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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:18
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe

2014-11-18-Conference-de-presse-UL-CGT-fonctionaires-6--D

 

Depuis de nombreuses semaines pour le gouvernement comme pour le patronat, les élections des 3 versants de la fonction publique étaient un enjeu national pour affaiblir la CGT.

Pour la Région Dieppoise, lors des élections du 4 décembre 2014, la CGT conforte sa première place en tant qu’organisation syndicale.

Que ce soit à la mairie de Dieppe, avec plus de 67 %, à l’Hôpital de Dieppe (première organisation) et de St Valéry en Caux (93 %), sur le Port ou dans l’Éducation nationale.

Dans les agglomérations dieppoises, où la CGT a obtenu de bons scores face à des listes fabriquées par la direction (non représentative), nous continuerons à occuper le terrain.

Au niveau Départemental et national aussi la CGT reste la première organisation syndicale.

L’Union Locale de la Région Dieppoise remercie l’ensemble des salariés qui ont pris en main leur avenir en accordant leur confiance à la CGT.

Ce vote de confiance doit maintenant se transformer par un renforcement de la CGT partout pour défendre l’emploi et les services publics.

Vive la CGT.

L’Union Locale CGT de la Région Dieppoise

 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 23:19

 

 

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le Gabon, chasse gardée de la France depuis 1960, gérée d'une main de fer par la famille Bongo, poule aux oeufs d'or de TOTAL. Les grèves récentes, la dernière dans le secteur pétrolier, font vaciller le pouvoir autoritaire qui craint un scénario analogue à celui qui a fait tomber le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaoré.



Ce lundi 1er décembre. L'ONEP (Organisation nationale des employés du pétrole) annonce le début d'une grève illimitée dans le secteur pétrolier, après l'échec des négociations traînant depuis plusieurs semaines portant avant tout sur la réintégration d'employés licenciés.



TOTAL règne en maître sur la 4 ème puissance pétrolière d'Afrique noire

 

Ce micro-Etat d'1,5 million d'habitants reste la 4 ème puissance pétrolière d'Afrique sub-saharienne avec 250 000 barils de pétrole par jour.

 

Un secteur vital pour l’État gabonais, qui dépend à 60 % des revenus du pétrole.

Un marché toujours important pour le groupe français TOTAL, premier investisseur dégageant 50 000 barils par jour. TOTAL se partage le marché avec le britannique Shell, même si le chinois SINOPEC, le libyen Libya Oil et le français Perenco sont de plus en plus actifs au pays.



Un pays paralysé par une grève qui dure depuis une semaine

 

La grève qui continue depuis une semaine a trouvé entre-temps le soutien de toute la fillière : des ouvriers de l'extraction jusqu'aux employés des stations-services, en passant par les salariés des raffineries. L'ONEP organise la grande majorité des 5 000 employés du secteur.

 

La mobilisation perturbe sérieusement l'économie du pays. La seule raffinerie du pays, qui transforme 21 000 barils/jour, à Sogara est complètement paralysée. Les champs pétroliers de Port-Gentil (2ème ville du pays) ne livrent plus de pétrole, l'aéroport local est à court de carburant.

Dans les villes, c'est la panique. Les queues se multiplient devant les stations-services, progressivement à sec, pour obtenir des stocks d'essence.



Le groupe français TOTAL dans la ligne de mire des grévistes

 

Les majors ont publié des déclarations contradictoires. Shell a reconnu que la grève avait fait chuter sa production. Total a nié tout impact dans un premier temps, avant d'avouer que sa production était descendue à 10 000 barils par jour, soit le quart de la production usuelle.

Les revendications des grévistes sont multiples, elles sont au moins quatre, touchant à des questions politiques : (1) réintégration d'employés du secteur licenciés par les majors étrangères ; (2) suspension des déductions salariales imposées par ces compagnies ; (3) départ du manager de STSI Boccard, sous-traitant de Total ; (4) départ du directeur général de la Libya oil Gabon.

Ces exigences qui pointent les responsabilités des grands groupes étrangers, d'abord Total – qui opère aussi par l'entremise de leurs sous-traitants, comme Total avec STSI Boccard – ainsi que celle de l'Etat gabonais, complice du pillage organisé, actionnaire minoritaire de TOTAL-Gabon.

Même l'Etat gabonais a commencé à s'agacer des pratiques frauduleuses de Total. Il vient d'entamer un redressement fiscal à l'encontre de la filiale gabonaise du groupe français, soupçonné d'avoir un arriéré d'impôt de 565 millions d'€, soit 5 % du PIB du pays, 20 % du budget national.



Bientôt la fin de la dictature des Bongo ?

 

Depuis 1960, le Gabon est la base arrière de la France, à partir d'où part tous ses mauvais coups en Afrique, du Biafra au Congo. En 1967, la France y place un ancien agent de ses services secrets, Omar Bongo.

Ce dernier va y installer un régime à parti unique, qui réprime férocement ses opposants. Il y est régulièrement ré-élu avec 99,5 % des voix. Il détourne des centaines de millions d'€, grâce à l'argent d'Elf puis Total.

A la mort d'Omar, c'est son fils Ali qui prend la succession en 2009. Tout changer pour que rien ne change. Ali truque les élections mais n'obtient que 41 % des voix au premier tour. Il suspend le deuxième tour et s'auto-proclame président.

Un mois après la chute d'un autre ami de la France, le dictateur du Burkina-Faso Blaise Compaporé, en place depuis 27 ans, Ali Bongo a peur.

Il faut dire que le climat social est explosif au Gabon. Depuis un mois, des mouvements de grève ont été lancés dans les télécoms, la presse, la radio et la télévision, l'éducation nationale, les universités, les hôpitaux. Une grève générale avait touché toute la fonction publique fin octobre.

