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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 22:14
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
Seine-Maritime - Retrait de la Loi Travail - Appel unitaire - Mobilisations sur les lieux de travail - Rassemblements - Grève interprofessionnelle 28 Avril.
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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 07:55

Adieu démocratie, bonjour CETA?

2Who-needs-parliaments-copyde Felix Heilmann

Dans une vraie démocratie c’est le parlement qui a le dernier mot sur toutes les décisions importantes. Mais il semble que ce ne soit pas valable en ce qui concerne les accords de libre-échange : une clause du CETA permettrait à une grande partie de ceux-ci d’entrer en vigueur sans l’accord des parlements, notammment le fort contesté Règlement des Différends entre Investisseurs et États (ISDS).

En ce moment, les dirigeants européens préparent en secret l’entrée en vigueur du CETA par une porte dérobée qui permettra au CETA d’entrer en vigueur dès lors que le Conseil de l’Union européenne – mais non les parlements nationaux – aura donné son accord, porte dérobée qui a récemment été décrite par le Ministère des Affaires économiques allemand comme “parfaitement démocratique”.

Vous pensez qu’on ne peut pas faire pire? Tenez-vous bien! Grâce à une phrase, cachée quelque part à la page 228 de l’accord, les états membres de l’Union pourraient être attaqués en justice par des sociétés, même s’ils ont voté contre l’accord. Et ce pour une durée de trois an pleins! L’article 30.8 du CETA établit que les recours ISDS pourront continuer à être soumis pendant trois ans pleins à compter de la date de la suspension ou de fin de l’accord.

Regardons l’ensemble du tableau: les dirigeants sont actuellement en train de préparer la mise en oeuvre “provisoire” du CETA. Cela signifie que “probablement 95 pour cent” – selon Steve Verheul négociateur en chef pour le Canada – en entrera en vigueur quand 15 des 28 gouvernements des Etats membres auront donné leur accord. Ces 95 pour cent incluent les contentieux avec les sociétés privées, comme l’a admis Bernd Lange, président du comité du Parlement européen sur le commerce international.
En bref, ni le Parlement européen, ni aucun des parlements nationaux n’auraient à donner leur accord pour que le CETA entre en vigueur !

Une fois mis en application provisoire, l’accord pourrait rester indéfiniment en vigueur sans être débattu par les parlements, car il n’y aurait pas de date butoir en ce qui concerne les votes par les parlements nationaux (lesquels conditionnnent son application complète).

Pire encore ! Même si un parlement d’Etat membre décidait de rejeter le CETA, l’Union n’aurait pas l’obligation légale de sortir du traité, comme le reconnaît le comité scientifique du Parlement allemand. Sortir du traité requérerait un vote du Conseil, qui n’est pas tenu par les décisions parlementaires – la décision démocratique de vos parlements ne l’emporterait pas.

Même en supposant que les dirigeants européens écoutent les élus (ce qui devrait se faire en démocratie) et choisissent de suspendre le traité, les états européens – merci la petite phrase de la page 228 – pourraient, dans les trois ans qui suivent, faire l’objet de procès intentés par des sociétés privées. Un exemple choquant de ce à quoi cela peut conduire : en 2014, la Russie a été obligée de payer 50 milliards de dollards à la suite d’un procès ISDS rendu possible par un traité mis en vigueur provisoirement et qu’elle avait d’ailleurs décider de quitter en 2009. A cause d’une clause comparable à celle que l’on peut trouver dans le CETA, la Russie a bien été forcée de payer.

Résumons-nous : suite à sa mise en oeuvre provisoire, un accord ayant de terribles conséquences pour notre démocratie va entrer en vigueur sans aucun débat au sein d’une institution démocratiquement élue – et même si l’accord venait éventuellement à être suspendu, ses clauses les plus nuisibles demeureraient en vigueur.


Photo originale: Wikipedia

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 22:27

L’appétit gargantuesque et toujours plus important du Capital compresse toujours plus le monde du Travail et lui impose des régressions sans précédent. Ainsi les lois Macron, Rebsamen, maintenant El Khomri – pour ne citer que ces noms –, dans la continuité des politiques des précédents gouvernements depuis des décennies, s’inscrivent dans ce plan organisé de pillage des richesses produites par le seul Travail.

Seulement, si aucun gouvernement et même parti institutionnel ne s’oppose au diktat du Capital, il est en train de se passer quelque chose de subversif pour le système capitaliste : le Travail est en train de prendre conscience du fait qu’il est seul créateur de richesses et que cela lui octroie une légitimité politique. Cette affirmation politique du point de vue du Travail peut faire sauter de nombreux verrous mis en place par le Capital depuis des décennies.

