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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 12:12
Amplifier la mobilisation : face au déni de démocratie !

mardi 10 mai 2016

Communiqué CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Alors que les salarié-es, les jeunes, les privé-es emploi, les retraité-es sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits, alors que l’opinion publique reste massivement opposée à ce texte, le gouvernement décide de passer en force en utilisant le 49.3. Inacceptable !

Ce sont les mobilisations qui ont contraint le gouvernement, à proposer des modifications au projet de loi pour tenter d’en minimiser les impacts. Le compte n’y est toujours pas !

Un code du travail par entreprise à l’opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire, perdure dans le projet de loi. Scandaleux !

Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d’éléments d’appui et de dynamiques dans la poursuite, l’amplification et l’élargissement du rapport de force.

Cette situation renforce la nécessité d’amplifier les mobilisations déjà engagées le 12 mai sur tout le territoire.

A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié-es pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations le mardi 17 mai et le jeudi 19 mai prochains.

De plus, elles n’écartent aucun type d’initiatives pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale.

Afin de faire valoir leurs propositions elles décident de s’adresser ensemble au Président de la République pour être reçues rapidement.

Une nouvelle réunion des organisations syndicales se tiendra dès le début de la semaine prochaine pour décider de nouvelles mobilisations.

Montreuil, le 10 mai 2016

 
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 22:24

Le gouvernement joue le passage en force, en réprimant les mobilisations, en menaçant d'utiliser le 49-3 pour contourner les débats et le vote de l'assemblée. alors que78% des salarié-es sont opposés au projet de loi Travail.

Néanmoins, on continue, la lutte, contre cette loi scélérate, en allant voir les députés de droite comme de "gauche", ce sont eux les élus du peuple qui vont voté, Alors mettons leur, la pression, en les interpellant, ce jeudi 12 mai, en se rassemblant nombreux devant l'Hotel de Ville !

Jeudi 12 mai à 11h

Rassemblement Hôtel de Ville

(côté centre des impôts)

 

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 16:39

Manuel Valls a engagé mardi la responsabilité du gouvernement pour passer en force sur le projet de réforme du Code du travail, après l'échec d'une ultime tentative de conciliation avec les députés "frondeurs" du Parti socialiste.

Le conseil des ministres, convoqué en urgence en début d'après-midi, a autorisé le chef du gouvernement à recourir à l'article 49-3 de la Constitution qui permet d'adopter sans vote un texte si une motion de censure ne le sanctionne pas.

"Le texte qui a été élaboré collectivement est un bon texte pour notre pays et il est surtout un acte de confiance dans le dialogue, il est un pari dans la capacité des partenaires sociaux à le faire vivre et il est une affirmation tout simplement de notre vision de la démocratie sociale", a déclaré Manuel Valls devant les députés.

Cette décision a suscité un tollé de l'opposition de droite et du centre droit mais également de la gauche non socialiste, qui a été la plus virulente lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale.

Le communiste André Chassaigne, chef de file des élus Front de gauche, a ainsi dénoncé un "triple coup de force", contre le monde du travail, contre la majorité des Français et contre leur représentation nationale, "privée de son rôle de législateur".

"C'est là la manifestation de l'impuissance d'un gouvernement replié sur lui-même, pour ne pas dire aux abois", a-t-il déclaré en référence notamment aux manifestations des syndicats CGT et FO contre le projet de loi.

[...]

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 15:35
Après le vote des communistes, la primaire sans majorité, le débat s’impose ! Déclaration des initiateurs du texte "Unir les communistes"
, par  Marie-Christine Burricand

 

 

Les résultats du vote des communistes pour choisir le texte qui sera la base commune de discussion sont maintenant connus.

Le résultat indique un nouvel affaiblissement de l’organisation communiste, avec une perte de 11.317 cotisants et 4.535 votants depuis le 36ème congrès. Le délitement du lien entre le parti et ses adhérents est donc confirmé, d’autant que les chiffres doivent être mis en lien avec le nombre total d’adhérents qui n’a pas été indiqué pour cette consultation. C’est la première question sur laquelle notre congrès devra travailler.

Dans ce contexte, notre texte "Unir les communistes" obtient 3.755 voix, soient 12,9 % des suffrages exprimés. Nous progressons de 61 voix et de près de 2 %. Les tentatives de division n’y ont rien changé, nous nous affirmons comme la première base d’opposition à l’effacement du PCF, force d’action et de proposition pour l’avenir du parti communiste. Le combat contre la liquidation du PCF a besoin d’unité et nous porterons la voix de tous ceux qui s’y opposent sans exclusive. Nous appelons au rassemblement de tous ceux qui veulent faire vivre et renforcer le PCF.

