctionnements survenus lors de sa mise en œuvre. Toujours selon l’institut, à peine 19 % des sondés pensent que le système de santé va s’améliorer alors que 43 % estiment que la situation s’aggravera au contraire. Le président payerait également les errements de la politique étasunienne en matière d’espionnage sous couvert de la lutte contre le terrorisme.

L’impopularité du leadership politique dans les puissances occidentales n’est pas un phénomène nouveau. Il est allé en s’accentuant avec la crise économique. Mais les partis politiques traditionnels connaissent surtout une véritable crise d’identité. Et dans cette crise, l’électoralisme a toute sa part de responsabilité. Le fossé ne cesse depuis plusieurs années de se creuser entre le discours et l’action politique, alors que le divorce avec la base qui les soutenait jusque-là semble bel et bien consommé.

L’État-providence n’a cessé d’être malmené depuis les années quatre-vingt, y compris sous les gouvernements dits socialistes, et le cours des choses semble a priori irréversible, en dépit des organisations et des mouvements sociaux toujours à la recherche d’alternatives politiques et économiques. La détermination des groupes de pouvoir d’adapter la société européenne, dans son ensemble, au contexte imposé par l’internationalisation des rapports de production capitalistes, est responsable de ce processus.  La construction de l’Union européenne sur des bases néolibérales en est une des faces les plus visibles. 

Cette politique a conduit à l’effondrement des indicateurs sociaux en Europe. Les taux de chômage explosent, et les services sanitaires, l’éducation, les systèmes de retraite sont partout en souffrance. Aujourd’hui, tous les media s’attachent à faire de l’élection un enjeu central. Portant, quel que soit le président élu, les plans de rigueur et d’austérité vont se multiplier. Austérité de droite… contre austérité de gauche. Cela fait longtemps que les peuples d’Europe n’ont pas souffert à ce point. D’aucuns attendent une réponse démocratique à leurs problèmes. Pourtant, la nécessité de détruire l’ancien monde pour construire le nouveau s’impose comme une évidence, fût-ce par tous les moyens. Et ceux qui pourraient s’offusquer feraient mieux de se rappeler que la démocratie bourgeoise n’autorise la violence que quand elle est de son légitime ressort… c’est-à-dire quand les oppresseurs et leurs instruments d’oppression sont menacés.

Capitaine Martin sur le blog Résistance.fr

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:50
Ukraine: "Il faut un référendum pour sortir de la crise"

Anatoli Sokoliuk est responsable des relations étrangères du Parti communiste ukrainien (PCU). Il revient sur le mouvement de contestation qui dure depuis maintenant deux semaines en Unkraine et défend l'idée d'un référendum pour sortir de l'impasse politique.


Comprenez-vous les revendications 
des manifestants ?

Anatoli Sokoluk. Depuis leur arrivée au pouvoir, le Parti des régions de Ianoukovitch a poursuivi la politique d’intégration européenne de ses prédécesseurs. Et, à la veille de la signature, il décide de ne pas signer. On n’agit pas de la sorte même si le rejet s’avère juste. Forcément, le peuple n’a pas compris cette volte-face. Et des partis ont profité de l’occasion pour organiser des rassemblements, comme Svoboda (« liberté », extrême droite). Son dirigeant, Oleg Tiagnibok, tente à tout prix de radicaliser le mouvement et utilise des groupuscules pour multiplier les provocations. Même au sein de l’opposition sur la place Maïdan, Vitali Klitschko, du parti Oudar, n’a pas réussi à les calmer. L’unité de l’opposition, ne tient qu’à la volonté de se débarrasser de Ianoukovitch. Cela n’a rien à voir avec la « révolution orange » de 2004, où Ioulia Timochenko et Viktor Iouchtchenko portaient le mouvement.


Pourquoi défendez-vous l’idée d’un référendum ?

