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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 04:22

"Le poids de l'industrie manufacturière dans l'économie française a été réduit de moitié entre 1970 et 2014 en dépit d'une forte augmentation de sa valeur ajoutée sur la période, selon une étude rendue publique mardi par l'Insee. Sur cette période, la valeur ajoutée de l'industrie manufacturière a été multipliée par 8,6 pour s'élever à 213,8 milliards d'euros en 2014, observe l'institut. Mais comme l'ensemble de l'économie a connu une croissance plus rapide durant ce laps de temps (avec une multiplication par 17,2), le poids du secteur manufacturier dans l'économie a décliné, passant de 22,3% en 1970 à 11,2% en 2014."

Source : CAPITAL

Sur le site Les-crises.fr

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 13:41

Tafta, Loi "Travail" :cet accord et cette loi sont élaborés pour les plus grands profits des multinationales, c'est-à-dire le capitalisme du XXIème siècle.  La prise de conscience grandit.

Les Français pensent à 68% que Tafta se fera au profit des entreprises américaines.  Et 48% estime qu'il constitue une menace pour les salariés.  Pourtant le silence est presque total sur cet accord inconnu du grand public et même des députés européens qui n'en connaissent qu'une infime partie ...  En réalité cet accord est le fruit de la volonté du capitalisme mondialisé, qu'il soit américain ou européen.  Et la commission européenne est à son service.

Et pour la loi Travail, il en est de même.  Les Français la refusent à 74% et parmi eux principalement, dans l'ordre, les chômeurs, les jeunes et les salariés ...  Ils pensent même à une large majorité que c'est aux entreprises qu'elle profitera.

De fait, la grande majorité des salariés et des Français accuse le système capitaliste.  Même si cela n'est pas formulé clairement.

Dans les deux cas, la crise est aigüe.  Les Français ne font confiance ni au gouvernement ni aux entreprises.  Et pour Tafta cela s'alourdit d'une crise de confiance dans l'Union européenne.  Il suffirait de peu de choses pour que le rejet de l'Union européenne grandisse encore davantage, pour peu que soit plus nombreuses les voix qui montrent combien la contre-réforme du travail est aussi le fruit des recommandations européennes et de la volonté commune des chefs d'Etat européens.  C'est dans le secret des salons bruxellois que ces derniers  commettent leurs forfaits.  Loin, loin de leurs peuples.

Mais le rejet de la loi "Travail" et de Tafta fait déjà peur à la commission de Bruxelles, aux politiques soutiens et acteurs de l'UE et aux patrons européens.

Oseront-ils passer en force ?  Qu'ils se méfient.  Ne croyaient-ils pas hier que la loi travail en France et Tafta passeraient sans problèmes ?  Les peuples peuvent se réveiller.

Yvette Genestal

  • Par .  Mis à jour

Près des deux tiers des Français (63%) ne font pas confiance au gouvernement pour défendre les intérêts du pays dans les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TTIP), révèle vendredi un sondage de l'institut Ifop pour le site Atlantico.

Ils sont encore plus nombreux (69%) à ne pas faire confiance à la Commission européenne dans les négociations commerciales avec Washington. En revanche, plus de la moitié des Français (55%) pense que les syndicats, les ONG et les associations sont crédibles pour défendre leurs intérêts.[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien cidessous

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/05/06/97002-20160506FILWWW00138-tafta-63-des-francais-ne-font-pas-confiance-au-gouvernement.php

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 15:27
Pourquoi la loi travail permettra de licencier sans motif la majorité des salariés
Le projet de loi réformant le code du travail est arrivé mardi 3 mai à l’Assemblée nationale et examiné juqu’au 12 mai. El Amine Ghenim (avocat des salariés de Fralib, Unichips Flodor...) et Fiodor Rilov (avocat des salariés Goodyear, Continental, ArcelorMittal ...) réagissent et mettent l'accent sur le fait que «l'un des objectifs majeurs du texte est bien de bouleverser les rapports sociaux en France en permettant aux multinationales de licencier les salariés à leur guise».
Lire la totalité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 14:12

