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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:26

Les salariés d'Eiffage victimes de la crise sociale et du dumping social

Commentaires : Les ouvriers et salariés d'Eiffage sont victimes du ralentissement d'activité du BTP.  Les jeunes acheteurs potentiels de logements neufs, souvent précaires ou chômeurs, ne peuvent pas acquérir de logements.  Et les salaires bloqués rendent difficile d'envisager des emprunts souvent trop élevés.  Eiffage a de plus choisi de délocaliser une partie de sa production en Pologne.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Eiffage va supprimer plus de 200 postes dans la branche métal.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ».

Eiffage va réorganiser son activité métal en France en fermant deux usines dans l'Est et en supprimant 239 postes, a annoncé mardi 9 juin le groupe de BTP. Plus tôt, le syndicat majoritaire du groupe, la CFDT, avait indiqué dans un communiqué que la plan de sauvegarde de l'emploi annoncé le 4 juin en comité central d'entreprise d'Eiffage construction métallique, « concern[ait] 268 salariés (sur 1 100 environ) ».

« Ils ferment l'usine de Maizières-les-Metz (Moselle), entre Nancy et Metz, l'usine d'Etupes (Doubs), qui est à côté de Sochaux », et « en grande partie » celle de Martot (Eure), a précisé Bruno Duvernet, délégué central CFDT. Le groupe de BTP a confirmé que le plan de sauvegarde prévoit bien la fermeture des deux usines. L'usine normande de Martot est la plus touchée, avec 98 postes supprimés, devant celles de Maizières-sur-Metz (78 postes supprimés), de Fos-sur-Mer (33) et d'Etupes (30), selon un porte-parole de l'entreprise.

Pour éviter de recourir à des licenciements, la direction « a proposé près de 400 postes au titre de reclassement ». « On n'est pas sûr du licenciement mais sûr des suppressions de postes », fait-elle valoir, rappelant qu'il s'agit d'un « projet » en « phase de discussion et de négociation ».

« Inquiétudes »

Confronté à un ralentissement de l'activité du métal en France, Eiffage veut « faire fabriquer toutes les petites pièces qui n'ont pas de valeur ajoutée en Pologne », où le coût de la main-d'œuvre est moins élevé, assure M. Duvernet. En revanche, « toutes les fabrications de structures qui sont un peu compliquées, ils les garderaient sur Lauterbourg » (Bas-Rhin), à la frontière allemande, où Eiffage est implanté. Les salariés des usines de Maizières et d'Etupes se verraient pour certains proposer des postes là-bas, mais il n'y a « pas beaucoup de gens qui vont accepter de faire 300 km » pour conserver leur emploi, a relevé le délégué CFDT.

La première réunion de négociation avec les organisations syndicales est prévue vendredi, a indiqué le groupe de BTP et de concessions. Elle portera notamment sur les mesures d'accompagnement. L'entreprise devrait proposer aux personnes touchées par le plan social « des formations, des mutations et des facilités pour partir en retraite », ainsi que des reclassements dans les autres entreprises du groupe Eiffage (TP, Construction, etc.), selon M. Duvernet.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ». En 2014, le chiffre d'affaires de l'activité métal d'Eiffage a baissé de 2,2 %, pour s'établir à 894 millions d'euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/06/09/eiffage-supprimerait-268-postes-dans-la-branche-metal_4650330_1698637.html#i8EUYVjveuJieutZ.99

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:02
lundi 8 juin 2015
par  Charles Hoareau sur Rouge-Midi
popularité : 62%

 

Cher ami, tu me demandes pourquoi les fralibs ont accepté que Hollande vienne leur rendre visite et pourquoi il n’y a pas eu de manif ? En gros tu as l’impression qu’ils se sont faits avoir (volontairement ?) par un coup de pub d’un président en mal de sondages…

Alors reprenons les choses :

- D’abord c’est Hollande qui était demandeur. Les copains ont appris la nouvelle de la visite quelques jours à peine avant celle-ci et il leur a été demandé le plus grand secret au risque que la visite soit annulée.

- Quand ils l’ont su ils avaient deux choses en tête : leur dossier où des points de blocage importants subsistaient et leurs camarades de combat des autres entreprises en lutte. Ils ont donc posé leurs conditions pour accepter cette visite en prenant en compte ces deux éléments.

- Sur leur dossier, la mise à disposition des locaux et du terrain par la communauté urbaine de Marseille n’était toujours pas réglée. D’autres points de blocage, face à UNILEVER notamment et sur lesquels nos camarades butaient depuis des mois, y compris depuis la signature de l’accord, étaient en jeu. Les camarades, ont donc mis comme première condition que les derniers verrous soient levés : cela a été le cas en quelques jours et le matin même de la visite pour le dernier. Cela fera dire à Olivier « c’est la preuve que quand le pouvoir veut, il peut » : c’est le moins que l’on puisse dire et cela est de nature à donner des arguments ailleurs pour d’autres luttes.