Anatoli Sokoluk. Un tel vote mettrait un terme au blocage politique, aux protestations et aux dérapages. Nous avions alerté le président et le chef du gouvernement que prendre une telle décision en se passant de l’avis des Ukrainiens, cela déboucherait sur un immense mécontentement. D’où notre proposition d’organiser un référendum. L’opposition et même certains membres du Parti des régions de Ianoukovitch soutiennent notre initiative, signée par des dizaines de milliers de personnes. Par le passé, de nombreux pays membres de l’UE, comme la France ou l’Irlande, ont organisé des référendums pour consulter leurs citoyens quand d’importants changements émanaient des traités. La Croatie a voté en 2012 pour intégrer l’UE. Pourquoi l’Ukraine ne pourrait pas faire de même ?


Êtes-vous inquiet de la colère qui gagne les Ukrainiens ?

Anatoli Sokoluk. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs au nom du peuple n’ont fait que le desservir. L’aggravation de la vie quotidienne le démontre, avec la corruption qui touche tous les étages de la société. Le nombre de chômeurs et la précarité ne cessent d’augmenter, à la différence des retraites et des salaires toujours aussi maigres. Quant aux jeunes, ils préfèrent émigrer en Pologne, en Russie, au Royaume-Uni, pour s’en sortir. Je comprends la colère des gens sur la place Maïdan. Mais la seule démission de Ianoukovitch et l’intégration européenne ne régleront pas tous ces problèmes. Il faut porter des mesures sociales fortes.

 

Entretien réalisé par V. K. pour l'Humanité

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:38

actionnaires-copie-1.jpg

 

L’équivalent de 60% de leurs bénéfices : c’est ce qu’ont versé à leurs actionnaires les 47 grandes entreprises françaises cotées en bourse que nous avons étudiées. Alors même que les suppressions de postes se multiplient et que l’investissement est en berne, plusieurs grands groupes hexagonaux continuent de redistribuer une proportion considérable de leurs profits aux actionnaires – y compris lorsque ces profits sont faibles voire inexistants. Notre enquête sur ce « coût du capital » révèle également que l’Etat est un actionnaire aussi gourmand que les autres. Lire la suite sur le site BASTAMAG

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:21
Nous avons repris plusieurs articles sur le travail détaché et nous terminons par celui de Charles Hoareau dont nous partageons l'analyse et les propositions
« Justifiées et proportionnées »

par  Charles Hoareau sur le site Rouge-midi


 

Il y a des mots et des actes auxquels on reconnait des choix politiques de progrès incontestable.
Ainsi en est-il dans le dossier dit des « travailleurs détachés ».
En fait on devrait dire des « travailleurs attachés » à ce point au capital qu’il peut leur imposer de partir travailler à l’étranger sans augmentation de salaire notable et surtout à des taux très inférieurs à ceux du pays d’exercice de celui-ci.

Evidemment cette disposition, prise par les instances de l’UE dans une circulaire de 1996, au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » concerne particulièrement la France où les salarié-e-s ont gagné, dans la foulée du CNR en 1945, des droits et en particulier une protection sociale financée par les richesses créées à l’entreprise.

Le grand patronat qui n’a jamais accepté cette conquête n’a eu de cesse de porter depuis des attaques de toutes sortes contre notre sécurité sociale. La dernière mode est donc celle des salariés « détachés ». Autrement dit une entreprise qui a un travail à faire en France, au lieu de le faire faire par des salariés sur place, fait appel à des esclaves des temps modernes qu’elle fait venir à bon compte (en moyenne 30% de moins sur les salaires). Bref c’est le retour du « plombier polonais ».


Travailleurs détachés : combien sont-ils ?

Le chiffre officiel avancé pour la France est de 150 000 salariés environ. Les syndicats parlent eux d’un demi-million de travailleurs dont plus de deux cent mille ne seraient pas déclarés


JPEG - 39.3 ko

 

Pour Bruxelles pas question de revenir sur cette disposition qui transforme des salariés en déportés économiques du capitalisme ouest européen.
Au nom du droit à la libre circulation dans l’UE ? Droit qui s’arrête à Lampedusa…

Mais heureusement nous avons un ministre du travail, M. Sapin, très attaché à la démocratie et au droit et qui d’ailleurs le montre en ce moment même en voulant supprimer les élections aux conseils de prud’hommes.
Ce fervent démocrate, épris de justice sociale a annoncé qu’il allait défendre notre cause pour que nous ne soyons pas confrontés au dumping social. On allait voir ce qu’on allait voir et on allait revoir cette maudite directive !

