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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:50
Ukraine: "Il faut un référendum pour sortir de la crise"

Anatoli Sokoliuk est responsable des relations étrangères du Parti communiste ukrainien (PCU). Il revient sur le mouvement de contestation qui dure depuis maintenant deux semaines en Unkraine et défend l'idée d'un référendum pour sortir de l'impasse politique.


Comprenez-vous les revendications 
des manifestants ?

Anatoli Sokoluk. Depuis leur arrivée au pouvoir, le Parti des régions de Ianoukovitch a poursuivi la politique d’intégration européenne de ses prédécesseurs. Et, à la veille de la signature, il décide de ne pas signer. On n’agit pas de la sorte même si le rejet s’avère juste. Forcément, le peuple n’a pas compris cette volte-face. Et des partis ont profité de l’occasion pour organiser des rassemblements, comme Svoboda (« liberté », extrême droite). Son dirigeant, Oleg Tiagnibok, tente à tout prix de radicaliser le mouvement et utilise des groupuscules pour multiplier les provocations. Même au sein de l’opposition sur la place Maïdan, Vitali Klitschko, du parti Oudar, n’a pas réussi à les calmer. L’unité de l’opposition, ne tient qu’à la volonté de se débarrasser de Ianoukovitch. Cela n’a rien à voir avec la « révolution orange » de 2004, où Ioulia Timochenko et Viktor Iouchtchenko portaient le mouvement.


Pourquoi défendez-vous l’idée d’un référendum ?

Anatoli Sokoluk. Un tel vote mettrait un terme au blocage politique, aux protestations et aux dérapages. Nous avions alerté le président et le chef du gouvernement que prendre une telle décision en se passant de l’avis des Ukrainiens, cela déboucherait sur un immense mécontentement. D’où notre proposition d’organiser un référendum. L’opposition et même certains membres du Parti des régions de Ianoukovitch soutiennent notre initiative, signée par des dizaines de milliers de personnes. Par le passé, de nombreux pays membres de l’UE, comme la France ou l’Irlande, ont organisé des référendums pour consulter leurs citoyens quand d’importants changements émanaient des traités. La Croatie a voté en 2012 pour intégrer l’UE. Pourquoi l’Ukraine ne pourrait pas faire de même ?


Êtes-vous inquiet de la colère qui gagne les Ukrainiens ?

Anatoli Sokoluk. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs au nom du peuple n’ont fait que le desservir. L’aggravation de la vie quotidienne le démontre, avec la corruption qui touche tous les étages de la société. Le nombre de chômeurs et la précarité ne cessent d’augmenter, à la différence des retraites et des salaires toujours aussi maigres. Quant aux jeunes, ils préfèrent émigrer en Pologne, en Russie, au Royaume-Uni, pour s’en sortir. Je comprends la colère des gens sur la place Maïdan. Mais la seule démission de Ianoukovitch et l’intégration européenne ne régleront pas tous ces problèmes. Il faut porter des mesures sociales fortes.

 

Entretien réalisé par V. K. pour l'Humanité

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