Le combat qui est en train de se mener avec des manifestations et rassemblements toujours plus massifs pour le retrait de la « loi travail » commence à montrer ces réels enjeux ; et à moins que le monde du Travail ne rentre dans ses chaumières comme si de rien n’était, le combat va très vite prendre une tournure plus politique : se libérer totalement de la domination du Capital. Pour cela, et dans un premier temps, le Travail va devoir dynamiter les deux principaux verrous indispensables à son émancipation, l’Union européenne et la privatisation de la dette dite « publique ».

 

La « loi travail » dans le plan de bataille du Capital

Alors que l’humiliation grecque battait son plein en juillet dernier, un texte inaperçu visant la France allait engendrer une fameuse loi qui allait prendre le nom d’El Khomri. L’ironie du sort est que ce texte a été publié un 14 juillet 2015 au JO de l’UE ! Comme pour beaucoup de lois, les « pantins » français n’ont qu’à s’exécuter…

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

(…)

RECOMMANDE que la France s’attache, au cours de la période 2015-2016, à :

(…)

6. réformer le droit du travail afin d’inciter davantage les employeurs à embaucher en contrats à durée indéterminée ; faciliter, au niveau des entreprises et des branches, les dérogations aux dispositions juridiques générales, notamment en ce qui concerne l’organisation du temps de travail ; réformer la loi portant création des accords de maintien de l’emploi d’ici à la fin de 2015 en vue d’accroître leur utilisation par les entreprises ; entreprendre, en concertation avec les partenaires sociaux et conformément aux pratiques nationales, une réforme du système d’assurance chômage afin d’en rétablir la soutenabilité budgétaire et d’encourager davantage le retour au travail.

Extrait du journal officiel de l’Union européenne (2015/C 272/14)

On appréciera aussi « réformer (…) le processus de formation des salaires pour que ceux-ci évoluent au même rythme que la productivité » et bien d’autres bonnes paroles !

Finalement la situation française pourrait ressembler à celle grecque, ce qui pourrait entraîner les foudres de cette Europe du Capital. Cette loi El Khomri est-elle faite uniquement pour satisfaire le MEDEF ou y aurait-il une autre raison ?

Quand un pays ne respecte pas les critères de Maastricht – notamment un déficit public inférieur à 3 % du PIB –, il risque une amende salée. Et en 2016, nous ne sommes plus que cinq dans ce cas avec le Portugal, l’Italie, la Bulgarie, et la Croatie – contre 15 en 2009. Pour la France, la sanction pour non-respect des recommandations des sages européens pourrait atteindre entre 0,2 % et 0,5 % du PIB, soit environ 10 milliards d’euros !

Souvenons-nous aussi, après les attentats de novembre, le président Hollande décide de créer des postes dans la police et la gendarmerie en assumant le surcroît de dépenses tout en déclarant que « Le pacte de sécurité l’emporte sur le pacte de stabilité » ! Ajouté à cela un État d’urgence qui deviendrait permanent, ce renforcement sécuritaire sans doute plus dans l’objectif de calmer les réactions de plus en plus violentes du monde du Travail se paie auprès de Bruxelles… Sans parler de la politique guerrière pour soutenir l’impérialisme américain qui, elle, ne génère jamais trop de déficits publics !

Vue sous cet angle, la bataille à mener pour le retrait de la « loi travail » n’a aucune analogie avec le retrait du CPE – ce que certains pensent – et nécessite bien plus que des banderoles « Sénateurs ne votez pas cette loi ! ». Cette bataille passera par un véritable pied de nez aux institutions européennes avec notamment des répercussions importantes sur les remboursements de la dette à un Capital en colère.

Revendiquer le retrait de cette loi en restant dans ce cadre, coûterait au peuple français plusieurs dizaines de milliards d’euros, qu’il nous faudrait en plus emprunter ! Finalement, le monde du Travail pourrait vite comprendre que limiter le combat au seul retrait de cette loi serait sans intérêt pour lui ; une seule issue favorable apparaît donc inéluctable : sortir de cet asservissement au Capital en rejetant ses institutions et son chantage permanent à la dette. L’enjeu est de taille, mais la période semble favorable pour avancer dans ce sens.

À contrario, l’exemple grec avec A. Tsipras qui s’est cantonné à rester dans le cadre européen du Capital a eu des conséquences encore plus dramatiques pour son peuple humilié. On dirait que c’est notre tour : allons-nous décider collectivement de sortir de ce cadre mortifère et sans-issu ?

