Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 15:10

emmanuel-todd

Emmanuel Todd: « L'euro, un veau d'or français »

****

Vue de Washington ou de Tokyo, la zone euro est le trou noir de l'économie mondiale. Il faut en sortir. Aux élections européennes, l'abstention sera la seule arme contre le FN et les européistes.

****
Marianne : A quel moment s'est formée votre conviction selon laquelle nous devions sortir de l'euro ?

Emmanuel Todd : J'ai commencé par dire qu'il ne fallait pas y entrer. Quand débute le débat sur Maastricht en 1992, je suis en train d'étudier la divergence des sociétés industrielles sur l'immigration - France, Allemagne, Grande-Bretagne -, où je mesure des taux de mariages mixtes très différents. Je n'imagine pas ces nations dans une monnaie unique, je vote non. Le oui l'emporte. Je m'intéresse alors à la façon dont l'euro dysfonctionne, et, bon citoyen, je milite pour un protectionnisme européen capable de sauver cette monnaie mal pensée. Dans Après l'Empire (2002), j'ai de grands projets d'unité franco-allemande, j'écris que la France devrait partager avec l'Allemagne son siège au Conseil de sécurité. Enfin, vers 2009, influencé par la lecture d'économistes mainstream comme Xavier Timbeau et Patrick Artus, j'admets que l'Allemagne est sur une trajectoire nationaliste et utilise l'euro pour détruire ses partenaires. Nous devons sortir de ce rapport monétaire sadomasochiste avec l'Allemagne.

 
Même les économistes qui souhaitent la sortie de l'euro évoquent un recul provisoire du niveau de vie et une grosse déstabilisation... Pensez-vous que les peuples soient prêts à accepter cela, même transitoirement ?

E.T. : Jusqu'ici les peuples étaient tenus par la peur, celle de perdre leurs économies, notamment. Beaucoup de gens s'imaginaient jusqu'à il y a très peu de temps qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner à un choc chirurgical monétaire. Mais les choses changent car le niveau de vie a commencé à baisser. Il y a un élément magique dans la monnaie. Les gouvernants français, intellectuellement, ne sont pas au niveau. Ils n'ont pas lu Knapp, indispensable auteur allemand d'une Théorie étatique de la monnaie (1905), que Keynes avait fait traduire. Nos benêts d'énarques n'ont jamais envisagé les conséquences concrètes du transfert de souveraineté monétaire en Allemagne. Une sortie de l'euro provoquerait certes une désorganisation temporaire mais, surtout, des effets économiques bénéfiques et rapides, avec en prime une révolution sociale, le nettoyage d'élites mal formées, vieillissantes, archaïques, quelque chose de comparable à ce qui s'est passé en 1945.

 
Pourquoi le débat sur la sortie de l'euro prend-il aussi peu chez les politiques, notamment au PS ou au Front de gauche ?

E.T. : L'euro ne marchera jamais. Il n'y a guère qu'en France qu'on ne s'en rend pas compte. Les non-débats hexagonaux sont fastidieux, les dirigeants français sont fades (Hollande, Moscovici, Fabius, Mélenchon, Juppé, Bayrou, etc.), et je me suis remis à voyager. Vu de Washington, de Tokyo ou de Berne, la zone euro est le trou noir de l'économie mondiale, l'un des deux grands facteurs dépressifs planétaires, l'autre étant l'excédent commercial chinois. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon font des politiques de relance monétaire et regardent d'un air navré l'euro, cette construction archaïque, qui interdit toute relance monétaire à la France. La Suisse, quant à elle, achète à n'importe quel taux des bons du Trésor français libellés en euros pour empêcher la hausse du franc Suisse. Eh oui, c'est cela que nos dirigeants appellent «la confiance des marchés» ! Quels cons ! De véritables cocus monétaires !

L'échec de l'euro a déjà des effets géopolitiques. Pas seulement l'effondrement de l'influence française à l'intérieur et à l'extérieur de la zone, mais aussi une perte d'influence de l'Europe entière. La Russie se sent assez forte pour tenter de reprendre le contrôle de l'Ukraine parce que l'Europe, ravagée par l'austérité germanophile, n'exerce plus une force d'attraction suffisante.

 
Mais alors, je vous repose la question : pourquoi cette paralysie de la classe politique française sur la question ?

E.T. : Je relis Astérix en ce moment. C'est excellent pour comprendre l'attachement à l'euro des élites françaises. Il s'agit tout simplement d'un provincialisme de petit village gaulois. Des Gaulois qui auraient choisi de se soumettre aux Goths ! [Rires]

Le discours sur l'euro se teinte désormais bizarrement d'une nuance franchouillarde. Ce qui m'a frappé, et choqué, je dois le dire, dans la conférence de presse du vice-chancelier Hollande, c'est son appel inattendu et incongru au patriotisme français. Il a du reste associé ce patriotisme à la nécessaire collaboration avec l'Allemagne. Question pour jeu télévisé : qui a déjà fait ça dans l'histoire ? Pourtant, la conférence de Hollande m'a rempli d'espoir. Bon, on voyait qu'il se sentait bien, heureux de son nouveau statut de sex-symbol, mais j'ai senti une tension, du pathos, quand il s'en est pris aux «extrémistes» qui veulent la fin de l'euro. Pour comprendre cette émotion, il faut voir la nature religieuse de l'euro, veau d'or, monnaie sacrificielle. L'ébranlement d'une croyance religieuse s'accompagne toujours d'une résistance intérieure qui engendre des fondamentalismes de transition : jansénisme, islamisme, intégrisme monétaire hollandiste. Je sens chez Hollande un ébranlement dans les couches profondes, préconscientes. Son inconscient sait, et il a peur. Peur de perdre sa foi, peur peut-être d'être un jour accusé de non-assistance à nation en danger. Le concept d'immunité semblait aussi le passionner.