Partout les mêmes problèmes, des salaires et des primes non-payés, la colère face à la logique de privatisation et ses dégâts dans les services publics en faillite du pays.

Il y a de quoi être surpris de voir la très faible couverture de presse en France sur ce mouvement d'ampleur dans un pays francophone, impliquant notre fleuron économique. C'est par l'agence britannique Reuters que la nouvelle peut être connue en France. Un silence étonnant. Ou non.

 

Dénonçons la politique de rapine de Total en Afrique, dénonçons la Françafrique plus vivace que jamais : solidarité avec les travailleurs et le peuple gabonais qui veut en terminer avec cette dictature des Bongo qui dure depuis plus d'un demi-siècle !

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 11:49
A Kessariani, ville de 26.450 habitants dans l'Attique, les élections municipales ont tourné à l'affrontement entre SYRIZA et le Parti communiste grec (KKE). Malgré l'abstention massive (67%), le KKE remporte la mairie avec 51,34% des voix.

La fin de la division de la gauche grec n'est toujours pas à l'ordre du jour à Kessariani comme le reste du pays. Le second tour des municipales anticipées dans cette ville voyait un affrontement entre le maire sortant (SYRIZA) George Kondostavlos et le communiste Elias Stamelos. 

Le candidat du Rassemblement démocratique (KKE), Elias Stamelos, a défait le maire sortant George Kondostavlos (SYRIZA). Le candidat communiste recueille 51,34% des voix (3933 suffrages) et devance de 205 voix le maire sortant (48,66%). Pour les communistes l'enjeu était important, l'ancien maire était un membre fondateur du SYNASPISMOS, cette scission de l'aile droite du KKE qui a donnée naissance à SYRIZA. 

Lors du premier tour le maire sortant George Kondostavlos (SYRIZA) est arrivé en tête de la municipale avec 26,26% des voix suivit par la liste communiste 22,36% et celle du PASOK (une voix de retard sur le KKE). Avec cette victoire à Kessariani, le KKE gère désormais 5 villes dans le pays.

 

article et traduction Nicolas Maury

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 23:05
L’OTAN souhaite vivement une intervention de la Russie en Ukraine orientale
par Willy Wimmer, ancien secrétaire d’Etat au ministère de la Défense fédérale allemande

Ces derniers jours, il est flagrant de constater comment les médias d’Etat allemands restent à la traîne des événements. Chaque soir, l’arsenal des opinions médiatiques est moralisateur, ennuyeux, toujours politiquement correct. Si l’on regarde au-delà des frontières de son propre pays, il existe un secret de polichinelle. Soit les négociations avec l’Iran sur la question nucléaire, prévues de se terminer entre les 18 et 24 novembre, réussissent à désamorcer les conflits régionaux, soit nous devons nous résigner – malgré nous – à voir apparaître la mèche allumée du prochain grand conflit global.


Il y a des développements que nous préférerions et d’autres, à quelques heures de vol de chez nous, semblant éventuellement pouvoir limiter le conflit. La rencontre des pays riverains de l’Asie-Pacifique dans la capitale chinoise de Pékin nous a clairement montré qu’une limitation des dégâts serait possible.
Soit on donne une chance à la raison et au respect du fléau de la guerre, soit on laisse mûrir les choses pour les «résoudre» par les armes. Depuis des décennies, le monde ne s’est plus trouvé dans une situation aussi dramatique et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2014.
Nous autres Européens, ainsi ceux qui se rangent du côté de l’«Occident», ne devraient pas oublier la situation morale, économique, financière et politique présente à la fin de la guerre froide et de la réunification allemande. Et aujourd’hui? On ne peut que constater qu’il y a rarement eu, au cours de l’histoire, une meilleure situation pour lutter contre la misère dans le monde – et nous l’avons gâchée. L’Occident a jeté par dessus bord, uniquement par sa propre faute, l’excellente situation de départ de jadis avec laquelle il aurait pu faire face aux plus grands défis. Pourquoi? Parce que nous nous retrouvions, pour de multiples raisons, dans une union avec une puissance qui, depuis plus d’une décennie, se débat littéralement de tous les côtés en violant sciemment toutes les règles en vigueur pouvant nous assurer la possibilité de construire un monde plus pacifique. Nous étions à ses trousses. Aujourd’hui, il ne nous reste plus qu’à prier que le conflit en Ukraine orientale n’empire pas avant la fête de Noël.
Ce n’était pas un avantage pour la Fédération de Russie de devenir, à la fin de la guerre froide et de l’Union soviétique, une «plume dans le vent». Ainsi elle a longtemps manqué comme élément de «co-ancrage» pour un ordre de stabilité européen. Les décideurs à Moscou comme ceux à Bonn et à Berlin ne purent que constater la manière avec laquelle Washington détruisait tout ce qui se présentait à lui. L’Occident – nous inclus – ne fut pas capable de développer des données constructives après avoir réussi à résoudre une confrontation dans une des grandes régions du monde. Et maintenant? Nous avons été ébahis en voyant que la Fédération de Russie réapparait sur la scène internationale à la suite des guerres violant le droit international menées contre Belgrade, Bagdad, Damas et Tripolis à l’aide de nouveaux procédés américains clairement dirigés contre la Russie.
Actuellement, tout semble indiquer que l’Occident, dominé par les Etats-Unis, ne sait pas comment se comporter ni face au mutisme russe ni face au retour de la Fédération de Russie en tant que puissance globale. L’Union européenne s’aligne naturellement sur l’Amérique, exactement comme la nouvelle «cheffe de la diplomatie européenne» nous l’a signalé.
Toute personne, telle Mme Mogherini, déclarant déjà dans sa première prise de position en public, qu’à l’avenir la politique de l’UE face à Moscou serait définie de commun accord avec l’OTAN, illustre clairement le peu de liberté d’expression qu’elle exige.
Mme Mogherini ne cache pas que les sanctions nous ayant été octroyées par Washington – et dont nous portons le fardeau principal – n’auront aucune influence sur le gouvernement russe. Mais pourquoi, sommes-nous néanmoins soumis à ces sanctions, pourquoi les avons-nous mises en vigueur?
L’Occident ne réussit plus à faire avaler ses sanctions aux populations étonnées et de plus en plus méfiantes. Veut-on nous faire croire qu’avec cette tentative d’influencer Moscou et Kiev, l’Occident a pris des mesures stabilisantes? Certainement pas, car tout le monde sait à quel point ces sanctions sont un procédé partial envers Moscou, allant dans la même direction que le procédé occidental utilisé pour le coup d’Etat de Kiev. Pour utiliser une image propre au domaine militaire, on pourrait dire que les sanctions sont utilisées dans le même but qu’on engage des divisions de blindés supplémentaires pour assurer son offensive contre à un pays pacifique – la Fédération de Russie.
On n’avait nul besoin des appels téléphoniques rendus publics de la secrétaire d’Etat américaine Mme Nuland pour comprendre la stratégie générale de l’Occident en Ukraine. L’Occident n’avait rien à redire contre le président Ianoukovitch et le festival des oligarques en Ukraine tant qu’il paraissait prêt à signer les accords de libre-échange avec l’Union européenne. Ces dernières semaines, de nouveaux et d’anciens commissaires européens ont expliqué à quel point la politique européenne était erronée dans ce contexte. Partout que du gâchis.
Dans la nuit ayant suivi les meurtres de Kiev, on a – avec l’accord des hommes occidentaux de l’ombre – mis le feu aux régions de l’Ukraine occidentale choisies comme point de départ pour s’attaquer à la Russie ensuite. On n’a pas été assez vigilants en décidant de se servir des forces relevant, dans cette région, de la peste médiévale: anciens et nouveaux nazis. C’est vraiment étonnant et honteux de voir ceux qui se taisent à Kiev comme chez nous et ceux qui minimisent l’engagement de formations militaires avec un tel passé à la frontière de la Russie. C’est effarant de voir quelles personnalités gardent le silence.
Pourtant, nos gouvernements doivent savoir une chose: on ne peut cautionner tous ceux qui continuent à croire à leurs paroles et aux médias sous leur coupe au sujet de leurs informations sur la région d’Ukraine orientale.    •
(Traduction Horizons et débats)

