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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:50

Tandis qu'après le meurtre de Rémi Fraisse les cultivateurs s'obstinent à défendre le modèle économique démentiel qui ruine les plus fragiles d'entre-eux, les écologistes continuent de les tenir pour responsables de ce qui s'est déroulé depuis plusieurs mois à Sivens. Il est pourtant évident que l'environnement, comme les êtres humains, quels qu'ils soient, sont victimes d'un seul et même système.

 

 

L'espèce humaine est issue de la nature qu'elle transforme par le travail

 

Dans le domaine des relations des êtres humains à la nature, deux grandes conceptions ont dominé au cours de l'histoire de nos sociétés. Dans l'une, la « nature » est tenue pour être « ce dont l'homme est absent ». Dans l'autre, les êtres humains font partie de la nature, dont ils sont issus et qu'ils transforment. Ces deux conceptions ont sous-tendu des options philosophiques et légitimé des pratiques sociales qui ont coexisté et continuent de coexister contradictoirement dans la conscience de beaucoup, notamment aujourd'hui dans la conscience de beaucoup d'écologistes. Spontanément nous nous situons en position de face-à-face avec la nature, comme si nous y étions étrangers, et comme si notre présence sur la Terre était destructrice de mécanismes d'équilibration ayant existé de toute éternité. Cette illusion est tenace. Pourtant, la réalité est autre : l'espèce humaine est issue de la nature, qu'elle transforme par le travail (agriculture, élevage et  production industrielle).  Tout le problème, qui remonte à loin1  dans l'histoire, réside dans la durabilité, ou non, de ces activités. Il s'agit donc de penser, non des objets figés (comme l'Homme ou la Nature, avec des initiales majuscules), mais des processus, des interactions de dynamiques « naturelles » et sociales.
 

En liant, dans les « Thèses sur Feuerbach » (1846), la double question de la « nature de la nature » et de la « nature de l'humanité », la philosophie de Marx (1818-1883) se situe en harmonie avec ce point de vue, aujourd'hui dominant.  Dans la première thèse, Marx édifie une conception novatrice de la nature, désormais saisie comme pratique humaine : alors que dans les matérialismes antérieurs, dont celui de Ludwig Feuerbach (1804-1872), « (...) l'objet, la réalité, le monde sensible [ne] sont saisis que sous la forme d'objet ou d'intuition », il s'agit de les penser « en tant qu'activité humaine, en tant que pratique2 ».   La nature « vierge », celle dont l'homme serait absent, n'existe plus nulle part, sauf peut-être « dans quelques atolls australiens de formation récente3 ».   Voilà pour la « nature de la nature ».

 

Mais il faut aussi penser la discontinuité entre la nature et l'humanité. Un être humain est un être biologique, mais pas seulement. D'où l'énoncé de la sixième thèse sur Feuerbach : « (...) l'essence humaine n'est pas une abstraction inhérente à l'individu singulier. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux.4 »   Ainsi ce n'est plus dans une abstraction comme l'âme qu'il convient de chercher l'essence humaine (le fait qu'un être humain est un être humain), mais dans le fait que l'homme biologique, initialement candidat à l'humanité, s'hominise en s'appropriant et en enrichissant tout au long de sa vie une culture qui lui est extérieure. Voilà pour la « nature de l'humanité ».

 

 

« La production capitaliste … ne fait qu’épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur »

 

Combinons les deux thèses5  puisque nature et sociétés humaines interagissent depuis les origines. La nature devient alors produit des rapports sociaux. La question cruciale des relations entre les êtres humains et leurs environnements est dès lors étroitement liée à celle des relations entre les êtres humains eux-mêmes.  Que ces rapports soient brutaux et destructeurs, que la rapacité, l'oppression et l'exploitation dominent, et voici ce à quoi nous assistons aujourd'hui : le pillage aveugle de l'environnement « naturel », l'altération des mécanismes d'équilibration et la marchandisation destructrice d'un patrimoine commun à tous les êtres humains. En effet, comment donc ne pas voir avec Marx et Engels que c'est bien la brutalité des rapports des hommes entre eux qui gouverne la brutalité de leurs rapports à la nature ?  Et que, comme Marx le note dans Le Capital en 1867 : «[...] la production capitaliste, en développant la technologie et en réunissant dans un ensemble social l'action de divers processus, ne fait qu'épuiser les sources originaires de toute richesse : la terre et le travailleur.» 


Inversement, on pourrait imaginer que dans un monde où prévaudraient des rapports sociaux justes, épanouissants et harmonieux, les conditions seraient créées pour une gestion rationnelle donc non-destructrice des richesses environnementalesde la planète. 


 

C’est la déraison de l’ « ordre » libéral qui est à l’origine de l’affrontement

 

Et nous voici donc invités à penser l'avenir écologique du monde en termes d'émancipation humaine. Le drame de Sivens est que les écologistes n'ont pas tort de vouloir protéger une zone humide vitale pour les oiseaux migrateurs. Ou de prétendre préserver une forêt. Ou de dénoncer un projet de barrage jugé surdimensionné par rapport aux besoins hydriques réels des agriculteurs. Mais ceux-ci ont raison de défendre leur métier qui est de  produire des aliments en cultivant ou en utilisant leur environnement. Le problème est que ni les uns ni les autres ne perçoivent spontanément que les causes du conflit qui les oppose réside dans l'ordre libéral ! Les écologistes croient que les cultivateurs sont responsables de la destruction de l'environnement. Les cultivateurs pensent que les « écolos » veulent les empêcher de faire leur métier. Alors que c'est la déraison de « l'ordre » libéral qui est la cause réelle de l'affrontement. On sait que la concurrence est démentielle en matière agricole, notamment sur le maïs si important dans la composition des aliments pour le bétail. Or les producteurs américains de maïs, dont la culture extensive est protégée sous diverses formes par les Etats concernés, sont mis en capacité commerciale d'exporter une partie de leur production dans le sud-ouest de la France ! Ce qui conduit à une fuite en avant destructrice et inutile dont l'affrontement de Sivens – ou la tentation des organismes transgéniques - est l'aboutissement tragique. Certes, cette fuite en avant est sans issue dans le cadre d'une économie libérale, mais le comprendre éviterait aux uns et aux autres de se tromper d'adversaire, et peut-être un jour les engagerait à faire front commun contre la cause unique de ce genre de tragédie.
Pascal Acot

 

1-  Des extinctions d'espèces causées par des sociétés humaines surviennent dès le paléolithique. La semi-désertification de l'actuel Proche-Orient a été provoquée par le surpâturage depuis le néolithique.

2-  Marx, K., Engels, F., L'idéologie allemande, Paris, Editions Sociales, 1968, p. 137.
3-  Ibid. p. 71.

4-  Ibid.p. 140.

5-  Marx ne l'a jamais fait explicitement.



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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:10

Lu sur le blog de Jean Gadrey

Le grand retour de « l’assistanat » : sur quelques idées fausses (1)

Le 7 novembre dernier à Paris, pour son dixième meeting de campagne, Nicolas Sarkozy a fait de la lutte contre « l’assistanat » l’un de ses principaux objectifs. C’était déjà le thème principal de sa campagne de 2006-2007  : “Je ne veux pas que ceux qui ne veulent rien faire, que ceux qui ne veulent pas travailler vivent sur le dos de ceux qui se lèvent tôt et qui travaillent dur.” (Périgueux, 12 octobre 2006)

On ne peut malheureusement pas dire que la gauche au pouvoir ait tout fait pour contrer ces idées, même si elles ne font pas partie habituellement de son fonds de commerce. Ces propos de François Rebsamen à i-Télé à la fin de l’été ont été jugés scandaleux par TOUS les syndicats : « Il n’est pas possible, dans un pays qui est en difficulté […] d’avoir des gens qui [ne cherchent pas de travail] »… « Donc je demande à Pôle Emploi de renforcer les contrôles ». Un objectif qui exige « un état d’esprit différent, des convocations et des vérifications […] Sinon on est radié ».

