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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:44

Michel El Diablo

La Sécurité Sociale menacée de  privatisation

Le gouvernement "socialiste" relance la chasse aux dépenses publiques et sociales. De nouvelles réductions sont annoncées dont 2,2 milliards d’euros rien que pour la Sécurité Sociale.

Il poursuit le désengagement de la Sécurité Sociale au profit des mutuelles et des assurances privées. L’objectif public n’est plus la prise en charge du parcours de santé mais son « coût » qu’il faut réduire toujours plus.

Depuis 30 ans, toutes les décisions des gouvernements PS et ses alliés ou Droite ont été pour faire payer de plus en plus les dépenses de santé par les malades: déremboursements de médicaments, forfait hospitalier, franchises.

C’est le ministre socialiste M. Rocard qui a instauré en 1990 la CSG payée par les salariés et les retraités. Cet impôt n’a cessé d’augmenter, il représente aujourd’hui 20,5% ((84 milliards) des 420 milliards de rentrées annuelles de la Sécurité Sociale.

Les lois successives, la loi Douste-Blazy en 2004, la loi Bachelot en 2009 qui a instauré les ASR (Agences Régionales de Santé) n’ont eu qu’un seul but: réduire les offres de soins, fermer des hôpitaux et faire gérer les autres comme des entreprises capitalistes, introduire le privé dans l’hôpital public, faire faire payer les malades. La récente loi santé votée en avril accentue en ce sens.

Aujourd’hui, 30% de la population renonce aux soins faute de moyens. Et voilà que la direction du Trésor qui dépend du Ministère de l’Economie s’en prend au remboursement des soins pour les maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires – diabète- cancer…). Elle propose de diminuer la prise en charge à 100% des affections de longue durée, de fixer un plafond de remboursement limité à 570 euros par an. Leur seul but : réaliser des économies budgétaires au détriment de certains malades graves.

La Sécurité Sociale en déficit ?

Le budget annuel de la Sécurité Sociale est de 440 milliards d’euros, il est plus élevé que le budget de l’Etat français. Le gouvernement annonce 14,7 milliards de déficit en 2015.

Depuis 30 ans, chaque année les gouvernements ont réduit de plus en plus les cotisations patronales. En 2003 les réductions de cotisations atteignaient 20 milliards, en 2015 elles atteignent 50 milliards. En ajoutant la suppression de la taxe professionnelle, les dégrèvements d’impôts, les milliards attribués avec l’ANI et le Pacte de responsabilité, on arrive à 275 milliards de cadeaux aux entreprises capitalistes et de nouvelles réductions d’impôts ont été annoncées par Hollande.

La Sécurité Sociale ne serait pas déficitaire si l’argent qui lui revient n’était pas détourné par les multinationales avec le concours actif du gouvernement.

Ceux qui gouvernent ou veulent gouverner préfèrent accuser les malades de dilapider l’argent de la Sécurité Sociale, de frauder, d’être responsables du déficit, comme Sarkozy qui avait lancé une campagne en 2011 ou le FN qui proclame qu’il veut lutter sans merci contre les abus « les arrêts de travail de confort » et « les cartes vitales en surnombre » !

Le Système de Sécurité Sociale a été instauré en 1945. Il figurait dans le programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Son but était une réelle Sécurité Sociale de la naissance à la mort, reposant sur la solidarité, permettant à tous d’être protégés durant la vie entière. Le fait de verser une part de son salaire à une caisse commune faisait de l’assurance maladie un salaire socialisé.

Les cotisations étaient prélevées à part égale (50%) sur le salaire (cotisation salariale) et sur les richesses produites par les salariés (cotisation patronales). Ces cotisations n’ont jamais empêché les capitalistes de faire des profits fabuleux mais les multinationales en veulent toujours plus.

