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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 14:08

Lu sur le blog de Roger Colombier

Des travailleurs détachés en France payés 2, 22 euros de l'heure

23 Novembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleurs Publié dans #politique

Brut de fonderie sur Ouest-France de ce jour:
Sur un chantier photovoltaïque, les autorités ont découvert qu'une société hongroise employait des travailleurs détachés, qui effectuaient 11 heures de travail payées 8, pour 2,22 € par heure, 6 jours sur 7 !

La préfecture de Gironde a annoncé vendredi avoir suspendu d'activité une société hongroise, intervenant sur un chantier photovoltaïque, qui rémunérait ses ouvriers 2,22 euros de l'heure, pour huit heures quotidiennes malgré une durée de travail de plus de 11 heures et six jours sur sept.

Par un arrêté, consécutif à une inspection de contrôle mercredi par la gendarmerie, l'Urssaf et l'Inspection du travail, le préfet a interrompu l'activité de la société de chaudronnerie OLP-TECH, un des sous-traitants sur le chantier de la centrale photovoltaïque d'Arsac, à 20 km au nord de Bordeaux.

11 h de travail, payées 8 !

Ce contrôle a établi qu'OLP-TECH, dont le siège est à Teresztenye (nord-est de la Hongrie), employait ses 31 ouvriers, soit tout son effectif, « dans des conditions contraires au Code du Travail: rémunération sur une base quotidienne de huit heures pour une durée effective de travail de 11 heures 30, six jours sur sept, salaire de 2,22 euros par heure effectuée », souligne la préfecture.

La plupart des ouvriers étaient des étrangers, qui se sont présentés comme des travailleurs détachés. Au regard du « cumul des faits et de leur gravité », l'activité d'OLP sur le chantier a été arrêtée pour trois mois, indique la préfecture, ajoutant que le Parquet avait été saisi des infractions pour y donner une suite judiciaire.


Note de ma pomme: Je ne sais pas si je vais oser un commentaire vis-à-vis de cette Europe capitaliste libre et non faussée qu'on ne veut pas quitter mais humaniser...

Peut-être une petit dessin alors...

Des travailleurs détachés en France payés 2, 22 euros de l'heure

Encore que dans Ouest-France, ce n'est même pas des travailleurs payés au SMIC, mais au ras des pâquerettes. Mais j'ai dit que je ne ferai pas de commentaire... Et donc encore Ouest-France. Pas pour rire.

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 11:24



Article EDT pour Vivelepcf, repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le 2 décembre 1914, Karl Liebknecht, député social-démocrate (SPD), est le seul à voter contre les crédits de guerre au Reichstag, le parlement allemand.



Le 4 août précédent, il s’était élevé une première fois contre ces crédits et avait dénoncé le caractère impérialiste de la guerre qui débutait. Mais, se conformant à la discipline de vote en cours dans groupe social-démocrate, il n’avait pas voté contre.

Après 4 mois de boucherie, il franchit le pas et vote contre. Son acte hautement courageux est historique. Il rompt avec l’Union sacrée allemande et les reniements du SPD. Il rejoint le Parti social-démocrate de Russie dirigé par Lénine et quelques rares dirigeants des partis socialistes européens dans le refus et la dénonciation de la guerre impérialiste, dans la fidélité aux résolutions bafouées par les appareils réformistes de l’Internationale socialiste, notamment celle du congrès de l’Internationale de Bâle en novembre 1912 dont voici un extrait :



« Si une guerre menace d’éclater, c’est un devoir de la classe ouvrière dans les pays concernés, c’est un devoir pour leurs représentants dans les Parlements, avec l’aide du Bureau international, de faire tous leurs efforts pour empêcher la guerre par tous les moyens qui leur paraissent les mieux appropriés, et qui varient naturellement selon l’acuité de la lutte des classes et la situation politique générale.

Au cas où la guerre éclaterait néanmoins, ils ont le devoir de s’entremettre pour la faire cesser promptement et d’utiliser, de toutes leurs forces, la crise politique et économique créée par la guerre, pour agiter les couches populaires les plus profondes et précipiter la chute de la domination capitaliste. »



Nous reproduisons ci-dessous une traduction de l’intervention de Karl Liebknecht au Reichstag le 2 décembre 1914.

En 1916, il sera emprisonné.

Avec Rosa Luxemburg, Liebknecht allait être, le 1er janvier 1919, un des cofondateurs et premier dirigeant du Parti communiste allemand (KPD). Le 15 janvier 1919, ils seront tous les deux lâchement et sauvagement assassinés, lors de la révolte spartakiste, par les forces de répression commandées par le social-démocrate Noske.

 

Déclaration de Karl Liebknecht au Reichstag, le 2 décembre 1914



« Je motive ainsi qu’il suit mon vote sur le projet qui nous est soumis aujourd’hui.

 

Cette guerre, qu’aucun des peuples intéressés n’a voulue, n’a pas éclaté en vue du bien-être du peuple allemand ou de tout autre peuple. Il s’agit d’une guerre impérialiste, d’une guerre pour la domination capitaliste du marché mondial et pour la domination politique de contrées importantes où pourrait s’installer le capital industriel et bancaire. Au point de vue de la surenchère des armements, c’est une guerre préventive provoquée solidairement par le parti de guerre allemand et autrichien dans l’obscurité du demi-absolutisme et de la diplomatie secrète.

C’est aussi une entreprise de caractère bonapartiste tendant à démoraliser, à détruire le mouvement ouvrier grandissant. C’est ce qu’ont démontré, avec une clarté sans cesse accrue et malgré une cynique mise en scène destinée à égarer les esprits, les événements des derniers mois.

Le mot d’ordre allemand : «  Contre le tsarisme  » tout comme le mot d’ordre anglais et français : «  Contre le militarisme  », a servi de moyen pour mettre en mouvement les instincts les plus nobles, les traditions et les espérances révolutionnaires du peuple au profit de la haine contre les peuples. Complice du tsarisme, l’Allemagne, jusqu’à présent pays modèle de la réaction politique, n’a aucune qualité pour jouer le rôle de libératrice des peuples.

La libération du peuple russe comme du peuple allemand doit être l’œuvre de ces peuples eux-mêmes.

Cette guerre n’est pas une guerre défensive pour l’Allemagne. Son caractère historique et la succession des événements nous interdisent de nous fier à un gouvernement capitaliste quand il déclare que c’est pour la défense de la Patrie qu’il demande les crédits.

Une paix rapide et qui n’humilie personne, une paix sans conquêtes, voilà ce qu’il faut exiger. Tous les efforts dirigés dans ce sens doivent être bien accueillis. Seule, l’affirmation continue et simultanée de cette volonté, dans tous les pays belligérants, pourra arrêter le sanglant massacre avant l’épuisement complet de tous les peuples intéressés.

