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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 17:33

Les partenaires de l’Otan élargie

Visit to NATO by King Abdullah II of Jordan

Photo : Le secrétaire général de l’Otan serre la main au roi  Abdullah II de Jordanie en avril 2012

 

C’est la saison des anniversaires à l’Otan. A Amman (Jordanie), les 9 et 10 décembre, ont été célébrés les vingt ans du « Dialogue méditerranéen ». Etaient présents le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg et les 28 représentants du Conseil nord-atlantique, avec les ambassadeurs des 7 pays partenaires : Algérie, Egypte, Jordanie, Israël, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Il y a trois ans, a rappelé Stoltenberg, « pendant l’opération dirigée par l’Otan pour protéger le peuple libyen, aussi bien la Jordanie que le Maroc ont apporté d’importantes contributions militaires : cela a été possible grâce à des années de coopération militaire entre nos pays ».

Le « Dialogue méditerranéen » prévoit en effet la formation d’officiers des pays partenaires dans les académies militaires Otan, parmi lesquelles le « Defense College » de Rome, et celle de forces spéciales par les «Equipes mobiles d’entraînement » envoyées sur place par l’Otan. A ces activités s’ajoutent celles prévues par les « programmes de coopération individuelle » de l’Otan avec chacun des sept partenaires. Le plus important est celui avec Israël, ratifié par l’Otan en décembre 2008, trois semaines avant l’opération israélienne « Plomb durci » contre Gaza. Il établit la connexion d’Israël au système électronique Otan, l’augmentation des manoeuvres militaires conjointes et de la coopération dans le secteur des armements, et jusque l’élargissement de la « coopération contre la prolifération nucléaire » (en ignorant qu’Israël, unique puissance nucléaire de la région, refuse de signer le Traité de non-prolifération et a rejeté la proposition ONU d’une conférence pour la dénucléarisation du Moyen-Orient).


Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg discute avec le roi Abdullah II de Jordanie

 

« Avec la naissance du groupe armé État Islamique (EI) et la façon dont se répand la violence et la haine dans toute l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient -a souligné Stoltenberg aux partenaires- cette synergie entre nous est plus que jamais nécessaire ». Et, se référant à la Jordanie, il la définit comme « une île de stabilité dans une mer de turbulence », en faisant des louanges sur « sa contribution à la stabilité de la région et aux opérations conduites avec les pays de l’Otan ». Louanges méritées : la Jordanie a contribué à créer la « mer de turbulence », en participant d’abord à la guerre Otan qui a démoli l’Etat libyen, puis à la guerre conduite par l’Otan en Syrie de façon secrète. La Jordanie, comme la Turquie, constitue la base avancée de cette opération qui, menée en synergie avec Israël, vise à démolir non pas l’EI (fonctionnel à cette stratégie) mais l’Etat syrien.

Par leurs mérites, a annoncé Stoltenberg, les forces armées jordaniennes vont maintenant faire partie de la « Force de riposte de l’Otan ». Le vingtième anniversaire du « Dialogue méditerranéen » étant célébré, le secrétaire général de l’Otan et les 28 représentants du Conseil nord-atlantique sont allés à Doha (Qatar) pour célébrer, le 11 décembre, le dixième anniversaire de l’ « Initiative de coopération d’Istanbul », le partenariat entre l’Otan et quatre monarchies du Golfe : Bahrein, Emirats Arabes Unis, Koweit et Qatar. Stoltenberg a cité « la campagne de Libye comme exemple de la façon dont l’Otan et les partenaires du Golfe peuvent travailler ensemble ». Dans la guerre contre la Libye s’est distingué le Qatar, comme l’avait déclaré le chef d’état-major lui-même (The Guardian, 26 octobre 2011), avait infiltré en Libye des milliers de commandos aux ordres du Pentagone. Ce même Qatar qui aujourd’hui, comme il résulte aussi d’une enquête du Financial Times, dépense des milliards de dollars pour financer et armer les groupes islamistes qui combattent en Syrie, y compris l’EI, soutenu aussi par le Koweit et l’Arabie saoudite.


Est-ce un hasard si, à Doha, le secrétaire général de l’Otan n’a jamais nommé l’EI ?


Manlio Dinucci

Géographe et journaliste

Photo à droite : le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Khalid Ben Mohammed Al-Attiyah avec le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, le 4 septembre 2013 

 

Edition de mardi 16 décembre 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/i-partner-della-nato-allargata/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 14:25
Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe

100-milliards-de-cash.jpg

Selon les Échos, une étude réalisée par Moody’s révèle que les multinationales européennes sont assises sur des montagnes de cash.

Selon elle, les entreprises non financières de la zone EMEA (Europe, Moyen Orient et Afrique) détiennent plus de 1006 milliards de liquidités dans leurs caisses, soit la moitié du PIB français. Un chiffre arrêté à fin juin 2014.

Il n'y a pas de crise chez ces entreprises monstrueuses : 1006 représente 40% de plus que ce qu’elles détenaient en 2008-2009, au début de la crise financière.

« Elles ont travaillé à réduire leurs recours aux banques, à se sécuriser en refinançant leur dette et à se protéger contre les turbulences des marchés financiers », constate Moody’s.