Notre texte arrive en tête dans le Pas-De-Calais, le Nord et les Ardennes, confirme son ancrage dans les départements où nous sommes traditionnellement présents, Rhône, Hérault, Bouche-du-Rhône, Gironde, Var, élargit son audience dans de nouveaux départements, Alpes-Maritime, Ain, Ardèche, Bas-Rhin, Savoie, Saône et Loire, Dordogne, Haute-Garonne... C’est un bon résultat obtenu par l’engagement courageux de nombreux camarades malgré l’affaiblissement du parti. 

Le texte proposé par le Conseil National n’a pas convaincu les communistes. Il ne recueille que 14.942 voix (51,2 %) soit une perte de 9.655 voix par rapport à 2012 (-22% des exprimés). Il est minoritaire dans 34 fédérations. C’est un résultat historiquement bas pour un texte proposé par la direction, qui traduit une grande perte de confiance. Même en cumulant les voix des deux textes de la direction ("Ambition communiste" et "France en commun"), le résultat est en dessous de 2012 avec 2.745 voix perdues (-11% de voix), aggravé hors région parisienne où la direction est moins présente avec 2.769 voix perdues (-14% de voix). 

Trois questions importantes ont porté ce refus des communistes de légitimer le texte de la direction : le refus des primaires avec le parti socialiste, la nécessité d’un débat ouvert sur les conditions du refus du diktat européen après l’expérience grecque, la crédibilité et le contenu de notre projet de rupture avec le capitalisme.

Avec les conférences de section et départementales, une nouvelle étape du Congrès s’ouvre. Nous attendons du Conseil National qu’il tire les enseignements de ce vote, c’est pourquoi nous demandons qu’il se réunisse sans plus tarder.

La primaire et le soutien obligé à un candidat issu du PS sont de fait caduques, faute de majorité affirmée. Pour autant, la ligne de fuite en avant dans le Front de Gauche aboutissant à soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’a pas fait recette. Le vote sur les textes envoie un message fort, celui de la nécessité de réexaminer complètement la question de l’élection présidentielle dans toutes ses composantes : stratégie, candidats, programme. Une consultation des communistes sur la stratégie aux élections présidentielles devient une nécessité.

La faiblesse du résultat du texte proposé par le Conseil National, la dispersion des suffrages et la multiplicité des textes, la persistance depuis maintenant près de 20 ans de la contestation de la ligne d’abandon initiée au congrès de Martigues et jamais remise en cause depuis… tout cela oblige au débat stratégique que nous avons demandé au travers du texte 3. 

Nous souhaitons que ce débat s’ouvre dans la fraternité et sans tabou et le Conseil National doit prendre des décisions précises et concrètes dans ce sens. Nous le disons fermement : il faut apprendre à écouter tous les communistes pour construire l’avenir du PCF avec eux. C’est incontournable pour éviter au PCF de s’enfermer dans une impasse mortifère, ouvrir une alternative à notre peuple face au capitalisme, reconstruire l’unité des communistes. Tout passage en force est voué à l’échec et au désaveu de la direction, nous prendrons toute notre place pour que les communistes aient le débat qu’exige leur vote, comme la situation politique et sociale.

Caroline Andreani (93), Paul Barbazange (38), Jean Baus (54), Luc Bazin (26), Floriane Benoit (38), Michelle Bardot (67), Pascal Brula (69), Robert Brun (26), Marie-Christine Burricand (69), Michel Dechamps (04), Herve Fuyet (92), Clara Gimenez (34), Guy Jacquin (01), Jean Jacques Karman (93), Armand Lecoq (34), Jean Pierre Meyer (83), Pierre Alain Millet (69), Sandrine Minerva (34), Hervé Poly (62), Gilbert Remond (69), Eric Ruiz (27), Laurent Santoire (93), Bernard Trannoy (33), Danielle Trannoy (33), Serge Truscello,...

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:24
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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 14:14

8 mai 2016

C’est le temps des aveux. Oh, pas celui des doux aveux que se font les amoureux, ni celui des aveux extorqués par la force et la souffrance ; non, simplement les aveux devant l’évidence de personnes qui se sont trompées, et qui ont trompé le public. Les aveux honteux de politiques aux abois dont les constructions sont en train de s’effondrer.