Seule, une paix basée sur la solidarité internationale de la classe ouvrière et sur la liberté de tous les peuples peut être une paix durable. C’est dans ce sens que les prolétariats de tous les pays doivent fournir, même au cours de cette guerre, un effort socialiste pour la paix.

Je consens aux crédits en tant qu’ils sont demandés pour les travaux capables de pallier à la misère existante, bien que je les trouve notoirement insuffisants.

J’approuve également tout ce qui est fait en faveur du sort si rude de nos frères sur les champs de bataille, en faveur des blessés et des malades pour lesquels j’éprouve la plus ardente compassion. Dans ce domaine encore, rien de ce que l’on pourra demander ne sera de trop à mes yeux.

Mais ma protestation va à la guerre, à ceux qui en sont responsables, à ceux qui la dirigent; elle va à la politique capitaliste qui lui donna naissance; elle est dirigée contre les fins capitalistes qu’elle poursuit, contre les plans d’annexion, contre la violation de la neutralité de la Belgique et du Luxembourg, contre la dictature militaire, contre l’oubli complet des devoirs sociaux et politiques dont se rendent coupables, aujourd’hui encore, le gouvernement et les classes dominantes.

Et c’est pourquoi je repousse les crédits militaires demandés. »



KARL LIEBKNECHT.

Berlin, le 2 décembre 1914.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 22:35

Lu sur Médiapart

Edition : Educateurs prioritaires

Double peine pour les exclus des ZEP

Alors que les académies communiquent, très progressivement et par l'intermédiaire des maires des communes concernées, la liste des établissements finalement inclus dans la nouvelle carte de l'éducation prioritaire, les exclus des ZEP se mobilisent. L'inquiétude (voir ici) des parents d'élèves rejoint la colère des professeurs contre une mesure qui vient finalement sanctionner une réussite. Tous vont en plus bientôt découvrir que ce n'est pas simplement leur établissement qui quitte l'éducation prioritaire: les enseignants aussi vont désormais être incités à en partir.

 

La droite en a rêvé, le PS l'a fait

Depuis la rentrée de la Toussaint, de nombreux établissements, un peu partout en France (Paris, Bordeaux, Dijon, Lyon, Grenoble, Lille...) se sont mis en grève, souvent rejoints par les parents d'élèves et les élus, pour protester contre leur éviction de l'éducation prioritaire, alors même que notre système éducatif n'a jamais été aussi inégalitaire.

Même la droite n'avait pas osé le faire alors même que Nicolas Sakozy annonçait vouloir « déposer le bilan des ZEP » (voir ici). Elle avait bien amorcé une tentative en ce sens en créant 3 niveaux de priorité (réforme ambition réussite ou RAR en langue éduc-nat de 2006). Pour le niveau 3, l' «ambition» était, à terme... de le faire sortir de l'éducation prioritaire. Mais faute de temps ou de «courage politique», elle s'était contenté de tarir progressivement les moyens de ces établissements.

L'histoire retiendra donc que c'est le parti politique à l'initiative des ZEP qui aura commencé à liquider les premières d'entre elles. Lorsque les collectifs d'enseignants-parents-élus avancent les dangers de déstabilisation d'un équilibre toujours précaire dans lequel se trouve leur établissement, comme pour l'école rue Jenner dans le 13e à Paris (voir ici) ou que leur population est toujours majoritairement défavorisée comme pour l'école de la rue Küss (voir ici), on répond du côté du ministère que les fins de vie en ZEP seront « naturellement » accompagnées et que des moyens palliatifs seront administrés pendant 3 ans, jusqu'à la sortie définitive. Mais consciente du danger de voir se rejouer, après l'épisode des rythmes, une nouvelle crise majeure avec les élus locaux (même socialistes voir ici et ), Mme Vallaud-Belkacem vient de faire une concession: elle a annoncé à l'Assemblée nationale (voir ici) vouloir désormais « prendre en considération des écoles, même si, géographiquement, elles ne font pas partie des REP ». On ressent la fâcheuse impression d'une navigation à vue, calquée sur le niveau de mobilisation des parents et des personnels.

 

Mais l'angoisse et « l'inquiétude » qui persistent malgré tout (voir ici) nous invitent à considérer un instant les conséquences très concrètes de ces sorties. Ne plus être en ZEP entraine la disparition immédiate du verrou limitant les effectifs; les classes pourront alors dépasser 25 élèves. L'encadrement, les surveillants, les heures allouées pour les enseignements et les dispositifs d'aides aux élèves les plus en difficulté, les projets...tout sera remis en cause et donnera lieu à des marchandages annuels dont l'issue renverra immanquablement les quémandeurs à leur nouveau statut d'ostracisé. Mais surtout, la mixité sociale de ces établissements sera inévitablement remise en cause. Tous les parents acceptant de jouer le jeu de la carte scolaire tant qu'il est contrebalancé par des compensations notables risquent tout simplement de ne plus l'accepter à l'avenir.

D'autre part, un des leviers d'action pour garantir la stabilité des équipes résidait dans les « bonus » de mutation dont elles bénéficiaient pour exercer en éducation prioritaire. Le ministère vient justement de faire paraitre dans le bulletin officiel du jeudi 6 novembre 2014 (voir ici) la réforme de ces bonifications. Une fois n'est pas coutume, ces mesures ne font pas l'objet d'une intense communication. Et pour cause, elles risquent tout bonnement, dans les trois ans qui viennent, de faire fuir de ces établissements tous les enseignants en poste. En effet, par cette réforme, on change les règles des mutations en cours de jeu pour bon nombre d'enseignants. Les déjà malchanceux professeurs sortis de ZEP et plus largement tous ceux, beaucoup plus nombreux, exerçant dans les établissements Prioritaires dont la difficulté justifiaient d'une Valorisation (les APV) se voient annoncer qu'ils ont 3 ans pour utiliser leurs points déjà acquis avant de basculer dans le régime général (soit 10 point par an à l'avenir contre 400 points au bout de huit ans auparavant). Dans l'académie de Créteil, la majorité des établissements du secondaire justifie d'une valorisation aujourd'hui. Après la réforme, ils ne seront plus que 130 sur ...647.

 

"Je suis venu te dire..."

Naturellement ce changement ne restera pas sans conséquence. Tous les enseignants risquent effectivement de partir sous 3 ans de ces établissements déclassés. Ne pas le faire serait prendre le risque de rempiler pour quinze ans, si ce n'est plus. Cette perspective en réjouira peut-être certains (une fois qu'ils auront digéré la perte de leur prime et la détérioration de leurs conditions d'enseignement) mais pour la grande majorité des enseignants, c'est un départ qui s'annonce. Les parents qui se mobilisent afin que leur petit dernier bénéficie des mêmes conditions d'études que leur ainé ne découvriront que plus tard cette conséquence inattendue d'une sortie de ZEP qu'on leur promettait pourtant douce.

