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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:18
Ligne Rouen-Dieppe : manifestation pour le départ du dernier train Intercités !
Les usagers des chemins-de-fer ne veulent toujours pas de la suppression annoncée des cinq trains Intercités reliant Dieppe à Paris le weekend, et plombant l'avenir du tourisme local !

Ils l’ont une nouvelle fois fait savoir, dimanche 8 décembre 2013, et la CGT était présente, avec le syndicat CGT des cheminots, l'Union locale CGT et de nombreux militants des entreprises et des services de l'agglomération. 

Aux alentours de 15h00, ce dimanche, usagers syndicaliste et élus, se sont rassemblés sur les quais de la gare SNCF de Dieppe, à l’occasion du départ de ce dernier train, voué à être rayé des liaisons ferroviaires, et ce dès le 15 décembre. De nouvelles signatures ont été collectées par le syndicat CGT des cheminots ce qui en porte le nombre à près de 4000.

Au moment où l'on fait signer des "agendas 21" à toutes les collectivités locales, où l'on organise des apprentissages de tri des déchets, où l'on distribue des poules aux habitants pour qu'ils réduisent leurs déchets, où est la logique ?

L'écologie, ce ne serait donc que pour faire le buzz, de la "Com" ? L'écologie ne servirait-elle qu'à culpabiliser le gogo ? L'élévation de la température de la planète n'existerait-elle qu'à la télé ?

Le "Grenelle de l'environnement" n'avait-il pour seul but que d'augmenter les taxes ?

Autant de questions que cette décision inique fait poser !

Est-il pensable que le déplacement Paris Dieppe et retour ne se fasse plus désormais que par des trains inadaptés aux transport de bagages (les TER), avec un changement obligatoire à Rouen, ou par la voiture ? Où est le temps où l'on faisait le trajet Dieppe-paris en 2 heures ? Est-ce ça le sens de l'histoire ? 

 

Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:17

 

Ukraine : Qui sont les mercenaires "démocrates"

de l'union européenne et des USA?

 

Il est bizzarre que la presse française qui couvre les manifestations de l'"evromaïdan", comme on l'appelle à Kiev, soient aveugles. Au lieu de dénoncer un fascisme imaginaire à Paris, on ne dénonce jamais les authentiques néo-nazis pro-européens et anti-russes.

 

En effet, le parti "Svoboda" et sa milice ouvertement néo-nazie "Patrioti Ukraini" ont été en première de l'assaut mené contre l'administration présidentielle, à Kiev, dans la nuit du 1 er décembre 2013 :

L'organisation "Patrioti Ukraini" a été créée en 1999 comme service d'ordre du parti social-nationaliste d'Ukraine (qui deviendra, en 2004, Svoboda). Ils se sont illustrés, notamment à Kharkov dans des attaques contre les cités universitaires et les foyers de travailleurs immigrés vietnamiens.

Le 9 mai 2011, ils avaient, à Lvov, avec les militants du parti "Svoboda", frappés et lancé des pierres contre les anciens combattants soviétiques venus commémorer la victoire sur le nazisme. Alors que chaque année, le 29 avril, ils commémorent, dans cette même ville la fondation de la division waffen SS "Galitchina".

Lors des élections législatives de 2012, ils assuraient la sécurité du bloc Ioulia TIMOCHENKO.

Leur insigne est constitué par le Wolfsangel, qui était à la fin de la seconde guerre mondiale, l'insigne des unités de partisans nazis "Werwolf", chargées d'actions de sabotage et de terrorisme à l'arrière, contre l'armée rouge en Prusse orientale, en Ukraine et en Hongrie.

 

Ce sont donc de véritables démocrates qui font le coup de main pour assurer un avenir "européen, ouvert et démocratique" à l'Ukraine, avec le soutien du parti socialiste français.

 

D’après « le Monde Russe »

source : http://lemonderusse.canalblog.com/

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 10:27
PHOTOS. J'ai vu l'autre Ukraine, celle qui célèbre les SS et crimes nazis

LE PLUS. Depuis que l'Ukraine a refusé de signer un accord d'association avec l'Union européenne, d'imposantes manifestations pro-européennes ont lieu à Kiev, la capitale. En leur sein, on trouve paradoxalement des partisans de la formation politique ultra-nationaliste Svoboda. Une présence qui mène Louis Monnier, professeur d'histoire-géographie à la retraite, à relater une scène à laquelle il a assisté il y a quelques mois.

Édité par Hélène Decommer 

 

 

Commémoration du 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna, Ukraine, le 21/07/13 (Crédit : Louis Monnier)

 

En ces temps où l’on parle de l’Ukraine pour son refus de signer un accord avec l’UE et les manifestations pro-européennes qui en découlent, voici un autre visage du pays, que j'ai pu voir de mes propres yeux.

 

Cet été, je me suis rendu dans la région de Brody, dans l'ouest ukrainien, avec une amie canadienne d'origine ukrainienne (et ukrainophone). Le 21 juillet 2013, j'ai assisté à un événement assez surprenant pour un européen occidental.

