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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 23:30
Source: la CGT Logement.
A l'évidence, les détenteurs d'un Livret A — c'est à dire trois Français sur cinq — puisent dans leurs réserves pour faire face à la baisse des salaires et des pensions.

Il est vrai que le Livret A souffre dépuis le 1er août 2014 d'une rémunération historiquement basse — à 1% sous prétexte de la faiblesse de l'inflation — mais cela ne suffit pas à expliquer que leurs détenteurs aient effectué, pour le septième mois consécutif, davantage de retraits que de dépôts en novembre, à hauteur de 1,25 milliard d'euros, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts.

Les mois de septembre, octobre et novembre sont, d'ailleurs, traditionnellement difficiles pour ce livret puisque, à cette période, les épargnants ont tendance à puiser dans leurs économies pour faire face aux dépenses de rentrée, au paiement des impôts et à l'achat des cadeaux de fin d'année.

Sur les onze premiers mois de l'année, la décollecte (la différence entre les retraits et les dépôts) s'est creusée pour s'établir en cumulé à 5,84 milliards d'euros. Ce système d'épargne populaire va donc terminer l'année dans le rouge. Pareille situation s'était déjà présentée au cours de la dernière décennie, par exemple en 2005 où la décollecte avait atteint 3,43 milliards d'euros.

En octobre, les retraits avaient déjà été supérieurs aux dépôts à hauteur de 2,93 milliards d'euros.

Au total, 361 milliards d'euros étaient déposés fin novembre sur le Livret A et le Livret de développement durable), dont les "encours" permettent notamment de financer les HLM, et l'ensemble du système de logement social.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 23:17

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

La normalisation des relations entre Etats-unis et Cuba est encore loin d'avoir une traduction sur le plan économique. L'embargo, qui pèse sur le développement de l'île, est bien vivace, il se matérialise dans la série d'amendes qu'impose les USA aux banques européennes.

Après la français BNP Paribas, au tour de l'allemande Commerzbank. Le gouvernement américain frappe les géants bancaires européens, alliés géopolitiques mais concurrents économiques, d'amendes se chiffrant en milliards de $. 

Commerzbank est la deuxième banque allemande – dont le premier actionnaire reste l’État allemand – elle fait partie des 20 principales institutions bancaires d'Europe. C'est la banque allemande du commerce international, bien implantée en Europe de l'est, en Russie, en Chine, où elle devient un concurrent des banques américaines et un partenaire des banques et entreprises locales, avec lesquelles les Etats-unis voient les rivalités géopolitiques s'exacerber.

Selon le Wall Street Journal, Commerzbank est prêt à payer la somme de 1 milliard de $ au gouvernement américain pour avoir mené des transactions commerciales entre autres avec Cuba, en violation des sanctions imposées par les Etats-unis.  Le Financial Times souligne que l'institution financière allemande avait convenu de payer 650 millions de $ en septembre 2014, avant de devoir ré-évaluer à la hausse l'amende sous pression américaine.  Le New York Times rappelait que le Département du Trésor américain avait d'abord estimé l'amende à 500 millions de $, le 9 juillet dernier, pour transactions illégales entre ses filiales américaines et des partenaires à Cuba, en Corée du nord, en Iran, ou au Soudan.

Le Département de la Justice américain, le Bureau du procureur du district de Manhattan et le Super-intendant aux services financiers de New-York ont lancé l'enquête en 2008, visant en particulier les liens avec des entreprises iraniennes, au beau milieu de la querelle sur le programme nucléaire iranien.  On est loin de l'amende record infligée à la BNP-Paribas, de 9 milliard de $, en juillet dernier. Mais la logique est la même : continuer le siège économique de Cuba, et surtout l'utiliser comme prétexte dans une guerre économique pour engranger des profits commerciaux maximum. De la rapine pure.

Le gouvernement américain ne compte pas s'arrêter là. Il a lancé des enquêtes contre l'allemande Deutsch Bank, les françaises Crédit Agricole et Société Générale, enfin l'italienne UniCredit. Avec la BNP Paribas, ce sont cinq des dix plus grandes banques européennes.  Des mesures en totale contradiction avec la volonté de l'immense majorité des nations du globe. Le 28 octobre, pour la 23 ème année d'affilée, l'Assemblée générale de l'ONU condamnait le blocus américain contre Cuba et demandait son levée, à 188 voix contre 2, celles des USA et d'Israel.

Moins d'une semaine après les annonces-choc du président Obama, cette nouvelle a de quoi confirmer la réception prudente de la dite normalisation des relations Etats-unis/Cuba. La guerre économique est toujours en vigueur contre Cuba.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 23:00

 Lu sur pcfcapcorse

 

SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !


Rédigé par José Fanchi Samedi 20 Décembre 2014   


Concurrence déloyale, dumping social et fiscal, privatisation voire scandale financier, les 2 000 travailleurs n’ont pas fini d’en voir de toutes les couleurs au fil des jours, des menaces et des réunions qui n’en finissent plus de finir. Des centaines de salariés pourraient perdre leur emploi et la Corse l’outil indispensable à la mise en œuvre du service public de continuité territoriale. L’heure est grave pour la Corse et la région PACA, sinistrées par le chômage et la crise économique. Vendredi matin, après l’Assemblée de Corse, les manifestants se sont dirigés vers la préfecture de région. Ambiance


SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !
Banderoles, feux de Bengale, musique et chants patriotiques, ils étaient plusieurs dizaines devant  les grilles de la préfecture de région pour manifester leur mécontentement avec en tête de la délégation, Frédéric Alpozzo accompagnés des principaux cadres de la CGT.  Selon les plus pessimistes, la perte d’emploi pourrait en fait s’avérer une véritable saignée et cela porterait le nombre d’emplois menacés à 4000 à travers l’ensemble des prestataires affectés par la perte d’activité. En Corse il est question de 1200 emplois, de l’avenir de l’école de marine, de perte sèche pour la SITEC émanation de la CTC qui gère la billetterie. Sans oublier pour autant d’autres activités comme la blanchisserie ou la fourniture de produits de consommation et de restauration qui sont concernées directement.