 

 Comme vous ne voulez pas y aller, on va vous empêcher d'en partir

A long terme et passé ce sursis de 3 ans, l'information va circuler : il sera devenu impossible pour un enseignant du secondaire de quitter les académies déficitaires où pourtant la très grande majorité des jeunes enseignants commencent leur carrière. La nouvelle va se répandre d'autant plus vite que cette situation est déjà une réalité pour les professeurs des écoles primaires et maternelles. Du fait d'un concours académique et non plus national, le département de Seine Saint Denis a enregistré au dernier mouvement 279 demandes de sorties pour 1 demande d'entrée (voir ici). Cela fait évidemment réfléchir les candidats aux concours qui choisissent volontairement de ne pas passer celui de l'académie de Créteil. De là découle des taux de réussite très variables d'une académie sur l'autre (Créteil 87% / Paris 44%). Mais dans le cas d'un concours du secondaire qui reste national, ceci risque évidemment d'aggraver la crise de vocation dont on mesure déjà l'étendue, aux vues des très nombreux postes actuellement non pourvus. Quel étudiant s'engagerait dans une carrière d'enseignant s'il apprend que sa première affectation risque de durer entre 15 et 20 ans ?

Bien sûr, il restera les établissements ultra sensibles et sensibles (les REP+ et les REP), ceux qui à eux seuls justifient le sacrifice de tous les autres. Les enseignants qui y exerceront seront les derniers à bénéficier de bonus de mutations (ils offriront respectivement 160 et 320 points au bout de 5 ans) et seront les seuls à avoir la garantie d'effectifs limités à 25 par classe. Mais en l'absence de réelles mesures incitatives, comme un véritable «choc indemnitaire» (il est de +100 euros par mois actuellement pour les REP+ et +50 euros pour les REP) ou de très significatives améliorations des conditions d'exercices (actuellement, seulement 1h30 de pondération par semaine et quelques jours de formation pour les seuls REP+), ces établissements ne seront composés que d'enseignants qui sont là pour ...repartir au bout de 5 ans. Comme un aveu, on se contente d'augmenter les postes aux concours, ce qui est un début bien sûr, mais sans réellement se donner les moyens de les rendre attrayants. A ce titre, l'annonce opportune faite aujourd'hui par la ministre d'un concours exceptionnel destiné aux contractuels et offrant 500 postes supplémentaires dans l'académie de Créteil pour la rentrée 2015 est symptomatique (voir ici). Comme si cette nouvelle pouvait remonter le moral des professeurs du 93 qui s'apprêtent à faire grève... demain.

 

Punir deux fois pour une faute qu'on n'a pas commise est donc le choix qui vient royalement finaliser la réforme de l'éducation prioritaire. Les établissements exclus de ZEP vont donc perdre leurs moyens et leurs enseignants. Pour un gouvernement qui avait comme priorité la jeunesse et le redressement dans la justice, on peut sans aucun doute parler de double faute.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 18:39

Envoi de Michel Peyret. 

Commentaire : Quelles seront les frontières de l'État palestinien que les députés de gauche, les députés Verts et les députés socialistes et quelques députés de droite encore attachés à la politique gaulliste ont reconnu ? Le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas parle des frontières de 1967, Khaled Mechaal, le chef du Hamas, de celles de 1949… Quant aux djihadistes proches des frères musulmans, ils ne veulent pas entendre parler de l'État d'Israël ! Ils veulent bien que les Juifs restent, mais sans État ! Ensuite, s'agira-t-il d'un État laïque, comme le voulait Arafat ? Ou bien va-t-on vers une constitution basée sur le Coran, comme le veut Khaled Mechaal ?  Et un seul Etat, démocratique et laïc, est-ce une totale chimère ou encore une solution raisonnable ? YG.


Palestine-Israël: "Il est temps de penser l'impensable!"

« Dans le même temps, un théoricien et un intellectuel américano-palestinien à la sagesse proverbiale doit se retourner dans sa tombe... Edward Saïd l’avait dit il y a bien longtemps et cela ne pourrait être plus juste aujourd’hui : « La question, je crois, n’est pas de savoir comment trouver les moyens de les maintenir séparés, mais de voir s’il est possible pour eux de vivre ensemble et aussi paisiblement que possible. » Ceux qui préconisent la séparation sont ignorants des complexités des relations israélo-palestiniennes à l’extérieur et à l’intérieur d’Israël. Le paradoxe des politiques d’apartheid en Israël, c’est que celles-ci veulent imposer la séparation entre les colons et les natifs, mais en poursuivant simultanément une expansion qui force l’interaction et dans certains cas, l’intégration. » 

Oui, il est temps, et plus que temps, de « penser l'impensable ! »

Michel Peyret

 


 

Edward Saïd et la solution à un seul état

Soumis par abnah le dim, 26/10/2014 - 10:46

Avec la reconnaissance symbolique cette semaine de l’état de Palestine « à côté de l’état d’Israël » au Royaume-Uni, le débat vieux de plusieurs décennies a été relancé. Les avocats dans la communauté internationale d’une solution à deux états et les inconditionnels des Accords d’Oslo font briller leurs chaussures et ressortent leurs vieux costumes.

Dans le même temps, un théoricien et un intellectuel américano-palestinien à la sagesse proverbiale doit se retourner dans sa tombe... Edward Saïd l’avait dit il y a bien longtemps et cela ne pourrait être plus juste aujourd’hui : « La question, je crois, n’est pas de savoir comment trouver les moyens de les maintenir séparés, mais de voir s’il est possible pour eux de vivre ensemble et aussi paisiblement que possible. »

Ceux qui préconisent la séparation sont ignorants des complexités des relations israélo-palestiniennes à l’extérieur et à l’intérieur d’Israël. Le paradoxe des politiques d’apartheid en Israël, c’est que celles-ci veulent imposer la séparation entre les colons et les natifs, mais en poursuivant simultanément une expansion qui force l’interaction et dans certains cas, l’intégration.

Quelques députés britanniques britanniques ont affirmé dans leurs discours qui ont précédé le vote, qu’il était impossible de croire à une solution à deux états. Ils semblent avoir une très bonne compréhension du niveau de monstruosité atteint par l’occupation et de jusqu’à quel point les colonies de peuplement sont devenues écrasantes dans des territoires qui devraient être palestiniens.

Cependant, les « amis d’Israël » et les sionistes en général sont parvenus à infléchir une initiative même non contraignante et symbolique de reconnaissance de la Palestine, la transformant en reconnaissance conditionnelle attachée à une solution à deux états.