 

Un curieux anniversaire

 

A cette date, les nationalistes et leurs sympathisants, entraînés par le parti d’extrême droite Svoboda (dont on voit beaucoup flotter le drapeau ces jours-ci à Kiev), saluent le passé collaborationniste avec les nazis. Ils ont commémoré cette année le 70e anniversaire de la création de la division SS Halychyna (désormais 1ère division ukrainienne), qui a combattu dans les rangs des Allemands lors de la bataille de Brody (juillet 1944).

 

Tout commence par une messe gréco-catholique auprès du monument érigé sur le mont Jbyr, un revers de côte qui domine la plaine, à la mémoire des divisionnistes ukrainiens qui y attendaient de pied ferme l’armée soviétique pour retarder sa progression dans la reconquête de l’Ukraine.

 

Le mont Jbyr (Crédit : Louis Monnier)

 

Des milliers de soldats sont tombés là, des milliers de civils se sont terrés sous les bombardements et beaucoup y ont péri… Les souvenirs des survivants sont terrifiants. Mais rien ne transparait plus dans cette manifestation où se pressent quelques anciens de la division, des nostalgiques, avec femmes et enfants, des militants de Svoboda portant la chemise brodée ukrainienne et quelques curieux des environs.

 

Les discours des autorités (maire, président des anciens de la division…) se succèdent tous plus enflammés les uns que les autres, clôturés par celui d’Iryna Sekh, députée de Brody au Parlement national et figure de Svoboda. Un chanteur "engagé" entonne ensuite des chants patriotiques, suivi d’un groupe formé de quelques anciens "Upistes", ces anciens membres de l’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA).

 

Discours, gerbes et sigle SS

 

Tout ce beau monde ne doute pas un seul instant de la grandeur du combat mené par la division SS et sans aucune attention à tous les méfaits qu’elle a pu commettre, notamment la destruction complète du village de Huta Pieniacka et de son millier d'habitants, le mitraillage de 365 habitants d’origine polonaise de Palykorovy en 1944, son entrainement en France contre les maquisards, sa chasse des partisans biélorusses, sa participation à la destruction du ghetto de Varsovie, etc.

 

Ce qui compte avant tout, c’est qu’elle a voulu "libérer l’Ukraine" des bolcheviques et du communisme, mais en semblant oublier que c'était au profit des nazis et du nazisme !

 

Une fois les gerbes déposées et les discours prononcés, ponctués d’un "Vive l’Ukraine ! Vive les héros !", les participants rejoignent les cars affrétés à cet effet et partent pour le lieu suivant : Pidhirtsi, autre point de la côte dominant la plaine et où se dresse un tumulus planté d’une croix et entouré de quelques tombes.

 

Nouvelle messe, nouveaux discours, nouveaux chants et nouveau départ pour la dernière et majeure étape : le cimetière de la division à Tchervone. Là sont enterrés ceux qui ont péri dans la bataille et ont été identifiés. La foule est cette fois beaucoup plus conséquente. Il semble que l’on soit venu de plus loin, les autorités viennent de la capitale régionale, Lviv, qui est à une soixantaine de kilomètres.

 

Le cimetière-mausolée de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

 

Il est prévu d’ensevelir, avec tous les honneurs, deux dépouilles de soldats de la division retrouvés récemment sur les lieux de la bataille. Cela se fait en grande pompe, sous l’égide des plus hautes autorités religieuses uniates, en présence d’une foule bigarrée.

 

Les dépouilles sont escortées par des figurants revêtus des uniformes allemands correspondant à ceux que portaient les divisionnistes et, après la bénédiction des cercueils, une salve d’honneur est tirée par deux soldats en uniformes allemands ornés du sigle SS sur leur col.

 

Au cimetière de Tchervone (Crédit : Louis Monnier)

 

"Qui sont les Nôtres ?"

 

Impression bizarre, émotion mais uniquement personnelle, tout parait très normal aux présents ! Mais le clou du spectacle est à venir : la reconstitution jouée par une troupe de cascadeurs (russes parait-il, ce qui est un comble pour des nationalistes ukrainiens !) de la bataille elle-même.

 

Il faut rappeler qu’elle a duré trois jours et mis aux prises 15.000 divisionnistes SS (dont la moitié est restée sur le champ de bataille) et le double de troupes soviétiques. La foule apprécie cette agréable réjouissance, avec musique et commentaires diffusés par haut-parleurs, jeux pour les enfants, buvette, vente de souvenirs… Et de s’esclaffer devant la pantalonnade, comme devant un quelconque combat de catch, "Vas-y ! Mets-lui un coup dans le foie" !