L’Union européenne ou l’asservissement des nations

Depuis la Libération, où un compromis entre le Capital et le Travail a été gagné par le monde du Travail – depuis des dizaines d’années, le monde du Travail pouvait faire varier le curseur en fonction du rapport de force qu’il pouvait montrer –, le Capital s’est organisé pour verrouiller toute prétention légitime du Travail afin de protéger, et d’assurer sa domination ; car ce n’est pas que de richesses qu’il rêve, mais de domination éternelle. Ainsi virent le jour des institutions purement créées par et pour le Capital, avec, par exemple : la primauté de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’Union européenne.

Le but était simple : retirer toute souveraineté aux peuples d’Europe en y substituant progressivement une institution supranationale permettant à quelques dirigeants représentant les puissances du Capital de dicter à la lettre les lois et budgets aux nations totalement asservies. Et nous y sommes ! Le peuple français a perdu entièrement – ou presque – sa souveraineté. Comme ses voisins européens, il ne maîtrise plus de monnaie, plus de budget, plus ses lois. Seule perdure une farce pour entretenir l’illusion démocratique avec de mauvais comédiens pour lesquels le Travail serait condamné à élire régulièrement. Ainsi, en 2012 où une « chèvre » aurait gagné face à Sarkozy, nous avons hérité d’un Hollande qui passe toute son énergie à n’être rien !

Toujours dans cette farce, les mauvais comédiens Macron, Rebsamen, El Khomri [etc.] ne sont là que pour donner des noms aux lois que les institutions du Capital – ici l’UE – leur imposent d’écrire. Pas besoin de chercher bien loin pour mettre à jour cette farce : en 2005, quand le peuple français dit « NON », on fait quand même ; ce qui est peut-être moins humiliant que de revoter jusqu’à ce que le « OUI » passe ! Et d’élection en élection, une minorité vote pour des « pantins », ne représentant rien et ne respectant jamais ce pour quoi ils ont été élus. Et tous les partis institutionnels – c’est-à-dire reconnus légitimes par le Capital et participant à la farce – en portent une grande responsabilité.

La situation grecque – et l’avènement de SYRIZA qui avait suscité un espoir bien au-delà des frontières grecques –, il y a un an, est éloquente et a fait apparaître au grand jour le véritable visage des institutions européennes. Et si la complicité française de cette volonté d’humiliation du peuple grec nous avait fait réagir, il semblerait que maintenant ce soit la France qui soit sous les projecteurs de l’Union européenne ! Curieusement, on pourrait croire que de l’intérieur, nous ne nous en rendions pas compte…

Privatisation de la dette, le coup du siècle !

Au même moment que les institutions européennes commençaient à s’affirmer, le Capital allait mettre en place le coup du siècle. Mieux que des institutions pour asservir les peuples – mais cela s’ajoute ! –, il se devait d’être le seul à tenir les cordons de la bourse pour financer les besoins des Nations.

Une pierre, deux coups ! Non seulement le Capital allait dominer les Nations sous forme de chantage à la dette qu’il osera qualifier de « publique », mais en plus il allait se gaver sur les intérêts énormes que les peuples devront rembourser sans fin.

C’est le 3 janvier 1973, que Georges Pompidou et son ministre des Finances Valéry Giscard d’Estaing font passer une loi interdisant à la banque centrale de prêter au Trésor public, c’est-à-dire à l’État. Jusqu’à il y a plus de 40 ans, la Banque de France avait comme mission de financer les besoins de la Nation (investissements, politique industrielle, éducation…). Elle le faisait dans une logique de politique publique permettant ainsi des financements anticipant l’équilibre budgétaire et basé sur les richesses créées chaque année au niveau national. La banque de France créait la monnaie et prêtait cet argent à l’État, aux entreprises publiques et nationalisées, sans intérêts ou proche de l’inflation.

Après cette loi, chaque franc emprunté le sera dans les banques privées : cela fait maintenant plus de 40 ans que l’État est sous la coupe exclusive des marchés financiers, que la création monétaire a été privatisée et que le déclin de la puissance publique fut engagé, annihilant progressivement la souveraineté populaire.

La création de la dette n’est donc rien d’autre qu’un choix économique et politique conscient effectué par la bourgeoisie. La dette de l’État dépasse aujourd’hui les 2000 milliards d’euros avec un poids des intérêts à rembourser aux banques privées augmentant d’année en année.

Entre 1980 et 2008, l’État a versé 1142 milliards d’euros d’intérêts aux marchés financiers, le hold-up du millénaire ! Le Capital vient de s’assurer une rente pour des dizaines d’années… Car qui pourrait croire qu’il laisserait faire une baisse du poids de la dette et des intérêts qui lui reviennent annuellement ?

