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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:08
Les conséquences budgétaires du BREXIT

par sur son blog Russeurope ·

Le ministre des finances du Royaume-Uni (le « Chancelier de l’Echiquier ») M. Georges Osborne, a menacé les britanniques d’une « coup de trique » fiscal au cas où ils voteraient « mal » lors du référendum, c’est à dire pour une sortie de l’Union européenne. Il convient ici de rappeler que le Royaume-Uni est un contributeur net au budget de l’Union européenne, autrement dit qu’il verse plus qu’il ne reçoit.

Sur les quatre dernières années l’état du budget est le suivant :

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 07:02

Publié par El Diablo

photo : el diablo

photo : el diablo

CASSEURS dans les MANIFESTATIONS: Pourquoi pas une enquête parlementaire sur les ordres donnés à la police ?

Communiqué du Parti de la démondialisation (PARDEM),

le 16 juin 2016

Le Parti de la démondialisation demande la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire visant à identifier les ordres donnés à la police par le ministère de l’Intérieur, et donc l’Élysée, lors de la manifestation syndicale du 14 juin 2016 à Paris.

Un groupe d’individus, étrangers aux organisations qui appelaient à cette journée de mobilisation est venu perturber une nouvelle fois la manifestation contre le projet de loi El Khomri, convoquée par la CGT, FO, Solidaires, la FSU, l’UNEF, l’UNL, la FIDL. Ils ont cassé des vitrines et des abribus, s’en sont pris violemment aux forces de l’ordre et parfois aux manifestants.

Contrairement aux affabulations de Monsieur Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, proférées au journal télévisé de 20h sur France 2 le mardi 14 juin, il ne s’agissait aucunement de « hordes de manifestants ». Ces individus n’étaient tout au plus que 200 ou 300. Ils ne faisaient pas partie des manifestants, et venaient au contraire susciter des violences afin de discréditer l’action syndicale pacifique. Ils sont les alliés objectifs du pouvoir dans sa tentative désespérée de faire passer une loi antisociale rejetée par une majorité de la population. Ces individus, qu’ils en aient conscience ou non, sont instrumentalisés par la haute hiérarchie policière et le pouvoir politique.

Un certain nombre de questions se posent en effet à l’issue de la manifestation parisienne du 14 juin :

=> Pourquoi cette poignée d’individus, qui s’étaient placés en tête du cortège, n’ont-ils pas été mis immédiatement hors d’état de nuire par une action proportionnée des forces de l’ordre ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles laissé faire ces individus tout au long du cortège, comme si l’objectif était de les encourager au vandalisme et d’offrir des images spectaculaires aux médias audiovisuels ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles bloqué les rues de Sèvres, du Cherche-Midi, de Vaugirard, de Rennes, etc., empêchant les manifestants qui le souhaitaient de rejoindre la manifestation ?

=> Pourquoi les forces de l’ordre ont-elles stationné leurs véhicules devant l’hôpital Necker rue de Sèvres, comme si l’objectif recherché était d’encourager les dégradations de cet hôpital puisque des projectiles étaient lancés sur ces véhicules ? etc. Une incompétence aussi grossière de la haute hiérarchie policière n’est pas envisageable.

Des ordres du pouvoir politique ont manifestement été donnés pour encourager volontairement les actes spectaculaires susceptibles, par leur relai dans les médias, de retourner l’opinion publique et la faire se dresser contre les syndicats.

La vérité doit être connue.

C’est pourquoi le PARDEM a écrit ce jour au président de l’Assemblée nationale et aux présidents des groupes politiques pour leur demander de mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire. Celle-ci, pour préparer le bon déroulement des manifestations prévues le 23 juin, devra mandater des parlementaires (et des journalistes) au ministère de l’Intérieur, à la préfecture de police de Paris, à l’état-major de la Direction centrale de la Sécurité publique, dans les centres de commandement des 7 directions zonales des CRS installées aux sièges des zones de défense, à la Direction générale de la Gendarmerie nationale et dans les 13 régions de Gendarmerie.

Il revient aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre, qu’il s’agisse des manifestations syndicales ou de l’Euro de football.

SOURCE :

 

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:58
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 02:46
Propos recueillis par
Assassinat sauvage d'un couple de fonctionnaires de police par un individu se revendiquant de Daech. Violences de part et d'autre dans les manifestations. Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT Police, revient pour "Marianne" sur une semaine particulièrement éprouvante pour la police et pour le mouvement social contre la loi Travail.

"Pourquoi les éléments violents n'ont-ils été interceptés que trois quarts d'heure après la manifestation ?"

L'article intégral en cliquant ci-dessous.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:33

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:02

A lire pour réfléchir aux conditions de notre lutte, aux pièges qui nous sont tendus, aux ripostes nécessaires, au dévoilement des stratégies et des manipulations de ceux qui veulent, visiblement à n'importe quel prix, faire passer la loi Travail Hollande-Juncker.