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 13:35

travailleurs-avant.jpg

( Photo Lewis Hine ) Des travailleurs d'avant le syndicalisme..
La loi du marché, y'a que ça de vrai, n'est-ce pas ?

 

source : facebook

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 11:16
ACS (TISA), ces négociations commerciales secrètes qui visent à accélérer privatisations et dérégulations
Agnès ROUSSEAUX

C’est un accord commercial dont personne ne parle, négocié dans l’opacité la plus totale. 50 pays, parmi les plus fervents défenseurs de la libéralisation, discutent en ce moment de l’ouverture du « marché des services » à la concurrence internationale. Éducation, santé, transports, télécommunications, services financiers... Tout est sur la table des négociations. Sans que les citoyens ou parlementaires aient leur mot à dire. Les négociateurs – soumis à la forte pression des lobbys – sont cette semaine à Genève pour le 7ème round de ces pourparlers internationaux, qui pourraient gravement menacer les services publics et les tentatives de régulation du secteur financier. Enquête.


Ce pourrait être la fin des services publics, de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de toute volonté de réguler les marchés financiers ou de protéger les données des citoyens. Bref, une entrave encore jamais vue à l’exercice de la démocratie et au fonctionnement des politiques publiques. L’Accord sur le commerce des services (ACS) ou Trade in Services Agreement (TISA) est actuellement en cours de négociation entre une cinquantaine de pays [1], dont ceux de l’Union européenne. Il a été lancé par les États-Unis et proposé à des pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), baptisé le groupe des « Vrais bons amis (des services) » (Really Good Friends).


« Apaiser la frustration des entreprises »

Ces négociations se déroulent hors du cadre de l’OMC, avec les pays les plus partisans de la libéralisation des services, contrariés par l’impasse des négociations de Doha lancées en 2001 [2]. Ces pays représentent plus de deux tiers du commerce mondial des services. De nombreux domaines sont concernés : éducation, transports, poste et télécommunications, services de comptabilité et d’audit, ingénierie et logistique, santé, assurance, nouvelles technologies et transfert de données, recherche, banque et services financiers... Objectif : ouvrir encore davantage les services à la concurrence internationale et empêcher toute intervention publique.

« Ces négociations sont l’occasion la plus prometteuse en deux décennies pour promouvoir le commerce des services à l’échelle internationale », s’enthousiasme le lobby de l’industrie des services aux États-Unis. La Coalition internationale des industries de service (GSC), dont fait partie le Medef, est encore plus explicite : cet accord a été conçu « pour apaiser la frustration des entreprises, en raison de l’impasse du Cycle de Doha en matière de services », écrit-elle [3].