Des solutions existent
Pour la section d’Ajaccio du PCF, le gouvernement et la CTC font fausse route en expliquant que le redressement judiciaire serait la solution idéale pour sortir la SNCM de l’impasse. Les travailleurs ne sont pas d’accord : « Aujourd’hui, on se rend compte que cette vérité, conforme aux choix de Veolia et Transdev, est un mensonge mortifère pour nos emplois et le service public de continuité territoriale. Plus que jamais, il faut stopper cette marche à l’abîme dans la solidarité et dans l’action les plus larges autour des travailleurs victimes de cette politique ultralibérale et avec les organisations syndicales engagées dans la défense de la SNCM. Alors que s’ouvre la période d’observation, par sa force, ce mouvement social et populaire permettra de sauver l’emploi et le service public. En ce sens le gouvernement doit reprendre la main pour :
  • - Garantir la continuité de la SNCM par l’intervention de la Caisse des Dépôts au capital de Transdev et donc sa sortie immédiate du Redressement judiciaire
  • - Régulariser la participation de la CDC au capital de la SNCM
  • - Préserver l’emploi en Corse et sur le continent en imposant le respect des règles du pavillon français premier registre pour tout armateur opérant sur les lignes de la continuité territoriale
  • - Défendre les contentieux jusqu’au bout des cinq prochaines années de procédure afin de garantir le maintien de l’attribution de la DSP au groupement CMN-SNCM et d’obtenir l’annulation des dernières décisions de l’Union Européenne pour la défense de toutes les compagnies publiques maritimes et aériennes, SNCM-CMN et AIR CORSICA-AIR France, et des emplois qu’elles génèrent.

Frédéric Alpozzo : "Notre modèle social va disparaître"

SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !

La délégation a été reçue vendredi matin par le groupe communiste de l’Assemblée de Corse et s’est rendue aussitôt devant les grilles de la préfecture de région rejoindre l’ensemble des manifestants.

Le patron du syndicat des marins CGT a expliqué les raisons de l’annulation de ces entretiens : « Simplement en raison de l’absence du président de l’Office des Transports, mais la commission de l’Office des Transports aurait dû normalement nous recevoir compte tenu des graves conséquences que cela aura pour la SNCM et les 2000 salariés sans oublier les entreprises induites mais également sur la DSP.
« Aujourd’hui, nous considérons qu’il n’y a pas de repreneur sérieux  pour la SNCM et qu’il ne peut y avoir de repreneur sérieux sans entrer les conditions qui ne sont pas réunies. C'est-à-dire avoir un repreneur pour la SNCM dans le cadre d’une restructuration certes, mais s’il n’y a plus de compagnie, cela signifie que le contrat de service public ne tient plus la route juridiquement. Cela veut dire aussi que pour « échapper » au contentieux que je qualifierai de « bidon » de l’Union Européenne porté par Corsica Ferries, on va abandonner des pans entiers d’activités et il faudrait que la nouvelle entreprise ne ressemble plus à quoi que ce soi par rapport à la SNCM. En clair, il faudra séparer les activités malgré les emplois que cela représente pour Marseille et pour la Corse, et abandonner Toulon, Nice et Marseille en période estivale. On devrait être fixé à partir de lundi prochain au sortir du comité d’entreprise. Le calendrier qui est fixé avec une remise des appels d’offres à repreneur jusqu’au 19 janvier et ensuite, pour le dépouillement, il faudra attendre fin janvier début février. »

- Que peut-on dire aujourd’hui ?
-  Aujourd’hui on est dans une issue illégale qui va produire une offre de reprise « bidon » pour arriver à la liquidation et au démantèlement de la SNCM. Ce qui est sûr, c’est que dans ces conditions, nous rejetterons une telle issue. Les personnels seront en situation de refuser et les licenciements et l’absence d’avenir et donc d’arrêter totalement l’activité. »


- Et la privatisation ?
-  Nous avons déjà mené le combat en 2005 et elle a eu lieu en partie. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans l’idéologie du capital en premier lieu, mais qu’on veuille garder la minorité de blocage avec les salariés, à savoir 34% du capital public. On n’est pas opposés à l’entrée des collectivités au capital mais c’est elles qui ne veulent pas aujourd’hui ; le président du Conseil Exécutif souhaite voir disparaître cette compagnie, ce qui n’est pas de son ressort et qui relève de prise illégale d’intérêt et de volonté de favoriser la compagnie concurrente low cost. Aujourd’hui, il y a une société qui existe, on a demandé de gros efforts aux salariés, on a perdu beaucoup d’emplois depuis dix ans, la flotte a été divisée par deux, ça n’a que trop duré. Nous n’accepterons pas de fausse solution qui conduisent à la destruction, ce qui est en train de se passer. Ce qui va disparaitre, c’est notre modèle social…
J. F.  


SNCM : Manifs à Ajaccio pour dire "Non" au redressement judiciaire !

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:36

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Le Parlement européen vient de se prononcer pour la reconnaissance d'un État palestinien, après certains parlements nationaux. Dans le même temps, les pays européens continuent d'armer un État qui tue au quotidien les Palestiniens. Retour sur les livraisons de la honte.

 

L'Union européenne, comme les pays qui la composent, ont l'art de manier le double discours, les manifestations d'indignation théoriques face aux offensives israéliennes et les accords de coopération pratiques, à multiples facettes, avec l’État sioniste.

 

La plaisanterie. « Un code de conduite sur les exportations d'armes » ?

 

Depuis 1998, l'UE dispose d'un Code de conduite sur les exportations d'armements poussant les États à n'exporter des armes qu'à des pays qui respectent : (1) les droits de l'Homme ; (2) les engagements internationaux ; (3) la paix et la sécurité régionale ; (4) un refus du terrorisme.

Quinze ans après, les pays de l'Union européenne continue de vendre des armes prioritairement à l'Arabie saoudite, au Qatar, au Pakistan qui sont loin de respecter ses critères, ainsi qu'à Israël.

Savoir l'étendue de la coopération militaire de l'Union européenne avec Israël n'est pas chose aisée tant elle peut se draper dans des accords de coopération à dominante civile, des projets de recherche aux finalités diverses.