Un « pas en avant » ou une régression assumée ?

Et voilà notre valeureux défenseur du droit, qui. au terme de négociations ardues et à huis clos, (sans doute pour ne pas être gênés par des travailleurs qui ne comprennent rien à la défense de leurs intérêts) a donc pu annoncer triomphalement : « ça y est l’accord est signé ! » et les eurodéputés socialistes peuvent s’exclamer :. « cette victoire démontre une nouvelle fois que le changement (sic !) en France est utile à l’ensemble de l’Europe ». Et même la CGT de titrer sur « un pas en avant » qui aurait été franchi ! (Tout en tempérant l’optimisme du titre en précisant certaines des limites de l’accord…mais pas toutes). La CFDT quant à elle saluant bien sûr « des avancées » sans rien dire sur les points négatifs. Mais bon venant d’elle ce n’est pas étonnant…


« Des points positifs ? »


Mais de quel accord s’agit-il ? Non pas d’une remise en cause de la fameuse directive mais de son aménagement qui comporterait donc des points positifs.

- A lire plusieurs commentaires, le 1er point « positif » serait que les employeurs seraient obligés de…déclarer les salariés : ah bon ? C’est un progrès ? Il faut une directive pour écrire que la loi doit être respectée ?!!!
- Ensuite, concernant la tarte à la crème de la responsabilité sociale des entreprises, le texte de compromis ne concerne, comme le souligne la CGT, que le BTP. Cela exclut donc entre autres l’agroalimentaire, le secteur agricole, les transports routiers autres secteurs gros consommateurs de salariés à bas prix.
- De plus si la « responsabilité sociale » des grands groupes du BTP dans leur recours aux sous-traitants est pointée, elle ne concerne que les sous-traitants dits de niveau 1. Il suffit que ceux-ci fassent à leur tour appel à un sous-traitant et le groupe donneur d’ordre est exonéré de toute responsabilité. Or la pratique est non seulement courante mais, particulièrement dans ce secteur d’activité, il n’est pas rare d’assister à une cascade de sous-traitants sur un même chantier (le dernier employant des sans-papiers payés au lance-pierre évidemment) et donc non concernés par cet accord…

Pour faire effectuer des contrôles l’état devra faire appel aux inspecteurs du travail. Or ceux-ci, déjà en nombre très insuffisant, sont actuellement dans l’action parce que leurs moyens et leur nombre est menacé par les projets gouvernementaux les concernant.

Enfin, et c’est à ce dernier prix semble-t-il que Sapin est parvenu à un accord, la presse [1] nous apprend que le gouvernement est intervenu pour que le pouvoir de contrôle des inspecteurs du travail ne consiste pas à interdire les pratiques de « détachement/déportation » mais qu’ils les jugent par des pratiques de contrôle « justifiées et proportionnées »….

Donc d’après le texte, il appartiendra aux inspecteurs, s’ils ont le temps de le faire, d’apprécier si la venue de plombiers polonais pour 400€ par mois est abusive et « justifie » d’un contrôle « proportionné » : tout un programme !!!

Proportionné et justifié

Au moment où le sénat vient de voter à l’unanimité ( !) une résolution qui « partage la volonté de la commission européenne de proposer une nouvelle directive » (sic !), ne remet pas en cause la logique qui conduit des travailleurs à s’expatrier, mais ne contient que des propositions qui tendent à rendre l’esclavage un peu plus acceptable, ce qui serait proportionné et justifié serait de demander l’abrogation de la directive de 1996, d’abolir en France la possibilité de faire appel à moindre coût à ces travailleurs forcés et de renforcer les moyens de l’inspection du travail et les droits des salariés pour que cette abrogation soit respectée.