 

C’est sûr, comme me le disait récemment un ami syndicaliste, IL Y A DESORMAIS A POLE EMPLOI PLUS DE RADIATIONS QU’A FUKUSHIMA… « Elles ne font qu’augmenter depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande: de 492 000 en 2012, elles sont passées à 525 800 en 2013. Un chiffre comparable aux années Sarkozy : 528 600 en 2010, 521 100 en 2011. Pour 2014, elles dépassent déjà allègrement le nombre atteint en juillet de l’année dernière : 351 200 contre 291 200. Ce qui annonce peut-être un record. » (article de l’Expansion/l’Express).

Le seul argument du Ministre est celui du nombre d’emplois non pourvus. Enorme : 350 000, selon lui. Ignorance ou mensonge d’Etat ? Peu importe, c’est un faux grossier. Je vous conseille ce billet de Michel Abhervé sur son blog (voisin du mien) : “Où François Rebsamen a-t-il trouvé les 350 000 emplois non pourvus ? En tous cas, pas à Pôle emploi”, ou un article de Libé du 2 septembre dont voici un extrait : « En 2013, pour les seuls postes dont il a la charge, Pôle Emploi dénombrait seulement 116 000 offres débouchant sur un «abandon de la procédure de recrutement faute de candidat» (Libération du 2 septembre). Certes, Pôle emploi n’est pas le seul organisme à collecter des offres, mais si vous voulez une analyse approfondie de la « machine à fantasmes » des offres d’emploi non pourvues, le mieux c’est… Alternatives économiques.

J’en viens à d’autres idées fausses et dangereuses sur le chômage et la pauvreté. Des idées partagées par certains de nos concitoyens parce qu’une partie des médias et des politiques, PAS TOUS, les reprennent en boucle. Faire peser sur les chômeurs et sur les pauvres la responsabilité du chômage et de la pauvreté, cela en arrange certains. Et pourtant toutes les études et enquêtes sérieuses disent strictement le contraire.

Je me limiterai à trois idées fausses. Je m’appuierai en partie sur une petite enquête par entretiens approfondis à laquelle j’ai contribué, menée par l’association AC ! de ma région auprès de 16 personnes au chômage ou en emploi précaire, en partie sur un excellent petit livre d’ATD « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté » (2014), et je complèterai par d’autres sources.

 

PREMIERE IDEE FAUSSE : « LES PAUVRES ET LES CHOMEURS NE VEULENT PAS TRAVAILLER »,

Ils ne veulent pas, ou ils ne font pas grand-chose pour retrouver un emploi. Le travail ne représente pas pour eux une valeur positive, ils n’y sont pas attachés et du coup ils ne sont pas motivés pour prendre un emploi. Ce sont « ceux qui ne veulent pas travailler » selon Sarkozy.

D’abord, que nous disent en résumé les 16 personnes rencontrées à qui l’on a posé la question : « Que représente le travail pour vous ? »

Pour 11 personnes, le travail est vu comme une valeur positive ou très positive, dont deux avec des réserves. Pour 4 personnes, le jugement est nuancé (c’est important pour vivre, mais il y a travail et travail et ce n’est pas tout dans la vie, ou bien : c’est une nécessité, sans plus). Pour une personne, le jugement est très négatif.

Ces constats sont confirmés par des études en France et à l’étranger. Une vaste enquête européenne avait même montré en 2000 que 64 % des chômeurs déclaraient qu’ils souhaiteraient travailler « même dans l’hypothèse où cela ne serait pas pour eux une nécessité sur le plan financier ». Or seulement 48 % des personnes ayant un emploi estimaient qu’elles souhaiteraient continuer à travailler dans la même hypothèse. Et, pour l’ONPES (Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale), « selon les études dont nous disposons, on observe plutôt que de plus en plus de personnes cherchent à travailler pour échapper à la pauvreté ».

Mais attention ! Oui, l’immense majorité des chômeurs et des précaires souhaite travailler, mais dans notre petite enquête nous leur avons posé aussi la question : « Etes-vous prêt à prendre N’IMPORTE QUEL EMPLOI ? ». Et là, les réponses ont été très contrastées : 9 oui, avec parfois une nuance, 7 non assez catégoriques. Exemple de OUI : « Oui car on est obligé de vivre. Il n’y a pas de sous-emploi. La dignité est dans l’emploi » (Farid, 30 ans, alternant petits boulots et chômage). Exemple de NON : « Non pas n’importe lequel. Parce que je travaille avec un minimum de dignité et de respect de la personne… si je suis traitée comme un chien et qu’on m’exploite alors j’arrête » (Fatima, 37 ans, chômeuse depuis 18 mois).

Comment interpréter ces réponses contrastées ? Par deux facteurs qui jouent en sens inverse. Le plus important est la multiplication de petits boulots indignes, mal payés, à temps très partiel, pour des périodes limitées, où l’on est parfois mal traité, voire « traité comme un chien » comme le dit Fatima qui a connu cela. Si on posait cette même question à des gens ayant un emploi stable, il est certain que l’immense majorité d’entre eux répondrait NON.

Mais l’autre facteur, celui qui explique les OUI, est que pour sortir du drame humain qu’est le chômage persistant, en effet, une partie des chômeurs, ici un peu plus de la moitié, est prête à accepter n’importe quoi. C’est pour moi le résultat le plus terrible de cette étude : comment le chômage de masse peut conduire des gens dignes et courageux à accepter des emplois indignes dans une société dite développée. D’autres résistent, c’est une autre forme de courage. Toutes ces formes sont dignes, c’est notre société qui est indigne, et certains responsables politiques indécents.

 

Article publié le 13 novembre 2014

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:24

 

 

COMMUNIQUÉ : 
Création du Groupe Public Ferroviaire

 

 

Lundi 1er décembre 2014, s’est constitué le Groupe Public Ferroviaire marquant la fin de la Société Nationale des Chemins de fer Français, entreprise historique copropriété de 65 millions de français et acquis de 1936.


En juin dernier, le syndicat CGT des cheminots Chartres appelait les cheminots du site de Chartres à la grève contre la loi portant réforme ferroviaire et proposait, notamment, de réunir le système ferroviaire dans une entreprise unique publique et intégrée : la SNCF. Face aux cheminots, un gouvernement et une direction prêts à tout pour remporter la partie : chantages, intimidations, provocations, manipulations, mensonges, divisions, oppositions, répressions. Plus de 10 jours de grève reconductible et quelques séances législatives plus tard, le gouvernement et ses multiples alliés de circonstance ont fait le choix de passer en force pour remettre en cause des décennies de luttes des cheminots.


La date du 4 août 2014 restera dans la tête des cheminots, car c’est ce jour-là que le Président de la République promulgua la loi portant réforme ferroviaire, mettant fin à la Société Nationale des Chemins de fer Français. Outre cette date, après le conflit de juin 2014 qui a mis en exergue l’attitude du Gouvernement et Parlement en place, les noms de ceux qui assument la trahison populaire par leur signature resteront aussi en mémoire : Hollande, Valls, Royal, Sapin, Montebourg, Rebsamen et Cuvillier.


Ce que les cheminots ont combattu, malheureusement, nous allons le vivre. Car non seulement le système n’est pas réunifié (les cheminots se retrouveront éparpillés dans 3 entreprises en 2015) mais en plus il n’est pas financé ; ce qui va entraîner d’autres fermetures de lignes, de gare, l’augmentation de la sous-traitance, l’augmentation de la productivité, le développement du « low cost » et une baisse inévitable du niveau de sécurité.


