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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 21:55

rouges-vifs-ile-de-france.jpg

 

Alors que le Capital continue à étendre violemment sa domination et sa prédation sur toutes les sphères de la société, alors qu’un président de la République n’a jamais été aussi détesté par ses concitoyens, jamais dans les nombreuses luttes actuelles le mot d’ordre « démission » n’est repris. Le Travail n’étant pas représenté par les partis institutionnels, la simple idée de revoter terrifie ; et si le Front National passait en tête ? À croire que l’annulation des élections de 2017 pourrait nous soulager ! Ainsi, pour contenir et dévoyer la colère, le Capital a son outil : le Front National qui ne met jamais en cause les mécanismes du profit capitaliste et les fondements du système.


Les élus nationaux, voire régionaux, quel que soit leur parti, sont soumis au Capital et ne sont là que pour faire illusion de démocratie ; en effet, toutes les annonces ou décisions des gouvernements successifs, tous les votes du parlement vont systématiquement dans le sens des intérêts du Capital. Du coup, les mobilisations multiples se heurtent systématiquement au cadre institutionnel, conçu pour servir et sauvegarder en toute situation le système capitaliste. Autrement dit, gagner reviendrait à faire tomber le pouvoir en place. Cela entraîne désarroi et désespérance. Le Travail, qui est seul à produire toutes les richesses, doit trouver en son sein les moyens de son émancipation et de son affirmation, en tant que tel, sur le terrain politique afin de faire éclater ces verrous institutionnels garants de notre domination.


IL EST URGENT D’EN FINIR AVEC LE CAPITAL

Les crises économiques sont inévitables dans le système capitaliste, comme l’avaient démontré Marx et beaucoup d’autres. La suraccumulation du Capital ne peut conduire qu’à cela. Mais l’origine de la crise qui nous frappe aujourd’hui démontre encore davantage l’aspect inhumain de ce système : la spéculation immobilière sur les ménages étasuniens les plus pauvres, devenus insolvables comme cela était prévisible. Désormais, le total des emprunts sur la planète est devenu 75 fois plus important que les richesses réellement créées. Les institutions financières au service du Capital ont cyniquement décidé d’en étendre les effets à l’économie mondiale pour se rembourser sur le dos des peuples. Les gouvernements occidentaux, à leur service, ont transformé cette créance privée en dette publique des États. Ce faisant, ils ont renforcé une arme redoutable contre les acquis des populations. S’est alors accélérée une politique ouvertement en faveur du Capital, faite de lois antisociales, de cadeaux fiscaux, d’exonérations de cotisations sociales, de plans de licenciements, mettant les pays sous la coupe des marchés financiers.


La généralisation du « libre échangisme » se voulant sans barrières et sans possibilité d’intervention des peuples pour faire valoir leurs droits, baptisé pudiquement « mondialisation », a franchi dès lors une nouvelle étape. Outil essentiel du Capital, l’UE a joué et joue pleinement son rôle pour dessaisir les peuples de leur pouvoir d’intervention politique en niant leur souveraineté dans les cadres historiquement constitués. Elle a été conçue pour ça. Elle ne peut être orientée pour faire autre chose.


La situation ainsi créée a aiguisé l’appétit expansionniste des capitalistes pour mettre la main sur les richesses de toute la planète, au mépris des droits des peuples souverains sur leur territoire. Ainsi s’explique la multiplication des interventions militaires meurtrières ces dernières années au nom du prétexte fallacieux de la défense des droits de l’homme. Cela s’appelle l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Il n’a pas fini de nuire et peut conduire à la fin de l’humanité.


LA RIPOSTE POPULAIRE EXISTE ET CHERCHE À ÊTRE EFFICACE

En 2009 et en 2010, les mobilisations ont été massives, animées par le mot d’ordre « La crise, c’est eux, la solution, c’est nous ! ». Malgré les tentatives des directions des organisations institutionnalisées d’en amoindrir la portée, l’esprit de ces mobilisations est toujours là. Il pose la question de la nécessité de l’augmentation massive et générale, directe et socialisée, des salaires, de la promotion des services publics et du financement socialisé de la protection sociale, comme exemple à étendre à d’autres sphères de la société pour contrer les prétentions du Capital.


Mais là ne s’arrêtent pas les potentiels de ces luttes qui continuent depuis – malgré l’absence d’impulsion de ceux investis de la responsabilité de les faire converger. La conscience grandit ; seul le Travail crée des richesses ; il est donc légitime à décider de leur utilisation, et pourtant il est exclu du pouvoir. Et cette légitimité qui grandit détruit d’autant celle de ceux qui gouvernent dans la forfaiture la plus totale.


Le point commun de ceux qui agissent est un attachement indéfectible à la démocratie et à son cadre d’expression issu de la Révolution de 1789, la République. Pourtant, les institutions politiques françaises mises en place en 1958 et maintenant celles européennes cadenassent toutes possibilités d’une expression démocratique. Ainsi, le Capital qui les a créées dans ce but assure sa suprématie pour asservir le Travail et pour lui confisquer les richesses qu’il crée. Elles réduisent les idéaux progressistes que peut porter la notion de Gauche à chercher des solutions dans un cadre toujours plus réduit, elles excluent les travailleurs des lieux de décision, et sont une machine infernale pour briser les luttes au nom du respect de la légitimité des élus qui votent pourtant des lois contre l’intérêt populaire majoritaire.