Nul doute que le jour où on aura un gouvernement progressiste ou à défaut une opposition révolutionnaire le débat sera enfin sur la table…de manière très justifiée


[1] Le Canard Enchaîné du 27 novembre soit plus de 10 jours avant les faits !

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:02

  


travailleurs-francais-immigres.jpg

Beaucoup de bruit depuis quelques jours autour du soit disant succès obtenu par le gouvernement français à Bruxelles sur la question des travailleurs détachés.

 

Au delà des effets d’annonce, quoi ?

La mise en concurrence par le capitalisme des travailleurs des divers pays d’Europe n’est surtout  pas remise en cause. Rappelons que les salaires de ces travailleurs doivent correspondre ce qui rarement le cas- à ceux des pays dans lesquels ils sont détachés. Par contre les cotisations sociales sont payées sur la base du pays d’origine. Soit pour ces travailleurs employés en France une baisse du "coût" du travail de 20 à 30%. Soit autant de profit supplémentaire pour les patrons qui les emploient.

Bruxelles a d’ailleurs prévenu avant l’ouverture des discussions : pas question de toucher aux problèmes des salaires et cotisations sociales. En clair : vous pouvez parler de tout sauf de l’essentiel.

La montagne a accouché d’une souris.

 

Un accord pour traquer  « les abus » (les Echos 10 décembre 2013). Rien de plus.

Lorsque les maladroits se feront prendre, le donneur d’ordre et les sous-traitants seront également responsables du non respect des droits de ces travailleurs.

Pas de quoi s’inquiéter dans le camp patronal. Le Medef  si prompt à s’enflammer devant toute nouvelle réglementation ne dit mot. Au contraire il a appelé à celle-ci.

Et pour cause. Il y a en France plus de 1. 300.000 entreprises. En face 8000 inspecteurs du travail. La tâche pour les inspecteurs est immense et hors de portée. De plus sur les 90.000 procès verbaux dressés par eux en 2012, 80% n’ont eu aucune suite.

Pas de grosses craintes à avoir côté patronal.

 

Les seuls moyens.

Le seul moyen que les travailleurs détachés voient leurs droits et salaires respectés est de donner aux syndicats français l’accès aux lieux de travail pour qu’ils vérifient sur place avec les intéressés leurs conditions de salaire, de travail, de logement. Et qu’ils engagent la lutte si ces conditions ne sont pas respectées.

Bien sûr ni Bruxelles, ni le gouvernement socialiste n’ont émis une telle exigence. Ils ne sont pas en place pour empêcher l’exploitation capitaliste et le profit.

Mais le moyen le plus efficace est que dans chaque pays d’Europe la lutte des travailleurs leur permette de « vivre et travailler au pays ». Ce qui mettra fin à cet esclavage moderne, à cette mise en concurrence des travailleurs pour le profit capitaliste.   

 

Le PS en rajoute.

Le PS va déposer en accord avec le gouvernement une proposition de loi pour une entrée rapide de la disposition qui vise la responsabilité conjointe des donneurs d’ordre et des sous-traitants. Le ministère du Travail a déjà fait savoir qu’il faut trouver un équilibre entre le renforcement des contrôles et le choc de simplification. En clair, de la poudre aux yeux.

A quelques mois des élections municipales et européennes PS et gouvernement cherchent à montrer qu’ils se préoccupent des problèmes et que leur Europe peut être « sociale ».

La ficelle est trop grosse pour ne pas être visible. 


sourcehttp://www.sitecommunistes.org/

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 23:19

sortirUE

Document ♦  La directive "détachement" et le trafic de main d’oeuvre

 


Michel Sapin a obtenu le lundi 9 décembre 2013, de Bruxelles la possibilité d’effectuer certains contrôles (pour le bâtiment) sur « la cascade des sous-traitants » qui utilisent la « directive détachement » (1) édictée en 1996 par la Commission européenne en application du Traité de Maastricht.  Mais la Commission conserve sa directive et le dernier mot : c’est elle qui vérifiera si les mesures demandées par les Etats sont « proportionnées ».