 

Au premier rang, cinq gamins de 6 à 10 ans s’interrogent pourtant : "Qui sont les Nôtres ?" Sous-entendu "Qui sont les Ukrainiens ?" Or, des Ukrainiens, il y en avait dans les deux camps et parmi les spectateurs présents, tous ou presque avaient eu un membre de leur famille dans le camp soviétique (baptisé ici "bolcheviques" pour insister sur l’armée du "Mal" en ces temps très "anti-communistes/ anti-bolcheviques"), mais pas forcément dans celui des divisionnistes SS revêtus de l’uniforme allemand ! D’où l’embarras des parents, "Ici il n’y a pas 'les Nôtres' et 'les Autres'", et la perplexité des enfants…   

       

Une mémoire tronquée, un présent incertain

 

Comment peut-on donner de la tragédie de cette guerre une vision aussi grotesque et humiliante pour ses victimes, aussi partiale et peu éclairante pour leurs descendants maintenus dans une ignorance coupable ?!

 

Svoboda a un très bon ancrage dans l'ouest de l'Ukraine. Pendant les trois mois que j'ai passé dans cette région du pays, j'ai pu constater à quel point ce parti, avec le soutien non négligeable de l'Eglise gréco-catholique, imposait sa vision de l'histoire de la guerre et de ses suites en URSS jusqu'au début des années 1950, dans le seul but de discréditer "l'occupation bolchevique" et de glorifier l'action de ses "combattants de la liberté" que furent les membres de l'armée insurrectionnelle ukrainienne et les soldats de la division SS.

 

Chemin faisant, non seulement la Seconde Guerre mondiale n'est guère plus commémorée, ses monuments vandalisés, abandonnés ou récupérés à d'autres fins, mais en plus est éliminé tout ce qui pourrait entacher la réputation des "nouveaux héros". Or ceux-ci ont laissé dans les mémoires le souvenir d'atrocités perpétrées contre la population civile qui ne les avait pas soutenus, des Ukrainiens mais aussi des Polonais. Quant aux Juifs, pourtant très nombreux dans la région, victimes de la Shoah par balles et des déportations de masse auxquelles les Ukrainiens sur place ont assisté, voire participé, ils se sont "évanouis" dans les mémoires et il n'en reste que quelques traces en voie de disparition.

 

Aujourd'hui, les quelques témoins survivants sont condamnés au silence et ne disposent d'aucuns moyens, d'aucun soutien pour pouvoir exprimer leur opposition. Aujourd'hui les drapeaux de Svoboda flottent dans les manifestations pro-européennes à Kiev. Pourtant, il reste du chemin à parcourir avant de faire partie de l’Europe !

 

 

Lu sur le site "Le Plus du Nouvel Observateur"

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 10:15
Le poids de l'extrême-droite en Ukraine

Par Pierre Magnan | Publié le 03/12/2013 à 13H30

Svoboda ukraine
Des partisans du parti Svoboda manifestent à Kiev, le 2 décembre 2013. © SERGEI SUPINSKY / AFP

Alors que l’opposition paralyse Kiev, les drapeaux du «parti de la liberté» (svoboda en ukrainien) sont bien visibles dans la foule. Svoboda, c’est le parti nationaliste, d’extrême-droite, qui a remporté plus de 10% des suffrages aux dernières élections. Un parti qui s’inscrit dans l’histoire noire de l’Ukraine.

Svoboda a un chef qui annonce clairement la couleur : Oleh Tyahnybok veut «une révolution sociale et nationale» et appelle à mettre «fin au régime».

 
Le régime qu'il veut renverser est issu des dernières élections d’octobre 2012, remporté par le parti  du président Viktor Ianoukovitch. Un parti souvent présenté comme plutôt pro-russe. Lors de ces élections, la percée (10%) de Svoboda avait été une vraie surprise. Selon les sondages, Svoboda devait bien franchir le seuil de 5% pour entrer au Parlement, mais personne n'avait envisagé un score aussi élevé. Plus de deux millions d'Ukrainiens ont voté pour Svoboda, notamment dans l’ouest du pays. 
 
Jusqu'en 2004, Svoboda s'appelait Parti national-socialiste d'Ukraine... Il a trouvé depuis un nom plus respectable, mais ne s'en réclame pas moins toujours de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN). La branche armée (UPA) de ce mouvement collabora activement avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale et participa au génocide.

Cela n'empêche pas chaque année Svoboda de commémorer la création, en 1943, de la division Waffen SS «Galitchina» (Galicie).
 
D’ailleurs l’idéologie du passé n’est jamais loin…  Svoboda s'est «illustré en protestant contre l'organisation d'une gay pride à Kiev et s'est indigné qu'une artiste au teint mat représente l'Ukraine au concours de l'Eurovision. L'an passé, le parti avait organisé une manifestation contre le pèlerinage dans la petite ville d'Ouman de Juifs hassidiques sur la tombe de Nahman de Bratslav, charismatique rabbin décédé en 1810. A plusieurs reprises, Oleh Tyahnybok, le chef de Svoboda, a qualifié le régime du président Ianoukovitch de "mafia judéo-moscovite". Plus récemment, un militant de Svoboda s'est offusqué que l'on fasse état des origines ukrainiennes de l'actrice américaine Mila Kunis, soulignant qu'elle était en réalité "juive"», relatait Le Figaro.