AUCUNE DICTATURE, FUT-ELLE D’APPARENCE DÉMOCRATIQUE, NE PEUT DURER SANS CADRAGE DE SES OPPOSANTS

Ainsi les pouvoirs successifs ont compris l’utilité dans notre pays, d’un courant idéologique d’extrême droite pour dévoyer la colère et le désespoir. Non seulement cela permet de les contenir dans le« cadre », mais en plus cela protège le cadre lui-même. Car comme dans toute institution à visage démocratique, si personne ne participe au vote, l’institution devient de fait caduque et c’est tout le régime totalitaire mis en place par le Capital qui tombe. Et nous l’avons vu lors des dernières élections européennes où tous ceux qui se sont abstenus se sont vus accusés d’avoir fait le jeu du Front National ! Au passage, ces détracteurs sont beaucoup moins regardants sur la montée fasciste en Ukraine soutenue par l’occident et la France… Il faut voir l’énergie déployée par la classe dominante pour nous faire voter afin de légitimer ses institutions totalitaires… Dans certains pays, c’est même obligatoire ! Nous aimerions autant d’acharnement pour les élections prud’homales.


Le pouvoir socialiste en use, mais ce n’est pas nouveau ; rappelons-nous de la déclaration de Bérégovoy, 1er ministre en 1993 : « nous avons tout intérêt à pousser le FN, cela rend la Droite inéligible ». Face aux luttes contre les projets gouvernementaux dictés par le Capital, le pouvoir répond « pas de négociations » hors du cadre imposé. Dès lors, toute velléité d’une confrontation prolongée pour imposer un autre cadre conforme aux véritables revendications défendues dans les luttes se voit soumise au chantage à la « chute » du gouvernement conduisant à des élections législatives anticipées qui favoriseraient le FN. Ainsi toutes les organisations, politiques ou syndicales, institutionnalisées ou qui veulent rester dans le cadre actuel, en sont neutralisées de fait.


Au lieu de diaboliser le FN, conduisant de fait à un appel déguisé à l’unité nationale des républicains au nom de la lutte contre le fascisme, il faudrait en caractériser la nature : le FN est une béquille du Capital pour dévoyer le mécontentement légitime, diviser les créateurs de richesses suivant leur nationalité, et ainsi participer à empêcher les convergences tout en évitant que le Travail prenne conscience de son rôle propre. Le Travail est exclu des institutions du Capital. Les rendre illégitimes est une condition indispensable pour sortir du capitalisme. Ceux qui sont au pouvoir ne sont pas élus et ceux qui sont élus ne sont pas au pouvoir, mais participent à la farce. Le Travail ne peut être représenté que par lui même et n’oublions jamais que ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie !



C’est pour contribuer à ouvrir d’autres perspectives que ROUGES VIFS IDF existe. C’est dans cette logique que nous relançons notre site internet. Parce que nous sommes le Peuple et que nous sommes légitimes à être le pouvoir de décider !


le 28 novembre 2014

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 19:13
oui mais....
Elections Départementales -Mars 2015
La gauche tente de s'unir malgré ses divisions

- Des élections départementales périlleuses pour la gauche


- Le mode de scrutin impitoyable en cas de désunion


- Les états-majors encouragent les accords locaux

par Julien Ponthus


PARIS, 11 décembre 2014 (Reuters) - Malgré un climat de défiance tenace, les états-majors de la gauche tentent de surmonter leurs divisions et ont engagé des consultations pour nouer des accords locaux afin d'éviter un désastre aux élections départementales de mars 2015.


"Tout le monde négocie avec tout le monde", dit un élu du Parti socialiste, où l'on se dit "inquiet" pour ces élections que la gauche, qui gère environ 60% des départements à l'heure actuelle, aborde en position d'extrême faiblesse.


Même si les choses se présentent mal, l'objectif est d'éviter une nouvelle raclée électorale, après les défaites aux municipales et aux européennes.


Après le départ des écologistes en avril du gouvernement, le PS ne conserve pour alliés au Parlement que les Radicaux de gauche mais les autres formations n'ont pas complètement coupé les ponts, malgré leurs critiques contre le gouvernement.


"Il y a discussion là où il y a menace que la gauche ne soit pas au deuxième tour", explique à Reuters Pascal Savoldelli, vice-président du conseil général du Val-de-Marne et responsable national pour les élections au Parti communiste français.


Le mode de scrutin, binominal (les candidatures sont déposées sous la forme d'un binôme homme-femme) à deux tours, ne laisse guère de choix aux stratèges de gauche s'ils veulent éviter l'élimination au premier tour dans de nombreux cantons.


Pour se maintenir au deuxième tour, les candidats ont besoin d'arriver en première ou en deuxième position ou de recueillir au moins 12,5% des voix des électeurs inscrits. L'union s'impose donc dès le premier tour, faute d'espoir réaliste d'accéder à un rattrapage sous la forme de "triangulaires".


"Faire 12,5% des inscrits dans un scrutin où vous avez 35% de participation, c'est quasiment impossible pour le troisième", explique Pascal Savoldelli, d'autant qu'il y a déjà selon lui "beaucoup d'endroits où l'addition des forces de gauche ne fait pas le compte, parce que le premier adversaire après la droite et l'extrême droite c'est l'abstention".