Manifestation du 14 Juin

Après la manifestation, de retour des Invalides.. témoignage et commentaires
, par  pam , sur "Faire vivre le PCF"

L’écoute des médias ce 15 Juin est terrible. Pourtant, comme tous les militants avec un peu d’âge... on en a vu et entendu ! Mais l’effort méthodique et systématique pour cacher la réalité d’un mouvement qui surprend tout le monde, même ceux qui l’organisent... derrière la seule question de la violence devient réellement impressionnante.

J’ai participé avec d’autres communistes de Vénissieux à la manifestation parisienne du 14 Juin. Je pense important de témoigner d’un certain nombre de faits, et d’en tirer des éléments de réflexion qu’il me semble urgent de mettre en débat dans le mouvement, et, pour ce qui les concerne, entre communistes.

Le témoignage de l’énormité de la manifestation et de la manipulation gouvernementale.

Départ en car de la CGT aux aurores pour une arrivée prévue entre 12h et 13h place d’Italie. Un voyage aller avec beaucoup de discussions et d’impatience pour savoir si oui ou non, nous allions faire la démonstration d’un mouvement fort et déterminé, malgré toutes les annonces de sa fin inéluctable. A Lyon, la mobilisation pour Paris a été perturbée par l’annonce assez tôt d’une manifestation sur Lyon...

Ça commence à se compliquer à l’entrée du périphérique et de la traditionnelle circulation saturée parisienne. Une fois enfin sur le périphérique, on avance de moins en moins, jusqu’à constater que visiblement, on va mettre plusieurs heures pour arriver au point de départ de la manifestation. C’est bloqué.. On décide après hésitation de sortir et de terminer à pied en manifestation... On se retrouve ainsi plus de 1000 à manifester dans le périph avant de pouvoir ressortir porte d’Italie..

  • JPEG - 2.2 Mo

Surprise, ce sont deux CRS motards qui bloque la sortie de la file de car... Premier message aux manifestants. Le gouvernement n’est pas là pour permettre le bon déroulement de la manifestation, comme il le fait pour la coupe d’Europe ou les rencontres avec le pape... Imaginez les pèlerins bloqués dans le périphérique au risque de rater l’homélie...

Lire l'article intégral ci-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 22:40
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Elbeuf, au champ de foire : nous sommes une petite centaine à attendre les cars.  Départ.  Un arrêt à Renault-Cléon pour compléter le car.

 

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrêt casse-croûte sur l'A13.  Toute la Normandie est là : Calvados, Eure, Le havre, Rouen, Elbeuf ... Fécamp aussi.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrivée sur Paris.  Embouteillage à la sortie du périphérique.  Certains descendent des cars. 200 Paluel, au moins, défilent.  Dernière consignes de sécurité avant de descendre.  Nous rejoignons ensuite à pied la Place d'Italie.  Cela a déjà une allure de manif.  Les manifestants sont déterminés, en colère contre la gouvernement socialiste et son mépris du monde du travail.  Nous savons que nous sommes majoritaires. 

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrivée Place d'Italie.  Il faut retrouver le camion bleu d'Elbeuf.  J'attends au départ de l'Avenue de la Soeur Rosalie.  Nous sommes plusieurs à guetter.  Nous voyons défiler les dockers du Havre, ceux de Marseille.  Salués et applaudis.  A côté de moi une jeune manifestante.  En passant un manifestant lui adresse la parole. Je ne sais pas ce qu'il lui dit mais elle réagit vivement.   "Je ne suis pas venue pour draguer, moi !" me dit-elle. 

Voici des FO, des Solidaires, et beaucoup, beaucoup de CGT.

Voici la Seine-Maritime et la voiture blanche de la CGT-76.  Les Renault Cléon sont là.  Mise en ordre du cortège.  Derrière les deux camions bleus de la CGT.  Nous, nous devons suivre celui d'Elbeuf.  Le voici.  La manifestation peut commencer.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

A côté du camion bleu : Renault, Aérazur, Carrefour Market, BASF, Leclerc, Bouygues ... et des retraités.

Pétards et fumigènes.  Slogans.  "Retrait, retrait de la loi Travail".  Chansons :"Tout est à nous, tout est à nous, tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé !... ".  Ou encore "Tout le monde déteste la Loi Travail".

Et le long des avenues et boulevards, des stands, celui du "Temps des Cerises" et plus loin "Delga".

Des affichettes comme celle-ci : "Le gouvernement ne comprend pas le sens des grèves.  Aurions-nous manqué de pédagogie ?"

