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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:04

act-of-kill.jpgLe massacre des communistes indonésiens de 1965 : retour sur un des plus grands crimes contre l'Humanité du XX ème siècle

 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'idéologie dominante ne se contente pas de ré-écrire l'histoire, elle pratique la mémoire sélective. A côté des crimes qu'elle commémore, ceux attribués aux forces communistes et progressistes, il y a ceux qu'elle passe sous silence, tente d'oublier.

 

La sortie dans les salles françaises du banalement sordide « The act of Killing » nous rappelle un des plus grands massacres du XX ème siècle, absents de nos manuels scolaires, de la scène médiatique, du débat historique : le massacre de masse des communistes indonésiens, en 1965.

 

Les cadavres remontent désormais à la surface, en Indonésie même, où toute référence aux « événements de 1965 » était proscrite sous le dictateur Suharto et encore largement tue.

 

Un rapport de la Commission indonésienne des droits de l'Homme (Komnas-HAM) a reconnu en 2012 pour la première fois le « crime contre l'humanité » qu'a constituée la répression anti-communiste de 1965.

 

En l'absence d'enquête internationale, de nature judiciaire ou historique, les chiffres exacts restent inconnus. Si les estimations ne descendent pas en-dessous de 500 000 morts, la fourchette actuelle – reprise dans The Act of Killing– serait de 1 à 3 millions de victimes.

 

Le massacre s'intégrait dans un coup d’État de Suharto visant à liquider le PC indonésien (PKI), avec le soutien bienveillant des États-Unis déterminés à éliminer une « menace rouge » qui, après la Chine et le Vietnam, risquait de faire tomber un des États les plus peuplés du monde.

 

Le premier parti communiste du tiers-monde et l'alliance anti-impérialiste de Soekarno

 

L'Indonésie d'après-guerre est associée à la figure de Soekarno, dont l’œuvre est résumée dans les cinq principes (Pancasila) qui posent comme fondement un nationalisme unitaire, lui-même inscrit dans une perspective internationaliste, teinté de « socialisme » et de tolérance religieuse.

 

Dans un État constitué de six grandes religions, 300 dialectes, 17 000 îles et 100 millions d'habitants, Soekarno se posait comme l'arbitre entre les forces sociales et politiques antagonistes, le garant de l' « unité nationale ».

 

Sa politique du front national, le « NASAKOM », consiste en une direction par le Parti national indonésien (nas) d'un mouvement unitaire avec d'un côté les groupements religieux conservateurs (agama), de l'autre les communistes indonésiens (kom).

 

La ligne du PKI était de constituer un « front populaire national » en vue de fonder une nation indépendante de l'impérialisme, une démocratie avancée sociale qui constituerait une étape vers le socialisme. Ce qui était pour Soekarno un but était pour le PKI une période transitoire.

 

Dans cette politique d'alliances, les communistes connurent une irrésistible ascension : le PKI avait obtenu 16% des voix aux élections de 1955 mais en 1965, le PKI comptait 3,5 millions d'adhérents.

 

Ses organisations de masse rassemblaient plus de 20 millions de sympathisants, soit un cinquième de la population indonésienne en 1965.

 

Le syndicat de classe SOBSI contribuait à mener la lutte de classe externe contre les vestiges de l'impérialisme néerlandais et britanniques, interne contre les éléments petit-bourgeois de l'alliance nationale, et la vieille classe dominante « nationale », celle des propriétaires terriens islamiques.

 

Puissant chez les travailleurs du pétrole, du caoutchouc ainsi que chez les petits paysans de Java et Sumatra,le PKI et ses organisations de masse donnent une perspective aux luttes : réforme agraire pour les paysans, nationalisation des ressources nationales.

 

Le massacre replacé dans un contexte international : la main de l'impérialisme

 

Après la chute de la Chine et l'enlisement au Vietnam, la montée du communisme indonésien inquiétait l'impérialisme américain, craignant tant la radicalisation du nationalisme anti-impérialiste de Soekarno qu'une révolution communiste.

 

Dans un premier temps, les Etats-unis vont apporter un soutien à tous les opposants de la « révolution nationale », finançant notamment le Parti socialiste (PSI), farouchement anti-communiste, et le parti islamiste Masyumi.

 

En 1958, la CIA offre les bases logistiques et militaires d'une rébellion armée à Sumatra, riche en pétrole. Le « gouvernement révolutionnaire » indonésien, sans base populaire, appuyé par les États-Unis et par les Partis socialistes et islamistes est défait en quelques mois par l'armée indonésienne.

 

Les Etats-unis changent de stratégie. L'armée constituant le seul rempart contre le communisme, ils lui apportent une aide de 65 millions de $ entre 1959 et 1965. Conscient de la manœuvre, Soekarno avait apostrophé l'ambassadeur américain : « Allez en enfer avec votre aide ! ».

 

Pour les services secrets américains et britanniques, il s'agissait de favoriser la faction « de droite », anti-Soekarno et pro-impérialiste, conduite d'abord par Nasrution puis par Suwarto, lui-même formé par les Etats-unis, face à la faction dominante « centriste », dirigé par Yani, pro-Soekarno.

 

Le prétexte à la vague sanguinaire contre-révolutionnaire survient le 30 septembre 1965 : un coup de force d'un quarteron de colonels qui proclame un « gouvernement révolutionnaire » après avoir exécuté six membres de l'Etat-major de la faction « centriste » de l'armée, dont le général Yani.

 

Suharto, en charge des troupes de réserves nationales (KOSTRAD), prend le contrôle de Djakarta, au nom du maintien du régime de Soekarno. En attribuant le putsch aux communistes, il déclenche « le plus grand massacre du XX ème siècle » selon les termes même d'un rapport de la CIA de 1968.

