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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:49
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:48
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:46

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:46

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:41
La Confédération Syndicale Internationale inscrit la France dans son rapport 2016 sur les violations des libertés syndicales !

mercredi 15 juin 2016 sur le site de la CGT

Pour la première fois depuis le début des années 2010, la France se retrouve dans le rapport annuel publié par la Confédération Syndicale Internationale, pointant les plus mauvais pays en matière de respect des libertés syndicales dans le monde.

« Au Royaume-Uni et en France, (…), les organisations syndicales se battent contre des changements législatifs régressifs » souligne Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, dès les premières lignes de son avant-propos au rapport.

Suivent plusieurs pages égrainant les nombreuses violations des droits et la répression auxquelles sont soumis les militants syndicaux depuis plusieurs mois en France :
Recours illégal à des intérimaires lors d’une grève et mise à pied d’un délégué syndical (notre camarade Frédéric Willemain, délégué syndical de Start People) ;
Discrimination et répression antisyndicale à la SNCF, à Air Liquide et l’AFP ;
Chantage, intimidation, sanctions, harcèlement et licenciement chez Mac Donald’s ;
Entrave au droit de grève chez Sodexo et ID Logistics. Dans ce dernier cas, le rapport dénonce notamment l’intervention des forces de l’ordre pour casser un piquet de grève et engage donc la responsabilité de l’Etat.

Au mois de janvier dernier, Sharan Burrow figurait d’ailleurs déjà parmi les premiers signataires de l’Appel en défense de nos camarades de Goodyear, injustement condamnés par le tribunal d’Amiens à des peines de 9 mois de prison.

Ce rapport tombe à point nommé pour pointer l’attitude du gouvernement et sa responsabilité dans le climat délétère actuellement entretenu en France. Il s’inscrit dans le prolongement de la dénonciation par la CGT, le 6 juin dernier à Genève, des répressions anti-syndicales et des violences policières devant le Comité des Droits Economiques Sociaux et Culturels des Nations-Unies.

Sur fonds d’état d’urgence, les répressions syndicales et les violences qui égrènent les manifestations renvoient une image déplorable de notre pays, en plein euro de Foot, dont le gouvernement porte l’entière responsabilité.

La CGT continuera à dénoncer ce climat et les violations aux droits fondamentaux qu’il génère, s’ajoutant à celles que ne manquera pas de produire le projet de loi de dumping social, dite loi El Khomri que le gouvernement entend imposer au pays, contre la volonté de l’immense majorité de nos concitoyens.

Montreuil, le 15 juin 2016

Vous pouvez consulter le rapport complet à travers le lien http://www.ituc-csi.org/ituc-global-rights-index-workers

 
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:37

Les salariés avaient saisi les prud'hommes pour des heures supplémentaires et des repos compensateur impayés ou non attribués entre 2003 et 2013.

Les salariés avaient saisi les prud'hommes pour des heures supplémentaires et des repos compensateur impayés ou non attribués entre 2003 et 2013.
Photo : AFP

XPO Logistics France (ex-Norbert Dentressangle) a été condamné à Lyon à verser près d'un million d'euros de rappel de salaires à 28 conducteurs routiers au terme d'une longue saga judiciaire qui a débuté en 2007.[...]

Lire la suite sur Humanite.fr

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:28
TOUS EN GRÈVE LE 23 JUIN

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

17 juin 2016

TOUS EN GRÈVE LE 23 JUIN
APRES UNE MOBILISATION D’AMPLEUR  LE 14 JUIN À PARIS
TOUS EN GRÈVE LE 23 JUIN

Les menaces faites par Valls et Hollande ne changent rien
RETRAIT DU PROJET DE LOI TRAVAIL

Lancé depuis quatre mois, le mouvement social contre la loi « travail » ne faiblit pas et se renouvelle avec succès, en dépit des tentatives pour le discréditer. Ce 14 juin, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl), plus d’un million de personnes ont défilé contre la loi travail en France.

Le projet de loi travail a été largement amendé, entend-on, et ne changerait presque rien au quotidien des salariés. C’est totalement faux ! La loi remet toujours en cause les 35 heures, risque de généraliser les baisses de salaires, facilite les licenciements, complique les recours des salariés qui les jugeraient abusifs, tout en instaurant de fait un dumping social malsain entre entreprises d’un même secteur.

