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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:21

cartePCF2013

 

Lu sur le site: http://www.pcfbassin.fr/ 

 

Parti de la Gauche Européenne, financement par l’Europe,

conditions à remplir.

 

 

Aux fins du présent règlement, on entend par :

 

1) «parti politique»: une association de citoyens: — qui poursuit des objectifs politiques, et — qui est reconnue par, ou établie en conformité avec, l'ordre juridique d'au moins un État membre;

 

2) «alliance de partis politiques»: une coopération structurée entre deux partis politiques au moins;

 

3) «parti politique au niveau européen»: un parti politique ou une alliance de partis politiques qui remplit les conditions visées à l'article 3.

 

 

Article 3 Conditions


Un parti politique au niveau européen remplit les conditions suivantes:


 

a) avoir la personnalité juridique dans l'État membre où il a son siège;

 

 

b) être représenté, dans au moins un quart des États membres, par des membres du Parlement européen ou dans les parlements nationaux ou régionaux ou dans les assemblées régionales, ou avoir réuni, dans au moins un quart des États membres, au moins trois pour cent des votes exprimés dans chacun de ces États membres lors des dernières élections au Parlement européen;

 

 

c) respecter, notamment dans son programme et par son action, les principes sur lesquels l'Union européenne est fondée, à savoir les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'État de droit ;


 

d) avoir participé aux élections au Parlement européen ou en avoir exprimé l'intention. »

 

 

Commentaires :

Et une des libertés fondamentales pour l’Europe est la liberté d’entreprendre avec son corollaire la concurrence « libre et non faussée ».

Le PGE adhère donc, de fait, à ces postulats, "les principes sur lesquels l'Union européenne est fondée" et donc à ses traités. 


Source

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:19

Depuis le 27 avril 2011 le livre « Sortons de l’euro ! Restituer la souveraineté monétaire au peuple » est disponible en librairie. Il est signé de Jacques Nikonoff, professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’université Paris 8. Ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA), Attaché financier à New York pendant plusieurs années. Porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), ex-président d’Attac, il a été ouvrier soudeur et syndicaliste dans une grande entreprise.

 

Demandez à votre libraire préféré de se procurer le livre « Sortons de l’euro ! » et de le mettre en vitrine. Vous pouvez lui commander l’ouvrage.


Ou commandez-le directement à la Boutique du M’PEP :
http://www.m-pep.org/spip.php?rubrique331


La couverture du livre « Sortons de l’euro ! ci-dessous :

sortons-euro01.jpg

sortons-euro02.jpg

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 16:08

 GREVE DANS LES ETABLISSEMENTS INDUSTRIELS DU GROUPE TOTAL

 

Communique de presse de la CGT Total

 

Depuis vendredi 13 décembre, date de l’ouverture des négociations sur les salaires dans la branche pétrole du groupe, la majorité des établissements industriels sont en grève à l’appel de la CGT.

Les salariés des raffineries de Donges, Normandie, Grandpuits, La Mède, de l’usine TOTAL Fluides d’Oudalles, de l’établissement des Flandres ont massivement répondus à l’appel de la CGT dès vendredi matin. Ils ont été rejoints dans la journée par ceux de l’usine TOTAL Pétrochemicals de Gonfreville et de la raffinerie de Feyzin. 

Leur revendication est claire : des augmentations générales de haut niveau.

La direction du groupe TOTAL n’a en effet pas l’intention de faire profiter les salariés des excellents résultats qui, cette année encore, vont enrichir très grassement les actionnaires.

Avec des augmentations garanties comprises entre 1,2 et 1,5%, la direction se moque ouvertement des salariés qui sont les vrais créateurs de richesses.

Les résultats mirobolants du groupe, qui sont régulièrement supérieurs à 10 milliards d’euros, la rentabilité qui progresse d’année en année, ce sont les salariés qui doivent en profiter.

Ces salariés à qui ont demande de faire toujours plus avec toujours moins de moyens, à qui on annonce en permanence la potentielle fermeture de leur site s’ils ne sont pas « dociles », à qui on demande de faire tourner les installations avec des bouts de ficelles. Ils sont à bout et ne comprennent pas pourquoi la direction les méprise encore plus en ne négociant pas des augmentations garanties dignes de ce nom, alors que les résultats du Groupe TOTAL le permettent.