- En ce qui concerne les camarades des autres boites en lutte, il a été décidé en accord avec eux (et je sais que tu mesures ce que ces mots veulent dire) qu’un point de chaque dossier (TOTAL, Moulins Maurel, NEXCIS, SNCM….) serait fait en tête à tête avec le président sur la base d’un dossier remis par chaque entreprise en lutte : c’est ce qui a été fait. Et peut-être que cela permettra des avancées sur l’un ou l’autre de ces dossiers. On verra bien…

Ceci dit fallait-il, dans l’état actuel du rapport des forces, refuser la visite et prendre le risque que les derniers acquis arrachés en 48h et qui mettent définitivement SCOP-TI sur les rails soient encore l’enjeu d’un long combat avec les banques, UNILEVER et la communauté d’agglomération marseillaise ? Ou au contraire, accepter (comme leur ont aussi conseillé leurs autres camarades en lutte) en toute lucidité et dire, comme ils l’ont dit, tant à la presse que dans leurs interventions qu’ils savaient bien quels étaient par ailleurs les choix politiques mis en œuvres et leurs désaccords avec ceux-ci ? Vu du banc de touche on peut toujours discuter, mais c’est sur le terrain que se gagnent les matchs !! Comme le dit l’un des acteurs privilégiés de ce combat que se livrent le capital et le travail à Fralib et ailleurs : « Ce n’est pas la guerre mais la guérilla » et nous savons toi et moi que celle-ci est faite d’avancées, de replis tactiques, de prises d’usines et de compromis…sans jamais lâcher l’objectif !

Juste une question : c’est Léon Blum qui par un accès de grandeur d’âme a donné aux français les congés payés ou Pompidou par une soudaine générosité qui a augmenté le SMIC de 35% ou, comme nous le savons toi et moi, c’est dans ces deux cas, comme dans tant d’autres, la lutte qui a imposé aux gouvernants de donner force de loi à une revendication portée par tout un peuple ? Les fralibs doivent leur succès à eux-mêmes et à toutes celles et tous ceux qui les ont soutenus dans leur lutte.

Si François Hollande, qui est président de la république (ce qui lui donne des responsabilités devant lesquelles on doit le mettre) est venu voir les Fralib après avoir vu les camarades de La Belle Aude, c’est que dans ces deux boites la lutte acharnée, les multiples initiatives ont rendu ces conflits populaires au point que le journal La Provence publiait deux jours avant la visite du président, un sondage qui faisait ressortir que 91% de ses lecteurs disaient vouloir acheter du thé 1336 !!

Sa visite est d’abord le signe que ce conflit a gagné la bataille de l’opinion et qu’il ne peut l’ignorer. Qu’il cherche à en tirer avantage c’est sûr, il n’est ni le premier ni le seul [1] mais les fralib, celles et ceux qui les ont soutenus de près et plus largement le pays, personne n’est dupe. Hollande le sait et il sait où il a mis les pieds témoin son commentaire sur la couleur rouge de certains équipements de travail… Et quand je vois que le contrat de Rim, notre camarade qui fait pleurer la salle à chaque représentation de la pièce sur le conflit, celle qui dit que c’est la CGT qui l’a embauchée à UNILEVER, car elle a été la dernière intérimaire à qui le syndicat a réussi à faire avoir un CDI, celle qui a animé avec enthousiasme un des débats de Rouge Midi le 30 mai, quand je vois donc que c’est ce président-là que nous combattons et combattrons encore, qui a paraphé son contrat de travail, je me dis que c’est un sacré pied de nez de l’histoire !!

Dernier élément. Tu t’es réjoui comme moi du fait que le même Hollande ait cru bon d’aller à Cuba et même de serrer la main de celui que naguère il traitait, comme nombre de chefs d’états avec lui, de dictateur : crois-tu que cela soit le signe que Fidel Castro s’est renié ou qu’au contraire c’est Cuba qui a fait plier ses adversaires ? A une échelle bien sûr plus modeste c’est la même chose pour les Fralib.

Et puisqu’on parle de Cuba, l’entretien en privé sur les autres boites en lutte et la remise des dossiers a eu lieu dans la salle rebaptisée par les scoptistes, salle Guevara.
C’était ça ou celle juste à côté, la salle Tchae (du nom d’une des marques d’UNILEVER) rebaptisée depuis le 26 mai salle Castro….