 

Aveux européens

Certains de ces aveux concernent l’Europe. Commençons donc par le plus beau ; il est le fait de M. Martin Schulz, président social-démocrate (SPD) du Parlement européen et il fut fait lors d‘une conférence sur l’Europe qui s’est tenue à Rome[1]. Que dit donc M. Schulz ? Que l’Europe «était une promesse faite tous les jours pour davantage d’emplois, de services, de croissance » mais qu’elle aboutit à « un sentiment d’injustice, ce n’est pas l’Europe qu’ils voulaient voir ». Il reconnaît que les sacrifices demandés aux européens l’ont été pour sauver les banques. Dont acte monsieur Schulz. Ajoutons que nous n’avions pas besoin de vous pour le savoir.

Ainsi en Grèce, sur l’ensemble de l’aide, seuls 9,7 milliards d’Euro sont allés au gouvernement grec, soit exactement 4,9%[2]. Or, la Doxa européenne, mais aussi française, fut que l’on avait largement aidé la Grèce. La vérité est que les contribuables des différents pays ont sauvé des investisseurs privés[3], des banques, essentiellement allemandes et françaises. Mais, quand on est un socialiste, on se devrait de lutter contre cet état des choses. Or, la vérité est que, comme les socialistes français, belges, espagnols et j’en passe (et non des meilleurs) vous avez été connivent à cette politique. Il est bien beau de pleurer sur le désastre que l’on a provoqué. On se rappelle que Guillaume II, empereur d‘Allemagne, devant les charniers de la premières guerre mondiale prononça un célèbre « je n’avais pas voulu cela »…Sauf que, ce qui caractérise l’homme (ou la femme) politique, et entendons nous bien l’homme politique véritable, ce n’est pas de verser des larmes mais d‘agir, et dans ce cas d’agir pour réparer le désastre commis.

Mais M. Tusk, le président (polonais) du conseil européen ne fut pas en reste. Il a déclaré, lors de la même conférence : « Le rêve d’un seul Etat européen, d’une seule nation européenne est une illusion. Nous devons accepter de vivre dans une Europe avec différentes monnaies, avec différentes forces politiques, et la pire chose est de prétendre de ne pas le savoir ». C’est reconnaître que la stratégie du « fédéralisme furtif » qui fut celle adoptée par l’UE est aujourd’hui un échec. Un échec parce que le but visé était une illusion, et c’est le Président du conseil européen qui le dit, mais aussi parce que la volonté d‘atteindre cette illusion, et ce fut là le rôle politique de l’Euro a détruit le projet européen. Mais on peut alors se poser une question : si Monsieur Tusk était honnête, il devrait soit convoquer une réunion au plus haut niveau pour que les pays de l’Union Economique et Monétaire (nom technique de la zone Euro) se mettent d‘accord sur les conditions d‘une dissolution de cette zone, ou alors il devrait démissionner.

 

Aveux français

Mais, ces aveux ne sont pas les seuls. En France, le Président et le gouvernement reconnaissent, bien tardivement, que le TAFTA n’est pas ratifiable en l’état. Comme si nous l’ignorions ! C’est faire bon marché de plusieurs années de débats qui ont montré toute la nocivité de ce futur traité. Mais, là aussi, il y a beaucoup d‘hypocrisie. Car, ce que le gouvernement et le Président reprochent au TAFTA, c’est simplement que ce traité n’établisse pas l’égalité dans l’accès aux marchés publics. C’est important, bien sûr, mais ce n’est que peu de choses à côtés des conséquences potentielles de ce traité en matière de normes alimentaires ou environnementales, ou encore en matière de dessaisissement des Etats, et donc des citoyens dans les conflits portant sur l’investissement. Oui, il y a beaucoup d‘hypocrisie ici aussi.

Une hypocrisie qui n’est pas l’apanage des « socialistes ». Ainsi, Natacha Polony peut, à juste titre[4], dénoncer la réponse inadaptée, et somme toute minable qu’Alain Juppé à faite au Général Soubelet et qui lui a valu un article vengeur du Général Desportes[5]. Car, le cas du Général Soubelet est exemplaire. Le voici mis à la retraite d’office par le gouvernement pour avoir dit, lors d’une audition parlementaire, l’état déplorable de la gendarmerie et avoir mis en cause le fonctionnement de la justice. On peut ne pas partager tous les constats du Général Soubelet. Mais, devant des parlementaires, il devait dire ce qu’il pensait, quitte à ce que ces parlementaires interrogent d‘autres responsables, et ne tiennent pas compte de ces propos. La sanction qui le frappe est inacceptable, et constitue de la part du gouvernement une faute inexcusable. Mais, que Monsieur Juppé joigne sa voix aux loups est un aveu lourd de sens. Ainsi, cet ancien Ministre des Affaires Etrangères préfère le silence complice à la vérité qui fâche. Voilà ce qu’il faut dire à tous quand il viendra, peut-être, quémander nos suffrages.