La CGT demande donc à la direction du Groupe de revoir sa copie et de rouvrir dans les plus brefs délais les négociations afin que les augmentations garanties soient au niveau et compensent réellement les pertes de pouvoir d’achat.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 15:57

L’UKRAINE, une révolution de "couleur"

menée par des fascistes avec l’accord du capital

svoboda2-bf140

 

Une stratégie qui a fait ses preuves dans "les révolutions de couleur"

Le modèle de base est OTPOR, une organisation serbe qui a été financée à hauteur de plusieurs millions de dollars par le Département d’Etat étasunien et ses agences, comme l’USAID, la NED, l’Institut pour la Paix (IFP) et l’Institut Albert Einstein (AEI), ainsi que de l’appui stratégique et politique de Washington. Ce mouvement a ainsi pu renverser Slobodan Milosevic en Yougoslavie en l’an 2000.

OTPOR est depuis utilisé par la diplomatie étasunienne comme modèle pour un « changement de régime » sans coup d’Etat et sans intervention militaire.

La stratégie de ces « révolutions de couleur » consiste à affaiblir et à désorganiser les piliers du pouvoir (l’Etat, les forces vives) et à neutraliser les forces de sécurité, le tout, dans un contexte électoral. Robert Helvey, colonel de l’armée étasunienne et membre de l’Institut Albert Einstein (AEI, cellule principale de formation à ces techniques) explique que l’objectif n’est pas de détruire les forces armées ou de police, mais de les convaincre d’abandonner le gouvernement actuel et de leur faire comprendre qu’il ont une place dans le pouvoir à venir. Par le biais d’opérations psychologiques à leur destination, la stratégie vise à nouer des liens avec les militaires pour négocier.

Les médias servent quant à eux à donner une aura internationale à ces mobilisations contre un Etat supposément « répressif ». Les manifestations de rue, les grèves de la faim, donnent l’impression que le pays se trouve dans une situation chaotique, instable, et que le pouvoir est prêt à tomber devant l’insurrection populaire. Lorsque pour rétablir l’ordre et faire appliquer la loi, l’Etat réagit, les médias sont utilisés pour accuser le gouvernement de répression et de violation des droits humains. Tout ceci permet de justifier n’importe quelle agression externe ou interne contre l’Etat.

Un nouveau seuil: l’ingérence directe et le soutien non moins officiel aux fascistes

Il est clair que dans le cas de l’Ukraine nous avons atteint un nouveau seuil où l’on voit clairement des gouvernants étrangers intervenir pour soutenir une opposition qui clame à la répression et à la dictature. C’est une ingérence directe désormais comme on en a peu vu du moins dans les pays que l’on considère comme développés.

L’autre seuil qui est franchi c’est le lien désormais officialisé entre ces mouvements que la presse présente comme libertaires mais qui dans les faits sont purement et simplement fascistes, antisémites, xénophobes.

Il faut bien mesurer que cette volonté d’affaiblir la Russie en rejouant une fois de plus la déstabilisation à sa marge est la réponse aux récentes initiatives dans lesquelles ce pays a réussi à imposer des négociations diplomatiques et à empêcher les guerres dont l’Occident désormais junkie au militarisme ne peut plus se passer. Ce n’est pas un simple complot c’est une question de survie pour le capitalisme à son stade de développement, les armes, la drogue, le pétrole sont étroitement imbriqués dans l’actuelle accumulation du capital.

La crainte devant les nouvelles relations sud-sud, l’alliance de fait entre la Chine, l’Asie Centrale et la Russie qui a bloqué les tentatives bellicistes en Syrie, en Iran, ont débouché sur une nouvelle offensive dans laquelle on retrouve les méthodes des révolutions de couleur qui ont disloqué l’ex-URSS. Les mêmes méthodes ont été d’ailleurs récemment utilisées au Venezuela et il paraît évident que certaines révolutions arabes ont été dévoyées avec semblables tactiques.

