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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 04:07
Rouen, ce jeudi 9 Avril, manifestation unitaire dans les rues de Rouen

Rouen, ce jeudi 9 Avril, manifestation unitaire dans les rues de Rouen

Ils sont arrivés peu à peu, certains grossissant les rangs de la manifestation déjà partie.  Déterminés, dynamiques.  80 à 90% de drapeaux CGT.  Quelques drapeaux FO, un groupe plus conséquent de militants de SUD.  Beaucoup d'entreprises privées, notamment de la zone portuaire : Boréalis, Greif...  Et d'abord les Pap Chap ( UPM Chapelle Darblay), en lutte pour coinserver leurs emplois, 196 licenciements programmés parce que la multinationale nordiste UPM veut encore plus de dividendes pour les actionnaires.  C'est la logique capitaliste.  Plus et plus de profits, peu importe les dégâts humains et sociaux.  Se sont joints au cortège les Petroplus toujours en lutte.  Les dockers, les travailleurs du port, Renault Cléon.  Et puis celles de Carrefour qui viennent de découvrir qu'elles seront payées le dimanche comme le samedi... Les enseignants victimes de la politique austéritaire et des suppressions de classes, nombreuses dans le département, 123 fermetures et 23 ouvertures défilent aussi avec la FSU et la CGT Education.  Les salariés de la santé et la Fonction publique territoriale ...Les cheminots "montaient " à Paris, une partie des dockers également, en tout cinq cars de Seine-Maritime pour Paris.  Les milliers de manifestants présents dans les rues de Rouen ne se font plus d'illusion sur le gouvernement "socialiste" et guère plus sur l'"Europe sociale".  Aucune revendication là-dessus aujourd'hui.  Chacun espère qu'on n'en restera pas là.  Tous souhaitent que les luttes se musclent, en France et en Europe pour mettre en échec la politique française et européenne, aux ordres du capital et génératrices de chômage et de désastres sociaux. YG.

Le réseau des transports en commun de l’agglo de Rouen perturbé par une grève ce jeudi 9 avril
Publié le 9 04 2015 

 

Le réseau des transports en commun de l’agglo de Rouen perturbé par une grève ce jeudi 9 avril
Dans le cadre d’une journée d’action nationale prévue ce jeudi 9 avril 2015, un préavis de grève de 24h a été déposé par le syndicat CGT de la TCAR.

ROUEN (Seine-Maritime). Dans le cadre d’une journée d’action nationale prévue ce jeudi 9 avril 2015, un préavis de grève de 24h a été déposé par le syndicat CGT de la TCAR.

En ce début de journée, le trafic commence à être perturbé.

Les syndicats manifestent dans les rues de Rouen Actu
Les syndicats manifestent dans les rues de Rouen

11h07 - 09 avril 2015 - par B.L

La CGT, FO et Solidaires ont appelés à la grève pour ce jeudi 9 avril. Des milliers de personnes manifestent actuellement dans les rues de Rouen pour protester contre la Loi Macron et contre les plans sociaux sur le territoire de l'agglo.

Des milliers de personnes sont actuellement dans les rues de Rouen pour manifester contre les suppressions de poste annoncées notamment par la Chapelle Darblay et Pétroplus. A la Chapelle Darblay, 196 suppressions d'emploi ont été annoncées soit 55% des effectifs. Les manifestants, parmi lesquels on compte des membres du mouvement politique Ensemble, protestent également contre la loi Macron.

Rappelons que la TCAR a également annoncé une grève ce jour sur le réseau de l'agglomération rouennaise. Pour rester informé tout au long de la journée, consultez le site internet www.reseau-astuce.fr.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 22:18

Manifestations en Seine-Maritime

 

  • Rouen : 10 heures Cours Clémenceau
  • Le Havre : 10 heures 30 à la sous-préfecture
  • Dieppe : 10 heures Gare SNCF
Le 17 Février à Rouen, avec la CGT contre la loi Macron : combattifs et déterminés

Le 17 Février à Rouen, avec la CGT contre la loi Macron : combattifs et déterminés

Unis contre l'austérité : En Seine-Maritime, des cars rejoindront la manifestation parisienne  le 9 avril.  Des manifestations sont également prévues à Rouen, au Havre, à .Dieppe
La délégation de l'UL CGT de Dieppe dans la manifestation du 17 Février contre la loi Macron

La délégation de l'UL CGT de Dieppe dans la manifestation du 17 Février contre la loi Macron

 

Manifestations en Seine-Maritime

 

Rouen : 10 heures Cours Clémenceau

Le Havre : 10 heures 30 à la sous-préfecture

Dieppe : 10 heures Gare SNCF

Lu sur le Courrier Picard
VIMEU (80) La CGT affrète un car pour la manifestation du jeudi 9 avril

L’Union Locale CGT de Eu le Tréport Vallée de la Bresle et la CGT Vimeu unissent leurs forces dans le cadre de la journée nationale de grève et de manifestation interprofessionnelle du jeudi 9 avril.