"Malgré ses réformes successives, la politique agricole commune (PAC), qui fête ses 54 ans cette année, a "au mieux permis de maintenir les 22 millions de postes de travail de l'agriculture en Europe", déplore Éric Andrieu (PS) dans un rapport remis hier à Bruxelles. La politique agricole commune (PAC) n'a pas créé d'emploi et favorise la concentration des exploitations agricoles, selon un rapport présenté le 26 avril à Bruxelles par Eric Andrieu, eurodéputé PS pour le Parlement européen, et détaillé dans un article du Figaro.fr. « Au mieux », la PAC « a permis de maintenir les 22 millions de postes de travail de l'agriculture en Europe », déplorent nos confrères du quotidien. Aides « dénuées de tous sens de la réalité » : L'eurodéputé Éric Andrieu, cité par le journal, estime que « les réformes successives adoptées depuis 1992 ont laissé libre cours au marché et ont fragilisé l'agriculture familiale, à l'avantage des modèles d'exploitations intensifs orientés vers les marchés à l'export ». Il rappelle que 80% des dépenses de la PAC, le 1er budget européen, portent sur des aides directes liées uniquement à la surface des exploitations."

Source : La Tribune

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:59

Union Européenne et /ou capitalisme ? Brexit or no brexit ?

mis à jour le : 4 Mai, 2016 sur le site du Collectif Communiste Polex

- Les Communistes français peuvent s’honorer d’avoir dès sa fabrication, en traités successifs après la seconde guerre mondiale, combattu l’Union Européenne supranationale, parce qu’elle était une machine de guerre au service du patronat transnational. Car l’objectif de l’UE, dès le départ, consiste à raboter les frontières nationales et les protections sociales conquises au fil des siècles par les luttes des travailleurs, et à obstinément réduire ceux-ci à l’état de consommateurs et de main d’œuvre corvéable à merci, d’un pays à l’autre. Les Communistes d’aujourd’hui, fidèles à leur idéal, et pas seulement au nom galvaudé d’un parti, combattent toujours cette UE néfaste de nature, et refusent le mirage illusoire d’une « autre Europe » qui naîtrait, on ne sait comment, du seul fait qu’elle serait «  de gauche » !

-Ils ne peuvent donc que se féliciter de voir les divers peuples de l’Europe basculer progressivement vers l’opposition à l’UE. Tous les observateurs politiques le relèvent, les indices se multiplient, à commencer par ce référendum du 6 avril, par lequel plus de 60% des électeurs des Pays-Bas ont dit non au projet de traité entre l’UE et L’Ukraine des nationalistes pro-occidentaux qui rêvent d’une guerre contre la Russie, et qui inonderait le marché du travail néerlandais de salariés ukrainiens sous-payés. Et déjà se profile le prochain référendum au Royaume Uni, qui pourrait l’entraîner à sortir de l’Europe supranationale (Brexit, selon les médias). L’UE étant une calamité, tous les coups qui lui sont portés sont une victoire populaire.

-Mais faut-il aller jusqu’à s’en féliciter sans analyse, aspirer même à un processus identique, anti UE en France ? On ne peut négliger que la campagne référendaire aux Pays-Bas a été surtout animée et gagnée par des mouvements d’extrême droite, xénophobes, dénonçant « l’invasion étrangère » comme bous émissaire de tous les maux de la société. En Angleterre, c’est aussi la droite la plus conservatrice qui fait écho aux discours anti étrangers de l’UKIP, les partis de gauche et syndicats ne se sont guère engagés pour le « non », et le caractère capitaliste de l’Union ne fait guère partie du débat dans l’opinion. Soyons clairs, une majorité de « non » à Amsterdam n’a rien changé à l’insertion de la société néerlandaise dans le capitalisme transnational, dont la responsabilité ne fut pas ou peu évoquée dans le débat préalable au vote. Au Royaume Uni, le résultat du référendum de juin 2016, même s’il entraînait la sortie de l’UE, ce que l’on peut souhaiter, n’effacera pas les conséquences des « réformes » ultra libérales de la mégère conservatrice Thatcher dès 1979, et de son successeur le souriant travailliste Tony Blair : privatisation, précarisation des contrats de travail, lutte à mort contre les syndicats, l’un des pires bilans du capitalisme en Europe, au détriment des travailleurs.