La directive "détachement" a été édictée  par la Commission européenne en 1996, en application du Traité de Maastricht ratifié un an plus tôt. De longs "considérants" viennent justifier cette mesure et les conditions de sa mise en oeuvre. Nous en avons relevé quelques uns.

Extraits de la directive:
(1) considérant que, en vertu de l’article 3 point c) du traité, l’abolition, entre les États membres, des obstacles à la libre circulation des personnes et des services constitue l’un des objectifs de la Communauté;
(2) considérant que, en ce qui concerne la prestation de services, toute restriction fondée sur la nationalité ou des conditions de résidence est interdite par le traité depuis la fin de la période de transition;
(3) considérant que la réalisation du marché intérieur offre un cadre dynamique à la prestation de services transnationale en invitant un nombre croissant d’entreprises à détacher des travailleurs en vue d’effectuer à titre temporaire un travail sur le territoire d’un État membre autre que l’État sur le territoire duquel ils accomplissent habituellement leur travail;
(4) considérant que la prestation de services peut consister soit dans l’exécution de travaux par une entreprise, pour son compte et sous sa direction, dans le cadre d’un contrat conclu entre cette entreprise et le destinataire de la prestation de services, soit dans la mise à disposition de travailleurs en vue de leur utilisation par une entreprise, dans le cadre d’un marché public ou d’un marché privé;
(…)
(19) considérant que, sans préjudice d’autres dispositions communautaires, la présente directive n’entraîne pas l’obligation de reconnaître légalement l’existence d’entreprises de travail temporaire, ni porte atteinte à l’application, par des États membres, de leur législation relative à la mise à disposition de travailleurs et d’entreprises de travail temporaire auprès d’entreprises non établies sur leur territoire, mais y exerçant des activités dans le cadre d’une prestation de services;

L’article 4 reconnait implicitement le trafic de main d’oeuvre : "la mise à disposition de travailleurs [d'un pays] en vue de leur utilisation par une entreprise [d'un autre pays], dans le cadre d’un marché public ou d’un marché privé".


En soulignant que "la mise à disposition de travailleurs" "n’entraine pas obligation de reconnaître légalement l’existence d’entreprises temporaires" le considérant 19 aggrave la situation. Il fait interdiction aux pays où sont envoyés ces salariés, de faire valoir le statut d’entreprise de travail temporaire, très encadré en France, par exemple, et pour lesquels les contrôles de l’Ursaff et  des inspections du travail  sont aisés.

 

Ce dispositif permet enfin à un employeur de créer sa société boîte aux lettres en Roumanie, en Pologne ou à Chypre, dans tout pays où les charges sociales – c’est à dire les droits ouverts par les salariés, à la retraite et à la protection sociale – sont moindre.

 

source: POI


****

Ce qu’en pense Jean Lévy :

 

Un dumping social organisé par Bruxelles



Faute de contrôle réel,  nombre d'employeurs - en particulier « les multinationales » du bâtiment, de la construction navale -  en profitent massivement, à travers le recours à divers sous-traitants, pour faire embaucher au noir les travailleurs et leur verser un salaire inférieur au salaire minimum en vigueur dans le pays d'emploi.


Les 28 ministres du Travail de l'Union n'ont entériné que la réduction des seuls abus. Encore qu'il faudrait, pour mener à bien cette tâche, disposer du nombre d'inspecteurs du travail en nombre suffisant...Or, il est ridicule et, aujourd'hui la politique gouvernementale  tend à le réduire encore plus !


De toutes façons, cet « accord » légalise  le « dumping social » du fait que les « charges sociales », comme disent les patrons,  seront alignés sur celles payées dans le pays d'origine, c'est-à-dire beaucoup moins qu'en France... D'où tout bénéfice pour les sociétés françaises... et au détriment, non seulement des salariés, mais de la Sécurité sociale qui voit ainsi son fameux trou se creuser... « légalement » du fait de l'accord signé par le ministre « socialiste » Michel Sapin...


C'est le fameux « plombier polonais » généralisé dans toute l'Union européenne...