Les combats sont multiples : « retrait du projet de loi Macron et du pacte de responsabilité, augmentations des salaires et des pensions, création de véritables emplois, développement des services publics ».

Plusieurs cars seront affrétés en Seine-Maritime (Dieppe 10 heures devant la gare, Rouen 10h30 au théâtre des arts, Le Havre 10h30 en sous-préfecture) ainsi qu’un car au départ de Friville-Escarbotin, place de la mairie. Le départ a lieu à 7h30 en direction de Paris.

Réservation obligatoire : 06 15 97 32 91.

Lu sur le site de l'UL CGT d'Elbeuf

Pour la Manif de Paris 233 bus sont recensés.  A ce jour, 5 cars sont mis à disposition des salariés, retraités, chômeurs qui souhaitent rejoindre la manifestation parisienne.

1 car de l’UL de Dieppe.
1 car CGT Energie Rouen.
2 cars Dockers et Grand Port Maritime de Rouen (Départ 8h45 Hangar121).
1 car Dockers du Havre

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 22:15
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:01

Publié par Jean Lévy

Grands magasins, industrie pharmaceutique, la Poste, à la SNCF : partout une destruction massive des emplois

La cgt

Industries pharmaceutiques

Laboratoires Pierre Fabre :
700 postes sacrifiés
sur l’autel des stratégies financières

 

jeudi 26 mars 2015 ,

par Philippe Gelinaud

 

Les laboratoires Pierre Fabre ont annoncé la suppression de 700 postes, notamment dans le secteur de la recherche, alors qu’ils font des bénéfices et profitent de dizaines de millions d’euros de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). La fédération CGT de la Chimie appelle à manifester à Castres le 28 mars 2015.

« Cette décision n’a qu’un seul objectif, augmenter la profitabilité, pour amener le groupe dans la cour des grands distributeurs de dividendes » explique la fédération nationale CGT des industries chimiques (FNIC) dans un communiqué du 26 mars 2015.

Le syndicat rappelle que le groupe Pierre Fabre dégage des profits et a bénéficié, en 2013, de 179 millions d’euros d’aides de l’État, notamment au travers du CICE. Il dénonce une restructuration qui touche particulièrement le domaine de la recherche et représente une véritable menace sur l’avenir même de la branche pharmaceutique du groupe.

Les laboratoires Pierre Fabre, originaires de Castres, dans le Tarn, sont numéro deux mondial de la dermo-cosmétique. Ils possèdent des marques telles qu’A-Derma ou Avène.

La FNIC CGT a appeléà manifester à Castres, place Pierre Fabre, samedi 28 mars 2015à partir de 10h00, contre « la casse de l’emploi, la casse de la recherche et la casse industrielle ».


 
  • PDF - 290 ko
  • Cliquer l’image ci-dessus pour voir le communiqué de la fédération CGT de la chimie du 26 mars 2015 sur les laboratoires Pierre Fabre.
  • Le plan prévoit parallèlement une réduction des effectifs commerciaux enFrance.
  • Là encore, d'ici 2016, sur 928 salariés, d'ici 2016 ils ne seront plus que 547.
  • Soit 279 postes supprimés sur le secteur commercial du groupe. Ce qui fait au total 551 postes en moins, alors que le groupe compte 6 700 en France sur un total 10 000 dans le monde.
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 07:16
 Tous dans la rue le 9 avril à Paris !

Un Troisième tour, celui du peuple...

 

 

Manifestation « UNIS CONTRE L'AUSTÉRITÉ » le jeudi 9 avril 2015 à PARIS [CGT-FO-FSU-Solidaires]
 
Manifestation « UNIS CONTRE L'AUSTÉRITÉ » le jeudi 9 avril 2015 à PARIS [CGT-FO-FSU-Solidaires]

Appel commun des Unions Régionales Ile-de-France

CGT, FO, FSU, Solidaires

Depuis des années, les organisations syndicales d'Ile-de-France CGT-FO, CGT, FSU et SOLIDAIRES se mobilisent pour lutter contre les reculs sociaux imposés par les gouvernements successifs. C'est dans cette logique et dans l'unité que nous avons dénoncé la loi dite de « Sécurisation de l'emploi », la contre-réforme des retraites, le pacte de responsabilité mais aussi la loi MACRON contre laquelle, les salariés ont manifesté dès le 26 janvier, premier jour du débat à l'Assemblée Nationale.

