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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:29
Samedi 19 octobre 2013
Liquidation de Huis Clos: la marque de la chute générale du pouvoir d'achat
"Lorsque le bâtiment va tout va" dit le proverbe.

Le moins que l'on puisse dire c'est que le bâtiment ne va pas, et le faible niveau de consommation des ménages en est la cause particulièrement sensible dans ce domaines d’activité. C'est évidemment la conséquence de la politique du gouvernement conservateur précédent, qui est poursuivie par le gouvernement socialiste actuel.

Aujourd'hui, tout se coince, tout se bloque, dans le secteur. Et quand, en plus, le patronat ne semble pas avoir les mains propres, cela accélère la casse des entreprises, comme, semble-t-il ici, chez Huis Clos.

La société Huis Clos a, en effet, subit un ralentissement régulier de son activité depuis 5 ans, qui s'est aggravé au début de l’année 2013. En l'absence d'une relance générale des salaires et des pensions, c'est à dire en l'absence du changement tant promis et tant attendu, les choses ne pouvaient que se dégrader. 

La liquidation judiciaire de la société Huis Clos a donc été annoncée jeudi dernier au tribunal de commerce de Rouen. Cela marque la fin d'une success story pour ce groupe basé à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), longtemps citée comme un exemple de "réussite entrepreneuriale". On voit ici que le Libéralisme a ses limites, et qu'il ne peut y avoir de success story durable sans politique du logement. Et le bla-bla gouvernemental dans ce domaine comme dans les autres, ne remplacera jamais une vraie politique !

Aujourd'hui, c'est la descente aux enfers pour les quelques 713 salariés du groupe en France qui vont se retrouver au chômage. Ils sont près de 62 en Haute-Normandie. Sans compter les 175 salariés de l'usine de fabrication Isoplas d'Harfleur, près du Havre qui dépendent aussi du groupe Huis Clos et qui risquent de se trouver entrainés dans la chute.

Pour la CGT c'est clair: si l'on veut arrêter la descente au enfers du secteur, et maintenir (et développer) l'emploi, il faut augmenter les salaires !

 

 
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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:15

 Communauté : les anti-capitalistes

Marseille-plan.jpg

 

Samia Ghali passe en boucle dans les médias, ils auraient trouvé une "personnalité" charismatique, la marseillaise rebelle… l’enfant des quartiers nord qui dit son fait au gouvernement…

 

L’affaire était depuis longtemps lancé sur les rails et visiblement soutenue par bien des forces locales… celle à qui personne n’attribuait la moindre chance se fait connaître par un coup d’éclat sur la sécurité. Elle écrit un livre La Marseillaise, c’est un angle d’attaque déjà prévu "jouer Marseille contre Paris". Une sorte d’utilisation du vieil antagonisme l’OM-PSG, les pauvres contre les riches, les rebelles contre les riches et les bobos…

 

Samia Ghali ne manque pas de personnalité mais en faire cette personnalité surgie de nulle part est pour le moins une tromperie, en politique et à Marseille moins encore qu’ailleurs, l’individu isolé n’existe pas. l’opération témoigne dés le début de l’ascension de Samia Ghali du soutien du mafieux Guerini dont cette jeune femme est le produit…mis en examen pour «escroquerie en bande organisée» et accusé de soutenir en sous-main la sénatrice des quartiers nord. Il y a un an, avant l’officialisation de la primaire marseillaise, Patrick Mennucci l’assurait déjà: «Les forces obscures de Jean-Noël Guérini sont encore à la manœuvre.»(1)

 

Il semble que les intérêts les plus divers mais visant tous plus ou moins à assurer la mairie à Jean Claude Gaudin se soient mis en branle.

 

On a pensé que Bernard tapie devenu le patron de la provence, le premier journal de la région allait se présenter aux municipales, pour le moment il se contente d’être le "faiseur de roi". Et pour cela il a organisé une étrange coalition dont cet individu a le secret et qui ne sert que son ego. Sa reine est Sami Ghali. IL a souhaité la rencontrer et a aussitôt fait fuiter l’information dans Paris-Match. "Samia, c’est une autre génération, il ne la connaissait pas bien, il voulait la rencontrer, savoir un peu ce qu’elle avait dans le ventre", commente-t-on dans l’entourage de la sénatrice-maire du 15/16. Une entrevue que Ghali a ensuite elle-même fait mousser : "Si demain je suis tête de liste et que Bernard Tapie veut y participer, je ne lui fermerai pas la porte."

 

Mais Tapie et Guérini jouent aussi main dans la main pour tenter de faire la peau au PS…, parce que les deux anciens fleurons locaux de la gauche n’ont plus qu’une idée en tête assurer leur pouvoir local en abattant le PS et en faisant de la droite leur obligée. Quitte à recréer dans une manoeuvre ultime une alliance dans laquelle le PS serait réintégré sous couvert de la menace du Front national qui rentrera de toute façon au conseil municipal.Tapie a commencé par rencontrer Jean Claude gaudin et celui-ci a aussi accordé toute publicité à cette rencontre. "Je suis le maire de cette ville et je suis un homme libre. Je rencontre des personnalités et qui veut me voir, peut me voir", commente-t-il sobrement.