Que l’on ait imposé un choix au peuple ukrainien qui aille dans un sens ou un autre ne peut que favoriser la déstabilisation voulue par le capital. Il est regrettable que ni le Président de l’Ukraine, Viktor Ianoukovitch, ni le gouvernement n’aient répondu positivement à la proposition du Parti communiste d’Ukraine pour la mise en œuvre d’un référendum national sur les priorités de la politique étrangère de l’Ukraine. Par rapport à ce qui apparait comme une stratégie du capital, la solution est dans la construction d’une perspective politique et ceci n’est pas vrai que pour l‘Ukraine.

Au vu par exemple de ce qui se passe en Italie, on peut mesurer la manière dont le capital a choisi le fascisme, provoquer des mouvements sans perspective politique avec la colère comme seul moteur, les dévoyer vers le racisme, la xénophobie, une vague conscience identitaire… Le soutien en Ukraine est aussi le choix d’une certaine Europe…. La seule réponse serait dans la construction de perspectives, des propositions crédibles, un programme réellement à gauche, mais nous n’en sommes pas là… Le fameux "indignez-vous" est en train de connaître sa forme de récupération maximale.

Nous sommes devant une reproduction de scénarios bien connus et grâce auquel l’ancienne URSS et l’Europe socialiste a été détruite, sans parler d’une bonne partie de l’Asie centrale, les révolutions de couleur. Mais désormais l’ingérence des gouvernements européens, des Américains se fait au grand jour et la grande nouveauté est non seulement l’ingérence directe mais les forces que l’occident, Etats-Unis , Europe et donc Israël sont prêts à soutenir: ces forces sont clairement fascistes, xénophobes, antisémites(1). L’important réside dans la destruction des Etats.


Danielle Bleitrach


(1) il parait extraordinaire que les réseaux sionistes en Europe prêts à accuser d’antisémitisme des chefs d’Etat en Amérique latine, à soutenir contre le président bolivien des réseaux fabriqués par Klaus Barbie soient aujourd’hui prêts à faire silence sur la nature du mouvement ukrainien. Cela va avec le messianisme des dirigeants israéliens, plus l’Europe sera la proie des mouvements fascistes plus sera justifié le grand israël. Quant on mesure que les mêmes sont prêts à s’allier avec cette forme de fascisme qu’est la politique et l’idéologie saoudienne pour empêcher la reconnaissance de l’Etat palestinien quitte à embraser tout le moyen orient, on voit jusqu’où peut aller l’impérialisme à son stade sénile…

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:16

ue-ukraine-russie.jpg

 

Depuis la fin de l’URSS, l’Ukraine devenue indépendante vit une crise économique et sociale sans précédent. Les richesses du pays mises en coupe réglée par une oligarchie capitaliste avide de profits énormes ont pillé le pays. La corruption règne en maître et les politiciens ne sont que les pantins de cette oligarchie qui les achète au gré de ses besoins. La distanciation des liens économiques avec la Russie a contribué largement à l'écroulement de l’économie.

 

Dans ces conditions les travailleurs ukrainiens ont vu leur situation sociale se dégrader rapidement par la privatisation de nombreux services publics et l’augmentation galopante du chômage. C’est dire que le mécontentement est grand. Si le Parti des Régions de l’actuel Président Ianoukovytch a pu mettre fin au règne de Timochenko c’est parce que le peuple ukrainien en attendait un avenir meilleur. Sa déception est énorme.

 

Ianoukovytch n’a pas été le dernier à se tourner vers l’Europe en faisant miroiter le miracle. Puis, il s’est brutalement ravisé sous la pression de la fraction de l’oligarchie en « affaires » avec Moscou. Ce revirement n’est que le prétexte pour les groupes nationalistes et fascisants d’alimenter le rejet du pouvoir et par la même occasion celui de la Russie au profit de l’Europe. La destruction du monument à Lénine lors de la manifestation de dimanche est un témoignage parmi d’autre de l’anticommunisme qui anime ces adeptes de l’Ukraine européenne. Il est le symbole de la tentative d’un coup d’Etat neo-fasciste en préparation.

 

Pour l’Europe qui s’ingère dans les affaires du pays en soutenant les manifestations, il y a la volonté de s’étendre aux frontières de la Russie et d’accroître la pression sur cette dernière. Il y a en même temps la perspective d’une main-d’œuvre à bas coût et bien formée qui pourrait être largement exploitée.

