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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 22:22

Publié par Michel El Diablo

SNCF: la commission présidée par le député "socialiste" Duron veut porter un coup mortel au service public du chemin de fer !

Communiqué de presse des cheminots CGT :

Le rapport de la commission parlementaire « TET d’avenir », présidée par Mr Philippe Duron, vient d’être rendu public. Cette commission était chargée de remettre au gouvernement des propositions d’évolution de l’offre des Trains d’Equilibre du Territoire (TET), plus connus sous leur appellation commerciale de trains Intercités.

La Fédération CGT des cheminots a pu prendre connaissance de ce document et ne peut que constater le parti pris ultra libéral qui vise la poursuite de la casse du service public SNCF.

Ainsi, le diagnostic établi par la commission fait état de causes réelles des difficultés de cette offre ferroviaire: offre délaissée depuis des décennies, matériel ancien, manque d’investissement, mauvais état du réseau ferré. La CGT partage d’autant ce constat qu’elle n’a cessé de revendiquer des moyens pour développer et moderniser cette offre alors que la politique du tout TGV dominait.

Depuis plusieurs années, la CGT et ses syndicats locaux sont à l’initiative de mobilisations conjointes avec les usagers et les élus pour développer et moderniser l’offre des trains Intercités. Pour la CGT, ces trains sont d’intérêt national pour l’aménagement du territoire.

Mais plutôt que de proposer une ambition nouvelle pour le service public, la commission Duron propose des coupes claires dans l’offre TET en supprimant de nombreuses lignes ou tronçons de ligne et dessertes. Des transferts massifs du train vers la route sont envisagés, profitant très opportunément des dispositions de la loi Macron visant la libéralisation des autocars. Ainsi, il est proposé d’abandonner les lignes TET suivantes :

Caen-Le Mans-Tours (Transfert TER) ; Clermont Ferrand-Béziers (autocar entre Neussargues et Millau), Hirson-Metz (suppression), Toulouse-Hendaye (sur route), Paris-Cosne-Nevers ; Clermont Ferrand-Nîmes (regroupement avec l’offre TER), Reims-Dijon (suppression). Paris-Troyes-Belfort (réduction de l’offre), Bordeaux-Lyon (transfert sur route).

Même sur les lignes réputées à « fort potentiel » des tronçons entiers seraient retranchés de l’offre TET ou verraient leurs fréquences réduites:

Rouen-Le Havre, Amiens-Boulogne, Saint Quentin-Cambrai, Saint Quentin-Maubeuge, Bourges-Montluçon, Limoges-Brive-Toulouse, Paris-Granville, Toulouse-Cerbère, Quimper-Nantes et Bordeaux-Toulouse sur la ligne Quimper-Toulouse, Marseille-Nice sur la ligne Bordeaux-Nice.

Concernant les trains de nuit, la commission propose le seul maintien (1 desserte quotidienne y compris en pointe saisonnière): Paris-Briançon ; Paris-Rodez/Toulouse-Latour de Carol (à partir de 2017, la ligne sera fermée de nuit pour travaux !). Les liaisons Paris-Hendaye ; Nord-Est-Méditerranée ; Paris-Côte vermeille et Paris-Savoie seraient supprimées.

Le rapport de la commission s’appuie sur le déficit de l’offre TET (environ 330 Millions d'euros) pour justifier cette casse. Mais à aucun moment, elle ne soulève le manque de financement du système ferroviaire et le poids de la dette qu’il supporte (44 Milliards d’euros) à la place l’Etat.

Alors que le financement du transport par les administrations publiques est de 49 Milliards d'euros/an, principalement en faveur de la route, personne ne pose la question du déficit du mode routier ! Rappelons que lorsque l’on intègre tous les coûts (accidents, pollution, congestion du réseau…) le train est, de loin, le mode de transport le plus rentable.

La commission évoque les nécessaires investissements sur le réseau ou encore le matériel roulant, mais sans dire comment tout cela doit être financé et par qui. Sur ce point des financements, elle en reste aux errements actuels qui ne donnent aucunement satisfaction et ne permettent pas la nécessaire modernisation de cette offre ferroviaire. La commission enjoint par contre la SNCF à réaliser des gains de productivité sur le dos des cheminots, de leurs emplois, de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations, même si cela joue à la marge.

Finalement, la vraie justification de ce rapport semble moins résider dans son objet officiel que dans sa dernière partie : précipiter l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires de voyageurs.

Ainsi, la commission souhaite ne pas attendre l’entrée en vigueur du 4ème paquet ferroviaire européen, qui porte une ouverture éventuelle à la concurrence à l’horizon 2019 ou 2022, mais qui est toujours âprement discuté et loin d’être adopté. Le rapport préconise ni plus ni moins qu’une ouverture dès que possible aux opérateurs privés sans attendre cette adoption.

Cette vision dogmatique ultra libérale devrait pourtant se heurter à la réalité de ce que la concurrence appliquée aux chemins de fer produit. L’exemple du Fret ferroviaire est là pour nous le rappeler. En tout état de cause, la concurrence n’apporte pas de réponses aux causes des difficultés de l’offre TET telles qu’identifiées par la commission elle-même.

Mais non contente d’ouvrir l’exploitation des lignes à la concurrence, la commission propose aussi de confier la maintenance du matériel roulant aux constructeurs, menaçant ainsi des milliers d’emplois de la fonction Matériel à la SNCF. Là aussi, les arguments employés relatifs aux évolutions technologiques et à la disponibilité du matériel sont infondés et même insultants vis-à-vis de cheminots qui ont su démontrer leur savoir et leur savoir-faire depuis toujours.