Après quatre mois de contestation, de manifestations, de grèves et de blocages, le texte de la loi travail est arrivé au Sénat le 1er juin. Le texte a été réécrit dans sa première version, ce dont se félicite la ministre du travail mais les sénateurs ont aussi voté un amendement qui réinstaure les 39 heures hebdomadaires.

Tous les salariés doivent prendre conscience que c’est TOUS ENSEMBLE par la grève et par les manifestations que nous gagnerons contre le projet de loi qui va précariser l’emploi, abaisser les salaires, faciliter les licenciements…DONC FAVORISER LE DUMPING SOCIAL…La concurrence entre salariés…

Ce projet n’est ni amendable, ni négociable !

RENDEZ VOUS LE 23 JUIN
À 10H30 DEVANT LA GARE DE DIEPPE
RETRAIT du projet de loi

 

TOUS EN GRÈVE LE 23 JUIN
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:17

Et là, les personnes contactées ont quasi toutes répondu : seulement 1% de NSP ( Ne Sait Pas ).  C'est autre chose que 32% qui refusent de répondre pour P. Martinez.  Comme si, pour le sondage concernant le secrétaire général de la CGT, une grosse partie des sondés avaient senti l'arnaque ...  Ce qui est sûr c'est qu'une majorité des salariés, avec P. Martinez ou sans, est  contre la loi Travail ...

De plus, une question manque : Le Medef s'intéresse-t-il davantage aux profits des entreprises qu'à l'emploi et aux conditions de travail des salariés ?

Pierre Gattaz, patron du Medef, le 17 novembre 2015 au siège du Medef à Paris.

Pierre Gattaz, patron du Medef, le 17 novembre 2015 au siège du Medef à Paris. - ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

SONDAGE Le sondage a été réalisé après l'ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail...

Plus de sept Français sur dix ont une mauvaise opinion de Pierre Gattaz, selon un sondage Odoxa pour iTELE publié vendredi, et réalisé après l'ultimatum lancé par le président du Medef au gouvernement à propos de la loi Travail. «73% des Français expriment une mauvaise opinion (du) président du Medef, soit un niveau équivalent à celui enregistré il y a deux ans», note Odoxa.

 

Dans le détail, 25% des personnes interrogées ont une opinion «très mauvaise» du dirigeant de l'organisation patronale, 48% «plutôt mauvaise», 24% «plutôt bonne» et 2% «très bonne». «Toutes les catégories de la population ont une mauvaise image à une exception près, les sympathisants de droite hors FN», qui sont «55% à exprimer une bonne opinion» de Pierre Gattaz, souligne Odoxa.

Seulement 37% trouvent le Medef force de propositions et 25% ouvert au dialogue

«Les CSP+ - catégorie qui comprend les dirigeants d'entreprise - sont quasiment aussi peu enthousiastes (77% de mauvaises opinions) que les CSP- (82% de mauvaises opinions)», note aussi l'institut.

 

Mardi, Pierre Gattaz a menacé de se retirer de la négociation de l'assurance chômage si «rien ne bouge rapidement» sur le projet de loi Travail, un texte qu'il soutenait dans sa version initiale, avant de le fustiger au vu des modifications apportées par le gouvernement.

Au niveau de l'organisation patronale dans son ensemble, 70% de Français estiment que le Medef défend davantage les grandes que les petites entreprises, 61% pensent qu'il ne comprend pas les problèmes des salariés. Seulement 37% le trouvent force de propositions et 25% ouvert au dialogue, un score en chute de 16 points par rapport à il y a deux ans.

Le sondage a été réalisé jeudi et vendredi auprès de 994 personnes interrogées par internet et représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, ont précisé ses auteurs.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 13:18
Une campagne de Médecins du monde censurée pour ne pas fâcher l’industrie pharmaceutique

par Sophie Chapelle.  Lu sur "Observatoire des multinationales"

L’ONG humanitaire Médecins du monde a lancé une campagne de communication choc en France destinée à dénoncer le prix exorbitant des médicaments. Les grands afficheurs ont refusé de la relayer, par crainte d’indisposer l’industrie pharmaceutique.

« Chaque année en France, le cancer rapporte 2,4 milliards d’euros », « Le mélanome c’est quoi exactement ? C’est 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires », « Une leucémie, c’est en moyenne 20 000 % de marge brute »... Voici trois des douze slogans choc de la campagne « Le prix de la vie », lancée par Médecins du monde le 13 juin pour dénoncer « le prix indécent des médicaments ». Selon l’ONG, « les laboratoires déterminent le prix des médicaments en fonction de la capacité maximale des États à payer pour avoir accès au traitement ». En clair, plus un État est riche, plus le prix sera élevé.