Interdire toute intervention des États

« Il s’agit d’une tentative de secrètement étendre les aspects les plus néfastes de l’infâme accord AGCS qui a suscité dans le passé des protestations mondiales », répond Rosa Pavanelli, secrétaire générale de l’Internationale des services publics (ISP). Selon cette organisation, qui fédère les syndicats du secteur et représente 20 millions de travailleurs, l’ACS limiterait la capacité des gouvernements à légiférer dans certains domaines, comme la sécurité des travailleurs, l’environnement ou la protection des consommateurs. « L’ACS s’inscrit dans cette nouvelle vague inquiétante d’accords commerciaux et d’investissement, reposant sur des pouvoirs juridiquement contraignants qui institutionnalisent les droits des investisseurs et interdisent toute intervention des États dans un large éventail de secteurs indirectement liés au commerce », décrit l’organisation internationale dans un rapport détaillé.

Plusieurs aspects de l’accord sont vivement critiqués par les organisations syndicales et non-gouvernementales. En premier lieu, tout secteur qui n’est pas explicitement exclu, protégé par chaque pays, pourrait être concerné par l’accord. Avec tous les dangers que cela comporte. Ces accords ouvriraient notamment la porte à un afflux d’entreprises privées dans le secteur éducatif européen, alerte la fédération internationale des syndicats d’enseignants. Une clause de statu quo viendrait figer les niveaux actuels de libéralisation des services dans chaque pays, rendant impossible toute remunicipalisation des services de l’eau par exemple, ou compliquant la création ou le rétablissement de monopoles publics dans des domaines actuellement ouverts à la concurrence [4]. Autre principe : la « clause à effet de cliquet » (sic), qui viendrait figer toute future libéralisation d’un service donné. Une partie de l’assurance chômage est privatisée, comme au Royaume-Uni ? La retraite est démantelée au profit de fonds de pension ? Impossible de revenir en arrière ! Une atteinte aux libertés démocratiques fondamentales, dénonce la fédération syndicale internationale, qui voit dans ce futur accord un moyen de « rendre pérenne et irréversible un système de privatisations pour toutes les générations à venir ». Des gouvernements complètement liés par les décisions de leurs prédécesseurs : voilà qui porterait gravement atteinte au fonctionnement des démocraties !

 

Verrouiller les privatisations

Autre problème : l’accord pourrait imposer aux autorités publiques une « obligation de neutralité économique » entre prestataires de services publics et privés, dénonce l’ISP. En clair, tout soutien financier apporté aux services publics devrait être ouvert au secteur privé. « Si dans un domaine, des services privés existent à côté des services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auraient droit aux mêmes subventions, au nom de la "concurrence libre et non faussée", explique le collectif Stop-Tisa. Ainsi, par exemple, une université étasunienne pourrait s’établir en Suisse demandant un financement à la hauteur des universités publiques, aux frais du contribuable. » Un État qui subventionne la construction d’un hôpital public devra-t-il bientôt financer également une clinique privée dans les environs ? Autant de critiques reprises dans un document de la Commission européenne, qui fait la synthèse d’une consultation sur le sujet auprès des « décideurs et ONG ».

Les négociations ont débuté en février 2012 et devraient se terminer en 2015. Les négociateurs des pays concernés se réunissent régulièrement à Genève, sous la conduite des États-Unis et de l’Australie [5]. En juin 2013, un communiqué lapidaire annonce que « les membres de l’OMC explorant de nouvelles approches visant à faire progresser la libéralisation du commerce des services sont satisfaits des progrès des discussions sur un accord sur le commerce des services (Tisa) ». Ils invitent les autres pays membres de l’OMC qui partagent ces objectifs à les rejoindre. La Chine, soutenue par la Commission européenne, a demandé à participer aux négociations. Ses divergences avec les États-Unis sur d’autres accords commerciaux ne lui ont pas permis d’être admise pour le moment à la table des discussions.


Des négociations très secrètes

En novembre 2013, les participants ont estimé que l’accord était suffisamment « mûr » et ont lancé l’étape « d’échange d’offres initiales » : chaque pays doit préciser les secteurs qu’il souhaite inclure dans l’accord, et les modalités qu’il propose concernant « l’ouverture » à la concurrence internationale de ces secteurs, selon un cadre pré-déterminé par l’accord. Début 2014, la plupart des pays ont échangé ces propositions, qui sont la base des discussions en cours. Certains comme la Suisse ou la Norvège les ont rendues publiques [6], d’autres pays semblent peu enclins à les diffuser auprès de leurs citoyens.

On ne sait pas grand chose non plus du contenu des négociations et des termes de l’accord général. Elles « se déroulent dans le plus grand secret au mépris des droits démocratiques », souligne Rosa Pavanelli. En février 2013, la Commission européenne a demandé au Conseil, représentant les États membres, de donner son feu vert aux discussions. L’ouverture des négociations a ensuite été validée par le Parlement européen en juillet 2013, par 526 voix pour et 111 contre [7], avec pour la France, les voix du PS et de l’UMP. Front de gauche et écologistes ont voté contre. Dans sa résolution, le Parlement regrette cependant que le Conseil ait accordé un mandat sans prendre en compte l’avis des eurodéputés. Et observe « que le mandat de négociation de l’Union européenne a été proposé par la Commission et adopté par le Conseil sans aucune analyse d’impact ». Ce qui n’a pas empêché une large majorité de députés de voter... Quand les intérêts économiques sont en jeu, la démocratie devient visiblement facultative !


Les lobbies industriels consultés, pas les citoyens

Wikileaks vient de briser un peu de l’opacité qui règne sur ces négociations, en divulguant l’annexe de l’accord concernant les services financiers. D’après ce document, principalement rédigé par les États-Unis et l’Europe, les propositions sont classées confidentielles pendant « cinq années à dater de l’entrée en vigueur de l’ACS ou, si aucun accord n’est trouvé, cinq années après la clôture des négociations ». Le document précise que la divulgation n’est pas autorisée et que le texte doit être « conservé dans un bâtiment, une pièce ou un contenant verrouillé ou sécurisé » (document à lire ici).