 

Tapie et Guérini ne se cachent pas plus et ont même souhaité accorder à leur rencontre toute la publicité possible en déjeunant ensemble dans un restaurant du vieux port et dans la vitrine de ce restaurant (photo). La petite histoire dit même qu’ils sont arrivés à pied pour que les médias puissent accorder toute la publicité possible à cette alliance. Une alliance qui s’est employé à resserer les liens avec christophe Masse, lui même troisième génération du système et patron de l’attribution des logements sociaux. Les gendarmes ont perquisitionné en 2013, les locaux du conseil général des Bouches-du-Rhône, ainsi que l’office HLM 13 Habitat et, le 2 mai, la société d’économie mixte (Sem) Treize Développement, deux organismes dépendant du département 13 Habitat est le premier Office HLM en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il gère plus de 34 000 logements pour un budget annuel d’environ 420 millions d’euros. Fort de plus de 800 salariés, il agit sur Marseille et dans tout le département des Bouches-du-Rhône, son président est justement Christophe Masse.

 

Le président de la communauté urbaine Eugène Caselli(2) a lui aussi eu droit à une discussion dans les locaux de La Provence avec le boss et les directeurs généraux : "II voulait me présenter sa stratégie de développement et confirmer les partenariats en cours avec la communauté urbaine", résume le patron de Marseille Provence métropole. Faut-il voir dans ces rencontres autre chose qu’une relation patron-annonceurs ? Caselli c’est l’autre candidat de la primaire qui a du mal à donner sa voix à menucci tant il paraît avancé dans la stratégie managée par Tapie et Guérini.

 

Le patelin et subtil dans l’inertie Jean Claude gaudin a hérité d’une méthode de gestion de la ville qui isole le Marseille de la pauvreté dans ses ghettos de la délinquance et de la misère et permet de conserver la ville aux forces conservatrices…

 

Bien avant que la loi PLM confère un statut spécial aux votes par arrondissements, Jean Claude Gaudin qui était l’adjoint à l’urbanisme de Gaston Deferre, savait qu’il devait laisser le 15 et 16 les quartiers portuaires aux communistes. C’était du temps où le port fournissait de l’emploi, puis ce fut le chômage, l’assistanat dans lequel le conseil, général de Guérini jouait au meilleur des cas un rôle d’assistance, au pire une embauche maffieuse.

 

L’arrondissement passa à Samia Ghali qui relaya Guerini dans ses oeuvres quitte à réclamer l’armée contre la délinquance dans les cités. Le système Guérini fait songer à celui de Sabiani de sinistre mémoire qui parti de la gauche sera capable d’atterrir n’importe où… Et la présence de Tapie n’accorde pas la moindre crédibilité morale à ces jeux politiciens… celui-ci invité ne cesse de répéter à quel point seuls "les hommes" comptent et son soutien à Sarkozy… Qui tout ce beau monde tire-t-il avec lui, en tous les cas on voit Ségala venir s’emporter sur les plateaux pour dire tout le bien qu’il pense de Samia Ghali…

 

Jean Claude Gaudin sait tout cela et lui qui est élu avec 15% des inscrits sait à quel point son pouvoir celui d’une droite capable de toutes les alliances, avec Deferre durant des décennies, avec le Front national au Conseil régional, avec le syndicalisme FO qu’il partage avec un autre élu socialiste au primaire Caselli et qui tient tout l’emploi de la mairie, passe par l’art de fermer les yeux sur les malversations dans les quartiers nord, le clientélisme dans le XIIIe et le XIV e avec la mise en examen de la socialiste Sylvie Andrieux et l’emprise qui ne se relâche pas malgré la mise en examen de Guérini. Lui-même paye désormais l’impôt sur la fortune alors qu’il est arrivé nu et cru en politique, c’est un homme aimable et courtois qui a plus d’amis que d’ennemis. Il sait tout autant que Guérini les limites du pouvoir de ce dernier et d’ailleurs chacun sait en ce moment ce qu’il en est et se positionne en fonction de cela.


Voilà le contexte réel marseillais , on voit que le transport d’une électorat plus ou moins affilié au PS pour les primaires n’est que l’iceberg d’un bois où l’on pille et parfois même assassine. Ce que je décris ici n’est sans doute pas propre à Marseille, mais cela prend une certaine acuité ici parce que la ville est pauvre, le chômage un mal endémique, j’ai écris avec Mustapha El Miri, un livre "l’exclusion ou la défaite ouvrière" dans lequel je montre à partir de Marseille comment ceux qu’on appelait les "exclus"- en l’occurrence les bénéficiaires du RMI – était une classe ouvrière défaite, ce qui se passe dans le 15/16, ces quartiers nord que François Billoux a reconquis à la tête des syndicats portuaires et du PCF sur Sabiani le fasciste (protégé à la fois par le maire socialiste de Marseille et par les gangsters) est absolument éclairant sur la lutte entre le communisme et les bandes du patronat. Le 15/16 est le lieu même de ce reflux du Marseille révolutionnaire(3).