Cela ne surprendra pas nos lecteurs et les militants de la CGT : les grands groupes européens ne sortent pas plus fragilisées de la crise que leurs concurrentes nord-américaines assises, elles, sur 1.640 milliards de cash. D’autant que « la stabilité macroéconomique actuelle rend moins cruciale la détention d’une trésorerie substantielle », selon le senior vice-président de Moody’s et auteur du rapport.

Dans le détail, sur ces 1006 milliards d’euros, 325 sont détenus par les acteurs de l’industrie, 256 par ceux de l’énergie, 175 par la grande consommation et 149 par les télécoms et TIC.

Et encore, Moody's, avec ces 1006 milliars ne compte pas tout ce qui existe comme liquidités chez les multinationales européennes ! Elle a mené son étude uniquement sur les sociétés dont elle assure la notation financière ! Donc ce chiffre de 1006 milliards est très inférieur à la réalité !

Par ailleurs, les dix plus gros « coffre-forts » de la zone détiennent 228 milliards de dollars, soit 22% du total. Le top 5 de ces « rois du cash » : Volkswagen, Gazprom, BP, EDF et Total. Tous disposant au moins de 22 milliards de liquidités.

Un matelas d'or ? Mais pas pour investir, ni lutter contre le chômage !

Malgré ces sommes énormes, l’investissement de ces grosses société reste atone. Et dans ce contexte, Moody’s estime que les « dépenses d’investissements devraient rester relativement stables » à l’avenir.

Cet argent ne sert qu'à deux choses:

  • > spéculer pour accumuler toujours plus, et
  • > gaver les actionnaires !
Quant aux salariés, c'est toujours le régime sec: Michel Sapin — qui bloque déjà le salaire des fonctionnaires — a invité le 17 décembre les patrons des entreprises étrangères à ne pas augmenter les salaires de leurs salariés, sous le regard brillant de  Gattaz qui milite pour la même chose dans toutes les entreprises française !
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:32

Vu sur El Diablo

 

lautre-europe.jpg

cliquez pour agrandir

 

source : UPR

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 15:09

 

tsipras-europa.jpg

 

Introduction et traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Alexis Tsipras règnera-t-il sur la Grèce ? Assurément. Changera-t-il la face de la Grèce ? Sûrement pas, nous le craignons.


 Les articles se multiplient dans la presse française pour faire avancer l’idée que la finance internationale craindrait l’arrivée du leader d’une formation issue de la gauche radicale. Une vision plutôt déformée de la réalité.

Non que certaines fractions du capital financier – celles craignant le plus une inévitable restructuration de la dette grecque – n’aient de réelles craintes sur Tsipras, mais l’ensemble du capital européen ne semble pas hostile à l’arrivée d’un leader dont ses solutions impliquent toutes un bond fédéraliste européen, le maintien de l’euro et le paiement de la dette (restructurée).

Pour donner une idée du programme d’Alexis Tsipras, nous publions ici un document que nous avions en réserve, la traduction de l’intervention de M.Tsipras à une rencontre organisée le 5 septembre 2014, au Forum Ambrosetti, sur le lac de Come.

Le Forum Ambrosetti est moins connu que le Club Bildeberg, mais il participe de la même logique : réunir les leaders politiques dominants, l’élite des grands groupes capitalistes et des économistes libéraux pour dessiner les contours du maintien du système capitaliste italien et européen.

L’invitation lancée par le Forum et acceptée par Tsipras est significative. Il y côtoyait des hommes politiques clés de l’UE : Joaquin Almunia, Michel Barnier, José Barroso, Enrico Letta, Mario Monti, Romano Prodi, Jean-Claude Trichet.

Des ministres clés de l’économie et des finances ou des affaires sociale d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, d’Autriche étaient présents. On y trouvait aussi les PDG de JP Morgan, Fiat, Goldman Sachs pour ne citer que les cas les plus célèbres.

Laissons la parole à Tsipras, présenté aux grands d’Europe comme « président de SYRIZA. Leader de l’opposition en Grèce. Vice-président du PGE ». Nous publions le texte en intégral, nous nous contenterons de souligner et commenter certains passages.

Eloges pour la politique de Mario Draghi à la tête de la BCE, celle de Monti précédemment (pour une recapitalisation européenne des banques). Nécessité des réformes structurelles, d’un plan de privatisation efficace. Identification de l’ennemi euro-sceptique, urgence de penser une alternative à la crise renforçant l’intégration européenne. A méditer.


Intervention d’Alexis Tsipras au 40 ° Forum de la fondation Forum Ambrosetti


« Mes chers amis,


Je voudrais commencer mon intervention, en reconnaissant que l’invitation qui m’a été envoyée repose sur deux raisons.

La première raison, c’est que vous savez que je vous présenterai une vision différente, peut-être hérétique diront certains, une analyse critique de la politique actuelle, de la politique dominante dans l’UE.

La deuxième raison, c’est que je représente un parti en Grèce, le pays où, par le biais la troïka, on a appliqué le programme d’ajustement le plus violent jamais réalisé en Europe.