 

L'implication de la CIA, de l'ambassade américaine mais aussi des services britanniques ne fait aucun doute. Sans archives complètes américaines et indonésiennes, seule l'ampleur de la collaboration est encore à préciser.

 

Parmi les certitudes, ce sont les Etats-unis qui contribuent à former les officiers indonésiens, dans l’École des officiers de l'armée indonésienne à Bandoeng (SESKOAD), à la « guerre contre-insurrectionnelle » (territorial warfare).

 

De 1958 à 1965, la SESKOAD va former les différents échelons de l'armée pour lutter contre toute « insurrection » communiste, jusqu'à former les embryons de milices locales dans les quartiers et villages. Elles furent au cœur de la terreur de 1965.

 

La CIA va aussi jouer un rôle capital en élaborant la propagande anti-communiste des putschistes : non seulement faire circuler des faux sur les atrocités commises par les communistes mais surtout attiser les haines raciales (contre les Chinois) et religieuses (contre les athées).

 

L'ambassade et les services secrets auraient même rendu une liste de 5 000 cadres, à tous les niveaux, du PKI à l'armée indonésienne, facilitant ainsi sa traque et la décapitation du parti.

 

Alors que la répression faisait rage et que les journaux occidentaux étaient contraints, en les minimisant, de faire état du carnage, les ambassades et chancelleries occidentales maintenaient un silence officiel tout en louant en coulisses l'efficacité de la liquidation du PKI.

 

Le fruit du crime : 35 ans de dictature obscurantiste au service des multi-nationales américaines

 

Le bilan comptable de la répression ne peut rendre compte de la barbarie des actes : exécutions sommaires par balles ou décapitation, rivières jonchées de cadavres, déportation dans des camps, viols puis prostitution forcée, ce que reconnaît le rapport de 2012 de la Commission indonésienne des droits de l'Homme.

 

Pour les services secrets américains, le succès de la liquidation du mouvement révolutionnaire en Indonésienne fut une source d'inspiration pour les opérations ultérieures : de l'opération Phoenix au Viet-Nam jusqu'aux coups d'Etat et dictatures latino-américaines, Pinochet en tête.

 

Le déroulé de la répression est révélateur :

 

D'une part, le rôle d'impulsion de l'Armée, financée et formée par les États-Unis, comme en Amérique latine : c'est elle qui a lancé la « Terreur », identifiant et listant les ennemis, donnant le mot d'ordre de « Sikat » (liquidation, nettoyage) et surtout armant, formant et encadrant les milices.

 

Car l'essentiel des massacres revient à des milices civiles issues des partis religieux : NU (Nahdaltul Ulama) – avec sa branche de jeunesse fanatisée, l'ANSOR – et Muhammadiyah, deux organisations islamistes de masse, ancrés dans les communautés rurales, appelant à un djihad anti-communiste.

 

Ce rôle de bras armé joué par les islamistes ne doit pas occulter l'implication massive des autres forces religieuses :

 

hindous à Bali, pour la défense du système de caste et contre les influences chinoises ; chrétiennes à Java où les forces catholiques ont participé notamment à la formation du KAMI (Forum d'action étudiant), mouvement étudiant qui participa à l'épuration des communistes.

 

Il ne doit pas non plus masquer l'antagonisme social qui en est à l'origine. Loin d'être tous athées, les sympathisants communistes étaient souvent eux-mêmes musulmans, notamment dans les régions rurales javanaises.

 

L'antagonisme pendant la crise de 1965 s'est structuré entre santri, musulmans fondamentalistes, proches des propriétaires terriens, colonne vertébrale des milices islamistes ; et abangan, forme religieuse syncrétique, tolérante, ancrée dans les masses rurales sympathisantes du PKI.

 

L'évocation du motif religieux fut avant tout un puissant facteur de mobilisation pour les propriétaires terriens inquiets par la progression communiste, ainsi que pour une armée soucieuse de faire main basse sur la manne pétrolière.

 

L'hypocrisie américaine : double discours sur la lutte contre l'islamisme et pour la démocratie

 

L'hypocrisie américaine du discours de la lutte contre l'islamisme ne fait guère illusion. En Indonésie, comme en Afghanistan, au Yémen hier, comme en Syrie et en Libye aujourd'hui : islamisme, élites économiques conservatrices et impérialisme occidental font bon ménage.

 

Hypocrisie américaine du discours sur la « démocratie » capitaliste contre la « dictature » communiste. Pendant plus de trente ans, l' « Ordre nouveau » de Suharto a livré tous les échelons de pouvoir à l'armée dans sa « double fonction » de stabilisation politique et économique.

 

Les organisations islamistes, coordonnées par l’État dans le cadre du Conseil des Oulémas (MUI), encadraient les masses rurales.

 

Aujourd'hui encore, NU et Muhammadiyah sont deux des organisations islamistes les plus puissantes du monde,avec le réseau de madrasa (écoles coraniques), d'associations de charité, elles rassemblent plus de 60 millions de membres.

 

Dans ce schéma, comparable à l’Égypte de Moubarak (y compris dans le rapport aux Frères musulmans), Suharto a organisé la « dépolitisation des masses », diamétralement opposée à la « mobilisation populaire » qui fondait l'action de Soekarno et du PKI.

 

Pour Suharto, les « masses flottantes » devaient être encadrées par des organisations de masse, tel le syndicat unique FBSI, chargées de la collaboration de classe dans un système corporatiste, semblable au régime fasciste.