On se rappelle qu'en juillet 2012 l'UE avait signé un accord de coopération portant sur 60 programmes concrets, dans 15 domaines d'actions.

Une collaboration institutionnalisée dans des secteurs stratégiques et hautement politiques :coopération policière (Europol), judiciaire (Eurojust), spatial (ESA), et militaire enfin euphémisée derrière la collaboration dans les domaines de la « sécurité maritime et aérienne ».

Les livraisons d'armes sont certes plus limitées que les colossales aides américaines à Israël, mais loin d'être nulles, elles sont surtout multi-formes, difficiles à tracer. Nous allons tâcher ici d'en donner quelques exemples illustrant cette collaboration concrète des pays européens.

 

La France, un partenaire militaire fidèle d’Israël

 

Quelle place occupe la France dans les autorisations d'exportations ? Selon les chiffres même de l'UE, une place privilégiée.

Un rapport de 2008 de l'UE sur les licences d'exportations soulignait que, pour l'année 2007, la France était de loin le premier pays à accorder des licences d'exportations d'armes vers Israel : 120 millions, soit 60 % des autorisations d'exportation.

Selon le rapport, la France était en première place pour la « livraison de matériel lié aux avions de chasse » pour 10 millions d'€, ainsi que pour les « équipements électroniques » à finalité militaire – systèmes de guidage, de navigation, de brouillage de satellite – pour 89 millions d'€.

On se rappelle que certains observateurs avaient été frappés de voir le label « Made in France » sur des missiles Hellfire retrouvés à Gaza, en 2009.

Si l'année 2007 a marqué un pic, cela n'a pas marqué la fin de ces licences d'exportation. Sur la période 2008-2012, la France occuperait toujours la troisième place pour les licences d'exportation, 200 millions d'€

Concernant l'arme fatale du XXI ème siècle, les drones, c'est en collaboration étroite avec Israel que la France avance. Dès les années 1990, Lagardère puis EADS se dote des drones israéliens Hunter/Heron pour en faire les fameux Eagle One, maintenant Harfang entrés en service en 2008.

La France prépare les drones de nouvelle génération, cette fois avec la collaboration de Dassault et Thalès. C'était le sens de l'achat programmé de la plate-forme Heron TP (ou « Eitan ») en 2011 pour 500 millions d'€. Les drones Eitan étaient entrés en service lors de la guerre de Gaza de 2009.

Si Israel a perdu en 2013 les contrats pour la livraison de 10 à 12 drones (670 millions d'euros!) pour le renouvellement de la flotte française, face aux américains de General Atomics, elle devrait collaborer étroitement au projet, tant les experts israéliens sont liés à l'entreprise américaine.

 

Le Royaume-uni : pour quelques millions (ou milliards) de £ de plus ?

 

Le Parlement britannique a, lui aussi, voté pour la reconnaissance de l'Etat palestinien. Il est même allé plus loin, en annonçant cet été la « review » (révision) de plus de 8 milliards de £ (10 milliards d'€) de licences d'exportation commerciales et militaires.

Le chiffre donne le vertige, le gouvernement britannique a tenu à préciser : il ne s'agit même epas d'annuler ces autorisations d'exportation, ni les contrats déjà signés.

Et le gouvernement souligne que les autorisations militaires ne concerneraient que 275 millions de £ (400 millions d'€), une somme déjà énorme.

Mais les 9 autres milliards d'€ auraient surtout à voir avec des dispositifs de télécommunications, des systèmes de cryptage, dont on peut aisément devenir la porosité avec le domaine militaire.

Une somme énorme qui concernerait avant tout des logiciels de cryptage, de communications militaires mais aussi des pièces détachées pour des véhicules militaires. Des licences qui concerneraient 130 entreprises britanniques, toucheraient aux composantes du drone israélien Hermes mais aussi certaines pièces des chars d'assaut d’Israël. 

Concrètement, de janvier à juin 2014, le Royaume-uni avait déjà vendu pour 9 millions d'€ d'armes : des composantes pour les avions de chasse (400 000 €), pour les drones (150 000 €), pour la guerre électronique (2 millions d'€), pour le ciblage (1,5 millions d'€), pour l'imagerie et les tirs de nuit (2 millions d'€), ou encore des systèmes d'armes à énergie dirigée (800 000 €).

 

L'Allemagne, des sous-marins nucléaires pour Israël

 

L'Allemagne la joue beaucoup plus franchement. Pas question de reconnaître l'Etat palestinien, et l'alliance avec Israel reste intouchable pour la chancelière Merkel.

L'Allemagne est même allée plus loin. Elle a livré cette année le 4 ème de ses sous-marins Dolphin. Elle prévoyait d'en livrer un cinquième d'ici la fin de l'année, et un sixième d'ici 2017. Des sous-marins qu'Israel aurait empressé d'armer de missiles à tête nucléaires.

Chaque sous-marin coûte près de 700 millions d'€, mais l'Etat allemand a décidé de subventionner (!) un tiers de la somme, soit autour de 200 millions d'€ par sous-marin, soit plus de 1 milliard d'€ de cadeau allemand à l'Etat israélien.

C'est aussi en fin d'année 2013 que l'Allemagne a accepté la vente de 3 destroyers destinés à protéger les pipelines israéliens (pour le transport de l'énergie). Elle a encore accepté une réduction de 30 % du prix de vente, réduisant la facture pour Israël de 950 millions d'€ à 650 millions.

 

L'Italie, championne d'Europe des licences d'exportation ?

 

C'est ce que soulèvent les militants des Associations de lutte pour le désarmement en Italie. Pour la seule année 2012, l'Italie aurait acté pour 475 millions d'€ de licences d'exportations vers Israel, une conséquence de l'Accord de coopération militaire et de défense signé par Berlusconi en 2005.

L'Italie a ainsi exporté en 2012 un système de satellite optique pour l'observation de la terre, des dispositifs de contrôle des vols de drones/planeurs, ou encore des systèmes de télécommunications aux normes de l'OTAN.