 

J’ai entendu il y a peu M.Barroso, presqu’en excusant, dire qu’il n’y avait pas à avoir honte des résultats de nos efforts pour sortir de la crise. Je ne sais pas si quelqu’un aurait en réalité à avoir honte, mais on ne peut certainement ni célébrer ni être fiers de ces résultats.


Je veux ainsi commencer par une introduction. La crise est encore ici. Et ce n’est pas juste que la crise est encore là, mais c’est qu’elle n’en finit pas de résister, qu’elle crée des métastases. Nous luttons depuis cinq ans contre la crise, mais nous ne sommes pas parvenus à en réchapper. La crise est partie des banques, elle est passée à l’économie réelle, et de l’économie réelle elle est passée désormais dans la société, menace la cohésion sociale, et l’Europe se trouve face à une triple crise. Crise politique, économique, mais aussi crise du système politique, crise de confiance. Cela est révélé par les résultats des élections européens, cela démontre le fait qu’une immense majorité des citoyens européens ne croit pas que, nous ( !) qui discutons ici, nous pouvons apporter une solution efficace aux problèmes qu’ils doivent affronter, et ils tournent le dos à la politique. Cela se manifeste par la percée inquiétante de l’extrême-droite populiste, mais aussi par la montée inquiétante de l’anti-européisme.


Si aujourd’hui « un spectre hante l’Europe », ce n’est pas celui du communisme ( !), comme disait Marx dans le Manifeste du Parti communiste, mais le populisme de l’extrême-droite anti-européiste, c’est le spectre de l’euro-scepticisme et de l’anti-européisme ( !!).


Permettez-moi d’apporter brièvement quelques chiffres pour vous prouvez la faillite du programme en Grèce. En seulement quatre années, le PIB a reculé d’un quart, une chose sans précédent pour un pays en temps de paix. Le taux de chômage officiel est arrivé à 28 %, ce qui est inacceptable pour un pays au cœur de l’Europe, et nous avons une dette publique qui de 126 % du PIB se chiffre aujourd’hui à 175 % et augmente encore. Et nous avons également toute une série de dés-investissements. Je pense ensuite que, partant du présupposé que le traitement qui a été donné au patient a aggravé la maladie, nous devons tous nous mettre d’accord sur le fait que ce traitement doit être interrompu. Et je pense que la majorité des citoyens en Europe pense justement que la troika, comme institution qui a été imposée dans le schéma institutionnel européen, doit être abolie.


Je pense donc que nous avons besoins de changer de stratégie, personne ne dit – au moins, nous, nous le disons pas – qu’il faut revenir à l’époque des déficits. Mais la persévérance dans cette voie, avec un dévouement dogmatique et religieux, ne mène nulle part.


En premier lieu, tout simplement, parce qu’aucun pays dans l’histoire économique moderne ne peut faire face à une dette qui s’élève à près du double de son PIB, un PIB qui ne cesse de se contracter, du moment que ce pays doit payer chaque année plus de 10 milliards d’€ d’intérêts, et il doit émettre un excédent de 4,5 % qui ira intégralement au paiement de la dette. Tout simplement, de façon mathématique, le développement est impossible dans un tel cadre. Et sans croissance, on ne sortira pas de la crise. Même si nous croyons qu’il y a des richesses, surtout en Grèce, qui ces dernières années restent intactes, ces richesses doivent être taxées, et nous sommes en mesure de trouver ainsi des ressources mais nous devons avoir la perception que nous avons besoin de créer de nouvelles richesses pour sortir de la crise. Et sans croissance, on ne produit pas de richesses.

En second lieu, le programme de privatisations, qui était censé être un instrument pour sortir de la crise, ne peut pas fonctionner dans un contexte de désinvestissements et dévaluation des valeurs. Ils pensaient récupérer 50 milliards par les privatisations, nous en avons trouvé 2,9 milliards et dans le meilleur des cas, si le programme continue, nous trouverons 9 milliards.

En troisième lieu, les réformes structurelles. Les réformes structurelles vont dans la direction opposée des nécessaires réformes structurelles. Nous n’affrontons pas les grandes pathologies de l’économie grecque : l’évasion fiscale, l’Etat clientélaire. Avec une application dogmatique, ils promeuvent des réformes qui n’ont plus rien d’autre à proposer que la libéralisation des licenciements dans une économie qui compte près de 30 % de chômeurs. Je crois qu’il y a de nombreuses opportunités dans le cadre européen, mais pas dans l’adhésion dogmatique à la logique de l’austérité, pas dans le contexte de la troïka.


La troïka a failli, elle doit être arrêtée. Il existe d’autres solutions. Ici je veux rappeler cela, en juin 2012, M.Monti avait proposé que la re-capitalisation des banques soit réalisée directement par le MES (Mécanisme euroépen de stabilité), sans plomber les dettes publiques. Cette proposition, si elle avait été suivie, nous aurait permis d’aller beaucoup mieux à l’heure qu’il est.