Un seul leitmotiv de nos mauvais comédiens : baisser le déficit public à moins de 3 % du PIB – aujourd’hui il a baissé de 0,5 % en 2015 et correspond à 3,5 % du PIB de 2015, soit 77,4 milliards d’euros – ce qui est dérisoire par rapport à la dette publique qui avoisine elle 2 100 milliards d’euros, soit 95,7 % du PIB de 2015.

On voit bien la volonté politique de comprimer les dépenses réellement publiques sous couvert de maîtrise d’une dette qui ne peut que croître, +0,4 % en 2015 ; mais ce n’est pas l’objectif, le Capital veut de plus en plus d’intérêts à piller… qu’on se doit en plus de « renégocier » avec lui régulièrement en faisant le bon élève auprès des agences de notations ! Autrement dit, en 2016, si on veut que le Capital soit compréhensif dans le remboursement d’une dette qui représente presque toute la valeur que les Français créent sur une année, il va falloir être bien docile, et la « loi travail » fait partie du lot… Un cercle vicieux sans fin qui nous emprisonnerait avec des chaînes toujours plus lourdes !

Si on voit que le déficit public pourrait se résorber facilement – rien que le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, CICE, coûte à l’État français 20 milliards d’euros par an –, le sujet de la dette ne pourra jamais se résoudre. D’ailleurs, allons-nous confier la résolution du problème à ceux qui l’ont créé ? De toute façon, à partir du moment qu’il faut emprunter au Capital pour rembourser les intérêts qu’on lui doit, la question de l’annulation de la dette – largement remboursée en plus – apparaît comme la seule issue possible et favorable pour le Travail.

Le point de vue révolutionnaire doit maintenant construire son programme

Si l’émotion est le propre de chaque être humain, l’histoire récente montre que les réactions en masse et à l’émotion brouillent les réflexions et empêchent de prendre le recul nécessaire aux prises de décisions. De « je suis Charlie », à la colère légitime des manifestations d’aujourd’hui, les masses se rassemblent, mais cela ne peut être une fin en soi, une raison suffisante.

Toutes ces émotions bien légitimes ne peuvent être le seul guide des masses, car lorsqu’elles passent, tout s’évapore, le mouvement s’éteint aussi vite qu’il a commencé. Aujourd’hui, le point de vue révolutionnaire, c’est-à-dire celui qui vise à changer la société, à se débarrasser du Capital, du Parasite, celui qui vise à redonner au Travail la maîtrise de toute la valeur qu’il est le seul à créer, est le seul à pouvoir rassembler. Si la colère peut-être un vecteur, le rassemblement ne peut se faire que sur un programme politique décidé collectivement et démocratiquement.

Dit autrement, ce n’est pas parce qu’il y a masse et qu’il y a émotion qu’il y a révolution ! Pour que le Travail s’assume politiquement comme seul créateur de richesses, qu’il prenne tout, de la gestion des entreprises dont il aura la propriété d’usage à l’ensemble de la valeur créée, il faut que tout un chacun fasse de la politique, qu’il participe à la définition collective et démocratique du programme politique révolutionnaire que nous devrons suivre tout en évitant la division du monde du Travail.

Maintenant les rapports Capital/Travail ont changé : le Capital a décidé de rompre avec toute idée de compromis avec le Travail ; il a décidé qu’il serait le seul à bouger le curseur. Cet aspect politique que le monde du Travail est en train d’admettre va réveiller de nouvelles questions par exemple : quid d’une « Europe sociale » dans ces conditions ? Pire, si pour certains, les anciens rapports Capital/Travail – le compromis historique – pouvaient légitimer la domination du Capital, maintenant plus personne ou presque ne peut défendre cette idée-là.

Et si le Capital n’a plus de légitimité à diriger, le Travail – et c’est l’aspect subversif de la période – ne se posera plus en porteur de revendications auprès de son dominant – tout en assumant d’être dominé –, mais écrasera définitivement le Capital et deviendra le seul légitime à diriger l’ensemble de la société. Le combat actuel ne peut prendre qu’une direction : tout prendre !