 
En matière d'ultime argument, les partisans du TCE s'étaient appuyés, lors du référendum de 2005, sur la nécessaire sauvegarde de la paix entre les peuples européens. Aujourd'hui, on voit la haine monter partout, notamment entre la Grèce et l'Allemagne...

E.T. : Durant un symposium sur le libre-échange à Kyoto, écoutant un économiste japonais, j'ai admis la simplicité de ce qui nous arrivait. Celui-ci voyait l'étalon-or et la fixité des changes comme la condition d'une compétition maximale entre nations. On nous vend l'euro comme un espace de protection contre la mondialisation. Mais la monnaie unique, en interdisant, comme l'étalon-or, la dévaluation, définit une zone d'affrontement maximal, une guerre économique. Sortir de l'euro, c'est la paix. Cessons cette guerre ridicule avec l'Allemagne.

 
Vous avez récemment commencé à appeler à l'abstention aux prochaines européennes. Quel est votre pronostic pour ces élections ?

E.T. : Le verrouillage de la question monétaire par les oligarchies partisanes crée un sentiment d'impuissance. Le Front national, dont la fonction est en fait de sécuriser le système, souille toutes les solutions économiques raisonnables. Mais les élections européennes nous offrent un puissant moyen d'action. L'idéologie européiste a mis en place une institution bidon, le Parlement européen, feuille de vigne du pouvoir réel. Le Parlement se prétend incarnation de la démocratie au moment même où la machine européenne devient la domination implacable des petites nations du Sud par les nations plus puissantes situées au Nord. Les députés européens ne servent à rien, même s'ils sont eux-mêmes très motivés pour être élus : une mandature de cinq ans à ne rien faire, rémunérée 10 000 € par mois (impôts déduits, primes intégrées) leur permettra d'acheter un appartement ou une maison de campagne. Les citoyens français peuvent refuser d'entrer dans ce jeu dégradant. S'abstenir, ce sera voter à la fois contre les partis européistes et contre le FN. Au-dessus d'un certain niveau, le taux d'abstention vaudra référendum. Le ridicule tuera l'idéologie.

 
Propos recueillis par Aude Lancelin

 

source: http://www.marianne.net/

Partager cet article
Repost0
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 14:37

UE-republique-baillonnee

L’Union Européenne va dépenser des millions pour contrôler et cibler des médias alternatifs, réseaux sociaux

Selon une déclaration publiée par le parti conservateur pan-européen MELD, la Commission européenne projette d’investir environ deux millions d’euros pour restreindre les reportages des médias critiques envers l’UE-ainsi que des opinions critiques de l’UE sur des réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter jusqu’aux élections au Parlement européen en 2014. 

 

 

Selon le MELD, l’UE projette des mesures, incluant des amendes pour les médias, obligeant les médias à publier des rétractations ou des corrections, et refusant les journalistes critiquant l’UE  et l’accès aux médias. D’autres mesures que projettent les Commissaires de l’UE non-élus  incluent le contrôle de voix critiques de l’UE dans les réseaux sociaux. Dans des annonces dans les journaux danois, le MELD déclare qu’il trouve les mesures projetées inacceptables et les considère comme une agression contre la liberté d’expression et anti-démocratiques.

 

 

Les affirmations du MELD sont corroborées par un article du Daily Telegraph. Selon l’article, le Daily Telegraph a vu des propositions de dépense confidentielles et des documents internes, projetant une vaste campagne de propagande sans précédent en amont et au cours des élections au Parlement européen en 2014.
 

 

… l’une des clés de la stratégie sera « les outils de contrôle de l’opinion publique » et  “identifier très tôt si les débats politiques parmi les  followers sur les réseaux sociaux et les blogs ont le potentiel de susciter l’intérêt des médias et des citoyens”.
 

 

 

… le budget pour une « analyse qualitative des médias » doit être augmenté de £1.7 million. Alors que la plus grande partie des fonds doit être trouvée dans des budgets existants, il serait question de lever l’année prochaine  797,000 livres britanniques supplémentaires, et cela malgré des appels pour que les dépenses de l’UE reflètent l’austérité nationale. 
 

 

… l’UE est censée porter une attention spéciale aux pays qui ont vécu un élan d’euro-scepticisme.
 

 

“Les communicants institutionnels du Parlement doivent avoir la capacité de contrôler les conversations publiques et le ressenti sur le terrain et en temps réel pour comprendre les « sujets à la mode » et pouvoir réagir vite, d’une façon ciblée et pertinente pour se joindre à la conversation et en influencer le cours, par exemple en fournissant des faits et des chiffres pour déconstruire les mythes. »
 

 

En dehors du MELD, Paul Nuttall, le député leader du UKIP, a critiqué les propositions. Selon Nuttall, la campagne transgresserait la neutralité de la fonction publique de l’UE en transformant les fonctionnaires en une « patrouille de trolls » épiant l’Internet pour réaliser des contributions politiques indésirables et superflues aux débats sur les réseaux sociaux.
 

 

… Nuttall a déclaré, “Dépenser plus d’un million de livres pour que les fonctionnaires de l’UE deviennent des trolls sur Twitter pendant leurs heures de bureau est un gaspillage et c’est vraiment ridicule”.  A part être ridicule, la campagne de propagande est la suite d’une tendance anti-démocratique et potentiellement dangereuse qui a été observée dans des états européens membres de l’OTAN depuis 2011.