Quand on vous dit que leur fameuse Europe, c'est celle du business, celle du Capital qui règne sur 28 Etats qui ont largué leur souveraineté !


Et si cette Europe des 28 s'ouvrait à l'Ukraine et à ses millions de travailleurs, quel surplus de main d'œuvre « low-cost » à mettre en concurrence avec les salariés encore mieux protégés par ce qui reste des acquis sociaux fruits des luttes ouvrières, ce que les patrons nomment le « coût du travail » que ceux-ci voudraient réduire au minimum...


source :http://canempechepasnicolas.over-blog.com/

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 23:15
Sept Français sur 10
rejettent le système des salariés détachés

c'est-à-dire l'utilisation en France d'ouvriers européens

à moindre coût, concurrence organisée par l'Union européenne

pour faire baisser le "coût du travail", en fait la généralisation

de l'emploi du "plombier polonais" dénoncée dès 2005,

lors du referendum sur le projet de constitution

rejeté par 55% des Français...

 

Sept Français sur dix rejettent le système des salariés "détachés", au coeur d'une polémique sur le recours à des travailleurs à bas coût venant de pays de l'Union européenne à la législation sociale moins protectrice, selon un sondage BVA pour Le Parisien et i>TÉLÉ.

Pour 72% des 991 personnes interrogées jeudi et vendredi, le système des travailleurs détachés est plutôt une mauvaise chose, contre 24% d'un avis contraire.

Selon l'enquête BVA, les cadres français rejettent le système des travailleurs détachés (71%) presque autant que les ouvriers (74%).

"C'est que désormais le travailleur polonais, irlandais ou portugais n'est plus seulement un plombier ou plus globalement un ouvrier. Il peut être un jeune cadre diplômé travaillant dans un bureau dans le secteur des services", explique l'institut de sondage dans une note.


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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 22:46

chantier-batiment.jpg

 

Le 5 septembre 2013, trois ministres, Montebourg, Bricq, Cazeneuve étaient à Cherbourg pour se féliciter d’une commande de 30 navires d’une valeur de 200 millions d’euros pour le Mozambique, décrochée par le chantier naval des Constructions Mécaniques de Normandie.

 

Patatras ! Quelques jours après il est annoncé que 24 de ces navires seront construits en Roumanie et que pour ceux construits à Cherbourg une centaine d’embauches de salariés lettons et roumains seront réalisées au détriment d’une main d’œuvre locale qui existe et qui est au chômage. Embauches réalisées  bien sûr au nom de la compétitivité. Les ministres n’ont pas fait de commentaire.

 

Il en est ainsi dans toutes les activités. Que ce soit le bâtiment, l’agriculture, l’industrie, les services.

 

L’abattoir breton Gad qui vient de fermer  employait une centaine de roumains. Dernier exemple en date sur le chantier du TGV Rennes-le Mans on emploie des ouvriers ukrainiens payés 585 euros pour 40 heures de travail. Leur employeur un sous- traitant de sous- traitant d’Eiffage ne leur a pas payé leur salaire d’octobre ce qui les a amené à faire deux jours de grève sur le chantier.

 

Lorsque, on écoute bien les camionneurs qui protestent contre l’écotaxe, on les entend vite se plaindre de la concurrence des conducteurs de Pologne et d’Europe de l’Est qui sont payés par les entreprises de transport à des salaires low cost. 

 

Au total il y aurait 300.000 travailleurs employés en France dans ces conditions dites de « travailleurs détachés ».

 

Comment est-ce possible ?

 

Il s’agit d’une directive européenne qui prévoit le détachement des travailleurs d’un pays pour exercer dans un autre au nom de la « libre circulation ». Elle prévoit que les salaires soient celui du pays d’accueil (on voit dans les exemples cités qu’il n’en est rien), les cotisations sociales étant celles du pays d’origine, toujours inférieures à celles dues en France. Une baisse du coût du travail de l’ordre de 30 à 40%. Une augmentation conséquente des profits des employeurs.