En juin, les cheminots avaient raison. L’unique objectif de cette réforme était de démanteler l’entreprise publique à des fins uniquement financières : dégager des sources de profits colossales à partir de l’argent des collectivités, qui à ce jour, échappe encore en grande partie aux magnats de la finance, aux actionnaires. Dans ce retour à la préhistoire du chemin de fer, les usagers vont souffrir. Quelques semaines après la nomination de PARISOT (ex-Présidente du MEDEF) au Conseil d’Administration d’EDF, Frédéric SAINT-GEOURS, membre du Bureau Exécutif du MEDEF, vient d’être désigné par le Gouvernement Président par intérim du Conseil de Surveillance du Groupe Public Ferroviaire. Le ton est donné !


DANS CETTE PÉRIODE OÙ LE MONDE DU TRAVAIL SOUFFRE DE MANIÈRE INÉGALÉE DEPUIS DES DÉCENNIES, LE SYNDICAT CGT DES CHEMINOTS DE CHARTRES APPELLE LES CHEMINOTS À NE PAS BAISSER LES BRAS, RESTER EN RÉSISTANCE, ET CONTINUER LE COMBAT FACE AU DÉMANTÈLEMENT EN COURS DE LA SNCF.

CAR LA FAMILLE CHEMINOTE SAURA UN JOUR SE RÉUNIR !


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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:20

CGT-marins-gd-ouest.jpg

COMMUNIQUÉ

 

Landerneau le 27 novembre 2014

 

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest dit oui à la livraison des navires du type « MISTRAL » destinés à la Russie. L’Elysée avait une occasion de montrer aux Etats-Unis qu’elle était une grande puissance, qu’elle pouvait décider seule, elle vient de montrer sa faiblesse, de créer une situation ubuesque au détriment de nos activités industrielles et des futurs contrats. L’Elysée vient d’affaiblir le savoir faire technologique maritime, l’association du civil et du militaire, dans la construction, la réparation et la déconstruction navales, représentant des dizaines de milliers d’emplois sur des marchés à haute valeur ajoutée.

 

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest premier Syndicat Maritime du littoral Français, défenseur de toutes les activés liées au maritime,  demande à l’Elysée de livrer le plus rapidement possible ces deux navires à la Russie et d’honorer ainsi les bases fondamentales d’un contrat. Les contrats doivent être honorés, la haute technologie Française et la parole donnée ne peuvent pas être galvaudées  à ce point.

 

Lorsque la France livre des armes de guerre à des pays qui bafouent les droits de l’Homme en accordant parfois aucun  droit aux femmes,  la France n’est pas  regardante et pourtant !!!!!

 

L’Elysée vient de prendre une décision qui aura des répercussions sur les futurs clients, que s’empresseront de recevoir et d’honorer les chantiers Américains, Anglais et autres….

 

Ces navires « MISTRAL » sont des navires de type « rouliers » plus sophistiqués pour l’armée. Les navires « MISTRAL » ne sont pas des navires de combat, ces navires sont peu armés, justes armés pour s’auto défendre, ils sont également bien équipés pour des missions humanitaires.

 

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest constate avec une certaine amertume «aigreur »  que l’Élysée qui pouvait faire la promotion des technologies Françaises et cautionner  la qualité de sa  construction navale civile et militaire vient de compromettre l’image de l’activité pour plaire aux Etats-Unis et autres… A force de rater toutes les bonnes occasions, que vont  devenir nos activités industrielles navales civiles et militaires, que vont penser les autres Etats de la cinquième puissance mondiale qui est incapable « hésite » de prendre une bonne décision et d’honorer ses « ces » contrats.

 

Même si la Russie décidait de ne pas demander de sanctions ou compensations  financières, la France passera pour une Nation incapable d’honorer ses contrats.

 

Le Syndicat CGT des Marins du Grand Ouest demande que ces deux navires soient livrés le plus rapidement et dans de bonnes conditions, nous souhaitons bonne mer et bon vent aux équipages de ces deux navires

 

Jean-Paul HELLEQUIN

Porte parole et secrétaire adjoint

 

 

source:7seizh.info

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:19
Fiscalisation des complémentaires santés: terrible impact sur les salariés
Fiscalistation-des-cotisations-mutuelles.jpg Huit millions de salariés ont vu cette année leur impôt sur le revenu augmenter d’une moyenne de 118 euros, à cause de la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé. Ce chiffre, est tiré d’un document signé par le nouveau rapporteur général du budget au Sénat, rapportent Les Échos.

Cette mesure, votée l’an dernier dans le cadre du budget 2014, "visait à rendre imposable la participation payée par les entreprises aux contrats de santé collectifs de leurs salariés," sous prétexte de ne pas les "favoriser" au détriment des chômeurs ou des retraités qui paient eux-mêmes leur complémentaire santé.

Cette mesure est d’autant plus choquante que si les salariés actifs, mais aussi les salariés retraités et les salariés privés d'emplois sont obligés de prendre une complémentaire santé, c’est bien parce que la Sécurité sociale joue de moins en moins son rôle, et que les médicaments et les actes médicaux sont de moins en moins remboursés.

Rappelons à ce propos qu’à sa création la Sécurité sociale remboursait tous les médicaments à 95%.

Les exonérations successives de cotisations dont bénéficient les employeurs ont commencé à la fin des années 1970, sous prétexte de lutter contre le chômage. Depuis 1993, leur montant n’a cessé d’augmenter, pour atteindre maintenant plus de 30 milliards par an. C'est l'origine du fameux "trou de la Sécu". C'est ce qui conduit à la baisse de ses prestations.

Ce mécanisme donc est à l’origine de l'augmentation de la part des complémentaires santé dans les remboursements de prestations, dans le même temps où elles sont entièrement à la charge des salariés. Mais le patronat, constatant qu'il avait des problèmes d'absentéisme lié au fait que de nombreux salariés en sont à ne plus se soigner correctement, en est venu à la nécessité de participer au financement des complémentaires.

Donc, si l’on observe finement les choses, on s’aperçoit que les contributions patronales aux complémentaires santé, sont en réalité des cotisations sociales qui étaient initialement à la charge des employeurs, et sur lesquelles initialement personne ne payait d'impôt !

Aujourd’hui, avec cette mesure, on en vient à faire payer des impôts aux salariés sur des choses qui étaient initialement à la charge de l'employeur. Belle entourloupe ! D’ici qu’un jour un gouvernement en arrive à faire payer aux salariés des impôts sur les cotisations patronales de la Sécurité sociale, il n’y a qu’un pas.

Selon l’estimation du rapporteur, 60 % des 13,2 millions de salariés du privé ont donc été concernés par cette augmentation d’impôts.

Ce dispositif a même "balayé très large", ajoutent Les Échos, au point de rendre 275000 nouveaux ménages imposables. "Avec la fiscalisation des majorations de pension pour les retraités ayant eu trois enfants, c’est même la mesure qui a contribué à faire entrer le plus de ménages dans l’impôt cette année", estime-t-on du côté de Bercy, selon Les Échos.

Pour 2014, la fiscalisation de la part employeur des complémentaires santé devrait atteindre un rendement de 930 millions d’euros, soit un peu moins que l’abaissement du plafond du quotient familial à 1500 euros (1,11milliard d’euros), et que la fiscalisation de la majoration des pensions pour ceux qui ont élevé trois enfants (1,44 milliard d’euros de rendement). Cette dernière mesure a entraîné, pour 4 millions de foyers d'après les Échos, une perte moyenne de 368 euros par an et, de son fait, 315 000 foyers sont devenus imposables.

On le voit, c'est une politique de gribouille, toute entière tournée contre les salariés. Toutes ces mesures sont un non-sens ! Elles vont à l’opposé de l’intérêt général. Il faut les abroger.