 

 

Danielle Bleitrach

 

 

(1) Pour décrire les mœurs du PS marseillais, la guerre entre les deux hommes se déclenche dans une scène demeurée célèbre dont mediapart a publié la vidéo: a scène se passe le 17 mars 2010, dans la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille, celle dans laquelle Guérini a intronisé Samia Ghali. A la fin d’une réunion du groupe socialiste, Jean-Noël Guérini prend la parole pour avertir ses camarades de son mécontentement face à l’ampleur que commence à prendre l’enquête judiciaire concernant son frère, Alexandre. Laissant entendre qu’il a des preuves et qu’il suspecte deux socialistes «particulièrement», mais sans les nommer, il voit s’élever face à lui Patrick Mennucci, maire du premier secteur, qui se sent et se sait visé. De sa grosse voix, il intervient alors pour demander des précisions. Si l’on excepte Arnaud Montebourg personne, à commencer par la première secrétaire de l’époque Martine Aubry personne n’ose affronter celui qui est de fait le parrain de la puissante fédération des Bouches du Rhône. Ce même 31 mars 2010, Jean Noël Guérini avait été réélu à la présidence du Conseil Général des Bouches du Rhône.

 

 

(2) Caselli a lui seul illustre les manœuvres marseillaises et leur impact sur la région, sur l’aire métropolitaine marseillaise dans laquelle Guerini et son conceil Génral étend son pouvoir mafieux avec son frère en particulier en matière de rammassage d’ordures et de gros bras de FO. Quand il décide alors de se présenter à la présidence de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), le favori est celui que l’on prend pour le successeur de Gaudin Renaud Muselier, mathématiquement ce dernier devrait l’emporter mais c’est Caselli qui est élu en septembre 2010 et qui quitte la fonction de Premier secrétaire de la Fédération PS afin de s’y consacrer pleinement. À ce poste, il y gère et fédère une collectivité qui comprend au total 18 communes, dont Marseille qui regroupe 1,2 million d’habitants. Donc nous avons un Renaud Muselier battu et qui perd son poste de dauphin par suite de la défection organisée d’élus de droite. Renaud Muselier en conserve une amertume contre les réseaux mafieux et peut-être celui qui l’a éliminé et qui ne peut être que jean Claude Gaudin, tandis que la fédération du PS est dans l’escarcelle de Guerini…

 

 

(3) je n’ose même pas me lancer dans une estimation des chances du Front de gauche dans un tel contexte, avec un PCF très marqué par les élus et les employés des collectivités locales… ou interpréter les raisons du choix de faire cavalier seul aux municipales… 

 

 

Source: http://histoireetsociete.wordpress.com/

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 08:58
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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:27
Jeudi 17 octobre 2013

Assemblee-Nationale

L’Assemblée nationale a adopté mardi 15 octobre 2013, en première lecture, le projet de loi qualifié de "garantissant l’avenir et la justice du système de retraites", tandis que les confédérations syndicales CGT et FO, la FSU et Solidaires mobilisaient pour en obtenir l’abandon.

 

Adopté par 270 voix pour, 249 contre et 49 abstentions, le projet a recueilli 268 voix de députés socialistes, 17 se réclamant de l’aile gauche du PS s’étant abstenu. 17 abstentions qui ont pesé lourd alors qu’il manquait à peine 22 voix pour repousser le projet.

 

Tout l’UMP votait contre ainsi que l’UDI, les radicaux de gauche et le FN. Le groupe GDR où se situe le Front de gauche a voté contre, sauf G. Serville de Guyane. Un seul écologiste a voté contre et 16 se sont abstenus.

 

Du côté syndical, l’unité CGT, FO, FSU, Solidaires du 10 septembre, s’est maintenue contre le projet. Ce 15 octobre, à l’appel de ces organisations, des dizaines de milliers de salariés et de retraités se sont mobilisés dans " 151 manifestations" selon la CGT dont 15 000, à Paris, face au Palais Bourbon.

 

Cette réforme selon Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la CGT-FO, est "une erreur historique".

 

Pour Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT " il n’y a pas de rupture avec les gouvernements précédents ". Ce projet, a-t-il ajouté, " doit maintenant être examiné par le Sénat. Rien n’est donc joué à l’heure qu’il est". Il propose " d’examiner avec les autres organisations syndicales les suites à donner" .

 

Le projet de loi sera ensuite discuté au Sénat à partir du 28 octobre 2013.

 

 

source : POI

 

 

Commentaire d'Action Communiste :  Ce n'est pas s'opposer que s'abstenir.  C'est un calcul politicien qui fait fi de la vie de millions de salariés et de retraités.  Si les députés socialistes et écologistes qui prétendent  combattre le projet gouvernemental avaient voté contre ce recul social, ce projet sur les retraites ne serait pas passé à l'Assemblée Nationale.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 08:53
Repris et traduit par Investig'Action
 

15 octobre 2013

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

L’Assemblée Générale de l’ONU n’a pas fort attiré l’attention sur elle. Cependant, des choses y ont été dites qui mériteraient d’être analysées. Entre autres, la présidente du Brésil et le président des États-Unis y ont prononcé des paroles plus que dignes d’intérêt.

 
La présidente brésilienne Dilma Rousseff avait clairement fait savoir durant les semaines précédant l’AG que certains événements s’étaient déroulés qu’elle condamne avec sévérité. Il ressortait ainsi des révélations d’Edward Snowden que la NSA avait espionné pour ainsi dire toutes les communications de la compagnie pétrolière brésilienne Petrobras, alors que quelque jours plus tard, il semblait que le service de renseignements britannique GCHQ avait fait de même.
 