À quelques mois de la tenue de la COP 21 à Paris, ce rapport est aussi un mauvais signal envoyé concernant les enjeux du développement durable. Le gouvernement, commanditaire de ce rapport, ne doit pas mettre en oeuvre ces préconisations mortifères pour le service public et l’entreprise publique déjà affaiblie par la réforme votée l’an dernier.

La Fédération CGT des Cheminots est disponible à tout moment pour débattre, à l’appui de ses propositions, de l’avenir des TET. La Fédération CGT des cheminots entend alerter les cheminots, les usagers et les citoyens sur ce qui se joue. Elle continuera de les mobiliser largement et les appeler à se faire entendre. Dans cet esprit, elle sera naturellement présente le samedi 13 juin prochain à Guéret (Creuse) pour une grande manifestation de toutes celles et ceux qui ont le service public au cœur.

La Fédération CGT des cheminots

Le 26 mai 2015

SNCF: la commission présidée par le député "socialiste" Duron veut porter un coup mortel au service public du chemin de fer !

SOURCES:

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:24

Publié par Michel El Diablo

TURQUIE : grève des ouvriers du secteur automobile

Depuis fin avril 2015, un mouvement militant d’ouvriers métallurgistes de l’industrie automobile turque grandit, avec pour épicentre la ville de Bursa. Les travailleurs se battent pour de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, ainsi que pour une représentation syndicale démocratique.

Ce mouvement prend appui sur l’accord gagné fin 2014 par les travailleurs de l’usine Bosch. Par des grèves et une rupture franche avec la direction du syndicat Türk Metal, ils avaient obtenu des salaires plus élevés que ceux convenus dans la convention nationale des ouvriers métallurgistes.

Les actions actuelles ont commencé à Bursa le 14 avril lorsque des travailleurs d’usines de pièces automobiles ont exigé le même contrat que les travailleurs de Bosch. Ils ont menacé Türk Metal de désinscriptions massives si le syndicat refusait de les soutenir.

Les travailleurs de l’usine Renault ont été les premiers dans ce mouvement qui s’est ensuite étendu à d’autres usines et équipementiers qui travaillent pour Renault, dont Coşkunöz et Mako. Le 26 avril a ensuite eu lieu une manifestation massive dans le centre de la ville de Bursa.

Les principales revendications des travailleurs sont :

- Une révision de leur accord sur la base de l’accord Bosch

- La possibilité de choisir eux-mêmes leurs représentants, démocratiquement

- La garantie, qu’en cas de retrait du syndicat, ils ne seront pas licenciés

- Un départ immédiat de Türk Metal des usines

Le 5 mai, des milliers de travailleurs se sont rassemblés pour mettre en œuvre collectivement leur décision de retrait du syndicat. Ils ont été attaqués à coups de barre de fer par des brutes de la bureaucratie de Türk Metal. Mais cette attaque n’a fait que renforcer la rage des ouvriers et augmenter l’ampleur de la mobilisation : des travailleurs de Tofaş, qui produisent les voitures de Fiat, Citroën, Peugeot, Opel et Vauxhall ont rejoint le mouvement, ainsi que ceux de Delphi, Valeo, Arçelik, Farba, DJC et d’autres usines.

Face à cette colère, Renault a battu en retraite et essayé de gagner du temps. La direction a promis qu’il n’y aurait aucun licenciement et a demandé un délai de 15 jours pour évaluer la possibilité d’une augmentation des salaires. Le 14 mai, Renault ne montrant aucune intention de céder, les travailleurs se sont de nouveau mis en grève.

Ce mouvement a été organisé en dehors du syndicat, à travers des structures démocratiques, notamment l’initiative nommée « Solidarité avec les ouvriers métallurgistes » et l’élection d’un conseil inter-usines.

Cette semaine, les grèves se sont étendues à l’usine Ford Otosan d’Izmit, dont les travailleurs ont manifesté le 20 mai 2015.

Nous publions ci-dessous une sélection d'album vidéos qui montrent le caractère massif de ce mouvement et l’esprit militant très combatif des travailleurs.

Pour plus d’informations sur l’origine et l’évolution de ce mouvement voir le site isyandan.org.


https://www.facebook.com/MetalIscilerininSesi/videos?fref=photo

https://www.facebook.com/pages/R-M-Renault-Metalis/459078410911762?fref=photo&sk=videos

 

SOURCE:

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 23:42

La CGT déplore « un manque de personnel », demande une « revalorisation des salaires », et lance un appel à la grève, samedi 23 mai 2015, au Monoprix de Rouen. Explications.

Mise à jour : 19/05/2015 à 16:26 par Fabien Massin sur Normandie-actu

 

Un appel à la grève a été lancé au Monoprix de la rue du Gros-Horloge, à Rouen, pour la journée de samedi 23 mai 2015. (photo DR)

Un appel à la grève a été lancé au Monoprix de la rue du Gros-Horloge, à Rouen, pour la journée du samedi 23 mai 2015. (Photo : DR)

Le syndicat CGT lance un appel à la grève au Monoprix de la rue du Gros-Horloge, à Rouen (Seine-Maritime), pour la journée du samedi 23 mai 2015. « Une grève sera organisée toute la journée pour manifester contre les conditions de travail, à savoir le manque de personnel, et pour une revalorisation de nos salaires », indique le syndicat.