Hollande est à leur service. Après les élections départementales il a confirmé : Je continue la même politique. Tous les secteurs sont attaqués. Privatiser la Sécurité Sociale rapporterait des centaines de milliards aux grands groupes capitalistes, aux assurances, aux labos. La santé est un marché fabuleux

Il ne faut pas les laisser faire. La Sécurité Sociale est une conquête sociale précieuse, fondamentale pour le peuple.

 

SOURCE:

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:10
Lu sur El Diablo
Une nouvelle cure D’AUSTÉRITÉ au menu pour L’HÔPITAL PUBLIC !

Ces dernières semaines ont été marquées par des drames dans plusieurs hôpitaux ayant couté la vie à des malades : un agent hospitalier a été grièvement blessé, un autre s’est donné la mort, quand les services d’urgences des hôpitaux ont eu les plus grandes difficultés à prendre en charge les malades souffrant de…la Grippe. C’est dans ce lourd contexte, après avoir fait adopter une baisse historique des dépenses de l’assurance maladie pour 2015 que, pour toute réponse, la Ministre de la Santé M. TOURAINE annonce un plan d’économies des dépenses Hospitalière de 3 milliards d’euros d’ici à 2017.

Réduire la masse salariale des établissements de 860 millions d′euros

(soit l’équivalent de 22 000 emplois, 2 % des effectifs de la fonction publique hospitalière)

Il s’agit donc de poursuivre la compression des emplois, des qualifications, des salaires, les moyens dévolus à la Formation Professionnelle… et de s’attaquer aux droits des salariés de l’hôpital. Ces mesures viennent ainsi renforcer les plans d’économies déjà engagés qui, au motif de réduction des déficits, vont détruire l’ensemble du système hospitalier public et la Sécurité Sociale, au profit des grands groupes financiers privés. Ceux-là même à qui le gouvernement a servi le pacte de « responsabilité », le CICE et plus récemment la loi Macron en utilisant l’article 49.3 !

Aujourd’hui, les suppressions de lits, de places, d’unités et/ou de services de soins, le manque de personnels formés et qualifiés ne permettent plus aux hôpitaux de répondre aux besoins de la population, ni d’assurer leurs missions de service public.

Les luttes et leurs convergences se développent à l’hôpital Les personnels sont épuisés, toujours plus nombreux à exprimer leur colère compte tenu de leurs conditions de travail déplorables et des situations dans lesquelles ils doivent prendre en charge et prodiguer des soins aux malades.

Par leurs actions de plus en plus nombreuses (comme aux CH du Mans, du Vinatier, de Tours, de Caen, ou d’Avignon et bien d’autres encore… ) et comme ce fut le cas des médecins urgentistes, ils réaffirment que ce n’est pas en réduisant toujours plus les moyens de l’hôpital que les établissements fonctionnent mieux, que les usagers sont mieux pris en charge.

Pour renforcer l’Hôpital Public et ses missions

Avec elles et eux, la Fédération CGT de la Santé et l’Action Sociale CGT réaffirme son opposition à ces mesures d’austérité et son exigence que des moyens supplémentaires soient débloqués pour l’hôpital public et la Sécurité Sociale.

La CGT porte l’exigence de mesures fortes en faveur de l’Hôpital, comme l’effacement des dettes liées aux « emprunts toxiques » et la recapitalisation des hôpitaux pour diminuer leurs charges financières liées aux emprunts (qui s’élèvent à plus de 30 milliards d’euros).

La Fédération CGT de la Santé et l’Action Sociale exige l’arrêt du pacte d’austérité, l’abrogation de la loi Macron, le retrait du projet de Loi santé de la Ministre M. TOURAINE, et un ONDAM construit à partir des besoins des populations.

La CGT appelle tous les salariés de la santé et de l’action sociale à s’organiser dès maintenant, pour renforcer les convergences de leurs luttes et construire ensemble une mobilisation exceptionnelle le 9 avril 2015, pour l’emploi, les salaires, pour un grand service public de Santé et d’Action Sociale, pour une sécurité sociale réellement solidaire.