 

Dans ses 32 années de règne, les répressions sanglantes furent la marque de fabrique de Suharto. Pour ne citer que les cas les plus barbares, la répression du mouvement de libération du Timor oriental et celui de Papouasie occidentale firent au moins 300 000 morts.

 

L’enthousiasme des observateurs occidentaux n'eut pas de limites pour le miracle du « dragon indonésien ».

 

Suharto, comme Pinochet au Chili avec l' « Ecole de Chicago », fut prompt à mettre en place les recettes libérales de la « mafia de Berkeley » : austérité budgétaire, suppression des aides sociales (remplacées par la charité islamique), privatisations et fiscalité attractive pour les entreprises.

 

Gonflée par la manne pétrolière après 1973, les subsides du FMI et de la Banque mondiale, le « miracle indonésien » a profité aux multi-nationales, telles Shell ou BP dans le pétrole, ou encore Nike et Adidas dans le textile, ainsi qu'à une mince oligarchie corrompue.

 

En dépit de trois décennies de croissance économique, l'Indonésie compte encore 120 millions de pauvres, la moitié de la population vivant avec moins de 2 $ par jour, selon les chiffres de la Banque mondiale, 200 millions vivant avec moins de 4 $ par jour.

 

L'enrichissement spectaculaire d'une minorité contraste avec la paupérisation de la majorité. L'Indonésie est actuellement le pays où le nombre de millionnaires croît le plus vite: ils seront 100 000 en 2015, concentrant 500 milliards de $, les deux-tiers de la richesse du pays.

 

A l'heure actuelle, les 40 individus les plus riches d'Indonésie concentrent autant de richesses que 60 millions d'Indonésiens.

 

L'exemple indonésien met non seulement à jour l'hypocrisie des tentants de l'ordre capitaliste mais aussi ce à quoi conduit cette forme extrême de liquidation d'un Parti communiste de masse : dépendance nationale et paupérisation générale.

 

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 08:14

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Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La pression s'intensifie au cœur de l'Union européenne contre la seule alternative réelle à la crise capitaliste, celle portée par les Partis communistes. Interdits dans les pays baltes, menacé en République tchèque, désormais c'est en Hongrie que le Parti communiste est attaqué violemment par le régime fascisant de Viktor Orban.



Nous publions ci-dessous le communiqué de nos camarades communistes hongrois.



Chers camarades,



Le Parti communiste ouvrier hongrois a organisé son 25 ème Congrès extraordinaire, le 11 mai 2013, à Budapest.



Nous avons changé le nom du parti. Notre parti s'appellera à l'avenir Parti ouvrier hongrois.



Le changement de nom de notre parti n'est révélateur d'aucun changement politique ou idéologique. Nous voulons continuer notre combat contre le capitalisme publiquement, plutôt que d'être forcé d'entrer dans l'illégalité. Voilà pourquoi le congrès a modifié le nom du parti afin de s'enregistrer comme Parti ouvrier hongrois.



Bien que notre nom change, nos principes ne changent pas. Nous restons un parti marxiste-léniniste, communiste luttant contre le capitalisme.



Camarades,



Nous avons été contraints d'organiser ce congrès car le gouvernement hongrois a lancé une nouvelle attaque, très grave, contre le parti. Le 19 novembre dernier, le parlement a adopté un nouveau statut interdisant le recours public à des noms liés aux « régimes autoritaires du 20 ème siècle ».



La loi est entrée en vigueur ce 1 er janvier. Selon la constitution hongroise et la ligne du gouvernement actuel, ces « régimes autoritaires » comprennent la dictature fasciste menée par Ferenc Szalasi, qui a duré d'octobre 1944 à avril 1945, et tous les gouvernements liés à la construction socialiste de 1948 à 1990. Et non, vous pouvez le noter, la dictature de Miklos Horthy, de 1919 à 1944.



Ainsi, aucun parti politique, média, aucune association, rue, place ne peut inclure le « nom de personnes qui ont joué un rôle important dans la fondation, le développement ou la consolidation de régimes politiques autoritaires du 20 ème siècle, ou de mots et d'expressions ou de noms d'organisations directement liés aux régimes politiques autoritaires du 20 ème siècle ».



Cela signifie que 43 rue Lénine, 36 rues Karl Marx et six rues de l'Etoile rouge ont du être renommées. Ce sera aussi le cas de 44 rues de la Libération – à l'origine nommées ainsi pour fêter la libération de la Hongrie du fascisme hitlérien – et 53 rues Endre Sagvari nommées ainsi en l'honneur du plus célèbre des martyrs anti-fascistes, tué en 1944 par la police fasciste. Son nom ne doit plus être prononcé. Tout comme ceux des rues de l'Armée populaire, du Front populaire et de la République populaire, qui vont disparaître. La célèbre place de Moscou à Budapest a récemment été renommée.



De fait, le recours public à des mots et des concepts tels que « communiste », « socialiste », « libération » et bien d'autres sont devenus illégaux.



Pourquoi les forces pro-capitalistes attaquent-elles notre parti ? Car la Hongrie est en crise. On compte officiellement près de 500 000 chômeurs – un peu plus de 11% de la main d’œuvre. Approximativement le même nombre de jeunes travailleurs dans les autres pays de l'UE, en particulier en Grande-Bretagne, en Autriche et en Allemagne, car ils ne peuvent pas trouver un emploi en Hongrie. Malgré cela, le taux de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans s'élève en Hongrie à plus de 28%.



Le gouvernement Fidesz (Union civique) mené par le Premier ministre Viktor Orban est au fait de ces éléments, quand ils parlent de « miracle hongrois ». La réalité, c'est que beaucoup de Hongrois vivent plus mal que jamais.