Le parti n'a cessé de progresser. Il est né dans la ville de Lvov, en Galicie. «Il s’agit d’un nationalisme ouest-ukrainien, d’un nationalisme galicien», note Jean-Marie Chauvier, journaliste belge et spécialiste de l’ex-URSS. 
Le succès de ces mouvements de l'extrême-droite ukrainienne s'est toujours construit sur la revendication nationale, longtemps mise en veilleuse par le centralisme de l'URSS.

Stepan Bandera, une des figures de ce nationalisme, résume bien l'ambiguïté de ce mouvement. Célébré à Kiev, il est considéré par certains comme un ancien collaborateur des nazis. «L'influente organisation juive Centre Simon Wiesenthal a dénoncé l'attribution à titre posthume du titre d'Héros de l'Ukraine à Stepan Bandera, qualifiant ce dernier de collaborationniste nazi responsable du massacre de milliers de Juifs pendant la guerre de 1939-1945», relevait l'agence russe Novosti.

61 députés israéliens ont même écrit au président du parlement européen Martin Schultz. Les signataires présentent le parti Svoboda (Liberté) comme une organisation néonazie dont les membres «s'inspirent des Nazis et glorifient les meurtres de masse des divisions SS ukrainiennes».


Publié par FranceTVinfo

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:31

CGTUNSASUDRAIL

 

 

L'intervention des cheminots s'impose!

Le projet de loi présenté au conseil des ministres le 16 octobre dernier, les tentatives des premiers dirigeants de la SNCF de faire la réforme avant la réforme, en s’attaquant aux métiers, à la sécurité et aux conditions de travail des cheminots, nécessitent un fort avertissement par une intervention de haut niveau de l’ensemble des cheminot-e-s.


Le projet de loi de F. Cuvillier, prôné par le Président de la SNCF, ne répond pas aux exigences d’un service public ferroviaire de qualité et aux conditions sociales de haut niveau nécessaires pour les cheminots. En effet, la création d’un groupe public tel qu’il est proposé n’offre aucune garantie de cohésion économique et sociale et vise à l’éclatement de la SNCF en 3 entreprises distinctes (3 EPIC) avec une organisation de la production cloisonnée. 

Aucune proposition quant aux moyens financiers pour régler la dette du système ferroviaire et pour le financement des investissements nécessaires au développement du service public SNCF, sauf à considérer que seuls les cheminots, par plus de productivité dégradant leurs conditions sociales, de vie et de travail et les usagers par des augmentations de tarifs, doivent en payer le prix. Aucune stratégie de relance du transport de marchandises par rail et réalisé par Fret SNCF n’est proposée dans le projet de loi. 

Il est inadmissible de constater que sous l’impulsion de leur président respectif, les Directions de la SNCF et de RFF tentent de mettre en œuvre la réforme avant la réforme. Les directions de la SNCF et de RFF essayent d’imposer la création du GIU. La direction de la SNCF promeut de son côté, « Excellence 2020 » et la politique business. La création et le développement des filiales sont les seuls fils conducteurs de ce projet de groupe au détriment de l’EPIC et du service public SNCF. Se plaçant dans une démarche identique, le président de RFF veut élaborer son schéma « Réseau 2020 ». Cette stratégie vise à placer les cheminot-e-s, les salarié-e-s de RFF devant le fait accompli, sans aucune concertation. 

Alors que le contexte actuel est marqué par l’austérité, que les plans de transport et les charges de travail pour 2014 sont revus à la baisse, ce qui va impacter le Service Public et l’emploi, les Fédérations Syndicales de cheminots CGT – UNSA – SUD-Rail exigent : 

-Le respect des dispositions statutaires en matière de recrutements et des embauches au cadre permanent avec une réévaluation à la hausse des effectifs de l’EPIC pour l’année 2013 ; 
- L’arrêt des externalisations ; 
- L’ouverture des négociations salariales dès début 2014 avec une augmentation générale des salaires et une revalorisation des pensions de retraite ; 
-Aucune réorganisation ne doit anticiper la mise en œuvre du projet de loi gouvernemental avant débat et vote de la représentation nationale ; 
- Une autre prise en compte de la sûreté et de la sécurité des agents par une ré-humanisation des gares et des trains, en favorisant la mutualisation des moyens de production ; 
- Une réorientation totale de la politique menée au Fret. 

Les Fédérations Syndicales de cheminots CGT – UNSA – SUD-Rail appellent l’ensemble des cheminots de tous les collèges à agir massivement par la grève le 12 décembre 2013, afin de construire un projet de loi répondant aux besoins de la population, à partir d’une entreprise ferroviaire publique intégrée, la SNCF, seule capable de répondre aux enjeux de sécurité, d’aménagement du territoire et d’égalité de traitement. 

Le préavis couvre l’ensemble des personnels de la SNCF, et ceux amenés à les remplacer, dans la période du mercredi 11 décembre 2013 à 19h 00, à vendredi 13 décembre 2013 à 8h 00. 

Paris, le 22 novembre 2013. 
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:13
Dimanche 8 décembre.
Progrès du camp bolivarien
Voter au Vénézuéla
Thierry DERONNE
Photo : Militants bolivariens attendant les résultats électoraux, quelque part au Vénézuéla, le 8 décembre 2013.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le progrès des bolivariens aux municipales de décembre 2013 est d’autant plus intéressant que certains médias et politologues réduisaient la révolution au “messianisme” de Chavez ou annonçaient la division interne de ses partisans après sa mort.