Avec la crise de légitimité à laquelle Israël doit faire face au niveau international, une chaude et importante discussion a lieu entre les groupes sionistes - particulièrement l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee]. Quelques sionistes voient dans une solution à deux états une légitimation permanente et incontestée de l’Etat juif, à condition de maintenir en état de faiblesse et d’instabilité chroniques un état palestinien voisin. D’autres dans les cercles sionistes rejettent absolument toute idée de rendre des territoires puisqu’ils peuvent en voler autant qu’ils veulent et sans la moindre répercussion.

À un moment où les manœuvres politiques coloniales et le discours sectaire et démagogique dominent le conflit, de nombreux chercheurs juifs et palestiniens ont mutuellement insisté pour défendre la seule et unique solution à la crise. Comme Edward Saïd l’a explicité, Oslo « a préparé le terrain pour la séparation, » tandis qu’une paix permanente n’est possible que dans le cadre d’un état israélo-palestinien binational.

L’historien et écrivain Tony Judt a défendu l’idée dans son livre « Israël : l’alternative » qu’ « une véritable alternative au Moyen-Orient dans les années à venir sera entre un Plus Grand Israël ethniquement nettoyé et un état unique et intégré, binational avec les Juifs et les Arabes, les Israéliens et les Palestiniens. »

L’ex-maire adjoint de Jérusalem, Meron Benvenisti, estime que les Israéliens et les Palestiniens vivent déjà dans « une réalité binationale ». Hannah Arendt, Martin Buber, Judah Magnes, Ilan Pappe, et beaucoup d’autres voix juives importantes ont plaidé pour un état binational. Tandis que beaucoup de monde considère l’occupation comme irréversible, de plus en plus nombreux sont ceux qui considèrent que la seule solution viable qui subsiste est la coexistence.

Dans un contexte moderne, la coexistence ne signifie pas une culture imposée. Pourtant dans le cadre du conflit israélo-palestinien, elle l’est. Les raisons sont non seulement liées aux intérêts d’une élite et à l’inertie de la politique internationale, mais également aux idéologies qui conduisent les deux côtés du conflit.

Edward Saïd a présenté la revendication d’une Palestine « principalement et exclusivement » arabe, comme une construction nationaliste et une simplification radicale « d’une terre chargée de beaucoup d’Histoire ». Ce n’est pas alimenter le mythe sioniste que de dire cela, mais plutôt reconnaître la riche nature multiculturelle, multi-ethnique et multi-religieuse de cette Palestine perpétuellement menacée par l’hégémonie sioniste.

Dans une position réaliste mais forte de principes, Saïd admet que les revendications des deux protagonistes d’une terre « promise par Dieu » aux Juifs et d’une terre arabe appartenant aux Palestiniens doivent « être réduites en importance et vidées de leur exclusivisme ». Ceci peut être fait tout en préservant la culture juive et la culture palestinienne, et ainsi que celles de tous les autres groupes de moindre importance dans l’intervalle.

Si ce n’est ni une terre exclusivement juive, ni une terre exclusivement arabe, alors qu’est donc la Palestine et comment peut-elle être un un-état binational offrant une solution qui peut durer ? Alors que plusieurs exemples dans l’histoire contemporaine peuvent inspirer le processus de construction d’un seul état, le cas de la Palestine-Israël reste singulièrement complexe à cause de sa longue histoire, de la gravité des dommages infligés, de la réalité coloniale et du déséquilibre des forces en présence.

Selon Saïd, la caractéristique sociale la plus importante pour un seul état en Palestine serait la pratique de la citoyenneté dans un sens moderne du terme. En d’autres termes, en partageant des droits et des responsabilités en vertu d’une loi qui traite tous les individus sur un pied d’égalité, la citoyenneté s’impose alors par rapport au chauvinisme ethnique et religieux. Quand les mêmes privilèges, ressources, et opportunités seront disponibles pour tous, les idéologies nationalistes et les dogmes d’exclusion disparaîtront d’eux-mêmes.

Afin de favoriser le développement par les citoyens d’une nouvelle culture, Saïd suggérait de rédiger une constitution et une déclaration des droits qui reconnaissent le droit à l’autodétermination des deux peuples - comme dans le droit d’adopter librement une vie commune en vertu de la loi.

La question la plus ardue qui a compliqué un processus de paix déjà insoluble est celle de Jérusalem. La complication provient du rejet sioniste d’une alternative laïque régissant la vie sur la terre des religions sémitiques - le Judaïsme, le Christianisme, et l’Islam. Il est essentiel que les deux peuples admettent que leur existence devra se faire sous des règles laïques qui ne minent ni ne menacent le rôle si important joué dans leurs vies par leurs différentes croyances religieuses.

Jérusalem sera, dans un état binational et laïc, la capitale de tous avec un libre et égal accès pour tous. La capitale, comme le reste de la Terre Sainte, devra être protégée et régie en vertu de lois laïques qui protègent les droits civiques et juridiques de ses habitants.

Cette alternative humaniste dont Saïd - comme beaucoup d’autres intellectuels des des côtés - a montré la voie, représente une alternative à une séparation coloniale indigne et/ou à une guerre permanente. Car comme Tony Judt l’a écrit, il est temps de « penser l’impensable ».

 

Vous pouvez consulter cet article à : http://www.middleeasteye.net/columns/memory-edward-said-one-state-solution-117215136

Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach

- See more at: http://www.enfantsdepalestine.org/article/edward-said-et-la-solution-a-un-seul-etat#sthash.mh47mAgR.eKoOthQ1.dpuf

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 18:27

barakeh.jpg

 

Article JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Israel, Etat juif. Rien de nouveau sous le soleil. Sauf que le gouvernement de Netanyahou a décidé d'intégrer la dénomination dans la Constitution. Les communistes, arabes israéliens ont dénoncé la manœuvre. Le débat a été très mouvementé à la Knesset.

 

Cela fait des années que le projet de loi sur la définition d’Israël comme État juif est discuté. Le projet actuel dérive d'une proposition faite en 2011 par le député du Likoud, Zeev Elkin, cela en est sans doute la version la plus extrémiste.

 

« Israel, Etat du peuple juif » : une déclaration de guerre contre les Arabes

 

Ce dimanche 23 novembre, la Knesset (le parlement israélien) devait adopter un projet de loi qui intègre la qualification « Israel, Etat-nation du peuple juif » à la Loi fondamentale, lui donnant une valeur constitutionnelle.

Le symbole est fort envers la minorité arabe, quelques mois après l'offensive sur Gaza. Les conséquences concrètes sont inquiétantes : la loi Juive deviendrait une inspiration pour la législation étatique, tandis que l'Arabe perdrait toute reconnaissance comme langue officielle.

Les Arabes représentent près de 20 % de la population en Israel, ils subissent les discriminations et un statut de seconde zone qui connaîtra une nouvelle dégradation avec cette loi.