La faible mobilisation des électeurs de gauche laisse ainsi présager de nombreux duels UMP-divers droite ou UMP-FN.

 

"PRATIQUEMENT AUCUNE TRIANGULAIRE"


L'élimination du candidat socialiste au premier tour d'une élection législative partielle dans l'Aube, dimanche dernier, a renforcé les craintes exprimées après la publication d'un sondage selon lequel le PS, les Verts, les Radicaux de gauche et le Front de gauche ne sauveraient que de 56 à 66 de leur 338 sièges à l'Assemblée si les législatives avaient lieu demain avec un mode de scrutin très proche.


"Il n'y aura pratiquement aucune triangulaire", prédit le président socialiste du conseil général de l'Essonne Jérôme Guedj, qui espère conserver le département à gauche grâce à une série d'accords locaux dès le premier tour.


Si son statut de "frondeur" facilite les négociations avec les formations les plus hostiles au gouvernement, Jérôme Guedj se félicite d'avoir mis en oeuvre une "gauche rassemblée" dans son département où le Front de gauche, qui s'oppose au gouvernement, participe à l'exécutif local dans l'Essonne.


"J'espère des accords dans presque tous les cantons", dit le frondeur.


Chez les Verts, on s'inscrit aussi dans une logique d'alliance au cas par cas avec le PS, même si l'on admet que les différends avec la ligne gouvernementale de Manuel Valls poussent dans de nombreux à des accords avec le Front de gauche plutôt qu'avec les socialistes.


"Il y a une petite tendance qui est logique par rapport à l'appréciation qu'on porte sur la politique gouvernementale", explique David Corman, secrétaire national adjoint délégué aux élections. (Edité par Yves Clarisse)

 

source : challenges

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 14:43

Trains, gares, lignes, points de vente supprimés, déshumanisation des trains et des gares : c'est le résultat de près de 20 ans de contre-réformes menées tour à tour par la droite, puis par la seconde droite

 

 

Les cheminots se battent et ils ont raison.  Ils se battent pour l'emploi, pour le respect des droits syndicaux, contre l'arbitraire patronal.  La colère gronde.  Les cheminots luttent pour leur emploi et le service public, pour les conquêtes de 1936 et de la Libération, contre la privatisation de la SNCF et sa disparition.  Le 4 décembre, les contrôleurs étaient en grève pour protester contre la suppression des contrôleurs dans les trains.  La seule présence humaine désormais dans certains trains sera le conducteur.  Une attaque supplémentaire contre la sécurité des passagers.  Une attaque de plus contre la SNCF, service public. 

 

 

Les ministres français de droite ou du PS ont décidé à Bruxelles la libéralisation du rail

C'est le 4 août 2014  que F. Hollande promulgua la loi portant réforme ferroviaire, mettant fin à la Société Nationale des Chemins de fer Français.  Le changement de nom est révélateur.  Il s'agit de faire pénétrer dans les têtes que les chemins de fer français ne sont plus la propriété commune des citoyens, ne sont plus le service public des billets de congés payés, inauguré à l'été 1936 par des dizaines de milliers de salariés. Le gouvernement vient d'ailleurs de nommer Frédéric SAINT-GEOURS, membre du Bureau Exécutif du MEDEF, Président par intérim du Conseil de Surveillance du "Groupe Public Ferroviaire".   Le PS au pouvoir, la seconde droite comme dit Frédéric Lordon, renie ses promesses même celles de Hollande qui étaient pourtant bien droitières déjà ...  Le résultat se fait depuis quelque temps sentir dans le département : lignes et trains supprimés, guichets fermés, gares désertes, mauvais entretien du matériel et des voies...  Les victimes sont autant les usagers que les salariés.  Depuis 20 ans les législations européennes, votées au conseil européen par les ministres français de la droite et du PS ( la seconde droite) ont ouvert la SNCF à la concurrence et au privé.  Et malgré le vote des Français en 2005 contre cette "concurrence libre et non faussée", cette politique a été mise en oeuvre, détruisant une entreprise publique qui fonctionnait bien.

 

Les élus du PS et de la droite ont l'hypocrisie de se plaindre

Aujourd'hui, les élus du département et de la Région font chorus contre la SNCF.  Ils exigent que celle-ci règlent les problèmes. Le Président de Région, PS, Nicolas Mayer-Rossignol, le maire UMP du Havre, Edouard Philippe, le maire de Fécamp, UMP ... se plaignent.  Ils sont pourtant les premiers responsables.  Ils ont voté toutes les réformes européennes de libéralisation du rail, toutes les lois françaises attaquant le service public de chemin de fer pour que la SNCF soit détruite pour être ensuite bradée au privé; jusqu'à la dernière réforme du printemps et de l'été 2014 contre laquelle les cheminots ont fait grève en France, comme au Royaume-Uni, comme en Allemagne, comme en Suède ... Et ce malgré le vote de 2005 contre la "concurrence libre et non faussée".  Ils ont l'aplomb de protester contre les conséquences de leurs décisions et votes. Ils osent se plaindre des progrès de l'abstention et du Front National. Et ils ont l'impudeur de crier au "repli sur soi" quand les Français expriment leur désaccord avec l'Union Européenne.