Le groupe italien Finmeccanica – partenaire privilégié de Dassault, EADS dans les projets européens – a surtout livré en 2014 deux avions d'entraînement M-346, des aéronefs à la pointe de la technologie, qui peuvent être configurés comme bombardiers légers.

Ce n'est que le début, un contrat pour la livraison de 30 modèles M-346 a déjà été conclu, pour la somme d'1 milliard d'€.

Les entreprises italiennes du secteur de l'armement importent également du matériel israélien, pour une valeur de 50 millions d'€ sur ces deux dernières années : Simmel importe ainsi des composantes pour ses bombes, Beretta pour ses armes automatiques, en particulier les pistolets-mitrailleurs.

 

21 pays sur 27 dans l'UE ont vendu des armes en 2012

 

Sur la période 2008-2012, 21 pays européens sur 27 ont vendu des armes, ou tout du moins des licences d'exportation à caractère militaire, à Israël. 

Y compris l'Espagne qui se gargarisait aussi de reconnaître l'Etat palestinien dans son Parlement, elle a vendu pour 25 millions d'€ de licences dans la période 2008-2012, 5 millions d'€ pour la seule année 2013, ce qui en fait officiellement le 6 ème pays exportateur européen d'armes vers Israël. 

Craignant toutefois pour ses approvisionnements en Europe de l'ouest, Israel a diversifié au cours des années 2000 ses approvisionnements en … Europe de l'Est. Russie et Ukraine pour l'armement lourd, République tchèque, Bulgarie, Roumanie, Pologne et Finlande pour l'armement léger.

Pour les pays désormais intégrés à l'UE, il est intéressant de remarquer que la Roumanie est, pour la période 2008-2012, le 4 ème partenaire militaire européen d’Israël, ayant accordé près de 95 millions d'€ de licences d'exportation. 

Sur les ventes de licences d'exportation réalisées en 2007 (la Roumanie y occupait déjà une surprenante 3 ème place), on s'aperçoit que la Roumanie vend à Israel surtout des armes légères, des matériels explosifs mais aussi des composantes pour ses aéronefs. 

Sur le terrain, l'entreprise israélienne Elbit dispose en Roumanie de quatre filiales – Elbit System, Elmet International, AE Electronics et Simultec – qui assurent l'essentiel de la mise à jour des systèmes électroniques de l'armée roumaine.

En 2011, Elbit a obtenu un contrat de 18 millions de $ pour mettre à jour l'avion de transport C-130 de la flotte aérienne roumaine. 

La Bulgarie, la République tchèque et la Pologne font partie du « Top 10 » européen des exportateurs d'armes, avec un total de 50 millions d'€ à eux trois. 

La République tchèque avait déjà vendu des systèmes de missile tactique (d'origine russe) en 2006, les Totchka, tandis que la Bulgarie avait fourni 6 systèmes d'artillerie de 130 mm en 2004. 

La Bulgarie a confirmé par un accord en 2012 de coopération militaire, comprenant entraînement communs, projets industriels et de recherche avec Israël.

 

La Pologne : liaisons dangereuses avec le lobby militaro-industriel israélien

 

La Pologne, suivant le grand frère allemand, développe des accords de coopération militaire de grande ampleur avec l'Etat israélien.

Elle a annoncé depuis 2010 son intention de renouveler sa flotte aérienne composée de vieux appareils soviétiques et américains, le Ministère de la Défense pousse pour l'achat de drones israéliens Eitan et Hermès.

Le Général Skrzypczak, vice-ministre de la Défense et ancien commandant des forces armées polonais, formé aux États-Unis, est connu pour ses relations très étroites avec l'industrie militaire israélien. Il a été démis de ses fonctions fin 2013 pour « conflit d'intérêts » avec le groupe industriel israélien Rafael, pour avoir favorisé la signature de contrats avec Israël.

Des accords militaires ont d'ores et déjà été signés depuis 2010 pour livrer à la Pologne des technologies de surveillance et de contrôle, achetés à Elbit pour 16 millions de $. Elbit est responsable du contrôle du mur de séparation, ainsi que pour la réalisation des drones Hermes.

Israël avait déjà aussi convenu de la formation des pilotes de la flotte aérienne polonaise ainsi que des forces spéciales. Le groupe industriel Rafael avait signé un contrat d'investissement de 450 millions de $ pour construire des armes en Pologne, dont les missiles anti-chars Spike.

 

Quand même la paisible Finlande fait du business avec Israel...

 

Même la vertueuse Finlande n'y échappe pas. De 2002 à 2010, la Finlande aurait fourni pour près de 4 millions d'€ de missiles anti-char, en faisant dans le domaine, le second fournisseur derrière les Etats-unis.

La Finlande a auassi importé pour 37 millions d'€ de missiles moyenne portée de l'entreprise Rafael en 2000-2001, et pour 21 millions d'€ de systèmes électroniques militaires. Elle aurait acquis pour 170 millions d'€ d'armes israéliennes depuis 1999.

Et la coopération continue, elle est même florissante. La Finlande a des contrats de livraisons de matériel de plusieurs dizaines de millions d'euros avec les plus grands groupes d'armement israéliens Elbit, Rafael ou Fibrotex.

En tout, en Europe, les licences d'exportation sont passées de 150 millions d'€ en 2008 à 600 millions d'€ en 2012. Depuis 2007, les entreprises israéliennes Elbit et Israeli Aerospace Industries ont été autorisés à participer à des projets de recherche d'une valeur de 244 millions d'€.

A combien vont s'élever les licences d'exportation pour 2013 ? On ne le sait pas encore, pas de doute qu'on risque d'atteindre un nouveau record.

Les contrats réellement signés – ceux pour les destroyers et sous-marins allemands, les avions d'entraînement italiens, et ce malgré les accrocs pour les drones que la France et la Pologne prévoyaient d'acheter en Israel – devraient se chiffrer à plusieurs milliards d'euros.

 

Combien vaut une reconnaissance formelle de l'Etat palestinien dans les Parlements européens quand chaque jour la possibilité réelle qu'un Etat palestinien voit le jour est annihilée par des armes, ou des composantes, ou des technologies venant d'Europe ?