 

La Commission Européenne a une nouvelle fois bien répondu aux exigences du capitalisme européen dont elle assure la gestion au niveau de l’Europe.

 

Devant ces conditions scandaleuses d’exploitation des salariés le gouvernement français fait mine de s’émouvoir. Le 27 novembre, au Conseil des Ministres, M. Sapin annonce « un plan de lutte ». Il consistera a-t-il déclaré en « une intensification des contrôles et à un renforcement rapide de notre arsenal législatif »,soutenu par une forte déclaration de Hollande « C’est un débat extrêmement important». Rien de quoi inquiéter le patronat et le faire renoncer à l’exploitation des « travailleurs détachés ».

 

La Commission Européenne n’est pas en reste. Elle envisage une révision de sa directive. Sauf sur un point :celui des salaires et cotisations sociales. Sans commentaire.

 

Une campagne nauséabonde.

 

Le Medef par la voix de son président P. Gattaz déclare : il y a beaucoup de destructions d’emplois liées à cette directive en France. Quel cynisme ! Comme si ceux qui détruisent l’emploi en France n’étaient pas ceux qui l’on élu à son poste et qui sont les premiers à bénéficier de cette situation au nom du profit capitaliste.

 

Pour le FN le patronat n’est pas responsable.

 

De son côté, le FN en profite pour dénoncer la présence de ces travailleurs. Dans cette dénonciation il oublie volontairement la responsabilité du patronat de tous les pays, tous d’accord pour exploiter les salariés quelles que soient leurs origines nationales. Il poursuit sa politique de soutien au capitalisme en dressant les victimes de celui-ci les une contre les autres.

 

Solidarité de tous les salariés.

 

Ces « travailleurs détachés » sont victimes dans leurs pays du capitalisme qui les payent avec un Smic de 200 à 300 euros mensuels. A « Communistes » nous nous refusons à les considérer comme les responsables du chômage qui détruit notre pays. Ils sont comme nous des victimes de l’exploitation capitaliste. Nous sommes à leurs côtés dans leur lutte pour le respect de leurs droits lorsqu’ils travaillent en France, comme nous sommes à leurs côtés lorsqu’ils luttent dans leurs pays pour l’augmentation de leurs salaires.

 

Les uns et les autres nous n’avons qu’un même adversaire : le capitalisme.  

 

source:http://www.sitecommunistes.org/

 

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 16:40

Casting incongru, quoique.

Si si, vous avez bien vu, c'est bien lui.

Ici, glissant en bas à droite,


casting incongrue, quoique.

 

Il est là, toujours Hue mais de plus à dia. (C'est l'avis du Larousse : "S'emploie pour faire avancer un cheval ou pour le faire tourner à droite.").

 

Un voyage en Afrique du sud pour confimer son Cap ?

Porte sacoche des "Laurel et hardy" ?

 

Pour remplacer qui ?

Futur ministre de la coopération ?

 

Il doit piaffer d'impatience.

 

Peut-être pour remplacer Cuvillier, il a donné des gages : "moi, si j'étais cheminot,

 

je ne ferai pas grève". Heureusement, il ne l'était pas.

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

 

Commentaires de la rédaction : les militants d'Action Communiste s'honorent de toujours avoir combattu, malheureusement sans suffisamment de soutiens, la ligne politique réformiste de Robert Hue et son équipe.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:44

La disparition récente de Paul Aussaresses, tortionnaire en Algérie puis au Brésil, puis vendeur d'armes pour la société Thomson, appelle plusieurs commentaires : l'un sur l'Europe – dont on ne peut dire qu'elle ait eu une position droite en ces matières, l'autre sur le Front National.