« La grève sera suivie »
Le manque de personnel est particulièrement criant lors des congés ou des arrêts maladie, précise un délégué du personnel/délégué syndical. Soit il n’y a pas de remplacement, soit il est insuffisant. Cela désorganise le travail, et le temps d’attente pour la clientèle est de plus en plus important. C’est un cercle sans fin, et nous voulons tirer la sonnette d’alarme. Cela fait longtemps que ça dure, et le ras-le-bol grandit. La dernière grève remonte à 2011, elle portait déjà sur les conditions de travail. Elle avait été bien suivie, mais là, je suis sûr qu’elle le sera encore plus. La majorité des 80 salariés seront en grève, même si le magasin restera ouvert.
Le premier Monoprix de France

Le Monoprix de Rouen est le premier à avoir vu le jour en France, en 1932. La philosophie d’alors était : « mettre le bon et le beau à la portée de prix ». Le concept de magasin « à prix uniques » trouvait alors son inspiration outre-Atlantique.
Ces dernières années, une seconde boutique rouennaise avait vu le jour, au centre commercial Docks 76, mais l’aventure n’avait pas duré très longtemps.

Fabien Massin
Journaliste à Côté Rouen -
« Mauvaises conditions de travail » : grève des salariés de Monoprix à Rouen
Publié le 21/05/2015 á 22H37sur Paris-Normandie

Mouvement. À l’appel de la CGT, et pour protester contre « de mauvaises conditions de travail », des salariés seront en grève samedi.

« Mauvaises conditions de travail » : grève des salariés de Monoprix à Rouen
Le magasin Monoprix devrait tout de même être ouvert demain, samedi (photo Stéphanie Péron)

Samedi 23 mai, les salariés du magasin Monoprix de Rouen sont appelés à cesser le travail par le seul syndical représenté dans l’entreprise, la CGT. « Les conditions de travail se sont détériorées depuis 2/3 ans », explique le délégué syndical CGT Patrick Richard. « Mais là, c’est le ras-le-bol ». Selon lui, l’entreprise compte entre 75 et 80 salariés (hôtesses de caisse, employés, agents de maîtrise, encadrement...). « Un nombre en baisse », assure le délégué syndical. « Les arrêts maladie et les congés ne sont plus remplacés et il y a eu plusieurs départs en retraite non remplacés. Parfois, il arrive que la direction remplace des 35 h par des 20 h, ce qui n’est pas la même chose ! ».

« Les clients s’énervent »

Patrick Richard se fait l’écho de la lassitude des salariés. « Nous avions une opération commerciale récemment, mais par exemple au rayon poisson, il y a trop de file d’attente, les clients partent... Aux caisses, il y a des queues trop importantes, les clients s’énervent... Avant, Monoprix avait le monopole en ville, mais ce n’est plus le cas... ». Selon Patrick Richard, « le mouvement de grève de samedi sera suivi, mais le magasin ne devrait pas fermer ses portes ».

Contacté hier, le service communication de la direction parisienne de Monoprix indique que la politique de l’enseigne « est de remplacer les absences - sauf courtes absences non prévisibles - tout en tenant compte de l’activité du magasin ». Par exemple, précise-t-il, « sur les quatre premiers mois de l’année 2015, nous avons procédé à 10 % de remplacement supplémentaires par rapport à la même période de l’année précédente. C’est bien la preuve que la situation ne s’est pas dégradée ».

Quant à l’augmentation de 100 euros par salarié demandée par la CGT, « les négociations salariales annuelles obligatoires auront lieu au plan national début 2016. Il n’y aura pas d’autres négociations d’ici là ».

Samedi, selon la direction, comme selon le syndicat, le magasin de la rue du Gros-Horloge ne devrait pas fermer ses portes.

PA. B.

p.buffet@presse-normande.com

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 22:09

Altuglas licencie à Bernouville.  C’est pourtant une entreprise prospère
Altuglas International, filiale d’Arkema, développe des résines acryliques à base de matières premières renouvelables. Elle commercialise 20% de la production mondiale de PMMA (polyméthacrylate de méthyle) sous forme de plaques et de résines acryliques.

Arkema, une puissante multinationale développée à partir de la France
Le groupe Arkema est né en octobre 2004, lors de la réorganisation de la branche Chimie du groupe Total et est introduit à la Bourse de Paris en 2006. À force d’acquisitions ciblées, d’investissements dans les pays émergents, il est devenu une puissante multinationale de la chimie. Le capital est à 34% français, 19% européen, 8% britannique et 35% étatsunien.  Les pays émergents se partagent le reste.  Les capitaux anglo-saxons sont maintenant majoritaires. Premier chimiste en France, acteur de la chimie mondiale, présent dans plus de 40 pays Arkema   réalise en 2014 un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros.  Rien d’une entreprise en difficulté financière. C’est au contraire une de ces grandes multinationales cotées sur les places boursières et à la recherche du profit maximum.

Réorientation vers les pays émergents, à forte croissance, à bas salaires et droits sociaux réduits
Récemment le groupe a orienté ses investissements vers les pays à forte croissance et à bas salaires.  Il envisage d’y réaliser 30 % de son chiffre d’affaires d'ici à 2017.  Il s’est récemment implanté en Chine et en Malaisie, début 2015. Il est également présent au Brésil et cherche à s’implanter en Arabie saoudite.

En conséquence, baisse de l’activité en France et en Europe
Le groupe a pour objectif atteindre un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et une marge d'excédent brut d'exploitation de 17 %, avec un équilibre par région (Europe, Amérique du Nord et Asie) à trois parts égales d’en 2020.
Le rééquilibrage géographique des activités d’Arkema se traduit par une baisse du poids de l’Europe et de la France. Sa part des ventes en Europe est descendue à 41 % en 2014, contre 60 % en 2005, au profit des Etats-Unis et de l’Asie, dont les parts ne cessent de croître depuis cinq ans.  Ainsi l’Union européenne que les europhiles nous présentait, au temps des campagnes électorales pour le traité de Maastricht puis pour le traité constitutionnel, comme un moyen de résister à la concurrence mondiale permet au contraire aux multinationales françaises ou européennes de se redéployer au niveau mondial et d’organiser le dumping social et la concurrence des travailleurs entre eux.