 

Ces aveux sont différents, mais ils ont tous un point commun. La vérité, que ce soit celle de la situation ou celle sur la nature des hommes ne peut être cachée indéfiniment. Quand les illusions se déchirent, les hommes (et les femmes) politiques sont mis devant la réalité. C’est donc le temps des aveux, et il nous renseigne, oh combien, sur ce que valent ces politiciens.

[1] http://www.lapresse.ca/international/europe/201605/05/01-4978551-LEurope-est-une-promesse-trahie-selon-le-president-du-parlement.php

[2] https://global.handelsblatt.com/edition/423/ressort/politics/article/study-finds-greek-bailouts-saved-banks-not-people

[3] http://www.macropolis.gr/?i=portal.en.the-agora.2080

[4] http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/06/31003-20160506ARTFIG00185-natacha-polony-le-cri-des-muets-exasperes.php

[5] http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/04/le-general-vincent-desportes-vous-avez-tort-monsieur-juppe_4913212_3232.html

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 13:48

"La France menace d'arrêter les négociations alors qu'elle n'en a pas le pouvoir. Une posture "de gauche", mais qui vise aussi à faire bouger les Américains. À la suite de la révélation de documents par Greenpeace, François Hollande et Matthias Fekl sont montés au créneau pour dire « non » à l'accord de libre-échange entre les États-Unis et l'UE, le fameux Tafta. Le secrétaire d'État au Commerce extérieur a même déclaré ce matin que l'arrêt des négociations était « l'option la plus probable ». Mais est-ce vraiment possible ?"

Source : Le Point

Pour menacer sérieusement d'arrêter les négociations, il faudrait annoncer que la France est prête à sortir de l'Union Européenne en cas de signature de Tafta par la commission. AC

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:18

  Publié par El Diablo

HAUTE-LOIRE : la CGT-ÉNERGIE 43 revendique la coupure d’alimentation de fibre optique sur Brives-Charensac et motive son action [communiqué]

Le Puy en Velay, le 04 Mai 2016

Communiqué de PRESSE

Depuis huit semaines nous agissons contre la loi travail et depuis des mois contre la privatisation et le démantèlement de nos entreprises de service public. Le dialogue social n’a jamais été aussi inexistant, et l’information au citoyen autant déformée. Nous n’avons plus de solution pour nous faire entendre et vous informer sur le désastre financier que préparent les directions des IEG (Industries Électriques et Gazières NDLR) avec l’aide du gouvernement.

Jusqu’où sommes-nous prêts, nous citoyens, à accepter cette déliquescence ? C’est pourquoi suite à l’action, la commission exécutive du syndicat CGT Energie43, revendique la coupure d’alimentation de fibre optique sur Brives-Charensac le mardi 3 mai 2016.

Explications…

Vous avez dit : « EDF serait en faillite »

Cette année 2016, il y a 70 ans que la nationalisation d’EDF a mis à disposition de notre pays, un modèle économique basé sur une architecture d’entreprise intégrée (production, transport, distribution) permettant de répondre aux besoins énergétiques de la nation.

L’entreprise avec son personnel a relevé avec succès tous les défis jusqu’au début des années 2000, date de l’ouverture à la concurrence du secteur et de la privatisation de l’entreprise.

Depuis, le libéralisme économique avec à sa tête l’Europe d’un côté et le gouvernement français de l’autre agissent méthodiquement pour détruire ce modèle quelles qu’en soient les conséquences aussi bien pour le développement industriel de notre pays que pour l’intérêt général.

 C’est la lecture que fait la CGT de l’énergie, des différentes annonces sur la situation financière difficile que rencontre EDF et le plan d’économie et de suppression d’emplois qui en résulteraient.

Nous entendons informer, éclairer les salariés, la population de notre pays, sur les causes et les responsables de cette situation et appeler les usagers et les citoyens à se mobiliser contre la casse de leur bien commun et à soutenir la mise en œuvre d’un véritable projet industriel pour le secteur énergétique et le service public.