Petrobras n’est pas vraiment une organisation terroriste. Mais bien un concurrent sérieux aux entreprises pétrolières américaines et britanniques. En d’autres termes, la NSA s’est livrée en l’occurrence à de l’espionnage économique. Et comme si ce n’était pas assez grave en soi, la NSA aurait également espionné, depuis des années, les courriels internes entre la présidente et son staff.
 
Rousseff a annulé une visite officielle prévue aux États-Unis. Une série d’accords commerciaux importants, dont l’achat de matériel militaire, qui devaient être paraphés durant cette visite, ne sont désormais plus à l’ordre du jour. Même après une conversation en tête à tête avec le président Obama, Rousseff n’est pas revenue sur sa décision.
 
Dilma Rousseff ne cède pas
 
Quiconque pensait qu’elle s’exprimerait à demi-mots durant l’Assemblée Générale s’est bien trompé. Roussef n’y a pas été par quatre chemins pendant son discours. Vous le retrouverez en intégralité dans la vidéo ci-dessous. Extrait :
 
« Ce dont il s’agit ici constitue un cas grave de violation des droits de l’homme et du citoyen, un cas d’invasion et de vol d’informations confidentielles et secrètes concernant des activités commerciales. Et il s’agit surtout d’un cas de mépris de la souveraineté nationale de mon pays. Nous avons protesté auprès du gouvernement américain et exigeons des explications, des excuses et des garanties que de tels agissements ou procédures ne se reproduiront plus. Des gouvernements amis et des sociétés qui veulent mettre sur pied des partenariats stratégiques sincères, comme dans notre situation, ne peuvent en aucun cas admettre de telles actions illégales comme si elles étaient de bonne guerre en affaires. Ces actions sont totalement inacceptables. »
 
Plus tard dans son allocution, elle a évoqué une proposition de régulation d’Internet au niveau international selon cinq principes :
 
« Le Brésil va déposer un certain nombre de propositions sur la table pour créer un cadre civil multilatéral de gouvernance et d’utilisation d’Internet, ainsi que des structures régulatrices garantissant une protection effective des données et de l’information qui circulent sur Internet. Nous devons mettre en place des mécanismes multilatéraux pour le World Wide Web, des mécanismes à même de concrétiser un certain nombre de principes.
 
1. Le premier principe est celui de la liberté d’expression, du respect de la vie privée des personnes et des droits de l’homme.
 
2. Le deuxième principe est une gouvernance démocratique, multilatérale et transparente, exercée dans un esprit d’ouverture, qui stimule à la fois la créativité collective et la participation de la société, des autorités et du secteur privé.
 
3. En troisième lieu, le principe d’universalité garantissant tant le développement social que le développement humain, ainsi que la création de sociétés inclusives et non-discriminantes.
 
4. Le quatrième principe est celui de la diversité culturelle, sans aucune imposition compulsive de croyances, de coutumes ou de valeurs.
 
5. Le principe numéro cinq est celui de la neutralité d’Internet à travers des accords sur des critères techniques et ethniques, qui rendent inacceptable le fait que des arguments politiques, commerciaux ou religieux y posent quelque limitation que ce soit. »
 
Précédent historique
 
La présidente d’une des plus importantes économies émergentes du monde déclare ainsi ouvertement à l’Assemblée Générale de l’ONU que les États-Unis portent atteinte à la souveraineté d’autres pays – la souveraineté nationale est un des principes de base de la charte de l’ONU. En outre, il s’agit de la présidente du pays le plus puissant d’Amérique latine, traditionnel pré-carré des États-Unis. C’est, en d’autres mots, du jamais vu dans l’histoire de l’ONU.
Coïncidence ou non, après son allocution suivit celle du président Obama. Celui-ci n’a pas consacré un seul mot aux accusations de sa collègue brésilienne. Ce qu’il a dit n’en fut pas moins déconcertant. L’allocution complète n’est pas encore disponible. Extrait :
 
« Les États-Unis d’Amérique sont prêts à mettre en œuvre toutes les composantes de leur puissance, en ce comprise la composante militaire, pour sécuriser nos intérêts dans la région. Nous répondrons aux agressions externes contre nos alliés et partenaires comme nous l’avons fait pendant la guerre du Golfe. Nous garantirons l’accès libre du monde aux ressources énergétiques de la région. »
 
En résumé, il a déclaré que les États-Unis agiront en considérant les ressources naturelles partout dans le monde comme leur propriété. Le fait que l’armée US agit à sa guise a été confirmé par les dernières attaques de drones au Yémen et au Pakistan, qui continuent sans relâche.
Il confirme ainsi ce qui fut à l’époque dénoncé par ses opposants mais qui fut toujours nié par les États-Unis, à savoir que la guerre du Golfe fut menée au nom du pétrole. Quant au plus important scandale d’espionnage de ces cinquante dernières années, il n’en dit mot. Il n’a même pas pris la peine de réfuter les accusations de la présidente brésilienne.
 
Menaces avec la violence comme seule option
 
La politique extérieure de ses prédécesseurs diffère à peine de la sienne, mais aucun d’entre eux n’avait jamais exprimé aussi ouvertement que ce président américain-ci que les USA s’accordent le droit d’imposer par la force et unilatéralement leur volonté où que ce soit dans le monde.
 