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 10:25

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Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Présentée comme modèle du capitalisme du XXI ème siècle, la Corée du sud montre surtout l'image de ce que pourrait être un capitalisme autoritaire au XXI ème siècle. L'interdiction du principal parti d'opposition de gauche en est la dernière preuve inquiétante.

 

La nouvelle n'est pas une surprise pour ceux qui suivent l'actualité coréenne. Elle marque néanmoins une rupture dans la pratique autoritaire du pouvoir sud-coréen. Un retour en arrière qui lorgne vers le temps de la dictature de Syngman Rhee (1948-60), puis Park Chung-Hee (1963-1979)

 

Une dérive autoritaire : la fille du dictateur sur les traces de son père

 

Les partis de gauche, les syndicats, les militants de défense des droits de l'Homme dénonçaient en 2012 l'arrivée à la présidence de Park Geun-Hye, mêlant libéralisme économique, nationalisme anti-communiste (mais pro-américain) et autoritarisme politique. Une « dame de fer » made in Korea.

Les opposants à cette dérive autoritaire du régime sud-coréen soulignaient que Park Geun-Hye était aussi la fille du dictateur Park Chung-Hee. Le président à la plus grande longévité qui imposa un régime brutal, en emprisonnant les étudiants et ouvrier, en réprimant brutalement toute opposition.

Park Chung-Hee avait fait passer en 1972 une nouvelle Constitution qui lui accordait – au nom de l' « état d'urgence » face au péril communiste – les pleins pouvoirs, restreignant les libertés fondamentales, sanctionnant le tout par un référendum fantoche. 93 % de oui !

Sa fille a visiblement gardé un héritage vivace de cet héritage. Depuis deux ans, elle multiplie les attaques par la voie judiciaire contre l'opposition de gauche, le mouvement syndical. Cette fois, un cap est franchi avec l'interdiction du principal parti d'opposition, le Parti progressiste unifié.

 

Il faut d'abord rappeler que la Loi de Sécurité nationale de 1948 est toujours en vigueur.

Au nom de la lutte contre le communisme, elle permet à l'Etat sud-coréen de réprimer les activités anti-Etat qui mettent en danger la sécurité nationale (art 1), les groupes anti-Etat étant ceux qui troublent l'ordre national (art 2), prévoyant la peine de mort ou des peines supérieures à 2 ans (art 3 et 4), y compris pour ceux qui constituent des groupements politiques ayant cette intention (art 7).

De fait, depuis 65 ans, la Loi de Sécurité nationale sert de prétexte à la répression de tout mouvement d'opposition, syndical ou politique, et à l'interdiction du mouvement communiste, malgré son assouplissement dans les années 1990. 2014 marque la fin du « dégel » démocratique.

 

Le Parti progressiste, un parti de masse à gauche qui dérange

 

Le Parti progressiste unifié (PPU) regroupe des forces unies dans un combat commun pour une démocratie sociale, la paix, l'indépendance face aux États-Unis. Il rassemble large, des patriotes de gauche aux progressistes sociaux-démocrates, des militants syndicaux jusqu'aux communistes.

Malgré ce climat difficile, le PPU était parvenu à incarner – comme le Parti communiste au Japon – l'opposition aux dérives autoritaires d'un régime structurellement lié aux intérêts des grands monopoles sud-coréens (les chaebol) et de l'impérialisme nord-américain.

Avec ses 100 000 militants, le PPU était une force incontournable dans la société, bien que minoritaire au Parlement, mais s'appuyant beaucoup sur la puissance des syndicats de lutte. Il avait toutefois réussi à récolter 13 sièges aux élections de 2012, dépassant la barre des 10 %.

 

Qui croit au complot communiste déjoué par les services secrets ?

 

Ce 18 décembre 2014, la Cour constitutionnelle a reconnu à 8 voix contre 1 que le PPU menaçait « l'ordre démocratique de la République de Corée ». La charge retenue : appel à l'insurrection pour tenter d'instaurer le communisme comme en Corée du nord.

La Cour constitutionnelle reprend les allégations des services secrets faisant référence à une rencontre secrète qui se serait tenue en mai 2013, organisée par Lee Seok-Ki, député du parti, avec 130 responsables du PPU.

Cette rencontre aurait posé les grandes lignes d'un complot para-communiste visant à prendre le pouvoir légalement d'ici 2017 (sic), tout en préparant un plan clandestin de lutte armée en cas de guerre avec la Corée du nord, et de guérilla contre les infrastructures du pays, insistant sur de cyberattaques contre le réseau Internet sud-coréen. 

Une réunion qui serait la preuve d'une organisation secrète dans le PPU – l'Organisation révolutionnaire (OR) – qui se serait fixé comme but le renversement violent du régime sud-coréen, la préparation d'une guérilla en Corée du sud. 

Ce dossier abracadabrantesque monté par les services secrets sud-coréens (Service d'intelligence nationale/SIN), à charge contre le PPU, a laissé sceptique les observateurs. On connaît trop bien le passé du SIN, expert dans la manipulation des faits montés de toute pièce à des fins politiques.

 

Un passé très récent puisqu'en 2012 le SIN a inondé le web, ainsi que les réseaux sociaux, d'articles favorables à la candidat de droite Park Cheung-Hee mais aussi d'articles diffamatoires, calomniateurs sur ses opposants.

Selon les analystes politiques, cette campagne médiatique a pu faire la différence dans un scrutin présidentiel qui s'est finalement joué à 51-49 %. Ce qu'a corroboré l'enquête de la Police métropolitaine de Séoul. 

L'enquête, bloquée dans un premier temps, a révélé au cours de l'année 2013 une manipulation massive via Internet mais elle n'a pas emmené à des poursuites concrètes contre le SIN. Et c'est à ce moment qu'est apparu le scandale du dit « complot communiste ». Une divine surprise.

Le parlementaire du PPU, Lee Seok-Ki, a été arrêté en septembre 2013, jugé en février et condamné à 12 ans de prison. Trois autres hauts responsables du PPU ont été condamnés à des peines allant de 4 à 7 ans, accusés de « haute trahison » contre l'Etat sud-coréen.