Montreuil, Le 9 mars 2015.

 

SOURCE:

 

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 15:47

Publié par Jean Lévy

 Et si le modèle allemand était à suivre ? Le réseau ferré à nouveau paralysé outre Rhin
Grève dans les chemins de fer allemands

 

BERLIN (Reuters) - Les conducteurs de trains allemands ont entamé mardi une grève de 66 heures à l'appui de revendications portant sur les salaires, le temps de travail et la représentation des salariés.

La grève a commencé à 15h00 locales (13h00 GMT) pour les trains de marchandises et touchera le transport de voyageurs à partir de mercredi 02h00 (00h00 GMT). Un cinquième du fret est transporté par le rail en Allemagne et des millions de personnes utilisent le train pour se rendre chaque jour à leur travail.

Le syndicat des conducteurs de trains GDL, qui représente un dixième des quelque 200.000 employés de Deutsche Bahn, réclame une hausse de 5% des salaires et une réduction du temps de travail hebdomadaire de 39 à 37 heures. Il veut en outre le droit de négocier au nom d'autres catégories d'employés.

L'essentiel Logo

Trafic très perturbé en Allemagne suite à la grève
Le trafic ferroviaire était très perturbé en Allemagne, mercredi, sur fond de grève de la Deutsche Bahn. 

storybild

La grève des trains en Allemagne perturbe le trafic avec la Suisse

 

Cette grève allemande est la septième en dix mois, et est prévue pour durer jusqu'à vendredi.

Les deux tiers des trains passagers grandes lignes étaient supprimés pour la journée de mercredi, a indiqué la Deutsche Bahn dans un communiqué

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 15:23
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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 15:19
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:56

Publié par Michel El Diablo

Pour voir la video, cliquez sur le titre ci-dessus pour vous retrouver sur le blog d'El Diablo et visionner la video.

La CGT, le syndicalisme et l’Europe (RUPTURES) -vidéo-

L’équipe de Ruptures-BRN s’est associée au site l’Agence Info Libre pour réaliser un reportage vidéo sur le thème « la CGT et l’Europe ». Elle a rencontré pour cela des militants et dirigeants CGT, dont les avis sont parfois différents, voire contradictoires. Nous avons également interrogé l’économiste Jacques Sapir.

Après la grande journée de mobilisation contre l’austérité du 9 avril, une réflexion approfondie sur les relations entre la CGT – et plus largement le syndicalisme – et la construction européenne apparaît particulièrement urgente. D’où viennent ces politiques d’austérité ? Quelles sont les causes de la régression économique et sociale ? Qui demande la destruction des services publics ?

Il faut aussi examiner le rôle et les responsabilités de la Confédération européenne des syndicats (CES) dont le prochain congrès se tiendra en octobre à Paris.

Il est question de tout cela dans cette vidéo que nous vous invitons à regarder et à diffuser si vous jugez qu’elle peut contribuer utilement aux débats d’aujourd’hui et de demain.

Nous entrons dans la dernière phase de la campagne de financement participatif. L'objectif est encore loin mais il est atteignable. Aussi il est plus urgent que jamais de parler de Ruptures autour de vous ; la publication de la présente vidéo est une bonne occasion. Ce n'est que si vous parvenez à convaincre une ou deux personnes de soutenir le projet que celui-ci pourra voir le jour.

De notre côté, nous continuons bien sûr de nous activer, notamment en sollicitant différents médias et personnalités. À ce propos, une bonne nouvelle est attendue très prochainement...

L'Équipe de Ruptures-BRN

Ruptures

http://fr.ulule.com/ruptures-presse/news/la-cgt-le-syndicalisme-et-leurope-video-

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 21:48
Pascal Morel et Régis Gasse à la tribune du congrès de l'UD-CGT de Seine-Maritime à Lillebonne

Pascal Morel et Régis Gasse à la tribune du congrès de l'UD-CGT de Seine-Maritime à Lillebonne

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 14:22

Sur le blog "Indépendance des chercheurs".

