Mercredi dernier, la direction de smart france et les représentants syndicaux de la CFE-CGC et de la CFTC ont signé le Pacte 2020. Sa finalité : passer à 39 h payées 37 de manière progressive et transitoire et assurer ainsi la pérennité des emplois sur le site de Smartville. Cet engagement, pas plus que les augmentations salariales et les autres propositions n’ont convaincu la CFDT et la CGT qui sont majoritaires en terme de représentativité syndicale.
« Une clause de mobilité de 150 km a été mentionnée dans le protocole d’accord. Cela signifie que la direction s’engage à ne pas recourir à des licenciements économiques mais cette clause pourra être contournée si un salarié refuse un emploi en dehors de Hambach », relèvent les deux syndicats contestataires. Ce mercredi, CFDT et CGT sont à nouveau montés au front en organisant une action à l’entrée de l’usine. Dans un tract, ils ont détaillé les raisons de leur opposition. " Aucune justification économique réelle et sérieuse nécessite le passage aux 39 h et la perte des jours RTT. La rémunération ne compensera pas l’accroissement du temps de travail. La présentation du planning de modulation et les ave nants aux contrats de travail démontrent que les salariés devront travailler 18 samedis en 2015-2016 sur la base de 37 h/semaine. Avec des horaires finissant à 23 h et des salaires de base réduits ", dénoncent les deux syndicats.
Les délégués CFDT de Smart ont rencontré la direction qui entend ainsi poursuivre les négociations. « Ils font le forcing pour nous empêcher à la CFDT de signer le droit d’opposition avec la CGT », déplore Didier Getrey, secrétaire général métallurgie Moselle. « Comme ils n’ont fait aucune ouverture, nous n’honorerons pas le rendez-vous programmé ce jeudi. Et nous restons sur un droit d’opposition ferme et définitif. Nous attendons que l’accord nous soit notifié pour le valider ».
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Les deux syndicats opposés au Pacte 2020 ont organisé hier une nouvelle action devant l’entrée de smartville. Photo Thierry NICOLAS.