C’est d’une part fort inquiétant, et d’autre part cela signifie que les États-Unis ne parviennent plus à imposer leur volonté au monde d’une manière qui évite des déclarations comme celle du Brésil. Le temps où les USA menaient le monde à la baguette à coups de dollars, de chantage ou de menaces militaires est révolu.
 
L’allocution de la présidente brésilienne fut à peine évoquée dans les médias de masse occidentaux. Dans le reste du monde ce ne fut pas le cas. Cet exemple pourrait en inspirer d’autres.
 
Un ordre mondial économique multipolaire s’annonce. La question principale est de savoir comment les États-Unis y réagiront. Les États-Unis ont beau avoir perdu leur suprématie politique et économique, ils demeurent la nation possédant l’armée la plus puissante du monde. Celle-ci peut encore provoquer bien des dégâts, d’autant plus si les USA se sentent acculés dans un coin.
 
L’allocution de la présidente brésilienne fut à peine évoquée dans les médias de masse occidentaux. Dans le reste du monde ce ne fut pas le cas. Cet exemple pourrait en inspirer d’autres.
 
 
Traduction pour Investig'Action : Thomas Halter

Source originale : dewereldmorgen.be
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 21:51

Résistance contre la politique austéritaire

du gouvernement Hollande-Ayrault

Résistance contre l'allongement des années de travail

Résistance contre la baisse des pensions

 

 

manif1510131-002.jpg

A Rouen, 1000

A Elbeuf, près de 80

 

manif1510132.jpgA Dieppe, 300

 

le havre

3000 au Havre

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:50

A propos de la rencontre entre le PCF et le CRIF

 

Roger Cukierman, Président du CRIF, accompagné de Francis Kalifat, Vice-Président ont eu un long entretien, mercredi 9 octobre 2013, avec Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste Français, qui était accompagné notamment d’Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil National. Ils se sont félicités de la reprise du dialogue entre le parti communiste et le CRIF.

L'entretien a porté principalement sur la question de la montée inquiétante de l'antisémitisme sous toutes ses formes en France, en Europe et sur la campagne BDS (Boycott , Investissement, Sanctio

 

"canempechepasnicolas"

tient de son côté à faire part de son point de vue:

 

par Jean LEVY

 

D'abord, le CRIF est une organisation communautaire. Celle-ci  vise à rassembler, selon elle, "tous les juifs de France".  Mais qu'entend le CRIF par "juifs" ?

Les Français qui pratiquent la religion juive, et seulement ceux-là ?  Dans ce cas le CRIF serait un regroupement uniquement religieux à l'égal d'un mouvement catholique, protestant ou musulman.

Pourquoi alors un parti comme le PCF aurait-il  intérêt à rencontrer un mouvement religieux ?

Mais, déjà, on entend les dirigeants du CRIF protester :

"Nous ne sommes pas une organisation religieuse ! Nous visons à rassembler tous les juifs, religieux ou pas".

Dans ce cas, on est en droit de se poser la question : le CRIF considérerait la qualité de juif comme une appartenance particulière, et disons le mot, à une RACE ?

Cette conception étant en contradiction flagrante avec l'idéal communiste, pourquoi la direction du PCF accepterait-elle une rencontre avec une organisation raciste ?

Mais le CRIF a l'intelligence d'évacuer la question : il préfère parler de "peuple juif". Comme s'il existait vraiment "un peuple juif"...Des historiens israéliens ont montré l'inanité d'une telle conception. Les hommes et les femmes, qualifiés de "juifs" sont les descendant de populations qui, à un moment de l'histoire, se sont convertis à la religion juive, aussi bien en Europe de l'Est, les Asnikases, qu'en Afrique du Nord, les Sépharades.


Et en France, pratiquant ou non la religion juive, leur ascendance remonte du temps où dans notre pays, ils étaient exclus par l'église et les autorités royales de la communauté nationale.

La Révolution française  a mis fin à cette discrimination.

Les persécutions qu'ont subi des populations hors de nos frontières, en Pologne, en Europe de l'Est et en Allemagne nazie, bien sûr,  les ont fait émigrer dans l'hexagone, pays  qualifié de liberté. Beaucoup d'entre eux, militants progressistes,  étaient d'esprit laïc  et ont poursuivi ici leur engagement militant.

 Ils visaient priotairement à s’intégrer, particulièrement  à travers leurs enfants dans l'Ecole de la République. Nombre ont poursuivi leur engagement militant, dans la MOI - main d'œuvre immigrée – organisée par le Parti communiste français, a donné nombre de héros de la Résistance. 

Aujourd'hui, ces Français, s'ils ne pratiquent pas la religion, sont seulement "d'ascendance juive", comme d'autres n'observant pas le culte, sont d'ascendance protestante ou musulmane. Nul besoin de catégoriser les uns ou les autres : ils sont simplement des citoyens français à part entière.

On le voit, leur histoire ne les portait pas à se singulariser dans un esprit communautaire.


Le changement de comportement est né avec la naissance de l'Etat d'Israël.