Ce dimanche 8 décembre 2013 plus de 19 millions de vénézuélien(ne)s étaient appelé(e)s à choisir 337 maires (dont deux métropolitains) et 2.435 conseillers municipaux. C’est le dix-neuvième scrutin en 14 ans de révolution. Les observateurs internationaux – comme les délégués des Conseils Nationals Electoraux de l’Équateur ou du Salvador – ont rendu compte d’un processus normal, paisible.


La droite voulait faire de ces élections municipales un vote-sanction contre la gestion de Nicolas Maduro, comme point culminant d’une guerre économique lancée par le secteur privé (1). Elle a perdu son pari. Le premier bulletin officiel du Centre National Electoral, sur base de 97,52 % des résultats transmis, indiquent que le Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) s’est renforcé comme la première force politique du pays en obtenant environ 210 des 337 mairies. L’opposition de droite (MUD, Mesa de Unidad Opositora) remporte environ 50 mairies, dont quelques grandes villes comme Valencia, San Cristobal ou Maracaibo. A Caracas, le leader de la droite Antonio Ledezma bat de quelques décimales le candidat chaviste Ernesto Villegas pour le poste de “maire métropolitain” tandis que le candidat chaviste Jorge Rodriguez obtient la “Alcaldía Mayor”, la mairie stratégique de Caracas.


Le PSUV obtient environ 49 % (5.111.386 votes) face aux 42 % de la coalition de droite (4.435.097 votes). Avec ces 700.000 votes d’avance sur la droite, le camp bolivarien progresse nettement par rapport au score plus serré des présidentielles d’avril 2013 (remportées par Nicolas Maduro avec une avance de 300.000 votes sur le concurrent de la droite). Ce progrès est d’autant plus intéressant que certains médias et politologues réduisaient la révolution bolivarienne au “messianisme” de Chavez ou annonçaient la division interne de ses partisans après sa mort. Le parti communiste, allié du PSUV, réalise un faible score : 1,6 %.

La population ne s’est donc pas laissée entraîner dans la spirale du chaos voulue par l’opposition qui a joué sur toutes les touches, des paniques médiatiques aux sabotages électriques. La majorité des maires et des conseillers élus appliqueront le “Plan Patria 2013-2019”, programme écosocialiste, socialiste et participatif. (2)

Le taux de participation – près de 59 % – est normal pour ce type de scrutin traditionnellement moins suivi que les législatives ou les présidentielles. Par comparaison, les dernières élections municipales au Costa Rica n’ont attiré que 20 % des électeurs. Mais au Venezuela ce taux reste encore trop faible. Il est temps que s’installe l’idée que les édiles locaux sont les premiers partenaires du pouvoir citoyen qui émerge à travers les conseils communaux et les communes.


De 1958 à 1997, en 40 ans d’interminable pacte entre la social-démocratie et la démocratie-chrétienne, n’ont eu lieu que 15 scrutins dans un contexte de populisme et d’exclusion sociale et électorale : beaucoup de citoyens analphabètes, ou privés de cartes d’identité, ne pouvaient voter. C’était l’ère des forces de sécurité répressives, rempart d’une élite pétrolière vivant à Miami et Paris pendant que sur place les jeunes des secteurs populaires fuyaient le recrutement forcé et que les étudiants révoltés et de nombreux opposants politiques subissaient les balles, la torture, les disparitions.


Aujourd’hui, au Venezuela, on ne vote plus pour de fausses alternatives (comme le PS ou l’UMP en France, les démocrates et les républicains aux Etats-Unis ou le PSOE et le PP en Espagne). Deux modèles de société s’opposent dans les urnes. Voter ne signifie pas non plus délivrer un blanc-seing ou poser un acte religieux. C’est parce que la révolution bolivarienne a rompu avec les pratiques répressives et populistes des régimes antérieurs que ses partisans ne se privent plus de critiquer au grand jour, librement et avec raison, tout ce qui entre en contradiction avec les promesses révolutionnaires. Leur parole, ils le savent, sera entendue a terme : c’est ainsi qu’avance depuis quatorze ans cette transition, marquée par mille et une contradictions, d’un capitalisme encore dominant à un modèle écosocialiste, participatif et souverain. Le Parti socialiste unifié est le seul parti politique qui a dénoncé et expulsé des maires de ses propres files pour faits de corruption. Sa capacité à purifier ses rangs lors de la lutte sans complaisance annoncée pour 2014 par le président Maduro, sera la clef de sa survie politique.