Les forces pro-capitaliste en Hongrie savent très bien que notre parti propose une réelle alternative au chômage de masse, à la pauvreté et à l'oppression coloniale de la Hongroie par les multi-nationales.



De plus en plus de personnes se réveillent et réalisent que ce ne sont pas seulement les gouvernements capitalistes qui sont responsables de leur sort. C'est le système capitaliste dans son ensemble qui ne fonctionne pas – au moins pour eux. Ils apprécient également le fait que les communistes hongrois se trouvent au côté des travailleurs. Notre parti a accumulé un considérable capital moral dans notre société.



Chers camarades,



Merci de votre solidarité dans notre lutte. Informez, nous vous en prions, vos adhérents de la situation hongroise et dites-leur qu'ils peuvent compter aussi sur les communistes hongrois à l'avenir.



Salutations fraternelles

Gyula Thürmer

Président du Parti communiste ouvrier hongrois

 

Lu sur Solidarité internationale PCF

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:52

 

Affaire Andrieux : L’argent ne fait pas tout

mercredi 22 mai 2013
par  Rouge Vif 13
popularité : 100%

Suite aux condamnations de la députée Andrieux de ce jour (1 an ferme, 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité remboursement des sommes détournées), nous ne pouvions rester silencieux.

Rouge Vif 13 avait assisté en son temps à nombre de pratiques condamnables de la part de candidat-e-s locaux (du PS ou autres) en particulier dans les secteurs des quartiers Nord où nous présentions des candidats face à eux. . Nous avons à maintes reprises – et bien seuls - dénoncé le clientélisme devenu un sport local obligé pour celles et ceux qui se présentaient sous l’investiture de ce parti se réclamant du socialisme.

De nombreux témoignages d’électeurs locaux soumis à des pressions de toutes sortes et d’autres éléments en notre possession nous avaient conduits à dénoncer publiquement ces pratiques et à en faire même la question première lors de la dernière campagne des cantonales où nous déclarions : « quatre points dont le premier est clairement l’arrêt du clientélisme. Il y a le scandale des politiques du PS mais, en face, la droite fait pareil : je te donne un appartement, tu votes pour moi. Il faut arrêter avec ça parce que cela fausse complètement le débat et que le seul résultat c’est de faire passer tous ceux qui font de la politique pour des gens qui ne s’intéressent qu’au poste, visent les avantages et le pouvoir et pas du tout le bien du peuple. ». [1]

Il est à déplorer que nous étions alors, parmi les candidats déclarés à gauche, les seuls à dénoncer ces pratiques. Celles et ceux qui ne l’ont pas fait ont donné du grain à moudre à l’extrême droite adepte du « tous pourris » et ont fait douter, dans les quartiers populaires, de leur réelle volonté de « faire de la politique autrement ».

Ce sont ces mêmes comportements, ainsi que la politique proposée alors, qui nous avaient amenés à nous engager, au cas où nous aurions été élus, à ne pas entrer dans la majorité départementale et à ne pas voter pour M. Guérini.

Le Conseil Régional déclare aujourd’hui qu’il n’était au courant de rien : nous avons envie de lui dire qu’il est bien le seul.

Combattre le capitalisme, ses crises, le pouvoir de l’argent, passe par un programme. Cela passe aussi par une éthique et des candidatures désintéressées.

Aujourd’hui la justice, en condamnant la milliardaire qui croyait s’en sortir à bon compte grâce à des rétractations curieuses, fort opportunes et de dernière minute des protagonistes de l’affaire a été condamnée. C’est pour nous la preuve que, même dans ce pays où sévit un capitalisme décomplexé et sans scrupules, l’argent s’il a pris beaucoup trop de place, ne peut pas tout.
En revanche, si la justice est indépendante, elle peut beaucoup.

Rouges Vifs 13 le 22 mai 2013


[1] Rouge Midi 3 janvier 2011

 

Lu sur Rouge midi

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 18:14

 

Faire des Assises du Communisme ,

l’événement politique majeur

en France.

 

Par Jean LEVY

 

Si nous le voulons, si toutes les forces qui se réclament du communisme se rassemblent dans le cadre des Assises, nous aurons créé l’évènement.

Pourquoi ?

Depuis près de quinze ans, le PCF a perdu la grande la majorité de ses  adhérents. Et notre peuple, ses repères. Au sein du Parti, demeurent de nombreux militants qui se battent pour une orientation de lutte de classe. D’autres, au dehors,  ont ralliés des organisations,  groupes et collectifs animés par la même ambition : maintenir l’idée communiste.

Mais, il faut le reconnaître, les communistes sont en très grande majorité « dans la nature », dispersés, sans liens entre eux, privés d’espoir.

 

Cette situation permet au capital de régner sans partage. Avec la « fausse gauche » comme avec la vraie droite. Et depuis des décennies, la population voit son niveau de vie se réduire comme peau de chagrin. Ses droits acquis de haute lutte tout au long du dernier siècle sont battus en brèche, voire réduits à néant. L’indépendance de la France, la souveraineté de la nation  sont noyées dans les eaux saumâtres de l’Union européenne. La politique, conforme aux intérêts des milieux financiers et de la grande industrie, se décide à Bruxelles. Depuis plus de vingt ans, le Parlement a abdiqué ses droits. Et aujourd’hui, notre pays est sommé de s’aligner sur le modèle social allemand, qui ne connaît même pas de salaire minimum !

 

Face à cette situation, une force communiste doit naître et s’imposer comme le fer de lance de l’opposition populaire.