 

Aucune perspective de progrès social ne peut venir de l'Union Européenne

Il serait grand temps que "la gauche de la gauche", le PCF et le Front de gauche changent de politique à l'égard de l'Union Européenne et appellent à des luttes beaucoup plus frontales contre celle-ci : puisque l'UE ne prend des décisions que contre les salariés et les citoyens, il est grand temps de poser la question d'en sortir.  Aucune perspective politique de progrès et d'émancipation sociale ne peut s'inscrire dans cette Union Européenne qui libéralise à tout va.

 

 

Le PS n'est pas la gauche, c'est la seconde droite du Medef

Il serait grand temps que le PCF cesse de faire croire à une union de la gauche possible avec des partis politiques qui préconisent de rester dans l'UE et qui votent tout malgré leur déni et leurs promesses : Maastricht, le traité de Lisbonne, Tafta ( traité transatlantique), Tisa ( traité sur les services) ...

 Que va-t-il se passer aux cantonales et aux régionales de 2015?  Y aura-t-il encore un tour d'union de la gauche pour laisser penser aux travailleurs que le PCf et le Front de gauche cautionnent la politique du PS au pouvoir ?

Le PS n'est pas la gauche.  C'est une seconde droite. Pas d'union avec la droite.  Il faut battre l'extrême-droite, la droite et la seconde droite.  Sur une ligne frontale d'opposition aux politiques européennes.

 

Toute revendication se heurte à la politique européenne : il faut donc sortir de l'UE pour s'en sortir.

Action Communiste est au côté des usagers, des salariés dans leur lutte pour l'amélioration des transports.  Cela passe par un retour au public et au national, à une SNCF propriété de l'Etat, gérée nationalement, collectivement, par les usagers, les salariés et l'Etat.  Ce qui suppose une coopération avec les collectivités locales, responsables sur leur territoire. Cela fait presque 20 ans que l'Union Européenne fait preuve de sa nocivité.  Il faut sortir de ce carcan pour résoudre nos problèmes nous-mêmes, souverainement.

 

Action Communiste

 


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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 14:08
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 11:24

qatar-ouvriers-nepalais.jpg

Article MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

100 ouvriers du bâtiment népalais arrêtés au Qatar, bientôt déportés : leur crime, avoir osé faire grève !


Pour chaque but du PSG made in Qatar, quatre ouvriers meurent sur un chantier de la Coupe du monde au Qatar. Le parallèle est cruel mais juste. Le dernier scandale, dans le dernier Etat esclavagiste du monde : une centaine d'ouvriers, arrêtés, déportés, pour fait de grève.

 

Que se passe-t-il dans le richissime Etat qatari quand les ouvriers étrangers sur-exploités décident de réclamer un salaire leur permettant de vivre ?

 

800 ouvriers en grève dans un pays où règne un régime de semi-esclavage

 

Au Qatar, les grèves sont rares. Il faut dire que le droit de grève est inexistant, que les patrons ont un droit de propriété effectif, une dépendance légale sur les salariés via le système du kafala (patronnage), que 95 % des salariés sont des étrangers au droit de séjour précaire.

 

Pourtant, dans le 3 ème pays le plus riche par tête au monde, les ouvriers d'Asie du sud survivent péniblement avec 100 ou 150 $ par mois, s'entassent des taudis, des chambres de 20 m 2 bondées, endurent des journées de 10-12 h, en été dans des chantiers à 50 degrés au soleil.

 

A la fin novembre, plus de 800 ouvriers des chantiers de Doha ont dit Stop. Népalais pour la plupart, mais aussi Indiens, Bangladeshis, Sri Lankais, ils ne peuvent plus accepter l'inacceptable. Ils se sont mis en grève, pendant trois jours d'affilée, paralysant les chantiers de la ville.

 

Parmi les sites concernés, celui de la rénovation de l'hôtel Sheraton de Doha.

 

Leur employeur, ce sont deux sous-traitants Qatar Freelance Trading and Contracting et Qatar Middle East Co. Des marchands d'esclaves modernes qui font signer des contrats fallacieux, bafoués une fois les immigrés arrivés au Qatar, alors que leurs passeports sont confisqués.

 


Des ouvriers népalais payés moins que le salaire minimum au Népal !

 

Ainsi, ces ouvriers se retrouvent à devoir vivre au Qatar avec 165 $ par mois. Loin des contrats qui leur promettaient le triple (350 $).

 

Loin même du salaire minimum au Népal, sous gouvernement communiste, qui garantit un minimum de 250 $. Et le coût de la vie n'est pas le même à Katmandou et à Doha !

 

Le gouvernement qatari a promis ces derniers mois de respecter formellement le droit des salariés. Cette mobilisation a montré que ce vœu pieux était une farce tragique.

 

La police a été envoyée sur les lieux de la grève, elle a chargé, couvert les agissements d'un des patrons qui a agressé physiquement les ouvriers à coups de tuyaux présents sur le chantier.

 

Elle a même trouvé un soutien parmi certains des salariés de l'entreprise, sans que cela n'entame la solidarité entre les ouvriers immigrés en lutte.