Pour faire flamber les dividendes : redéploiement, délocalisation, dumping social et licenciements
Cette stratégie est clairement donc celle de la délocalisation pour rapidement rémunérer les actionnaires.  Il ne s’agit nullement de difficultés économiques mais d’une stratégie de redéploiement et de restructuration capitaliste : les dividendes ont presque doublé entre 2006 et 2014 !  La demande de l’entreprise de procéder à des licenciements économiques est un vol.  D’abord parce que les difficultés économiques avancées sont un mensonge.  Ensuite parce que c’est sur l’exploitation du travail des générations d’ouvriers et de salariés de Total puis d’Arkema depuis des dizaines d’années qu’Arkéma a construit un groupe mondial.  Et maintenant il jette ses salariés à la rue.

Les multinationales et les fonds de pension détruisent les emplois en France
Arkema n’est pas seul à procéder ainsi : c’est ce que fait aussi UPM avec les Papeteries de Chapelle Darblay, c’est ce qu’on fait les actionnaires du pétrole et de Petroplus, c’est ce que font les actionnaires de Vallourec.  Les multinationales entreprennent soigneusement de détruire l’emploi en France pour se restructurer à l’échelle mondiale.  

Il faut interdire ces licenciements et s’opposer au traité transatlantique qui livrera les travailleurs à ces multinationales
Or non seulement les socialistes ne prennent aucune mesure contre ces licenciements  mais ils votent et ont voté tout ce qui renforce le pouvoir de ces groupes mondiaux.  Hier ils ont voté le traité de Lisbonne qui consacre le dogme de la « concurrence libre et non faussée ».   Aujourd’hui ils font campagne pour le traité transatlantique qui donnerait des pouvoirs exorbitants à ces mêmes multinationales.  Demandons leur des comptes là-dessus aussi.

 

 

Bernouville De 700 à...36 salariés. Dans l'Eure, après 15 plans sociaux, l'usine Altuglas ferme

À Bernouville (Eure), le fabriquant de plastiques transparents, Altuglas, filiale d'Arkema, va arrêter sa production. Les 36 salariés devraient être reclassés en interne.

Mise à jour : 21/05/2015 à 15:11 par Timothée L'Angevin sur le site de Normandie Actu

 

L'usine Altuglass produit des plastiques transparents (photo : L'Impartial)

L'usine Altuglas produit des plastiques transparents. (Photo : L'Impartial)

L’usine d’Altuglas de Bernouville (Eure), près de Gisors, va arrêter sa production. La filiale du chimiste Arkema, qui produit des plastiques transparents, emploie 36 salariés. Un Comité central d’entreprise (CCE) doit se tenir vendredi 22 mai 2015 pour confirmer l’annonce faite par la direction, le 13 mai 2015, de cesser les « activités de l’établissement », relate L’Impartial.
Joint par Normandie-actu, Marc Onolfo, le directeur du site, pointe du doigt la « forte concurrence européenne » sur le marché des plaques extrudées. « Nous sommes en surcapacité, ce qui rend la situation économique très difficile. » Si l’usine ferme ses portes, il assure que des mesures sociales de reclassement seront proposées aux salariés. Il n’a pas souhaité donner plus de précisions, préférant attendre le CCE.

Une quinzaine de plans sociaux en 40 ans

Du côté des employés, la lassitude l’emporte. Le site d’Altuglas, qui employait jusqu’à 700 personnes, a vécu une quinzaine de plans sociaux ces 40 dernières années. En 2009, la masse salariale a été réduite des deux tiers, passant de 110 à 36 employés. « Six ans après, le constat s’impose : la direction a fini par obtenir ce qu’elle voulait avec la fermeture définitive du site », soupire Walter Girard, représentant CGT de l’usine.

Arkema ferme son usine Altuglas de Bernouville dans l’Eure

Par  - Publié le

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Altuglas International a informé par courrier les représentants du comité central d’entreprise de son intention de fermer son usine de verre acrylique de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés.

Le 13 mai, chaque membre du comité central d’entreprise d’Altuglas International, filiale d’Arkema France, s’est vu remettre par un huissier de justice une lettre annonçant l’arrêt de l’activité de l’usine de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés. Cette usine jugée non rentable, qui a frôlé la fermeture en 1997 et supprimé 76 emplois en 2009, fabrique des plaques extrudées en PMMA (polyméthacrylate de méthyle) à partir de résine ; ce "verre acrylique" est destiné aux marchés de la construction, du transport et de la communication visuelle (présentoirs, etc).

La restructuration ne concerne ni le site Altuglas de Saint-Avold en Moselle (60 salariés), qui fabrique des plaques et blocs coulés de "verre acrylique" de qualité supérieure aux produits extrudés de Bernouville, ni le siège social d’Alutglas International à la Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine (52 salariés).

Walter Girard, délégué syndical central CGT, estime que la direction d’Altuglas International a beau jeu de dire que "Bernouville fait un produit low-cost qui n’est pas rentable". Cela résulte, selon lui, d’un "choix stratégique de ne pas faire de véritable R&D dans l’extrudé". Le syndicaliste pointe par ailleurs la décision de spécialiser Bernouville dans l’extrudé, alors que l’usine était "un site pilote pour les nouveaux process" ainsi qu’un site réalisant tous les produits dont ceux coulés à partir de la matière première, le méthacrylate de méthyle (MAM).

