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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:33

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 23:02

A lire pour réfléchir aux conditions de notre lutte, aux pièges qui nous sont tendus, aux ripostes nécessaires, au dévoilement des stratégies et des manipulations de ceux qui veulent, visiblement à n'importe quel prix, faire passer la loi Travail Hollande-Juncker.

Manifestation du 14 Juin

Après la manifestation, de retour des Invalides.. témoignage et commentaires
, par  pam , sur "Faire vivre le PCF"

L’écoute des médias ce 15 Juin est terrible. Pourtant, comme tous les militants avec un peu d’âge... on en a vu et entendu ! Mais l’effort méthodique et systématique pour cacher la réalité d’un mouvement qui surprend tout le monde, même ceux qui l’organisent... derrière la seule question de la violence devient réellement impressionnante.

J’ai participé avec d’autres communistes de Vénissieux à la manifestation parisienne du 14 Juin. Je pense important de témoigner d’un certain nombre de faits, et d’en tirer des éléments de réflexion qu’il me semble urgent de mettre en débat dans le mouvement, et, pour ce qui les concerne, entre communistes.

Le témoignage de l’énormité de la manifestation et de la manipulation gouvernementale.

Départ en car de la CGT aux aurores pour une arrivée prévue entre 12h et 13h place d’Italie. Un voyage aller avec beaucoup de discussions et d’impatience pour savoir si oui ou non, nous allions faire la démonstration d’un mouvement fort et déterminé, malgré toutes les annonces de sa fin inéluctable. A Lyon, la mobilisation pour Paris a été perturbée par l’annonce assez tôt d’une manifestation sur Lyon...

Ça commence à se compliquer à l’entrée du périphérique et de la traditionnelle circulation saturée parisienne. Une fois enfin sur le périphérique, on avance de moins en moins, jusqu’à constater que visiblement, on va mettre plusieurs heures pour arriver au point de départ de la manifestation. C’est bloqué.. On décide après hésitation de sortir et de terminer à pied en manifestation... On se retrouve ainsi plus de 1000 à manifester dans le périph avant de pouvoir ressortir porte d’Italie..

  • JPEG - 2.2 Mo

Surprise, ce sont deux CRS motards qui bloque la sortie de la file de car... Premier message aux manifestants. Le gouvernement n’est pas là pour permettre le bon déroulement de la manifestation, comme il le fait pour la coupe d’Europe ou les rencontres avec le pape... Imaginez les pèlerins bloqués dans le périphérique au risque de rater l’homélie...

Lire l'article intégral ci-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 22:40
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Elbeuf, au champ de foire : nous sommes une petite centaine à attendre les cars.  Départ.  Un arrêt à Renault-Cléon pour compléter le car.

 

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrêt casse-croûte sur l'A13.  Toute la Normandie est là : Calvados, Eure, Le havre, Rouen, Elbeuf ... Fécamp aussi.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrivée sur Paris.  Embouteillage à la sortie du périphérique.  Certains descendent des cars. 200 Paluel, au moins, défilent.  Dernière consignes de sécurité avant de descendre.  Nous rejoignons ensuite à pied la Place d'Italie.  Cela a déjà une allure de manif.  Les manifestants sont déterminés, en colère contre la gouvernement socialiste et son mépris du monde du travail.  Nous savons que nous sommes majoritaires. 

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Arrivée Place d'Italie.  Il faut retrouver le camion bleu d'Elbeuf.  J'attends au départ de l'Avenue de la Soeur Rosalie.  Nous sommes plusieurs à guetter.  Nous voyons défiler les dockers du Havre, ceux de Marseille.  Salués et applaudis.  A côté de moi une jeune manifestante.  En passant un manifestant lui adresse la parole. Je ne sais pas ce qu'il lui dit mais elle réagit vivement.   "Je ne suis pas venue pour draguer, moi !" me dit-elle. 

Voici des FO, des Solidaires, et beaucoup, beaucoup de CGT.

Voici la Seine-Maritime et la voiture blanche de la CGT-76.  Les Renault Cléon sont là.  Mise en ordre du cortège.  Derrière les deux camions bleus de la CGT.  Nous, nous devons suivre celui d'Elbeuf.  Le voici.  La manifestation peut commencer.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

A côté du camion bleu : Renault, Aérazur, Carrefour Market, BASF, Leclerc, Bouygues ... et des retraités.