09/04/2015

Le 9 avril, journée de grève et de manifestations (II)

La journée de grève et de manifestations du 9 avril 2015 connaît une importante mobilisation, alors que Le Monde écrit en même temps « Radio France : Fleur Pellerin travaille à une médiation », précisant : « une nouvelle assemblée générale à 10 heures à la Maison de la radio a voté la reconduction de la grève jusqu’à vendredi ». Mais de quelle médiation parle-t-on, au vu de la politique globale du gouvernement à l'égard des services publics ? Avec le titre « A Paris et en régions, des dizaines de milliers de manifestants "contre l'austérité" », France TV Info évoque une « mobilisation "pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale" appelée par la CGT, FO, la FSU et Solidaires ». Les services publics sont donc explicitement un enjeu de la mobilisation. Comme souligné dans notre article « Le 9 avril, journée de grève et de manifestations (I) », on peut regretter les limitations du mot « austérité » utilisé par les organisations syndicales dans leur appel à la journée du 9 avril, et l'absence d'une dénonciation claire de la mondialisation du capitalisme qui constitue la véritable source des problèmes mis en avant. L'article de France 3 Régions « Manifestation contre l'austérité dans les rues de Paris » présente la photo d'une banderole avec le mot d'ordre « Stoppons l'austérité. Non à la Loi Macron !!! Grève interpro !!! ». Il s'agit donc bien d'une dénonciation de la politique gouvernementale, politique maintenue malgré le désaveu infligé par les dernières élections départementales. Essonne Info diffuse à son tour une note intitulée « Grève interprofessionnelle contre la loi Macron ». Précisément, la « Loi Macron » n'est pas une simple loi « d'austérité », mais bien une large collection de « réformes de structure » exigées et soutenues par les lobbies de l'Union Européenne et par les institutions internationales chargées du « suivi » des Etats dans le cadre du capitalisme mondialisé. Notre article « Hollande, Valls et la mondialisation du capitalisme (I) » commente la prise de position explicite de l'OCDE à l'égard de la France, diffusée juste après le second tour des élections départementales. Mettre en évidence le rôle de la mondialisation du capitalisme est donc essentiel, et la simple référence à « l'austérité » ne suffit pas pour exposer l'origine et les enjeux de la situation actuelle. Les mobilisations du 9 avril doivent, de notre point de vue, s'accompagner d'une réflexion collective sur cette question essentielle qui concerne l'ensemble des citoyens. L'action des personnels de Radio France, déjà évoquée dans nos articles « Radio France, grève et défense du service public » (I) et (II), met en évidence devant un large secteur de la population les attaques dont les services publics français sont depuis longtemps la cible. Analyser sur le fond et dans la transparence l'origine économique et politique de ces attaques est aujourd'hui une première urgence. Le rôle de la stratégie imposée par le grand capital mondialisé constitue, de ce point de vue, une donnée fondamentale.

 

Comment renforcer les mobilisations dans la situation actuelle ?

Une vaste campagne de réflexion collective et d'information citoyenne paraît indispensable quant aux enjeux stratégiques et l'origine réelle des problèmes que les Français doivent affronter de plus en plus directement.

C'est par une telle campagne, que la prise de conscience et la volonté de rassemblement pourront se développer et prospérer.

La libre circulation des capitaux, la mise en concurrence des populations à l'échelle planétaire... sont, de toute évidence, des données essentielles pour comprendre la régression progressive des standards sociaux et des conditions de vie dans des pays comme la France. Mais dans ce cas, pourquoi les organisations syndicales n'évoquent-elles pas ces questions dans la clarté ?

Un communiqué du 9 avril du Bureau Confédéral de Force Ouvrière souligne : « Des centaines de milliers de salariés du privé, du public et des retraités se sont mobilisés contre l’austérité exigeant des réponses du gouvernement ».