Visiblement, les lobbys de l’industrie des services ont davantage accès aux informations que les citoyens et leurs représentants : la Global Services Coalition a envoyé des délégués à Genève lors du round de négociation d’avril 2014. Et se félicite dans un communiqué d’avoir pu y affirmer son soutien sans faille au processus et d’avoir partagé sa vision avec les négociateurs.


Un accord si « palpitant » pour les entreprises

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les multinationales des pays concernés sont très motivées par cette perspective d’accord. « Les retombées de TISA pourraient être énormes » pour les entreprises du secteur des services, explique la Chambre de Commerce des États-Unis. Elle estime que ces négociations présentent « une opportunité unique dans une génération pour abattre les obstacles au commerce international ». « Ce palpitant nouvel accord a le potentiel pour enflammer la croissance économique et la création d’emplois aux États-Unis et à l’étranger », écrit la Chambre de Commerce. Rien que ça ! Un accord tellement « palpitant » qu’il pourrait doubler les exportations de services des États-Unis – soit un gain de 860 milliards de dollars et trois millions d’emplois [8]. Mais cela, c’est la théorie. On attend toujours les centaines de milliers d’emplois que devait permettre l’ouverture à la concurrence de plusieurs secteurs au sein de l’Union européenne !

Que demandent les entreprises et leurs représentants ? Les pays qui signeront l’accord devront d’abord modifier ou éliminer les régulations considérées comme des barrières commerciales. « Si nous reconnaissons la nécessité de certains régulations (pour la sécurité nationale, la protection des données,...), il devrait y avoir des paramètres et des limites à leur application », écrit le lobby américain des industries de service. Sa bête noire : la distorsion de concurrence entre secteur privé et public. « La concurrence déloyale de la part d’entreprises subventionnées ou soutenues par les États, ou d’entreprises publiques ou contrôlées par les États, devient un obstacle de plus en plus important à la fourniture de service par des entreprises états-uniennes sur de nombreux marchés ». Il s’agit de protéger le secteur privé « contre les comportements anticoncurrentiels des entreprises publiques », plaide également la Chambre de Commerce étasunienne. L’accès aux droits, lui, attendra.

Le lobby étasunien du secteur souhaite abolir toute préférence nationale, obligation de localisation ou quotas d’employés locaux. Et libéraliser davantage le secteur des médias et du divertissement. « Aucun pays ne devrait être autorisé à (...) introduire de nouvelles restrictions ou des exceptions, qui dérogent ou affaiblissent les engagements existants de l’AGCS », suggère-t-il aussi [9]. Les représentants des entreprises demandent que l’accord inclue un mécanisme de règlements des différends. C’est-à-dire l’instauration de tribunaux d’arbitrage privés, pour régler les litiges, dans le cadre d’une juridiction extra-nationale, où les intérêts privés font loi [10]. La Suisse a rédigé une proposition en ce sens lors du dernier round des négociations.


Les régulations financières gelées

L’accord concerne aussi les services financiers. Et pourrait avoir d’importantes conséquences sur ce secteur. Malgré la crise bancaire, « les promoteurs de TISA cherchent à déréglementer davantage les marchés mondiaux de services financiers », analyse Wikileaks. L’annexe sur les services financiers, jusqu’ici restée secrète, « est une proposition que seuls les banksters peuvent aimer », dénonce l’avocate Lori Wallach, de l’ONG états-unienne Public Citizen : le principe de statu quo, cité dans cette annexe, empêcherait par exemple de mettre en place de nouvelles réglementations financières, jugées nécessaires par les gouvernements, au motif que cela constituerait des restrictions pour les entreprises concernées. Résultat : l’accord gèlera les régulations financières à leur niveau actuel, qui demeure nettement insuffisant pour prévenir de nouvelles crises bancaires, estime l’avocate. De quoi accroître le risque d’instabilité financière pour les années à venir.

Cette annexe montre également la ferme volonté des États-Unis d’obtenir la libéralisation des flux de données. C’est-à-dire de permettre l’échange sans entrave entre pays des données personnelles et financières. Une menace pour les libertés fondamentales, car certains pays participants à ces négociations sont beaucoup moins exigents que l’Europe concernant la protection des données. Le lobby international des services souhaite d’ailleurs une disposition qui oblige les autorités publiques à justifier toutes les mesures qui viendraient restreindre les transferts de données entre pays [11].


Un accord étendu à toute la planète ?

« Ce qui est terriblement inquiétant, c’est que l’ACS est négocié en dehors du cadre commercial multilatéral par les pays les plus favorables à la libéralisation, qui ne cachent pas leur volonté d’entraîner le reste du monde dans cet accord, une fois ce dernier finalisé », explique Rosa Pavanelli. Les négociateurs cherchent à rendre cet accord compatible avec le cadre de l’OMC. Ou dans le langage de la Commission européenne : « Veiller à ce que la structure de l’accord permette une future multilatéralisation. » Une manière de permettre aux 50 pays signataires de faire ensuite pression sur les autres membres de l’OMC pour qu’ils acceptent ces règles [12]. De quoi affaiblir la position des BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – pour l’instant exclus de ces négociations, ou des pays d’Afrique, complètement ignorés.

Un comité Stop TISA ! s’est structuré et une pétition a été lancée (voir ici). Une lettre signée par 340 organisations non-gouvernementales exprimant leur opposition aux négociations a été envoyée aux ministres du Commerce, en 2013. Vu les enjeux démocratiques, économiques et politiques, ainsi que l’opacité de ces négociations, la mobilisation pourrait prendre de l’ampleur dans les mois à venir.