…  

Au début du soi-disant Printemps Arabe en Libye et en Syrie, plusieurs rédacteurs en chef de médias indépendants, y compris le scribe, ont remarqué que les réseaux sociaux ont été inondés par une désinformation sur le rôle de l’OTAN dans les guerres contre la Libye et la Syrie pendant que quelques médias indépendants, y compris le site Web Stop NATO, sous la direction de Rick Rozoff, nsnbc no spin news, le blog qui a précédé nsnbc international, ont été suspendus pendant les journées cruciales de la campagne de l’OTAN contre le gouvernement libyen.

 

 

Les projets de l’UE pour refuser l’accès des journalistes critiques aux briefings de presse et aux événements concernant les élections constituent une tentative de facto de manipuler l’opinion politique dans l’Union européenne. Les campagnes pour mettre les médias à l’amende sont susceptibles de cibler en particulier les médias qui critiquent les politiques de l’UE et constituent une attaque de la liberté de la presse. De plus, faire payer des amendes aux médias est particulièrement rude pour les médias indépendants qui ne perçoivent pas de subventions professionnelles ou gouvernementales.

 

 

Source ( en anglais ) : http://www.telegraph.co.uk/

 

Lu sur le site ACTUWIKI.FR

Partager cet article
Repost0
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 13:30
Goldman Sachs conseille à la France de baisser les salaires de 30%

   

Tout juste lauréate du «prix de la honte» 2013, décerné par Greenpeace Suisse, la banque américaine Goldman Sachs a jugé bon de donner des «conseils» à la France pour enrayer la crise. Notamment baisser tous les salaires de l'Hexagone de 30%. Une «solution» qui ne fait pas l'unanimité.

Interviewé vendredi par le Huffington Post, l'économiste en chef de la banque, Huw Pill, a généreusement confié son analyse de la situation française.

Le «Monsieur Europe» de la banque internationale d'investissement s'est ainsi penché sur son «manque de compétitivité» et nombre de «déséquilibres dans ses comptes». Interrogé sur un solution miracle à proposer au président de la République François Hollande, l'expert assure qu'«il faudrait s'appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d'environ un tiers…» Soit 33% de moins en moyenne. Mais c'est «politiquement impossible à imposer», convient-il.

Un secteur public trop important


Autre problème «chronique» de la France selon le cadre de cette grande banque surnommée «le diable de la finance», «un secteur public bien trop important». Ainsi, «il faudrait déplacer l'emprise de l'Etat vers le secteur privé», poursuit Huw Pill. D'ailleurs, toute «la zone euro a surtout besoin de réduire sa dette publique». Et l'expert de vouloir rassurer : «si on la compare à la Grèce, la France a tout pour elle. Mieux placée géographiquement, plus importante économiquement…» Il lui suffit donc de «pratiquer des ajustements d'elle-même». L'expert est en outre confiant sur l'avenir de la France qui «aura entrepris ces changements d'ici trois à cinq ans. Elle devrait donc prendre la bonne direction, qui rendra la zone euro plus puissante et plus résistante».

En recevant le «prix de la honte», symbole des mauvaises pratiques de la finance, Goldman Sachs a reçu une volée de bois vert. Selon Michael Baumgartner, membre du jury, la banque est «l'un des principaux gagnants de la crise financière». Elle «occupe une place prépondérante dans le casino des matières premières [...] Elle a commencé à déstabiliser les prix, et si les prix des denrées alimentaires battent à nouveau tous les records, comme en 2008, de millions de personnes vont tomber dans la famine et la misère».

En janvier 2011, la banque d'affaires américaine annonçait que le salaire annuel de son PDG Lloyd Blankfein était augmenté de 600 000 dollars à... deux millions de dollars. Et ce, malgré le recul de 37% du chiffre d'affaires de la banque. La banque Goldman Sachs avait en effet été l'une de celle touchée par la crise de 2008 : elle avait du coup bénéficié de plusieurs milliards de dollars d'aides de la part du Trésor américain.

 

 

Source: Le Parisien: http://www.leparisien.fr/economie/goldman-sachs-conseille-a-la-france-de-baisser-les-salaires-de-30-30-01-2013-2525317.php

Partager cet article
Repost0
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:33

Un adhérent de la CGT, Nicolas Goury est candidat sur une liste du Front National à Elbeuf. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'UD-CGT.

fncgt

Partager cet article
Repost0
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:51

 

Nous publions une analyse du PRCF, relevée sur le site "Initiative communiste",  à propos du piège tendu par les tenants de l'euro et de l'UE
MOSCOVICI, LE PEN : LE PIÈGE DIABOLIQUE et la voie pour en sortir !

moscovici le pen

Dans sa chasse éperdue à l’audience et au « buzz », France 2 a eu la brillante idée d’opposer dans un débat Mme Le Pen, chef de file du FN, et M. Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances : avec des tels « clients », avec un tel plateau, on allait battre des records d’écoute.

Mais plus sérieusement idéologiquement ce débat avait un autre sens: montrer à l’approche des « européennes » que:

1) l’idée européenne, l’euro, l’UE étaient défendus par la PS qui par ailleurs menait un combat acharné pour l’emploi avec le « Pacte de responsabilité », compromis historique proposé au MEDEF et aux Syndicats de salariés.

2) L’extrême-droite était porteuse, seule, de l’horrible discours anti-euro, anti-UE et donc être contre l’euro et l’UE c’est être d’extrême-droite.

Voilà le piège diabolique.