Aujourd'hui, alors que le gouvernement utilise le 49-3 pour faire passer en force son projet au mépris de la représentation parlementaire, il est nécessaire de poursuivre et d'amplifier cette lutte contre les politiques d'austérité, pour sortir de la crise et relancer l'économie.

Imposées par le FMI, la Banque Centrale Européenne et l'Union Européenne, ces politiques d'austérité ont des conséquences désastreuses pour les salariés, les retraités et les chômeurs. Les populations les subissent avec de plus en plus de violence comme en Grèce, en Espagne, mais aussi au Portugal, en Irlande et plus largement dans l'ensemble de l'Europe.

Plus de précarité, plus d'exclusions, plus de misère, c'est la dure réalité de cette politique voulue par la Commission Européenne mise en œuvre par les gouvernements qui au nom d'une hypothétique relance économique attaque les acquis sociaux et les droits des salariés. Le projet de loi Macron s'inscrit dans cette logique et constitue un danger pour tous les salariés : il facilite et accélère les procédures de licenciements, il banalise le travail de nuit et du dimanche, il remet en cause la justice prud'homale…

Dans le même temps de nombreuses luttes voient le jour dans les entreprises du Privé et du Public sur Salaire, Emploi, conditions de travail…

Les Unions Régionales CGT, CGT-FO, FSU et SOLIDAIRES, réunies le 26 février 2015, s'engagent une nouvelle fois de façon déterminée, dans une action de grève interprofessionnelle et de manifestation afin de faire aboutir les revendications :

  • Augmentation des salaires (Public et Privé), des retraites, des pensions et des minimas sociaux
  • Réduction du chômage, instauration de droits nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans les entreprises.
  • Création d'emplois en changeant de politique économique.
  • Préservation les droits de tous les régimes sociaux.
  • Garantie et développement du service public.

Ce sont des priorités sociales qui relanceront la consommation, et l'emploi pour aboutir à une meilleure répartition des richesses.

C'est pourquoi les organisations syndicales décident en commun de porter ces revendications et d'exiger du gouvernement et du patronat qu'ils y répondent.

Conscientes de leurs responsabilités, la CGT, CGT-FO, FSU et SOLIDAIRES appellent les retraités, les chômeurs, les salariés du Public et du Privé à agir et à participer massivement le Jeudi 9 avril 2015 à la journée nationale d'action de grève et de manifestation.

MANIFESTATION PARISIENNE:

Départ à 13 h00 Place d'Italie

en direction de l'esplanade des Invalides

ci-dessous le tract en PDF:

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 06:27
Lu sur El Diablo
Dans toutes les GRÈVES, dans toutes les MANIFESTATIONS : revendiquer la SOUVERAINETÉ de la NATION

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

Le 5 avril 2015

Dans la déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires signée le 17 février, le mot d’ordre pour le 9 avril est de « lutter contre l’austérité » [1]. Mais malgré le rôle prépondérant joué par l’Union européenne dans les politiques nationales, le nom de cette dernière n’est évoqué nulle part. L’air de « l’Europe sociale » que les organisations syndicales françaises ont claironné pendant si longtemps serait-il devenu inaudible au point qu’elles renoncent à le jouer ? Cet « oubli » de l’échelon supranational européen, échelon qui pèse lourdement sur les politiques menées, annonce probablement que ces organisations syndicales ne feront même plus semblant de combattre la « dérive libérale » - comme elles l’écrivaient jusqu’alors - de l’Union européenne. Au moins affichent-elles plus lisiblement la stratégie qui est la leur depuis longtemps : lutter contre les symptômes d’une maladie qu’elles contribuent indirectement à aggraver en épuisant les forces du mouvement social.

Revendiquer la fin du libre-échange ? Exiger des mesures protectionnistes à l’échelon national ? Revendiquer la souveraineté de la France par sa sortie unilatérale de l’Union européenne ? Exiger que la France sorte de la zone ultra-austéritaire de l’euro ? « Pas question ! » répondent en cœur les syndicats français, en agitant l’épouvantail du Front national. Des syndicats qui, de cette manière, pèsent de tout leur poids pour que ces revendications n’apparaissent nulle part ailleurs qu’au Front national, qui fait semblant de les revendiquer. [2] Et cela même, alors que depuis 30 ans, toutes les luttes perdues et leurs conséquences sociales alimentent le vote en faveur du Front national.