T’inquiètes pas, nos amis coopérateurs, frères et sœurs de combat, sont bien toujours aussi rouges, et même… vivement rouges !

 

[1] à la télé ce samedi le représentant local du MEDEF saluait la lutte des fralib (sic !).
20 ans après la mairie de La Ciotat se félicitait de la lutte des ouvriers qui ont sauvé les chantiers (resic !!) et s’en attribuait presque le mérite !!

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:50

Nous avions mis en ligne cet article le 26 mai 2015. 

Aujourd'hui, 4 juin, F.Hollande rend visite aux "Fralibs" pour concrétiser des accords qui ont été arrachés de haute lutte par ces derniers contre un puissant groupe capitaliste mondialisé, Unilever.  Ils ont refusé d'être victimes du dumping social organisé par le capitalisme mondial avec l'appui des gouvernements des pays occidentaux notamment et de l'UE en particulier.  Cette victoire est la leur et non celle de F. Hollande qui vient ici tirer les marrons du feu avec une cohorte de journalistes qui ignorent tout des luttes pour l'emploi dans le secteur et se donnent bonne conscience en parlant des Fralibs.  Tant mieux pour les Fralibs.  Puisse cet épisode médiatisé leur donner l'élan nécessaire pour le lancement de leur marque "1336".

Mais "Fralib" n'est qu'une goutte d'eau dans la mer des entreprises sacrifiées et que l'Etat sarkozyste, puis socialiste, a laissé vendre, liquider par les multinationales.

Que F. Hollande, puisqu'il se prétend si attentif aux Fralibs, se penche avec la même attention sur l'emploi industriel en Haute-Normandie et ailleurs.  Qu'il écoute les salariés de la Chapelle-Darblay UPM qui veulent garder leur outil de travail et ont des propositions pour la MP3 qu'UPM veut fermer.  Qu'il renonce aux fermetures de lignes SNCF en France et en Haute-Normandie et renationalise la SNCF pour qu'elle ne soit pas bradée à des intérêts privés.  Qu'il lance une étude sérieuse pour que les productions puissent rester en France et non partir en Europe de l'Est ou ailleurs.  La liste est longue en Seine-Maritime et en Haute-Normandie des ouvriers et salariés victimes des actionnaires et du dumping social :

- Ceux de Travisol dont la production victime de la dénonciation de ses contrats par Esso qui se fournit désormais au Portugal.

- Ceux de Schneider Electric qui se restructure et va produire en Pologne

- Ceux de  Mory victimes du travail détaché et du dumping social organisé par l'UE..

- Ceux de Vallourec, victimes des délocalisations au Brésile t aux Etats-Unis.

- Ceux de Petroplus, victime de la décision des grands multinationales du pétrole de lisuider les raffineries en France au mépris de l'indépendance énergétique de la France.

et d'autres encore ...

François Hollande, président de la République devrait aussi prendre les mesures pour que l'Etat français maîtrise son développement industriel.  Mais il ne le veut pas.  Il a voté pour le traité de Lisbonne, pour la "concurrence libre et non faussée", trahissant ainsi le vote souverain des Français.  F. Hollande et les socialistes n'aident l'emploi et l'industrie en France au profit des salariés que lorsqu'ils y sont forcés.  Comme les "Fralibs" l'ont fait.

Vivent les "FRALIBS !"

Yvette Genestal

 

 

Ils seront à la fête de Rouge Midi.
mardi 26 mai 2015
par  Charles Hoareau
 

 

1336 !!!

Il y a eu les jours fous, les jours de colère, les jours d’angoisse, les nuits sans fin, les jours de doute et les jours d’espoir et là il y a le jour serein, le jour sage où l’utopie des premiers jours prend corps…

Pas un boulon n’est sorti d’ici !

Au contraire l’usine est, et pas que pour la circonstance, briquée, entretenue, prête à produire en grand. Les blouses vertes toutes neuves s’agitent de tous côtés comme pour les grands jours de lutte et de rassemblement qu’a connu l’entreprise sauf que là il ne s’agit pas de rassemblement de lutte dans une usine occupée mais de l’ouverture en grand des portes du usine récupérée au capital par quelques dizaines de salarié-e-s déterminé-e-s soutenus par des milliers de salarié-e-s qui de toute la France, à commencer par les Bouches du Rhône, qui y ont cru et ont porté la lutte au point pour certains d’apprendre à boire du thé vert ce qui est très bon pour la santé !!!

Le premier sur lequel je tombe est Yves : « alors vous êtes prêts ? »
La réponse fuse : « on est prêts depuis 5 ans »…évidemment !