Et chacun tint son rôle : M.L.P., la châtelaine de Montretout, se faisant la pourfendeuse de la politique néo-libérale de Sarko et de Hollande et la protectrice du pauvre travailleur (du moins s’il peut prouver que son arrière grand-mère maternelle n’était pas métèque…) et Moscovici, avec arrogance et, notons-le, incompétence, défendant l’euro qui nous a sauvés (de quoi, grands dieux ?!) et prouvant que l’U.E. est notre unique avenir (de chômage, de précarité, de guerre économique en attendant mieux, de misère ?).

Mais, comme dans les dispositifs les mieux réglés, il y a toujours un grain de sable : ce fut le moment où Mme Le Pen s’étant référée à l’économiste progressiste Jacques Sapir, Moscovici se livra à un amalgame digne de Goebbels: « je ne sais plus », dit-il, « si Sapir est d’extrême-gauche ou d’extrême-droite », pour finalement choisir : « Sapir est vraiment d’extrême-droite ». Rires de Mme Le Pen qui l’interroge : « d’extrême-droite Sapir ? » ; et Moscovici a alors cette réponse magnifique :  " Oui, puisqu’il est proche de vos idées ». On lui rappelle alors que Sapir est plutôt proche de Mélenchon ; alors Moscovici, avec un sourire méprisant, a un geste que l’on peut traduire sans le surinterpréter (vérifier sur internet !) : « Mélenchon aussi est quelque part entre extrême-droite et extrême gauche… ».

Voilà le but ultime de l’opération ; et l’inénarrable J.-M. Colombani, ci-devant ex-directeur du Monde, écrit dans le gratuit Direct matin (grandeur et décadence de la grande presse bourgeoise…): « Une France du rejet de l’autre – aussi bien l’immigré que l’Européen, l’Arabe ou le juif – est en train de s’affirmer. C’est la France du repli identitaire et du refus de l’euro. »(sic).

Or c’est précisément là que gîte le lièvre. A longueur d’année, si vous êtes pour la sortie de l’euro, de l’UE, vous serez stigmatisé comme fasciste et raciste, même si vous êtes un militant anti-fasciste et anti-raciste de la première heure, même si vous luttez depuis des années contre le FN, même si vous voulez une sortie de l’euro et de l’UE par la PORTE DE GAUCHE, une porte ouvrant la perspective du socialisme dans notre pays, vous serez amalgamé au FN et autres groupuscules d’extrême-droite soralien, dieudonniste ou conspirationniste, spécialistes ès-confusions, « anti-impérialistes » en peau de lapin, « anti-système » de carnaval.

Voilà le piège diabolique.

Et bien, ça ne marchera pas! Ils ne nous terroriseront pas, ils ne nous ferons pas taire, nous militants du PRCF ; ils nous donnent au contraire encore plus envie de lutter, contre l’euro qui plombe toute possibilité de politique progressiste, contre l’UE du capital qui est, comme le disait Alain Madelin, l’ex-facho et éphémère ministre de l’économie de Chirac, "une assurance contre le socialisme ".

Nous nous battrons aux côtés des ouvriers, du monde du travail mais aussi de petits paysans, des fonctionnaires, des petits entrepreneurs, des artisans, des couches moyennes qui comprennent, tous les sondages le confirment, la nocivité mortelle de l’euro et de l’UE.

Non, Madame Le Pen, nous vous combattrons jusqu’au bout de nos forces car votre « anti-européisme » n’est qu’une posture mensongère et démagogique [1] : il suffit de visiter votre site pour constater qu’en fait de sortie de l’euro, vous proposez seulement une « sortie concertée » avec les pays de la zone euro, autrement dit que vous subordonnez cette sortie de l’euro au feu vert d’ Angela Merkel. Un peu comme si un restaurant annonçait qu’il va passer aux menus végétariens en concertation avec les actionnaires de l’abattoir du coin…

Et surtout, n’en déplaise à France 2, le tabou sur l’euro est en train de voler en éclats à gauche. Certes, au départ il n’y avait guère que le PRCF, héritier sur ce point de Duclos et de Georges Marchais, pour combattre frontalement DE GAUCHE la « construction européenne » du capital. Mais aujourd’hui des économistes de gauche comme Sapir, Lordon – sans parler de nos partenaires du M’pep, avec Jacques Nikonoff – appellent à sortir de l’euro par la porte à gauche. Il en va de même des sociologues Aurélien Bernier et Pinçon-Charlot. Des émissions comme « Là-bas si j’y suis » portent cette problématique en lien avec le Monde diplo, même si, hélas – et c’est une grave déficience dans le dispositif de la riposte euro-critique – ces journaux et médias refusent de s’ouvrir à la critique pionnière, mais incurablement marxiste-léniniste, du PRCF.

Non Monsieur Moscovici, défendre les intérêts du travail, la souveraineté du peuple et l’indépendance nationale ce n’est pas d’extrême-droite ! C’EST SIMPLEMENT PROGRESSISTE ET PATRIOTE, deux mots qui n’ont aucun sens pour l’exécutif européiste et capitaliste que vous représentez.

C’est en boycottant vos pseudo-élections européennes que notre peuple délégitimera le mieux votre UE de malheur et votre mascarade au seul service de l’oligarchie capitaliste.

Votre connivence avec le FN est apparue de façon limpide lors de ce débat puisqu’il conforte le mensonge que vous tentez de distiller dans les esprits. Mais là encore, comme lors du référendum de 2005, vous échouerez. Car au-delà de vos propagandes vicieuses et massives, il y a l’expérience concrète des Françaises et des Français, avec au premier rang la classe ouvrière.