La situation est donc la suivante : ceux, toujours plus nombreux, qui ne répondent plus aux appels syndicaux, n’y répondront que lorsque la revendication de la sortie du système de libre-échange européen – conditionnée par la souveraineté de la nation vis-à-vis de l’Union européenne - s’y trouvera exprimée. Préalable sans lequel les autres revendications ne peuvent aboutir. Parce que les syndicats français s’opposent frontalement à cette revendication, ils sont devenus une composante du blocage politique de notre pays. Par conséquent, il faut la revendiquer sans eux.

 

 

Dans toutes les GRÈVES, dans toutes les MANIFESTATIONS : revendiquer la SOUVERAINETÉ de la NATION

TOUTES LES RAISONS DE SE BATTRE

C’est bien sûr la loi Macron, dernière déclinaison nationale des politiques européennes d’austérité, qui est particulièrement visée par l’appel à la grève. Plusieurs luttes en cours (dans les hôpitaux, les radios publiques, dans le secteur privé, etc.) dénoncent un même mal, l’austérité et ses avatars, et s’afficheront probablement dans le défilé du 9 avril.

Au moins 80% de la population est concernée par ces luttes sociales, car ils sont affectés - directement ou indirectement – par ces mesures. Leurs conséquences sont parfaitement connues : accroissement des inégalités sociales et développement d’un chômage massif. L’impact sur les classes dominées est lui aussi connu : dégradation des conditions de travail et de vie, dégradation de la santé, développement de la pauvreté.

Pourtant, faute de frapper au bon endroit, aucun mouvement social n’est parvenu jusqu’à aujourd’hui à empêcher la progression de ces politiques dans notre pays. Pourquoi ?

TRENTE A QUARANTE ANS SANS CONQUÊTES SOCIALES

A quand remonte la dernière conquête sociale dans notre pays ? Depuis quand une lutte a-t-elle conduit à un progrès pour l’ensemble des travailleurs ? La vérité est que même ceux qui travaillent depuis plus de trente ans n’en ont pas connu. Au mieux les plus vieux d’entre eux ont-ils vécu l’avènement de la cinquième semaine de congés payés dans le code du travail, en 1982 et les lois Auroux, non pas gagnés par les luttes mais accordés par le Parti socialiste et le Parti communiste. Ces lois accordaient quelques droits aux travailleurs mais dans le même temps introduisaient le « dialogue social ». On sait le retournement libéral opéré par les socialistes l’année suivante... Enfin, personne n’ose évoquer la semaine de 35 heures – mise en place vingt ans plus tard - comme une avancée sociale, tant les « contreparties » (comme disent les thuriféraires du « dialogue social ») faites au patronat ont été importantes (notamment à travers la « flexibilisation » et l’annualisation du temps de travail).

VINGT ANS SANS RÉSISTANCE VICTORIEUSE

Pendant une période (de 1970 à 1995), les luttes sociales sont parvenues à freiner l’avancée libérale démarrée à la fin des années 60. 1995 marque la dernière résistance victorieuse pour l’ensemble des salariés (retrait du « plan Juppé »). Mais cette victoire n’a fait que remettre à (un peu) plus tard les mesures visant à affaiblir le système social français : celui-ci est bien plus détérioré aujourd’hui qu’il ne l’était en 1995. Les rares « victoires » qui ont suivi (par exemple contre le CPE de M. de Villepin) n’ont-elles aussi été que des nuages de fumée qui se sont vite dissipés. Car « résister » ou « freiner » ne veut pas dire « stopper ». Ces luttes n’ayant pas visé les causes du problème, le système libéral a poursuivi son avancée, inexorablement.

DÉMOBILISATION QUASI GÉNÉRALE

Aujourd’hui, même la « résistance » par les luttes syndicales ne permet plus de parer aux attaques libérales. Tout juste les classes dominantes prennent-elles quelques précautions pour ne pas transformer le fatalisme populaire ambiant en colère insurrectionnelle, en fractionnant les mesures anti-sociales dans le temps et dans les différents secteurs.

Des conflits éclatent bien ponctuellement en dehors des luttes syndicales « habituelles ». On l’a vu, par exemple, sur des questions écologiques : luttes contre les pétroles et gaz de schiste ; défense de certaines zones écologiquement menacées, aéroport Notre-Dame-des-Landes, etc. Mais pour une bataille de gagnée, dix sont perdues. La sortie de la France de l’Union européenne - institution toute entière au service des grands pollueurs - n’étant jamais envisagée par ces combattants prétendument « alternatifs », ces batailles n’aboutissent à aucune victoire significative et durable. Les pollueurs chassés par la porte reviennent par la fenêtre.

LA CAUSE DES BATAILLES PERDUES

Depuis la fin des années 60, le rapport de force entre capitalistes et travailleurs n’a cessé de se dégrader pour les seconds au profit des premiers. Cette période correspond à la mise en place du système néolibéral dit de « libre-échange », en particulier à travers la « construction européenne ». En effet, les traités européens sont d’abord des traités de libre-échange. Leur but principal est d’effacer les barrières douanières. C’est ce processus qui se cache sous les termes de « mondialisation libérale ». C’est par ce moyen que les classes dominantes ont repris le dessus dans le rapport de force qui les oppose aux autres classes sociales.

Déréguler en autorisant la circulation des capitaux, des marchandises, des services et des travailleurs, leur a permis de mettre en concurrence les salariés des pays disposant du système social le plus avancé avec les salariés des pays ne disposant que d’un système social rudimentaire. Cette mise en concurrence a profité aux capitalistes qui sont allés placer leurs capitaux là où les systèmes sociaux affectaient le moins leurs profits, c’est-à-dire là où ils étaient le moins favorables aux travailleurs. Pour le grand patronat, le bénéfice a même été double, car le chômage massif - qui est la conséquence des délocalisations et de la disparition progressive de l’industrie dans les pays socialement les plus avancés - leur a fourni une arme redoutable contre le salariat de ces pays ; un salariat précédemment très organisé. Trop organisé au goût des classes dominantes !

LE NAUFRAGE IDÉOLOGIQUE ET STRATÉGIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES

La conséquence des combats perdus pour les syndicats a été la baisse constante du nombre de syndiqués et donc du montant des cotisations perçues. Aujourd’hui, seule une petite partie des moyens d’existence des syndicats provient encore des cotisations des syndiqués. L’essentiel provient de l’État, du patronat et de l’Union européenne. C’est-à-dire de ceux-là même avec lesquels les syndicats doivent établir un rapport de force. Cette triste réalité, peu de syndicalistes sincères veulent la voir en face, alors même que l’aboutissement de leur action s’en trouve paralysée, cf. la grille des subventions accordées par l’Union européenne aux syndicats.

En intégrant la CES (confédération européenne des syndicats), relais de l’Union européenne - et en en recevant des subventions – les grandes centrales syndicales se sont engagées tacitement à ne jamais revendiquer la sortie de la France de l’Union européenne – clé de voûte du système libéral. Autant le dire : une reddition complète.

Mais pour donner le change à des salariés de plus en plus hostiles à l’Union européenne, elles ont alors fustigé la « dérive libérale » de l’Union européenne - comme si celle-ci n’avait jamais été autre que libérale ! - tout en prétendant organiser la lutte dans la perspective d’une « Europe sociale » à 28 – aussi lointaine qu’improbable.

Depuis trente ans au moins, les syndicats français affirment s’opposer aux politiques libérales de l’Union européenne en essayant de coordonner les luttes à l’échelle de l’Union. En réalité, personne n’a jamais cru à la convergence des calendriers politiques et sociaux des 28 États membres. Pour preuve les pathétiques manifestations bruxelloises ne regroupant, malgré d’importants efforts de communication, qu’une poignée de délégués syndicaux. Car qui peut se mobiliser pour une si improbable perspective ? Chacun sait que la modification des traités européens, sous la pression de la rue ou à l’issue d’un processus électoral, n’est possible qu’à l’unanimité des 28 pays membres. Un verrouillage inscrit dans les traités eux-mêmes.

Les dernières grandes luttes en date - celles pour les retraites - illustrent bien l’impasse dans laquelle ce pilotage conduit les mobilisations. Alors que la population et l’opinion publique s’étaient massivement mobilisées, les batailles de 2003 et 2010 pour la sauvegarde du système de retraite socialisé ont été perdues. En refusant de revendiquer la sortie de la France du système européen de libre échange, en interdisant et en empêchant - de tout leur poids - de rendre visible cette issue, il devenait impossible aux salariés français de défendre leurs conquis sociaux – dont le système de retraites.

Car dans la guerre économique déclenchée entre les nations par le libre-échange, ces conquis sont fatalement condamnés par le moins-disant social des autres droits nationaux. Les syndicats ont noyé le poisson en revendiquant, pour le salut des retraites, des mesures de justice sociale – notamment une réforme fiscale. Cette revendication, en partie intégrée par le candidat du Parti socialiste à la présidentielle de 2012, n’avait bien entendu aucune chance d’aboutir, puisque taxer les capitaux sans fermer les frontières à leur « libre-circulation » conduit presque fatalement les capitaux à aller voir ailleurs. C’est donc bien contre les récifs du libre-échange que les syndicats ont fracassé les mobilisations de 2003 et 2010.

 

Dans toutes les GRÈVES, dans toutes les MANIFESTATIONS : revendiquer la SOUVERAINETÉ de la NATION

« DIALOGUE SOCIAL », VASELINE PATRONALE

La stratégie syndicale visant à la « transformation de l’Union européenne de l’intérieur » en une entité favorable aux intérêts des peuples ne convainc plus grand monde, force est de le constater à travers les chiffres des grèves et des manifestations. Pour tenter de pallier leur perte de crédibilité, les organisations syndicales se sont engouffrées dans le dispositif collaborationniste proposé par les institutions pro-patronales. Sous les termes positifs de « dialogue social » se joue désormais la comédie médiatique qui conduit systématiquement les classes dominantes à pousser leurs avantages. Désormais, les délégués syndicaux - élus par un nombre réduit de salariés - « discutent » avec les représentants des propriétaires des capitaux ou de l’appareil d’État en s’appuyant non-plus sur le rapport des forces établis par des luttes mais sur la légitimité dont les institutions - qui les ont vassalisées - les a investis. Telle est la triste situation dans laquelle se trouvent tous les syndicats des salariés français, syndicats qui sont à reconstruire.

CONCLUSION

Plus que jamais la population doit se mobiliser contre les politiques d’austérité. Mais la déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires signée le 17 février ne dit pas un mot sur l’Union européenne, dont les traités et ses décisions surplombent pourtant toutes les politiques menées. Il ne s’agit pas d’un simple oubli : cet appel, comme les précédents, sert à faire diversion et à ne pas mettre en cause le libre-échange. Il ne peut conduire qu’à l’épuisement des dernières forces encore vives. En l’état, les syndicats participent activement au blocage politique de notre pays. Dans toutes les grèves, dans toutes les manifestations, revendiquer la souveraineté de la France (sortie de l’Union européenne et sortie de l’euro) est une nécessité stratégique, un préalable sans lequel la spirale des défaites contre le rouleau compresseur néolibéral ne sera pas stoppée.

 

[1] Texte de l’appel : http://www.cgt.fr/Journee-de-greve

[2] Voir le texte de Jacques Nikonoff « Marine Le Pen et le Front national font semblant de vouloir sortir de l’euro et de l’Union européenne » : http://www.m-pep.org/spip.php?article3923

 

Dans toutes les GRÈVES, dans toutes les MANIFESTATIONS : revendiquer la SOUVERAINETÉ de la NATION

SOURCE:

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 05:46

Lu sur Normandie Actu

Rouen Contre l'austérité. Des manifestations à Rouen, au Havre et à Dieppe

À l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires, une journée de grève interprofessionnelle est prévue jeudi 9 avril 2015, avec plusieurs manifestations en Seine-Maritime.

Mise à jour : 07/04/2015 à 13:11 par Fabien Massin

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Trois manifestations sont prévues en Seine-Maritime, jeudi 9 avril 2015, pour dénoncer l'austérité, comme ici le 26 janvier 2015 à Rouen. (photo Isabelle Villy)

Trois manifestations sont prévues en Seine-Maritime, jeudi 9 avril 2015, pour dénoncer l'austérité, comme ici le 26 janvier 2015 à Rouen. (Photo : Isabelle Villy)

Une journée de « grève interprofessionnelle » est prévue, jeudi 9 avril 2015, à l’appel, au niveau national, de l’intersyndicale regroupant la CGT, FO, FSU et Solidaires. En Seine-Maritime, trois manifestations seront organisées, à Rouen, Le Havre et Dieppe.

Contre la loi Macron, le pacte de responsabilité, et l’austérité
Cela fait plusieurs semaines que nous préparons cette journée, et nous avons distribué plus de 20 000 tracts, explique à Normandie-actu Régis Gasse, secrétaire de l’Union départementale CGT. Cette journée d’actions répond à trois grands mots d’ordres : le retrait de la loi Macron et du pacte de responsabilité, et sortir de l’austérité.
Les manifestations en Seine-Maritime

• À Rouen, départ de Cours Clemenceau à 10h.
• Au Havre, départ à 10h30 de la sous-préfecture.
• À Dieppe, départ à 10h de la gare.

Lundi 26 janvier 2015, jour du débat du projet de loi Macron à l’Assemblée nationale, des manifestation avaient déjà été organisées, à Rouen, au Havre et à Dieppe. Déjà, les syndicats dénonçaient pêle-mêle : « la dépossession des élus prud’homaux, la banalisation du travail le dimanche, la possibilité de court-circuiter le droit du travail, des plans de licenciements collectifs dans les entreprises etc. »

Un climat social déjà tendu

À Rouen, cette journée nationale vient également se greffer sur des conflits locaux, notamment à l’usine de papier la Chapelle Darblay (Grand-Couronne), où près de 200 emplois sont menacés. On peut également citer les inquiétudes concernant l’avenir du site de Pétroplus, et plus globalement la situation de l’emploi dans la zone industrialo-portuaire.
Au niveau national, l’intersyndicale espère « faire converger faire converger les revendications qui s’expriment dans de nombreux conflits sociaux dans des branches comme la santé, l’énergie, les transports routiers, les cheminots, la chimie, le commerce ».

Fabien Massin
Journaliste à Côté Rouen - Twitter
Des manifestations contre l’austérité le 9 avril
Publié le 06/04/2015 á 22H53
Des manifestations contre l’austérité le 9 avril
Les dockers du Havre iront manifester à Paris avec les ouvriers du GPMH (photo archives Paris Normandie)
 

La CFDT et d’autres syndicats seront absents, mais cela faisait longtemps que l’intersyndicale FO-CGT-FSU-Solidaire n’avait pas appelé à une manifestation unitaire à Paris. Avec des départs conjoints en bus « contre l’austérité » ce jeudi 9 avril. Une journée de grève interprofessionnelle et intergénérationnelle. « Un appel à la grève générale », souligne Yannis Aubert de FO Seine-Maritime. « Le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, nombre de dispositions du projet de loi libéral Macron aggravent la situation des salariés », estiment ces organisations syndicales dans une déclaration commune. Depuis deux ans, toutes les quatre ont déjà battu le pavé ensemble, à plusieurs reprises, notamment contre la réforme des retraites et le pacte de responsabilité.

« Bloquer l’économie du pays ! »

À l’initiative de cette intersyndicale, le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly. Un bon accueil par les syndicats contestataires mais pas du côté des centrales réformistes CFDT, CFTC, CFE-CGC ou Unsa qui préféraient « construire plutôt que contester ».

« Monter sur Paris ». Dans l’Eure, les militants iront manifester en bus à Paris, trois rassemblements sont prévus en Seine-Maritime. Sept bus partiront aussi de Rouen, Dieppe et Le Havre avec les dockers et le personnel du grand port maritime. Au plan national, la CGT a affrété 233 bus. « Cela fait du bien cette mobilisation unitaire face à cette politique d’austérité et de restriction que l’on retrouve partout en Europe », souligne Alain Caillot (Solidaires 76). Il travaille à la sécurité sociale et dénonce « le manque de monde pour accomplir nos missions. Il y a par exemple des délais d’attente pour obtenir une carte Vitale... Le 9 est la première étape pour mettre en place un calendrier revendicatif et bloquer l’économie du pays, car du fric il y en a ! »

Pour la CGT de la Seine-Maritime - en congrès départemental du 8 au 10 avril à Lillebonne avec l’élection prévue d’un nouveau secrétaire départemental - « aucune de ces organisations syndicales n’a signé les accords emplois en 2013. L’objectif est de 100 000 participants à Paris. Il y aura 61 rassemblements en province. Nous avons donc proposé d’organiser trois rassemblements, 12 000 tracts unitaires sont à distribuer. Ce qui comptera aussi ce seront les arrêts de travail dans les entreprises », prévient Régis Gasse, secrétaire départemental. « Si on veut mobiliser cela doit se faire dans les entreprises. Aux revendications nationales se greffent des revendications spécifiques. On fera les comptes jeudi soir ! »

FO ne cache pas sa colère : « notre congrès confédéral a décidé de mettre un coup d’arrêt aux lois et projets. La loi Macron est passée ne force avec le 49-3, nous condamnons cette façon de faire passer cette loi mortifère » dénonce Yannis Aubert (FO 76). « Ce n’est pas en faisant des cadeaux aux entreprises comme le CICE que l’on combattra le chômage... Elles s’en servent pour faire des plans sociaux au nom de la compétitivité »

La FSU a rejoint en dernier l’intersyndicale. Nadine Aragona (FSU76) constate que « le chômage touche aussi le public avec les réductions de budget et le nombre de contractuels qui augmente. Il y a un dégraissage dans les collectivités de ces personnels ». L’enseignante déplore une « dégradation des conditions de travail et des services rendus au public. Certains ministères, comme l’Éducation nationale ou l’Intérieur, ont été mieux dotés que d’autres comme la culture. Et dans le département sur les postes qui ont été créées - 31 dont 22 pour les REP + - il n’en reste que 9 pour 294 élèves. L’austérité on la vit au quotidien malgré l’annonce de la priorité à l’Éducation nationale. Le point d’indice est gelé depuis 5 ans dans la fonction publique Depuis 2000, cela représente la perte de deux mois de salaire par an... » Pascal Morel de l’UD CGT 76 voit dans cette journée le besoin « de faire reculer la résignation et l’individualisme ». L’autre grand rendez-vous syndical sera la fête du travail, le 1er mai. « Mais cela ne doit pas s’arrêter là », prévient le futur patron pressenti de la CGT 76.