 

Deux ans d'attaque contre toute opposition, contre le mouvement social

 

L'attaque légale contre le PPU a donc culminé par son interdiction ce 18 décembre. Une interdiction qui, pour la présidente du PPU, Lee Jung-Hee, signifie que « la démocratie est morte aujourd'hui en Corée du sud », la Cour constitutionnelle « ouvre la voie au totalitarisme ».

Le patrimoine, mobilier et immobilier, du parti va être saisi. Des élections devraient être anticipées en avril 2015 pour ré-attribuer les 13 sièges laissés vacants par le parti de gauche.

Cette mesure autoritaire marque la fin d'une période d'intenses luttes sociales contre la toute-puissance des grands monopoles privés, la privatisation des monopoles publics, et globalement la reprise en main autoritaire du pays par la fille de l'illustre dictateur sud-coréen.

 

En décembre 2013, plusieurs semaines de grèves des cheminots sud-coréens contre la privatisation de la KORAIL ont été ponctuées par une grève générale massive il y a un an de cela. 

Et depuis septembre, c'est l'automobile qui connaît des mobilisations inédites touchant Kia, Hyundai mais aussi Renault.

Le gouvernement a déjà choisi la solution autoritaire pour briser la puissante confédération de lutte – qui entretient des liens privilégiés avec le PPU – qu'est la KCTU (Confédération des syndicats coréens), avec ses 700 000 membres.

Le syndicat des enseignants (KTU) est interdit depuis décembre 2013, celui des employés de la fonction publique (KEGU) depuis 2009, enfin l'attaque contre les syndicats de cheminots et de la métallurgie (dont l'automobile) laisse craindre une interdiction du mouvement syndical de classe.

Alors que nos médias s'indignent haut et fort face à de prétendues cyberattaques nord-coréennes sur Sony – qui nous ferait passer l'Etat socialiste pour le pays le plus à la pointe au niveau des hautes technologies, un honneur peut-être légèrement surfait – personne ne dit rien sur le danger que porte la re-militarisation japonaise, la dérive autoritaire inquiétante en Corée du sud.

 

Exprimons clairement notre solidarité avec nos camarades coréens, brisons le mur du silence médiatique : non à l'interdiction du Parti progressiste unifié, au nom de l'anti-communisme !

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:39

Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

 

L’année 2012 ne sera pas un bon souvenir pour les salariés français. Une étude d’Insee Première vient en effet de rappeler que le salaire net moyen a perdu 0,4% de pouvoir d’achat en 2012. Et les années 2013 et 2014 vont aggraver le phénomène.

En 2012, les salariés ont gagné « en moyenne » 2.154 euros nets quel que soit leur secteur (public ou privé), calcul fait sur l’ensemble des salaires. Cela a représenté 1,6% de plus qu’en 2011 (en euros courants).

Mais les auteurs de l’étude rappellent que l’inflation a été de 2% en 2012. D’où une baisse du salaire net moyen en termes réels (en euros constants).

Les cotisations amputent de plus en plus le net, mais le salaire brut recule aussi !

L’étude montre l’impact de la hausse des cotisations, notamment des cotisations retraites, sur l’évolution des salaires. Rappelons que l'année 2012 est l'année où les augmentations des cotisations retraites décidées par la loi Sarkozy de 2010 ont commencé à produire leurs effets.

Mais en euros constants, le salaire brut moyen a reculé de 0,1% (à 2.870 euros), ce qui veut dire  que le problème n'est pas seulement lié à l'augmentation des cotisations: il est bien plus profond.

L’effet baissier des salaires est sensible sur longue période.

Selon des calculs faits à partir des tableaux de l’Insee, le salaire brut moyen n'a progressé que de 7,3% en 10 ans, soit seulement 0,7% en moyenne par an de fin 2002 à fin 2012, alors que les prix augmentaient de 2% par an en moyenne (jusqu'à 2012)

Le salaire net n’ayant quant à lui augmenté que de 5,2% sur la période (soit +0,5% par an), la baisse du pouvoir d'achat des salaires est donc énorme: sans doute supérieure à -15%. Et encore ce chiffre cache-t-il bien des disparités: rappelons que le prix des loyers, des transports et des produits alimentaires a littéralement explosé

Une baisse plus sensible chez les cadres

En 2012, il apparaît en tout cas que les salariés les moins rémunérés ont été les moins affectés par la baisse de pouvoir d’achat, sans doute grâce à l’existence du Smic qui est revalorisé du niveau de l’indice officiel des prix.

En conséquence chez les employés (2.081 euros bruts en moyenne), le salaire est resté stable en euros constants. Pour les ouvriers (2.164 euros), a baissé que de 0,1%.

Pour les professions intermédiaires (2.941 euros bruts en moyenne), la baisse a en revanche été marquée (-0,7%), tout comme pour les cadres (-0,8% à 5.444 euros). Il faut y voir les efforts des  milieux patronaux qui cherchent à payer les qualificaitons le moins cher possible: les salaires des ingénieurs et des informaticiens en sortie d'école on plus que fléchi, dans le même temps où la prériode d erecherche de leur 1er emploi s'allonge. 

L'écart entre les femmes et les hommes se réduit parce que les salaires des hommes, plus élevés, se tassent.

Les salaires des femmes étant en moyenne plus bas que ceux des hommes, et que les bas salaires augmentaient plus que les salaires moyens, l’écart hommes-femmes s’en trouve réduit. Tandis que le salaire moyen des hommes baissait de 0,2% en euros constants, celui des femmes a augmenté de 0,2%. Avec 1.890 euros nets moyen pour les femmes et 2.339 euros nets moyen pour les hommes, l’écart demeure donc important (19,2%).

ATTENTION : le salaire "médiant" était de 1.730 euros nets par mois

Si le salaire moyen était de 2.154 euros nets en 2012, il ne faut pas oublier que la répartition des salaires est loin d'être linéaire. Le salaire moyen n'exprime pas une réalité.

En fait, seul un salarié français sur deux a gagné plus de 1.730 euros nets par mois (salaire médian) et un salarié sur cinq a touché moins de 1.321 euros nets.

A l’inverse, l’étude montre que 5% des salariés ont perçu plus de 4.415 euros par mois.