Cette campagne bénéficie d’un relais énorme sur les réseaux sociaux, suite au refus des afficheurs – parmi lesquels JC Decaux, Insert et Médiatransports – de la diffuser. Ces derniers se sont rangés derrière un avis défavorable – mais uniquement consultatif – rendu par l’Autorité de la régulation professionnelle de la publicité (ARPP) qu’a consulté les Inrocks. L’ARPP pointe trois raisons : la « référence à des maladies graves » qui « pourrait être perçue comme choquante par le public », des « allégations chiffrées » qui ne sont pas sourcées sur les affiches, et « le risque de réactions négatives (...) de la part des représentants de l’industrie pharmaceutique ».

« Le prix indécent des médicaments, ça va durer encore longtemps ? »

Faut-il voir dans ce refus la pression des industries pharmaceutiques ? Le Leem, principal syndicat des entreprises du médicament, dénonce dans un communiqué les propos diffusés par les visuels de Médecins du monde, qu’il juge « caricaturaux et outranciers ». Le syndicat affirme que « la plupart des médicaments ont aujourd’hui des prix particulièrement bas » et qu’« en aucun cas, les industriels ne fixent leur prix de façon unilatérale ». De son côté, la campagne de Médecins du Monde pointe le prix exorbitant du Sofosbuvir, un traitement innovant contre l’hépatite C qui coûte aujourd’hui près de 41 000 euros par patient, alors qu’il ne coûterait que 102 euros à produire. Avec 192 700 personnes atteintes par l’hépatite C chronique, le traitement de la totalité des malades coûterait environ 8 milliards d’euros... Difficile à ce prix-là pour la Sécurité sociale de rembourser tout le monde [1].

Faute d’avoir eu accès aux panneaux publicitaires des annonceurs, Médecins du monde diffuse ses affiches sur internet, dans la presse et bénéficie d’un vaste relais sur les réseaux sociaux. Censurée, la campagne Le prix de la vie connait un véritable « effet Streisand » : la volonté d’empêcher la divulgation de ces informations a déclenché le résultat inverse [2]. L’ONG a également annoncé entamer un affichage sauvage dans les rues, avec l’aide de nombreux particuliers.

En un peu plus de 48 heures, plus de 120 000 personnes ont également signé la pétition « Le prix indécent des médicaments, ça va durer encore longtemps ? ». « Nous sommes tous en droit de connaître le processus qui détermine le prix d’un médicament », souligne cette pétition adressée à Marisol Touraine, la ministre de la Santé. « Ne laissons pas les laboratoires estimer pour nous "le prix de la vie" sur des critères de rentabilité. (...) Alors nous aimerions vous poser une simple question : Quand il s’agit de Santé, est-ce au marché de faire la loi, ou est-ce à l’État ? » Médecins du Monde demande notamment au gouvernement d’utiliser, pour faire baisser le prix des médicaments, les licences d’office, qui permettent la création d’un générique lorsque le prix du médicament d’origine est trop élevé [3]. L’ONG réclame également la transparence des coûts de recherche et développement dans l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’un modèle alternatif au brevet.

Sophie Chapelle

[1] Une équipe de chercheurs de Liverpool a estimé que son coût de production s’élevait à environ 75 € pour 3 mois de traitement. Voir l’étude.

[2] L’expression « effet Streisand » fait référence à un incident, survenu en 2003, au cours duquel Barbara Streisand avait poursuivi en justice l’auteur et le diffuseur d’une photographie aérienne de son domaine privé, afin d’empêcher sa propagation. La publication de la procédure eut pour conséquence de faire considérablement connaître l’image auprès des internautes américains.

[3] La licence d’office, permise en droit national par l’article L613-615, propose la création d’un générique à partir d’un médicament breveté s’il « n’est pas mis à la disposition du public en quantité ou qualité insuffisante ou à des prix anormalement élevés ».