Un dernier mot, Monsieur le ministre, vous au fait, qu’est-ce que vous êtes, avec vos amalgames ignobles? Attendez, comment disait, déjà M. François Delapierre du Parti de Gauche ?….

ARIS   5 février 2014

NDLR [1] Rappelons que lorsqu’il en a eu l’occasion, le FN n’a pas voté contre l’UE. Par exemple ses dizaines de députés à l’assemblée Nationale n’ont pas rejeté l’Acte Unique en 1986. Et plus recemment, en 2008 au parlement européen, les Le Pen et Gollnish ont approuvé le lancement du Grand Marché transatlantique

Partager cet article
Repost0
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:36

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sur le plateau de France 2, lundi 3 février 2014, M. Moscovici et Mme Le Pen se sont livrés l’un et l’autre au jeu de rôle, tant souhaité par les dirigeants européistes, consistant à assimiler le rejet de l’euro à l’extrême droite.

Marine-Le-Pen-Pierre-Moscovici

Épouvantail consentant de ce système européiste, Mme Le Pen, s’est naturellement gardée de demander la sortie de la France de l’Union européenne par application de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, seule possibilité juridique de quitter l’euro.

 

M. Moscovici, pour sa part, n’a pas hésité à traîner dans la boue un économiste de renom, directeur d’études à l’EHESS, Jacques Sapir, en l’associant à l’extrême droite, pour discréditer ses travaux, réalisés avec un autre économiste, Philippe Murer, professeur à la Sorbonne. Rappelons que leurs travaux, fondés sur 9 scénarios alternatifs, convergent tous pour démontrer les bénéfices immenses que la France retireraient d’une sortie de l’euro, notamment en termes de croissance économique (avec un gain de +8 à +21 % en 4 ans), d’emploi (avec une baisse de 1 à 2 millions de chômeurs), de réduction de la dette publique (qui régresserait rapidement de l’ordre d’une dizaine de points de PIB), et de réindustrialisation.

 

Ce procédé consistant à jeter l’opprobre pour éluder tout débat de fond est d’autant plus scandaleux que M. Sapir n’était pas présent sur le plateau pour défendre son honneur et pour présenter de façon argumentée les résultats de ses études.

 

Pour faire bonne mesure, le même jour, Jean-Marie Colombani, ancien directeur du Monde, a publié sur DirectMatin une tribune assimilant les détracteurs de l’euro au régime de Vichy.

jean-marie-colombani-invite-invites-emmanuele-bernheim-xavier-fontanet

L’amalgame coordonné auquel se sont livrés MM. Moscovici et Colombani apparaît sous un jour spécialement répugnant lorsque l’on rappelle par exemple :

 

  • que le peuple suédois a rejeté l’euro par référendum le 14 septembre 2003, avec une majorité claire de 57 % et une participation massive de 83 %. Depuis lors, la Suède caracole en tête de la croissance et du taux d’emploi parmi les États membres de l’UE.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, le peuple suédois serait un peuple d’extrême droite ?

 

  • que le grand syndicat britannique des transports RMT (Rail, Maritime and Transport) – qui compte 80 000 adhérents – demande la sortie du Royaume-Uni de l’UE (avec le thème « Non à l’UE, oui à la démocratie ») et rejette a fortiori l’idée que l’euro puisse être adopté un jour par les Britanniques. 

À en croire MM. Moscovici et Colombani, ce grand syndicat situé très à gauche serait un syndicat d’extrême droite ?

 

  • que deux ministres de l’actuel gouvernement britannique, MM. Philipp Hammond (Défense) et Michael Gove (Éducation), ont demandé publiquement, le 13 mai 2013, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Ils l’ont fait sans être désavoués par le Premier ministre, qui a au contraire décidé d’organiser un référendum sur cette question.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, le gouvernement britannique, que François Hollande est d’ailleurs allé rencontrer à Londres tout dernièrement, serait un gouvernement d’extrême droite ?

 

  • que M. Hans Olaf Henkel, ancien Président de la Fédération professionnelle de l’industrie allemande, équivalent du MEDEF français, est candidat tête de liste nationale aux élections européennes de 2014 en Allemagne du parti anti-euro Alternativ für Deutschland (AfD).

À en croire MM. Moscovici et Colombani, celui qui était il y a quelques années encore l’alter ego de Laurence Parisot serait un homme d’extrême droite ?

 

  • que 5 prix Nobel d’économie – James Mirrlees, Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Christopher Pissarides et Thomas Sargent - ont appelé solennellement et publiquement l’Espagne à sortir de l’euro dans son propre intérêt, dans un article de mai 2013 du magazine espagnol Expansión.com.

À en croire MM. Moscovici et Colombani, ces 5 prix Nobel d’économie (dont 3 Américains, 1 Britannique et 1 Chypriote) seraient, eux aussi, d’extrême droite ?

 

Les nombreux exemples étrangers révèlent à quel point les attaques convergentes de MM. Moscovici et Colombani, qui tentent de faire croire que les opposants à l’euro seraient des nostalgiques du fascisme, sont des calomnies qui méprisent l’intelligence des Français.

 

 

Elles montrent que l’oligarchie européiste, aux abois, ne sait plus comment défendre l’euro et la construction européenne autrement qu’en ayant recours à ce procédé d’intimidation et de manipulation des foules appelé « reverse psychology ». C’est-à-dire en faisant mousser exclusivement le Front National comme prétendu seul opposant à l’euro et en amalgamant ainsi mensongèrement ce sujet décisif à l’extrême droite.