UN TORTIONNAIRE,

LA COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME

ET LE FRONT NATIONAL



En janvier 2002, suite à la publication d'un livre de mémoires chez l'éditeur Perrin, Paul Aussaresses est condamné à 7 500 euros d'amende pour « apologie de crimes de guerre », et les deux éditeurs à 15 000 euros chacun pour « complicité d'apologie de crimes de guerre ». En avril 2003, le jugement est confirmé en appel et alloue en outre 1000 euros à chaque partie civile. La Ligue des droits de l'homme, le MRAP et l'association Action des chrétiens pour l'abolition de la torture, se voient allouer un euro de dommages-intérêts et 1500 euros.
En juin 2005, les éditeurs et la société des éditions Plon saisissent la Cour européenne des droits de l'homme en vertu d'un article de  la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En janvier 2009. La Cour européenne des droits de l'homme déclare recevable la requête des deux  éditeurs et de la société des éditions Plon, en vertu de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui encadre la liberté d'expression. La France est condamnée à verser aux requérants la somme de 33 041 euros pour « dommage matériel » et 5 000 euros pour « frais et dépens »... Reposez en paix, Maurice Audin, Larbi Ben M'Hidi (qui fut – on a peine à le croire – pendu, une nuit et sans jugement, des mains du « général » Aussaresses), et toi Henri Alleg : l'Europe a pris soin de votre mémoire... à la manière de ceux qui l'ont ainsi construite, et aujourd'hui la soutiennent au nom des « valeurs de solidarité, des droits de l'homme, de la paix, et de la fraternité entre les peuples ».

L'avocat d'Aussaresses fut maître Gilbert Collard (qui fut président du comité de soutien de Marine Le Pen à l'élection présidentielle). Je ne lui ferai pas l'insulte de considérer qu'un avocat se commet nécessairement avec l'accusé qu'il défend. Ainsi, en son temps Jacques Vergès, pour l'honneur des avocats de la défense du monde entier, défendit Klaus Barbie, et d'autres personnages moralement indéfendables. Ce qui est intéressant, c'est ce que Gilbert Collard exprime sans même - semble-t-il s'en apercevoir : la fascination superficielle pour une pensée en apparente rupture avec les discours politiques conventionnels. Il est vrai qu'une pensée et des actes authentiquement révolutionnaires ont disparu du paysage politique depuis que le PCF développe des pensées de caniche et les stratégies politiciennes qui vont avec.

Le capitalisme ignore le respect des droits des peuples lorsqu'ils font obstacle à ses intérêts. Il peut alors avoir recours à un appareil d'état répressif, voire à des milices privées, comme aujourd'hui en Afrique du sud, ou en Hongrie. Dans notre pays, c'est le rôle éventuel que le capital a dévolu au Front national. Certes. Et on ne nous épargne pas en ce moment le coup bêlant des « valeurs », des « solidarités » des « exclusions », du «mariage pour tous », des « Roms », des «immigrés » (que les dernières villes communistes de l'ex- «ceinture rouge » excluent sans même le vouloir au nom de la « mixité sociale », tant leur pensée et leurs pratiques sont devenue molles). Et au repas de midi et demi, les petits perroquets savants sur France-Info qui répètent ce que leur ont suggéré papa-maman-journalistes ; et les mômes des collèges qu'on pique à la « tolérance » et à la « solidarité », jamais à la lutte, jamais à la révolte, jamais à la pensée radicale, jamais au combat...

Ce qu'incarne Gilbert Collard est autrement grave, sans même qu'il en ait conscience. Le Front national est en train de réussir ce que même – c'est dire - Sarkozy dans sa vulgarité politique n'avait pas su rêver : la recomposition dans une droite nouvelle, radicale et maline (eh oui : elle  subvertit nos idées !), de ce qu'il y a de plus réactionnaire dans le paysage politique français. Le roi est nu : il y a de la xénophobie et parfois du racisme dans les entreprises. On ne va quand même pas se le cacher ? La « banalisation » du FN (qui en soulage beaucoup à droite) n'épargne pas le PS : il  a tant fait pour le faire monter et « rendre la droite inéligible ». Plus généralement et plus profondément, nous allons devoir faire face à une recomposition chaotique et profonde du paysage réactionnaire de la France. Cela pourrait durer longtemps et avoir – si nous n'y prenons garde - des conséquences sociales, géopolitiques et idéologiques désastreuses.



Pascal Acot

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