D'abord, sortant de l'occupation allemande et de la barbarie hitlérienne, des Français d'origine juive ont vu, à tort,  dans ce nouvel Etat se présentant comme progressiste, voire socialiste, la garantie, une protection contre tout retour à l'enfer qu'ils avaient vécu.

Mais au fil des années, la nature colonialiste d'Israël, son inféodation totale à l'impérialisme américain, l'asservissement des populations arabes, d'abord chassées par la terreur de leur propre terre, et ensuite enfermées dans un régime d'apartheid, ont fait d'Israël un pion "occidental" dans la confrontation mondiale.

Et ses gouvernements ont cherché, hors de ses frontières, en France en particulier, à faire des populations d'origine juive des forces mobilisées au service de ses ambitions d'Etat, considérant Israël comme leur seconde patrie.  

Politique dangereuse pouvant faire renaître un antisémitisme en France.

En effet, il est demandé à une partie des  citoyens français de soutenir sur tous les plans, la politique et les intérêts d'un Etat étranger, fussent-ils en contradiction avec ceux de leur propre pays.

Le CRIF est un instrument de cette stratégie.

Cette organisation  pèse sur les esprits pour que ceux-ci approuvent l'ensemble des positions prises par Tel Aviv et de considérer ceux qui s'y refusent comme des suppôts de l'antisémitisme.

La proximité du CRIF et de l'Ambassade d'Israël constitue un élément déterminant dans cette politique.

Tel est le rôle du CRIF.

 

Alors, que vont faire les dirigeants du PCF dans cette galère ?

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 17:31
Manifestations dans le département MARDI 15 OCTOBRE :

 

Rouen : 10h cours Clémenceau

Lillebonne : 17h, théâtre Romain

Le Havre : 10 h devant la CCI

Elbeuf : 17h 30 place de la Mairie
Dieppe : 10h30, gare SNCF.

Fécamp : 14 h 30 maison des syndicats


L’UL de Eu appelle à un rassemblement avec l’UL du Vimeu à 15 h 30 à Feuquières en Vimeu, dans la Somme.


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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 14:46
Qu'en pense Pierre Laurent, président du PGE auquel appartient Syriza ? 
Les militants communistes, membres du PGE, ont-ils été consultés ?

grece-carte

Syriza-grece

 

Ces dernières semaines, Alexis Tsipras fait le tour de l'Europe. Sa dernière étape : Berlin puis Vienne. Non plus pour consulter ses partenaires du PGE, mais pour parler directement avec les leaders sociaux-démocrates et avec les représentants du pouvoir européen.

 

Il serait fastidieux d'énumérer l'intégralité du périple réalisé par Tsipras ces derniers mois pour faire preuve de ses velléités de collaboration avec l'agenda de la classe dominante européenne.

 

De la lettre adressée en mai 2012 aux dirigeants européens M.Draghi, Barroso et van Rompuy pour leur offrir ses services à la visite à Washington en mars 2013 pour rencontrer les dirigeants du FMI, en passant par la rencontre avec les cercles dirigeants du PSOE à Madrid, la liste est longue.

 

Ces jeudi 19 et 20 septembre, Alexis Tsipras était en tournée, à Berlin puis à Vienne. En Allemagne pour rencontrer les dirigeants de Die Linke et surtout pour un entretien avec M.Jorg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE).

 

A Vienne, Tsipras a rencontré toutes les couleurs de la gauche plurielle. Un entretien avec le secrétaire du Parti communiste, suivi d'un échange avec la maire adjointe de Vienne, la verte Maria Vassilakou, native d'Athènes.

 

Et puis surtout une conférence organisée par la fondation liée au Parti social-démocrate autrichien : la fondation Bruno Kreitsky, où Tsipras a eu tout loisir d'exposer son programme pour sauver l'Europe, avec une nouvelle main tendue envers les dirigeants sociaux-démocrates.

 

Ode à la social-démocratie historique: retrouver l'esprit de Bruno Kreisky

 

L'ensemble du discours de Tsipras à Vienne a été placé sous l'égide du dirigeant historique de la social-démocratie autrichienne : Bruno Kreitsky. Tsipras a tenu d'entrée à spécifier qu'il n'était « pas un social-démocrate »mais qu'il « partageait beaucoup de valeurs »avec les socialistes.

 

Il a ensuite rendu hommage à « la grandeur de Bruno Kreitsky »et à « l'importance de la social-démocratie en laquelle lui croyait », rappelant « le respect qu'il éprouve pour leurs grandes réalisations ».

 

Dans la suite de son discours, Tsipras oppose d'un côté les sociaux-démocrates « qui ont abandonné à partir des années 1990 les politiques visant à réguler le capitalisme », citant le tournant de la SPD allemande ou du PASOK grec.

 

Mais de l'autre, il se place dans l'héritage des « étatistes Bruno Kreitsky, Willy Brandt, Olof Palme », des hommes « courageux et inspirés », ayant choisi « la voie des valeurs, des principes et des politiques social-démocrates ».

 

Selon Tsipras, si on avait suivi cette tradition, « nous ne serions pas aujourd'hui en Europe dans le désert néo-libéral qui est le nôtre ».

 

Retrouver l'esprit de la social-démocratie historique, c'est-à-dire l'idéal d'une régulation et d'une humanisation du capitalisme : voilà le programme de Tsipras.