Le projet n'a trouvé d'opposition radicale que parmi les députés communistes, membres du Hadash (Front démocratique pour la paix et l'égalité), ainsi que parmi les élus des partis arabes.

 

« Israel – un Etat démocratique et égalitaire », le contre-projet communiste

 

Ainsi, quelques jours avant le vote à la Knesset, le député communiste arabe Mohammed Barakeh a confié au journal Haaretz son impression que :

« Netayanhou pose les fondements constitutionnels d'un régime d'apartheid, réduisant Israël à un statut d'Etat-paria. Il pousse à la guerre contre Gaza et l'Iran, construit des murs de séparation, et perpétue l'occupation et les colonies ».

Barakeh proposait l'adoption d'un contre projet de loi appelé « Israël – Un État démocratique et égalitaire » affirmant que « toute personne en Israël a le droit à une protection égale de la loi et une complète égalité des chances ».

 

Les députés communistes et arabes exclus du Parlement !

 

La discussion le week-end dernier a été très houleuse. Le député communiste Dov Khenin a accusé Netanyahou de « jeter de l'huile sur le feu de la haine ».

Il a ajouté qu' « au lieu de tendre une main aux citoyens arabes, Netanyahou choisit de provoquer. Au lieu de travailler à une réconciliation historique avec le peuple palestinien, il bloque toute avancée vers un accord. Au lieu de construire un avenir fait de paix et d'égalité, il nous conduit à la guerre et à la tragédie. »

Pour d'autres députés, le débat s'est fini hors de l'enceinte parlementaire. Le député arabe de Balad, Jamal Zahalka, a été dégagé de la tribune et conduit manu militari à l'extérieur de l'Assemblée, après qu'il a traité l'intervenant Moshe Feiglin, du Likoud, de « fasciste ».

On peut rappeler que ce fameux Moshe Feiglin est celui qui préconisait, lors de l'attaque contre Gaza, de placer les Palestiniens dans des camps de concentration. Il représente l'aile-dure de la droite sioniste, décidée à annexer Gaza à l'Etat israélien, et à liquider toute résistance.

Le député communiste arabe Mohammed Barakeh a, lui aussi, été expulsé. Encore pour une invective lancée contre Feiglin, lui signifiant qu'il devrait avoir honte de tenir de tels propos.

 

Le gouvernement en difficulté, des milliers de manifestants dans la rue

 

Contrairement aux procédures en vigueur à la Knesset, Barakeh a été viré sans avertissement préalable. Le débat a ensuite été ajourné lundi dernier, après la protestation vigoureuse des députés de l'opposition.

F141129YS20.jpgL'extrémisme de Netanyahou semble lui avoir aliéné une partie de ses alliés naturels, ce qui expliquerait le flottement depuis une semaine et l'ajournement du vote sur le projet de loi controversé.

Le mouvement social et pacifiste a profité de la brèche. Ce samedi 29 novembre, ce sont plusieurs milliers de manifestants décidés à dire « Non » à ce projet raciste et belliciste à Jérusalem. Ils ont entouré la résidence du Premier Ministre.

 

bill-jew.jpgTous dénonçaient la dérive anti-démocratique du Premier ministre, la fin de toute perspective de co-existence avec la minorité arabe avec ce projet et le péril d'une fascisation de la société..

Un nouveau projet de loi devrait être présenté le 7 décembre, dans les mêmes lignes sans doute sous une version légèrement remaniée. Encore une fois, seuls les communistes s'opposeront de façon conséquente à l'accélération de la dérive raciste de l’État sioniste.

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 13:17

Lu sur le blog de la section du PCF de Béziers : Robert Ménard, nouveau maire soutenu par le FN fait installer une crèche dans le hall de l'Hôtel de ville !

LAÏCITÉ !

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 12:23

 

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Trois ans après la « révolution tunisienne » qui a pris de court tout le monde, tout rentre dans l’ordre. La bourgeoisie d’affaires locale, les investisseurs étrangers ont repris la main, confisqué la démocratie : un duel entre libéraux, garants de l’ordre établi attend les Tunisiens au 2nd tour, sur fond de rivalités entre clans dirigeants, intérêts étrangers.

 

« C’est blanc bonnet et bonnet blanc ! ». La phrase de Duclos semble correspondre bien au 2nd tour des présidentielles tunisiennes. BCE, le vieux renard de l’ère Bourguiba/Ben Ali, ami de la France, prêt à faire l’ « Union nationale »  derrière son panache rouge et blanc face à Marzouki, le meilleur ami de la France et du Qatar, le laïc préféré des islamistes.

 

Pour beaucoup de Tunisiens, BCE (Beji Caid Essebsi) a représenté un moindre mal aux législatives face à Ennahdha, et encore aux présidentielles face à Moncef Marzouki, cadavre politique ressuscité par les islamistes, jouant la carte laïque contre les laïcs. 

BCE, à la tête du mouvement « Nidaa Tounes » (Appel de la Tunisie) obtient 39,46 % des voix. Moncef Marzouki, actuel président, candidat du moribond Congrès pour la République (CPR), appuyé par les islamistes, le talonne avec 33,43 %.

 

La bonne surprise, attendue, est la 3 ème place de Hamma Hammami, avec 7,8 % des voix. Il était le candidat du « Front populaire », une formation de gauche radicale, regroupant forces marxistes, patriotiques de gauche, autour du Parti des travailleurs (ex-PCOT).

 

Deux autres candidats ont tiré leur épingle. Grâce à leur fortune, les affairistes Hechmi el Hamdi et Slim Riahi (« le Berlusconi italien » !) ont chacun récolté 5,5 % des voix. Jouant à fond la carte populiste, ils se distinguent aussi par leurs idées néo-libérales.

 

Une société fracturée, des clans dirigeants divisés


Interpréter ce scrutin, c’est d’abord constater une fracture profonde dans la société tunisienne, nette sur la carte du pays.

 

President_Tunisia_2014_1_round.svg.pngLe Sud, rural, plutôt religieux a voté massivement Marzouki. Il obtient 73 % à Gabès, 76 % à Tataouine, 78 % à Kebili, 80 % à Tozeur, il est aussi majoritaire à Sfax, Gafsa, Kairouan. La carte de Marzouki superpose exactement celle du parti islamiste Ennahdha (l'un en vert ci-contre, l'autre en bleu ci-dessous)

Le Nord, urbain, progressiste, sécularisé, a voté majoritairement BCE. Il est majoritaire à Sfax, El Kef, Beja, Sousse, obtient entre 41 et 52 % à Tunis et sa banlieue, et son meilleur score dans la ville historique de Bourguiba, Monastir (60 %). Tout un symbole.

 

Symbole de la personnalisation du scrutin, dans le Centre à Siliana comme à Sidi Bouzid, on a voté pour l’enfant du pays. Hammami arrive en tête à Siliana (32%), un des foyers révolutionnaires, Hamdi obtient un tiers de ses voix à Sidi Bouzid (58% !).