 


« Je ne peux augmenter les salaires. Mais on peut les aider à rentrer chez eux »

 

Les autorités ont arrêté une centaine d'ouvriers. Elles entament désormais une procédure de « déportation » ou « rapatriment » vers leur pays d'origine. Coupables d'avoir fait grève, de demander un salaire décent, de résister à l'arbitraire.

 

Ce n'est pas la première fois. En 2010, 90 ouvriers immigrés travaillant pour al-Badar Construction co ont été arrêtés, incarcérés plusieurs jours et déportés. Ceux employés depuis moins de deux ans ont même du payer leur billet-retour.

 

L'employeur qatari a livré une réponse cynique face à ce gouvernement : « Je ne peux pas augmenter les salaires pour le moment, désolé. Par contre, je peux les aider à les rapatrier chez eux ». Un bon samaritain.

 


Coupe du monde 2022 : déjà 1 400 ouvriers morts sur les chantiers

 

Que la FIFA ait pu confier – sur fond de corruption généralisée – l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar reflète cette hypocrisie occidentale, prête à fermer les yeux, à l'odeur du gaz.

 

Selon un rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI), il y avait déjà au début de l'année 2014 1 400 ouvriers immigrés – essentiellement népalais, plus largement d'Asie du sud – qui étaient morts sur les chantiers de la honte.

 

A ce rythme, 4 000 ouvriers pourraient périr dans l'émirat qatari d'ici 2022. On peut rappeler que Bouygues, Vinci ainsi que Keolis (filiale de la SNCF) font les yeux doux au Qatar pour obtenir les contrats juteux liés à l'organisation du mondial 2022.

 

Le Qatar, comme on le sait tous, a racheté le Paris-Saint-Germain en 2011 pour en faire sa vitrine en France. Le PSG a marqué 370 buts en quatre ans, pendant que 1 400 ouvriers immigrés mouraient sur les chantiers des stades. Cela fait 1 but au Parc pour 4 ouvriers morts à Doha.

 

Des chiffres qui font frémir. Face à l'indignation sélective, aux diversions médiatiques bien orchestrée – la lutte contre le terrorisme, aux cotés du Qatar qui le finance ? – il est temps de désigner la vraie barbarie du XXI ème siècle, dont le Qatar, l'Arabie saoudite sont des visages.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:31

Lu sur le blog "Histoire et société"

Analyse du Parti communiste d’Ukraine sur les ministres étrangers et la colonie ukrainienne

03 déc

Pyotr-Simonenko

Petro Symonenko :" l’Ukraine définitivement transformée en une colonie des pays occidentaux, la formation du nouveau gouvernement est un des événements plus tristement célèbres dans l’histoire moderne de l’Ukraine. "  Cette opinion a été exprimée par le chef du parti communiste d’Ukraine Petro Symonenko.

Petro Symonenko a dit que les étrangers peuvent travailler en tant que conseillers et consultants des politiciens ukrainiens ce qui est tout à fait normal, mais pas  qu’ils dirigent un ministère.

" Maïdana power » pour la première fois  a mis les étrangers à la tête de tous les secteurs de la société, " a ajouté Petr Simonenko.

Toutefois, pour le leader du parti communiste d’Ukraine, si l' "on considère l'afflux massif d’étrangers, le gouvernement n’est que la pointe de l’iceberg, car il faut que l’opinion publique ne puisse pas voir le processus de création d’un contrôle externe sur l’Ukraine.

L’Ukraine antérieure était sous le contrôle financier externe avec un crédit du FMI, après la série de récentes nominations au sein du gouvernement, il est clair qu’elle est  également dirigée  et administrée. C’est  une conséquence naturelle de l’insolvabilité de  « maïdana power. " "Il a développé une énorme dette extérieure et continue à supplier pour l’augmenter. Les États-Unis et l’Union européenne donnent à l’Ukraine de l’argent pour devenir une forteresse contre les Russes. Mais voici que les prêts occidentaux nous entraînent ùalheureusement vers une direction inconnue. Il semble que les prêteurs se sont  rendu compte que des milliards de dollars sont volés. D’où leur exigence  de mettre les  ressources sous la clé de ministres étrangers.

De là nous, communistes, pouvons faire comprendre à l’Ukraine qu’elle est finalement transformée en une colonie des États occidentaux, " a déclaré Petro Symonenko, ajoutant aussi que les Nationaux-patriotes aujourd’hui ne  désapprouvent pas  la dépendance colonial.

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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 10:22

UKRAINE-FMI.jpg

Une équipe du FMI sera au travail à Kiev le 9 décembre 2014 pour renforcer les mesures d’austérité pour la population déjà réduite à la misère. Le gouvernement ukrainien vient d’être constitué.


Il comprend au ministère des finances, l’américaine Nathalie Jaresko, qui a travaillé aux affaires étrangères et dirige un fonds d’investissement US.


Le ministère de l’économie est confié à un financier lituanien dirigeant d’un fonds spéculatif suédois . Il annoncé l’utilisation de «méthodes les plus radicales» pour «réformer».


Ces deux ministres ont été naturalisés quelques heures avant leur entrée en fonction.


Le FMI a prévu des prêts sous condition (ce qu’on appelle une aide), pour un montant de 27 milliards de dollars. Mais la faillite de l’économie est telle que ces sommes ne suffiront pas, selon la mission du FMI du mois de novembre. La première mesure imposé par le FMI en juillet a été l’augmentation du prix du gaz de 50%, qui a fait plonger l’économie.