 

 

Pour bien jouer le rôle qui lui est dévolu par le système qu’il prétend combattre, le Front National vient d’ailleurs de nouer des alliances avec les pires mouvements d’extrême droite en Europe, donnant ainsi du grain à moudre aux calomniateurs.

 

L’UPR, qui est le mouvement politique français en plus forte croissance, qui regroupe des Français de toutes les convictions et origines, dont le programme s’inspire étroitement de celui du Conseil national de la Résistance, et qui n’a rien à voir avec quelque extrémisme que ce soit, demande une nouvelle fois à être admise à s’exprimer sur les médias de grande diffusion pour expliquer, de façon sérieuse, réfléchie et pondérée, pourquoi l’euro et l’Union européenne entraînent la France dans la catastrophe et pourquoi la France doit en sortir au plus vite.

 

source: http://www.upr.fr/

Partager cet article
Repost0
10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:08

Lu sur Voie Militante

De pathétiques invectives de Moscovici contre Jacques Sapir

Par      • 6 fév, 2014 • Catégorie(s): Economie et social  Economie et social    

Pierre Moscovici : Jacques Sapir est d’extrême droite“.  Morgue classique chez les grands prêtres d’une religion agonisante qui demande de plus en plus de sacrifices humains pour apaiser les dieux… euh les financiers !

Moscovici avait-il déjà croisé une personne de gauche dans sa vie? Il utilise ici une méthode stalinienne très classique : si on n’est pas d’accord avec lui on est bien sûr d’extrême droite !  Si Jacques Sapir est d’extrême droite, je suis aussi d’extrême droite et pire beaucoup de français seront bientôt vraiment d’extrême droite, si cette folie collective se poursuit !

Jacques Sapir

Le problème avec Jacques Sapir, partisan déclaré de JP Chevènement, c’est qu’il n’éructe pas. Il n’insulte pas. Au contraire, il explique. Il argumente, calmement, posément et pire il utilise un langage compréhensible ce qui est crime de lèse majesté  pour un économiste. C’est donc un terrible danger public pour cette classe politique d’imposteurs menteurs et manipulateurs qui, à bout d’arguments, n’a plus que l’insulte et le dénigrement comme arme!

Réponse de Jacques Sapir à cette grotesque attaque dans son blog : Ce que Sartre aurait appelé des “saloperies”

Hollande n’aura retenu aucune leçon de  l’histoire. Il nous enferme dans une rigueur mortifère pour sauver l’Euro comme autrefois Pierre Laval (socialiste lui aussi à cette époque) avait enfermé le pays afin de sauver un Franc fort. Le résultat ne fut pas bon et pire cette rigueur retardait le réarmement. Ce furent aussi les politiques menées par le  chancelier Bruning en Allemagne et Edgard Hoover aux USA qui avaient tous deux imposé cette même politique de rigueur à leurs pays respectifs. … Oui, parfums fétides des années 30 !

Pierre Laval

 

Les explications de Jacques Sapir sont  claires et contraires à la logorrhée dominante. Elles sont donc très dangereuses. Par exemple, quelques faits rappelés sur le chômage dans CSOJ (Ce Soir Ou Jamais), émission qu’il était temps d’enlever du PAF. Car, c’est d’amusement – et de temps de cerveau disponible – dont les moutons ont besoin pour être tondus. Pas de réfléchir.


Partager cet article
Repost0
9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 11:53

L’association CO.U.R.R.I.E.L. lance une campagne de signatures contre la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires, le M’PEP soutient cette initiative.

Le 8 février 2014.

Cette charte se présente de manière à protéger et promouvoir les parlers régionaux en tant que patrimoine culturel de notre pays. C’est exactement l’inverse ! Elle est en réalité un dispositif inutile, inapplicable et dangereux.

Cette « charte » ne crée pas un droit aux langues régionales, qui existe déjà de fait : elle crée un droit à ne pas parler français en France.

Les sénateurs doivent se prononcer prochainement.

C’est pourquoi le M’PEP soutient la une pétition de l’association CO.U.R.R.I.E.L. avec d’autres défenseurs de la langue française que vous pourrez signer.

Communiqué du COURRIEL

L’association CO.U.R.R.I.E.L. lance une campagne de signatures contre la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires.

Signer cette pétition est un acte républicain.

Cette charte paraît, en effet, n’être rien d’autre qu’une manière de protéger et promouvoir les parlers régionaux en tant que patrimoine culturel de notre pays. C’est en réalité un dispositif inutile, inapplicable et dangereux tel qu’il est exposé dans le texte ci-dessous, adopté par l’association CO.U.R.R.I.E.L. et adressé aux députés avant le vote du 28 janvier dernier. Les sénateurs doivent se prononcer prochainement.

 "Cette « charte » ne crée pas un droit aux langues régionales, qui existe déjà de fait : elle crée un droit à ne pas parler français en France."

C’est pourquoi nous lançons une pétition avec d’autres défenseurs de la langue française que vous pourrez signer.

PÉTITION

Le Président de la République s’est engagé pendant la campagne présidentielle à faire ratifier la charte des langues régionales et minoritaires. Cette volonté a été confirmée par le premier Ministre Jean-Marc Ayrault qui souhaite profiter de la prochaine modification de la constitution pour introduire cette charte dans l’ordre juridique français et va rencontrer les différents partis prochainement dans cet objectif.

Si nous estimons que les langues régionales et minoritaires doivent être préservées, la ratification de la charte des langues régionales et minoritaires soulève d’inextricables difficultés et est contraire aux principes républicains.