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 13:47

francois-hollande-en-compagnie-de-valerie-trierweiler-du 86

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Légende : François Hollande en Israël en novembre 2013, en compagnie de l'homme qui a fait le lien en 1956 pour avoir la technologie nucléaire française : Shimon Peres, vieil ami des socialistes français en général, de Guy Mollet en particulier.

 

Il est des faits bons à rappeler. Deux jours après le vote au Parlement, non-contraignant, sur la reconnaissance de la Palestine par la plupart des députés PS. De quoi faire oublier sa collaboration présente à Israël. Une collaboration explosive qui remonte à loin.

C'est un secret de polichinelle : Israël a la bombe. Ce qui pose un problème pour l'Irak, pour l'Iran, la Corée du nord, n'en pose visiblement pas pour un pays qui occupe des territoires, multiplie les agressions armées, abrite des services secrets connus pour ses opérations à l'étranger.

Il est difficile de savoir depuis quand, mais les services secrets américains (CIA) confirment dans leurs archives qu’Israël dispose de la bombe atomique au moment la Guerre des Six-jours, en 1967.

 

1956 : Shimon Peres et Guy Mollet, la « Israeli connection »

 

Dans son livre « Israel and the bomb », Avner Cohen révèle en 1998 – une décennie après l'enquête de Pierre Péan – que c'est grâce à la France que l’État sioniste a obtenu les technologies qui lui ont permis de lancer son programme nucléaire.

L'ambition de devenir une puissance nucléaire remonte à la création de l’État d’Israël. David Ben Gourion lance le programme dès 1949. Mais Israël ne peut compter sur les États-Unis, jaloux de leur monopole nucléaire. La Grande-Bretagne fournit des matières premières mais guère plus.

En 1955, le retour au pouvoir du travailliste Ben Gourion ré-active l'option nucléaire. Dans le même temps, la France avance dans son programme nucléaire. En janvier 1956, un gouvernement « de gauche », dominé par les socialistes, mené par Guy Mollet accède au pouvoir en France.

Le leader de la SFIO, Guy Mollet, a des amitiés profondes dans le Parti travailliste israélien. Il voit surtout en Israel un contre-poids à l'influence grandissante de l'Egypte, dont il voit la main derrière le mouvement de libération nationale algérien.

L'entremetteur sera Shimon Peres – président d’Israël de 2007 à 2014 –, à l'époque directeur général du Ministère de la Défense (à 30 ans), chargé de l'achat d'armes, en particulier en France, où il est envoyé en 1953.

 

Lobby pro-israélien et amitiés socialistes France-Israel : au début du projet

 

Ses premiers efforts n'aboutissent pas mais ils permettent de former un lobby pro-israélien dans les ministères, les partis politiques (SFIO, Parti radical-socialiste), mais aussi dans l'industrie nucléaire et l'aérospatiale.

C'est l'arrivée des socialistes au pouvoir en 1956 qui change la donne, avec Guy Mollet comme président du Conseil et Maurice Bourgès-Maunoury comme Ministre de la Défense. Deux amis d’Israël.

En avril 1956, Shimon Peres réussit son objectif : un accord de sécurité global est signé avec le gouvernement de Guy Mollet, formalisé le 22 juin 1956 à la conférence secrète de Vermars.

Tous les membres du gouvernement ne sont pas au courant de cet accord secret, le parlement n'est jamais questionné sur ces négociations.

La bureaucratie française était alors divisée. Si le Quai d'Orsay était dominé par des fonctionnaires plutôt pro-arabes, ce n'était pas le cas des Ministères de la Défense et de l'Intérieur, où régnait une hostilité anti-arabes, dans le contexte de la guerre d'Algérie.

Peres multiplie les demandes auprès du Ministère de la Défense, du CEA (Commissariat à l'énergie atomique) pour l'achat d'un réacteur nucléaire. Ben Gourion développe une relation spéciale entre les services de renseignement israéliens et français.

 

De la crise de Suez à la Conférence de Sèvres : le pacte nucléaire France-Israel

 

La nationalisation du canal de Suez, le 26 juillet 1956, va accélérer le processus. Le Ministère de la Défense convoque Shimon Peres le jour suivant. Il propose une opération militaire tri-partite avec la Grande-Bretagne pour frapper l'Egypte de Nasser.

 

Le 17 septembre 1956, le CEA française et la CEAI (Commission à l'énergie atomique israélienne) signent un accord qui prévoit la vente à Israel d'un petit réacteur, sur le modèle du réacteur EL-3 à Saclay.

 

Pour la France, cela signifiait l'exportation de sa technologie nucléaire, un client mais surtout la reconnaissance de la crédibilité française sur la scène nucléaire internationale.

 

Selon Shimon Peres, il a négocié en marge de la Conférence secrète de Sèvres, des 22 à 24 octobre 1956, avec Guy Mollet Maurice Bourgès-Maunoury la livraison d'un réacteur à Dimona, ainsi que de l'uranium capable de l'alimenter.

 

La défaite à Suez, face aux puissances nucléaires américaines et soviétiques, avait changé l'état d'esprit de Guy Mollet, d'abord réticent envers le programme nucléaire français, en conformité avec les volontés américaines qui préféraient le programme nucléaire européen EURATOM.

 

Quand la France livre un réacteur nucléaire à Israel, c'est en 1957

 

Le CEA propose début 1957 à Israel plus que le petit réacteur EL102 (de type EL-3 / Saclay) de 18 MW. C'est désormais un réacteur de production de plutonium similaire au réacteur G-1 (installé à Marcoule), de 40 MW, capable de produire de 10 à 15 kg de plutonium par an.

 

Israël demande aussi à la France la technologie pour extraire du plutonium du combustible utilisé dans le réacteur. Saint-Gobain devrait construire une usine chimique souterraine de retraitement, de transformation liée au réacteur.

 

Le 3 octobre 1957, l'accord sur Dimona – toujours secret défense – est signé. Un volet politique, garantissant les vélléités pacifiques d’Israël et leur garantie que toute décision concernant Dimona serait révélée préalablement aux interlocuteurs franaçis.

 

Un volet technique, plus crucial, bien qu'il n'aurait pas résolu toutes les questions et que la plupart des disposition auraient fait l'objet d'un accord verbal, par précaution. La livraison du réacteur était confiée à la Société alsacienne de constructions mécaniques, ainsi qu'à Saint-Gobain.

 

De Gaulle a-t-il changé la donne ? Rupture formelle, coopération tacite entre monopoles français et programme israélien

 

L'arrivée au pouvoir du Général de Gaulle en mai 1958 a changé la donne, officiellement. Dès juin, il constate que la « coopération militaire inappropriée établie entre Tel-Aviv et Paris après l'Expédition de Suez, a placé des Israéliens à tous les niveaux des services français ».

 

Cela n'empêche pas les experts du CEA de travailler activement de 1958 à 1960 à la construction du réacteur de Dimona. Le ministre à l'Energie atomique, Jacques Soustelle, supervise le projet. Saint-Gobain y participe sur le terrain, des chercheurs israéliens se forment à Saclay.

 

En mai 1960, de Gaulle signifie au gouvernement israélien qu'il souhaite rompre les liens nucléaires entre la France et Israël. La France pose trois exigences : arrêt de la production de plutonium, levée du secret sur Dimona et enquête internationale sur le réacteur.

 

Israel savait que cela risquait de compromettre tout le programme nucléaire, à un moment capital. La France cherchait alors, en pleine décolonisation et redéfinition de sa politique impériale, à reconsidérer ses relations avec les pays arabes.

 

Les échanges se multiplient entre De Gaulle et Ben Gourion, sans succès. Shimon Peres parvient finalement à arracher un accord à la fin de l'année 1960 : le CEA retirerait son aide officielle au projet, mais les entreprises françaises continueraient à travailler au projet.