Maintenant qu’il y a masse, faisons de la politique, débattons de la fin du compromis historique Capital/Travail, de la sortie de l’Union européenne, de l’annulation de la dette dite « publique », débattons de la direction des entreprises, de la propriété d’usage, de la valeur que nous sommes les seuls à créer, du salaire à vie, de la fermeture de la bourse de Paris, de la souveraineté de notre peuple… Nous n’avons plus d’autre choix que de tout prendre ! Toutes ces questions doivent bouillonner dans nos têtes et être les vrais guides de nos actions. La période est propice au développement du point de vue révolutionnaire, nous pouvons avancer dans bien des domaines sur ces questions.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 13:38

Communiqué du syndicat des cheminots de Béziers

Tract distribué

Tract distribué

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 11:16
 

Confronté à l’aggravation inévitable de la crise systémique du capitalisme et alors que la fuite en avant dans une pression euro-austéritaire toujours plus dure contre les travailleurs ne peut qu’alimenter la déflation pour préserver à court terme les profits de la classe capitaliste, la Banque Centrale Européenne poursuit sa politique dite d’Assouplissement Monétaire

L’assouplissement quantitatif ou « l’hélicoptère monétaire » pour les banques privées

 Les traités européens fixent un unique objectif à la Banque Centrale Européenne (BCE), c’est à dire à l’Euro : la stabilité des prix. C’est à dire de protéger à tout prix le Capital de l’inflation. Ils fixent également un tabou : le financement direct du budget des États qui sont donc obligés de financer leurs déficits auprès des banques privées, c’est à dire des banques détenues par la classe capitaliste. Ces même banques privées que les Etats ont du sauver en s’endettant très lourdement. Ces dernières ont donc avec la Banque Centrale Européenne le monopole de la création monétaire

Confrontée à la stagflation voire la déflation des prix au sein de la zone euro, et afin de lutter contre la spirale dépressionniste de la crise systémique du capitalisme, la Banque Centrale Européenne (BCE) s’est lancée en 2015 dans une politique dite d’assouplissement quantitatif, c’est à dire de rachat massifs d’actifs publics et privés. Car la BCE comme toutes les banques centrales a le pouvoir de créer de la monnaie. C’est même l’une de ses fonction essentielle. Mais ce qu’il faut bien avoir en tête c’est que ces rachats d’actifs se font auprès des banques privées, puisque l’Euro interdit aux banques centrales l’achat direct de titres de dettes publiques d’état sur le marché primaire. La BCE (ou plutôt les différentes banques centrales nationales) achètent donc massivement des titres de dettes publiques ainsi que des titres privés sur le marché secondaire auprès des banques privées, ces dernières réalisant au passage probablement de confortables bénéfices. Pour ce faire, 60 milliards d’actifs (40 milliards de dette publiques et 20 milliards de dette privée) doivent être rachetés chaque mois jusqu’en septembre 2016. Il s’agit en fait d’une injection massive de liquidités dans le système financier – plus de 50% du PIB annuel d’un pays comme la France – profitant directement aux banques privées. Pour reprendre l’image de l’économiste libéral Friedman, c’est comme si la Banque Centrale Européenne avait envoyé une flotte d’hélicoptères déverser une pluie de billets directement sur les banques privées. Pour fixer les idées, 60 milliards d’euros par mois, cela représente :

  • 838 canadairs C145 vidant leurs soutes remplis de billets de 10€
  • de quoi recouvrir une surface de 7000 terrains de foot
  • ou de remplir une pile de conteneurs remplis de billets de 10€ plus haute que la tour Eiffel
  •  ou une fois mis bout à bout une distance de 762000 km permettant de faire 19 fois le tour de la Terre.
  • Si ces 60 millards d’euro étaient donnés directement à chacun des 340 millions d’habitants de la zone euro, chacun toucherait chaque mois un chèque de 176€
  • 60 milliards d’euros, c’est presque trois fois le montant des prêts annuels accordés par la Troika UE BCE FMI avec le 3e memorandum grec
  • et c’est plus que le déficit budgétaire annuel d’un pays comme la France et deux fois la charge des intérêts de la dette de l’Etat français.
 

De façon implacable, cette création d’énormes quantités d’argent n’a servi qu’à alimenter la spéculation capitaliste et les profits des monopoles bancaires de la classe capitaliste. Logique puisque c’est le but de l’Union Européenne et de l’Euro. Les travailleurs contraint à l’euro austérité salariale n’auront eu droit pour leur part qu’à la poursuite de l’augmentation du chômage et la baisse des salaires directs et indirects. Après un an de ce régime et alors que les prix sont tirés vers le bas par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières, le risque de déflation est toujours le même en février 2016, les prix au sein de la zone euro avaient continué de reculer de 0,2% et le chômage continue de monter jetant des millions et millions de travailleurs à travers l’Europe dans la misère la plus terrible.