Mais pourquoi en rester à un symptôme, « l'austérité », sans aborder ouvertement la maladie générée par la mondialisation du capitalisme et l'alignement des gouvernements sur les exigences du capital mondialisé ? 

Si des organisations internationales comme l'OMC, l'OCDE ou le FMI interviennent directement pour exiger l'adaptation des gouvernements à la mondialisation du capitalisme, pour quelle raison la dénonciation de cette mondialisation ne serait-elle pas de la compétence des organisations syndicales françaises ?

[ ... ]

[Lisez l'ensemble des articles ( I et II ), sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2015/04/09/le-9-avril-journee-de-greve-et-de-manifestations-i-50804.html ]

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 07:58
A lire , au soir d'une reprise de la bataille

Publié le 9 Avril 2015 par Canaille Le Rouge

un article du Diplo

A lire , au soir d'une reprise de la bataille

Ce papier qui fait éditorial au numéro en cours du Monde Diplomatique est non seulement à lire mais à faire lire.

La Canaille le dit d'autant plus à l'aise que sa lecture du Diplo pour régulière qu'elle soit est parfois à regarder avec circonspection.

Le propos de Serge Halimi n'est pas mis en ligne pour être débattu mais comme un élément de connaissance qui peut ensuite seulement ouvrir des débats.

D'abord s'en emparer refléchir sur ce qu'il dit et...le donner à partager autour de soi.

Voila aussi pourquoi le capital, pour cette raison là, traque le syndicalisme de lutte.

 

Eloge des syndicats
par Serge Halimi, avril 2015

Puisque chacun prétend se soucier de l’envol des inégalités, pourquoi cette analyse du Fonds monétaire international (FMI) est-elle passée à ce point inaperçue (1) ? En raison de ses conclusions ? Dans une étude présentée en mars dernier, deux économistes issues de ce temple du libéralisme relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-elles ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ».

Selon ces économistes du FMI, « une moitié environ » du creusement des inégalités que les libéraux préfèrent traditionnellement attribuer à des facteurs impersonnels (mondialisation, technologies, etc.) découlerait du déclin des organisations de salariés. Doit-on s’en étonner ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. Et son absence, libérer une place qu’envahissent aussitôt l’extrême droite et l’intégrisme religieux, s’employant l’une comme l’autre à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Or l’effacement du syndicalisme ne tient ni du hasard ni de la fatalité. En avril 1947, alors que l’Occident s’apprête à connaître trente ans de prospérité un peu mieux partagée, Friedrich Hayek, un penseur libéral qui a marqué son siècle, dresse déjà la feuille de route de ses amis politiques : « Si nous voulons entretenir le moindre espoir d’un retour à une économie de liberté, la question de la restriction du pouvoir syndical est une des plus importantes. » Hayek prêche alors dans le désert, mais quelques décennies plus tard, grâce à l’intervention directe — et brutale — de deux de ses admirateurs, Ronald Reagan et Margaret Thatcher, lors de conflits du travail marquants (les contrôleurs aériens américains en 1981, les mineurs britanniques en 1984-1985), le « pouvoir syndical » a rendu l’âme. Entre 1979 et 1999, le nombre annuel de grèves impliquant au moins mille salariés passe aux Etats-Unis de deux cent trente-cinq à dix-sept, celui des jours de travail « perdus », de vingt millions à deux millions (2). Et la part du salaire dans le revenu national recule... En 2007, sitôt élu président de la République, M. Nicolas Sarkozy fait à son tour voter une loi restreignant le droit de grève dans les services publics. L’année suivante, il pavoise tel un gamin hilare : « Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit. »

En bonne logique, l’étude du FMI aurait dû insister sur l’urgence sociale et politique de renforcer les organisations de salariés. Elle estime plutôt qu’« il reste à déterminer si l’accroissement des inégalités dû à l’affaiblissement des syndicats est bon ou mauvais pour la société »... Ceux qui ont déjà une petite idée de la réponse en tireront sans effort la conclusion qui s’impose.