 

L'accord est accepté par le gouvernement français. Une hypocrisie qui permet à Saint-Gobain (qui construit l'usine de transformation nucléaire), Dassault (qui fournit des missiles et des avions) ou la Société alsacienne d'achever le réacteur nucléaire qui a permis à Israël d'avoir la bombe.

 

« François Hollande, c'est le Guy Mollet d'aujourd'hui ! » (Shimon Peres)

 

Si Israël commence les travaux à Dimona en 1957 grâce au gouvernement de Guy Mollet, le réacteur rentrera en fonction vers 1963, grâce à la politique de compromis du général de Gaulle. Avec également le soutien britannique, Israël obtient la bombe avant 1967.

 

Si Guy Mollet aimait à dire que les communistes ne sont « pas à gauche mais à l'est », lui-même nourissait des intérêts privilégiés en Orient. Ce n'étaient pas les mêmes. Shimon Peres n'avait pas hésité en novembre 2013 à comparer François Hollande à Guy Mollet. Tout un symbole.

 

Décidément, le Parti socialiste, de 1956 à 2014, n'est pas l'ami du peuple palestinien. Il mérite bien ce que Shimon Peres en a dit en novembre 2013, aux côtés de François Hollande : « l'amitié avec Israël est dans les fibres du PS ». Des fibres sanglantes, oui !

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 13:40

Le Pape entre vérité et diplomatie

pape_francois turquie

« Aujourd’hui on dit que beaucoup de choses ne peuvent pas se faire parce que l’argent manque. Et pourtant on trouve de l’argent pour acheter des armes, on en trouve pour faire les guerres » : cette affirmation du Pape François a été ignorée par les milieux gouvernementaux italiens et occidentaux, qui taisent le fait que la dépense militaires mondiale (environ 1750 milliards de dollars annuels selon le Sipri) est entraînée par celle des USA/Otan (plus de 1000 milliards de dollars annuels, plus d’autres dépenses à caractère militaire).

Pratiquement ignorée, dans ces mêmes milieux, l’affirmation du Pape qui sonne indirectement comme une critique au système capitaliste : « Nous sommes en train de vivre une troisième guerre mondiale par morceaux, par chapitres », derrière laquelle se trouvent des problèmes politiques et économiques corrélés à la tentative de « sauver ce système où le Dieu argent est au centre ».

Un relief particulier a par contre été donné, à Rome et dans les autres capitales occidentales, au fait que le Pape, arrivé à Ankara, a exprimé son appréciation pour « le rôle important de la Turquie dans l’aire moyen-orientale, en en soulignant notamment l’engagement humanitaire pour l’accueil des réfugiés fuyant les zones de conflit » (L’Osservatore Romano, 28 novembre). Le Pape avait fait pareil quand, à Amman, il avait remercié le royaume jordanien pour « le généreux accueil fait aux réfugiés irakiens et provenant d’autres zones de crise, en particulier de la Syrie voisine, emportée par un conflit qui dure depuis trop longtemps », en encourageant la Jordanie à « continuer à s’engager dans la recherche de la paix désirée pour toute la région » (L’Osservatore Romano, 24 mai).

Ces déclarations qui font les louanges (probablement sur la base d’un calcul diplomatique) du rôle de la Turquie et de la Jordanie dans la région moyen-orientale et de leur engagement en faveur de réfugiés, se prêtent à être un instrument utile dans la campagne conduite par les gouvernements et par les médias occidentaux pour mystifier la réalité. Ce n’est pas un hasard si le président Napolitano, dans son message à la veille du départ du Pape pour la Turquie, souligne « le rôle crucial qu’Ankara est appelé à jouer dans une région secouée par de fortes tensions et de sanglants conflits ».


En réalité la Turquie et la Jordanie constituent les avant-postes de l’opération guerrière USA/Otan, dont le vrai objectif n’est pas la destruction de l’Emirat islamique, fonctionnel à cette stratégie, mais la démolition de l’Etat syrien (après le yougoslave et le libyen), la reconquête de l’Irak (éventuellement en le démembrant pour pouvoir mieux le contrôler) et en perspective l’attaque de l’Iran. Comme le documentent aussi des enquêtes du New York Times et du Guardian, en Turquie et en Jordanie la Cia a ouvert des centres de formation militaire où sont entraînés des groupes islamiques (auparavant définis comme terroristes par Washington) provenant d’Afghanistan, de Libye et d’autres pays, à infiltrer en Syrie ; y compris les groupes qui ont formé l’EI en Syrie, avant de lancer l’offensive en Irak. Les armes arrivent surtout via l’Arabie Saoudite et le Qatar. En Turquie -où l’Otan a plus de vingt bases aériennes, navales et d’espionnage électronique- a été transféré le Landcom, le commandement allié des forces terrestres des 28 pays membres de l’Otan, y compris donc des forces turques ; il a été activé à Smyrne, d’où il dirige les opérations en Syrie et en Irak. En Jordanie -d’après l’Associated Press (28 novembre)- ont été formées, dans un programme Cia d’entraînement de deux années, les forces rebelles appuyées par les Etats-Unis qui opèrent conjointement avec la branche d’Al Qaeda en Syrie. En provoquant d’autres vagues de réfugiés qui bénéficieront du « généreux accueil » de la Turquie et de la Jordanie.

 Manlio Dinucci

Géographe et journaliste


Edition de mardi 2 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-papa-tra-verita-e-diplomazia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 10:41

Vu sur El Diablo

 

prcfbandeau2008

Remaniant la junte gouvernementale en Ukraine, le pseudo-président Porochenko, oligarque de son état, n’a pas trouvé parmi les 40 millions d’Ukrainiens des femmes et des hommes capables de gouverner le pays…. Les trois étrangers nommés ministres ont été naturalisés Ukrainiens à peine  quelques heures avant leur nomination.


Le ministère des finances est attribué à Natalia Iaresko, ressortissante américaine d’origine ukrainienne, qui a fait une partie de sa carrière au département d’État, le ministère des affaires étrangères américain, et pour un fonds d’investissement ukrainien financé par le Congrès des États-Unis.


Un Lituanien, Aïvaras Arbomavitchous, ancien champion de basket mais surtout dirigeant d’un fonds d’investissement suédois East Capital  est nommé à l’économie.


Enfin Sandro Kvitachvili, ancien ministre géorgien de la santé et du travail, prend le ministère de la santé.

 

Incroyable arrogance des impérialistes américains et européens qui se livrent ainsi à une triple démonstration :

 

1] ces nominations sont l’affirmation assumée par les impérialistes US et UE de la colonisation totale de l’Ukraine,


2] ces nominations d’agents américains au pouvoir à Kiev sont une grave et dangereuse provocation à l’égard de la Russie,


3] ces nominations sont une insulte aux populations d’Ukraine.


Après les déclarations du président-comprador Piotr Porochenko prétendant que la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN sera résolue par le peuple lors d’un référendum, tout comme les propos de Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’ Organisation du Traité de l’Atlantique Nord , affirmant que le pays pourrait devenir membre de l’OTAN, on peut constater la volonté de l’impérialisme de jeter de l’huile sur le feux en Ukraine, prenant ainsi un risque réel de guerre et multipliant les provocations grossières comme les manœuvres militaires dans les Pays Baltes.


 

Un véritable nouvel Axe se constitue contre la Russie et la nomination comme président du Conseil européen du Polonais Donald Tusk, hystériquement anti-Russe ne doit rien au hasard.


 

Milices fascistes en armes, gouvernement compradore, avec du personnel politique ramassé volontairement à l’étranger et s’identifiant tant sur le plan politique qu’économique à l’impérialisme, OTAN provocateur et UE belliciste, États-Unis prédateur et incendiaire, les ingrédients de l’explosion s’accumulent en Europe.