Une rue barrée par des grillages et l'inscription : "Police".  Derrière, les cars de CRS.  Maintenant les avenues et rues adjacentes sont barrées.  Des CRS, bottés, casqués, armés de toute leur panoplie.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Les casseurs ont commencé leur travail.  Des vitrines brisées, éclatées.  Qu'est-ce qu'ils cherchent ?  Ils savent que ce n'est pas comme ça qu'on fera reculer le gouvernement.  Au contraire ce sont des armes qu'ils lui donnent.  Je suis persuadée que les salariés sont minoritaires parmi eux.  La loi Travail, ils s'en moquent.  Ces formes d'action révèlent aussi qu'une partie de la jeunesse est sans espoir, sans perspectives politiques.  C'est une jeunesse qui n'a jamais rien vécu d'autre que des reculs sociaux.

Un vendeur de Fakir.  Pédagogique, toujours.  Il sait relier les histoires simples de chacun, l'exploitation au quotidien au capitalisme mondialisé.  Avec la colère qui sourd de toutes ses enquêtes.

Des élus communistes sur le trottoir avec Pierre Laurent.  Une camarade me dit :"Il y avait Patrick Le Hyaric ( directeur de l'Humanité, député européen).  J'ai été le voir.  Je lui ai demandé : et en 2017, vous appelez à voter PS ?".

Car la question du vote est dans toutes les têtes.  Tout le monde se souvient du slogan "Voter PS pour battre la droite et l'extrême-droite".  Alors une pancarte vue dans la manif :" 2016 -  Travailler pour un costard - 2017 - Voter pour une veste".  Il va falloir faire un effort camarades!

Le stand du PRCF. "Pour l'indépendance nationale et le socialisme - Sortons de l'Europe du Capital".

Et une affichette de la commission Europe de Nuit Debout Paris : "Motion de censure contre l'Union Européenne". C'est déjà pas mal.  Mais soyez plus ambitieux camarades.  C'est qu'il faut en sortir de l'Union européenne.  Ou la faire éclater de l'intérieur.  Et aujourd'hui, quoiqu'elle soit à l'origine de la loi Travail, je n'en ai pas beaucoup entendu parler. 

Il a dû se passer quelque chose devant.  Nous stoppons.  Gaz lacrymogènes.  Ce sont les manifestants comme nous qui subissons.  Ni casqués, ni masqués.  Ceux qui se battent vraiment contre la loi Travail.  Ceux qui tous les jours discutent dans les entreprises, les grandes surfaces, les bureaux, les salles de profs,  pour convaincre, non pas de la nocivité de la loi Hollande-Juncker, mais de la nécessité de se lancer dans la grève.  Ceux qui sont convaincus que ce sont les mobilisations de masse, manifestations ou  grèves massives qui peut faire reculer le gouvernement.  Les autres, les casseurs, ils ont disparu.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Nous continuons encore.  C'est long de relier la place d'Italie aux Invalides.  Nous sommes nombreux, très nombreux.  Mais la détermination reste intacte.  Un peu avant les Invalides, nous arrêtons et regagnons nos cars.

Nous étions nombreux, très nombreux.  Et pourtant les médias n'ont parlé que d'une chose : des casseurs.  Les téléspectateurs n'ont vu que des vitrines brisées en pagaille, des affrontements avec les CRS, mais rien des centaines de milliers de manifestants venus de toute la France, rien des slogans, rien de la détermination, rien des manifs en province ... 

Les manifestants et ceux qui les soutiennent ne laisseront pas casser leur lutte contre la loi Travail.  Déjà ce matin, jeudi, les Havrais distribuaient des tracts aux portes du Havre.  Pour les actions de la semaine prochaine.

Mais j'en suis persuadée.  Il ne suffit plus de désigner la responsabilité du gouvernement socialiste et de Hollande, serviteurs du Medef.  Il faut mettre en accusation ceux qui se cachent derrère eux et que personne n'accuse : la Commission européenne et les conseils européens qui acceptent tout de la commission et du responsable de celle-ci, Jean-Claude Juncker, les mêmes qui mettent la Grèce à genoux.

Yvette Genestal

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 22:34
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 17:08
par PRCF (son site)
jeudi 16 juin 2016
 

14 juin 2016, manifestation nationale pour le retrait total de la l’euro- loi travail (Euro, le préfixe est important car la loi El-Khomri est une directive européenne (GOPE) qui sévit actuellement aussi en Italie et en Belgique et visant –via l’inversion de la hiérarchie des normes, à casser les conventions collectives, à fragiliser les cadres horaires légaux, et à diminuer le tarif des heures supplémentaires, en clair faire baisser les salaires.)

