Karine LEBRUN.
La CGT a lancé un appel à la grève, mercredi. Hier, la direction de la raffinerie a décidé la mise à l'arrêt de la production.
La direction de la plateforme Total Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, a ordonné hier la mise à l'arrêt de ses unités de raffinage. Cette décision fait suite « à un mouvement social, qui ne permet plus d'assurer une exploitation normale de la raffinerie. L'arrêt devrait durer deux à trois jours », indique la direction de Total à Normandie-actu.
Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), le syndicat CGT du groupe Total a lancé un appel à la grève nationale de 24 h, mercredi. « La direction, après vingt-quatre heures de grève, a proposé une augmentation de 1 % des salaires pour les cadres et de 1,2 % pour les ouvriers et les employés. Cela a été accepté par les syndicats CFDT et CFE-CGE. À la plateforme Normandie, la pilule est difficile à passer au vu du résultat opérationnel du site », explique Thierry Defresne, secrétaire général CGT de la raffinerie Total Normandie, où le mouvement s'est poursuivi hier. Les grévistes réclament une augmentation collective de 70 € par salarié et une prime de 2 500 € nets.
En 2015, la plateforme aurait enregistré un résultat de 400 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de cinq milliards d'euros en 2014. « Ce résultat est le fruit de l'implication de tous les salariés. Il ne s'agit pas de traiter les résultats de chaque site, mais les salariés grévistes ont estimé que la direction locale n'a pas voulu reconnaître leur performance collective », écrivent deux délégués syndicaux, Gilles Costils et Emmanuel Real, dans un courrier à la direction. Ils demandent une rencontre, « dans les plus brefs délais », avec leur direction.
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