Les critiques des médias occidentaux comme Le Monde ou El País, sont d’une autre nature. Elles émanent de grands groupes médiatiques qui justifient depuis trente ans la privatisation de la vie. Tout ce qui échappe à ce modèle doit être la cible d’une propagande préventive, pour couper court à toute identification, à toute idée qu’un autre monde est possible. Une simple suivi permet de mesurer l’inanité de ce système : ainsi, lors de la création du Parti socialiste Uni du Venezuela, ces médias annoncèrent l’avènement d’un “parti unique”. On compte aujourd’hui une quarantaine de partis politiques qui vont de l’extrême gauche à l’extrême droite, et l’opposition fait 80 % d’audience médiatique…


Ces 19 scrutins en 14 ans ont tous été validés par les observateurs internationaux. “Excès de démocratie” pour l’ex-président Lula. Le meilleur système électoral du monde selon Jimmy Carter qui en a observé 98 sur la planète. L’ONG indépendante LatinoBarometro soutenue entre autres par le BID (Banque Inter-Américaine de Développement), le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), l’OEA (Organisation des États Américains), l’états-unien Office of Research et les agences de coopération des gouvernements suédois, norvégiens et canadiens, a établi dans son rapport 2013 que le Venezuela bat tous les records de confiance citoyenne dans la démocratie pour toute l’Amérique Latine (87 %) suivi de l’Équateur (62 %) et du Mexique (21 %). (3)


Il y a quelques mois Noam Chomsky, Greg Grandin, Michael Moore, Oliver Stone et une douzaine d’experts états-uniens ont demandé au New York Times d’enquêter sur sa désinformation quotidienne qui fait du Venezuela, en dépit des faits, un système autoritaire. (4)

Pour l’ONG Latinobarometro : “le Venezuela est le pays où on observe la plus grande différence entre ce que pensent ses citoyens de leur démocratie et l’image qui circule dans la communauté internationale”.


T. D., Caracas, 9 décembre 2013.

Notes

(1) Lire http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/07/le-venezuela-en-2014-ca...

(2) Lire http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/07/le-venezuela-en-2014-ca...

(3) Lire http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/11/13/confiance-des-citoyens-...

(4) Lire http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/05/15/noam-chomsky-greg-grand...

* http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/09/voter-au-venezuela/
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 15:41

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Paru le 7 Décembre 2013

 

 

Communiqué du Parti communiste sud-africain (SACP)

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit dernière, des millions de personnes en Afrique du sud, dont la majorité de la classe ouvrière et des pauvres, et les milliards d’êtres humains qui peuplent la planète, ont perdu un vrai révolutionnaire, le Président Nelson Rolihlahla Mandela, « Tata Madiba ».

 

Le Parti communiste sud-africain (SACP) s’associe aux sud-africains, comme aux autres peuples du monde, en exprimant ses plus sincères condoléances à Mme Graca Machel et à toute la famille de Mandela pour la perte de celui que le Président Zuma a justement présenté comme le plus grand des enfants d’Afrique du sud, le Camarade Mandela.

 

Nous souhaiterions également profiter de cette occasion pour exprimer notre solidarité avec l’African national Congress (ANC), une organisation qui l’a engendré et qu’il a servie remarquablement, tout comme l’ensemble de ses collègues et camarades dans notre mouvement de libération.

 

Comme le disait Madiba : « ce ne sont pas les rois et les généraux qui font l’histoire mais les masses, les peuples, les travailleurs, les paysans ».

 

La disparition du Camarade Mandela marque la fin de la vie d’un des plus grands révolutionnaires du 20 ème siècle, qui a combattu pour la liberté et contre toutes les formes d’oppression, à la fois dans son pays et à l’échelle mondiale.

 

Dans le cadre ces masses qui dont l’histoire, la contribution du Camarade Mandela à la lutte pour la liberté s’est située, et forgée, dans l’appartenance et la direction collective de notre mouvement de libération national, mené par l’ANC – car il n’était pas un élément isolé.

 

Dans le Camarade Mandela, nous avions un soldat brave et courageux, un patriote et un internationaliste qui, si on peut emprunter le mot du Che Guevara, « était un véritable révolutionnaire guidé par des grands sentiments d’amour » pour son peuple, un trait extraordinaire de tous les authentiques révolutionnaires populaires.

 

Au moment de son arrestation en août 1962, Nelson Mandela n’était pas seulement un membre du Parti communiste sud-africain alors clandestin, mais il était aussi un membre de notre Comité central.

 

Pour nous, communistes sud-africains, le Camarade Mandela symbolisera toujours la contribution monumentale du SACP à notre lutte de libération. La contribution des communistes dans la lutte pour la liberté des sud-africains ne connaît que peu d’équivalent dans l’histoire de notre pays.

 

Après sa libération en 1990, le Camarade Madiba devint un grand et proche ami des communistes, jusqu’à son dernier souffle.

 

La leçon importante que nous devons apprendre de Mandela et de sa génération de dirigeants, c’était leur engagement à une unité reposant sur des principes dans chacune des formations de notre Alliance [NdT : alliance tri-partite contre l’apartheid entre l’ANC, le Parti communiste et le syndicat de classe COSATU], tout comme à l’unité de notre Alliance dans son ensemble, et celle de l’ensemble du mouvement  démocratique de masse.

 

Sa génération a lutté pour construire et cimenter l’unité de notre Alliance, et nous devons donc honorer la mémoire du Camarade Madiba en préservant l’unité de notre alliance.