 

A l’étranger, c’est Marzouki, soutenu par les islamistes, qui vire en tête presque partout : en Allemagne (47 %), Italie  (46 %), les pays arabes (46 %), France du nord (42 %). Seule la France du sud a voté plutôt pour le « laic » BCE.

4252919_ide-tunisie-elections-new.jpgLe candidat de la gauche radicale, Hamma Hamammi, obtient néanmoins parmi ses meilleurs scores en Allemagne et en France du nord (entre 10 et 12 %).

 

Fracture géographique, division sociale qu’on peut schématiser entre un camp « progressiste, moderniste, laïc, urbain » intégrant couches moyennes et prolétaires urbains derrière BCE et un camp « islamiste, traditionnaliste, rural » regroupant religieux, prolétariat rural et propriétaires fonciers, derrière Marzouki.

 

Fracture dans la société, divisions dans la classe dirigeante. Le camp « Nidaa Tounes » et celui d’ « Ennadha » – qui a apporté tout son poids derrière Marzouki, seul rival crédible à BCE – regroupent des milieux d’affaires aux allégeances diverses.

Le camp « Nidaa Tounes » a la cote. La moitié des têtes de listes était des hommes d’affaires aux législatives. Pour ne citer qu’elle, la 1 ère fortune du pays, la famille Elloumi, spécialisée dans l’industrie électrique, mais aussi présente dans la finance, l’agro-alimentaire.

Parmi les autres soutiens : la famille Driss, barons du tourisme ; Sellami, qui a fait fortune dans les télécoms ; Ridha Charfeddine, qui gère un groupe florissant s’étendant de la pharmaceutique à l’immobilier ; ou Anis Bouchamaoui, présent dans le ciment, le pétrole et désormais l’importation d’équipements industriels lourds.

Cela mériterait analyse approfondie, mais on repère un certain nombre de secteurs très dépendants des contrats d’Etat, des marchés publics et des marchés européens. C’est une des raisons expliquant le caractère plus « occidental », « régulateur » de Nidaa, ses relations avec ce type d’hommes et femmes d’affaires.


« Ennahdha » s’est targué aussi du ralliement des industriels de premier plan. Dont trois des plus grandes fortunes du pays : Mohammed Frikha (PDG de Telnet, et de la compagnie aérienne Syphax Airlines), Walid Loukil (groupe financier Loukil) et la deuxième fortune du pays : Abdelwahab Ben Ayed (PDG du groupe alimentaire Poulina).

Les industriels, financiers, affairistes derrière Ennahdha sont beaucoup plus liés aux contrats avec le Golfe et à la finance islamique, à la libéralisation des secteurs publics comme à l’exploitation de la terre. D’où le caractère apparemment composite du mouvement : à la fois très libéral, financier, mais aussi terrien et islamique.

 

Enfin, la fracture se repère entre les parrains des mouvements, bien que rien ne soit mécanique ni unilatéral. Le Qatar mise sur Ennadha qui mise sur Marzouki – qui d’agent de la France, s’est fait commis du Qatar pendant son mandat, multipliant les contrats, liant sa politique internationale à celle de l’émirat en Syrie, Libye.

 

Les investisseurs européens miseraient plutôt sur BCE, ancien ambassadeur en Europe, bien connu des chancelleries occidentales (notamment allemande), ami de la France, valeur sûre, moins compromise dans l’immédiat que Marzouki. Sans que la victoire de ce dernier ne les gêne dans leurs entreprises.

 

Quant à Riahi et Hamdi, les deux britannico-tunisiens, plutôt proches de la finance anglo-saxonne. Si Hamdi est directement lié à l’Arabie saoudite, Riahi a des allégeances multiples, obscures : Grande-Bretagne, France, Libye, Arabie saoudite.

 

Une unité idéologique de fond : un consensus néo-libéral !

 

Ces fractures ne doivent pas masquer la profonde unité du « bloc idéologique » sur fond de consensus libéralsur le plan économique, d’une « Union nationale » derrière le patronat, pour appliquer la politique du FMI, via un « gouvernement technocratique ».

 

Les législatives, comme les présidentielles, ont réaffirmé un consensus libéral à 90 %.

 

On retrouve toutes les variantes du libéralisme. Celui néo-libéral, pur et dur, de Riahi et Hamdi – masqué derrière une rhétorique démagogique – faisant l’apologie de l’entrepreneuriat, dirigeant sa colère contre l’Etat.

Celui islamico-libéral clair de Ennahdha qui pointe les « réformes structurelles » à réaliser, la « finance islamique » à développer, les entreprises à privatiser, l’Etat à dégraisser, plus circonspect sur les subventions, base de son électorat. Le meilleur élève du FMI. 

Puis le social-libéralisme, ou mieux le libéralisme régulé, de Nidaa Tounes. Prêt aux « réformes structurelles » de libéralisation du secteur public, du marché du travail, mais dans une planification étatique assurant cadre régulateur, politique d’investissement publique.

 

Des promesses de justice sociale, de démocratie réelle et d’indépendance nationale exprimées en 2011, il ne reste presque plus rien dans ce champ politique.

 

L’alternative identifée dans Hammami et le Front populaire

 

Face au jeu idéologique de la classe dominante tunisienne, parvenue à imposer autant qu’à refléter le clivage réel « moderniste/traditionnaliste », les Tunisiens avaient peu d’alternatives.

 

Ils en ont trouvé une dans Hamma Hammami, qui gagne près de 8 % des voix, avec un score très homogène dans le pays. Outre le pic à Siliana, c’est au Kef qu’il réalise son meilleur score avec 11 % des voix. Il obtient également des bons scores à Sfax, Tunis, Beja.

La dynamique Hammami, « Front populaire » est complexe. Ce qui est sûr, c’est qu’il a incarné l’alternative au consensus dominant, l’esprit de la révolution de 2011.

Le pouvoir, les islamistes l’ont étiqueté depuis longtemps le « communiste », l’« athée ».Opportunisme ou pragmatisme, le PCOT (Parti communiste ouvrier tunisien, d’origine maoïste) avait abandonné il y a 2 ans l’étiquette communiste pour devenir « Parti des travailleurs ». Peine perdue, l’étiquette les suit toujours.

Le Parti des travailleurs a monté une alliance électorale hétérogène, le Front populaire, à l’unité idéologique fragile, avec d’autres formations marxistes, des nationalistes arabes. Il a flirté un temps, avant de s’en distinguer très nettement, avec certains courants islamistes.

Rejetant l’étiquette « communiste », cette étiquette lui colle à la peau. Elle lui fait perdre sans doute des voix dans certains milieux populaires religieux. Mais elle lui en fait gagner dans d’autres : le « communiste » est identifié comme le seul « révolutionnaire », résistant dans cette scène politique verrouillée par les gardiens de l’Ancien régime.