 

La riposte et l’union des forces anti-impérialistes et de paix doit être à la hauteur de la situation.

 

La PRCF prendra des initiatives dans les jours qui viennent.

 

Commission Internationale du PRCF  

Le 3 décembre 2014

 

source : initiative communiste

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:37

gattaz-valls1.jpg


Lu sur pcf bassin:

Chien Guevara

Une fable moderne qui coule de source (comme Lafontaine ?). Une fable bien peu affable, qui met cartes sur table (au lieu d’en faire table rase). Une fable qui nous rase, tant on perçoit qu’elle atteindra la base. Une fable avec un méchant, des complices exécutants, et une population exécutée.


Une fable moderne, mais pas visionnaire, ou du moins pas à long terme. Une fable qui pourrait être religieuse, avec l’argent comme dieu, le capital, comme prophète.


En bref, une fable complètement faussée, mais tellement d’actualité...

 

1. Distribution

 

Le Capital 
 

 

Son cerbère (Pierre Gattaz) 
 

 

Le berger (Manuel Valls) 
 

 

Son toutou (Emmanuel Macron) 
 

 

Le prix Nobel ( Jean Tirole) 
 

 

Le peuple

 

2. Lexique


Le Mouvement des entreprises de France (Medef) est une organisation patronale fondée en 1998, représentant des dirigeants des entreprises françaises. Principale organisation d’entreprises françaises, elle possède un poids significatif dans le débat social français.


Créé le 27 octobre 1998, le Medef remplace le Conseil national du patronat français (CNPF). Son but est de représenter les entrepreneurs français auprès de l’État et des organisations syndicales. L’organisation revendique 750 000 entreprises adhérentes.

 
En 2010, le Medef a reçu 12 millions d’euros de subventions publiques au titre de sa contribution aux organismes paritaires, soit 31 % de ses recettes. Son budget, en 2012, est de 37,8 millions d’euros.
Le président actuel, Pierre Gattaz, a pris ses fonctions le 3 juillet 2013.


Pierre Gattaz, né le 11 septembre 1959 à Boulogne-Billancourt, est un industriel français. Il est président du directoire de l’entreprise Radiall1, depuis 1994. Parallèlement à ses activités de chef d’entreprise, il occupe diverses fonctions au sein d’organisations professionnelles, d’abord sectorielles puis généralistes, dont notamment celle de président de la FIEEC – Fédération des Industries Électriques, Électroniques et de Communication de 2007 à 2013. Il est élu à la présidence du Medef le 3 juillet 2013, succédant à Laurence Parisot.


Pierre Gattaz est le fils d’Yvon Gattaz, chef d’entreprise français, président du CNPF de 1981 à 1986, et de Geneviève Gattaz. Diplômé de l’École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne, il est également titulaire d’un « Certificate in Administrative Management », à l’université George Washington, université privée de Washington, D.C.


Yvon Gattaz, né le 17 juin 1925 à Bourgoin-Jallieu (Isère), est chef d’entreprise français et président d’organisations patronales. Il préside le CNPF entre 1981 et 1986. L’organisation entame alors une « guerre des tranchées » avec le gouvernement socialiste en place. La bataille s’engage sur la question du passage aux 39 heures, sur la flexibilité du temps de travail, sur les nationalisations, sur l’impôt sur les grandes fortunes et la loi d’amnistie, mais surtout sur la montée des cotisations sociales des entreprises contre lesquelles Yvon Gattaz livre bataille. Défenseur de l’entreprise et notamment des petites entreprises, il a fondé plusieurs associations. Il est membre depuis 1989 de l’Académie des sciences morales et politiques (Institut de France), qu’il a présidée en 1999. Il est le père de Pierre Gattaz, devenu président du Medef en 2013.


Le Conseil national du patronat français (CNPF) était une organisation représentant le patronat français. Il fut créé en décembre 1945 à la demande du gouvernement français qui, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, désirait disposer d’un interlocuteur représentatif de l’ensemble du patronat. Une convention, conclue le 24 juillet 1946, est venue préciser les rapports entre le CNPF d’une part et le Conseil interfédéral du commerce français d’autre part, en accord et avec le concours de la Fédération des Associations Régionales (FAR) et de la CGPME.


Cette convention constitue l’acte de naissance du Conseil national du commerce (CNC).


En 1998, le CNPF se transforme en Mouvement des entreprises de France (Medef) sous l’impulsion d’Ernest-Antoine Seillière.


Le capitalisme est le régime économique et juridique d’une société dans laquelle les moyens de production n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en oeuvre.

 


Le capitalisme est fondé sur :
l’entreprise privée (il peut exister un capitalisme d’Etat) ;

 
la liberté des échanges ;

 
le pouvoir des actionnaires ;

 
la recherche de profit considéré comme une contrepartie au risque encouru ;

 
l’accumulation du capital.


Le capitalisme moderne, qui se caractérise par un partage du capital de l’entreprise entre plusieurs, voire une multitude, de propriétaires, les actionnaires, recherche davantage de sécurité et une certaine puissance visant à influencer les décisions politiques. Le profit réalisé par l’entreprise a tendance à se répartir davantage entre l’Etat et l’entreprise elle-même (autofinancement qui accroît néanmoins sa valeur) au détriment de la distribution de plus-values immédiates (les dividendes) aux actionnaires.


Pour le marxisme, le capitalisme est un système politique, économique et social dont le principe fondamental est la recherche systématique de plus-values obtenues grâce à l’exploitation des travailleurs par les propriétaires des moyens de production et de distribution. Leur but est de transformer la plus grande partie possible de ces plus-values en capital supplémentaire qui engendrera à son tour davantage de plus-values.

 
Le mot "capitalisme" a acquis avec la critique marxiste une connotation péjorative ; aussi, ses défenseurs parlent plutôt de "libre entreprise" ou de "libéralisme".


Pour le capitalisme, tout tend à devenir marchandise et en premier lieu l’homme, (la santé, le sang, les organes, la procréation...), l’éducation, la connaissance, la recherche scientifique, les oeuvres artistiques...


3. L’idéal de Gattaz

 

Travail le dimanche et le soir : Il faudrait ouvrir d’avantage les commerces le 7ème jour de la semaine, ainsi que plus tard le soir, « en accord avec les salariés qui le désirent, ou par accord social ».

« Avec la suppression de cette archaïque disposition, qu’est la fermeture dominicale, nous boosterons la dynamique de la consommation. Bien sûr, le pouvoir d’achat n’en sera pas majoré, mais cela offrira la possibilité de le dépenser sur sept jours au lieu de six. »

 

Suppression des 35 heures : Pierre Gattaz veut « en finir avec le principe d’une durée légale imposée à toutes les entreprises » en permettant à celles-ci de négocier non seulement la durée, « qui constituera alors le seuil de déclenchement des heures supplémentaires », mais aussi le taux de majoration horaire et l’aménagement du temps de travail.

« Ce qu’il faut supprimer, c’est l’obligation légale. Que chaque employeur puisse déterminer la durée de ce temps de travail : 30, 32 ou 40 heures. Bien entendu, payées comme telles, restons réalistes ! »

 

Supprimer des jours fériés : Selon le Medef, le nombre de jours fériés (11 au total) et les complexités qu’ils induisent sont un frein à la croissance, et donc à l’emploi ». Sa préconisation ? Supprimer deux jours fériés, ce qui génèrerait 1% de croissance.
Soulignant que la durée effective annuelle moyenne du travail des salariés à temps plein, en France, est la plus basse d’Europe après la Finlande. Le Medef veut supprimer un ou deux jours fériés et en accoler d’autres aux week-ends, afin de supprimer des « ponts ».