Sortir de l’Euro pour s’en sortir : pour le contrôle souverain de la monnaie par les travailleurs au service des travailleurs

france ue carcan euro marianneCe que cet « assouplissement quantitatif » démontre, c’est que de l’argent, des marges de manœuvre, contrairement à ce que répètent à l’envie les ultra libéraux du PS, du FN ou des LR ainsi que leurs chiens de gardes médiatiques, il y en a. Et le peuple n’est pas condamné à l’euro austérité sans fin qui lui est imposé au nom de l’Union Européenne et sous la contrainte de l’Euro. Les peuples, à condition de sortir de l’Union Européenne et de l’Euro et d’imposer le pouvoir démocratique de la classe des travailleurs peuvent construire une alternative de progrès social.

La France, via la Banque de France, est actionnaire à 14% de la banque centrale européenne. Si nous n’étions pas dans l’euro et en faisant l’hypothèse que la Banque de France soit sous le contrôle des travailleurs et qu’elle mène une politique d’assouplissement quantitatif de la même ampleur que celle menée actuellement par la BCE, mais non pas au service des monopoles capitalistes, mais au contraire au service de la classe des travailleurs, elle mettrait à disposition du gouvernement français en 2016 101 milliards d’euros. 101 milliards d’euros c’est une force budgétaire importante, significative. Cela représente 3600€ pour chacun des 28 millions de foyers français ou 8 fois le « trou » de la sécurité sociale.

Sachant que le montant total moyen du salaire annuel moyen dans l’industrie et les service en France est d’environ 34 000 € (d’après Eurostat), cela représente le montant des salaires de près de 3 millions d’emplois ! A comparer au 3,5 millions de chômeurs en catégorie A qui pointe à Pôle emplois. Si – dopées par la BCE – les monopoles bancaires ont affiché des bénéfices records (on parlerait de plus de 11 milliards d’euros pour les 10 premières banques européennes rien qu’au second trimestre 2015) le chômage a continué d’exploser en France. La preuve que la Banque Centrale Européenne est une arme servant à remplir les poches de l’oligarchie capitaliste en faisant celles des travailleurs.

Les médias du Capital, le parti unique capitaliste dans ses différentes tendances (du PS au FN) prétendent qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité, aux « réformes structurelles » imposées par l’Union Européenne pour renforcer l’exploitation capitaliste et remplir les coffres des milliardaires. Ce n’est pas vrai.

En sortant de l’UE et de l’Euro par la porte du progrès social et démocratie, comme le proposent les militants franchement communistes du PRCF, celle confiant le pouvoir et la souveraineté monétaire non pas à la dictature de la classe capitaliste mais au peuple c’est à dire à la classe des travailleurs, il serait dont possible de mettre fin immédiatement à l’austérité, de diminuer rapidement et drastiquement le chômage car l’Etat recouvrerait immédiatement les marges budgétaires utiles au financement d’une économie tournée non pas vers la spéculation et les profits exclusifs de la classe capitaliste, mais vers la satisfaction des besoins des travailleurs.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/bce-donne-dizaines-de-milliards-deuros-aux-banques-privees/

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:18

LE MONDE |

 

image: http://s2.lemde.fr/image/2016/04/14/534x0/4902339_6_423a_seance-du-parlement-europeen-le-8-mars-a_65590618d0509e12b4aba270b6d5d01e.jpg

Séance du Parlement européen, le 8 mars, à Strasbourg.

La directive européenne sur la protection du secret des affaires a été adoptée à une large majorité, jeudi 14 avril, par le Parlement européen, au grand dam de certains élus, de journalistes, de lanceurs d’alerte, d’organisations non gouvernementales (ONG) et de syndicalistes, échaudés par le scandale des « Panama papers ».

De fait, le texte n’aurait sans doute pas connu la publicité actuelle sans la récente publication de millions de documents confidentiels détaillant des informations sur des sociétés offshore et sur leurs actionnaires.

Il avait déjà reçu le feu vert du Conseil européen – les vingt-huit pays membres de l’Union européenne. Il devra désormais être traduit dans les législations nationales d’ici à deux ans.[...] 