Serge Halimi

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 05:49
1000 manifestants à Dieppe le 9 avril 2015

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives

09 avr. 2015

1000 manifestants à Dieppe le 9 avril 2015

Ce fut une belle manifestation que cette manifestation d'aujourd'hui à Dieppe. Cela faisait longtemps que nous n'avions pas vu autant de monde dans les rues.

1000 manifestants à Dieppe le 9 avril 2015

 
Voir la suite des photos et la totalité de l'article ici sur le blog de la CGT-Dieppe.
9 avril 2015: Manifestants des hôpitaux de Dieppe et St Valery en manifestation à Paris !

UL CGT Dieppe Manifestations & actions revendicatives

09 avr. 2015

Un car de manifestants est parti de Dieppe pour la Manifestation de Paris ce 9 avril 2015. En voici dans la manifestation parisienne

Un car de manifestants est parti de Dieppe pour la Manifestation de Paris ce 9 avril 2015. En voici dans la manifestation parisienne

Gournay-en-Bray : Des Gournaisiens à la manifestation contre l'austérité

Aujourd'hui avait lieu à Rouen, un rassemblement contre l'austérité, de nombreux Gournaisiens ont participé.

Lire la totalité de l'article ici ( dans l'Eclaireur-La dépêche du Pays de Bray )

09/04/2015 à 17:27 par louiseleclerc

 

Les Gournaysiens se sont réunis à la manifestation contre l'austérité.

Selon Normandie actu ( et selon les chiffres de la police )
Dans les rues de Seine-Maritime, ils disent stop à l'austérité

En Seine-Maritime, la manifestation "contre l'austérité" a rassemblé plus de 5 000 personnes, selon la police, au Havre et à Rouen, et 500 à Dieppe, jeudi 9 avril 2015.

Mise à jour : 09/04/2015 à 12:26 par La Rédaction

 

Parmi les manifestants, la CGT annonce 2 000 dockers (Photo : LB)La CGT estime que 2 000 dockers étaient mobilisés au Havre (Seine-Maritime).

[...]

Adieu à nos emplois !

« Adieu à nos emplois ! Adieu à notre pouvoir d’achat ! », s’époumonaient les manifestants contre la loi Macron, au Havre. Dockers, salariés du centre pénitentiaire, de l’hôpital, d’ExxonMobil, de Total, mais aussi de nombreux enseignants… Tous se sont rassemblés pour protester contre la « politique d’austérité » lancée par le gouvernement de François Hollande :

Aujourd’hui, le président de la République fait preuve de flagrantes pratiques dictatoriales ! Exigeons une hausse des salaires, un redéploiement de l’emploi !», s’exclament les syndicalistes.

La totalité sur le site de Normandie actu

FR3.  Lire la totalité et voir les vidéos en cliquant sur le lien.
Journée de grève "contre l’austérité" en Haute-Normandie ce jeudi 9 avril 2015

VIDEOS : plusieurs manifestations "contre l’austérité" étaient prévues ce jeudi 9 avril dans les principales villes de Haute-Normandie. Des perturbations sont toujours à prévoir dans les transports en commun, notamment à Rouen.

  • par Mathilde Riou (et R. Plumet)
  • Publié le 09/04/2015 | 07:36, mis à jour le 09/04/2015 | 18:21
 

9 avril 2015 11h15 : manifestation contre l'austérité devant la sous-préfecture du Havre. La circulation du tramway, boulevard de Strasbourg est perturbée. © Gwenaëlle BRON / France 3 Le Havre-Baie de Seine

© Gwenaëlle BRON / France 3 Le Havre-Baie de Seine 9 avril 2015 11h15 : manifestation contre l'austérité devant la sous-préfecture du Havre. La circulation du tramway, boulevard de Strasbourg est perturbée.

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