 

Recul de l’âge légal de départ en retraite : Le Medef juge nécessaire une nouvelle réforme des retraites, avec à la clé, « un recul de l’âge légal de départ à la retraite, pour tenir compte de l’allongement de l’espérance de vie » ou la convergence des régimes de base.

« Pour moi, la question est tranchée. Nous avons gagné en 50 ans, 20 ans d’espérance de vie. Il nous faut en reverser la moitié, soit dix, à l’entreprise. Je vois l’âge légal de départ à la retraite à 75 ans ».

 

Suppression du SMIC : L’idée du Medef consisterait à instaurer, de façon provisoire, un salaire inférieur au salaire minimum « pour les populations les plus éloignées de l’emploi , et qui pourrait être complété par des allocations sociales afin de garantir un pouvoir d’achat égal au SMIC ». En 1994, Edouard Balladur s’y était cassé les dents avec son CIP, l’équivalent d’un SMIC jeunes. Par ailleurs, compléter le différentiel par l’Etat, revient à subventionner le secteur privé ; un système dont l’Allemagne est en train de sortir.

 

Création du contrat de projet : Le patronat dénonce les effets pervers de la « dualisation » croissante du marché du travail, unes situation qui oppose des jeunes obligés d’enchaîner des CDD de plus en plus courts alors que 87 % de salariés jouissent toujours d’un CDI. D’où sa proposition d’un nouveau « contrat de projet » qui prendrait fin une fois la mission réalisée.

C’est une idée ancienne du Medef, qui revient à généraliser le contrat de chantier, tel qu’il existe dans le bâtiment, à tous les secteurs d’activité. « Il s’agirait d’un contrat à durée indéterminée qui prendrait fin automatiquement, une fois le projet réalisé ».

 

Réformer le code du travail : le Medef veut simplifier drastiquement le droit du travail. Aujourd’hui « incompréhensible », il doit, selon l’organisation patronale, fixer « les grands principes » et d’interdire d’ « entrer dans les détails ». La primauté serait donnée aux accords collectifs d’entreprises, un salarié ne pouvant plus leur opposer son contrat de travail.

 

La réforme de l’assurance chômage : Les formules qui fâchent comme « baisse des indemnités chômage » ne sont pas écrites noir sur blanc. Mais le diagnostic dressé laisse peu de place au doute. « Notre système d’assurance chômage n’incite pas à un retour à l’emploi rapide », considère l’organisation de Pierre Gattaz. Elle veut rouvrir les négociations conclues le 22 mars afin que l’assurance chômage réduise son déficit. Au passage, elle réclame un renforcement du contrôle des chômeurs.

 

Baisse des "charges" patronales et fin de la taxe sur les transactions financières : Sur la partie fiscale, le patronat souhaite transformer le CICE en baisse de "charges". Le Medef juge qu’une baisse de charges est plus perenne qu’un crédit d’impôt, et surtout plus facile à calculer pour les chefs d’entreprise. Il demande parallèlement la suppression progressive des taxes pesant sur les facteurs de production et les taxes sectorielles. Enfin, l’organisation patronale demande la suppression de la taxe sur les salaires, qui pèse sur les banques et les assurances, et la fin de la taxe sur les transactions financières.

 

Plus besoin d’excuses pour licencier : Le président du Medef Pierre Gattaz a suggéré jeudi que la France sorte de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui oblige à justifier un licenciement, afin de lever la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprises. "Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. C’est un des principaux freins à l’embauche".

 

Réduire le nombre d’instances de représentation du personnel : Les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) veulent aussi remplacer les diverses instances de représentation du personnel (Comité d’entreprise, CHSCT....) dans les entreprises de plus de 50 salariés par un seul "Conseil d’entreprise". Les salariés seraient consultés tous les 4 ans pour savoir s’ils veulent ou non mettre en place cette instance, qui reprendrait l’ensemble des prérogatives dévolues jusqu’ici au Comité d’entreprise, au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), aux délégués du personnel et aux délégués syndicaux.

 

Suppression des délégués du personnel : Le Medef souhaite supprimer les délégués dans les entreprises de moins de 50 salariés, ou du moins l’obligation d’élire des délégués du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés, arguant qu’elle n’est déjà pas respectée. Ceci pour limiter les effets de seuil, qu’ils dénoncent inlassablement comme un frein à l’embauche.

 

 

4. Discours de Manuel Valls sur les politiques générales

 

Beaucoup trop fier pour être honnête, lors de son discours sur les politiques générales, le 15 septembre dernier, Manuel Valls n’a pas osé reprendre les propositions de Pierre Gattaz, émises à peine deux jours plus tôt, il a hypocritement préféré se présenter comme tel (source : huffington post) : « Assurant gouverner au nom de l’efficacité et non de l’idéologie, le premier ministre s’est singulièrement démarqué du Medef en rejetant leurs propositions parues dans la presse. "Réformer, ce n’est pas casser. Réformer, ce n’est pas régresser. Et comme je l’ai déjà dit, il n’y aura pas de remise en cause des 35 heures ni de la durée légale du travail", a-t-il martelé, refusant toute réduction du Smic ou encore la suppression du CDI. »


Intéressant de la part d’un premier ministre qui venait de nommer 15 jours auparavant un ministre de l’économie qui allait justement reprendre les propos du Medef quelques jours plus tard.


« Va mon toutou, va ! »


5. Les propositions d’Emmanuel Macron (loi sur l’activité)


Comme on peut le constater, dans son discours du 15 octobre sur le projet de loi sur l’activité, Emmanuel Macron, le chien de troupeau, retranscrit exactement ce que son berger Valls n’a pas osé affirmé, c’est à dire les propositions du cerbère du sacro-saint prophète Capital, représentant le dieu « Argent » :


Travail le soir et le dimanche, repenser les 35 heures, supprimer un ou deux jours fériés, allonger la durée de cotisations retraites, libéraliser le salaire minimum et les contrats de travail, ... (source : L’Express).


Le Medef ne peut qu’applaudir : il a été entendu !


6. Et un prix Nobel d’économie, en plus !


Le « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en l’honneur d’Alfred Nobel », improprement appelé prix Nobel d’économie, vient d’être attribué le 13 octobre dernier, au français Jean Tirole. Alors qu’un déluge de commentaires élogieux en forme de « cocoricos » se propage dans les médias, Attac déplore ce choix qui s’inscrit dans la lignée des prix attribués à Hayek, Friedman et autres économistes néolibéraux en grande partie responsables de la crise actuelle.


Présenté comme « un des économistes les plus influents de notre époque » par la Banque de Suède, Jean Tirole est récompensé par « son analyse de la puissance des marchés » et ses recommandations en faveur d’une déréglementation dans les domaines de l’industrie, de la finance et du travail.


C’est ainsi que Jean Tirole, dont on peut penser que le nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron est un admirateur fervent, propose une réforme du marché du travail, dont l’une des mesures doit être d’alléger le code du travail et, en particulier, de supprimer les contrats à durée indéterminés (CDI).

 
(source : Le Grand Soir)


7. Conclusion et anecdote


La boucle est bouclée : Gattaz reprend le flambeau de papa, le PS devient fan du Medef, et le prix Nobel d’économie revient à un néolibéral.


La France n’est pas près de changer de système, si vous voulez mon avis.

 
Et tiens, vu qu’on parle de « changement », une petite anecdote sur « cerbère » Pierre Gattaz, issue d’une interview par Jean Casanova, du journal Mediapart, en date du 2 octobre :


« J.C. Vous nous dites toute votre admiration pour le Premier Ministre. Iriez-vous jusqu’à le soutenir lors des prochaines échéances électorales ?