[...]

Lire la suite en cliquant sur le lien ci-dessous

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:51
Sur le site de Jean Lévy
Tracts et affiches sur la vitrine de la permanence de la députée Geneviève Gaillard
Tracts et affiches sur la vitrine de la permanence de la députée Geneviève Gaillard

Tracts et affiches sur la vitrine de la permanence de la députée Geneviève Gaillard

La Nouvelle République

La permanence de la députée Geneviève  Gaillard tapissée

Alors que c'était hier le premier jour de débat à l'Assemblée nationale sur la loi « travail », des militants des syndicats CGT et Force ouvrière (FO) se sont « attaqués » hier à la permanence niortaise de la députée Geneviève Gaillard située place Saint-Jean. Ils ont entièrement tapissé la baie vitrée de tracts et affiches l'appelant à ne pas voter en faveur de celle qu'on nomme également la loi El Khomri.

Les syndicats ont fait de même à la permanence bressuiraise de Jean Grellier (ci-dessous),et à la permanence melloise de Delphine Batho.

Une trentaine de syndicalistes CGT et FO du Bocage et du Thouarsais se sont rassemblés hier soir, devant la permanence bressuiraise du député socialiste Jean Grellier, à l'occasion de la session parlementaire concernant la loi Travail portée par Myriam El Khomri.

La permanence de la rue Jean-Jaurès a été copieusement encollée de tracts appelant l'élu à ne pas voter cette loi :« Si tu votes la loi, le peuple s'en souviendra » ont menacé les syndicats qui disent vouloir « marquer à la culotte » tous les députés : « On ne va pas les lâcher ! », résume Vanessa Couturier (UD-CGT). « On était ce mardi matin à Niort et cet après-midi à Melle. » Jean Grellier, qui est le seul à avoir répondu aux questions de l'intersyndicale, a eu droit à un « traitement de faveur », puisqu'il n'a pas signifié qu'il se déterminerait en faveur du retrait de la loi, mais plutôt le contraire. « C'est une loi régressive », martèle Vanessa Couturier. « Nous invitons chacun à attirer l'attention du député. » 
 

Sur le terrain, où les forces de la gendarmerie protégeaient les abords, l'attaché parlementaire de Jean Grellier, Pierre-Emmanuel Dessèvres, est allé à la rencontre des syndicalistes pour un échange courtois. D'autres manifestations sont prévues le 12 et le 17 mai.

D.H.
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 13:43
La loi « Travail » au Parlement

par · 3 mai 2016 sur Russeurope

La « Loi Travail » est actuellement discutée au Parlement. Les amendements seront nombreux et, à la fin des fins, il n’est pas impossible que le gouvernement utilise l’article 49.3 qui stipule qu’un texte est adopté sauf si une motion de censure est votée. Le projet de loi a, assurément, été amendé. Mais, l’économie de ce texte reste très contestable. Ce texte n’est pas « amendable » dans le sens où des changements mineurs pourraient rectifier les passages les plus scandaleux. Il est porteur d‘une logique globale qu’il faut comprendre pour la refuser.

 

Une loi inamendable

On l’oublie trop, le principal problème soulevé dans ce texte n’est pas la question des licenciements économiques, la taxation des CDD ou encore la représentativité des organisations patronales. Ces points sont bien sûr des causes supplémentaires pour protester contre cette réforme, mais ils sont relativement secondaires par rapport à l’économie générale du texte. Cette économie tient en un mot : décentralisation. Ce texte en réalité est porteur d‘une vision du monde du travail où l’employé et l’employeur seraient à égalité. Nous serions en présence « d‘acteurs » passant librement des contrats entre eux. Cette « égalité » peut bien être inscrite dans le droit, on sait qu’elle est factice. Où, plus précisément, elle ne s’applique que dans la très petite entreprise. Dès que l’on est en présence d’une entreprise comptant plusieurs salariés, et à fortiori dans les entreprises où ils se comptent en centaines voire en milliers, c’est une autre logique qui joue. Le salarié à besoin de l’emploi pour vivre. Pour l’employeur, que ce soit tel ou tel n’a pas d’importance. Il peut même se permettre de ne pas embaucher pour un temps. Ceci est fondamental. Il y a une asymétrie dans le « contrat de travail » qui réduit à néant l’idée d‘égalité juridique.