Pour vous en convaincre et envisager les conséquences d’une ratification, nous allons nous appuyer sur deux documents qui donnent une idée des conséquences concrètes d’une telle ratification : la proposition de loi 3008 déposée 7 décembre 2010 à l’Assemblée nationale et le rapport 657 du 22 juin 2011 présenté au Sénat.

Un dispositif inutile

Le rapport susmentionné pointait la diversité des situations des différents langues concernées tant en termes de nombre de locuteurs que d’étendue géographique. En outre, la constitution a de fait confié la responsabilité des langues régionales aux collectivités locales en les introduisant dans la partie consacrée aux dites collectivités.

A cela il faut ajouter que les dispositions existantes permettent de proposer une offre déjà conséquente qu’il ne semble pas nécessaire d’accroître, ce à quoi s’ajoute une action importante de l’audiovisuel public.

En outre, l’investissement déjà fort de l’éducation nationale permet de répondre largement aux demandes exprimées. De même le service public de l’audiovisuel est également mobilisé à travers les contrats d’objectifs de France Télévision et Radio France.

Enfin, il convient de signaler que le coût potentiel des mesures énumérées par le texte pourrait se révéler extrêmement important pour des finances publiques.

Une application problématique

On peut citer ici quelques exemples où l’application du dispositif serait proprement quasi impossible à réaliser.

Dans le domaine juridique, l’application de la charte induirait l’obligation de traduire les dizaines de milliers de page de la loi française. On imagine combien cela serait coûteux, à supposer même que ce soit possible même à long terme. En outre, l’usage des langues régionales dans la vie commerciale serait source d’immenses difficultés : cela obligerait les tribunaux à traduire des documents en français avec toutes les difficultés inhérentes à ce genre d’exercice. Et quid du cas où les échanges se feraient, par exemple, entre l’Alsace et la Bretagne ?

De même, dans la fonction publique ou dans les assemblées délibérantes, la co-officialité supposerait que les personnels de l’état maîtrisent la langue régionale concernée. On imagine la difficulté : une même personne, en changeant d’affectation, devrait apprendre au cours de sa carrière une ou plusieurs langues régionales avec un degré de maîtrise suffisant pour faire face à la complexité des situations juridiques. Il est évident que cela s’avère parfaitement irréaliste.

Enfin, la volonté de rendre l’enseignement obligatoire (avec droit de refus de la part des parents) ou de créer un droit opposable à l’enseignement des langues régionales dans l’enseignement public semble tout aussi illusoire. Dans les deux cas, cela amènera l’enseignant à professer alternativement en deux langues, situation insupportable pour les enseignants ainsi que pour les enfants.

Un danger pour la République

La République française se définit comme une et indivisible. La ratification de la charte des langues régionales et minoritaires serait en contradiction avec ce principe puisqu’elle aboutirait à la création de droits collectifs et à la reconnaissance de minorités.

En outre, le fait d’enseigner en France dans une autre langue que le français apparaît particulièrement dangereuse dans la mesure où cela conduirait à faire de certains français de véritables étrangers les uns pour les autres par le biais de la langue. Ce serait la fin de la conception universaliste de la citoyenneté et l’éclatement des territoires de la Nation laquelle serait intégrée de facto dans une Europe fédéraliste des régions.

On peut noter, à ce propos, que l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter s’est opposé à cette ratification, considérant que celle-ci « serait donner un fondement légal, sur la base d’une convention internationale, à la revendication collective des régionalistes les plus radicaux ».

Enfin, la France n’est pas le seul pays à ne pas avoir ratifié ou signé la charte : vingt-trois membres du Conseil de l’Europe ne l’ont pas fait y compris des pays comme l’Italie, le Portugal ou la Belgique dont nul ne saurait dénier le caractère démocratique. La non ratification ne constitue en rien une anomalie qui révélerait un mépris ou une détestation des langues régionales mais relève d’un choix politique que nul n’est contrait de faire sous peine d’indignité. Un danger pour la langue française

La ratification de la Charte européenne serait en outre un nouveau coup porté à la langue française et à la francophonie internationale. Notre langue déjà harcelée, en France même, par les tenants du tout-anglais serait ainsi prise en tenaille entre le Business Globish en pleine expansion et les langues régionales. L’affaiblissement de fait du statut officiel du français ferait triompher les partisans de l’anglais, devenu « langue officielle de l’Europe ».

En fait, plus qu’un droit aux langues régionales, il s’agirait en réalité, bien davantage, d’un droit à ne pas parler le français, celui-ci devenant une langue parmi d’autres.

Conclusion

Inutile et problématique concrètement, la ratification de la charte est une erreur dramatique pour notre pays. La promotion des langues régionales est aujourd’hui assurée pleinement avec les dispositifs existants. Ce texte n’est pas un texte visant à protéger la diversité culturelle mais un texte politique qui vise à mettre à bas le modèle républicain français. Développons notre patrimoine linguistique régional, enseignons-le avec les moyens nécessaires dans le cadre du service public de l’éducation et donnons les moyens financiers aux collectivités et aux associations de développer des initiatives sans pour autant créer des droits spécifiques pour des groupes particuliers de locuteurs.

Madame, Monsieur le(a) député(e), nonobstant l’engagement de campagne du Président de la République, voter ce changement de la constitution constituerait une grave atteinte aux fondements républicains de notre pays. Ainsi nous nous permettons de vous rappeler les conclusions de la plus haute cour de justice de notre pays.

Le Conseil constitutionnel en 1999, avait noté qu’en conférant « des droits spécifiques à des “ groupes ” de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de “ territoires ” dans lesquels ces langues sont pratiquées, [cette Charte] porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ».