Les représentants du personnel au comité central d’entreprise d’EDF SA ont lancé une alerte économique dès décembre 2015 afin de disposer de tous les éléments d’analyse. Le constat qui en ressort est édifiant :

- Absence totale d’orientations stratégiques tant au niveau de la direction d’EDF que du gouvernement sur un secteur vital pour l’intérêt général.

Ensemble de mesures qui impose des obligations financières et qui en même temps prive EDF de ses ressources à savoir :

- Rachat de la partie réacteur d’AREVA, 2,5 Milliards d’euros

- Versement de dividendes à l’état 2,3 Mds d’euro par an. Depuis le début des années 2000 EDF a versé en cumulé de l’ordre de 30 Mds à l’état, il faut se rappeler qu’avant la privatisation, le statut d’EPIC conduisait EDF à équilibrer ses comptes et à ne pas faire de bénéfice.

- Engagement dans un projet HINKLEY POINT C incertain en Angleterre, sans que l’on ait de retour d’expérience complet sur la construction de l’EPR de Flamanville et pour un coût de 22 Mds d’euro.

- Libéralisation du secteur de l’énergie, ouverture à la concurrence des marchés d’entreprises et collectivités locales. A ce sujet, comment interpréter le fait qu’ERDF filiale à 100% d’EDF achète son courant à Direct Energie sinon pour obéir à des stratégies de casse d’EDF.

- Vente d’actifs pour dégager du cash et en particulier le réseau de transport RTE ce qui est inacceptable pour la CGT ne serait-ce que par son caractère stratégique. Comment se priver du moyen de transport de l’énergie qu’on produit et de le livrer au privé qui aura la main mise sur les prix du transport.

- Plafonnement de la production nucléaire, loi Nome, intégration anarchique des ENR sans corrélation avec les besoins et obligation d’achat à plus de 5 fois le prix du marché payé par la population via la CSPE.

- Fermeture des centrales thermique à flamme Porcheville et Cordemais (3800 MW) uniquement pour des raisons financières et Européennes.

- Duplicité complète de l’Europe qui prétend vouloir lutter contre le réchauffement climatique mais qui casse le secteur électrique et met en demeure la France et EDF d’abandonner le secteur Hydraulique et d’ouvrir les concessions à la concurrence.

- Suppression annoncée de 4300 emplois dans les fonctions support recherche commerce qui hypothèque le développement et l’avenir de l’entreprise.

- Etc.

Alors oui, si EDF est en faillite, c’est voulu et organisée par les pouvoirs publics et l’Europe libérale.

La CGT n’acceptera pas cette situation.

Pour La Commission Exécutive du Syndicat CGT Energie43 

Site internet:

CE QU'ÉCRIT LA PRESSE LOCALE :

HAUTE-LOIRE : la CGT-ÉNERGIE 43 revendique la coupure d’alimentation de fibre optique sur Brives-Charensac et motive son action [communiqué]

Coupure de réseau mardi : la CGT Energie revendique, le parquet poursuit

Coupure de réseau mardi : la CGT Energie revendique, le parquet poursuit

La commission exécutive du syndicat CGT énergie en Haute-Loire vient de revendiquer dans un communiqué la coupure de l'alimentation de fibre optique sur Brives-Charensac, le mardi 3 mai. Nous av...

http://www.leveil.fr/faits-divers/Coupure-de-reseau-mardi-la-CGT-Energie-revendique-le-parquet-poursuit-109069

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 05:29

"La nouvelle mouture du règlement des différends entre investisseurs et État n’est pas plus compatible avec les droits humains que la précédente, selon un expert de l’ONU. Le règlement privé ou semi-privé des différends entre les investisseurs et les États ne rend pas service à la démocratie, à l’état de droit et aux droits de l’homme, a affirmé un expert de l’ONU, Alfred de Zayas. Auditionné par la commission des affaires légales et des droits de l’homme du Conseil de l’Europe le 19 avril, l’expert indépendant sur la promotion d’un ordre international démocratique et équitable a appelé à ce que ce type de mécanisme soit exclu de tout futur accord de libre-échange. « Le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) existant doit être abandonné et aucun nouveau traité d’investissement ne devrait contenir des dispositions sur la privatisation ou semi-privatisation du règlement des différends.», a-t-il déclaré."

Source : Euractiv

Lu sur les-crises.fr

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 10:13

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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