 

L’individualisation des salariés et la casse du droit du travail

En fait, le droit du travail s’est construit, depuis la seconde moitié du XIXème siècle autour de la notion cruciale du droit collectif des salariés. Le droit du travail, tel qu’il existe de nos jours comme coagulation des luttes passées, a toujours voulu sortir le travailleur de ce tête-à-tête avec l’employeur parce que dans ce tête-à-tête le travailleur est nécessairement perdant. Ainsi, les conventions collectives donnent des droits à TOUS les travailleurs d‘une branche (dans le cas des accords de branche) ou d’un pays tout entier. C’est au nom de cette logique que le SMIG des années soixante fut unifié et homogénéisé dans le SMIC, assurant ainsi la forte croissance des revenus et de la production.

Renvoyé à l’individuation, soit personnelle, soit dans le cadre d’une entreprise, le travailleur est nécessairement perdant. C’est ce que savent les employeurs depuis que le travail salarié s’est développé, et c’est pourquoi ils ont poussé, un temps, à cette loi.

La responsabilité du gouvernement est ici immense, qui prend le risque de défaire cette architecture collective et de renvoyer les salariés à leur condition individuelle. Il aura fallu attendre 2016 pour voir un gouvernement se disant « socialiste » procéder à cette destruction du code du travail. C’est un immense scandale qui appelle une sanction exemplaire.

 

Une folie macroéconomique et ses raisons

Mais, ce gouvernement fait pire. Il procède à cette réforme alors que nous connaissons un chômage de masse, situation qui aggrave l’asymétrie initiale. Il procède à cette réforme alors que les salaires les plus faibles sont aujourd’hui stagnants. L’écart entre la progression de la productivité et celle du salaire médian (et non du salaire moyen) montre bien que l’avantage est aux employeurs. Mais, tout cela a des conséquences macroéconomiques évidentes. La faiblesse des gains salariaux par rapport aux gains de productivité est une des causes du chômage de masse. Les économistes qui l’attribuent à ces gains de productivité devraient porter un bonnet d’âne. Si les revenus salariaux avaient connus une croissance comparable à celle de la productivité, la demande serait au niveau des capacités productives à emploi constant. En procédant à cette réforme dans le contexte très dégradé que nous connaissons depuis maintenant près de 25 ans, ce gouvernement commet bien plus qu’une faute tant sociale qu’économique. Il mène en réalité une guerre de classe contre les salariés en les fragilisant devant leurs employeurs d‘une part et en créant la situation économique qui les prive de toute capacité de résistance. Cette situation économique se démultiplie d‘ailleurs dans les coupes sur les investissements publics et dans la destruction programmée de l’école.

C’est donc bien d’une guerre de classe dont il s’agit. Il faudra donc s’en souvenir quand les mêmes viendront quémander nos suffrages.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 01:35
Le n°9 de RUPTURES est paru !

Le n°9 de Ruptures est paru.

La Une ouvre le journal sur le Non néerlandais, après les Non grec et danois…

L’éditorial évoque l’indignation qu’ont suscitée les révélations des « Panama Papers » pour pointer l’aveuglement sur la partie immergée de l’iceberg : la libre circulation des capitaux.

La page 2 est consacrée au rebondissement de la crise des réfugiés, qui permet à certains de prôner une fuite en avant fédérale ; la page 2 évoque également le congrès de la CGT qui vient de se terminer à Marseille.

La page 3 revient largement sur le Non néerlandais lors du référendum du 6 avril, qui portait sur l’accord avec l’Ukraine, mais plus fondamentalement sur le « plus d’Europe » que les peuples refusent désormais systématiquement.

La page 4 analyse le retour de la « crise grecque », alors que les créanciers entendent durcir encore l’austérité, et traitera également des élections en Serbie et en Autriche.