Amine, Freddy, Jean-Louis, quelques un des premiers soutiens ont droit à la blouse verte qu’ils endossent avec bien plus de fierté qu’un smoking venu tout droit du festival de Cannes…

L’émotion est discrète et comme toujours dans ces jours-là qui ont compté depuis 5 ans, en ce jour ô combien particulier, les mots sont rares…On parle avec les yeux…

Que peut-il bien se passer dans la tête de quelqu’un qui a passé 1336 (et autant de nuits !) à lutter, croire, espérer, douter ? Difficile à décrire et c’est bien pour cela que les mots sont rares. On n’est pas dans les rodomontades mais là encore, on prend la journée avec sérieux comme les autres. Avec application les ouvriers installent le barnum et les nappes, d’autres accueillent les journalistes et les amènent dans les ateliers, d’autres reçoivent chaleureusement les visiteurs. La joie est palpable, une étape est franchie et quelle étape !

On se remémore des moments de cette lutte historique.

Midi  : édition spéciale de FR3 Méditerranée sur le lancement de la marque FRALIB. Une presque première nous semble-t-il pour une boite en lutte. On s’entasse dans la salle de restauration pour voir en direct l’émission avec l’interview de Gérard Cazorla, ex secrétaire CGT du CE, devenu président de la SCOP. Dans la rétrospective on siffle le sinistre LLOVERA, on commente avec des propos amusés les images montrant Hollande ou Montebourg et on revoie avec émotion Raymonde qui, il y a un an le 26 mai 2014, déclarait à la sortie de l’assemblée générale : « c’est pas croyable ! jusqu’à hier j’étais en lutte et aujourd’hui je reprends le travail ! ».

Aujourd’hui la reprise est devenue une réalité palpable…
L’émission continue avec Nadine qui au contrôle qualité explique les procédures et les méthodes pour tester le goût de produits qui vont être désormais millésimés. Comme le dit Nadine le label bio ce n’est pas pour faire tendance mais bien en accord avec la conception des scoptistes !!! Et puis permettre aux producteurs de Buis Les Baronnies de relancer une production qui était tombée en désuétude, travailler avec les paysans du Viet Nam sans passer par les esclavagistes des temps modernes qui au nom d’UNILEVER enferment des villages entiers au Kenya c’est en soit une victoire ! [1]
L’émission se termine et, fait rare, en particulier pour un journal télé, spontanément les spectateurs applaudissent.

Les visiteurs commencent à affluer. Sur un coin de table les ouvriers mangent comme ils peuvent entre deux embrassades avec un nouvel arrivant, la réponse à la question d’un journaliste ou l’interpellation d’un camarade.

Les aiguilles tournent et une certaine impatience se fait sentir…On se dirige vers l’atelier théâtre naguère de tant d’assemblées et de la fête du 4 juillet 2014 où se succédèrent entre autres à la tribune Los Théâtros, HK et Audrey VERNON.

Dans un silence imposant et devant un parterre bien fourni de journalistes de la presse écrite, de photographes de caméramans derrière lesquels une assemblée se dresse attentive Gérard donne la parole à Marie, la doyenne des coopérateurs. Elle annonce « SCOP-TI s’engage dans une voie respectueuse des salarié-e-s, moins hiérarchisée, plus égalitaire et où chaque voix compte. (…) Nous avons pour objectif de relancer une filière provençale mise à mal par le capitalisme et sa politique de de casse et de délocalisations. »

13h 36 : horaire garanti et explicite : le film démarre.

La marque est dévoilée

1336

Réveille les consciences et aiguise les papilles

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Après 1336 jours de lutte contre Unilever, les SCOP TI lancent leurs propres marques de thés et d’infusions arômatisés 100% naturels, fabriqués dans l’usine de Gémenos. Réalisation : Romain Gicquiaux & Musique : Alexandre Mosca

À DÉCOUVRIR PROCHAINEMENT...

contact@scop-ti.com Tél. 04 42 32 53 00

Ce ne sont pas des boulons qui sortiront d’ici mais une production d’hommes et de femmes libres et fiers, une production respectueuses de l’environnement, des producteurs d’ici et du reste du monde, des consommateurs, respectueuse de la vie tout simplement. « Que du bonheur ! » comme dira celle des scoptistes qui répondra à la première question.

« L’argent servira à créer des emplois pas à enrichir quelques-uns. C’est tout ce qu’on souhaite. Personne ici ne veut devenir milliardaire » dira Olivier.

SCOP-TI VIVRA !