 


La monnaie unique, un problème ... mais aussi la solution !

 

Tsipras continue les références historiques sur son analyse actuelle de la crise de la « zone euro », cette fois avec la crise de 1929 et l'effondrement du système de l'étalon-or. Nouveauté, Tsipras reconnaît désormais les faiblesses structurelles de la conception de l'Euro.

 

Il analyse une union bancale entre « des pays industriels du Nord », aux excédents commerciaux et financiers, et des « pays de la Périphérie » moins avancés et capitalistiques. Une union monétaire qui renforce les déséquilibres structurels, donc une dette s'accumulant dans les pays du Sud.

 

Si la critique de l'Union monétaire est plutôt récente, ce que Tsipras dénonce, c'est le fait qu'elle a été « mal conçue ». Jamais il ne remet en cause l'existence de l'Euro, posée comme une fatalité (« on ne peut pas en sortir »).

 

Ce qu'il dénonce réellement, à travers son analogie avec 1929, c'est l'absence de politique économique cohérente à l'échelle européenne et le choix unilatéral des politiques d'austérité (même si Tsipras insiste sur les « réformes nécessaires »), non la monnaie unique en elle-même.

 

Comme le souligne Tsipras :« même si nous pensons qu'il s'agit d'une union monétaire terrible, d'une union qui divise nos peuples par une seule monnaie, nous sommes contraints de la redessiner ».

 


« Un plan Marshall pour l'Europe » : toujours plus d'intégration européenne !

 

Ceci explique cela. Les propositions de Tsipras pour sortir de la crise supposent toutes le renforcement de l'intégration européenne, économiquement et politiquement.

 

Première proposition : un « Plan Marshall pour l'Europe ».

 

L'analogie avec le plan américain de 1947 est stupéfiante. Tsipras propose une réédition d'un projet lié aux intérêts du capital américain, en pleine guerre froide, une relance par l'exportation de biens et de capitaux, par l'ouverture de l'Europe à une nouvelle phase de la mondialisation capitaliste !

 

Concrètement, Tsipras propose à travers ce « plan Marshall II » : « une union bancaire proprement dite, une dette gérée centralement par la BCE et un programme d'investissements publics ».

 

Autrement dit : plus d'intégration européenne, et plus d'argent public pour les profits privés !

 


Deuxième proposition : « une Conférence spéciale sur la dette ».

 

Tsipras rappelle à dessein la Conférence de Londres de 1953 qui a annulé une grande partie de la dette de la RFA. Encore une fois, naïveté ou malhonnêteté, Tsipras omet le contexte historique et les intérêts de classe derrière cette décision du capital américain et européen en 1953.

 

Tentés par le pillage de l'Allemagne de l'Ouest après-guerre, le capital atlantique avait finalement opté pour le redressement économique contre le bloc communiste à l'Est, pour en faire le tête de pont d'une Europe de l'Ouest capitaliste, libérale et anti-communiste.

 

Que propose Tsipras soixante ans après ? Une négociation avec les dirigeants européens pour leur faire comprendre leur intérêt, celui d'épargner à la Grèce une politique d'austérité trop lourde, pour qu'elle puisse se relever et contribuer au sauvetage de l'Europe.

 

Et l'exploit pour Tsipras, c'est naturellement que cette politique est possible « sans rompre avec aucun des Traités actuellement en vigueur ». Vive Maastricht et vive Lisbonne !

 


« Il faut sauver l'Europe d'elle-même », avec les sociaux-démocrates et les vrais libéraux

 

Le mot d'ordre de Tsipras n'a pas changé : il faut sauver la Grèce … pour sauver l'Euro et l'Union européenne elle-même ! C'est ce qui légitime pour Tsipras non pas la lutte contre l'austérité et la répudiation de la dette, mais bien la négociation de son niveau.

 

Ainsi conclut-il son intervention : « Mon parti SYRIZA est diposé à défenre un programme européen pour sauver la zone Euro, en donnant à la Grèce un moment de répit ».

 

Le but n'est pas « seulement d'améliorer la situation en Grèce mais de construire une Europe meilleure, une Europe humaine ». L'Europe humaine d'abord !

 

Tsipras aime la formule qu'il répète, il s'agit de « sauver l'Europe d'elle-même ». Face à la faillite de l'Union européenne, il s'agit de reprendre le drapeau de l'idée européenne.

 


Main tendue aux sociaux-démocrates .. et aux dirigeants européens : « Il ne sera pas facile de convaincre Merkel et Draghi! »

 

Sur qui Tsipras peut compter pour réaliser son programme? Le peuple grec, les peuples européens? Très peu, si ce n'est comme simples électeurs car « SYRIZA gagnera les prochaines élections ».

 

Mais ce n'est pas vers la piétaille que Tsipras tourne ses yeux. Il fait les yeux doux aux seigneurs de l'Europe.

 

Objectif numéro un : une grande alliance avec tous les sociaux-démocrates de bonne volonté.

 

« Un gouvernement de gauche en Grèce tendra la main aux sociaux-démocrates européens, aux libéraux vraiment libre-penseurs européens, à tous les européens qui ne veulent pas voir l'Europe sombrer dans une situation cauchemardesque.