 

Nous sommes donc loin des clichés d’une Europe libératrice qui aiderait le « malheureux peuple ukrainien » à se débarrasser du tuteur russe. En réalité, au sommet de l’Etat ukrainien, en préparation des futures élections présidentielles, les groupes d’oligarques manoeuvrent pour s’accaparer le pouvoir et continuer le pillage de l’Ukraine avec la bénédiction de l’Europe et/ou de la Russie.

 

Dans ces luttes seul le parti Communiste Ukrainien (qui a obtenu 15% des voix aux dernières élections législatives) pose la question de l’avenir politique économique et social du pays. Proposant un référendum sur l’association et/ou l’adhésion ou non de l’Ukraine à l’union européenne. Pour sa part il préconise qu’elle s’inscrive dans l’union douanière Russie- Biélorussie et Kazakhstan, union qui permettrait de retisser les liens économiques avec l’espace eurasiatique et permettrait à l’Ukraine d’y jouer un rôle pivot entre la CEE et les pays de l’ex-URSS.

 

Il est évident que les dirigeants actuels ne sont pas en capacité de mener une telle stratégie, faibles qu’ils sont de la domination des oligarques capitalistes qui comptent eux se vendre tout simplement au plus offrant. En Ukraine comme ailleurs l’avenir va dépendre du peuple.

 

Correspondant particulier à Kiev

 

source : http://www.sitecommunistes.org/

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 18:39

Le Figaro a publié dans son édition du 14 novembre un article selon lequel la crise de confiance entre les citoyens et leurs dirigeants s’accentuait. Ce phénomène toucherait selon son auteur toutes les puissances occidentales. En France, la cote de popularité de François Hollande est au plus bas.

Pour avoir une idée de la crise du leadership politique, le quotidien conservateur rappelle que le président français a recueilli dernièrement 15 % d’opinions favorables, un résultat bien en-deçà de celui de son prédécesseur qui s’était pourtant distingué parmi les dirigeants français les plus impopulaires. Son parti, l’Union pour un mouvement populaire, ne l’était que par le nom.

Dix-huit mois après son élection, François Hollande est désavoué par une majorité écrasante de citoyens français. Mais ce qui est frappant, ce n’est pas tant son très faible niveau de popularité que la rapidité avec laquelle la chute est survenue. La crise et ses effets ont bien entendu leur part de responsabilité : un taux de chômage élevé, une hausse de la TVA qui touchera principalement les salariés, la prolifération des manifestations dans plusieurs secteurs industriels, etc. Même le secteur agricole est touché. Indépendamment des critiques envers le gouvernement socialiste, ses adversaires dans les rangs de la droite estiment que la figure-même du chef d’État est contestée, vilipendée. Sa capacité à prendre des décisions stratégiques et son autorité sont clairement mises en cause : deux qualités que devrait posséder tout dirigeant.

Certains analystes politiques parlent d’une droitisation de la vie politique française, rêvant plus ou moins secrètement du retour de l’UMP au pouvoir… quand ce n’est pas de l’ascension au pouvoir de Marine Le Pen qui ne cesse de gagner le cœur des media et de la société en crise de paradigmes.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre David Cameron glisse lentement vers les abîmes, ne recueillant que 39 % d’opinions favorables. Il avait chuté en mars 2013 à seulement 31 %. Le gouvernement Cameron est marqué par le scandale des écoutes téléphoniques et sa défaite parlementaire dans sa tentative de faire approuver l’intervention militaire britannique en Syrie, à la fin du mois d’août 2013. Pourtant, la Grande-Bretagne connaît un des taux de croissance les plus élevés parmi les pays développés… ce qui est une source de joie prématurée pour la bourgeoisie européenne. Ce qui est intéressant à observer, c’est plutôt l’écart entre la série des bonnes nouvelles relatives à l’économie et le fait que les consommateurs ne perçoivent pas d’amélioration de leur situation personnelle…

L’Allemagne est un cas à part. La première puissance européenne est moins touchée par le désenchantement qui sévit ailleurs sur notre continent. Angela Merkel a été réélue brillamment en septembre. Elle a connu son apogée dans les sondages avec 67 % d’opinions favorables. Le principal centre économique du capitalisme européen a renforcé son économie alors que les autres puissances ont perdu en compétitivité. Quant aux pays les moins développés (situés pour la plupart en périphérie), ils s’appauvrissent.