Ainsi, aujourd’hui, nous sommes confrontés à une réalité qui est caractérisée par la stagnation, le risque de déflation, le creusement des dettes publiques et privées. Pour faire face à cette réalité, nous avons besoin :


  • -         En premier lieu, d’une politique courageuse de la BCE, un « quantitative easing ». Les propositions de Draghi vont pour nous dans une direction positive, mais il faut des mesures encore plus radicales pour traiter le problème ; 
  • -         En second lieu, nous avons besoin d’initiatives pour le développement, à l’échelle européenne pour affronter la récession, en étendant le rôle de la Banque européenne pour les investissements ;
  • -         En dernier lieu, nous devons résoudre – nous aurions déjà du le faire, il y a des années, quand a commencé la crise – le problème de la dette. Nous proposons une solution européenne, pour trouver une base durable, dans une logique de solidarité, dans la logique de la Conférence de 1953 qui a traité la dette de l’Allemagne. Ce fut un grand moment de solidarité pour l’Europe. Nous devons redécouvrir ces valeurs fondatrices de l’Europe. Solidarité, démocratie, cohésion sociale. »
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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 11:17

retraite-travail.jpg

Arrêtez de râler contre les grévistes, parce que souvenez-vous que si :

- vous travaillez 8 heures par jour,

- vous bénéficiez d'une sécurité sociale,

- vous bénéficiez d’une retraite,

- vous bénéficiez d'un treizième mois ou d'une prime de fin d'année,

- vous bénéficiez de congés payés

- etc...

c'est grâce à des grévistes !

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:54

 

streikamazon.jpg

 

 

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 


Les salariés d'Amazon vivent l'exploitation capitaliste dans sa plus grande brutalité, une inhumanité voilée pour les consommateurs dans la chose-marchandise tant désirée pour Noel. Les travailleurs allemands ont mené une grève de 3 jours pour obtenir des salaires, des conditions de travail dignes. Les enjeux de cette lutte sont éclairants.

 

Cela fait un an et demi, depuis mai 2013, que les salariés d'Amazon en Allemagne multiplient les grèves pour exiger leur intégration aux conventions collectives du commerce, pour obtenir un salaire et des conditions de travail dignes.

 

Une « grève de Noel » inédite : une semaine de mobilisation massive

 

La grève entamée ce lundi 15 décembre, et poursuivie jusqu'à mercredi, est sans doute la plus importante qu'ait connue l'entreprise américaine en Allemagne, le seul réel mouvement de masse qu'il endure en Europe

Cette « grève de Noël » frappe Amazon dans son pic de production. L'an dernier, le 15 décembre, Amazon a reçu 4,6 millions de commandes , soit 53 marchandises par seconde.

 Une « grève de Noel » qui, selon le syndicat du commerce VERDI, aurait impliqué 2 500 salariés, soit près du tiers des 9 000 employés permanents du groupe en Allemagne. Un taux de grévistes colossal dans un secteur où règnent le despotisme de l'usine, la terreur patronale.

Enfin, une « grève de Noël » qui pour la première fois implique 6 des 8 centres de travail d'Allemagne : à Hersfeld (Hesse), Graben (Bavière), Rheinberg et Werne (Rhénanie), Leipzig (Saxe) et pour la première fois l'atelier de Coblence.

 

Et une « grève de Noël » qui, d'après les dernières déclarations du syndicat Verdi, devrait continuer jusqu'à samedi prochain, voire jusqu'à Noël.

 L'ampleur de cette grève est une réponse massive, et significative aussi dans son symbole, aux tentatives de l'entreprise américaine, au début de l'année 2014, de mettre en scène un soutien de ses employés à l'entreprise, par des vidéos en ligne montrant des déclarations de soutien des salariés, ou imprimant des T-Shirt : « Moi, je suis pour mon entreprise, Amazon ».

 

La lutte pour le droit aux conventions collectives au XXI ème siècle

 

Les salariés d'Amazon demandent tout simplement l'intégration de leur entreprise dans les conventions collectives du commerce de détail, qui prévoit des salaires minimums ainsi qu'une réglementation des conditions de travail, et la pleine intégration des syndicats aux négociations.

 Comme partout, Amazon joue sur les failles de la réglementation – ou sur les avantages que fournit ce droit du travail aux grandes entreprises qui maîtrisent son architecture –, elle considère que l'entreprise s'intègre à la branche de la logistique.

 

Cela lui permet dans l'immédiat trois choses : 

1 – de faire régner son arbitraire dans les conditions de travail dans les ateliers. On connaît les conditions de travail chez Amazon en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux USA ou en France : des cadences infernales, des températures inhumaines, la pression de l'encadrement, l'automatisation des comportements, l'isolement des salariés. Le tout sans regard des Inspections du travail. 

2 – de payer les salariés à un tarif inférieur, le salaire minimum serait de 9 € dans la logistique, contre jusqu'à 13 € – selon les régions – dans le commerce. Selon les syndicats, un aligement sur les conditions des conventions collectives du commerce conduiraient à une hausse du salaire mensuel pouvant aller jusqu'à 700 €. Pour l'instant, Verdi se bat pour 3 % d'augmentation de salaire.

3 – enfin de ne pas reconnaître Verdi, syndicat du commerce, comme partenaire légitime, donc d'exclure les syndicats de toute négociation sur les salaires, les conditions de travail. A prétendre suivre la convention collective de la logistique, Amazon n'en suit aucune, et ne reconnaît aucun syndicat dans ses entreprises.