…Sans milliardaires et sans patron

 

[1] voir à ce sujet l’émission d’ARTE

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 14:31
Partout en France, à Paris en particulier, des mouvements de grève éclatent dans les hôpitaux à propos des conditions de travail.   La réforme de la santé, la marchandisation, la recherche des économies à tout prix dégradent les conditions de travail des personnels et le service rendu aux patients.  L'hôpital est un service public.  Sa mission première est de soigner, pas de faire des économies sur le dos des malades.  C'est ce qu'ont oublié le gouvernement, la cour des comptes et Bruxelles qui veulent réduire les dépenses hospitalières dans le secteur public.  AC

Les agents hospitaliers du Havre (Seine-Maritime), en charge de l'entretien des locaux de l'hôpital, annoncent (encore) un mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. Explications.

Mise à jour : 05/06/2015 à 20:47 par Karine Lebrun

Sur Normandie-actu

 

Les agents de service hospitaliers du Havre annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015.

Des agents de l'hôpital du Havre (Seine-Maritime) annoncent un nouveau mouvement de grève, vendredi 12 juin 2015. (Illustration)

Depuis l’été 2014, « où la surcharge de travail, faute de remplacements suffisants, avait généré de la souffrance au travail », les agents de l’hôpital du Havre (Seine-Maritime) dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail. Ils programment un nouveau mouvement de protestation. À l’appel des syndicats SUD et CGT, un préavis de grève est déposé : les agents hospitaliers vont cesser le travail, vendredi 12 juin 2015, de 9h à 10h, lors de la tenue du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité, et des conditions de travail). « Les agents réaffirmeront leur opposition au projet de direction », annoncent les syndicats.

Contre la sous-traitance

Le 18 décembre 2014, puis le 23 janvier 2015, les agents en charge, au sein du Groupe hospitalier du Havre, de l’entretien de l’ensemble des locaux, s’étaient déjà mobilisés pour défendre leur cause.

Cette dégradation des conditions de travail conduit à un fort taux d’absentéisme. Un argument que la direction utilise aujourd’hui pour justifier le recours à des sociétés de nettoyage extérieures. Une entreprise est déjà en place à l’hôpital sans même que le personnel ne soit formé à l’entretien en milieu hospitalier. Les agents hospitaliers condamnent fermement ce recours à la sous-traitance », attaquait Sud Solidaires, en  janvier 2015.

« L’hygiène hospitalière est remise en cause »

Suite à ces mouvements, un groupe de travail a été mis en place par la direction pour débloquer la situation. « Mais les conclusions livrées par la direction sont loin de nous satisfaire », argumente Françoise Gosset, pour Sud Santé Sociaux. Les syndicats dénoncent « l’externalisation rampante » du service ménage voulue par la direction et la mise en place d’une organisation de travail qui ne fait qu’accentuer le surmenage et le mal-être au travail. « Les agents ne peuvent plus faire un travail de qualité. L’hygiène hospitalière est fortement remise en cause », s’agacent les syndicats.
Les agents de service hospitaliers – 65 sur une effectif total de 180 – réunis en assemblée générale mardi 2 juin 2015 ont donc décidé d’un nouveau mouvement.

Karine Lebrun

journaliste à Le Havre Infos -

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 01:52

Michel El Diablo

GUÉRET 13 JUIN 2015 : Pour la reconquête et le développement des services publics

Guéret 2015 : Pour la reconquête et le développement des services publics

 

Les services publics sont plus que jamais utiles. La protection sociale joue un rôle majeur d'amortisseur social dans la crise qui nous frappe. Des services publics forts sont indispensables à toute alternative à l'austérité et à tout projet d'avenir, si on veut :

 

=> Assurer l'accès effectif aux droits, la mise en œuvre des solidarités, une juste répartition des richesses ;

=> Faire prévaloir l'intérêt général, l'égalité des femmes et des hommes et l'Humain sur les intérêts particuliers;

=> Mettre en œuvre, à l'opposé de l'actuelle réforme territoriale, un aménagement équilibré du territoire, l'égalité des citoyen-ne-s, un renouveau de la démocratie ;

=> Défendre, reconquérir, développer la Sécurité Sociale ;

=> Engager sérieusement la transition écologique.

Or, le gouvernement poursuit la politique de baisse de la dépense publique menée par ses prédécesseurs. Il considère les services publics, nationaux et locaux, ainsi que les droits sociaux comme une charge insupportable. Plutôt que de s'attaquer, pour les financer, à la fraude, à l'évasion fiscale et à la charge indue de la dette, aux profits exubérants des multinationales, des banques, et de procéder à une véritable réforme fiscale, promise mais jamais réalisée, il procède à leur démantèlement en les privatisant et en rognant sans cesse sur leur qualité et leur proximité.