Dans un contexte gagné par l’euroscepticisme, Angela Merkel est l’exception qui confirme la règle. La chancelière allemande connaît, contrairement à ses homologues européens, une popularité qui n’est jamais tombée en-dessous de 60 % d’opinions favorables au cours des dernières années. Elle a même terminé son deuxième mandat à la tête de la République fédérale avec un soutien plus populaire qu’au début du premier, en 2005. Ceux qui connaissent Merkel estiment que son style sobre et sa façon de gouverner expliquent en partie cela. Mais la principale force de Merkel réside dans les très bons résultats économiques de l’Allemagne. C’est la première puissance économique européenne et la quatrième au monde.
    

La situation est plus ou moins la même outre-Atlantique. Le président étasunien a atteint son plus bas taux de popularité depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2008. Seuls 39 % des Américains interrogés début novembre par l’institut Quinnipiac approuvaient sa politique, contre 45 % un peu plus tôt. Il semble payer la réforme du système de santé et surtout les dysfonctionnements survenus lors de sa mise en œuvre. Toujours selon l’institut, à peine 19 % des sondés pensent que le système de santé va s’améliorer alors que 43 % estiment que la situation s’aggravera au contraire. Le président payerait également les errements de la politique étasunienne en matière d’espionnage sous couvert de la lutte contre le terrorisme.

L’impopularité du leadership politique dans les puissances occidentales n’est pas un phénomène nouveau. Il est allé en s’accentuant avec la crise économique. Mais les partis politiques traditionnels connaissent surtout une véritable crise d’identité. Et dans cette crise, l’électoralisme a toute sa part de responsabilité. Le fossé ne cesse depuis plusieurs années de se creuser entre le discours et l’action politique, alors que le divorce avec la base qui les soutenait jusque-là semble bel et bien consommé.

L’État-providence n’a cessé d’être malmené depuis les années quatre-vingt, y compris sous les gouvernements dits socialistes, et le cours des choses semble a priori irréversible, en dépit des organisations et des mouvements sociaux toujours à la recherche d’alternatives politiques et économiques. La détermination des groupes de pouvoir d’adapter la société européenne, dans son ensemble, au contexte imposé par l’internationalisation des rapports de production capitalistes, est responsable de ce processus.  La construction de l’Union européenne sur des bases néolibérales en est une des faces les plus visibles. 

Cette politique a conduit à l’effondrement des indicateurs sociaux en Europe. Les taux de chômage explosent, et les services sanitaires, l’éducation, les systèmes de retraite sont partout en souffrance. Aujourd’hui, tous les media s’attachent à faire de l’élection un enjeu central. Portant, quel que soit le président élu, les plans de rigueur et d’austérité vont se multiplier. Austérité de droite… contre austérité de gauche. Cela fait longtemps que les peuples d’Europe n’ont pas souffert à ce point. D’aucuns attendent une réponse démocratique à leurs problèmes. Pourtant, la nécessité de détruire l’ancien monde pour construire le nouveau s’impose comme une évidence, fût-ce par tous les moyens. Et ceux qui pourraient s’offusquer feraient mieux de se rappeler que la démocratie bourgeoise n’autorise la violence que quand elle est de son légitime ressort… c’est-à-dire quand les oppresseurs et leurs instruments d’oppression sont menacés.

Capitaine Martin sur le blog Résistance.fr

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:50
Ukraine: "Il faut un référendum pour sortir de la crise"

Anatoli Sokoliuk est responsable des relations étrangères du Parti communiste ukrainien (PCU). Il revient sur le mouvement de contestation qui dure depuis maintenant deux semaines en Unkraine et défend l'idée d'un référendum pour sortir de l'impasse politique.


Comprenez-vous les revendications 
des manifestants ?