 

Certes, la division, l’éparpillement actuel des communistes ne permet pas d’avoir, dans l’immédiat,  l’objectif d’une organisation commune. Le souci de rassembler, y compris tous ceux qui se trouvent  « nulle part »,  exclut l’idée, qui dans le passé n’a pas fait recette,  d’un cartel d’organisations.

 

C’est pourquoi il faut rassembler dans la diversité.

 

D’abord, participer tous ensemble aux Assises du Communisme.

Si celles-ci permettent à tous ceux « qui se sentent communistes », organisés ou pas, dans le PCF et hors du PCF, de se rencontrer, de débattre de ce tout qui nous unit, pour lutter ensemble sur des objectifs communs :

 

le combat quotidien contre la dictature du capital,

l’indépendance de la France et la souveraineté de la nation, (ce qui implique  la sortie de l’Union européenne et de l’euro),

la construction d’une autre société où les moyens de production et d’échange seront propriété collective du peuple.

 

Si les Assises permettent aux communistes de se retrouver pour mener ensemble les actions quotidiennes pour de tels objectifs, alors ces Assises constitueront un évènement politique dans notre pays, et même l’évènement politique majeur de la France de ces dernières années.

 

A nous d’en assure le succès

 

Repris sur le site " canempechepasnicolas "

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 09:41
non-possiamo.jpg100 000 manifestants à Rome à l'appel de la FIOM, le syndicat des métallos, face à l' « union sacrée » politique et syndicale



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



100 000 manifestants dans les rues de Rome ce samedi 18 mai ont répondu à l'appel lancé par le syndicat des métallurgistes, la FIOM sous le slogan : « Ca suffit, nous ne pouvons plus attendre ».



Face à l' « union nationale » entre la droite de Berlusconi et le centre-gauche démocrate, aux nouvelles réformes à venir contre le monde de travail, en collaboration avec l'UE, la réponse exprimée dans les rues de Rome ce samedi 18 mai a été massive



Et pourtant, aucune des trois principales formations syndicales CISL, UIL et surtout CGIL n'ont appelé à manifester laissant la seule FIOM, le syndicat des métallurgistes, lancer un appel à remettre au centre des priorités du pays le monde du travail.



La classe ouvrière, celle touchée par les restructurations, dans la sidérurgie comme à ILVA-Taranto, dans le pneu à Bridgestone-Bari, touchée par le chantage patronal à FIAT-Pomigliano, a répondu présent. Des dizaines de milliers de « tutte blu » (cols bleu) étaient dans les rues.



Après deux ans d' « austérité » imposée par le gouvernement non-élu de l'ex-commissaire européen Monti, le non moins europhile Enrico Letta prétend appliquer une « politique de relance ».



Relance, cela signifie de nouveaux cadeaux pour le capital :



on commence par la suppression d'une partie de la taxe foncière IMU pour satisfaire la base sociale berlusconienne, puis on attaque le programme de cadeaux aux plus riches avec une nouvelle contre-réforme de flexiblisation du travail, de nouvelles exonérations fiscales pour les entreprises.



Le manque à gagner, rien qu'avec la refonte de la taxe foncière, est estimé au moins à 5 milliards d'€. En continuant à creuser le déficit et la dette, le but est de justifier de nouvelles coupes budgétaires dans le secteur public.



La casse du système de Sécurité sociale est même à présager au vu des déclarations rassurantes de Letta sur l'extension de la protection sociale aux plus « démunis », le tout au prix d'une refonte du système.



Ambiguités et débats internes à la FIOM : une manifestation contre le gouvernement ?



La crise profonde du mouvement syndical en Italie peut être révélée par les positions hésitantes de son aile révolutionnaire, représentée par la FIOM.



landini_fiom.jpegLe secrétaire de la FIOM, Maurizio Landini, a insisté sur le fait que la « manifestation n'était pas contre le gouvernement », le but étant de peser sur le gouvernement pour le forcer à adopter des mesures pour l'emploi.



Le mot d'ordre « Nous ne pouvons plus attendre » de la FIOM répondait au discours de Letta devant la Chambre des députés : « Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre ».



Parmi les propositions de Landini, pas de plan de bataille contre les mesures envisagées par Letta mais des propositions éclectiques : augmentation des salaires, interdiction des licenciements et taxation des revenus financiers, sans oublier revenu de citoyenneté et vote des étrangers.



L'ancien dirigeant de la FIOM, Giorgio Cremaschi, n'a pas épargné ses critiques contre le mot d'ordre de la FIOM, appelant d'une part à préparer la lutte contre les mesures du gouvernement, d'autre part à préparer l'alternative au gouvernement, enfin à rompre avec l'intégration européenne.



Collaboration des trois centrales syndicales : de l' « union sacrée » syndicale à l' « union sacrée » politique



Les débats internes à la FIOM sont pourtant bien loin de la position des trois principales centrales syndicales, et en particulier celle de la CGIL, héritière du syndicat de classe historiquement lié au Parti communiste italien.



La CGIL n'a pas appelé à manifester le 18 mai, lié de plus en plus organiquement au Parti démocrate, force dominante du nouveau gouvernement.



Il suffit de rappeler que l'ancien secrétaire-général de la CGIL entre 2002 et 2012, Guglielmo Epifani, s'est retrouvé propulsé le 12 mai à la tête du Parti démocrate, récompensé de sa politique de collaboration sous les gouvernements sociaux-libéraux de Prodi (2002-06) et Monti.



monti-camusso-ridonoQuant à l'actuelle secrétaire de la CGIL Susanna Camusso, elle ne peut cacher sa satisfaction face au nouveau gouvernement : « Le discours d'investiture de Letta nous a enchanté, il a mis au centre le travail. Mais les paroles ne suffisent pas, il nous faut des réformes concrètes. »



Susanna Camusso a appelé le gouvernement surtout à négocier avec tous les « partenaires sociaux », patronat et syndicats. Comme Camusso l'avait fait pour la fameuse réforme Fornero, de précarisation du travail, négociée avec le patronat et le gouvernement Monti.