L’Ukraine a une dette vis à vis de la Russie et doit en payer une partie pour obtenir la poursuite des livraisons de gaz. Le FMI, la Russie, et l’Ukraine se sont mis d’accord sur un échelonnement des paiements : 3,1 milliards ont été payé sur 5,3.


Dans les derniers mois, le gouvernement ukrainien sous la conduite des USA a engagé de lourdes dépenses militaires. La guerre a anéanti l’industrie de l’Est du pays  et a provoqué une récession dans toute l’Ukraine. Le plan d’austérité de juillet du FMI a prévu des hausses d’impôts qui se sont évaporées dans la guerre, la corruption et la spéculation.


Le charbon manque du fait de l’arrêt des mines du Donbass. La Russie vient de livrer 50 000 tonnes de charbon à Kiev afin d’alimenter les centrales électriques car les coupures d’électricité se multiplient, tandis que le gouvernement ukrainien engage de lourdes dépenses pour construire un mur à sa frontière Est.

 

source: POI

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 21:58

stop-tafta

Article MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le 4 décembre 2014, le collectif européen « Stop TAFTA » annonce fièrement qu'il a mobilisé 1 million de signatures. En vain, la Commission ne reconnaît pas cette « Initiative citoyenne européenne ». Les dernières illusions sur la démocratisation de l'Europe volent en éclats.

 

Il faut lire la presse belge, le Soir, pour avoir des nouvelles d'une pétition signée par 1 million de citoyens, de 21 pays différents, contre le Traité de libre-échange trans-atlantique (le TAFTA en anglais), qui devrait ouvrir une nouvelle phase de libéralisation des marchés intérieurs.

 

Cette pétition devait être livrée au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour ses 60 ans. Elle ne l'empêchera pas de dormir.

 


L'ICE, le cache-sexe démocratique du Traité Constitutionnel de 2005


314 organisations issues pour l'essentiel de la gauche alter-mondialiste européenne se sont mobilisés depuis septembre pour obtenir les signatures. ATTAC est au coeur du projet, mais on y retrouve aussi les Verts, le PGE (Parti de la gauche européenne) et Die Linke.

Ces organisations alter-européistes ont voulu jouer la carte légale, utiliser l'outil démocratique de l' « Initiative citoyenne européenne » (ICE) tant vantée par les partisans du « Oui » lors du débat sur le Traité constitutionnel de 2005, intégrée finalement au Traité de Lisbonne.

Selon l'ICE, une pétition signée par 1 million de citoyens, venant d'1/4 des pays membres peut être déposée à la Commission européenne. Libre à elle de l'accepter d'abord, de le ré-élaborer éventuellement, et le cas échéant de le transposer en législation. Cela fait beaucoup de « si ».

 


Une initiative populaire bafouée par une institution anti-démocratique :

quel crédit démocratique y donner ?

 

C'est un paradoxe qu'on puisse trouver dans un article de Bernard Cassen (« Un déficit démocratique persistant » – figure tutélaire d'ATTAC – les raisons qui expliquaient en 2005 pourquoi l'ICE était un leurre, apportant une légitimité démocratique à une UE anti-démocratique. Le meilleur argumentaire à opposer à l'erreur politique de ses amis d'ATTAC, dix ans après. 

 

L'acceptation de ces pétitions étant soumis au bon vouloir de sa Majesté Commission européenne, elle apporte des conditions de recevabilité d'une rigueur relative : 

(1) que la proposition ne soit pas en dehors des attributions de la Commission ; 

(2) qu'elle ne soit pas « manifestement abusive, fantaisiste, vexatoire » ; 

(3) qu'elle ne soit pas contraire aux valeurs de l'Union européenne.

 

La Commission a combiné ces motifs pour refuser dès le 11 septembre d'apporter le moindre crédit cette « Initiative citoyenne européenne », sous prétexte officiel que cette pétition est légalement irrecevable car ne concernant pas un acte légal mais un processus de négociation interne à l'UE.

Une justification peut-être foireuse, qui a emmené les organisateurs à s'entêter. D'une part, en apportant du crédit à la Cour de justice européenne pour déjuger la Commission. D'autre part, en persistant par une « Initiative citoyenne européenne » auto-organisée !

Les institutions de l'Union européenne affichent leur mépris pour la démocratie, leur hypocrisie. Ces organisations de gauche ne trouvent rien de mieux qu'à tenter de leur repeindre à tout prix son vernis démocratique craquelé, sur une UE de plus en plus nue.

 


Ce n'est pas la première pétition que la Commission jette à la poubelle


Peine perdue, selon le Soirla Commission a confirmé qu'elle ne recevait pas l'Initiative citoyenne européenne. Frustrant.

 

Mais le résultat des premières ICE ne laissait pourtant aucune illusion, outre le fait qu'elle ouvre la voie, vu le rapport de forces idéologique actuel, aux propositions les plus réactionnaires. Comme le modèle suisse nous l'apprend.

Ainsi, la pétition contre la recherche sur les embryons humains (« Un de nous ») avait mobilisé près de 2 million de citoyens. Elle a été purement et simplement rejetée en mai 2014.