 

Le dialogue social façon Amazon : obtenir la collaboration du gouvernement et des syndicats au statu quo

 

Face à cette mobilisation massive, au pire moment pour Amazon, quelle est la réaction de ce géant commercial américain ?   

Tout d'abord, il ne désespère pas de trouver un soutien au sommet de l'Etat allemand, y compris des directions syndicales, contre la grève. Amazon n'est pas effrayé par l'introduction d'un salaire minimum à 8 € de l'heure … qui serait en-dessous des conventions collectives de la logistique.

Récemment, la Ministre du Travail (SPD) de Rhénanie, Sabine Bätzing a proposé sa médiation car « le dialogue social est bon pour tous », dit-elle.

Au même moment, la Ministre du travail fédérale, aussi une social-démocrate, Andrea Nahles prépare un projet de loi qui prévoit d'annihiler tout pouvoir de négociation aux syndicats de base, ou catégoriels, plus enclins à lancer des mouvements de grève.

Une remise en cause du droit de grève, au nom de la représentativité syndicale (« tariffeinheit ») qui renforcerait la collaboration de la centrale syndicale unitaire, la DGB, avec le gouvernement. 

Ainsi, récemment, dans Tagesspiegel, le secrétaire du syndicat Verdi, Frank Bsirske n'a pas tari d'éloges sur le gouvernement et la chancellière Merkel en particulier, qu'il voit comme « intelligente et réfléchie », plus prête à « dialoguer avec nous », ferme « dans sa politique ».

 

La délocalisation en Pologne comme solution ?

 

Mais Amazon a déjà entamé depuis l'an dernier un vaste plan de délocalisation de son activité vers l'Europe de l'Est, la République tchèque et surtout la Pologne.

La presse polonaise, acquise au discours patronal, jubile : « Les Polonais travaillent, pendant que les Allemands font la grève ».

Amazon a commencé la délocalisation de son activité en Pologne en 2013. Aujourd'hui, on compte 4 500 employés permanents, et 7 500 saisonniers.

Et la première expédition de colis d'Allemagne depuis la Pologne a eu lieu fin septembre 2014.

Cependant, le puissant, mais peu compétitif, secteur du petit et moyen commerce polonais ainsi que la grande distribution font pression pour éviter toute implantation en Pologne dans la distribution. Il n'y a toujours pas d' « Amazon.pl », et il n'y aura pas à moyen-terme.

Les salariés polonais offrent un avantage : ils sont payés en moyenne 3 € de l'heure, trois fois moins qu'en Allemagne, mais un tarif qui paraît décent en Pologne pour des employés non-qualifiés.

Amazon s'attendait par contre à trouver des salariés dociles. Il a vite déchanté, les salariés entamant des poursuites judiciaires, se plaignant des allées et venues considérables dans les centres de travail – 95 000 m2 en moyenne, soit 13 terrains de football –, de cadences intenables ainsi que d'un temps de travail de 10 h par jour.

 

La grève des salariés d’Amazon, inédite par son ampleur, montre néanmoins qu’il est possible de mobiliser les salariés parmi les plus exploités, les plus isolés du capitalisme moderne. Les salariés, syndicalistes français ne peuvent être que solidaires de ce mouvement.

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:52

CGT-bosch-rodez.jpg

La presse n’a fait que de brefs communiqués, les journaux de 20 heures des TV n’en n’ont pas parlé. Il ne faut pas donner de mauvaises idées aux salariés au moment où patronat et gouvernement font tout pour écraser les salaires et convaincre les travailleursfrançais de la nécessité d’être plus « compétitifs » face à la concurrence « capitaliste » mondiale.

 

Après un court débrayage les salariés de Bosch à Rodez obtiennent une augmentation de salaire pour 2015 de 1,9% pour les ouvriers et employés, de 0,6 % pour les cadres et une prime exceptionnelle de 600 euros.

 

Bosch est un champion des « accords de compétitivité » et des profits réalisés à ce titre

 

Bosch France est une filiale du groupe allemand du même nom, avec 281.381 salariés dans le monde. En France il possède 22 usines et emploie 6.534 salariés.

Il est spécialiste de la sous traitance auto, fabrique de l’outillage portatif, du matériel de jardin, etc. 

Ses profits (officiels) se montent pour la période 2010-2013 à 7884 millions d’euros dont 1251 pour la seule année 2013. La crise n’est pas pour tout le monde.

 

En France il a été un des premiers à mettre en place des accords dits de « compétitivité » avec la complicité active de la CFDT. Certainement inspirés du modèle allemand de « dialogue social » cher au patronat et au gouvernement. 

Négociation avec un révolver sur la tempe : ou vous acceptez la perte d’acquis, le blocage des salaires ou on ferme. Lâchés par les syndicats-sauf la CGT- les salariés ont accepté ce marché de dupe.

Il y a encore quelques mois le journal « les Echos » dans un reportage sur l’usine de Rodez se félicitait de la bonne ambiance qui régnait dans l’usine. Le journaliste n’avait dû entendre qu’une cloche, celle de la direction.