Dans l'institutionnalisation du « dialogue social », les trois centrales (UIL, CISL, CIGL) ont signé un nouvel accord sur la « représentativité syndicale », concerté avec la Confindustria (Medef italien) limitant la représentativité aux seuls syndicats signataires, intégrant le « dialogue social ».



Dans le même temps, dans un grand élan unitaire, les trois centrales – l'UIL et la CISL ont soutenu les mesures de Monti, la CGIL a négocié avant de claquer la porte, sans mobiliser pour autant – annoncent une grande manifestation unitaire le 22 juin, avant les vacances.



L'objectif de la manifestation ne sera pas de lutte contre l'austérité qui vient, mais de proposer des mesures constructives au gouvernement pour sortir de la crise.



Camusso peut saluer la « fin de la période des divisions syndicales ».



Avec la représentativité syndicale et la présence d'un dirigeant de la CGIL à la tête du PD, l' « union sacrée » syndicale légitime l' « union sacrée » politique, dans la soumission à la politique au service de la Confindustria.

 

Sur le site "Solidarité internationale PCF"

 
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 13:22
redwedgermtLe syndicat des cheminots britanniques pour la rupture avec l'Union européenne



Introduction/Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



La colère monte en Grande-Bretagne face à la politique menée par l'UE du capital, payée d'abord par la classe ouvrière et les couches populaires. Mais la bourgeoisie britannique tente de canaliser la colère populaire vers les impasses politiques de la « droite euro-sceptique ».



Les médias britanniques mettent en avant la droite conservatrice traditionnelle, membres du Parti conservateur ou dirigeants du parti d'extrême-droite « UKIP », relayant avant tout la position de la bourgeoisie financière de la City, partagée entre ligne pro-européenne et ligne euro-critique.



Le Syndicat des cheminots britanniques (RMT), connu pour ses positions critiques envers l'Union européenne du capital et syndicat de masse et de classe, a appelé à ne pas laisser ce thème à l'extrême-droite et à lui donner un contenu de classe.



bob-crow.jpgVoici le contenu de la déclaration du secrétaire-général du RMT Bob Crow :



« La position du syndicat RMT est claire, non seulement il doit y avoir pour nous un référendum sur la sortie de l'Union européenne mais nous appelons sans équivoque à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE.



Dans toute l'Europe, et en particulier en Espagne et en Grèce qui sont dans l’œil du cyclone, c'est la classe ouvrière qui souffre le plus. Du démantèlement de la démocratie, d'une UE et d'une banque centrale qui exigent des coupes dans les emplois, les salaires et les retraites ainsi que la privatisation intégrale du patrimoine public.



Le RMT ne restera pas les bras croisés et ne permettra pas que le débat reste dominé par l'UKIP et la droite du Parti conservateur. Des ministres comme Michael Gove soulèvent désormais la question du retrait par pur opportunisme politique. Ils se fichent éperdument du taux de chômage des jeunes en Europe, la seule préoccupation des ces euro-sceptiques du lendemain, c'est de sauver leur carrière politique et leur peau.



Le RMT continuera la campagne pour un retrait de l'UE, sur des positions de gauche, de classe, qui mettent les emplois, les conditions de vie, la démocratie au premier plan. La vérité, c'est que vous ne pouvez pas être pro-UE et anti-austérité lorsque toute la structure du projet européen est dominée par les intérêts des banquiers et du grand capital, les forces motrices derrière les mesures d'austérité imposées dans tout le continent. »

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 08:44

brn-lettre

Un tournant ? Quelques phrases tirées d’un discours prononcé le 22 avril par le président de la Commission européenne ne sont pas passées inaperçues dans le landerneau bruxellois. José Manuel Barroso a bien sûr rappelé que les politiques d’austérité conduites jusqu’à présent étaient « justes », mais il a estimé qu’elles trouvaient désormais « leurs limites ».

 

 

 

Il ne faut certes pas imaginer que ces propos annoncent un changement de cap. La pression visant à réduire les dépenses publiques nationales reste, hélas, d’actualité. Pour des raisons juridiques, d’abord : les mécanismes de la « gouvernance européenne » sont bien en place, en particulier le traité dit TSCG, qui n’a rien de facultatif. Pour des raisons politiques, ensuite : les dirigeants allemands, qui en furent à l’origine, entendent bien en surveiller la stricte application. Dans la pratique, enfin, aucun gouvernement n’a annoncé quelque intention d’abandonner ou même d’alléger les coupes budgétaires en cours.

 

 

 

Cela vaut particulièrement pour la France. Le patron de Bercy, Pierre Moscovici, a précisé qu’on n’irait pas au-delà, cette année, des 30 milliards d’« économies » annoncés, manière de confirmer que les restrictions supplémentaires décidées au premier trimestre ne sont nullement remises en question. Et pour cause : Paris met en avant cette « bonne volonté » dans les délicates négociations avec Bruxelles en vue de repousser d’un an l’épée de Damoclès des sanctions pour déficit excessif. A cet égard, ceux qui se disent déçus, voire trahis, par l’hôte de l’Elysée sont injustes : le candidat Hollande ne s’est jamais engagé à sortir le pays du carcan européen. Le principe et même l’ampleur de l’austérité – même si le mot est évité – étaient donc inscrits dans les textes bruxellois. Seuls ceux qui aiment s’aveugler peuvent être surpris.