L’usine de Bernouville produit aujourd’hui 8 000 tonnes par an pour une capacité de 20 000 tonnes, selon Walter Girard.

La mise en place d’une procédure de "licenciement collectif pour motif économique" sera à l’ordre du jour lors d'un prochain CCE extraordinaire.

Claire Garnier

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 15:00

Extraits lus sur le site du SNES Académie de Rouen

 

Réforme du collège : HORS SUJET !

Mercredi 20 mai 2015 Communiqué de presse


Une publication incendiaire

La publication au Journal Officiel ce matin des textes concernant la réforme du collège est une véritable provocation. Elle est ressentie par les enseignants comme une marque de profond mépris et ne peut que conduire à un discrédit de la Ministre dans nos professions.

En effet, cette publication intervient moins de 24H après une grève majoritaire des enseignants du second degré qui exercent en collège. Elle est en contradiction totale avec les déclarations de la Ministre :

« Ce que nous avons entendu aujourd’hui, c’est un certain nombre d’inquiétudes, de préoccupations portées par des organisations syndicales, auxquelles ma porte reste ouverte comme elle l’a toujours été ». La réalité est autre : alors qu’il n’ont cessé de réclamer une véritable négociation, le SNES-FSU n’a été reçu qu’une seule fois depuis l’arrivée de la Ministre en septembre 2014, le SNEP-FSU jamais.

« Vous savez moi une mobilisation m’intéresse des lors qu’il y a un gréviste ou un manifestant. » : il n’y en a pas un seul, mais des dizaines de milliers, qui étaient en grève ou dans la rue le 19 mai et la Ministre publie les textes dès le lendemain matin.

Elle accompagne cette publication de l’annonce d’un plan de formation continue de grande ampleur dont bénéficieraient les enseignants de collège. Nouvel effet d’annonce pour cacher la réalité puisqu’aucune mesure de financement d’un tel plan n’est envisagée. Nouvelle marque de mépris puisque sa réponse à l’expression des personnels en grève est ressentie comme « vous ne comprenez pas, je vais vous former… ».

Le SNES-FSU et le SNEP-FSU n’acceptent pas cette situation et rappellent qu’il est inconcevable de discuter d’une quelconque circulaire d’application de textes qu’ils rejettent.

Ils appellent tous les personnels qui refusent cette réforme à amplifier la mobilisation et proposeront dans les heures qui viennent, en lien avec l’intersyndicale, un ensemble de modalités d’actions.

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Le projet de réforme du collège annoncé par la ministre s’appuie sur l’augmentation dangereuse de l’autonomie des établissements, une conception problématique de l’interdisciplinarité et de l’accompagnement personnalisé, un sort calamiteux réservé aux langues vivantes, régionales et anciennes, la globalisation des horaires d’enseignements artistiques, ainsi que ceux technologiques et scientifiques. Notre charge de travail s’en trouverait accrue et notre liberté pédagogique attaquée. C’est pourquoi nous n’acceptons pas ce projet.

La nécessaire réforme du collège, pour être efficace, suppose la réduction des effectifs des classes, une diversification des situations pédagogiques, des programmes plus cohérents, un système éducatif moins concurrentiel à l’aide d’une carte scolaire revisitée.

Le SNES-FSU vous invite à signer cette pétition pour montrer que cette réforme n’est pas la réponse que les collègues attendent.

Plus que jamais, il faut unir nos forces pour défendre un vrai Service Public d’Education Nationale. Alors, si ce n’est déjà fait, rejoignez le SNES-FSU !

https://youtu.be/hdVLlj6fJn0

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Grève du 19 mai contre la réforme du collège : les chiffres !
mardi 19 mai 2015
par  SNES
 

La profession a décidé de se faire entendre et de manifester clairement son opposition à la réforme du collège. Dans les établissements de l’académie, les grévistes sont nombreux :

- Collège Rosa Parks aux Andelys : 55% de grévistes.

- Collège Roger Gaudeau aux Andelys : 39% de grévistes.

- Collège Le Hameau à Bernay : 71% de collègues en grève.

- Collège Léonard de Vinci à Bois Guillaume : 50 % de collègues en grève.

- Collège Masseot Abaquesne à Boos  : 58% de grévistes.

- Collège Evariste Galois à Breteuil-sur-Iton : 50% de grévistes.

- Collège Francis Yard à Buchy : 50 % de collègues sont en grève.

- Collège Le Cèdre à Canteleu : 42 % de grévistes en début de journée.

- Collège Louis Bouilhet à Cany Barville : 38% de grévistes.

- Collège Cousteau à Caudebec les Elbeuf : 75% de grévistes.

- Collège Guillaume de Conches à Conches-en-Ouche : 74% de grévistes.

- Collège Aimé Charpentier à Damville : 62% de grévistes.

- Collège Rousseau à Darnétal : 60% de grévistes.

- Collège Jules Verne à Déville-les-Rouen : 42% de grévistes.

- Collège Gustave Flaubert à Duclair : 68% de grévistes.

- Collège Georges Brassens à Epouville : 50% de grévistes.

- Collège Jean Rostand à Evreux : 86 % de grévistes.

- Collège de Navarre à Evreux : 30% de collègues sont en grève.

- Collège Paul Bert à Evreux : 60% de collègues en grève.

- Collège Jean Jaurès à Evreux : 30% de collègues grévistes.

- Collège Guy de Maupassant à Fleury-sur-Andelle : 66% de grévistes.

- Collège Victo Hugo à Gisors : 84% de grévistes.