Rappelons que parallèlement les profits des grands groupes on explosé en 2012 !

En 2012, la hausse du CAC 40 a été de +15,2 %, qui s’établissait à la fin de la dernière séance à 3 641,07 points. Dans le détail, les valeurs financières (Société générale : +65 % sur un an ; BNP Paribas : +40 %, Crédit agricole : +40 % ; Axa : +33 %) avaient tiré l’indice vers le haut, tout comme certaines valeurs de l’automobile (+56,7 % sur un an pour Michelin, +51,8 % pour Renault, et.). La baisse des salaires a donc profité à d'autres !

Dans le même temps, en 2012, elles avaient versé plus de 50 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, soit une progression de 5% !

La baisse du pouvoir d'achat des salaires est la véritable cause de l'athonie de l'économie ! C'est ce qu'il faut changer !

Rappelons que près de 95% de la population active est salariée. En conséquence, lorsque les salaires baissent, la consommation baisse. Cela pèse donc sur l'activité économique. Tant que les salaires baisseront, la croissance, qui restera au point mort !

Or les mesures gouvernementales vont toutes dans le mauvais sens.

Réduire le pouvoir d'achat des salariés ne permettra pas de sortir le pays du marrasme, ni de résorber le chômage. S'il l'on veut sortir de la crise et relancer l'emploi, il faut se résoudre à relancer les salaires !


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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:28

Lu sur le site de la FILPAC CGT

 

NOËL - L’INFÂME CADEAU AUX PATRONS : MANDON, SECRÉTAIRE D’ÉTAT À LA SIMPLIFICATION (sic), DÉCIDE QU’AVANT DE VOTER UNE LOI SON TEXTE SERA SOUMIS À NEUF PATRONS-COMMISSAIRES ASSERMENTÉS DU MEDEF !

dimanche 21 décembre 2014

 

L’information est pratiquement passée sous silence, mais elle mériterait pourtant qu’on s’y arrête quelques instants. En effet, à partir de janvier 2015, un groupe de neuf chefs d’entreprises sera chargé d’évaluer toute nouvelle loi impactant les entreprises avant même que les parlementaires en soient saisis.

Pour justifier de faire passer les lois par ce comité de censure, le secrétaire d’Etat chargé de la simplification, Thierry Mandon, qui fut il y a peu député, a battu sa coulpe de parlementaire :

« Quand on vote un droit nouveau, on sous-estime la mise en œuvre concrète de ce droit (...) Il faut désormais, qu’avant de voter un texte, on demande à ceux qui seront chargés très concrètement de l’appliquer si, d’après eux, les conditions de mise en œuvre sont bonnes ou non. »

L’air de rien, vent-debout contre la mise en œuvre du compte pénibilité, une si mince avancée de la dernière réforme des retraites, le Medef est non seulement en passe d’obtenir sa mise à mort au nom d’une complexification coûteuse, mais il obtient désormais le droit d’écrire la loi en la censurant. C’est faire bien peu de cas du rôle du Conseil économique, social et environnemental où siègent les « forces vives de la Nation » (dont le patronat et les syndicats) dont le gouvernement devrait recueillir l’avis avant de faire la loi.

Il ne suffit donc plus que les entreprises aient portes ouvertes dans les cabinets ministériels, que les branches aient leurs lobbyistes appointés dans les couloirs de l’Assemblée, du Sénat ou encore à Bruxelles et Strasbourg.

Avec cette mesure anodine, le patronat sécurise, verrouille.

Notons au passage concernant ce compte pénibilité tant décrié qu’il eut été plus simple d’en faire un droit collectif à l’image de ce qui se pratiquait par exemple pour les personnels de soin des hôpitaux publics. Mais le patronat n’en a jamais voulu. Il a fait capoter trois ans de négociation sur la pénibilité et obtenu finalement ce qu’il qualifie aujourd’hui de monstre réglementaire.

Souvenons-nous qu’en mai 2013, lorsque la bataille faisait rage pour la présidence du Medef, un certain Thibault Lanxade proposait « que les postulants à ces postes de ministre soient dans l’obligation de réaliser une audition devant le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE). Nous souhaitons valider leurs connaissances et disposer pour ce faire d’un droit de veto ».

Le jeune patron exigeait ainsi que des personnes « compétentes », « engagées » et « en prise directe avec le monde de l’entreprise », soient nommées aux ministères qui concernent les secteurs de l’économie et des politiques sociales. » Ses vœux ont été exaucés avec la promotion d’Emmanuel Macron, lequel est en train de se chercher une majorité pour faire passer des reculs sociaux dans une loi fourre-tout.

Cette prééminence des intérêts des entreprises dans la politique économique et sociale est à comparer avec l’indigence et la vanité du dialogue social qui se résume la plupart du temps à des négociations de couloirs sur des calendriers imposés par l’Elysée et Matignon et sur des cahiers de doléances patronales. C’est aussi à cela que l’on mesure le virage libéral clairement assumé par François Hollande.


source : interview de Thierry Mandon sur FranceInfo.fr : "Les entreprises vérifieront l’impact des lois les concernant"

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 17:33

Les partenaires de l’Otan élargie

Visit to NATO by King Abdullah II of Jordan

Photo : Le secrétaire général de l’Otan serre la main au roi  Abdullah II de Jordanie en avril 2012

 

C’est la saison des anniversaires à l’Otan. A Amman (Jordanie), les 9 et 10 décembre, ont été célébrés les vingt ans du « Dialogue méditerranéen ». Etaient présents le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg et les 28 représentants du Conseil nord-atlantique, avec les ambassadeurs des 7 pays partenaires : Algérie, Egypte, Jordanie, Israël, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Il y a trois ans, a rappelé Stoltenberg, « pendant l’opération dirigée par l’Otan pour protéger le peuple libyen, aussi bien la Jordanie que le Maroc ont apporté d’importantes contributions militaires : cela a été possible grâce à des années de coopération militaire entre nos pays ».