 

A tous ceux-ci, nous leur demanderons de rejoindre un projet commun : celui de stabiliser l'Europe, premier pas vers une Europe ouverte, démocratique et unie. »

 

Objectif numéro deux : négocier l'Europe de demain avec les dirigeants européens actuels.

 

Car si les dirigeants européens, les banquiers et les politiques au pouvoir ne veulent pas du changement, d'une Europe redessinée, d'après Tsipras :

 

« Nous allons devoir négocier âprement avec les grands lieux du néo-libéralisme institutionnel, à Francfort, à Berlin, Bruxelles et Paris. Pour cela, nous aurons besoin de votre soutien », dit-il en s'adressant à son auditoire social-démocrate.

 

A la fin de son discours, il ne nie pas qu'il « ne sera pas facile de convaincre Mme Merkel, M.Asmussen, M.Draghi »et qu'il faudra peut-être devoir faire face à leur résistance (sic).

 

Quand Tsipras en vient à sa conclusion, rappelant les dangers de l'agonie en Grèce pour l'avenir de l'Union européenne, il réitère sa main tendue :

 

« Je ne sais pas si le parti social-démocrate autrichien me soutiendra dans son combat pour sauver l'Europe d'elle-même. Je suis convaincu en revanche que Bruno Kreisky serait de mon côté. Rassemblons nos forces pour le meilleur, dans toute l'Europe ! »

 

Union de la gauche avec la social-démocratie, défense de l'Euro et de l'Union européenne, gestion humaine du système capitaliste : les propositions de Tsipras, celles de SYRIZA sont loin de l'attente de la période historique, celle d'un parti révolutionnaire et de lutte de classe.


Article  AC


Source:http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:02

CGT-cheminots2.jpg

 

Appel à la grève de la Fédération CGT des Cheminots 

Les orientations libérales dictées à l'échelle de l'Europe impactent nos conditions sociales,de vie et de travail. Elles touchent à l'exercice de nos métiers, et détériorent le service public dû aux usagers en proximité.

 

Le 4ème paquet européen est une véritable attaque frontale contre le service public ferroviaire et nos garanties collectives. Il porterait l'estocade d'un processus commencé en 1991 qui vise la destruction des entreprises historiques, comme la SNCF, au nom de la libre concurrence. Les cheminots subissent tous les jours les conséquences de la libéralisation (suppressions d'emploi, réduction des coûts, baisse des salaires).  L'ouverture du marché mènerait à un recours plus fréquent à l'externalisation, la sous-traitance, à l'augmentation du nombre d'emplois précaires et intérimaires, à une hausse de la charge de travail et à toujours plus de flexibilité. Une mise en péril inévitable de la sécurité, de la sureté et de la qualité de service

 

De la réforme du système ferroviaire à son « excellence » président ?

 

La libéralisation du transport ferroviaire européen touche directement l'avenir de la SNCF. Le projet de loi concernant la réforme du système ferroviaire marqué de ce dogme libéral, est loin de répondre aux besoins de la nation, que ce soit en matière de gouvernance, de financement, d'organisation de la production et de conditions sociales des cheminots. Rien n'impose l'éclatement de la SNCF en trois EPIC, comme le prévoit le gouvernement dans son projet.

 

Après le drame de Brétigny-sur-Orge et les accidents mortels du travail, le naturel reprend le dessus, avec, pour la direction SNCF, le business comme seul objectif. Les dérives du passé sont actualisées dans un nouveau projet nommé « EXCELLENCE 2020 » avec de nouvelles réorganisations, des réductions budgétaires, des filialisations et externalisations.

 

La CGT a des propositions que ni le gouvernement, ni la direction ne contestent.

 

C'est donc bien le rapport de force qu'il faut construire pour imposer d'autres choix !

 

Il n'est pas question d'enterrer la nécessité d'une réforme pour attendre le quatrième paquet ferroviaire. Le gouvernement français et les directions de la SNCF et de RRF doivent prendre en compte notre projet «  LA VOIE DU SERVICE PUBLIC SNCF ».La Fédération CGT des Cheminots exige un véritable débat public.

 

La CGT revendique :


=>La communication des enquêtes et études suite à la catastrophe de Brétigny ;


=>La ré-humanisation des gares et trains afin d'améliorer la sécurité des circulations et des personnes.


=>Une réévaluation importante des effectifs de l'EPIC par des recrutements au cadre permanent pour 2013 ;


=>Une meilleure mutualisation des moyens en articulant les organisations du travail autour des métiers afin d'améliorer les conditions de travail des cheminots et la qualité du service public ;


=>Des augmentations générales des salaires pour 2013.

 

La Fédération CGT appelle tous les cheminots à agir par la grève le 9 Octobre 2013 pour rejeter les thèses libérales contenues dans le 4è paquet ferroviaire européen, pour une autre réforme du système ferroviaire unifié à l'appui d'une SNCF intégrée, pour l'emploi à statut, de meilleurs salaires et conditions de travail, et pour défendre notre régime spécial de retraite.

 

La Fédération CGT des Cheminots a déposé un préavis national de grève du MARDI 8 OCTOBRE 2013 à 19h.00 au JEUDI 10 OCTOBRE 2013 à 8h.00 . Il couvre l'ensemble des personnels et ceux amenés à les remplacer.

 

 

 

 Site de la Fédération CGT des cheminots

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