P.G. Nous sommes pragmatiques et nous ne nous considérons liés à aucun parti politique. Nous travaillerons à réformer notre modèle économique et social avec tous ceux que le pays aura désigné. Et nous respectons tous les choix de nos concitoyens.


J.C. Pourrez-vous toujours tenir ce discours en cas d’élection de Marine Le Pen ?


P.G. Je ne veux pas répondre à cette question trop orientée. Je ne referai pas l’erreur de mon prédécesseur René Duchemin, à la tête de la CGPF (Confédération Générale du Patronat Français) en 1936, qui avait laissé dire : "plutôt Hitler que le Front populaire". Mais vous me savez amateur de peinture et de tout ce qui touche à la couleur. Sachez que je préfère le Marine au rouge. »


A bon entendeur salut !

 

L’article chez lui : Le cerbère du capital, le berger, son toutou, et le prix Nobel en prime

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 11:32

Un article mis en ligne il y a quelque temps sur le site du PRCF "Initiative communiste" et tout à fait d'actualité en ces jours de vote aux élections professionnelles de la Fonction publique.  En outre ce rappel  du Traité transatlantique dont les négociations continuent dans le plus grand silence médiatique et politique est tout à fait nécessaire au moment où les salariés du public vont choisir leurs représentants professionnels. 

 

 

TISA TTIP le grand marché transatlantique menace les services publics

 

traité transatlantiqueLe site d’information en ligne Basta mag publie l’article suivant au sujet du TISA dont nous nous faisons l’écho. L’UE mène dans le plus grand secret des négociations avec les USA pour créer un grand marché transatlantique (GMT / TTIP ) menaçant l’ensemble des conquêtes sociales et démocratiques. Droit des travailleurs, protection de l’environnement, services publics. Tout cela est menacé, alors qu’il semble que les traités prévoient même le recours à une justice privée ! Bien sûr jamais les peuples n’ont été consultés. Pire, les négociations sont secrètes reposant sur un mandat opaque de la Commission Européenne. Preuve s’il en est du caractère anti démocratique de l’UE construite par l’oligarchie capitaliste pour défendre uniquement ses intérêts et écraser la classe des travailleurs. Preuve s’il en est du ridicule de ceux qui défendaient cette UE « contrepoids » aux USA, de ceux qui s’illusionnent en croyant que l’UE peut être réformée, comme si on pouvait rendre un crocodile végétarien ! Non l’UE est une arme de destruction massive de la classe capitaliste.
l'humanité TISAC’est wikikeaks qui avait révélé une partie des documents de négociations de cet accord de libre échange. L’Humanité le 25 juin dernier en faisant sa une, titrant un on ne peut plus claire : L’accord top secret qui doit dépecer les services publics

L’accord top secret qui doit dépecer les services publics – See more at: http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depecer-les-services-publics-545491#sthash.zGVbwBW6.dpuf
L’accord top secret qui doit dépecer les services publics – See more at: http://www.humanite.fr/laccord-top-secret-qui-doit-depecer-les-services-publics-545491#sthash.zGVbwBW6.dpuf

Les réactions se multiplient du côté des syndicats depuis quelques jours pour dénoncer l’Accord sur le commerce des services (ACS, ou Tisa). Un traité en cours de négociation entre une cinquantaine de pays (lire notre enquête Tisa, ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations). En France, le syndicat Force ouvrière (FO) déplore le silence du gouvernement concernant ces négociations, qui visent à ouvrir le « marché des services » à la concurrence internationale. Lors d’une rencontre le 1er juillet avec la secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur, Fleur Pellerin, le syndicat lui a demandé des clarifications. FO interpellera aussi le gouvernement lors de la conférence sociale, la semaine prochaine.

Le 27 juin, le Comité syndical européen de l’éducation (CSEE), qui représente 132 syndicats d’enseignants en Europe et 11 millions de salariés du secteur éducatif, a exprimé « ses plus vives inquiétudes face à l’intention de l’Union européenne d’inclure les services d’éducation dans le cadre des négociations en cours sur l’accord de libre-échange pour le commerce des services ». Pour son directeur, Martin Rømer, il y a dans ces négociations le risque « d’intensifier les pressions visant à commercialiser et privatiser le secteur de l’éducation » et « de restreindre drastiquement la possibilité pour les États (…) de limiter l’entrée des institutions et établissement scolaires privés ou lucratifs sur leur territoire et de réglementer leurs activités ».

 

Un traité qui « dépasse l’entendement »

La fédération syndicale s’inquiète notamment de l’inclusion de la « clause de statu quo », dans cet accord (selon un document dévoilé par Wikileaks) : « Les gouvernements seront contraints de maintenir toutes leurs réglementations en vigueur en matière de libéralisation, si bien que leurs successeurs n’auront plus aucune possibilité d’introduire de nouvelles mesures permettant de limiter le commerce des services, analyse Martin Rømer. Cette situation est fondamentalement contraire à tout processus décisionnel démocratique »

Pour la Confédération syndicale internationale (CSI), « le projet d’accord dont débattent des représentants de gouvernements vise à affaiblir la réglementation des services financiers et à octroyer aux fonds spéculatifs, aux banques, aux compagnies d’assurance et autres prestataires financiers de nouveaux accès sur les marchés financiers » (communiqué du 27 juin). « Les gouvernements sont en train de négocier dans le plus grand secret des réglementations financières à la baisse », dénonce Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. « Qu’ils veuillent aider les banques « trop grosses pour faire faillite » et conglomérats financiers à poursuivre leur expansion, cela dépasse l’entendement. »


L’offre de la Commission européenne

Plusieurs fédérations syndicales internationales ont appelé à cesser les négociations de l’accord Tisa : l’Internationale des services publics (qui représente 669 syndicats du secteur des services publics), UNI Global Union (900 organisations syndicales et 20 millions d’adhérents dans le monde, dans les secteurs de la santé, des médias, des télécommunications ou des finances), IndustriALL (50 millions de travailleurs de l’industrie, des mines et de l’énergie) et l’UITA (Union internationale des travailleurs de l’alimentation et de l’agriculture, 383 organisations membres). En 2013, elles avaient déjà, avec plusieurs centaines d’organisations, affirmé leur ferme opposition aux négociations, dans une lettre adressée aux ministres du Commerce des pays concernés.

Malgré les demandes répétées des syndicats et ONG pour une plus grande transparence, voire pour l’arrêt des discussions, le mandat de négociation donné à la Commission européenne n’a toujours pas été rendu public. Pour le commissaire au Commerce, Karel de Gucht, le secret sur les négociations est un choix « stratégique ». La Suisse, la Norvège et l’Islande ont pourtant publié leurs offres initiales de négociation (lire ici). Dans ces conditions, comment savoir quels seront les secteurs qui pourront être soumis aux privatisations et à la concurrence internationale ? « Dans son offre, l’UE a introduit une série d’exceptions qui lui permettent de prendre toute mesure qu’elle juge utile dans un certain nombre de secteurs, notamment l’audiovisuel, l’éducation publique, la santé publique ou l’eau », assure, dans son langage bien à elle, la Commission, interrogée par FO Hebdo. Impossible à vérifier, tant que l’offre initiale de l’Union européenne ne sera pas rendue publique.

Les services publics seront-ils protégés de toute menace de privatisation ? Là encore, réponse sibylline de la Commission : « L’UE a introduit une réserve horizontale lui permettant de sauvegarder des monopoles et des droits exclusifs d’exploitation dans le secteur public. La réserve est libellée comme suit : « les services reconnus d’utilité publique au niveau national ou local peuvent être soumis à des monopoles publics ou à des droits exclusifs octroyés à des opérateurs privés » » [1]. La transparence, c’est aussi une question de vocabulaire…

@AgnesRousseaux

Notes

[1] Source : FO Hebdo.

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