 

Que l’on rappelle à ceux qui ne comprennent pas combien de sang a été versé pour maintenir l’unité de notre Alliance qu’ils ne doivent pas trainer dans la boue l’héritage et la mémoire de personnes de la trempe de Madiba, jouant négligemment avec l’unité de notre Alliance.

 

Le SACP a soutenu l’entreprise de réconciliation nationale de Madiba. Mais la réconciliation nationale pour lui n’a jamais signifié éviter de traiter les inégalités de classe, sociales dans notre société, comme certains aimeraient à nous le faire croire aujourd’hui.

 

Pour Madiba, la réconciliation nationale était une plate-forme pour poursuivre l’objectif de construction d’une société sud-africaine plus égalitaire, libérée du fléau du racisme, du patriarcat et des inégalités criantes.

 

Et une véritable réconciliation nationale ne sera jamais achevée dans une société encore caractérisée par des inégalités qui vont en se creusant et par l’exploitation capitaliste.

 

En hommage à ce grand combattant, le SACP va intensifier la lutte contre toutes les formes d’inégalité, y compris en intensifiant la lutte pour le socialisme, seule solution politique et économique aux problèmes que rencontre l’humanité.

 

Pour le SACP, la disparition de Madiba doit donner à tous ces Sud-africains qui n’avaient pas adhéré à une Afrique du sud démocratique, et qui toujours d’une façon ou d’autre rêvent de la période de domination blanche, une seconde chance de se faire à une Afrique du sud démocratique fondée sur le principe de la règle de la majorité.

 

Nous appelons tous les sud-africains à s’inspirer de son exemple de désintéressement, de sacrifice, d’engagement et de services rendus à son peuple.

 

 

Comme le SACP le dit : Hamba kahle Mkhonto ! (repose en paix, combattant de la libération).

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 15:36

 

mandela-en-prison.jpg

 

Le 7 décembre 2013

 

Le site internet WikiLeaks a divulgué  samedi 7 décembre 2013 un article publié en 1990 par le journal étatsunien The New York Times, qui révélait alors la participation de la CIA dans l’arrestation du leader sud africain Nelson mandela.

 

Mandela qui est mort hier à 95 ans à Johannesburg, a été la cible de l’Agence Centrale d’Intelligence (CIA),le site a piblié les archives dans lesquelles est décrite la manière dont un haut gradé de cette agence a notifié la nouvelle de l’arrestation de Mandela en août 1962.

 

Selon ce texte, au moyen d’un agent infiltré dans l’ANC au Congrès National Africain, l’agence a aidé les services sud-africains de Renseignement à arrêter Mandela.

 

Un exfonctionnaire sud-africain, Gerard Ludi, a raconté qu’un responsable de la CIA est entrée dans son bureau et il lui a dit qu’ils avaient livré Mandela au département de Sécurité de l’Afrique du Sud.

 

"Nous leur avons donné tous les détails ycompris les vêtements qu’il porterait, à l’heure et au lieu où il serait (Mandela)", ont-il, déclaré à Ludi.

 

Le 5 août 1962, après un déjeuner clandestin avec d’autres activistes dans Durban, Mandela, qui à l’époque était habillé en chauffeur, a été reconnu et arrêté, et libéré 27 ans après, en février 1990, grâce à la pression internationale.

 

La mort du premier président noir de l’Afrique du Sud, Prix Nobel la Paix (1993) et un héros des luttes antiapartheid a provoqué une vague de solidarité parmi les gouvernements, dans les peuples, les secteurs intellectuels et civils du monde entier.

 

Radio del Sur traduit par Danielle Bleitrach pour Histoire et société

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 08:58

Nous publions ici l'interview dans l'Humanité de Jean Géronimo, expert des questions économiques et stratégiques russes à l’université Pierre-Mendès-France de Grenoble.

 

le 2 Décembre 2013

Jean Géronimo « Une pièce maîtresse entre la Russie et l’UE »

Pensez-vous qu’une nouvelle «révolution orange» 
est envisageable ?

Jean Géronimo. Sur le fond, ces deux soulèvements 
n’ont pas grand-chose à voir. Il faut rappeler qu’en 2004, les financements européens et américains avaient facilité cette révolution. Les événements actuels pourraient bénéficier de cette même aide. Car l’importante mobilisation, pour un thème qui n’a rien de social 
ni de politique, est assez surprenante. De même que 
les revendications portant tout de suite sur la destitution 
du président Ianoukovitch. Le Parlement et le gouvernement lui sont favorables. Et il n’a aucunement rejeté d’accord de partenariat avec l’UE.


L’Ukraine est-elle vouée à être coincée entre l’UE et la Russie ?