Cliquez sur lien ci-dessous pour lire l'intégralité de l'article


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/14/le-parlement-europeen-adopte-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4902340_3234.html#JWk1xXSURC11wui7.99

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 22:02
Chroniques Bruxelloises

par · 15 avril 2016

Les responsables de l’Union européenne semblent être passés en mode « panique » depuis le référendum néerlandais du 6 avril. C’est le sentiment que donnent plusieurs rencontres ces derniers jours à Bruxelles. En témoignent aussi les déclarations multiples, de Martin Schultz le président « socialiste » du Parlement européen aux commissaires européens, qui désormais appellent ouvertement l’UE à entrer dans la « post-Démocratie », c’est à dire un système où l’on ne demande plus son avis aux peuples[1]. Baste, cela se comprend, les peuples pourraient leur donner tort ! Comme aux Pays-Bas, par exemple, où les électeurs ont rejeté massivement le traité entre l’Union européenne et l’Ukraine. Mais, on voit bien que ce qui occupe désormais l’esprit de ces « responsables », c’est le référendum britannique du mois de juin prochain. La perspective du « Brexit » plonge ces dits « responsables » dans les affres de l’effroi. On comprend mieux les enjeux si l’on pense aux débats qui se déroulent aujourd’hui sur le futur de l’Euro. La crise de l’Euro va faire un retour remarqué sur la scène politique européenne d’ici cet été. D’ailleurs c’est bien de l’Euro qu’il est (indirectement) question avec le Brexit. On voit bien que les britanniques sont aujourd’hui inquiets de l’évolution politique de l’Union, mais cette évolution politique est impulsée par l’aiguillon de la crise de l’Euro.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 22:06

« Le référendum n’est pas un instrument approprié pour résoudre des questions complexes en démocratie parlementaire. Si vous voulez que l’Europe s’effondre, il ne faut qu’organiser plus de référendums», a expliqué le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn au journal Hannoversche Allgemeine vendredi 8 avril, quelques jours après que 61% se sont prononcés pour dire «non» à l’accord d’association entre le bloc des 28 Etats-membres et l’Ukraine.


Lu sur https://francais.rt.com/international/18941-luxembourg-referendum-paysbas-ukraine

La France a, depuis juin 2015, ratifié l'accord d'association entre l'Ukraine et l'Union Européenne. 

Sans référendum.

La France ratifie l'accord d'association entre l'Ukraine et l'EU
Publication:
 

INTERNATIONAL - La France est devenue le dix-neuvième Etat membre européen à ratifier l'accord d'association entre l'Union européenne, la Communauté européenne de l'énergie atomique et l'Ukraine. Après le Sénat, qui a adopté le projet de loi en mai, c'est l'Assemblée Nationale française qui a voté hier, jeudi 25 juin, la ratification de l'accord d'association, achevant ainsi le processus de ratification par la France.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 23:20

Déterminés contre la loi Travail.  Ils ont affirmé leur résolution à ne rien lâcher : "Ni amendable, ni négociable, Retrait, Retrait de la loi Travail" !  C'était le slogan le plus souvent repris par les manifestants.  Des milliers à Rouen, des milliers au Havre, des centaines à Dieppe, environ 150 à Elbeuf malgré une pluie battante et un froid glacial. Les manifestants s'en prenaient aussi à la précarité généralisée : "La précarité, c'est pas un métier" lisait-on sur une pancarte.  La diversité de l'opposition à la loi El Khomri s'affichait ainsi dans les rues des villes de Seine-Maritime.  Des politiques : PCF et JC, NPA.  Et surtout des drapeaux CGT très nombreux, Solidaires et FO, des banderoles étudiantes et lycéennes, et aussi beaucoup d'autres.  Vu aussi des élus PCF au Havre.  Moins de lycéens et étudiants qu'aux derniers défilés:  nous sommes en pleines vacances solaires et il est plus difficile de mobiliser hors lycée.  Ils reviendront les semaines prochaines.  Surtout si la police, très présente en fin de parcours, s'ingénie à les provoquer. Les prochaines étapes seront cruciales.  Dans les entreprises, sur les marchés, les militants continueront de convaincre pour que le mouvement s'élargisse davantage.  Comme dans cette entreprise de Rhenus Logistics à Caudebec les Elbeuf, le 31 mars.  Ils ont été 98% à faire grève et à bloquer l'entreprise pendant toute la journée.

A l'issue de la manifestation, les "Nuits debout" s'installaient sur la place de l'Hôtel de Ville. Des banderoles sont déployées : "Réécrivons la constitution" - " Quand l'injustice devient loi, l'insurrection est un devoir!" ... C'était très pacifique et bon enfant. Les CRS ont chargé pour les chasser.  On peut raisonnablement pensé que c'est à la demande de la Ville de Rouen, maire socialiste, et de la préfecture, qu'ils ont été délogés.  Dès que les CRS eurent chassé les manifestants, la municipalité de Rouen a fait détruire les campements provisoires.  Un peu plus tard les "Nuits Debout" sont revenus, sans campement ...

Manifestation à Rouen le 9 avril.  Trempés comme des soupes mais déterminés.