Pétards et fumigènes.  Slogans.  "Retrait, retrait de la loi Travail".  Chansons :"Tout est à nous, tout est à nous, tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé !... ".  Ou encore "Tout le monde déteste la Loi Travail".

Et le long des avenues et boulevards, des stands, celui du "Temps des Cerises" et plus loin "Delga".

Des affichettes comme celle-ci : "Le gouvernement ne comprend pas le sens des grèves.  Aurions-nous manqué de pédagogie ?"

Une rue barrée par des grillages et l'inscription : "Police".  Derrière, les cars de CRS.  Maintenant les avenues et rues adjacentes sont barrées.  Des CRS, bottés, casqués, armés de toute leur panoplie.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Les casseurs ont commencé leur travail.  Des vitrines brisées, éclatées.  Qu'est-ce qu'ils cherchent ?  Ils savent que ce n'est pas comme ça qu'on fera reculer le gouvernement.  Au contraire ce sont des armes qu'ils lui donnent.  Je suis persuadée que les salariés sont minoritaires parmi eux.  La loi Travail, ils s'en moquent.  Ces formes d'action révèlent aussi qu'une partie de la jeunesse est sans espoir, sans perspectives politiques.  C'est une jeunesse qui n'a jamais rien vécu d'autre que des reculs sociaux.

Un vendeur de Fakir.  Pédagogique, toujours.  Il sait relier les histoires simples de chacun, l'exploitation au quotidien au capitalisme mondialisé.  Avec la colère qui sourd de toutes ses enquêtes.

Des élus communistes sur le trottoir avec Pierre Laurent.  Une camarade me dit :"Il y avait Patrick Le Hyaric ( directeur de l'Humanité, député européen).  J'ai été le voir.  Je lui ai demandé : et en 2017, vous appelez à voter PS ?".

Car la question du vote est dans toutes les têtes.  Tout le monde se souvient du slogan "Voter PS pour battre la droite et l'extrême-droite".  Alors une pancarte vue dans la manif :" 2016 -  Travailler pour un costard - 2017 - Voter pour une veste".  Il va falloir faire un effort camarades!

Le stand du PRCF. "Pour l'indépendance nationale et le socialisme - Sortons de l'Europe du Capital".

Et une affichette de la commission Europe de Nuit Debout Paris : "Motion de censure contre l'Union Européenne". C'est déjà pas mal.  Mais soyez plus ambitieux camarades.  C'est qu'il faut en sortir de l'Union européenne.  Ou la faire éclater de l'intérieur.  Et aujourd'hui, quoiqu'elle soit à l'origine de la loi Travail, je n'en ai pas beaucoup entendu parler. 

Il a dû se passer quelque chose devant.  Nous stoppons.  Gaz lacrymogènes.  Ce sont les manifestants comme nous qui subissons.  Ni casqués, ni masqués.  Ceux qui se battent vraiment contre la loi Travail.  Ceux qui tous les jours discutent dans les entreprises, les grandes surfaces, les bureaux, les salles de profs,  pour convaincre, non pas de la nocivité de la loi Hollande-Juncker, mais de la nécessité de se lancer dans la grève.  Ceux qui sont convaincus que ce sont les mobilisations de masse, manifestations ou  grèves massives qui peut faire reculer le gouvernement.  Les autres, les casseurs, ils ont disparu.

Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf
Manifestation à Paris - 14 juin - Contre la loi Hollande-Juncker - Vu depuis la Seine-Maritime et le camion bleu d'Elbeuf

Nous continuons encore.  C'est long de relier la place d'Italie aux Invalides.  Nous sommes nombreux, très nombreux.  Mais la détermination reste intacte.  Un peu avant les Invalides, nous arrêtons et regagnons nos cars.

Nous étions nombreux, très nombreux.  Et pourtant les médias n'ont parlé que d'une chose : des casseurs.  Les téléspectateurs n'ont vu que des vitrines brisées en pagaille, des affrontements avec les CRS, mais rien des centaines de milliers de manifestants venus de toute la France, rien des slogans, rien de la détermination, rien des manifs en province ... 

Les manifestants et ceux qui les soutiennent ne laisseront pas casser leur lutte contre la loi Travail.  Déjà ce matin, jeudi, les Havrais distribuaient des tracts aux portes du Havre.  Pour les actions de la semaine prochaine.

Mais j'en suis persuadée.  Il ne suffit plus de désigner la responsabilité du gouvernement socialiste et de Hollande, serviteurs du Medef.  Il faut mettre en accusation ceux qui se cachent derrère eux et que personne n'accuse : la Commission européenne et les conseils européens qui acceptent tout de la commission et du responsable de celle-ci, Jean-Claude Juncker, les mêmes qui mettent la Grèce à genoux.

Yvette Genestal

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 22:34
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 17:08
par PRCF (son site)
jeudi 16 juin 2016
 

14 juin 2016, manifestation nationale pour le retrait total de la l’euro- loi travail (Euro, le préfixe est important car la loi El-Khomri est une directive européenne (GOPE) qui sévit actuellement aussi en Italie et en Belgique et visant –via l’inversion de la hiérarchie des normes, à casser les conventions collectives, à fragiliser les cadres horaires légaux, et à diminuer le tarif des heures supplémentaires, en clair faire baisser les salaires.)

Témoignage d’un militant du PRCF, venu de province pour la manifestation du 14 juin à Paris

14 juin 2016, manifestation nationale pour le retrait total de la l’euro- loi travail (Euro, le préfixe est important car la loi El-Khomri est une directive européenne (GOPE) qui sévit actuellement aussi en Italie et en Belgique et visant –via l’inversion de la hiérarchie des normes, à casser les conventions collectives, à fragiliser les cadres horaires légaux, et à diminuer le tarif des heures supplémentaires, en clair faire baisser les salaires.) Témoignage d'un militant du PRCF, venu de province pour la manifestation du 14 juin à Paris

J’y étais et j’ai vu : une foule immense, 1 million de personnes

La suite sur le site du PRCF en cliquant sur le lien ci-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:56
Alerte sur la dégradation des droits des travailleurs dans le monde

par Olivier Petitjean

La Confédération syndicale internationale, qui regroupe plus de 330 organisations syndicales dans 162 pays, alerte sur l’affaiblissement des droits des travailleurs au niveau mondial. Une dégradation qui va de pair, dans de nombreux pays, avec l’accroissement des restrictions à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, et avec une dérive autoritaire des dirigeants politiques.

Pour la troisième année consécutive, la Confédération syndicale internationale publie son état des lieux des droits des travailleurs dans le monde, et le tableau n’est guère reluisant. Non seulement de nombreux pays dans le monde ne reconnaissent que très partiellement ou pas du tout les droits syndicaux les plus basiques : le droit de grève, par exemple, n’est reconnu que dans un gros tiers des 141 nations étudiées. La tendance globale est même à la régression, y compris dans des régions du monde plutôt favorables aux syndicats comme l’Europe. Le nombre de pays où les syndicalistes font l’objet de violences, de menaces ou sont assassinés est ainsi en augmentation rapide : plus d’un cinquantaine en 2016.

Pour la CSI, cette dégradation est à mettre en relation avec un recul général des valeurs démocratiques et des libertés civiles dans le monde, à la faveur de la crise économique et des troubles géopolitiques. « Nous sommes confrontés au rétrécissement de l’espace démocratique et à une augmentation de l’insécurité, de la crainte et de l’intimidation des travailleurs et des travailleuses, déplore Sharan Burrow, secrétaire générale de l’organisation (lire notre entretien récent avec elle ici). La répression des droits des travailleurs va de pair avec un contrôle accru exercé par le gouvernement sur la liberté d’expression, de réunion, ainsi que d’autres libertés civiles fondamentales, et un nombre trop élevé de gouvernements cherchent à consolider leur propre pouvoir, étant souvent aux ordres des grandes entreprises, qui considèrent généralement que les droits fondamentaux sont incompatibles avec la recherche du profit à n’importe quel prix. »

Violations des droits des travailleurs : sporadique ou systématique ?

L’Indice mis au point par la Confédération syndicale internationale classe les pays sur une échelle allant de 1 à 5+, selon que les violations des droits des travailleurs y sont sporadiques ou structurelles. À titre d’exemple, la France et l’Allemagne obtiennent un 1, le Canada et le Japon un 2, la Grande-Bretagne et l’Espagne un 3, les États-Unis un 4, la Chine un 5. Parmi les 10 pays les pires pour les droits des travailleurs [1], on trouve des pays qui se sont fait une spécialité d’accueillir les usines en bas de chaîne de la mondialisation, comme la Chine, le Cambodge ou la Turquie. On y trouve aussi le Qatar, où son impliquées les grands entreprises françaises de BTP : syndicats et défenseurs des droits de l’homme y dénoncent l’exploitation forcenée des ouvriers sur les chantiers, des migrants venus d’Asie privés de leur passeport (lire notre enquête : Conditions de travail sur les chantiers du Qatar : quel est le rôle de Bouygues et Vinci ?). L’ONG Sherpa a d’ailleurs porté plainte contre Vinci en France pour des atteintes aux droits humains de ces travailleurs ; le groupe BTP a rétorqué par pas moins de 6 plaintes pour diffamation ou atteinte à la présomption d’innocence [2].

Et la France ? Elle est relativement bien classée au niveau mondial - elle figure parmi les 13 pays seulement (tous Européens à part l’Uruguay) qui obtiennent la meilleure note possible, correspondant à des « violations sporadiques » des droits syndicaux. Les auteurs du rapport déplorent cependant une tendance croissante à la criminalisation de l’action syndicale, citant notamment les poursuites organisées contre des syndicalistes d’Air France suite à « l’affaire de la chemise », la condamnation de syndicalistes de l’ancienne usine Goodyear d’Amiens en janvier 2016 pour avoir retenu des cadres dans leur usine, ainsi que la condamnation de militants de la CGT-Énergie pour avoir occupé un site d’EDF en 2008. (Voir la totalité des informations sur la France ici.) Les risques de régression concernent aussi le reste de l’Europe : la CSI dénonce notamment les propositions du gouvernement de la Finlande et la nouvelle loi sur les syndicats au Royaume-Uni.

Toutes les informations sur le rapport de la CSI en français, à lire ici.

Olivier Petitjean

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:55

par

 

Ils sont les premiers à constater l’impact des nouvelles organisations du travail et de l’intensification des tâches sur la santé des salariés. Les médecins du travail identifient les pathologies, de la douleur musculaire à la dépression, mettent des mots sur les souffrances des salariés, prodiguent des conseils… Mais l’écoute bienveillante ne suffit pas toujours à installer un rapport de confiance, de nombreux médecins du travail étant salariés d’associations patronales. Plusieurs dispositions du projet de Loi travail pourraient marquer une nouvelle rupture entre médecins et salariés. Reportage dans le Loir-et-Cher auprès d’une médecin du travail engagée.

La journée du Dr Bernadette Berneron commence au téléphone, dans sa voiture qui serpente sur une route du Loir-et-Cher. Ce matin, c’est d’abord une assistante sociale qui l’appelle pour se renseigner sur le dossier d’un salarié éligible à « l’allocation amiante », puis une infirmière qui l’alerte sur le risque suicidaire d’un autre employé. Bernadette Berneron est médecin du travail, un métier aussi menacé que méconnu. Elle exerce à Romorantin, dans un des quatre centres de « service de santé inter-entreprises » du département.

L'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:39
Fusion de communes et barbarisme des nouveau noms : l'exemple d'Allouville-Bellefosse

Allouville-Bellefosse est un village connu bien au-delà du pays de Caux. Il possède un extraordinaire chêne millénaire. Le projet de fusion en "commune nouvelle" avec le village voisin Ecretteville-lès-Baons occasionnera la création d'un nouveau nom. De nombreux habitants s'y opposent

 

Réalisé avec trucage, le panneau des 2 communes fusionnées © France 3 Normandie

© France 3 Normandie Réalisé avec trucage, le panneau des 2 communes fusionnées

 

Ce sont deux noms millénaires, avec des racines de norrois (langue ancienne scandinave), de langue germanique et de latin. Ils sont arrivés jusqu'à nous.  Allouville-Bellefosse et Ecretteville-lès-Baons des noms si originaux.

La politique territoriale du début du XXIe siècle doit-elle se traduire par la disparition de cet héritage linguistique ? Les communes nouvelles permettent à des bourgs et villages voisins de fusionner pour mener des projets communs. C'est un nouvel échelon administratif.

Reportage de Magali Nicolin et Philippe Derouet

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous

Ci-dessous un article de Floréal sur Initiative communiste à propos du choix de "Hauts de France" pour la nouvelle région du Nord-Est présidée par Xavier Bertrand.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:25

Loi travail: Philippe Martinez à la sortie de l'entrevue avec la ministre El Khomri : «les désaccords se sont confirmés aujourd'hui. Il n'y a aucune raison de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.»

Le secrétaire général de la CGTPhilippe Martinez, a indiqué après sa rencontre avec la ministre du Travail Myriam El Khomri ce vendredi, que les "désaccords se sont confirmés" avec le gouvernement sur la Loi travail.

"Il y a des points de désaccords entre la CGT et le gouvernement sur des choses de fond, ces désaccords se sont confirmés aujourd'hui", a-t-il dit, citant notamment le "respect de la hiérarchie des normes", et jugeant qu'il n'y a "aucune raison" de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 15:51
Reçu par courriel et lu sur le blog Collectif "Indépendance des chercheurs"
Loi El Khomri : le débat que l'on étouffe (III)

Le 11 mai 2016, Mediapart rapporte « Les "frondeurs" échouent à monter une motion de censure de gauche », alors que L'Express commente « La censure de droite au gouvernement, "seul outil" du Front de gauche ». Les élus du Front de Gauche affichent leur intention de voter pour la motion de censure déposée par Les Républicains et l'UDI. Ils entendent ainsi réagir au recours par François Hollande et Manuel Valls à l'article 49.3 de la Constitution. Mais un tel vote serait-il bien crédible sur le plan politique, au vu du contenu de ladite motion qui reproche au projet de loi de Myriam El Khomri d'être trop modéré en matière de casse du droit du travail ? En même temps, force est de constater que les mobilisations contre la loi El Khomri s'abstiennent toujours de dénoncer le rôle de la mondialisation du capitalisme en tant que mobile et moteur de cette loi. Pourquoi un tel silence récurrent, alors que le lien entre la loi El Khomri d'une part et la mondialisation et la politique de l'Union Européenne, de l'autre, est évident ? Etrangement, alors qu'aux Etats-Unis le bilan de la mondialisation du capitalisme devient un sujet de premier plan, avec  notamment deux candidats opposés au libre échange (Bernie Sanders au Parti Démocrate et Donald Trump au Parti Républicain), le silence en France est général sur ce type de thématique. Les manifestations contre la loi El Khomri nous en fournissent une preuve flagrante. Comment comprendre une telle omission de la part des militants impliqués dans l'actuel mouvement de défense du droit du travail ? C'est un fait, que des organisations internationales comme l'OCDE ont explicitement réclamé une mesure telle que la loi El Khomri. Pourquoi ne pas dénoncer dans la clarté ces interventions ? Nos articles « Loi el Khomri : le débat que l'on étouffe » (I) et (II), et d'autres qui les ont précédé, ont déjà souligné l'étrange attitude des manifestants qui évitent ainsi, pour des raisons opaques et difficiles à comprendre, un débat politique essentiel. Quel est à présent le résultat de ces silences ?

 

Peut-on raisonnablement ignorer que la mondialisation du capitalisme opère la mise en concurrence de populations, salaires et standards sociaux à l'échelle planétaire ?

Fin janvier, Radio France Internationale (RFI) écrivait déjà A la Une: « Etats-Unis,Trump et Sanders les "frondeurs" », qualifiant Sanders et Trump de candidats antisystème. Et fin mars, RFI employait le titre « Donald Trump et Bernie Sanders, les deux candidats anti libre-échange ».

Le bilan de la mondialisation du capitalisme est devenu très lourd pour les Etats-Unis. Mais qu'en est-il en France, où les importations mettent en cause les producteurs nationaux et les délocalisations industrielles, financières et technologiques font depuis longtemps partie du quotidien ?

Précisément, dans un pays comme la France la casse de droit du travail a été programmée au nom de la « compétitivité ». Peut-on sérieusement prétendre que la mondialisation du capitalisme n'est pas le moteur de cette politique antisociale ?

Et pourquoi ce silence général dans les manifestations contre la loi El Khomri, et dans les textes associés (appels, analyses...) à propos de la mondialisation du capitalisme ?

 

La motion de censure déposée par Les Républicains et l'UDI est accessible sur le site de l'Assemblée Nationale. On peut y lire notamment http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/motion_cens... :

(...)

Suite à la pression d'organisations syndicales plus ou moins représentatives et d'une partie de sa majorité, dans un climat social tendu, ce projet de loi n'est plus que l'ombre de lui-même. La quasi-totalité des mesures positives ont été abandonnées ; ce projet de loi est aujourd'hui devenu, de renoncements en renoncements, un texte contraire aux intérêts de nos entreprises et des salariés.

Alors que ce texte était censé réformer en profondeur le code du travail, il se limite à une simple réécriture à droit constant.

Alors qu'il devait porter une flexisécurité à la française, les quelques mesures d'assouplissements de l'organisation du travail qu'il contenait ont été retirées avant même son dépôt.

Alors qu'il devait fluidifier les relations sociales au sein de l'entreprise, le monopole syndical en ressort verrouillé.

Alors qu'il devait sécuriser le licenciement économique, il se contente de le codifier.

A défaut de majorité, le Gouvernement, au pied du mur, fait donc le choix de piétiner les droits du Parlement.

Qu'il soit contraint d'engager sa responsabilité sur un projet de loi qui ne comporte plus aucune ambition de réforme témoigne de l'impasse dans laquelle François Hollande a mené notre pays à force de laisser-aller et d'immobilisme.

(...)

(fin de l'extrait)

Il s'agit donc d'une surenchère en matière de casse sociale par rapport à la politique de François Hollande et Manuel Valls. Les élus du Front de Gauche peuvent-ils raisonnablement voter par une telle motion ?

 

Quant au rôle de la mondialisation et des instances qui l'incarnent, on trouve sur le site de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) un texte intitulé « Objectif croissance 2016 : France », dont un extrait suit :

http://www.oecd.org/fr/france/objectifcroissance2016franc...

(...)

Recommandations antérieures formulées dans Objectif croissance :

- Réformer la protection de l'emploi et renforcer les politiques actives du marché du travail en introduisant davantage de flexibilité dans les contrats à durée indéterminée et en veillant à ce que chaque demandeur d’emploi puisse se voir proposer une offre de travail ou de formation dans un délai de quelques mois, et en évaluant et rationalisant les politiques actives du marché du travail.

- Déplacer la charge fiscale afin qu'elle pèse moins sur le travail, et élargir la base d’imposition, notamment en abaissant les contributions de sécurité sociale et en reportant parallèlement le financement des prestations qui bénéficient à l’ensemble de la société, par exemple les prestations familiales, sur des impôts ayant moins d’effets de distorsion (par exemple les taxes environnementales, la fiscalité immobilière et les droits de succession).

(...)

- Réduire les obstacles réglementaires à la concurrence en assouplissant les réglementations des services professionnels qui vont au-delà de la nécessaire protection des consommateurs, en facilitant la concurrence au niveau des prix dans le secteur du commerce de détail et en levant les obstacles à l’entrée sur les segments potentiellement concurrentiels des industries de réseaux.

- Améliorer la qualité de l'enseignement supérieur et l’accès à la formation professionnelle en autorisant les universités à relever les frais de scolarité, en proposant des prêts étudiants remboursables en fonction des revenus et en améliorant les possibilités de formation offertes aux personnes peu qualifiées.

(...)

(fin de l'extrait, @OCDE)

Il s'agit donc d'un rappel explicite de « recommandations antérieures », mettant en évidence que les pressions internationales réclamant pour la France une loi sur le travail comme la loi El Khomri ont clairement précédé l'élaboration de cette loi par l'actuel gouvernement. Même si, dès son élection, la politique de François Hollande était clairement orientée dans la même direction comme en témoigne la nomination d'Emmanuel Macron à l'Elysée en mai 2012.

Pour quelle raison les manifestants contre la loi El Khomri n'ont-ils pas dénoncé ce type d'interventions d'organisations internationales et, plus globalement, le rôle de la mondialisation du capitalisme ?

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