 

Aujourd'hui, nous, citoyen-ne-s, élu-e-s, salarié-e-s, usagers-ères, organisations syndicales, associatives et politiques, collectifs et coordinations, appelons à organiser la reconquête des politiques publiques, des services publics et de la sécurité sociale, à renforcer la résistance sociale dans les différents territoires et à la faire converger.

 

En mars 2005, après une action symbolique de démission collective des élus une manifestation nationale convergeait à Guéret (Creuse) pour des services publics de proximité, qui assurent l'unité et l'égalité de tous nos territoires. 10 ans après, il est nécessaire de multiplier par 10 l'ampleur de notre action commune.

 

TOUTES ET TOUS À GUÉRET

 

Le 13 juin 2015 pour une manifestation nationale !

Le 14 juin 2015 pour le lancement d'assises nationales et d'un nouveau manifeste du 21ème siecle

 

SOURCE:

GUÉRET 13 JUIN 2015 : Pour la reconquête et le développement des services publics

COMMUNIQUE DE PRESSE

La reconquête de notre bien commun, le Service Public,
ça commence le 13 juin 2015  à Guéret !

La Conférence de presse de la convergence du 12 mai 2015 a réuni de nombreux représentants syndicaux, associatifs et politiques:

AGGOUNE Fatah (Trésorier de l’Association de Financement de Guéret 2015), BESANCENOT Olivier (NPA), BUCAS-FRANCAIS Anne (membre du Conseil d’Administration de l’UNRPA), COME Pierron (NPA), COQUEREL Eric (SN PG), CORMAND David (SN adjoint EELV), DEFAIX Bernard (Secrétaire de la Convergence), FLATREAUD Vivianne (CGT Serv Pub), FOUCAUD Edouard (Nouvelle Donne), GALEPIDES Nicolas (SG Sud PTT), HALLINGER Patrick (Convergence Tours), HOANG NOC Liem (fondateur des Socialistes atterrés), JALLAMION Michel (Président de la Convergence), LAADJ Nicolas (Sud Santé Sociaux), LANGLARD Laurent (porte-parole FNME-CGT), LARROUTUROU Pierre (co-fondateur Nouvelle Donne), LAURENT Pierre (SN PCF), LEMAIRE Arlette (SN FSU), LUXI Pascale (Solidaires Assemblée nationale), MARTET Michel (Ensemble), MATHURIN Isabelle (PCF), MENARD Pierre (Président Convergence Nationale Rail), NAY Françoise (Présidente Coord hôpitaux&maternité de proximité), N'GUYEN Christian (Convergence Creuse), PARIS Jean-Jacques (SG de l’ANECR), PARROT Evelyne (UGFF-CGT), PELISSIER Jean-François (co-porte-parole d’Ensemble), PETRIARTE Patrice (Solidaires Assemblée nationale), PIERREL Christian (porte-parole du PCOF), SULTAN Philippe (Copernic), TALBOT Baptiste (SG CGT Services Publics), THIBERVILLLE Marc (CGT Cheminots),THOMAS Denis (FSU), TURBET-DELOF Denis (SN Union Syndicale Solidaires).

L’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques présentes ont confirmé leur volonté de mettre pleinement leurs forces en convergence pour mener la bataille pour des services publics pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, des services publics de qualités, accessibles, démocratisés. Elles souhaitent réussir à impliquer les citoyens dans la lutte pour la défense et le développement des services publics, les impliquer dans la définition de leur besoins et dans la manière de pourvoir y répondre.

Ce rassemblement d’une diversité et d’une surface inédite est possible car nous nous trouvons au carrefour d’un choix de société à effectuer : 
d’un côté le chacun pour soi, le marché libre et non faussé, le repli identitaire, le mépris des peuples et des salariés qui cache celui de la démocratie, la recherche du profit comme seul moteur, 
de l’autre celui de l’égalité, de la solidarité, de la République, du partage des richesses, de l’internationalisme.

Les forces présentes appellent à une grande manifestation militante, populaire et festive à portée nationale à Guéret le 13 juin 2015.

Elles attendent 10 000 personnes de toute la France : citoyens-usagers, professionnels élus ! Tous sont les bienvenus pour réussir cette mobilisation. De nombreux transports collectifs sont d’ores et déjà prévus au départ de: Angoulème, Ruffec, Sarlat, Quimper, Lille, Paris, Toulouse, Montaigu, Luçon, Nice, Lure, Bordeaux, Tarbes, Tours, Les Combrailles, etc. Une très forte mobilisation des habitantes et habitants du Limousin est attendue et à déjà commencé.