@AgnesRousseaux

Photo : CC Ludovic Bertron


[A suivre] : Tisa : des syndicats du monde entier appellent à cesser ces négociations commerciales secrètes

Pour aller plus loin :

- Le rapport de l’Internationale des Services publics (avril 2014)
- Le site du Collectif Stop-Tisa
- La lettre envoyée par 340 organisations aux ministres du Commerce (septembre 2013).
- Le kit de campagne de l’Internationale des Services publics
- Note d’information de l’Internationale de l’Éducation, fédération européenne de syndicats enseignants (août 2013).
- L’annexe concernant les services financiers, révélée par Wikileaks, et son analyse par Jane Kelsey, professeur à l’Université de droit d’Auckland, Nouvelle-Zélande (juin 2014).

- Le Mémo de la Commission européenne sur le sujet (février 2013).
- Le texte de la résolution votée par le Parlement européen le 26 juin 2013, et la proposition alternative déposée par des eurodéputés du groupe Verts/ALE.
- La synthèse de la Consultation lancée par la Commission européenne auprès des « décideurs et ONG ».

- Les positions de Coalition of Service Industries (lobby états-unien)
- Les positions de European Services Forum, la voix des industries de service européennes
- Les positions de la Chambre de Commerce des États-Unis.
- La lettre de la Global Services Coalition, coalition internationale des industries de service, au Commissaire européen au Commerce, Karel de Gucht.

- Le suivi des négociations en Australie
- Le suivi des négociations en Suisse.
- Le suivi des négociations en Norvège.
- Le suivi des négociations (offre initiale) de l’Islande.

- A lire aussi, notre enquête sur Tafta, un autre accord commercial en cours de négociation : Accord Europe - États-Unis : que nous réserve la plus grande zone de libre-échange du monde ?

Notes

[1] Australie, Canada, Chili, Colombie, Corée, Costa Rica, États-Unis, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Suisse, Taïwan, Turquie, plus les 28 pays de l’Union Européenne.

[2] « Le TISA est négocié en dehors du cadre de l’OMC sur la base de l’art. V de l’Accord général sur le commerce des services (AGCS) : Sur la base de l’art. V de l’AGCS, différents pays peuvent sous certaines conditions étendre la libéralisation du commerce des services entre eux au-delà de ce qui est le cas à l’OMC, sans que cette libéralisation préférentielle soit soumise à la clause de la nation la plus favorisée (NPF) de l’AGCS ». Source : Secrétariat d’État à l’Économie suisse.

[3] Courrier au Commissaire européen au Commerce, 10 septembre 2013.

[4] « It was agreed that commitments on national treatment would in principle be applied on a horizontal basis to all services sectors and modes of supply, i.e. the understanding on national treatment would be closer to the GATT model. Exemptions to this horizontal application would have to be listed in the countries’ national schedule of commitments. Participants in the negotiations might also agree that commitments would in principle reflect actual practice (the "standstill clause") and that future elimination of discriminatory measures would be automatically locked in (the so-called "ratchet clause") unless an exemption were listed. » Mémo de la Commission européenne, Negotiations for a Plurilateral Agreement on Trade in services, 15 février 2013, à lire ici.

[5] Voir la chronologie des négociations sur les sites des ministères suisse et australien.

[6] Voir l’offre de la Suisse, publiée sur le site du ministère de l’Économie (SECO), celle de la Norvège et de l’Islande.

[7] Voir le texte voté et le détail des votes. Le Conseil avait donné mandat à la Commission européenne en mars 2013 pour négocier au nom de l’Union européenne.

[8] « Eliminating barriers to trade in services could boost U.S. services exports by as much as $860 billion—up from 2012’s record $632 billion—to as much as $1.4 trillion, according to the Peterson Institute. Such a dramatic increase could create as many as three million American jobs. » Source : Communiqué de la Chambre de Commerce des Etats-Unis.

[9] Source.

[10] Voir à ce sujet notre article sur les négociations de l’Accord commercial transatlantique Tafta / TTIP.

[11] « However, the agreement should include a commitment that when an act, policy or practice of a relevant authority seeks to restrain cross-border data transfers or processing, that authority must demonstrate that the restriction is not an unnecessary restraint of trade or investment in light of alternative means by which to achieve the objective of protecting the identity of the customer, security of the data or the performance of prudential oversight. », Commentaires de la Coalition of Service Industries (CSI) suite à la requête de l’Office of the United States Trade Representative’s (USTR) sur l’accord TISA, 26 février 2013. A lire ici.

[12] Notamment les 129 pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui ont pris des engagements au titre de l’accord général sur le commerce des services (AGCS).

»» http://www.bastamag.net/Tisa-ces-negociations-commerciales
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:08

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ADRESSE de la Commission Exécutive de L’Union Départemantale CGT de Seine-et-Marne
AUX ORGANISATIONS du Comité Confédéral National, Bureau Confédéral, Commission Exécutive Confédérale et Commission Financière Confédérale
Chers(es) Camarades,
Profondément choqués par les révélations récentes de la presse, les membres de la Commission Exécutive réunie le 12 novembre dernier ont pris la décision d’alerter la Direction Confédérale sur ce qui leur apparait comme des dérives dangereuses pour la CGT. Plus que jamais, dans le contexte politico-économique défavorable aux salariés où les exigences du Medef mises en œuvre par le Gouvernement entrainent un recul social sans précédent, le besoin d’une CGT forte avec des militants à l’offensive est plus que jamais indispensable pour le monde du travail.

Pour autant, la Commission Exécutive de l’UD GCT 77 s’indigne que de telles sommes aient été investies à fonds perdus et note le caractère démesuré de ces dépenses.