La pétition pour un « droit à l'eau » a connu un sort différent, elle aussi paraphée par 2 million de citoyens. La Commission l'a reçue, et y a répondu en mars 2014, en noyant le poisson.

Elle partage les préoccupations des pétitionnaires, rappelle l'importance de l'eau (sic) mais ne propose aucun enregistrement juridique du « droit à l'eau », ni aucun engagement sur une future libéralisation des services de l'eau, ni son exclusion du TAFTA. Une farce.

 


Porter une analyse critique sur le TAFTA et sur l'UE

 

On ne peut pas dire que les partis de gauche, y compris certains partis communistes dont le PCF, n'aient pas nourri de graves illusions à ce sujet. 

Sous l'égide du PGE, une pétition avait été lancée à l'été 2012 pour une « banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire ». La Commission l'avait tout bonnement refusée. Une fois c'est une erreur, la deuxième fois c'est un choix. 

La question même de l'analyse politique juste que nous devons avoir du TAFTA reste ouverte. On ne peut que s'y opposer, comme instrument de concentration monopolistique privée, de libéralisation-privatisation des marchés, de constitution d'un bloc impérialiste occidental unifié.

Mais on sent le prétexte utilisé par nos propres dirigeants, français et européens, pour justifier de nouvelles directives de libéralisation cassant les monopoles publics, d'extorsion de fonds publics par les entreprises privées, de poursuite d'une politique de casse sociale au nom de la compétitivité.

 

En cela, le TAFTA représente une nouvelle phase de ce processus capitalistique, de privatisation, paupérisation, exploitation, dont le coeur reste l'Union européenne du Capital qui depuis six décennies a déjà fait l'essentiel de la politique qui bride toute alternative.

 

Le marché commun libéralisé, politique commune de casse de l'agriculture (PAC) et de l'industrie lourde (CECA), directives de libéralisation, monnaie unique permettant d'imposer la même politique d'austérité partout : Voilà l'ennemi.

Un traité de libre-échange peut accentuer un processus de libéralisation de marchés, de paupérisation d'un territoire, de mise sous (inter-)dépendance d'une région. Seule une construction politique comme l'UE peut poser les bases d'une structure capable d'imposer une politique commune du capital financier européen contre les peuples.

Il n'y a plus le moindre crédit à apporter à cette Union européenne, en particulier dans son volet démocratique et social, tant vanté dans ses textes de référence, brandi par les illusionnistes de l'européisme de gauche, qu'on retrouve jusque dans le PGE et la CES.

 

Si on veut rejetter le Traité de libre-écchange trans-atlantique, il faut rejeter cette gigantesque zone de libre-échange – nous imposant d'autres contraintes politiques, économiques plus drastiques – qu'est l'UE. Stop TAFTA, c'est donc d'abord STOP UE !

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 18:53

BRN-titre

Préparée de longue date, mais formellement décidée par les Vingt-huit le 17 novembre 2014, la « mission de conseil de l’UE » en matière de sécurité (EUAM Ukraine, selon l’acronyme anglais) sera lancée le 1er décembre. Elle vise à épauler les autorités de Kiev en matière de « sécurité intérieure ». Officiellement, il s’agit de réorganiser et former les forces de l’ordre : police, garde nationale, garde-frontières. Un rôle complémentaire, en quelque sorte, de celui que jouent les conseillers militaires américains qui appuient les forces armées du pays.

 

 

Une centaine d’« experts » européens vont s’établir sur place, pour deux ans. A Bruxelles, on confie que la mission pourrait en réalité durer bien plus longtemps. Dans un Etat en guerre, dont le gouvernement promet de reconquérir manu militari le Donbass, voire la Crimée, et où la traque des partisans de l’ancien régime par les milices fascisantes fait souvent régner un climat de peur, une telle mission constitue un clair soutien au régime en place à Kiev. Celui-ci ne manquera pas de se sentir ainsi encouragé dans son attitude agressive baptisée « lutte contre le terrorisme » – ce qui n’est pas fait pour apaiser les tensions.

 

 

Il se trouve que le lancement de l’EUAM tombe à un bien mauvais moment pour l’UE : cette dernière prétend contribuer à la mise en place d’un « Etat de droit » en Ukraine. Or un scandale vient d’éclater concernant la mission dite EULEX, qui assure… la mise en place de l’Etat de droit au Kosovo (EULEX a été lancée en 2008, suite à la déclaration unilatérale d’indépendance de cette ex-province serbe, appuyée par les Occidentaux).

 

 

EULEX est éclaboussée par des révélations mettant en cause plusieurs de ses hauts responsables. Un magistrat aurait empoché 350 000 euros en échange de la libération d’un suspect ; le procureur général envoyé par l’UE aurait également reçu de l’argent pour étouffer des affaires des crimes de guerre concernant des chefs de l’UCK (l’ex-armée rebelle aujourd’hui au pouvoir) ; et lorsqu’une magistrate britannique de la mission a tenté d’alerter sa hiérarchie, c’est elle qui a été suspendue, et menacée.