Anatoli Sokoluk. Depuis leur arrivée au pouvoir, le Parti des régions de Ianoukovitch a poursuivi la politique d’intégration européenne de ses prédécesseurs. Et, à la veille de la signature, il décide de ne pas signer. On n’agit pas de la sorte même si le rejet s’avère juste. Forcément, le peuple n’a pas compris cette volte-face. Et des partis ont profité de l’occasion pour organiser des rassemblements, comme Svoboda (« liberté », extrême droite). Son dirigeant, Oleg Tiagnibok, tente à tout prix de radicaliser le mouvement et utilise des groupuscules pour multiplier les provocations. Même au sein de l’opposition sur la place Maïdan, Vitali Klitschko, du parti Oudar, n’a pas réussi à les calmer. L’unité de l’opposition, ne tient qu’à la volonté de se débarrasser de Ianoukovitch. Cela n’a rien à voir avec la « révolution orange » de 2004, où Ioulia Timochenko et Viktor Iouchtchenko portaient le mouvement.


Pourquoi défendez-vous l’idée d’un référendum ?

Anatoli Sokoluk. Un tel vote mettrait un terme au blocage politique, aux protestations et aux dérapages. Nous avions alerté le président et le chef du gouvernement que prendre une telle décision en se passant de l’avis des Ukrainiens, cela déboucherait sur un immense mécontentement. D’où notre proposition d’organiser un référendum. L’opposition et même certains membres du Parti des régions de Ianoukovitch soutiennent notre initiative, signée par des dizaines de milliers de personnes. Par le passé, de nombreux pays membres de l’UE, comme la France ou l’Irlande, ont organisé des référendums pour consulter leurs citoyens quand d’importants changements émanaient des traités. La Croatie a voté en 2012 pour intégrer l’UE. Pourquoi l’Ukraine ne pourrait pas faire de même ?


Êtes-vous inquiet de la colère qui gagne les Ukrainiens ?

Anatoli Sokoluk. Toutes les mesures prises par les gouvernements successifs au nom du peuple n’ont fait que le desservir. L’aggravation de la vie quotidienne le démontre, avec la corruption qui touche tous les étages de la société. Le nombre de chômeurs et la précarité ne cessent d’augmenter, à la différence des retraites et des salaires toujours aussi maigres. Quant aux jeunes, ils préfèrent émigrer en Pologne, en Russie, au Royaume-Uni, pour s’en sortir. Je comprends la colère des gens sur la place Maïdan. Mais la seule démission de Ianoukovitch et l’intégration européenne ne régleront pas tous ces problèmes. Il faut porter des mesures sociales fortes.

 

Entretien réalisé par V. K. pour l'Humanité

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 15:38

actionnaires-copie-1.jpg

 

L’équivalent de 60% de leurs bénéfices : c’est ce qu’ont versé à leurs actionnaires les 47 grandes entreprises françaises cotées en bourse que nous avons étudiées. Alors même que les suppressions de postes se multiplient et que l’investissement est en berne, plusieurs grands groupes hexagonaux continuent de redistribuer une proportion considérable de leurs profits aux actionnaires – y compris lorsque ces profits sont faibles voire inexistants. Notre enquête sur ce « coût du capital » révèle également que l’Etat est un actionnaire aussi gourmand que les autres. Lire la suite sur le site BASTAMAG

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:21
Nous avons repris plusieurs articles sur le travail détaché et nous terminons par celui de Charles Hoareau dont nous partageons l'analyse et les propositions
« Justifiées et proportionnées »

par  Charles Hoareau sur le site Rouge-midi


 

Il y a des mots et des actes auxquels on reconnait des choix politiques de progrès incontestable.
Ainsi en est-il dans le dossier dit des « travailleurs détachés ».
En fait on devrait dire des « travailleurs attachés » à ce point au capital qu’il peut leur imposer de partir travailler à l’étranger sans augmentation de salaire notable et surtout à des taux très inférieurs à ceux du pays d’exercice de celui-ci.

Evidemment cette disposition, prise par les instances de l’UE dans une circulaire de 1996, au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée » concerne particulièrement la France où les salarié-e-s ont gagné, dans la foulée du CNR en 1945, des droits et en particulier une protection sociale financée par les richesses créées à l’entreprise.