 

Les salariés de Bosch ont remis les pendules à l’heure. Ils ont tiré la conclusion que le patronat ne partage jamais. Pour les salaires rien ne vaut l’action. Une leçon pour tous.

 

source: site communistes

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:48

CARICOM-CUBA.jpg

carte-cuba

La communauté internationale 

exhorte les Etats-Unis 

à mettre fin aux sanctions contre Cuba

Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour réclamer à Washington la fin de l’état de siège économique contre Cuba et l’adoption d’une politique plus rationnelle.


Lors du sommet régional de la Communauté des Caraïbes tenu à La Havane en décembre 2014, les quinze Etats-membres ont unanimement réclamé aux Etats-Unis la fin des sanctions contre Cuba. Par son président Gaston Browne, premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, la CARICOM a exhorté Washington à abandonner la mentalité de la Guerre Froide : « J’appelle le président Obama à lever immédiatement cet embargo absurde ».


Depuis plus d’un demi-siècle, les Etats-Unis imposent des sanctions économiques extrêmement sévères qui affectent toutes les catégories de la population cubaine et tous les secteurs de la société. Dotées d’un caractère extraterritorial et rétroactif, elles constituent une grave violation du Droit international et représentent le principal obstacle au développement économique de l’île.


En octobre 2014, pour la 23ème année consécutive, 188 pays ont voté pour la levée des sanctions contre Cuba lors de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Washington s’est une nouvelle fois vu infliger un camouflet politique cinglant, se retrouvant isolé sur la scène internationale. Seul Israël a apporté son soutien aux Etats-Unis.


De nombreuses voix se sont élevées aux Etats-Unis pour réclamer un changement de politique à l’administration démocrate. Hillary Clinton, secrétaire d’Etat durant le premier mandat de Barack Obama, avait exhorté l’actuel président à assouplir l’état de siège contre Cuba, et même à éliminer complètement les sanctions en raison de leur caractère anachronique, cruel et inefficace. « L’embargo n’a pas atteint ses objectifs », a-t-elle souligné dans son ouvrage Hard Choices, ajoutant que l’hostilité vis-à-vis de l’île était très mal perçue en Amérique latine et constituait un obstacle au développement des échanges avec les pays du Sud.


Charlie Crist, ancien gouverneur démocrate de la Floride, où réside la plus grosse communauté cubano-américaine des Etats-Unis, a également fait part de sa circonspection quant au maintien des sanctions. « Je suis arrivé à la conclusion que nous devons lever l’embargo. La définition de la folie est de refaire la même chose est d’espérer un résultat différent », a-t-il souligné, en rappelant le caractère irrationnel de la politique étrangère des Etats-Unis vis-à-vis de Cuba.


La Chambre de commerce des Etats-Unis, qui représente le monde des affaires et près de 3 millions d’entreprises, a appelé la Maison-Blanche à établir une nouvelle relation avec La Havane. Thomas Donohue, son président, s’est rendu à Cuba et a lancé un appel aux responsables politiques étasuniens : « Trop longtemps, la relation entre nos nations a été définie par nos différences. Il est temps d’ouvrir un nouveau chapitre des relations entre les Etats-Unis et Cuba, et ce moment, c’est maintenant […]. Il est temps d’éliminer les barrières politiques établies de longue date et de gommer nos différencesC’est dans l’intérêt du peuple américain et des entreprises américaines ». Donohue a été charmé la beauté de l’île : « Cuba est un endroit merveilleux ». Il a appelé Obama à lever les restrictions qui pèsent sur les citoyens étasuniens, lesquels sont interdits de séjour à Cuba, alors qu’ils peuvent se rendre dans n’importe quel autre pays du monde : « Nous souhaitons que les Américains qui n’ont pas de famille à Cuba puissent également voyager ».

Dans un long éditorial, le New York Times a enjoint Washington à changer de politique et à établir une relation plus apaisée avec La Havane :

 « Pour la première fois depuis plus de 50 ans, un changement de politique aux Etats-Unis et à Cuba rend politiquement possible le rétablissement de relations diplomatiques formelles et le démantèlement de cet embargo insensé. […] M. Obama devrait saisir l’opportunité de mettre un terme à une longue ère d’inimitié et aider la population qui a énormément souffert […]. Le gouvernement [cubain] a fait part de sa disposition à rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sans conditions. En guise de premier pas, l’administration Obama devrait éliminer Cuba de la liste du Département d’Etat des nations soutenant le terrorisme […]. Le gouvernement des Etats-Unis reconnait que La Havane joue un rôle constructif dans le conflit en Colombie en accueillant des pourparlers entre le gouvernement et les leaders de la guérilla. Depuis 1961, Washington a imposé des sanctions pour se débarrasser du régime castriste. Au fil du temps, il est devenu évident pour de nombreux responsables américains que l’embargo est un échec cinglant. […]. Un sondage récent montre qu’une ample majorité de Cubains-américains de Miami sont désormais opposés à l’embargo. Une majorité significative d’entre eux est favorable au rétablissement de relations diplomatiques, reflétant ainsi le point de vue de l’ensemble des Américains ».