 

 

 

Cependant, on aurait tort de sous-estimer les propos de M. Barroso. Car ils témoignent d’une double réalité : une spectaculaire impasse économique, et une redoutable colère populaire aux quatre coins de l’UE. La catastrophe économique s’illustre en particulier par la montée continue et massive du chômage et de la récession, de même que des dettes publiques… que les cures austéritaires étaient précisément censées endiguer. Vingt et un Etats sur vingt-sept ont vu leur endettement grimper en 2012, pour un total de 576 milliards de nouvelles dettes. Ce que même les économistes naguère partisans des économies budgétaires drastiques constatent depuis quelques mois se confirme : comprimer les dépenses publiques plombe lourdement la croissance et l’emploi, et aggrave les « déséquilibres budgétaires » qu’on disait vouloir réduire. En outre, les dirigeants européens ne peuvent être insensibles aux avertissements de plus en plus impérieux qui viennent de Washington, du FMI, voire du G20 : l’UE, homme malade de l’économie mondiale, pourrait bien entrainer l’ensemble de celle-ci dans le gouffre.

 

 

 

Quant à la colère populaire, elle hante désormais les eurocrates de tous poils. L’hypothèse de révoltes sociales violentes est un «risque» pris très au sérieux à Bruxelles. Ainsi, il n’a pas pu échapper à José Manuel Barroso que des centaines de milliers de ses compatriotes portugais ont récemment défilé en chantant l’air qui donna le signal de la « révolution des œillets » de 1974. Et quand ce n’est pas la rue, ce sont les urnes. La gifle infligée il y a deux mois à Mario Monti par les électeurs italiens s’adressait largement à Bruxelles : les dirigeants européens n’ont aucun doute à cet égard.

 

 

 

D’où l’avertissement lancé par le chef de l’exécutif européen : «pour fonctionner, une politique ne doit pas seulement être bien conçue, elle doit recueillir un minimum de soutien politique et social». Quel aveu ! Sauf que les dirigeants de l’UE font face à un dilemme insoluble : s’ils persévèrent dans l’austérité, les mêmes causes aggraveront les mêmes effets ; mais s’ils relâchaient quelque peu la pression, l’euro serait condamné à voler en éclats à bref délai.

 

 

 

Bon courage, José Manuel.

 

PIERRE LEVY

 

Source : BRN

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:43

Greve-PSA-Aulnay.jpg

Les plans d’austérité imposés partout en Europe par les multinationales et les Etats à leur service continuent d’aggraver la situation sociale des peuples et de dégrader l’économie de leurs pays...


Le taux de chômage en Europe est passé de 6,8% en Janvier 2008 à 11% en Mars 2013, il atteint 26,5 millions de travailleurs...


Partout c’est la même politique qui prévaut : baisse des salaires et des pensions, pouvoir d’achat en chute libre. La consommation des ménages continue de baisser dans tous les pays d’Europe.


Dans ce contexte, la vente de véhicules automobiles (toutes marques) a régressé de 10% et de 14% en France (1er trimestre 2013).


Pour maintenir et accroître leurs profits, les multinationales du secteur se livrent une concurrence acharnée.


- Fiat investit 7 milliards au Brésil pour produire 250 000 véhicules et projette de fusionner avec Chrysler (dont il détient déjà 58% du capital) pour s’offrir une place de choix à la bourse de New York.


- PSA et Général-Motors veulent construire ensemble des véhicules utilitaires en dehors d’Europe laissant à Opel (filiale de Général-Motors) le marché européen pour réaliser ses profits.


- Des « rapprochements » ont lieu actuellement entre Daimler (Mercedes) et Renault (allié à Nissan) pour produire également des véhicules utilitaires, mais Renault et Opel sont déjà partenaires dans ce secteur de fabrication.


N’allons pas plus loin dans ces explications, on y perdrait son latin, d’autant plus que d’autres « rapprochements » ou fusions sont en cours au gré des aides publiques des pays « accueillants » ou des conditions sociales existantes.


Le but poursuivi de toutes ces manœuvres est, bien entendu, la recherche de profits maximums le plus vite possible dans un marché automobile qui continue de chuter sous l’effet des plans d’austérité.


L’exploitation du travail des salariés de l’automobile est sans limite. Avec l’aval des syndicats (sauf la CGT), PSA supprime 11 200 emplois, ferme l’usine d’Aulnay, et licencie 1 400 travailleurs à l’usine de Rennes. En dix ans, un tiers des effectifs a été supprimé dans cette usine (12 000 contre 4 100 aujourd’hui). Les contrats de 850 intérimaires ne seront pas renouvelés à l’usine de Sochaux.


Peugeot va entamer maintenant le deuxième volet de son plan de restructuration pour aboutir à un accord analogue à celui de l’usine de Sévelnord qui consiste à geler les salaires, à abandonner les congés de réduction du temps de travail et accroître la flexibilité interne et externe.


PSA envisage également de se séparer de quelques-unes de ses filiales, dont Faurecia (pour obtenir du cash). Dans le même temps, il distribue 370 millions aux actionnaires.


Chez Renault, c’est le même schéma : 8000 suppressions d’emplois, gel des salaires et flexibilité sont déjà en œuvre, là encore le « dialogue social » a bien fonctionné.


Toyota qui a réalisé un profit de 10 milliards d’euros, impose aux salariés de Valenciennes des conditions de travail catastrophiques. Depuis le début de l’année, deux équipes au lieu de trois fabriquent le même nombre de véhicules (800/jour). « C’est un travail efficace » souligne le journal « Les Echos », chaque véhicule est fabriqué en 60 secondes contre 90 secondes auparavant, et l’objectif est de baisser encore ce temps de fabrication à 58 secondes d’ici le mois d’Août. Si la production journalière n’est pas atteinte, Toyota impose aux salariés de travailler jusqu’à 55 minutes supplémentaires.