Prendrez-vous le risque d’une aussi grave rupture ? Nous sommes confiants dans votre sagesse et sommes convaincus qu’après mûre réflexion vous renoncerez à ce dramatique projet en votant contre ce texte lorsqu’il vous sera soumis.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur le(a) député(e), nos plus respectueuses et républicaines salutations.

 

Un courrier électronique de confirmation vient d'être envoyé à genestal-yvette@orange.fr. Vous devrez visiter l'adresse Web mentionnée dans ce courrier pour valider votre signature.

323 Signatures

Date Nom et prénom Département
8 février
MORVAN François
92110
8 février
NAÏLI Mehdi
26150
8 février
Michele Dessenne
93110
8 février
ROY Alexandre
17810
8 février
ORJOL Denis
22300
8 février
Triolle Philippe
38500
8 février
brondy nicole
83500
8 février
Blin Thierry
75012
8 février
Ganivet Yannick
37520
8 février
PEUCH Pierre
19200
8 février
Vitorge Romain
75018
8 février
Desmaris Roland
01380
8 février
Desmaris Roland
01380
8 février
russo salvatore
67000
8 février
PREVOST Jacqueline
94270
8 février
NORMAND Isabelle
75020
8 février
Forget François
75019
8 février
muller michel
93200
8 février
Clamens monique
34500
8 février
place patrice
71600

... | 140 | 160 | 180 | 200 | 220 | 240 | 260 | 280 | 300 | 320

 

Lu sur le site du M'Pep

Partager cet article
Repost0
8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 14:11

charonne-2014a.jpg

charonne-2014b.jpg

cliquez pour agrandir

 

 

Précisions

C'était alors, sous la présidence de De Gaulle, Maurice Papon qui était Préfet de police. Il a été également impliqué dans la répression sanglante de la manifestation organisée par le FLN le 17 Octobre 1961 à Paris.

Secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande il ne fut pas poursuivi pour collaboration à la fin de la seconde guerre mondiale.  Au contraire il continua sa carrière de haut fonctionnaire, contre l'avis du Comité de Libération de Bordeaux.  Nommé préfet régional pour l'Est de l'Algérie en 1957, Papon met en œuvre les mêmes techniques que celles utilisées à Alger pour lutter contre les actions du FLN : déploiement des « détachements opérationnels de protection » (DOP) spécialisés dans les interrogatoires, c'est-à-dire la torture.  Il a été condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité pour sa responsabilité dans la déportation de juifs français alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde de 1942 à 1944.  

 

Partager cet article
Repost0
7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:55

Nous publions un article édité par Voie militante en 2013.  Très pédagogique et toujours d'actualité.  Des milliards sont volés à ceux qui travaillent pour récompenser les banques d'avoir déclenché une crise dramatique pour les salariés...  C'est un vrai encouragement à récidiver puisque les banquiers  pourront continuer à spéculer.    Avec l'argent des salariés et des contribuables.  Nous rappelons qu'Action Communiste réclame l'annulation de la dette qui est dûe à ces milliards versés aux banques.

 

1616 milliards pour les banques entre 2008 et 2011 !

Par           

Les banquiers européens ont un appétit insatiable !Le rapport publié le 21/12/2012 est un excellent travail de la commission Européenne de Bruxelles, dans lequel vous pourrez apprendre avec une joie non dissimulée que le total des aides publiques européennes données au secteur bancaire entre octobre 2008 et décembre 2011 a atteint la très modique somme de 1 616 milliards d’euros… contre 82.9 milliards à l’économie réelle!

Concernant les aides apportées aux banques :

  • 1 174 milliards d’euros afin de renflouer leurs liquidités,
  • 442 milliards d’euros pour soulager leur solvabilité et les délester de leurs créances toxiques.

Rassurez vous contribuables : votre argent n’a pas été donné aux fainéants et dépensiers latins qui ne savent pas gérer leur banques, mais à de sérieux gestionnaires !

  • 19% pour le Royaume-Uni : nous pouvons être contents que nos impôts renflouent la City afin que les riches exilés fiscaux français puissent aller y payer moins d’impôts… à nos frais.
  • 16% pour l’Irlande pour leur permettre de continuer le dumping fiscal… à nos frais.
  • 16% pour l’Allemagne, afin que les donneurs de leçon allemands puissent continuer à nous donner des leçons de bonne gestion… à nos frais !

Un coup de grâce apporté à l'économie irlandaise ?Si, dans le cas Irlandais, une partie des aides a probablement servi à éponger l’éclatement de la bulle immobilière, il est clair que dans le cas du Royaume-Uni et surtout en Allemagne c’est pour sauver les  actionnaires, créanciers obligataires, investisseurs, spéculateurs… qui ont fait des placements bien trop risqués.

Les aides accordées à l’économie réelle l’ont été dans un cadre temporaire!

Afin d’éviter l’assèchement du crédit, les états, quant à eux, ont dépensés 82.9 milliards pour l’économie réelle. Notons qu’il est précisé que les aides accordées à l’économie réelle sont temporaires.

Les aides accordées au banques sont, quant à elles,  destinées à perdurer !

En dehors des centaines de milliards prêtés par la BCE, l’année 2012 aura vu les banques espagnoles bénéficier d’une première tranche de 39 milliards d’euros (10% des actifs pourris espagnols). Le système bancaire de la gigantesque île de Chypre a reçu de son côté 10 milliards d’euros !!!

Tout cela explique en partie pourquoi la bourse monte alors que l’économie sombre.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents