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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 14:27

Commentaires

Chez Renault les actions sont détenues à 56,6% par des fonds de pension.  Il leur faut une rentabilité maximum sur le plus court temps possible.  Et surtout le moins de revendications sociales possibles, l'idéal pour le Capital étant "zéro revendication" ...  C'est pour ça qu'il leur faut traquer, pourchasser les militants syndicaux dans l'entreprise.  Et faire entonner par les journalistes des grands médias, arborant alors des mines faussement désolées,  la complainte bien connue du "syndicalisme en perte de vitesse".  Physiquement et idéologiquement il faut faire disparaître le réflexe syndical et de l'action collective de la mentalité des salariés.  Chez Renault Cléon la direction intimide, sanctionne les militants.  Manière de menacer ceux qui voudraient rejoindre le combat collectif.  C'est aussi ce qui se passe dans des milliers d'entreprises en France sans que le gouvernement, le Parti socialiste ne s'émeuvent.  Pire : ils donnent des armes au patronat en liquidant les acquis sociaux et en limitant l'action des élus du personnel.   La droite applaudit d'ailleurs cette politique.  Mais le Parti socialiste n'est-il pas dorénavant notre " seconde droite" ?

2 militants CGT sanctionnés à Renault Cléon

2 militants CGT sanctionnés à Renault Cléon

Les fonds de pension majoritaires chez Renault: toujours plus de dividendes pour ces actionnaires!
Les fonds de pension majoritaires chez Renault: toujours plus de dividendes pour ces actionnaires!

Les fonds de pension majoritaires chez Renault: toujours plus de dividendes pour ces actionnaires!

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 13:31
Photo recueillie sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

Photo recueillie sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

« Au même titre  que les salariés grecs, italiens, espagnols, belges et portugais qui luttent contre les plans d’austérité, les salariés français sont en état de légitime défense ».  


C’est ainsi que Christian Morin, secrétaire de l’UL-CGT d’Elbeuf  commença son intervention devant les militants rassemblés avant que la manifestation ne défile dans les rues d'Elbeuf avant de rejoindre le siège de l'UL-CGT.  Environ 140 personnes étaient présentes ce matin du vendredi 1er mai 2015.  Les Renault, Aérazur, BASF,  Sanofi, des travailleurs de la construction, les grands magasins de l’agglomération, l’hôpital, les services publics étaient là.   Mais aussi des retraités, toujours fidèles le 1er Mai.  Et les organisations politiques, PCF, NPA, des militants d'Action communiste.
C. Morin dénonça ensuite le gel des salaires et des pensions, la loi Macron et le travail de nuit et du Dimanche, la remise en cause du tribunal des prud'hommes, les licenciements facilités tandis que le gouvernement offre 50 milliards au patronat pour  plus de dividendes aux actionnaires  en pillant la sécu et les dépenses publiques.

 

Dans les rues d'Elbeuf, photo recueillie sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

Dans les rues d'Elbeuf, photo recueillie sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf

Il poursuivit : Le « projet de loi « Rebsamen » dit du « dialogue social » n’est qu’une réduction pure et simple du nombre de représentant du personnel pour  limiter l’action des élus en général,  du rôle des CHSCT alors que la santé et les conditions de travail  se dégradent  dans toutes les entreprises.  Mais ce n’est pas fini ». Ils veulent  aussi «  remettre en cause le code du travail et le CDI, […] baisser les aides sociales,  réduire le temps d’indemnisation des privés d’emploi,  contrôler  chaque chômeur […].
Lorsqu’un salarié défend  son emploi c’est un terroriste, lorsqu’il  n’a plus d’emploi c’est un assisté !!!
[…] Le gouvernement […] s’attaque aux plus vulnérables, en tentant de supprimer tout ce qui leur reste comme moyens collectifs  pour se défendre.
Chacun est à même de le constater depuis l’élection de François Hollande avec les milliards qu’il a distribués au patronat, le chômage ne fait que croître et a atteint un triste record historique en ce mois de mars. En Haute-Normandie le nombre de demandeurs d'emplois sans aucune activité  s'établit à plus de 100.000.  A qui fera-t-on croire que cela va s'arranger alors qu'en ce moment se discute un PSE de 187 suppressions de postes à la Pap Chap et que   pèse la menace de fermeture des Transformateurs de Petit Quevilly avec à la clé 80 suppressions de postes après les 231 salaries licencies en 2012  Sur notre agglomération à Caudebec-les-Elbeuf,  RP Diffusion installée depuis  peu est  aujourd'hui mise en liquidation judiciaire   par le tribunal de Bobigny avec le risque  de 66 licenciements économiques si il n'y pas de repreneur.       
Hollande en campagne disait « Mon  ennemi c’est la finance ». Aujourd’hui son ennemi ce sont les salariés  et leurs  organisations syndicales qui se battent contre les politiques d’austerité. [...]
Cette politique a fait du Front  National le premier  parti de France.
Dès maintenant la CGT appelle les salariés, les retraités et les privés d’emploi à entrer en résistance »

Et C. Morin appela les militants, « dans chaque entreprise, dans chaque quartier,  partout où les gens souffrent » à discuter de la riposte.  Et il ajouta : «  ne baissons jamais les bras, seuls les combats qui ne sont pas menés sont perdus ». [...] « Le mouvement doit s’amplifier dès maintenant pour aller vers un tous ensemble pour renverser ces politiques qui, qu’elles soient socialistes ou de droites celles-ci sont toujours   au service du grand capital ».

Avant la prise de parole du secrétaire de l'UL-CGT d'Elbeuf : des salariés de la construction

Avant la prise de parole du secrétaire de l'UL-CGT d'Elbeuf : des salariés de la construction

Enfin C. Morin conclut en dénonçant  « en ce 1er Mai, journée internationale de lutte et de solidarité »  la « catastrophe humanitaire (qui) se déroule à notre porte » et la mort de 2000 migrants en Méditerranée » et l’union européenne  et les chefs d’état ( qui ) se sont une fois de plus défaussés ».  « Il est urgent, affirma-t-il,  que les besoins sociaux de ces populations trouvent des réponses pour leur permettre de vivre en paix.  La CGT réclame non seulement des moyens techniques et humains à mettre en oeuvre pour assurer l’obligation de secours en mer, mais également des moyens financiers pour permettre d’accueillir des personnes en besoin de protection sur le territoire européen ».
[...]
Et il clôtura son allocation par ces mots : VIVE LE 1er  MAI VIVE LA CGT.

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:53

Mais lui, il trouve cela bien

Canaille le Rouge ne sait pas si vous aimez

Une délégation CGT perturbe le conseil municipal de Saint-Pierre-lès-Elbeuf.

«Dialogue social, Dialogue social ! » La séance du conseil municipal venait à peine de commencer, jeudi dernier, que la salle des actes de la mairie était envahie par une quarantaine de syndicalistes de la CGT d’Elbeuf martelant ce slogan et déployant leurs drapeaux.

Après avoir interrompu la séance, le maire (PS), tout en félicitant les syndicalistes d’être venus « prendre le bon air de la campagne à Saint-Pierre », fait part de sa vive contrariété de ne pas en avoir été informé au préalable et regrette ce manque de courtoisie.

Les promesses non tenues de l'ex-premier secrétaire du parti du maire, les licenciements de syndicalistes, les fermetures d'entreprises subventionnées à coup de milliards, les travailleurs avaient été informé au préalable ?  C'est de la courtoisie ?

Aller demander des comptes à ceux qui structurent la solférinocratie justifient sa politique ou l'accompagne, ici au coeur du Fabiusland, est une idée qui devrait inspirer le monde du travail.

Valls, macron & Cie ne peuvent poursuivre que par leur éloignement du peuple, protégés par les forces de répression pendant leurs déplacements et leur appareil politique le reste du temps les hors sols ou revant de décoller qui acceptent de cautionner et servir d'écran. Subvertir les seconds pour secouer les premier va devenir une phase indispensable du combat social. Il y aura ceux qui entendront la colère et ceux qui persisteront à rester en travers de son expression. A eux de choisir.

Rappelons-le encore, cela vaut aussi pour les solidarité politique, les barricades n'ont que deux côtés. 

Rédigé par Canaille Lerouge

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:59
Appel intersyndical en Seine-Maritime
Appel intersyndical en Seine-Maritime

Appel intersyndical en Seine-Maritime

Dieppe à la manifestation du 17 Février 2015

Dieppe à la manifestation du 17 Février 2015

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 21:18
Elbeuf : Appel de la CGT à manifester le 1er Mai 2015
Elbeuf : Appel de la CGT à manifester le 1er Mai 2015
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 15:12

Depuis trente ans nos acquis sociaux disparaissent les uns après les autres.  Depuis trente ans, les intérêts des salariés sont bradés au patronat par les gouvernements successifs avec l’aide et l’accompagnement de Bruxelles.
A chaque fois le pouvoir, quel qu’il soit, et le patronat, ont nommé « réformes » ce qui était en réalité des « contre-réformes » sociales. A chaque fois le « dialogue social » a porté sur des reculs sociaux.


Le gouvernement Valls-Hollande, solidaire de l'UE : Dialogue social, régression sociale et répression
Valls pratique le dialogue social musclé pour obtenir un « nouvel ordre social »
Pour le dialogue social, M. Valls prévient : «  avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"… Il veut une « loi travail » pour réduire l’assurance chômage.  Il s’attaque aux retraites complémentaires, aux comités d’entreprises, aux CHSCT… Conforté par l’appui de l’électorat de, il poursuit sa politique anti-sociale.
Avec le 49-3 ? Manuel Valls ne l’exclut pas.
Pour “défendre les libertés”, Valls et Hollande promeuvent, comme ailleurs en Europe et comme aux Etats-Unis,  une “loi sur le renseignement” qui autorise sans contrôle la surveillance de chaque citoyen.  Et ils laissent les patrons licencier les militants syndicaux et les municipalités de droite tenter de fermer les Bourses du travail.

L’internationalisme, c’est d’abord de développer les luttes des salariés de chaque nation contre l’ennemi commun: le capitalisme mondialisé et son instrument en Europe : l’UE
En Belgique, au Portugal, en Italie, en Espagne et dans d’autres pays européens, des luttes se développent contre l’austérité et des politiques semblables. L’ennemi commun sont les actionnaires, les multinationales et les banques, bref le Capital et ses intérêts financiers.  Et ce sont aussi les gouvernements qui leur obéissent, la commission de Bruxelles et ses institutions.
Et pourtant les salariés, à l’appel de leurs syndicats, se battent quasi uniquement  contre leur propre gouvernement.  En France contre un gouvernement social-libéral, en Espagne et au Portugal contre un gouvernement de droite, en Belgique contre un gouvernement de droite extrême, raciste et xénophobe.  L’UE et l’euro sont rarement désignés comme responsable…  Ces gouvernements ont néanmoins un point commun : ils valident et appliquent tous l’austérité européenne qu’ils ont accepté conjointement au nom de l’euro.

Il faut oser affronter l’Union Européenne
Les Grecs affrontent Bruxelles et ses institutions depuis de longues années. Ils rejettent la politique austéritaire de la Troïka. La commission de Bruxelles soutenue par les chefs d’état européens avec pour tête de file l’Allemagne combat le gouvernement qu’ils se sont donné. En France Valls-Hollande participent à l’élaboration de toutes les décisions européennes austéritaires qu’ils appliquent ensuite.   Qu’ils se soient abstenus ou qu’ils aient voté Front de gauche, la majorité des Français ont rejeté cette politique. Y compris ceux qui ont voté FN sur fond de désespérance sociale et qui ont ainsi voté pour des partisans de la même austérité : les mairies du FN taillent allègrement dans les budgets sociaux au nom de la « crise » …

Les luttes se heurtent aux diktats de Bruxelles et de ses relais nationaux
Contre cette politique la mobilisation des salariés est essentielle.  Mais aussi, la prise de conscience pour les composantes de la gauche radicale que les institutions européennes et leur modèle économique sont mortifères pour les progrès sociaux et pour les droits de la grande majorité.  Vouloir à tout prix rester dans l’Union européenne, c’est se condamner à négocier sans cesse en recul et à désespérer les classes populaires.

Les syndicats, quasiment tous affiliés à la CES – Confédération syndicale européenne qui soutint le traité constitutionnel européen– réclament une “Europe sociale”.  Ainsi le tract intersyndical pour le 1er Mai  réclame “ une construction européenne fondée sur le progrès social, s’appuyant sur le renforcement du dialogue social et des droits sociaux" sans dénoncer ni les traités à l’origine de ces politiques ni l’absence totale de démocratie dans les prises de décisions européennes : les votes souverains des peuples y sont méprisés.

Or les luttes se heurtent aux diktats européens et au dogme de la “concurrence libre et non faussée”. 

C’est le cas des papeteries Chapelle Darblay en Seine-Maritime, propriété d’une multinationale d’Europe du Nord.  C’est à l’Etat d’intervenir, de proposer des solutions ( études de la filière bois et papier, recyclage…) et d’empêcher que l’importation remplace les productions nationales. Les nationalisations permettraient de faire obstacle à la fuite des productions, des emplois industriels et empêcher la spéculation financière et bancaire. 

C’est le cas de la SNCF qui envisage, en Normandie et dans toute la France, au nom de la rentabilité, de supprimer des dizaines de trains essentiels pour les usagers, notamment les salariés.  Sauver les services publics impliquerait de renationaliser tous les services publics livrés au privé et bradés au nom de la rentabilité : SNCF, Hôpitaux, assurances santé, énergie, eau …

Si nous voulons vraiment avancer dans cette voie, cela  implique une bataille féroce contre l'Union européenne, une bataille que l'Union européenne ne peut accepter de perdre.  Il est donc nécessaire d'en sortir.

Les salariés, la classe ouvrière ne croient plus à l’Europe sociale.
Envisageons donc ensemble qu’il est possible de sortir de l’euro et de l’Union Européenne.  L’austérité en Grèce est plus violente que le serait la sortie de l’euro.  En France le maintien de l’euro à tout prix, la politique austéritaire et l’absence de contrôle de notre monnaie, des importations, des investissement et des ventes d’entreprises industrielles sont dévastatrices pour l’emploi et les salaires. Soyons donc prêts à une sortie de l’euro.  Ne disons pas : c’est impossible. C’est parce que la majorité des partis politiques de la gauche radicale, notamment le Front de gauche, mais aussi les syndicats ( adhérents tous de la très européenne CES) n’envisagent pas cette rupture que l'UE et les gouvernements européens soutien de Bruxelles  se sentent forts et utilisent tous les moyens contre les salariés et les peuples.

Il faut en finir avec la dictature de l’Union européenne.
Osons la confrontation et disons le haut et fort dans les assemblées d’élus, dans les partis politiques, dans les syndicats : nous sommes prêts à nous battre contre l’Union européenne et à la quitter pour construire une autre société.
Vouloir à tout prix s’accrocher à cette Union européenne, c’est se condamner aux reculs sociaux sans fin, à la disparition de nos services publics et au contrôle sans limite de nos productions, de notre économie par le capitalisme mondialisé.
Ayons pour objectif de reconquérir notre souveraineté contre l’Union européenne.   Exigeons, avec les Belges, avec les Grecs, les Espagnols, les Portugais … que nos gouvernements fassent passer les droits et exigences de leurs propres peuples avant les décisions bruxelloises.
C’est de cette perspective politique qu’ont besoin les salariés pour se battre.  Pour faire grève, pour se mobiliser, il faut une perspective politique, il faut espérer gagner.

C’est pour cela qu’Action communiste appelle à participer le 30 Mai 2015, à Paris, à la manifestation pour le 10ème anniversaire du NON au traité constitutionnel pour réclamer la sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN pour construire, si le peuple français en décide ainsi, et en solidarité avec les autres peuples européens, une société débarrassée des diktats du capitalisme et de l’impérialisme.
Avec pour objectif de construire un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale.

 

Action Communiste
 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 09:55
1er Mai 2015 : pour une autre répartition des richesses.
lundi 27 avril 2015
par  Rouges Vifs 13

 

 

La réalité des politiques d’austérité en France sous le joug de l’Union Européenne, c’est plus de précarité, plus d’inégalités, plus de chômage et plus de misère.
Pourtant le gouvernement socialiste offre 317 milliards d’€ aux patrons, banquiers et autres actionnaires qui s’en rien faire n’en finissent pas de se remplir les poches.
Nous devons dénoncer cette politique suicidaire imposée par Bruxelles et revendiquer que cet argent soit mis au service de l’emploi, du développement de l’industrie, des salaires et des services publics.

À MARSEILLE rendez-vous à 10 H Place de la Joliette.

Rouges Vifs 13

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:08

Edité sur ce blog en avril 2015

Source : Institut CGT d'histoire sociale
Source : Institut CGT d'histoire sociale

Source : Institut CGT d'histoire sociale

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 13:50

Nous mettons en ligne les appels à manifester le 1er mai que nous avons pu trouver sur le Net.

Appel de la CGT

Appel de la CGT

UD-CGT du CHER
UD-CGT du CHER

UD-CGT du CHER

UD CGT du Puy de Dôme
UD CGT du Puy de Dôme

UD CGT du Puy de Dôme

1er Mai 2015 : Appel de l'UD-CGT Paris
1er Mai 2015 : Appel de l'UD-CGT Paris

1er Mai 2015 : Appel de l'UD-CGT Paris

1er mai 2015 à Blois
Publié le

Le 1er mai date de commémoration de la grève sanglante du 3 mai 1886 aux usines Mc Cormick USA), qui avait comme revendication l’instauration de la journée de huit heures, huit anarchistes furent arrêtés, quatre seront pendus, le 11 novembre 1887, avant d’être innocentés puis réhabilités publiquement en 1893.

Dans une période où les remises en cause des droits sociaux, des droits syndicaux obtenus par la lutte de la classe ouvrière, quand le nombre de demandeurs d’emploi n’a jamais été aussi élevé (5.262.500), quand l’état distribue 240 milliards d’euros aux entreprises du CAC 40.

Premier syndicat historique, la CGT fête cette année ses 120 ans d’existence. Syndicat Interprofessionnel, la CGT fait partie du patrimoine de notre démocratie. Née de la volonté des salariés de s’organiser collectivement pour défendre leurs intérêts face à l’oppression et à l’exploitation capitaliste, pour conquérir des droits et les faire valoir, pour imaginer un monde plus juste et proposer des voies afin d’y parvenir, toutes ces motivations sont au cœur de l’action syndicale des militants.

C’est dans cet esprit de luttes que notre Union Locale de Blois vous invite à participer à notre journée de mobilisation et cela dés le matin en participant au rassemblement à 10 h 30 devant les marches Denis Papin, afin de démontrer que notre conception du syndicalisme est bien présente et que nous entendons bien la faire valoir pour que les prochaines générations puissent continuer à vivre dans la dignité, la santé et l’épanouissement individuel et collectif.

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 14:00
Face à l’Union Européenne : aveuglement, surdité, mutisme des syndicats

par Pierre Lévy

paru dans Marianne le 16 avril
 

 

Il y a tout juste une semaine, les syndicats battaient le pavé "contre l’austérité". Pour Pierre Lévy [1], rédacteur en chef du mensuel "Bastille-République-Nations", il y avait pourtant un responsable de cette austérité qui était malheureusement absent dans "l’appel commun des centrales syndicales initiatrices" de la manifestation : l’Union européenne. "S’il y avait un “Livre Guinness des records” de cécité, de surdité et de mutisme, écrit-il, les chefs syndicalistes y auraient une place de choix".

Qui n’a en tête le symbole des trois singes que nous a légué, dit-on, la sagesse asiatique ? Le premier se cache les yeux ; le deuxième se bouche les oreilles ; le troisième se ferme la bouche. Transposée en ce printemps 2015, l’image évoque immanquablement l’Union européenne, ou plutôt le rôle de celle-ci dans la réalité politique française — et sa quasi-absence du débat public.

On pensait à cela, jeudi 9 avril, en prenant part à la manifestation nationale qui, quatre heures durant, a battu le pavé parisien. Non que les syndicalistes présents, déterminés et combattifs, ignorent tout de la mainmise de Bruxelles, loin de là. Mais c’est plutôt en relisant l’appel commun des centrales syndicales initiatrices que l’image vient forcément à l’esprit.

Résumons  :

le mot d’ordre de la mobilisation était la lutte contre l’austérité.

L’austérité, c’est-à-dire les coupes dans les dépenses de l’État, des collectivités et des hôpitaux, et donc notamment dans l’emploi public et les salaires publics. L’austérité, c’est-à-dire les mises en cause successives des conquêtes et droits sociaux. L’austérité, c’est-à-dire la flexibilité et la précarité organisées.

Il ne peut raisonnablement échapper à personne que dans chacun de ces domaines, les règles, règlements, normes, procédures et injonctions de l’UE déterminent les décisions prises par les gouvernements nationaux, par le gouvernement français en particulier.

Affirmer cela ne revient en aucune manière à dédouaner ces derniers. Après tout, ce sont eux qui ont coécrit les traités. Et ce sont eux, qui, Conseil européen après Conseil européen, confortent et confirment les dispositions des carcans. Il reste que l’intégration européenne constitue l’arme majeure que ceux-ci utilisent pour imposer leurs choix à leur propre peuple.

Ce n’est certes pas nouveau. Depuis l’Acte unique (1986) puis Maastricht (1992), l’implication des instances communautaires se fait de plus en plus pesante. En réalité, c’est dès le traité de Rome que les « pères fondateurs » avaient en tête ce double objectif de long terme : faire reculer toujours et encore les conquêtes et droits sociaux ; soustraire à chacun des peuples la liberté de choisir son avenir – au nom d’une « communauté de destin ».

Autrement dit, effacer progressivement la démocratie.

Mais depuis le traité de Lisbonne (2008), avatar honteux de la Constitution européenne rejetée, puis la mise en place, à la faveur de la crise, de la « gouvernance économique », le poids de la tutelle européenne est patent, jusque dans les détails.

Pour son plus grand malheur, le peuple grec a constitué jusqu’à la caricature – et continue à constituer – un cobaye pour l’exemple. L’image des « hommes en noir » (de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI) débarquant dans les différents ministères et prenant sans complexe les manettes de la politique hellénique est dans toutes les mémoires.

Mais faut-il aller jusqu’à Athènes ? En ce moment même, Bercy met une dernière main au « Programme national de réformes » qu’attend Bruxelles de pied ferme d’ici la fin du mois, dans le cadre dudit « semestre européen ».

Comme le rappelle benoîtement la direction du Trésor : « Les programmes nationaux de réforme s’inscrivent dans le cadre de la stratégie “Europe 2020” pour une croissance économique “intelligente, durable et inclusive” que l’Union européenne a adoptée. (…) Ils constituent l’instrument de suivi et d’évaluation du volet national de la stratégie “Europe 2020” ».

On se souvient également de la négociation presque euro par euro que Michel Sapin a menée avec son prédécesseur Pierre Moscovici, devenu Commissaire européen à l’Économie, pour échapper à la menace de sanctions. Et de l’engagement quant aux « réformes structurelles » pris par François Hollande, en échange de l’« indulgence » de Bruxelles.

Les dispositions essentielles de ladite loi Macron ne sont qu’un copié-collé des « suggestions » européennes. « C’est bien, s’est réjoui en substance Jean-Claude Juncker, mais j’attends la suite ». Et l’on parle déjà d’une loi Macron II…

C’est dans ce contexte que l’appel commun à la journée du 9 avril, publié par les directions confédérales de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires, a réussi un exploit : pas une phrase, pas un mot ne fait la moindre allusion à l’Europe. S’il y avait un Livre Guinness des records de cécité, de surdité et de mutisme, nul doute que les chefs syndicalistes y eussent gagné une place de choix.

Ici ou là, certains confient : l’idée européenne est déjà bien écornée, il ne faut pas l’abîmer encore plus. Eh bien si, il faut. Tant que la supposée sagesse simiesque (ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire) sera utilisée par certains comme grille d’analyse quant au rôle de l’Europe, les peuples – le nôtre comme tous nos amis et voisins – resteront condamnés à l’impuissance.

Pierre Lévy pour MARIANNE

http://www.marianne.net/agora-face-europe-aveuglement-surdite-mutisme-syndicats-100232781.html

 

[1] Ancien syndicaliste CGT dans la métallurgie, puis journaliste à "L’Humanité", Pierre Lévy est le rédacteur en chef du mensuel "Bastille-République-Nations" qui, fin mai, deviendra "Ruptures". Il est également l’auteur du pamphlet d’anticipation politique "L’Insurrection" (Ed. AEBRN, 2012).

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