Ce dispositif existe déjà dans l’usine de Sevelnord (Peugeot). La CFDT, signataire des accords, reconnaît que « le résultat pour les opérateurs, c’est que le rythme devient de plus en plus exigeant » On s’en serait douté !! Ce partenaire des multinationales croit révéler une vérité sans rien condamner et bien sûr sans appeler à lutter.


Les sous-traitants et équipementiers de l’automobile ne sont pas en reste. Après l’annonce de la fermeture de Goodyear Amiens, Michelin déclare étudier un plan de restructuration, Heulliez est une nouvelle fois menacé de fermeture, Valéo continue à supprimer des emplois…


La casse sociale et industrielle s’accélère. Pour y mettre un terme, il n’y a que la lutte.

 

Source : site "Communistes"

 

 


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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 15:47

BRN-une-27

  Cliquez sur l'image

 

 

SOMMAIRE


Editorial : la catastrophe provoquée par l'austérité généralisée est patente, mais elle est inévitable tant que dure l'euro

 

Analyse : La Commission surveille les "déséquilibres" économiques et fait pression pour des "réformes structurelles"


Focus : La gouvernance se renforce à travers le "paquet de deux" tandis que l'Union bancaire est source de tensions

 

Commentaire : En Allemagne, un parti anti-euro pourrait bien créer la surprise, au moment où l'intégration européenne est rejetée aux quatre coins de l'UE

 

Entretiens : A travers le projet de Loi Fioraso, la langue française pourrait être expulsée de l'Université

 


Et les brèves...

 

 

paru sur le site d'El Diablo.

 

Pour plus d'informations, cliquez ici

 


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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:54

04 /Avr /2013 13:14

 

paru sur le blog El Diablo

et sur le site de combat

 


Filière automobile : enjeux de classe et enjeux nationaux

 

Le comportement et les interventions d’Ayrault et de Montebourg - qui jugent "acceptable" la suppression de 7000 emplois à Renault - est scandaleux.

 

 

L’état reste actionnaire principal de Renault et, tout en dissertant sur le " produire en France " (pardon, le "made in France " !, les gouvernements refusent de poser la vraie question : les voitures Renault vendues en France doivent-elles être produites en France OUI ou NON ?

 

 

Actuellement c’est le cas pour 20% seulement des véhicules vendus chez nous.

 

 

Ajoutons que le choix du tout électrique à la place de l’hybride et de l’hydrogène, qui sont les vraies solutions du futur, est considéré comme mauvais par de nombreux ingénieurs.

 

 

Qui peut croire encore à leurs promesses ?

 

 

Souvenons nous il y a 2 ans Ghosn la main sur le cœur annonçait à Flins la construction d’une usine de batteries. Aujourd’hui c’est fini et les batteries, élément majeur des véhicules électriques viendront de chez Nissan au Japon!

 

 

De son côté l’état devait créer un réseau national de bornes de rechargement!

 

 

Quant à la première expérience française, Heuliez en Poitou Charente qui devait être sauvée par le Conseil Régional, elle est... en redressement judiciaire !

 

 

On nous avez fait le même coup avec le méthanol quand Breton ministre de Raffarin avait juré-promis qu’en deux ans le territoire allait être équipé !

 

 

Qui aujourd’hui parle encore de méthanol ?

 

 

Mais pour revenir à la voiture électrique : la moitié seulement du parc de véhicules nécessiterait une centrale nucléaire en vue du rechargement des batteries !

 

 

Qu’y a-t-il derrière ces "erreurs" ?

 

 

La réalité c’est que Bruxelles a programmé depuis longtemps la disparition de la production automobile en France d’ici 2020.

 

 

C’est pourquoi la casse nationale est organisée partout où l’état a le pouvoir de décider. Dans ces conditions le "produire français" n’est qu’une mousse médiatique. Cela avait déjà été le cas pour Billancourt en 1992. Et déjà dans les années 70 Giscard et Helmut Schmidt avaient programmé ensemble la désindustrialisation de la France, notamment la fin de la machine-outil qui était le cœur de métier de Billancourt. A l’Allemagne la grande industrie , à la France le repli sur le tertiaire : les capitalistes français et allemands voulaient réduire la classe ouvrière française qui venait de mener la plus grande grève de l’histoire en 1968.

 

 

Sauver Renault Douai et Sandouville

 

 

Si les luttes ne montent pas, le pouvoir annoncera pour 2016 que Sandouville et Douai sont "finies". Des millions de jeunes ne pourront devenir ouvriers, techniciens, ingénieurs … Notre pays devra importer de plus en plus, exporter de moins en moins, et courra à la ruine financière.

 

 

Voilà les vrais enjeux pour la classe ouvrière et pour le pays.

 

 

Mais les états-majors syndicaux, notamment des fédérations vont-ils se mobiliser sérieusement pour la filière automobile (PSA, Renault et les équipementiers) ? Vont-ils mettre en cause sur le fond, l’euro, l’Union européenne et le "détruire en France" européen, ou vont-ils faire … le minimum syndical avec un seul objectif caché "Ne gênons pas nos bons amis du PS !" ?

 

 

A la classe ouvrière de s’en mêler pendant qu’il en est encore temps !

 

 

 

Le 3 avril 2013

 

 

Roger Silvain

 

Ancien secrétaire général de Renault Billancourt

 

Et administrateur RNUR de 1981 à 1986


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