 

Même l’Eglise catholique cubaine a fortement critiqué la politique des Etats-Unis lors de la Conférence des Evêques catholiques de Cuba (COCC). « La population souffre de l’isolement dont est l’objet Cuba de la part des Etats-Unis car cette politique contribue à accroitre les difficultés des plus faibles ».

 

En persistant à appliquer une politique obsolète datant de la Guerre froide, qui affecte les secteurs les plus fragiles de la société cubaine, Washington se retrouve isolé au sein de la communauté internationale qui ne comprend pas cet acharnement à maintenir un état de siège inefficace et contreproductif. Désormais, le seul pays d’Amérique à ne pas disposer de relations diplomatiques et commerciales normales avec Cuba sont les Etats-Unis. A deux ans de la fin de son second mandant, Barack Obama serait avisé de prêter une oreille attentive à cette exhortation unanime et d’accepter le rameau d’olivier tendue par La Havane.


Salim Lamrani

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Editions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1 

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr 


Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

Lu sur Mondialisation.ca

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 23:51

Des nouvelles réjouissantes nous parviennent de Belgique ces temps-ci.  Lundi dernier une grève massive contre la politique d'ausérité et qui faisait suite à d'autres mouvements.  Et ce vendredi cette manifestation contre le traité transatlantique et l'austérité. L'Alliance D19-20 se présente ainsi sur son site : "l’Alliance D19-20 se mobilise contre l’Austérité et les Traités de Libre-échanges et Pour une souveraineté alimentaire et démocratique".  L'AD19-20 annonçait ainsi la manifestation du vendredi 19 : "De 7h à 10h, une tribune sera dressée pour y énoncer des messages politiques dénonçant l’austérité et le libre-échange. Nous serons également présent/es dans des rues qui mènent au Sommet. A 10h, les groupes se rejoindront pour marcher ensemble autour du Sommet européen.".  Les manifestants ne réclament certes pas la sortie de l'UE, mais avec leurs pieds, ils en dénoncent la politique et la logique fondamentale : "la concurrence libre et non faussée" du capitalisme mondialisé.

Ci-dessous un article rendant compte de la manifestation lu sur  un journal en ligne belge, 7 sur 7.

 

Plus de 2.000 personnes ont manifesté contre le TTIP

19/12/14 - 15h54  Source: Belga © photo news.

Bruxelles A l'appel de l'alliance D19-20, une manifestation de plus de 3.000 personnes selon les organisateurs et 2.000 selon la police a eu lieu, vendredi entre 09h30 et 12h30, dans le quartier européen, contre les politiques d'austérité et le Traité de libre-échange transatlantique TTIP. Aucun incident n'a été signalé. La circulation a été perturbée autour du rond-point Schuman et sur le trajet de la manifestation. Les tracteurs ont été reconduits vers le ring sous l'escorte des motards de la police fédérale.


© epa. © epa. © epa.

Dès 09h30, le groupe principal situé avenue de la Joyeuse entrée est parti rejoindre les manifestants du barrage installé avenue de Cortenbergh. Ils ont ensuite rallié ensemble la rue d'Archimède, où les tracteurs bloquaient la circulation. Le cortège unifié a démarré vers 10h00. Il est passé à hauteur de la station de métro Maelbeek et par la rue Belliard, avant de retourner avenue de la Joyeuse entrée. Trois tracteurs se sont garés, en soutien, devant l'occupation de Food Drink Europe, avenue des Nerviens.

"Bien que le sommet européen était déjà fini, la mobilisation a été très forte", estime Sébastien, un des organisateurs. "Cela montre que la lutte contre le TTIP s'enracine chez les citoyens. On appelle les gens à se mobiliser pour la journée mondiale contre le TTIP qui aura lieu le 18 avril prochain."

Un des agriculteurs à l'initiative de l'Alliance D19-20, Luc Hollands, venu en tracteur de Fourons, dénonce l'ouverture du marché aux Etats-Unis au travers du TTIP. "Pour les agriculteurs, cela signifie que l'on va vers un nivellement par le bas, sous peine de ne plus être concurrentiels. Les prix chutent. Le jour où les multinationales auront le monopole, elles gèreront les prix comme bon leur semble. En Wallonie, il ne reste déjà presque plus de laiteries indépendantes."

© epa. © epa. © epa.
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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:04

Lu sur le blog FILPAC CGT des papetiers de la Chapelle Darblay la déclaration des élus CGT au Conseil Régional de Haute-Normandie le 15 décembre.  C'est clair, c'est percutant.  On attend les élus majoritaires du Conseil Régional sur des engagements concrets. 


Intervention des élus CGT Chapelle Darblay au conseil régional

Bonjour Mesdames et Messieurs, merci de nous recevoir et de nous accorder quelques instants.

Vous le savez toutes et tous, cela fait maintenant 1 mois, 33 jours exactement que Mr Pesonen, PDG du Gpe Finlandais UPM a décidé que pour améliorer les résultats de 150 millions d’euros dans un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, il arrêterait 4 machines à papier produisant 805 000 T en Europe, dont notre PM3 en France à Grand Couronne qui fabrique 120 000T. Il supprimerait ainsi 570 emplois dont 196 dans notre usine soit un peu  plus de 50% des effectifs.