Le « Dialogue méditerranéen » prévoit en effet la formation d’officiers des pays partenaires dans les académies militaires Otan, parmi lesquelles le « Defense College » de Rome, et celle de forces spéciales par les «Equipes mobiles d’entraînement » envoyées sur place par l’Otan. A ces activités s’ajoutent celles prévues par les « programmes de coopération individuelle » de l’Otan avec chacun des sept partenaires. Le plus important est celui avec Israël, ratifié par l’Otan en décembre 2008, trois semaines avant l’opération israélienne « Plomb durci » contre Gaza. Il établit la connexion d’Israël au système électronique Otan, l’augmentation des manoeuvres militaires conjointes et de la coopération dans le secteur des armements, et jusque l’élargissement de la « coopération contre la prolifération nucléaire » (en ignorant qu’Israël, unique puissance nucléaire de la région, refuse de signer le Traité de non-prolifération et a rejeté la proposition ONU d’une conférence pour la dénucléarisation du Moyen-Orient).


Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg discute avec le roi Abdullah II de Jordanie

 

« Avec la naissance du groupe armé État Islamique (EI) et la façon dont se répand la violence et la haine dans toute l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient -a souligné Stoltenberg aux partenaires- cette synergie entre nous est plus que jamais nécessaire ». Et, se référant à la Jordanie, il la définit comme « une île de stabilité dans une mer de turbulence », en faisant des louanges sur « sa contribution à la stabilité de la région et aux opérations conduites avec les pays de l’Otan ». Louanges méritées : la Jordanie a contribué à créer la « mer de turbulence », en participant d’abord à la guerre Otan qui a démoli l’Etat libyen, puis à la guerre conduite par l’Otan en Syrie de façon secrète. La Jordanie, comme la Turquie, constitue la base avancée de cette opération qui, menée en synergie avec Israël, vise à démolir non pas l’EI (fonctionnel à cette stratégie) mais l’Etat syrien.

Par leurs mérites, a annoncé Stoltenberg, les forces armées jordaniennes vont maintenant faire partie de la « Force de riposte de l’Otan ». Le vingtième anniversaire du « Dialogue méditerranéen » étant célébré, le secrétaire général de l’Otan et les 28 représentants du Conseil nord-atlantique sont allés à Doha (Qatar) pour célébrer, le 11 décembre, le dixième anniversaire de l’ « Initiative de coopération d’Istanbul », le partenariat entre l’Otan et quatre monarchies du Golfe : Bahrein, Emirats Arabes Unis, Koweit et Qatar. Stoltenberg a cité « la campagne de Libye comme exemple de la façon dont l’Otan et les partenaires du Golfe peuvent travailler ensemble ». Dans la guerre contre la Libye s’est distingué le Qatar, comme l’avait déclaré le chef d’état-major lui-même (The Guardian, 26 octobre 2011), avait infiltré en Libye des milliers de commandos aux ordres du Pentagone. Ce même Qatar qui aujourd’hui, comme il résulte aussi d’une enquête du Financial Times, dépense des milliards de dollars pour financer et armer les groupes islamistes qui combattent en Syrie, y compris l’EI, soutenu aussi par le Koweit et l’Arabie saoudite.


Est-ce un hasard si, à Doha, le secrétaire général de l’Otan n’a jamais nommé l’EI ?


Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Photo à droite : le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khalid Ben Mohammed Al-Attiyah avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, le 4 septembre 2013 

 

Edition de mardi 16 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/i-partner-della-nato-allargata/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 14:25
Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

100-milliards-de-cash.jpg

Selon les Échos, une étude réalisée par Moody’s révèle que les multinationales européennes sont assises sur des montagnes de cash.

Selon elle, les entreprises non financières de la zone EMEA (Europe, Moyen Orient et Afrique) détiennent plus de 1006 milliards de liquidités dans leurs caisses, soit la moitié du PIB français. Un chiffre arrêté à fin juin 2014.

Il n'y a pas de crise chez ces entreprises monstrueuses : 1006 représente 40% de plus que ce qu’elles détenaient en 2008-2009, au début de la crise financière.

« Elles ont travaillé à réduire leurs recours aux banques, à se sécuriser en refinançant leur dette et à se protéger contre les turbulences des marchés financiers », constate Moody’s.

Cela ne surprendra pas nos lecteurs et les militants de la CGT : les grands groupes européens ne sortent pas plus fragilisées de la crise que leurs concurrentes nord-américaines assises, elles, sur 1.640 milliards de cash. D’autant que « la stabilité macroéconomique actuelle rend moins cruciale la détention d’une trésorerie substantielle », selon le senior vice-président de Moody’s et auteur du rapport.

Dans le détail, sur ces 1006 milliards d’euros, 325 sont détenus par les acteurs de l’industrie, 256 par ceux de l’énergie, 175 par la grande consommation et 149 par les télécoms et TIC.

Et encore, Moody's, avec ces 1006 milliars ne compte pas tout ce qui existe comme liquidités chez les multinationales européennes ! Elle a mené son étude uniquement sur les sociétés dont elle assure la notation financière ! Donc ce chiffre de 1006 milliards est très inférieur à la réalité !

Par ailleurs, les dix plus gros « coffre-forts » de la zone détiennent 228 milliards de dollars, soit 22% du total. Le top 5 de ces « rois du cash » : Volkswagen, Gazprom, BP, EDF et Total. Tous disposant au moins de 22 milliards de liquidités.

Un matelas d'or ? Mais pas pour investir, ni lutter contre le chômage !

Malgré ces sommes énormes, l’investissement de ces grosses société reste atone. Et dans ce contexte, Moody’s estime que les « dépenses d’investissements devraient rester relativement stables » à l’avenir.

Cet argent ne sert qu'à deux choses:

  • > spéculer pour accumuler toujours plus, et
  • > gaver les actionnaires !
Quant aux salariés, c'est toujours le régime sec: Michel Sapin — qui bloque déjà le salaire des fonctionnaires — a invité le 17 décembre les patrons des entreprises étrangères à ne pas augmenter les salaires de leurs salariés, sous le regard brillant de  Gattaz qui milite pour la même chose dans toutes les entreprises française !
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:32

Vu sur El Diablo

 

lautre-europe.jpg

cliquez pour agrandir

 

source : UPR

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