- Collège Pablo Picasso à Gisors : 70% de grévistes.

- Collège Jean Renoir à Grand-Couronne  : 33% de collègues sont en grève.

- Collège Edouard Branly au Grand Quevilly : 50% de collègues en grève.

- Collège Claude Bernard au Grand Quevilly  : 74% de grévistes.

- Collège Marcel Pagnol à Gravigny : 49% de collègues en grève.

- Collège Pablo Picasso à Harfleur : 49 % de grévistes.

- Collège Raoul Dufy au Havre : 73% de grévistes.

- Collège Descartes au Havre : 70% de grévistes.

- Collège Monod au Havre : 75% de grévistes.

- Collège Claude Bernard au Havre : 91% de grévistes.

- Collège Romain Rolland au Havre : 78% de collègues sont en grève.

- Collège Jean Lecanuet à Rouen  : 50 % de grévistes.

- Collège Pierre Mendes-France à Lillebonne : 78% de collègues sont en grève.

- Collège Buisson à Louviers  : 58% de collègues en grévistes

- Collège Le Hamelet à Louviers : 45% de collègues grévistes

- Collège Hector Malot au Mesnil Esnard : 62% de grévistes.

- Collège Jean de la Varende à Mont Saint Aignan : 54% de grévistes.

- Collège Charcot à Oissel : 75% de grévistes.

- Collège Jacques-Emile Blanche à Saint-Pierre-lès-Elbeuf : 54% de grévistes.

- Collège Emile Zola à Sotteville-lès-Rouen : 64% de grévistes.

- Collège Charcot au Trait : 44% de collègues sont grévistes.

- Collège Henri de Navarre à Yerville : 40% de grévistes.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:30
Le 13 mai 2015 se tenait en Grèce les élections étudiantes pour les comités des syndicats étudiants. Les listes du “Panspoudastiki KS” (PKS), bloc électoral du MAS (Front de lutte des étudiants - affilié au PAME et à la Jeunesse communiste), confirment leur seconde place avec 19,30 % des voix - article et traduction Nico Maury
 
Elections étudiantes en Grèce, les communistes confirment leur influence
 
Les listes du “Panspoudastiki KS” (PKS) sont l'émanation du MAS (Front de lutte des étudiants), une structure syndicale organisée autour des jeunesses communistes (KNE). Ces listes lors des élections du 13 mai 2015 ont confirmé le rôle majeur des communistes à l'Université et remportent 19,30% des suffrages des étudiants dans les universités du pays. Les communistes obtenant même 22,97 % des voix dans les Institut d'Enseignement Technologique.

Les listes syndicales liées à la droite grecque (DAP-NDFK) arrivent en tête des élections avec 37,78 % des voix (-0,10 points) et 45,80 % (-0,98 points) dans les instituts technologiques. Les communistes confirment leur seconde place avec 19,30% (+0,92) et 22,97% (+0,96).

Pas d'effet SYRIZA dans les universités

Les listes contrôlées par la sociale-démocratie (PASP-PASOK) reculent à 11,18% (-3,47 points) et 18,51% (-0,88), le recul des sociaux-démocrates profite aux listes de SYRIZA et celles des communistes. Les listes affiliées à SYRIZA (AR.EN) progressent dans les universités avec 7,42% des suffrages (+1,21 points) mais reculent dans les instituts technologiques (-0,19). Dans les universités il n'y aura pas d'effet "SYRIZA".

Les listes d’extrêmes gauche (EAAK), qui regroupent les organisations étudiantes de ANT.AR.SY.A, KOA, EKKE, OKDE-Spartacus, etc. recueillent 13,31% des suffrages dans les universités (+0,34 points) et 1,96% dans les instituts technologiques (-0,97 points).
Nicolas Maury
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 17:39

NATIONALISER LE SECTEUR DES TÉLÉCOMMUNICATIONS
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 14 mai 2015.
 
Dans toute société la distinction entre ce qui est public et ce qui est privé est un aspect fondateur de l'ordre politique. Il existe ainsi des affaires qui intéressent la communauté nationale dans son ensemble (ordre public) et d'autres qui n’intéressent que des individus ou des groupes particuliers (ordre privé). Les décisions qui intéressent toute la communauté nationale relèvent de la politique, c’est-à-dire de l’ordre public. Elles ne peuvent en aucun cas être prises par des acteurs privés prétendant agir au nom de tous. Certaines entreprises, parce qu’elles jouent un rôle particulier dans une société, concernent la communauté nationale et doivent donc relever des affaires publiques. C’est la raison pour laquelle le principe de propriété sociale, publique, nationale, collective – quel que soit le nom donné – est parfaitement légitime.
 
Le secteur des télécommunications est à cet égard un cas d’école. C’est le gouvernement de la « gauche plurielle » (Premier ministre Lionel Jospin du 2 juin 1997 au 6 mai 2002, qui a commencé l’ouverture du capital de France Télécom, poursuivie ensuite par les gouvernements de droite. Le gouvernement de la « gauche plurielle », dominé par les ministres socialistes, comprenait des ministres Verts, du Parti radical de gauche (PRG), du Mouvement des citoyens (MDC), du Parti communiste français (PCF). Fidèles à la privatisation, ils restent aujourd’hui opposés à la renationalisation d’Orange, ex-France Télécoms. Il n’y a plus guère que la fédération syndicale Sud-PTT et la Fédération nationale des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications (FAPT-CGT) pour réclamer la nationalisation… et le M’PEP !
 