Cette grande mobilisation sera aussi pour nous l’occasion de débattre tout au long de la journée, de se réunir, de comparer les expériences, de créer des zones de rencontre et de partage entre militants et citoyens souhaitant se mobiliser pour LEUR service public, de prendre des renseignements, de rencontrer des délégations d’autres pays (Grèce, Espagne, Allemagne, etc.), mais aussi de faire la fête : un grand concert est prévu jusque tard dans la nuit.

Cette manifestation n’est pas un point d’orgue mais le commencement d’une mobilisation qui est appelée à prospérer. C’est pourquoi les militants des services publics poseront dès le lendemain dimanche 14 juin les jalons pour lancer les assises du service public du XXIème siècle sur l’ensemble du territoire qui permettront d’aboutir à la rédaction d’un nouveau manifeste en juin 2016 à Paris.

La reconquête de notre bien commun, le Service Public,
ça commence le 13 juin 2015 à Guéret !

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:20

La CGT éducation, FO et Sud Solidaires appellent à la grève le 11 juin contre la carte scolaire en Seine-Maritime et contre la réforme des rythmes scolaires

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:18
Seine-Maritime : Grève et manifestation le jeudi 11 juin 2015 contre la réforme des collèges
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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:50
Réforme du collège : nouvelle journée de grève et d'action le 11 juin
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:41

Michel El Diablo

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
 

Il y a 10 ans le peuple rejetait le traité européen soumis à référendum. Le pouvoir, au nom de la prospérité à venir faisait rentrer par la fenêtre le texte que nous avions sorti par la porte. 10 ans après les faits montrent assez comment les opposants au traité avaient raison. A Paris à cette occasion un rassemblement à l’appel des Assises du communisme avait lieu. A Marseille, c’est à la fête de "Rouge midi" que bilan et perspectives du mythe de l’Europe sociale étaient tracés.

Il y a d’abord le nombre bien sûr. L’entrée étant libre, difficile de dire un nombre avec précision, mais ce qui est sûr c’est que ce sont plus de 500 personnes qui sont venues à cette fête de la convergence des luttes. Un très grand chiffre pour une organisation comme Rouge Vif 13 et son journal Rouge Midi et sans commune mesure avec les chiffres des années précédentes.

Il y a ensuite et surtout, la tonalité des débats, le contenu des échanges sur les stands, la volonté partagée d’approfondir les questions.

Il y a enfin ce parfum de fraternité qui flottait dans l’air et qui était sensible à chaque endroit et moment de la fête. Impossible d’être exhaustif ici mais pêle-mêle on peut citer :

=> La pétition qui se signait massivement sur le stand de l’assistance publique de Marseille et la découverte que certains faisaient, grâce aux camarades hospitaliers, de réalités encore trop méconnues

=>Autre découverte, celle de NEXCIS, ce fleuron de l’industrie et de la recherche et qu’EDF veut fermer

=>Bien sûr à l’honneur les FRALIB devenus scoptistes et dont c’était la première sortie depuis le lancement de la marque 1336. Ils partageaient leur grand stand avec leurs compagnons d’aventure de reprise les camarades de la Belle Aude dont la réussite (et leurs délicieuses glaces !) montre qu’il est tout à fait possible de produire sans patrons et sans milliardaires…que c’est même beaucoup mieux et que c’est comme ça que cela devrait se faire. 
Les scoptistes à n’en pas douter, donnent des envies de production sans parasites actionnaires aux présents de la fête à commencer par leurs voisins de stand, les camarades de la raffinerie de sucre (mais aussi certainement aux camarades de TOTAL bien présents eux aussi) une nouvelle fois en lutte contre un plan qui porterait un coup fatal à l’entreprise.

=> Le stand des chômeurs, qui jouxte celui des sans-papiers était aussi un lieu d’échanges riches pour une organisation qui dès le lendemain se mobilisait contre une expulsion et était en manifestation dès le lundi contre les fermetures d’accueil CAF.

=> Au stand de Diawara (village du nord est du Sénégal) on mangeait des pastels et on buvait du bissap au profit du projet que cette association porte en solidarité avec sa région. A leur côté le MOSOURPA (MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique) expliquait à des visiteurs attentifs les objectifs de leur mouvement et nous y reviendrons.

=> Au chapitre de la solidarité les stands de BDS, de l’UJFP et celui du collectif George Ibrahim Abdallah étaient évidemment des lieux de prises de contacts et d’échanges porteurs d’avenir et facteurs d’engagements futurs.

=> C’était aussi bien sûr la cas du collectif CGT femmes, égalité professionnelle, discriminations qui suscitait des envies d’inscription aux initiatives autour de la marche mondiale des femmes et de son arrivée à Lisbonne cet automne : mais nous y reviendrons.