L’affaire de « l’appartement » n’est que le révélateur de dysfonctionnements internes qui touchent certes les questions financières mais aussi notre capacité de débattre, de décider, d’agir collectivement et d’impulser l’action collective pour gagner le progrès social, ce qui implique un débat sur la stratégie de lutte ainsi que la question de l’unité syndicale.

De ce contexte, il ne peut qu’émerger de la Direction Confédérale des décisions équivoques qui sèment le doute parmi les militants de la CGT.

Ainsi la décision du Bureau Confédéral du 3 novembre dernier, concernant l’avenir des Prud’hommes (laissant entendre que la CGT abandonnerait les élections), n’est pas de nature à favoriser les actions, déjà bien difficile à impulser.
La question des seuils sociaux et des propositions CGT portées dans le cadre de la négociation sur le dialogue social questionne sur deux points :
-Les propositions portées ne s’opposent-elles pas aux décisions des congrès précédents qui portent la nécessité d’organiser les salariés à l’entreprise (ou à défaut au plus près), avec les moyens d’intervention que représentent les institutions représentatives du personnel ?
-Qui a validé la feuille de route et le contenu revendicatif de cette négociation ?
Le CCN n’avait-il pas la compétence ? 
La CGT est dans la tourmente depuis la préparation du 50ème congrès et la situation actuelle met en évidence une perte de valeurs CGT, de savoir faire et de respect des règles de vie.
Le déni n’est pas acceptable, l’heure est à la prise de responsabilités collective.
A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !
La Commission Exécutive de l’Union Départementale CGT 77 demande conformément à l’article 28 des statuts confédéraux, que soit organisé un CCN extraordinaire, avant celui de février 2015.
L’ordre du jour pourrait être :
- Définir la date du prochain congrès confédéral
- Décision d’une commission extraordinaire du CCN visant notamment à :
- Identifier les dysfonctionnements qui ont permis de telles dérives,
- Réaffirmer les rôles du BC, de la CEC et du CCN, ainsi que les liens nécessaires au  fonctionnement démocratique de la CGT
- Construire des propositions de règles de vie permettant l’exercice d’un  syndicalisme démocratique, de masse et de classe.
Le syndicalisme étant une construction humaine, il est naturel que des doutes, des questionnements émergent.
Seul le débat en toute transparence permettra de les surmonter.
C’est parce que la confiance n’exclut pas le contrôle que nous ne doutons pas que notre demande sera prise en compte.
La Commission Exécutive de l’UD CGT 77
le 4 décembre 2014
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 11:02

cgt-poing

Communiqué commun

de la CGT

et du Comité National des Privés d'Emploi CGT

Les choix patronaux et gouvernementaux favorisent et augmentent les licenciements, les délocalisations, le dumping social, la précarité. Le crédo patronal et gouvernemental est de réduire inlassablement le coût du travail pour augmenter le capital et enrichir les seuls actionnaires.

 

Pour faire diminuer le nombre de chômeurs, le gouvernement a fait croire à l'opinion qu'il suffisait d'assister durablement les entreprises en leur faisant des cadeaux fiscaux et en diminuant les cotisations sociales pour qu'elles créent de l'emploi. Le résultat aujourd'hui est désastreux ! Le chômage de masse et de longue durée explose et s'installe durablement. Dès lors, le vieux couplet stigmatisant des chômeurs fraudeurs, profiteurs revient dans le discours politique et donne du crédit aux thèses extrémistes et populistes à l'œuvre actuellement dans notre pays.

 

Les salariés privés d'emploi ou précaires sont les premières victimes de ces choix et payent une crise dont ils ne sont en rien responsables. Depuis des années, les gouvernements successifs nous promettent une inversion possible de la courbe du chômage. Mais chaque mois le constat se répète, le chômage de masse poursuit son ascension. Il pèse lourdement dans la vie de chaque famille, pour le développement du pays et le vivre ensemble.

 

La nouvelle convention assurance chômage révise à la baisse une fois de plus le droit des chômeurs, des intérimaires et des intermittents. Les premiers effets néfastes des droits rechargeables ne se sont pas faits attendre. Avec le nouveau calcul de leur indemnisation, certaines personnes perdent des sommes considérables sur leur revenu de remplacement par rapport à l'ancien mode de calcul qui n'était déjà pas en faveur des privés d'emploi.

 

Enfin, malgré les annonces faites lors de la Conférence nationale contre la pauvreté de 2012, notamment l'augmentation de 10% d'ici 2017 du niveau du RSA et un objectif de diminuer les non recours au RSA Activité, les annonces du gouvernement de dispositif remplaçant prime pour l'emploi et RSA Activité pour les travailleurs pauvres se fera à budget constant.

 

Dans ce contexte, notre appel à l'action avec trois associations de chômeurs, pour le droit au travail, l'accès à l'emploi, contre la précarité concerne tous les salariés de tous les secteurs d'activité et toutes les générations.

 

C'est pourquoi, CGT et le Comité National des privés d'emploi appellent chaque salarié, chaque chômeur, chaque retraité à participer très nombreux la manifestation nationale le samedi 6 décembre 2014 à 14h00, Place Stalingrad à Paris.

 

Source : http://cgtparis.fr/Manifestation-pour-le-droi...

 

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 01:45

manif-chomeurs-CGT2014

Appel à manifester 

par AC !, APEIS, MNCP et CGT-Chômeurs :

Si ce n’est pas nous, alors qui ?
Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?

Le samedi 6 décembre 2014 aura lieu la 12e édition de la manifestation contre le chômage et la précarité et pour la justice sociale.


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation des chômeurs, des précaires, des salariés et de la majorité de la population est loin de s’améliorer, bien au contraire. Chaque mois, de plus en plus de chômeurs, malgré l’explosion des radiations, des mesures contraignantes dont le but est de renforcer et multiplier les contrôles.