 

 

L’affaire, d’abord révélée par la presse kosovare, fait d’autant plus de bruit qu’elle était connue depuis un an à Bruxelles, où l’on affirme qu’une investigation interne est en cours. Or, aujourd’hui encore, les informations sont concédées au compte-goutte. Du coup, pas moins de quatre nouvelles enquêtes viennent d’être lancées parallèlement par différentes instances de l’Union européenne…

 

 

Pour sa part, Le Monde notait récemment (16/11/14) : « pour une grande partie de la population, les mœurs politiques qu’EULEX était censée combattre ont contaminé la mission. Sa proximité avec le pouvoir du premier ministre Hashim Thaci (lui-même soupçonné de crimes de guerre, NdlR), en poste depuis l'indépendance, est connue ». De fait, depuis des années, aucun « gros poisson » n’a été inquiété.

 

En d’autres termes, il ne s’agit pas de dérives individuelles, mais d’une marque de fabrique politique présente dès l’origine.

 

On notera que la proximité de l’UE avec les gouvernants de Kiev n’est pas moindre qu’avec leurs pairs kosovars. Tous les espoirs sont permis pour les Ukrainiens.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 18:37

gauche-plus-rien

« Les élections départementales 

s'annoncent comme un carnage pour la gauche »


INTERVIEW : Yves-Marie Cann, directeur d'études au département opinion de l'institut CSA, tire les enseignements de la législative partielle organisée dimanche dans l'Aube et qui a vu une nouvelle fois le candidat socialiste éliminé au premier tour. Un résultat qui annonce la couleur pour les départementales de mars prochain.

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Quels sont les enseignements de cette législative partielle dans l'Aube?

 
Il faut toujours être prudent quant à la tentation de vouloir tirer des enseignements nationaux d'une élection locale. Mais ce scrutin est dans la droite ligne des élections de 2014 : en premier lieu, le score du candidat socialiste s'effondre par rapport aux législatives de 2012 (14,7% contre 28,8%, Ndlr) sans qu'aucune autre formation de gauche n'en profite. Le candidat du Front de gauche reste assez loin de la barre des 10% des voix exprimées, celui d'Europe Ecologie - Les Verts ne dépasse pas 5%. Cela confirme qu'il n'y a pas de désir de gauche. La nette démobilisation de son électorat, et plus particulièrement celui du Parti socialiste, favorise donc mécaniquement la droite et encore plus le Front national.



Peut-on aller jusqu'à dire que certains électeurs de François Hollande votent désormais FN ?

 
Il est d'abord certain que l'électorat du FN, sans échapper à l'abstention massive enregistrée dans l'Aube (57,8%), se mobilise mieux que les autres. Cette tendance a déjà été aperçue lors des dernières élections : alors qu'on l'a souvent décrit comme davantage affecté par l'abstention, l'électorat frontiste est aujourd'hui un électorat fidèle. Ensuite, il est difficile de répondre avec certitude mais si l'on se base sur les européennes et notre projection législative parue la semaine dernière, on voit bien qu'une partie de l'électorat de François Hollande en 2012 se reporte aujourd'hui sur le FN : pas loin d'un électeur sur dix pour ce qui est des européennes. Cette portion est certes minoritaire mais significative. Donc oui, la progression du FN dans les urnes peut s'expliquer à la fois par le différentiel de mobilisation et par l'appoint de voix venant de la gauche.



Les résultats de cette législative donnent-ils un avant-goût des départementales de mars prochain, c'est-à-dire avec beaucoup de duels UMP-FN au second tour?


C'est tout à fait envisageable. Pour le dire clairement, ces élections s'annoncent comme un carnage pour la gauche, compte tenu des dynamiques aujourd'hui à l'œuvre. Avec 59 conseils généraux sur 100, la gauche a beaucoup à perdre et il est probable qu'elle perde beaucoup. Ces élections relèvent d'ailleurs d'un nouveau mode de scrutin qui me parait à bien des égards suicidaire pour la force majoritaire sortante.



Avec un seuil de qualification pour le second tour placé à 12,5% des inscrits, les triangulaires risquent d'être rares…


Avec 50% de participation, cela place la barre de qualification à 25% des suffrages exprimés. Un candidat de gauche troisième avec 20% serait éliminé. On peut donc s'attendre en effet à cette situation dans beaucoup de cantons, notamment dans le quart Nord-Est et le Sud-Est de la France, où un nombre extrêmement élevé de seconds tours opposant la droite au FN pourrait avoir lieu.



Là où la participation n'était que de 24% dimanche dans l'Aube, elle atteignait 44% lors des dernières cantonales de 2011. La défaite de la gauche pourrait-elle être moins sévère avec un niveau similaire?

 
Sur le papier, on pourrait le penser. Mais le niveau d'abstention recensé dimanche a touché tout de même l'ensemble des formations, pas uniquement l'électorat socialiste. Si on est entre 45 et 55% de participation en mars prochain, le regain de mobilisation pourrait donc à l'inverse profiter à tout le monde. En revanche, il faut tenir compte du fait que le renouvellement des départements en mars prochain sera intégral, contrairement aux cantonales de 2011 où il n'était que de moitié. La campagne s'annonçant nationalisée, c'est donc le contexte politique - et notamment l'humeur des Français à l'égard du gouvernement - qui risque de faire la différence. Cela pourrait tirer davantage vers le bas le score des candidats de gauche.



 

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Par Michel El Diablo - Communauté : Les blogs républicains

Jeudi 11 décembre 2014

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