=> Comment ne pas parler aussi du stand du syndicat CGT des entreprises de propreté fièrement orné de sa banderole : « JUSQU’A LA VICTOIRE ! » et des ouvriers de la sous-traitance que l’on croisait nombreux, presque aussi nombreux que les employés des magasins carrefour que l’on croisait à tous moments dans la fête.

Il y avait aussi bien d’autres stands : Secours populaire, journal fakir, Le ravi...et évidemment ceux du Cercle Manouchian, de Rouge Vif et de Rouge midi !

Le mot d’accueil était bien sûr celui des hôtes des lieux, Edouard et Philippe des moulins Maurel qui disaient avec force tout à la fois leurs remerciements aux présents, leur envie de gagner et appelaient l’assistance à les aider encore pour arracher la victoire qui est à portée de mains…et de manifs !

 

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !

A leur côté, au nom du journal, l’orateur rappelait à l’assemblée les étapes franchies depuis 15 ans : la création de Rouge Vif par des militants actuels ou anciens du PCF, rejoints par la suite par des personnes dont c’était le premier engagement politique, puis la création du site par Jelloul, l’augmentation de la diffusion et surtout son rôle non seulement dans le soutien aux luttes (ce qui est la moindre des choses) mais aussi dans la diffusion d’idées porteuses de perspectives. Et d’énumérer


« - A quoi on sert si quand on soutient la lutte des TOTAL on ne dit pas en même temps qu’il faut nationaliser ? 


=> A quoi on sert si dans la lutte de la centrale ou de NEXCIS on ne pose pas la question d’un service public de l’énergie véritablement géré par la nation et non par un appareil d’état qui appliquerait la même politique qu’une entreprise capitaliste ?
 

=>A quoi on sert si dans la lutte des hospitaliers on ne dit pas qu’il faut mettre la santé et l’éducation au cœur des choix politiques comme l’a fait par exemple Cuba, pourtant petit pays pauvre et aux besoins immenses, qui consacre plus de 70% de son budget à ces secteurs ?
 

- A quoi on sert si on ne pose pas en permanence les questions de la solidarité internationale comme la Palestine, le scandale de la vente d’avions à l’Arabie saoudite ou le Qatar car on ne peut pas assurer une prospérité partagée en s’appuyant sur le commerce du sang ou le refus du retour des guerres coloniales ? (…) »

Il s’appuyait, pour dire qu’il était possible d’en finir avec le capitalisme, sur des exemples puisés dans le monde comme celui du gouvernement Morales qui, voyant la crise mondiale arriver, au lieu de prendre des mesures d’austérité, au contraire avançait l’âge de la retraite à 58 ans ce qui est de fait une augmentation des salaires et un formidable levier pour la création d’emplois. 

Pendant que les enfants jouaient aux animations prévues ou s’enthousiasmaient devant un théâtre de marionnettes très interactif, une grande partie de la fête était rassemblée au débat sur le mythe de l’Europe sociale. Qu’il s’agisse de Fred Alpozzo de la SNCM (très applaudi), de Serge Bodrero d’Air France, de Rim Hidri de SCOP-TI ou de Charles Hoareau pour Rouge Midi [1], il y avait un accord profond, que l’assistance n’a pas démenti, sur le fait qu’il fallait au moins que dans le camp du progrès la question de la sortie de l’euro soit débattue. Un autre point d’accord étant qu’il n’est plus possible d’en rabattre devant la social-démocratie ou de retenter le coup de la gauche plurielle ce qui est tout, sauf un chantier d’espoir !

L’après-midi se terminait par les deux concerts annoncés. 

 

Celui des rappeurs d’EL DIABLO CARTEL dont les textes forts faisaient réagir l’assistance. Ils avaient réservé une belle surprise en invitant une chanteuse qui emballait le public.

Et puis évidemment la soirée s’est terminée avec Los Fralibos qui une fois de plus suscité les claquements de main, les chansons reprises en cœur et fait danser et sauter…même les plus âgés !!

Terminée pas tout à fait car la cour de l’usine a mis du temps à se vider et les conversations se sont poursuivies tard dans la nuit autour du comptoir bricolé avec des palettes et du tissu rouge et qui, en la circonstance était plus beau et plus attrayant que le plus beau des comptoirs de tous les palaces du monde…

A l’an prochain donc !!

Merci à Nadir, Triona, Vincent, Abedy et Aude pour les photos 

 

Le 1er juin 2015

[1] Gilles Balbastre ayant eu un empêchement de dernière minute était excusé

 

SOURCE:

 

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