Le grand patronat qui n’a jamais accepté cette conquête n’a eu de cesse de porter depuis des attaques de toutes sortes contre notre sécurité sociale. La dernière mode est donc celle des salariés « détachés ». Autrement dit une entreprise qui a un travail à faire en France, au lieu de le faire faire par des salariés sur place, fait appel à des esclaves des temps modernes qu’elle fait venir à bon compte (en moyenne 30% de moins sur les salaires). Bref c’est le retour du « plombier polonais ».


Travailleurs détachés : combien sont-ils ?

Le chiffre officiel avancé pour la France est de 150 000 salariés environ. Les syndicats parlent eux d’un demi-million de travailleurs dont plus de deux cent mille ne seraient pas déclarés


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Pour Bruxelles pas question de revenir sur cette disposition qui transforme des salariés en déportés économiques du capitalisme ouest européen.
Au nom du droit à la libre circulation dans l’UE ? Droit qui s’arrête à Lampedusa…

Mais heureusement nous avons un ministre du travail, M. Sapin, très attaché à la démocratie et au droit et qui d’ailleurs le montre en ce moment même en voulant supprimer les élections aux conseils de prud’hommes.
Ce fervent démocrate, épris de justice sociale a annoncé qu’il allait défendre notre cause pour que nous ne soyons pas confrontés au dumping social. On allait voir ce qu’on allait voir et on allait revoir cette maudite directive !

Un « pas en avant » ou une régression assumée ?

Et voilà notre valeureux défenseur du droit, qui. au terme de négociations ardues et à huis clos, (sans doute pour ne pas être gênés par des travailleurs qui ne comprennent rien à la défense de leurs intérêts) a donc pu annoncer triomphalement : « ça y est l’accord est signé ! » et les eurodéputés socialistes peuvent s’exclamer :. « cette victoire démontre une nouvelle fois que le changement (sic !) en France est utile à l’ensemble de l’Europe ». Et même la CGT de titrer sur « un pas en avant » qui aurait été franchi ! (Tout en tempérant l’optimisme du titre en précisant certaines des limites de l’accord…mais pas toutes). La CFDT quant à elle saluant bien sûr « des avancées » sans rien dire sur les points négatifs. Mais bon venant d’elle ce n’est pas étonnant…


« Des points positifs ? »


Mais de quel accord s’agit-il ? Non pas d’une remise en cause de la fameuse directive mais de son aménagement qui comporterait donc des points positifs.

- A lire plusieurs commentaires, le 1er point « positif » serait que les employeurs seraient obligés de…déclarer les salariés : ah bon ? C’est un progrès ? Il faut une directive pour écrire que la loi doit être respectée ?!!!
- Ensuite, concernant la tarte à la crème de la responsabilité sociale des entreprises, le texte de compromis ne concerne, comme le souligne la CGT, que le BTP. Cela exclut donc entre autres l’agroalimentaire, le secteur agricole, les transports routiers autres secteurs gros consommateurs de salariés à bas prix.
- De plus si la « responsabilité sociale » des grands groupes du BTP dans leur recours aux sous-traitants est pointée, elle ne concerne que les sous-traitants dits de niveau 1. Il suffit que ceux-ci fassent à leur tour appel à un sous-traitant et le groupe donneur d’ordre est exonéré de toute responsabilité. Or la pratique est non seulement courante mais, particulièrement dans ce secteur d’activité, il n’est pas rare d’assister à une cascade de sous-traitants sur un même chantier (le dernier employant des sans-papiers payés au lance-pierre évidemment) et donc non concernés par cet accord…

Pour faire effectuer des contrôles l’état devra faire appel aux inspecteurs du travail. Or ceux-ci, déjà en nombre très insuffisant, sont actuellement dans l’action parce que leurs moyens et leur nombre est menacé par les projets gouvernementaux les concernant.

Enfin, et c’est à ce dernier prix semble-t-il que Sapin est parvenu à un accord, la presse [1] nous apprend que le gouvernement est intervenu pour que le pouvoir de contrôle des inspecteurs du travail ne consiste pas à interdire les pratiques de « détachement/déportation » mais qu’ils les jugent par des pratiques de contrôle « justifiées et proportionnées »….

Donc d’après le texte, il appartiendra aux inspecteurs, s’ils ont le temps de le faire, d’apprécier si la venue de plombiers polonais pour 400€ par mois est abusive et « justifie » d’un contrôle « proportionné » : tout un programme !!!