Jean Géronimo. Ce jeu à trois ne peut que durer. L’Ukraine est considérée par la Russie comme son étranger proche. Il y a vingt ans, cette dernière avait reçu de la part de l’UE des engagements en ce sens. Le Partenariat oriental, en voulant englober des pays comme l’Ukraine, la Biélorussie et la Géorgie, touche directement les intérêts russes. C’est une ligne rouge que Moscou avait fixée notamment vis-à-vis de l’Ukraine, avec qui elle partage une culture et une histoire communes. Il s’agit d’un nœud stratégique pour le gaz, avec les oléoducs, et sur le plan géopolitique, pour son ouverture vers l’Asie. La Russie a d’ailleurs déjà prévu de contourner son voisin avec le gazoduc Nord Stream.


La Russie peut-elle concurrencer l’UE avec son union douanière ?

Jean Géronimo. Il s’agit d’une guerre d’influence à l’égard de la zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis. Si elle voit le jour, et que l’Ukraine l’intègre, cela signifie pour la Russie de voir à sa porte les Américains. Ce qui pour elle est inconcevable. Moscou ne fait qu’appliquer le réalisme politique. Si l’Ukraine rejoint l’UE, les prix qui sont en dessous du marché seront revus à la hausse. Kiev, dont l’essentiel des relations économiques et des échanges commerciaux se font avec la Russie, 
a donc énormément à perdre en rejoignant l’Europe.

Entretien réalisé par V. K.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 14:33
Nous reprenons ici un article d'Attac à propos des valses de responsables entre le secteur bancaire et les ministères de la République.  Illustration vivante d'un pouvoir - que ce soit celui de Sarkozy ou celui d'Hollande - qui se met au service des banques et des multinationales.

 

  "BNP Paribas au Trésor : vive le pantouflage inversé

Pour reprendre en main Bercy, le premier ministre s’apprêterait à nommer un banquier à la Direction du Trésor. Sans doute le ministère de l'économie était-il insuffisamment ferme face à la démagogie anti-banques. Cette nomination va enfin permettre à l'État de servir pleinement le secteur bancaire, ce fleuron de la compétitivité française. Le mouvement de pantouflage inversé doit s'amplifier afin que les grands banquiers soient de plus en plus nombreux à faire bénéficier de leur talent la haute administration.

François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP-Paribas, pourrait succéder Ramon Fernandez à la Direction du Trésor.  Ramon Fernandez a sans douté été trop timide dans son action au service de la finance. Bien sûr il a réussi à convaincre les députés socialistes de voter une pseudo-loi de « séparation » des activités bancaires spéculatives qui ne concerne que 3% de l'activité des banques. Mais il n'a pu empêcher les députés d'imposer un peu de transparence sur les activités des banques dans les paradis fiscaux. Certes il a contribué à vider de tout sens le projet de banque publique d'investissement, multiplié les cadeaux aux banques (Livret A, amnistie sur les emprunts toxiques...)* et contribué à l'actuelle offensive française contre le dangereux projet de taxe Tobin élaboré par la Commission européenne. Mais son action demeure encore trop timide aux yeux des banquiers, qui préfèrent prendre les choses en main directement.

L'expérience de François Villeroy de Galhau à BNP Paribas en fait un garant encore plus crédible de la crédibilité financière de l'État, c'est-à-dire de l'alignement quotidien et millimétrique des décisions réglementaires et budgétaires de la France sur les attentes des marchés. Sa connaissance intime des rouages financiers lui permettra de renforcer la guérilla incessante et jusqu'ici victorieuse que mène Bercy contre les velléités de régulation financière au plan national et européen.

Il est temps de renoncer à une déontologie d'un autre âge

L'actuelle réglementation sur les conflits d'intérêt et le pantouflage, inopérante et hypocrite, doit être abolie. Elle n'a empêché ni la nomination de François Pérol, directeur-adjoint de cabinet de l'Élysée, à la tête du groupe BPCE (Banques populaires Caisse d'épargne), ni celle de Xavier Musca, le successeur de François Pérol à l' Élysée, à la tête du Crédit Agricole, ni aucune autre nomination. Au point qu'on ne parvient plus à compter le nombre des énarques–inspecteurs des finances en poste au sommet des grandes banques françaises**, pour le plus grand bien de leurs actionnaires.

La fusion entre les élites financières et administratives est souhaitable et irréversible. Trêve de fausses pudeurs, il faut désormais accélérer les allers-retours entre haute finance et haute administration. Pour attirer les talents nous suggérons à Jean-Marc Ayrault et Pierre Moscovici de garantir le maintien des bonus et des stock-options des banquiers venus œuvrer à Bercy. Ainsi les marchés financiers, mis à l'abri des tentations démagogiques et de la pression des électeurs, seront-ils définitivement rassurés.

Attac France, qui préfère en rire qu'en pleurer

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>

* Voir l'article de Martine Orange, www.mediapart.fr/journal/france/211113/matignon-sattaque-la-citadelle-de-bercy?page_article=3
> ** Jacques de la Rosière (BNP Paribas), Beaudouin Prot (BNP Paribas), Michel Pébereau (BNP Paribas), Frédéric Oudéa (Société Générale), Daniel Bouton (Société Générale), Pierre Mariani (Dexia), Mathieu Pigasse (Lazard), Philippe Wahl (Banque postale), Gilles de Margerie (Crédit Agricole), etc ....."
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