 

L’orage qui vient : ce que prépare le FMI pour la Tunisie

 

Il faudra une résistance populaire – quelle que soit le vainqueur au 2nd tour – face au plan d’austérité qui s’annonce, retardé par l’instabilité politique depuis 3 ans.

 

La classe dominante tunisienne, comme les investisseurs étrangers, n’ont pas accepté les hausses de salaire, le développement de l’Etat tunisien, les grèves à répétition, bref un processus de démocratisation, d’irruption des masses dans la vie politique tunisienne.

Depuis trois ans, ils ne cessent de combiner avec des personnalités comme Hamadi Jebali (leader économique d’Ennadha), Moncef Marzouki. Ils ont trouvé aujourd’hui leur médiateur idoine avec BCE.  

 

Leur idéal : « union nationale » et « gouvernement technocratique ».

Une mascarade d’élection démocratique sanctionnant un consensus idéologique (« union nationale »), qui permet de déléguer la politique à des experts économiques issus des milieux de la banque, de la finance, de la haute administration, le « gouvernement technocratique ».

Derrière cette construction, la leader de l’UTICA, Widad Bouchamaoui – dont la famille richissime a misé à 50/50 % entre le camp Ennahdha et Nidaa Tounes, révélateur ! – a joué un rôle-clé de médiation, entre les partis, les blocs, aussi avec le syndicat UGTT.

 

L’orage qui vient, il viendra avec le plan du FMI, une « aide » de 1,75 milliard de $ en 2013, qui s’ajoute à celui équivalent de la Banque mondiale. Une troisième tranche a été versée en avril (220 millions) mais la moitié de la somme reste à pourvoir.

En échange, le FMI attend une série de réformes drastiques, sur lesquelles nous reviendrons dans un article ultérieur : 

-       dégraissage de l’appareil d’Etat (suppressions de postes de fonctionnaires) ; modération salariale (gel ou baisse des salaires) ;

-          libre-échange (pas de tarifs protectionnistes, fin des subventions) ;

-          réforme fiscale (maintien des privilèges fiscaux pour les entreprises, choc de simplification)

-          réforme des retraites (recul de l’âge de la retraite) ;

-          restructuration des entreprises publiques (libéralisation/privatisation) ;

-          suppression des rigidités du Code du travail (précarisation).

 

Pour la mise en œuvre de ces réformes, le FMI oscille entre optimisme et craintes.

 

Optimisme car « il y a un consensus entre toutes les parties prenantes (au pouvoir) pour le soutien au programme de réformes appuyé par le FMI » et car « la Tunisie, après 3 années d’incertitude qui ont suivi la Révolution, parachève sa transition politique ».

Le FMI rajoute, cette « transition » se traduit par un « accroissement du soutien des bailleurs de fonds ». Autrement dit, la transition vers le maintien de l’ordre établi, loin des promesses de la Révolution, rassure les investisseurs.  


Et pourtant, le FMI exprime ses craintes. Elle ne se rapproche que d’un seul aspect : « l’intensification des tensions sociales – grèves, manifestations – pourrait ralentir la production, retarder la mise en œuvre si cruciale des réformes ».

Ce qu’ils craignent, c’est le peuple, c’est la révolution de nouveau : le pouvoir de la rue, des manifestations, les grèves. Une alternative politique qui naîtrait de ces luttes, et non d’un système politique déjà verrouillé.

 

BCE devrait logiquement être élu président de la République dans quelques semaines. Les Tunisiens choisiront le moindre mal. Ennahdha comme Marzouki feront office de repoussoirs … avant peut-être d’être réintégrés dans les alliances post-éléctorales. Les Tunisiens ne pourront compter que sur eux-mêmes, le pouvoir de la rue.

 

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:29

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Le candidat du Frente Amplio (Front Large), Tabaré Vazquez , a remporté dimanche 3 novembre 2014 le deuxième tour de l’élection présidentielle en Uruguay. Avec plus de 55% des suffrages selon RFI, le successeur de José « Pépé » Mujica qui ne pouvait pas se représenter, élargit l’assise électorale de la gauche, malgré une fin de campagne haineuse de la droite revancharde.

 

Au mois d’octobre dernier, plusieurs titres de la presse française qui s’étaient déjà distingués en prévoyant le retour de la droite au pouvoir au Brésil et au Salvador, tenaient à peu près le même discours concernant les élections uruguayennes. Pour le plaisir, rappelons ce qu’écrivait « Le Monde » daté du 24 octobre 2014.


« Le premier tour des élections présidentielle et législatives en Uruguay, dimanche 26 octobre, s’annonce serré. La coalition de centre gauche, le Frente Amplio (Front Elargi), au pouvoir depuis dix ans, pourrait perdre sa majorité parlementaire. Son candidat à la présidence, Tabaré Vazquez, qui fut le premier chef d’Etat de gauche de l’histoire uruguayenne (2005-2010) et ancien maire de Montevideo, est talonné par Luis Lacalle Pou, du Parti national (Partido Blanco, centre droit). Malgré la popularité du président sortant, José « Pepe » Mujica (79 ans), ancien guérillero Tupamaro, qui bénéficie de l’approbation de 52 % des Uruguayens, certaines réformes, qui l’ont rendu célèbre sur la scène internationale, comme la dépénalisation de l’avortement (en 2012), le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels (2013) et la légalisation du cannabis (2014) ne font pas l’unanimité dans ce petit pays de 3,3 millions d’habitants, de tradition libérale. » Une analyse, osons-le, visionnaire.


Tabaré Vazquez avait recueilli un peu plus de 47% lors du premier tour. Il atteint 55,5% au deuxième en rassemblant un nombre de voix jamais atteint par le Front large depuis sa création. Quant à la majorité parlementaire, elle revient confortablement à la gauche.


Les partis de la droite ripolinée, progénitures honteuses pour beaucoup de la dictature, ont tenté de vendre une politique néolibérale comme une « marée rebelle et conquérante » allant jusqu’à prôner une « révolution positive ». Avec pour phare de la contestation, l’insécurité, les impôts et une volonté raffinée : « dire merde à la gauche ». Du très lourd du côté de Montevideo.

 

On rit de joie dans la plupart des capitales latino-américaines, on frise l’hystérie du côté de Washington. En effet, l’Uruguay ferme le bal des sept élections présidentielles tenues en 2014 sur le continent. Au Costa Rica, le nouvel élu s’affiche plus à gauche (ou moins à droite) que son prédécesseur. Au Salvador, le candidat du Front Farabundo Marti (FMLN) remporte la victoire. Au Panama, le président présenté comme « conservateur » invite Cuba au prochain sommet de l’Organisation des Etats américains au mois d’avril 2015 au grand dam de l’administration US. En Colombie, le nouvel élu accepte, pour la première fois, des négociations de paix avec les FARC qui reprendront cette semaine à La Havane après la libération dimanche d’un général enlevé récemment. En Bolivie, Evo Morales a été triomphalement réélu. Au Brésil, Dilma Rousseff a réussi à battre le candidat des droites. Et voici en cette fin d’année, le Front Large remportant tous les scrutins en Uruguay.