 

Une nouvelle convention d’assurance chômage défavorable aux chômeurs ; une allocation dont le plafond baisse de 57, 4 % à 57 % des derniers salaires ; des droits rechargeables, dont la mise en œuvre encore floue laisse craindre une pérennisation de la précarité. En effet, dans la conjoncture actuelle qui espère encore un CDI à temps plein ? Au-delà des chômeurs, les salariés voient leur revenu remis en cause, y compris le SMIC, et leurs conditions de travail dégradées, avec des attaques sans précédent contre les 35 h. et les seuils sociaux.


Stigmatiser et culpabiliser les victimes du choix des profits contre les hommes et les femmes et n’offrir comme avenir à la jeunesse que le chômage et la précarité !.


Ce sont les victimes qui sont montrées du doigt !


Favoriser encore et toujours le Medef, les actionnaires et les financiers, à coups de pacte de responsabilité, d’exonérations, de remises sur les cotisations sociales… Voilà la politique que nous subissons aujourd’hui ! Eux, ils s’organisent et se défendent, et comme rien ne leur suffit jamais, ils attaquent pour en avoir toujours plus, d’argent, de pouvoir… Et nous qui avons l’immense force du nombre, on pense trop souvent que c’est comme ça, que l’on n’y peut rien, que ça ne changera jamais… Les pôle-emploi, les CAF et tous les « guichets » publics sont de plus en plus éloignés des centres villes, au fond de zones industrielles et commerciales, avec les problèmes de transports et de déplacements que cela génère. Cela aussi conduit à l’isolement des chômeurs et les privent un peu plus des quelque droits qui leur restent. Bientôt le centre d’appel et de contact pour les chômeurs, le 39 49 ne serait plus accessible, gratuitement, dans les agences comme c’est le cas aujourd’hui, il sera joignable mais à partir de son propre téléphone donc de façon payante : encore un droit de moins et une difficulté de plus !

Les attaques contre les chômeurs sont des attaques contre toutes et tous, nous vous appelons solennellement à participer nombreux à la:

 Manifestation contre le chômage

et la précarité et pour la justice sociale,

Samedi 6 décembre 2014, à 14 h.00

Place de Stalingrad à Paris.


- Un emploi correctement rémunéré, librement choisi, socialement utile

– L’indemnisation de toutes les formes de chômage et de précarité avec le SMIC réévalué comme référence.

– L’arrêt des contrôles et des sanctions contre les chômeurs et précaires.

– La gratuité des transports publics pour les chômeurs, les précaires et leurs familles.

– L’application du droit au logement pour toutes et tous

Tous ensemble chômeur-ses, précaires, intermittent-es, intérimaires,… avec ou sans papiers Pour nos droits !


source: communisme ouvrier

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 00:29
Lu sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.  Cliquez sur le titre ci-dessous pour lire l'intégralité de l'article.
Communiqué de presse unitaire (CGT Chômeurs, MNCP, APEIS, AC!), vendredi 10 Octobre 2014:
Les chômeurs interpellent le Gouvernement : « ça suffit ! »

Après une rentrée marquée par les déclarations outrageantes de certains responsables patronaux, du Ministre du travail et, il y a quelques jours encore du Premier Ministre, les chômeurs pensaient avoir eu leur compte de coups bas. Force est de constater que certains semblent penser qu’on ne tape jamais assez sur les chômeurs et les précaires.

Et tout ceci au nom d’une équité dont les chômeurs ignorent de plus en plus le sens.
  • • Est-il équitable de baisser les allocations des chômeurs pour lesquelles ils ont cotisés pendant tant d’années ?
  • • Est-il équitable de donner des milliards à quelques actionnaires qui n’ont comme objectif que de précariser le monde du travail ?
  • • Est-il équitable de contrôler les chômeurs plutôt que de leur trouver un emploi ou une formation ?
  • • Est-il équitable de rendre les chômeurs responsables de la crise alors qu’ils en sont les premières victimes et les principaux boucs-émissaires?
A tout cela, les organisations de chômeurs répondent NON ! Et appellent :
  • • Le gouvernement à stopper son mitraillage des chômeurs et des précaires.
  • • Pôle Emploi à arrêter son expérimentation de contrôle contre les chômeurs et à mettre en place un réel accompagnement pour les chômeurs.
  • • Les organisations syndicales à s’opposer à la généralisation de ce contrôle et à défendre les droits de tous les travailleurs privés d’emploi.
  • • Et tous les chômeurs et précaires à se mobiliser dès maintenant, contre les attaques incessantes dont ils sont les victimes, et à se rassembler massivement le 6 Décembre, à 14h à Stalingrad pour leur manifestation nationale.

Contacts presse :

MNCP : Pierre-Edouard Magnan : 06 79 91 63 18

CGT Chômeurs : Jean-François Kieffer : 06 80 66 55 98

APEIS : Malika Zediri : 06 18 56 26 05

AC : Alain Marcu : 06 13 93 48 79

Texte de l'appel unitaire à manifester le 6 décembre, lancé par CGT-Chômeurs, AC !, APEIS, et MNCP.

Si ce n'est pas nous, alors qui ?

Si ce n'est pas maintenant, alors quand ?

Le samedi 6 décembre 2014 aura lieu la 12e édition de la manifestation contre le chômage et la précarité et pour la justice sociale.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la situation des chômeurs, des précaires, des salariés et de la majorité de la population est loin de s'améliorer, bien au contraire.

Chaque mois, de plus en plus de chômeurs, malgré l'explosion des radiations, des mesures contraignantes dont le but est de renforcer et multiplier les contrôles.

[ ... ]  Lire la suite de l'article sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe en cliquant sur le titre

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