(…)
 
Pour lire la suite ou imprimer, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Nationaliser-le-secteur-des-telecommunications

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 17:32

Au Carrefour Market de Dieppe comme au Carrefour Market d'Elbeuf, les salariés se battent pour l'emploi des jeunes précaires.  A Dieppe un contrat en CDD ( 7ans de travail dont 5 en CDD) non renouvelé, à Elbeuf un licenciement d'un jeune en CDD depuis des années et que l'entreprise aurait dû embaucher ...

Carrefour empoche les dividendes, achète au plus bas prix aux producteurs en France ou à l'étranger en Afrique ou en Amérique latine ), revend à bon prix aux consommateurs et licencie les salariés en fin de contrat CDD ( avec la complicité des pouvoirs publics et à l'aide des nouvelles lois de "dialogue social", ANI ou Loi Macron ...).

Carrefour-market de Neuville-lès-Dieppe: mobilisation pour l'emploi et les salaires

UL CGT Dieppe Carrefour-Market, Commerce

18 mai 2015

Carrefour-market de Neuville-lès-Dieppe: mobilisation pour l'emploi et les salaires
Les employés du Carrefour Market de Neuville a protesté, samedi matin, contre le départ d’une caissière, et réclamé la hausse des salaires.
Pour la défense de l'emploi

Une jeune caissière travaille comme assistante de caisse depuis cinq ans au magasin Carrefour Market de Neuville-lès-Dieppe. Elle a été embauchée en CDD, pour un remplacement pendant un congé maternité qui s’est, ensuite, transformé en congé parental. Son contrat prend fin le 4 juin prochain. Après sept années de service dans le supermarché, dont cinq ans sous le même contrat, la jeune femme espérait une embauche. « Elle a donné pleinement satisfaction. Elle n’hésite pas à dépanner le dimanche et pendant les jours fériés », argumente Sylvain Le Marc, délégué du personnel, syndiqué à la CGT, qui soutient la jeune femme. « Et je suis polyvalente », ajoute Ingrid.

Mais « ils serrent les budgets. Et c’est le service, les clients et les employés qui en pâtissent. Les gens en ont ras le bol, poursuit le syndiqué. Mais nous sommes bien soutenus par les clients. Ils comprennent la situation. » L’employé évoque également l’ouverture récente d’un Lidl juste à côté : « On craignait que Carrefour se casse la figure mais finalement ça marche très bien. Et pourtant, les CDD partent. Les arrêts maladie et les congés parentaux ne sont plus remplacés... » Aujourd’hui, les salariés du magasin réclament que leur collègue obtienne un CDI afin de pérenniser son emploi. La direction du groupe Carrefour, en perpétuelle lutte contre l'emploi et pour la précarité, veut supprimer le contrat de la caissière, le 4 juin, malgré les 84 millions d'euros que le groupe a touché en CICE (Crédit d’impôt Emploi Compétitivité), .

Pour la hausse des salaires

Les employés s’inscrivaient aussi dans un mouvement national pour la hausse de salaire, proportionnelle aux 3,1 % de hausse du volume d’affaires de l’enseigne. « Cette année, nous avons eu une hausse de 0,30 € par mois, soit une demi-baguette de pain. Dans ces cas-là, mieux vaut encore zéro, ajoute le cégétiste. Nous voulons une meilleure redistribution des richesses. »

Carrefour-market de Neuville-lès-Dieppe: mobilisation pour l'emploi et les salaires
Tract diffusé par l'UL CGT d'Elbeuf

Tract diffusé par l'UL CGT d'Elbeuf

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:02
 

Interview. Pascal Morel a pris la tête de l’union départementale CGT de Seine-Maritime il y a un mois. Ce dernier fait le point sur l’actualité sociale brûlante et la crise du syndicalisme.

Pascal Morel (CGT Seine-Maritime) : « Nous menons une bataille idéologique sans précédent »
Pascal Morel, dans son bureau de l’union départementale

Entré aux effectifs de Renault Cléon en 1981, Pascal Morel milite à la CGT depuis 1983. À 52 ans, ce dernier a pris les rênes de l’union départementale CGT de Seine-Maritime il y a un mois, succédant à Régis Gasse.

Comment se porte la CGT en Seine-Maritime ?

« Nous comptons aujourd’hui près de 23 000 syndiqués, ce qui fait de notre union départementale l’une des plus importantes de France. Notre objectif est d’atteindre les 28 000 dans les trois ans qui viennent. Nous restons le syndicat n° 1, au plan national comme au plan départemental. »

Partagez-vous l’idée que le syndicalisme est en crise ?

« Beaucoup font croire, au niveau national, que le syndicalisme chute. Mais notre travail au quotidien et sur le terrain nous démontre l’inverse. Rien qu’à Rouen, l’union locale a soutenu la création d’une centaine de bases nouvelles en 2014. Nous avons également mis en place une structure départementale de référence pour les salariés de la restauration rapide. Nous voulons créer de nouvelles antennes là où c’est possible. Il reste des territoires peu représentés : du côté de Gournay, Eu/Le Tréport, Fécamp, Duclair... Nous menons une bataille idéologique sans précédent contre ceux qui veulent nous faire croire que ce qui se passe aujourd’hui est inéluctable. »

Les défilés du 1er mai ont faiblement mobilisé (environ 4 000 manifestants revendiqués en Seine-Maritime). Comment l’avez-vous ressenti ?

« Ce n’est pas tout à fait un échec, mais cela aurait pu être mieux, oui, compte tenu de la situation actuelle et des attaques portées depuis plusieurs mois par le gouvernement. Mais nous avons aussi connu des années où le 1er mai se résumait à un simple rassemblement. »

Comment avez-vous vécu « l’affaire » Lepaon ? Faites-vous confiance à la nouvelle direction de la CGT ?