 

L’Amérique latine s’est engagée dans une voie progressiste et de souveraineté à l’égard de l’ancienne puissance dominatrice et coloniale nord-américaine. Aux néolibéraux collent toujours la violence sociale et les politiques d’ajustement structurels décidés par le Fonds monétaire international (FMI). Les populations se souviennent encore des terribles années allant de 1980 à 2004 où la pauvreté avait atteint des sommets. Quant à la plupart des dirigeants de droite, ils restent associés aux dictatures militaires des années 1970 et 1980.


Rien ne fonctionne plus comme avant sur ce continent qui se dote de structures politiques et économiques de coopération et dont les principaux leaders s’illustrent non seulement en assurant le développement de leurs pays mais aussi, et dans le même mouvement, en enrichissant par des réflexions novatrices la construction du « socialisme du XXI eme siècle ». L’administration nord-américaine a investi dans tous les domaines (financement des partis de droite, ingérences, coups tordus). Cela a marché au Mexique, au Honduras et au Paraguay, pas dans d’autres pays qui doivent se méfier : l’impérialisme US en recul dans cette partie du monde ne se contentera pas d’observer les évolutions progressistes et démocratiques sur le continent latino-américain sans réagir. Et comme – des démocrates aux républicains – ils sont capables du pire, l’heure est à la joie mais aussi à la vigilance.

 

José FORT

sur son blog

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:53
Nous reprenons cet article, lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe, qui rappelle ce que le Medef a obtenu pour les patrons, enfin surtout pour les grands patrons ( travailleurs détachés, annulation des impôts sur les dividendes ...) pourtant déjà gâtés avec le Crédit Impôt Recherche, le CICE, 

Ouvrier-detache.jpgLe MEDEF annonce une semaine d’action début décembre pour que les citoyens payent encore plus pour accroitre les dividendes des actionnaires, pour que les salariés acceptent de se faire virer sans motifs, qu'ils acceptent de travailler plus de 40h payées 35h, que les patrons soient totalement exonérés de cotisations sociales et d'impôts, etc... Gattaz veut même obtenir du bénévolat au service des patrons !

Les patrons veulent obtenir :
  • > Le droit de licencier sans motif et sans rien justifier,
  • > La fin des 35h,
  • > La légalisation de l'emploi de salariés étrangers hors droit français.
  • > Le droit de payer des salariés au-dessous du Smic, (mesure à mettre en relation avec leur revendication sur les temps partiels, voir ci-dessous) :
  • > L'annulation de l’obligation d’un minimum de 24 heures par semaine pour les temps partiels,
  • > La remise en cause des seuils sociaux (pour que les patrons puissent faire leurs grosses combines anti-sociales et anti-économiques sans informer le comité d'entreprise)
  • > L'enterrement définitif du « compte pénibilité » (Donc reculer les droits à retraite)
  • > L'annulation de l’obligation d'informer les salariés de la cession de l'entreprise dans les PME,
  • > L'annulation des impôts sur les dividendes, (Ce qui conduirait à l'augmentation des impôts sur les salariés et les retraités),
  • > etc.
Ce dont il s'agit c'est donc bien un appel aux patrons à manifester contre les salariés et leurs garanties

N'oublions pas que, parallèlement, Pierre Gattaz en appelant la France à sortir de la convention 158 de l'OIT, s'attaque à tous les droits des salariés, et bien au-delà de ceux énumérés ci-dessus (exemple: le congé maternité)

Attention ! Les manifestations des patrons ne se passeront peut-être pas toujours dans la rue, mais sans doute beaucoup plus dans les salons.

Il est vrai que le Medef a de l'argent, beaucoup d'argent: il est financé par une cotisation proportionnelle au nombre de salariés de l'entreprise, ce qui fait que, en quelque sorte, ce sont eux, par leur travail, qui financent l'organisation patronale, et qui financeront les manifestations organisées contre leurs droits, en début décembre.

La semaine d'actions patronales anti-salariés va se traduire par:

  • > Des conférences de presse, (relayées par une presse qui est majoritairement leur propriété et donc leur jouet).
  • > Des réunions, suivies de cocktails et diners chics (Une corruption qui ne dit pas son nom ou qu'on appelle pudiquement "Lobbying").
  • > Éventuellement des manifestations de rues,
  • > Etc.
Toujours plus !

Hollande et Valls vont pourtant leur donner 40 milliards sans aucune contrepartie ! La baisse des cotisations patronales introduite par le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) deviendra définitive à partir de 2017, et sera compensée par des hausses d'impôts et de cotisations sur les salariés et les retraités ! Et ça ne leur suffit toujours pas

La politique gouvernementale leur a pourtant permis d’augmenter de 30% les dividendes en 2013 (record du monde!!!), et cela ne leur suffit pas.

Partout, dénonçons Gattaz et ses copains qui, chaque année, sont responsables de :

> 80 milliards de fraudes fiscales

> 25 milliards de fraudes sociales des entreprises

Car, rappelons-le, ils engloutissent plus de 200 milliards d'aides publiques sans la création d'un seul emploi.

Ces gens, ces 1% les plus riches, ce sont eux les assistés de notre système! Ça suffit!

Salariés, délégués du personnel (DP), élus des comités d'entreprises et  comités d'établissements (CE), demandons partout à connaître:
  • > le montant reçu par le patron au titre du CICE,
  • > et ce qu'il en a fait !
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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 16:34
Lu sur le blog de Canaille le Rouge qui s'interroge sur les micros tendus à l'UMP pour une élection qui ne concerne que 200 000 adhérents du parti de droite et l'omerta sur les élections professionnelles dans la Fonction publique le Jeudi 4 décembre.  Ces élections concernent pourtant 4 millions d'électeurs.  Mais les partisans d'une citoyenneté amoindrie dans la Fonction publique et les entreprises ne tiennent pas à la mobilisation des électeurs salariés : ces derniers  pourraient prendre conscience de leur force.  Allez donc lire l'article sur le blog de notre ami La Canaille :
4 décembre

Publié le 29 Novembre 2014

4 décembre

Ce sera le jour où un peu plus de 4 millions de salariés, fonctionnaires, agents des collectivités territoriales et établissements publics divers et variés sont appelés à voter pour désigner leurs représentants dans leurs instances statutaires.[...]


 

Rédigé par Canaille Lerouge

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