Nous sommes ici pour vous appeler à l’aide, nous avons certes besoin de votre soutien, mais surtout besoin de votre aide d’élus issus des urnes de notre démocratie.
Notre site tout entier est en danger par l’arrêt de la PM3. Ce sont aujourd’hui 196 licenciements et 120 000 t de papier journal de moins fabriqué en France,  à 130km de Paris, capitale de l’imprimerie Française. Ce sont  demain 180 licenciements et encore 230 000 en moins. (350 000t au total) si la PM6 s’arrêtait.

L’année passée nous avons fêté les 30 ans de la lutte, les 30 ans de la reconversion de la Chapelle Darblay.
En 1983 grâce aux salariés et leur syndicat CGT, aux citoyens, aux élus, nous avons fait que Chapelle Darblay soit le premier fabricant de papier journal 100% recyclé doté d’atouts très importants, sa situation géographique, sa proximité portuaire, ferroviaire et sa proximité d’un  grand réseau routier. Nous fabriquons aussi nos besoins énergétiques et revendons de l’électricité. Économie circulaire.

Nous utilisons avec l’association des pouvoirs publics  une matière première issue de la collecte sélective, les vieux papiers, les déchets comme on les nomme  (au passage  il y a 10 ans 80€ la tonne,  le double aujourd’hui). Ils sont à l’origine, nos biens,  ce sont nos achats de livres,  journaux, magazines etc. qu’après lecture nous déposons dans des poubelles que le service public collecte et ramène à la Chapelle Darblay. Économie circulaire encore.

Nous avons aussi grâce encore à l’aide des pouvoirs publics notre propre chaudière biomasse, qui a permis la création de sa filière d’alimentation en bois. Nous traitons tous nos déchets que sont les boues et rejets de désencrage. Économie circulaire toujours.

Nous faisons aujourd’hui  travailler des milliers de personnes. Aujourd’hui les actionnaires en veulent toujours plus même en ces temps difficiles, alors que notre site ne perd pas d’argent. Devrions-nous rester spectateurs du déclin industriel de notre pays, en laissant disparaitre notre industrie papetière ? On ne peut pas croire que demain nos imprimeries françaises,  nos journaux, le Figaro, le Monde, le Parisien, Paris-Normandie, etc. etc.  soient faits sur du papier qui viendrait d’Allemagne, de Finlande et pourquoi pas de Chine après nous avoir volé toute notre matière première.

Nous pouvons, nous devons garder sur notre site la production des produits spécifiques qu’est le papier journal de couleur, rose,   jaune,  orange. Nous savons fabriquer aujourd’hui un journal standard beaucoup  plus blanc. Nous avons déjà le réseau de la matière première spécifique pour 100% de cette fabrication.

Nous pouvons transformer la machine pour la fabrication de papier kraft, produit en expansion de 4% l’an. Nous pouvons développer des synergies de collecte avec Europac (20km de chez nous), nous pouvons fabriquer de la pâte 100% recyclée pour double A ex M real (30 km de chez nous) qui a de gros besoins. Nous pouvons créer un centre de tri bien plus grand. Nous pourrions faire mieux qu’un centre de tri, en faisant un plus grand centre d’affinage.
Nous avons des idées, des projets, et nous avons besoin d’aides pour les monter ces projets, besoin d’aide pour les expertises, nous avons besoin de vous …
Les salariés que nous avons la fierté de représenter veulent continuer à faire ce qu’ils savent faire,  fabriquer du papier et ainsi garder leurs salaires à la hauteur de leurs compétences acquises. Ils ne comprendraient pas que dans quelques temps vous vous réunissiez dans le cadre du CPER (contrat plan état région) et qu’une de vos priorités ne soit pas l’industrie papetière.

Le temps nous est compté. Cela fait déjà 33 jours, et avec les mauvaises lois nouvelles, les discussions de notre  PSE ne dureront que 3 mois. Il nous reste à peine 2 mois, 76 jours.

Nous n’accepterons pas d’être jetés à la rue. Les salariés très nombreux venus nous accompagner commencent à s’impatienter.
Je finis en vous disant qu’Ils ne comprendraient pas que Mr Pesonen, simple PDG du Gpe UPM, soit plus fort que notre président de la république, soit plus fort que vous les responsables locaux, départementaux  régionaux.
Ils ne comprendraient pas que les actionnaires aient pu soutirer des aides publiques à travers les matières premières, l’énergie,  le CICE et que l’état français représenté par les élus dont vous faite partie, ne lui impose pas de respecter les  emplois sur notre territoire, dans vos circonscriptions.

Si UPM veut partir, qu’il parte, mais qu’il laisse l’usine et son savoir-faire et  qu’ensemble nous continuons de faire tourner et prospérer ce que nous avons créé en laissant vivre nos familles dans la  dignité.

Merci de votre écoute et de votre aide mais s’il vous plait, on ne veut pas,  on n’a pas besoin, notre région non plus, d’un deuxième Petroplus.

Déclaration des élus CGT- Chapelle Darblay faite au Conseil Régional le 15 décembre


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