« Je n’ai pas à m’exprimer au sujet de Thierry Lepaon. Quand il apparaît des soucis de fonctionnement, nous avons des instances pour les régler. Lorsque l’on a des choses à se dire, il faut le faire au bon endroit. Quant à Philippe Martinez, je le connais bien, puisque j’ai milité pendant trente ans à ses côtés. Il partage, comme moi, la conviction qu’il faut une CGT démocratique, une CGT de lutte, une CGT qui n’est pas là pour accompagner tranquillement les réformes du gouvernement. »

Vous restez inscrit aux effectifs de Renault Cléon. Les annonces récentes concernant le nouveau moteur électrique et la centaine d’embauches à venir vous réjouissent-elles ?

« Pour ce moteur électrique, le groupe Renault a sollicité des aides publiques alors qu’il engrangeait des bénéfices. Et quand a été mis en place l’accord de compétitivité, les effectifs de l’usine étaient en baisse constante. Aujourd’hui, cet effet d’annonce de cent embauches est certes une bouffée d’oxygène pour les salariés qui en profitent, mais le site reste en sous-effectif. »

Quels sont vos principaux sujets de préoccupation à l’heure actuelle ?

« À la papeterie Chapelle-Darblay de Grand-Couronne, nos initiatives ont permis de mettre en place une commission industrielle : les salariés ont jusqu’au 30 juin pour convaincre UPM de la qualité de leur projet alternatif. Les dernières annonces de Vallourec nous inquiètent beaucoup, alors que les camarades subissent depuis longtemps à Déville des journées de chômage... Avec le départ de Schneider, au Petit-Quevilly, on redoute qu’Alstom parte également... Côté fonction publique, nous serons aussi attentifs à la fusion de la Normandie, en veillant à ce qu’elle ne se fasse pas au détriment de l’emploi. »

Vous exigez toujours le retrait de la loi Macron ?

« Oui, tout comme nous exigeons celui du pacte de responsabilité. De l’argent, en France, il y en a. Une fois de plus, la relance de la machine passera par les salaires ! L’électorat de François Hollande est très déçu, et le combat de la CGT est aussi celui de faire toute la clarté sur l’extrême droite et le Front national. Ce parti ne défend pas les ouvriers, c’est un leurre. »

Propos recueillis par Thomas Dubois

t.dubois@presse-normande.com

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 17:04

 

la guerre idéologique

a ses théoriciens

et

ses praticiens.

Ils sont costauds

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail  de Troyes aux travailleurs

Emblématique, comment la droite (Barouin) a volé la Bourse du Travail de Troyes aux travailleurs

Titre du Parisien du 11 mai signé Dominici, le missi de service du Medef :

 

"A Châteauroux, la CGT et la CFDT sonnent la charge contre la ville"

Bigre, de quoi s'agit-il donc?

Quelle brigade légère déferle sur la capitale de l'Indre comme le d(r)isait Pierre D(r)ac ?

De quoi s'agit-il ?

"Rompant avec un usage ancien mais jamais clarifié sur le plan juridique, la municipalité de Châteauroux (Indre), elle, demande aux syndicats, CGT et CFDT, d'assumer les charges de la Maison des syndicats qu'elle met gratuitement à leur disposition.

 

Dernier épisode : voilà un mois, l'électricité a été coupée par EDF"

 

Remettons le débat en français clair et sur ses pieds.

La CGT est à l'origine de la création des Bourses du travail en France. Lieux d'organisation de la solidarité ouvrière, point de convergences des expériences de luttes et de création du rapport de force, elles sont la bête noire des patronat locaux et de leurs relais politiques. Chateauroux est un cas d'école.

Partout, la CGT a toujours travaillé pour que les commissions administratives des BdT mettent aussi, dans le respect  des règlements intérieurs, les locaux à disposition du mouvement associatif et citoyen. A Châteauroux comme ailleurs, elle est en cela depuis sa création un vecteur du développement des valeurs républicaines.

Les Bourses du Travail, lieux publics gérés par les travailleurs au travers de leurs organisations syndicales, ouvert à la population participent à cimenter le vivre ensemble et l'esprit laique et républicain.

Rien que pour cela il est normal que les moyens publiques soit mobilisés pour leurs activités et leur entretien.

Le maire de Chateauroux après avoir été mis en échec dans sa volonté de faire disparaitre la BdT tente de l'asphyxier en tapant à la caisse.

Où cela se corse, c'est qu'à Chateauroux comme partout où les municipalités s'attaquent aux Bourses du Travail, c'est que le maire de droite fait partie de ceux qui ont porté et fait perdurer le financement et le fonctionnement des chambres de commerces et d'industrie (CCI) par des fonds prélevés sur des recettes fiscales (produites pour l'essentiel par le travail des salariés).

mbre de commerce et d'industrie

Chacun peut mesurer la duplicité du langage des édiles qui s'attaquent aux Bourses du travail et structurent la fiscalité pour que l'argent public organisent les conditions de réalisation du profit.

Vous noterez que vu le spectre fiscal concerné par ces fiancement publics au service du patronat, les élus s'ils sont principalement identifiés à droite ne monopolise pas la totalité de l'espace. les lois Macron en toile de fond structurent ce paysage...et déplace le centre de gravité des forces de droite vers une ex gauche qui ainsi grossi les rangs des précédents

CQFD 

Mais cela, le Parisien n'en souffle mot.

Qui a dit guerre idéologique, lutte de classe ?  Canaille le Rouge, c'est certain.

Autant appeler un chat un chat.

Cela permet de clarifier les enjeux

Rédigé par Canaille Lerouge

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