Proportionné et justifié

Au moment où le sénat vient de voter à l’unanimité ( !) une résolution qui « partage la volonté de la commission européenne de proposer une nouvelle directive » (sic !), ne remet pas en cause la logique qui conduit des travailleurs à s’expatrier, mais ne contient que des propositions qui tendent à rendre l’esclavage un peu plus acceptable, ce qui serait proportionné et justifié serait de demander l’abrogation de la directive de 1996, d’abolir en France la possibilité de faire appel à moindre coût à ces travailleurs forcés et de renforcer les moyens de l’inspection du travail et les droits des salariés pour que cette abrogation soit respectée.

Nul doute que le jour où on aura un gouvernement progressiste ou à défaut une opposition révolutionnaire le débat sera enfin sur la table…de manière très justifiée


[1] Le Canard Enchaîné du 27 novembre soit plus de 10 jours avant les faits !

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:02

  


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Beaucoup de bruit depuis quelques jours autour du soit disant succès obtenu par le gouvernement français à Bruxelles sur la question des travailleurs détachés.

 

Au delà des effets d’annonce, quoi ?

La mise en concurrence par le capitalisme des travailleurs des divers pays d’Europe n’est surtout  pas remise en cause. Rappelons que les salaires de ces travailleurs doivent correspondre ce qui rarement le cas- à ceux des pays dans lesquels ils sont détachés. Par contre les cotisations sociales sont payées sur la base du pays d’origine. Soit pour ces travailleurs employés en France une baisse du "coût" du travail de 20 à 30%. Soit autant de profit supplémentaire pour les patrons qui les emploient.

Bruxelles a d’ailleurs prévenu avant l’ouverture des discussions : pas question de toucher aux problèmes des salaires et cotisations sociales. En clair : vous pouvez parler de tout sauf de l’essentiel.

La montagne a accouché d’une souris.

 

Un accord pour traquer  « les abus » (les Echos 10 décembre 2013). Rien de plus.

Lorsque les maladroits se feront prendre, le donneur d’ordre et les sous-traitants seront également responsables du non respect des droits de ces travailleurs.

Pas de quoi s’inquiéter dans le camp patronal. Le Medef  si prompt à s’enflammer devant toute nouvelle réglementation ne dit mot. Au contraire il a appelé à celle-ci.

Et pour cause. Il y a en France plus de 1. 300.000 entreprises. En face 8000 inspecteurs du travail. La tâche pour les inspecteurs est immense et hors de portée. De plus sur les 90.000 procès verbaux dressés par eux en 2012, 80% n’ont eu aucune suite.

Pas de grosses craintes à avoir côté patronal.

 

Les seuls moyens.

Le seul moyen que les travailleurs détachés voient leurs droits et salaires respectés est de donner aux syndicats français l’accès aux lieux de travail pour qu’ils vérifient sur place avec les intéressés leurs conditions de salaire, de travail, de logement. Et qu’ils engagent la lutte si ces conditions ne sont pas respectées.

Bien sûr ni Bruxelles, ni le gouvernement socialiste n’ont émis une telle exigence. Ils ne sont pas en place pour empêcher l’exploitation capitaliste et le profit.

Mais le moyen le plus efficace est que dans chaque pays d’Europe la lutte des travailleurs leur permette de « vivre et travailler au pays ». Ce qui mettra fin à cet esclavage moderne, à cette mise en concurrence des travailleurs pour le profit capitaliste.   

 

Le PS en rajoute.

Le PS va déposer en accord avec le gouvernement une proposition de loi pour une entrée rapide de la disposition qui vise la responsabilité conjointe des donneurs d’ordre et des sous-traitants. Le ministère du Travail a déjà fait savoir qu’il faut trouver un équilibre entre le renforcement des contrôles et le choc de simplification. En clair, de la poudre aux yeux.

A quelques mois des élections municipales et européennes PS et gouvernement cherchent à montrer qu’ils se préoccupent des problèmes et que leur Europe peut être « sociale ».

La ficelle est trop grosse pour ne pas être visible. 


source: http://www.sitecommunistes.org/

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