Manifestation à Rouen le 9 avril. Trempés comme des soupes mais déterminés.

Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.
Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.
Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.
Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.
Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.
Manifestations.  Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.

Manifestations. Rouen-Elbeuf le 9 avril 2016.

Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".
Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".
Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".
Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".
Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".

Les CRS investissent la place de l'Hôtel de Ville - La municipalité fait détruire les campements de "Nuit Debout".

Voir plus sur Normandie actu.

Rouen, Le Havre... Ce samedi 9 avril encore, les manifestants sont descendus dans les rues pour une nouvelle journée de mobilisation nationale contre la loi Travail de Myriam El Khomeri 

  • CL
  • Publié le 09/04/2016 | 16:58 sur Fr3 Normandie
 

La pluie n'a pas eu raison de la motivation des manifestants © Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte La pluie n'a pas eu raison de la motivation des manifestants

 

A Rouen, le cortège est parti de la place Clémenceau avant de ralier la place de l'Hôtel de Ville. 
Près de 1200 personnes sont venues gonfler les rangs pour cet énième journée de mobilisation. 
Représentants ou membres des principales organisations syndicalistes, étudiants, travailleurs, tous ont montré leur détermination contre la Loi Travail, malgré une pluie battante. 
Une "nuit debout" est prévue ce samedi soir, sur cette même place de l'Hôtel de ville. 

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte


Les Havrais aussi se sont rassemblés ce samedi après-midi, affichant les mêmes revendications que les Rouennais. 
Ils étaient près d'un millier à marcher dans le centre-ville.

© Emmanuelle Darcel

© Emmanuelle Darcel

 

Allez regarder les videos sur le site de Fr3 Normandie.  Il y avait du monde malgré la pluie !

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 13:15
400 PERSONNES BRAVENT LA PLUIE A DIEPPE ET LES NUITS DEBOUTS EN SEINE-MARITIME

sur le blog de l'UL CGT Dieppe

11 avr. 2016

Manif pluvieuse, Manif heureuse !Manif pluvieuse, Manif heureuse !

Manif pluvieuse, Manif heureuse !

SAMEDI 9 AVRIL MOBILISATION CONTRE LA LOI TRAVAIL

Samedi, ce sont plus de 400 manifestants qui ont bravé la pluie pour montrer leur détermination contre le projet de loi scélérate.

Une première un samedi depuis de longues années à Dieppe, qui plus est pendant les vacances scolaires et sous des trombes d'eau. La bonne mobilisation prouve, comme partout en France, une réelle détermination à ne pas laisser passer ce recul social sans précédent.

De nombreuses actions comme "la nuit debout" prennent forme dans tout le pays.

Dans notre département, les manifestants ont voulu l'installer sur deux places d'Hôtel de ville, au Havre et à Rouen.

Si la première c'est bien déroulée avec des débats et des échanges culturels, à Rouen la répression policière a empêché les organisateurs pacifistes de se rassembler.

Partout en France, la violence policière s’intensifie et particulièrement dans les villes de même couleur politique que le gouvernement, comme à Rouen, la preuve d'une réelle fébrilité et d'un manque cruel d'arguments pour convaincre, comme en attestent les divers balbutiements incompréhensibles de la ministre du travail dans ses interviews.

En attendant le 28 avril, date de la prochaine mobilisation, nous continuerons de mener des actions de sensibilisation contre cette réforme néfaste aux droits des travailleurs.

Ci-dessous le communiqué de la CGT:

 

Un samedi de mobilisation partout en France

Cette nouvelle journée de mobilisation, la première un samedi, depuis le début de la bataille pour le retrait du projet de loi travail, se situe en pleine période de congés scolaires.

Néanmoins, le nombre de manifestations recensées, plus de 200 montre que la détermination ne faiblit pas.

Ce samedi 9 avril aura permis à des milliers de citoyens et de salariés n’ayant pu se mobiliser jusque-là, de s’inscrire dans le mouvement pour le retrait de la loi et pour un code du travail du 21ème siècle.

Nul doute que la prochaine journée nationale d’action et de grève interprofessionnelle du 28 avril sera un nouveau temps fort.

D’ici le 28 avril et afin d’ancrer encore plus le mouvement dans les entreprises comme dans les territoires, toutes les formes d’actions et d’initiatives seront prises pour continuer à élargir le rapport de force.

Ainsi, nous obtiendrons le retrait de ce projet de loi régressif pour les salariés.

Ainsi, nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales, seules à même de créer de l’emploi et d’inverser la courbe du chômage.

Montreuil, le 9 Avril 2016

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