A. L.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 04:11

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« Nous avons tous besoin de davantage d’Europe pour sortir de la crise ». Une telle originalité dans la réflexion, une telle fulgurance créative dans la pensée ne pouvait être le fait que d’un esprit particulièrement brillant, en avance sur ses contemporains attardés. On ne s’étonnera donc pas que la sentence ait été prononcée par le ministre français de l’Economie, le prometteur Emmanuel Macron.

L’ancien banquier discourait ainsi en Allemagne – et en anglais – devant les étudiants d’une institution de Sciences politiques, dans la foulée du Conseil franco-allemand qui s’est déroulé la semaine dernière (notre information). Plaidant pour une « Europe à deux vitesses », M. Macron a appelé de ses vœux « un renforcement de la zone euro avec de nouveaux outils, comme un budget et une assurance chômage coordonnée ». On ne sait pas vraiment ce que signifierait concrètement une « assurance chômage coordonnée ». En revanche, un budget commun à la zone euro marquerait l’entrée de plain-pied dans une architecture fédérale, où les différents Etats membres de la zone abdiqueraient de fil en aiguille toute velléité de maîtriser encore tant soit peu leurs propres finances publiques.

Par petites touches, des responsables européens recommencent d’ailleurs à suggérer que la sortie de crise ne peut passer que par des pas supplémentaires en matière d’intégration économico-politique. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, manque rarement une occasion en ce sens. Le Conseil européen de juin pourrait se pencher à nouveau sur ce dossier.

Et s’il y avait encore un doute à cet égard, le ministre français a suggéré la création de nouvelles institutions « indépendantes » à qui les gouvernements nationaux transféreraient leurs pouvoirs, une méthode plus radicale et plus efficace selon lui que le renforcement de règles communes. Il est vrai que la France manquera en 2015 et 2016, comme en 2014, l’objectif de déficits limités à 3% imposé par la Commission européenne. Cette dernière avait proposé en février – et le Conseil européen a accepté – qu’en échange de son ultime indulgence, Paris accélère les « réformes structurelles ». La loi Macron, précisément, est un « premier pas dans la bonne direction », mais qui appelle d’autres mesures plus substantielles a par exemple rappelé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission.

Aussitôt exigé, aussitôt accepté. Ladite loi Macron n’est pas encore acceptée que se profile déjà une loi « Macron II ». En ligne de mire (entre autres) : la « flexibilisation » du contrat de travail, avec par exemple la généralisation des « contrats de chantier ».

Flexibilité, précarité, austérité… Des menaces contre lesquelles la journée de grève et de manifestations, le 9 avril, doit légitimement mobiliser des centaines de milliers de salariés. Pourtant, dans leur appel commun, les organisations appelantes – CGT, FO, Solidaires, FSU – ne font quelque allusion que ce soit à l’Europe (*). Cherchez l’erreur…

(*) Dans quelques jours sera mis en ligne sur www.ruptures-presse.fr un reportage vidéo exclusif sur le thème « la CGT et l’Europe ». Pour ne pas manquer ce dernier, inscrivez-vous gratuitement sur ce site si ce n’est déjà fait.

D’ici la parution du premier numéro de Ruptures, le 29 mai, ce site vous propose chaque jour – gratuitement ! – une info commentée (souvent au second degré).
Mais pour assurer son lancement, Ruptures a besoin de votre participation financière, et vous propose en échange un préabonnement.
Ne remettez surtout pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui !
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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 08:53

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

Le 5 avril 2015

Dans la déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires signée le 17 février, le mot d’ordre pour le 9 avril est de « lutter contre l’austérité ». Mais malgré le rôle prépondérant joué par l'Union européenne dans les politiques nationales, le nom de cette dernière n'est évoqué nulle-part. L’air de « l’Europe sociale » que les organisations syndicales françaises ont joué pendant si longtemps serait-il devenu inaudible au point qu'elles renoncent à le jouer ?

(…)

Pour lire la suite cliquez ci-dessous
http://www.m-pep.org/spip.php?article3944

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 05:52
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