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 12:28

Mis en ligne sur le blog d'Action Communiste le 11 juin 2016

Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-
Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne.  C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " -  "Nous sommes bien d'accord.  La loi Travail est un minimum"  dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-

Juncker conseillant F. Hollande avant la présentation du projet de loi Travail - "Moi ça fait 15 ans que j'ai changé les lois du travail en Allemagne. C'est vrai qu'avec la chute du Mur, c'était plus facile" dit A.Merkel " - "Nous sommes bien d'accord. La loi Travail est un minimum" dit Juncher à Moscovici - " Nous allons changer le rapport de forces en Europe" disaient les socialistes ...-

Minoritaires ? Au vu des inscriptions, la Seine-Maritime devrait dépasser les 5 000 participants dont plus de 4000 avec la CGT, près de 3000 venant du Havre.  Et ça continue à s'inscrire partout ...

Comment expliquer que Hollande tienne tête contre les salariés qui constitue la majorité de son électorat si ce n'est que les enjeux dépassent la France ?

Un conseil à Juncker : il devrait conseiller à Hollande de raccrocher car les yeux des salariés européens sont fixés sur les mobilisations en France et derrière Hollande, c'est lui. La Commission pourrait bien finir à 11 % aussi ... Car après tout, ce sont ses recommandations et celle de la Commission que Hollande-Valls-El Khomri-Macron appliquent sans états d'âme. Mais non, il s'accroche à ses contre-réformes du travail.  On l'imagine avec Moscovici, derrière le rideau, comme dans les comédies de boulevard, soufflant à Hollande lors de ses interventions: « Tiens bon François, nous sommes avec toi. Ta responsabilité est grande. Si tu cèdes, c'est la politique européenne qui est remise en cause. Pense à Angela et au patronat européen. Et que diront les Grecs, les Belges, les Italiens, les Allemands et tous les peuples d'Europe de l'Est qui ont déjà dû renoncer à beaucoup d'avantages sociaux ? Tiens bon. Nous, on reste à Bruxelles. Mais souviens-toi, nous sommes ta base arrière. Tiens bon ». Car la crainte, la peur des eurocrates bruxellois, c'est la remise en cause fondamentale des dogmes européens : la « concurrence libre et non faussée », la libéralisation des échanges tous azimuts, les traités de libre échange (TAFTA avec les Etats-Unis, TISA sur les services, CETA avec le Canada). Et ces mobilisations en France, c'est la remise en cause, en actes, sinon dans les têtes, de ces politiques européennes et mondialistes imaginées  pour mieux servir le capitalisme. C'est ça qui les fâche tous tellement.

Tellement fâchés que des socialistes en sont même prêts à saborder le PS. C'est dire si l'enjeu est d'importance. On espère quand même que le patronat européen aura une grosse récompense pour les fers de lance des tenants de la loi Travail : Hollande, Valls, Macron, El Khomri, sans oublier Laurent Berger. Un poste dans le prochain gouvernement de droite ou de seconde droite ? Ou bien un strapontin à Bruxelles ?

Mais les choses ne sont pas si simples et ce qui caractérise les élites, c'est l'arrogance et leur incapacité à comprendre le peuple et ce qui le fait bouger.  Comment le pourraient-elles, enfermées dans leurs bureaux, leurs ghettos protégés, leurs sondages bidonnés, leurs élections truquées, et les médias qui leur servent la soupe  ?  Elus par une minorité, ils se sont persuadés être la majorité : comment pourraient-ils admettre que ce n'est pas le cas ?

Le PS avait décrété que la classe ouvrière était partie négligeable.  Ses idéologues le lui prouvaient.  Il a accepté ses suffrages en 2012 et l'a trahie, elle et les couches moyennes dès le lendemain de l'élection.  Et il s'indigne de leur colère ?

Le puissant mouvement social qui se développe en France aujourd'hui peut les contraindre à reculer.  Et il se développe encore car le ressentiment est grand.  Certains journalistes avncent l'idée que les directions syndicales et en premier lieu la CGT sont dépassés.  Mais c'est le propre des syndicats de semer pendant des années et d'être "dépassés" le moment venu de la révolte et des mobilisations.  Et c'est tant mieux.  Cela signifie que le mouvement d'aujourd'hui est un mouvement de masse.  Nullement minoritaire.

Yvette Genestal

PS - Pour rappel et à utiliser largement pour savoir ce qui nous attend si nous n'inversons pas le rapport de forces : les recommandations du 18 mai dernier de la commission.  En pleine bagarre contre la loi Travail.  Elles seront très certainement approuvées par les chefs d'Etat réunis en conseil européen en juillet prochain. Toujours prêts pour le service des multinationales ! ! !

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