Témoignage d’un militant du PRCF, venu de province pour la manifestation du 14 juin à Paris

14 juin 2016, manifestation nationale pour le retrait total de la l’euro- loi travail (Euro, le préfixe est important car la loi El-Khomri est une directive européenne (GOPE) qui sévit actuellement aussi en Italie et en Belgique et visant –via l’inversion de la hiérarchie des normes, à casser les conventions collectives, à fragiliser les cadres horaires légaux, et à diminuer le tarif des heures supplémentaires, en clair faire baisser les salaires.) Témoignage d'un militant du PRCF, venu de province pour la manifestation du 14 juin à Paris

J’y étais et j’ai vu : une foule immense, 1 million de personnes

La suite sur le site du PRCF en cliquant sur le lien ci-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:56
Alerte sur la dégradation des droits des travailleurs dans le monde

par Olivier Petitjean

La Confédération syndicale internationale, qui regroupe plus de 330 organisations syndicales dans 162 pays, alerte sur l’affaiblissement des droits des travailleurs au niveau mondial. Une dégradation qui va de pair, dans de nombreux pays, avec l’accroissement des restrictions à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, et avec une dérive autoritaire des dirigeants politiques.

Pour la troisième année consécutive, la Confédération syndicale internationale publie son état des lieux des droits des travailleurs dans le monde, et le tableau n’est guère reluisant. Non seulement de nombreux pays dans le monde ne reconnaissent que très partiellement ou pas du tout les droits syndicaux les plus basiques : le droit de grève, par exemple, n’est reconnu que dans un gros tiers des 141 nations étudiées. La tendance globale est même à la régression, y compris dans des régions du monde plutôt favorables aux syndicats comme l’Europe. Le nombre de pays où les syndicalistes font l’objet de violences, de menaces ou sont assassinés est ainsi en augmentation rapide : plus d’un cinquantaine en 2016.

Pour la CSI, cette dégradation est à mettre en relation avec un recul général des valeurs démocratiques et des libertés civiles dans le monde, à la faveur de la crise économique et des troubles géopolitiques. « Nous sommes confrontés au rétrécissement de l’espace démocratique et à une augmentation de l’insécurité, de la crainte et de l’intimidation des travailleurs et des travailleuses, déplore Sharan Burrow, secrétaire générale de l’organisation (lire notre entretien récent avec elle ici). La répression des droits des travailleurs va de pair avec un contrôle accru exercé par le gouvernement sur la liberté d’expression, de réunion, ainsi que d’autres libertés civiles fondamentales, et un nombre trop élevé de gouvernements cherchent à consolider leur propre pouvoir, étant souvent aux ordres des grandes entreprises, qui considèrent généralement que les droits fondamentaux sont incompatibles avec la recherche du profit à n’importe quel prix. »

Violations des droits des travailleurs : sporadique ou systématique ?

L’Indice mis au point par la Confédération syndicale internationale classe les pays sur une échelle allant de 1 à 5+, selon que les violations des droits des travailleurs y sont sporadiques ou structurelles. À titre d’exemple, la France et l’Allemagne obtiennent un 1, le Canada et le Japon un 2, la Grande-Bretagne et l’Espagne un 3, les États-Unis un 4, la Chine un 5. Parmi les 10 pays les pires pour les droits des travailleurs [1], on trouve des pays qui se sont fait une spécialité d’accueillir les usines en bas de chaîne de la mondialisation, comme la Chine, le Cambodge ou la Turquie. On y trouve aussi le Qatar, où son impliquées les grands entreprises françaises de BTP : syndicats et défenseurs des droits de l’homme y dénoncent l’exploitation forcenée des ouvriers sur les chantiers, des migrants venus d’Asie privés de leur passeport (lire notre enquête : Conditions de travail sur les chantiers du Qatar : quel est le rôle de Bouygues et Vinci ?). L’ONG Sherpa a d’ailleurs porté plainte contre Vinci en France pour des atteintes aux droits humains de ces travailleurs ; le groupe BTP a rétorqué par pas moins de 6 plaintes pour diffamation ou atteinte à la présomption d’innocence [2].

Et la France ? Elle est relativement bien classée au niveau mondial - elle figure parmi les 13 pays seulement (tous Européens à part l’Uruguay) qui obtiennent la meilleure note possible, correspondant à des « violations sporadiques » des droits syndicaux. Les auteurs du rapport déplorent cependant une tendance croissante à la criminalisation de l’action syndicale, citant notamment les poursuites organisées contre des syndicalistes d’Air France suite à « l’affaire de la chemise », la condamnation de syndicalistes de l’ancienne usine Goodyear d’Amiens en janvier 2016 pour avoir retenu des cadres dans leur usine, ainsi que la condamnation de militants de la CGT-Énergie pour avoir occupé un site d’EDF en 2008. (Voir la totalité des informations sur la France ici.) Les risques de régression concernent aussi le reste de l’Europe : la CSI dénonce notamment les propositions du gouvernement de la Finlande et la nouvelle loi sur les syndicats au Royaume-Uni.

Toutes les informations sur le rapport de la CSI en français, à lire ici.

Olivier Petitjean

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