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait…

Et pour plus d'infos allez sur le site de Ruptures en cliquant sur le lien ci-dessous

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 22:21

Publié par El Diablo

TÉMOIGNAGE d’un universitaire: Ils ont osé s’attaquer au DÉFILÉ du 1er MAI
TÉMOIGNAGE d’un universitaire: Ils ont osé s’attaquer au DÉFILÉ du 1er MAI

Olivier LONG, maître de conférences en Art et Sciences de l’Art à l’Université Paris1-Sorbonne, et peintre :

Depuis Nicolas Sarkozy la méthode est bien connue, on nasse deux cents personnes dans une souricière, on les fait patienter pour créer un effet de claustration, à la première crise de panique, on gaze copieusement la foule. Tout le monde est alors chargé dans un bus après avoir été tout aussi copieusement rossé. Les leaders d’opinion (comme notre collègue sociologue Nicolas Jounin de Paris VIII jeudi) sont exfiltrés, mis en garde à vue dans des conditions considérées comme dégradantes par toutes les organisations des droits de l’homme de la planète.On cherche ensuite un chef d’inculpation afin de terroriser "ceux qui nous font peur".

Que s’est-il passé hier à Paris ? Il faut savoir que ce 1er mai le défilé était très soudé (FO et CGT ensemble avec les comités de mobs de la CNE : Coordination Nationale Étudiante, enseignants-chercheurs, précaires). Aux étudiants qui sont à l’avant-garde de la lutte contre la loi travail depuis plus de sept semaines revenait donc la première place du cortège.

C’est là que la préfecture de police a décidé de mettre en œuvre une stratégie innovante. Et pourquoi ne pas appliquer la méthode de la nasse sarkozienne à un défilé de 80 000 personnes ? Il suffit d’enfermer la tête de manifestation : puisque ces jeunes sont évidemment des voyous, des casseurs, cette fameuse « minorité violente et marginale » dont parle Cazeneuve et que ressassent en boucle la musique des médias. Et c’est là qu’on voit bien que la méthode Coué et l’intox gouvernementale doublent l’autosatisfaction d’une solide dose d’auto-intoxication .Se mentir à soi-même est finalement bien pire que de mentir aux autres parce qu’on y perd le sens de la réalité. Je rappelle que ce ne sont pas 2500 étudiants parisiens mais un pays tout entier qui rejette le projet de loi "travaille !".

Contre toute raison, ils ont donc enfermé (bouclier contre bouclier) la tête d’une manifestation pacifique (environ 2500 personnes, les comités de mobilisation des facs d’ile de France) pour la séparer des organisations syndicales et briser l’unité du défilé-un peu avant Nation. Ils ont ainsi pu gazer tranquillement 2500 personnes une heure durant, à leur guise. La foule scandait « gazez-nous, frappez-nous, nous irons jusqu’au bout ! ». Quelques uns (pacifiques par ailleurs) avaient prévu la manœuvre et étaient équipés en conséquence, mais ce n’était qu’une toute petite minorité, les autres se passaient les tubes de sérum physiologique, et on a même soigné un chien qui a dû souffrir cette barbarie !

Le problème c’est que cette géniale tactique préfectorale a fait bouchon. Le reste du cortège (77 500 personnes) devenait lui-même prisonnier de la nasse organisée en tête de manifestation par les cerveaux de la préfecture. Au bout d’une heure d’attente et de stagnation, l’ambiance est peu à peu devenue électrique : pourquoi un barrage de quelques centaines de CRS s’amusait donc à faire patienter une heure durant 80 000 personnes ? Combien de temps devions-nous attendre le bon vouloir de la préfecture de police ? Ils attendaient évidemment une violence qui ne venait pas (les instructions de la CNE de la veille ont été fermement appliquées), ce qui les a déçu.

Mais au bout d’une heure la situation est devenue tellement intenable et dangereuse pour les fonctionnaires de police (en sous-effectif) qu’ils se sont mis à discuter entre entre eux fébrilement. Au début les manifestants scandaient : « Libérez le cortège » mais après une heure d’attente, il apparut que les gardes mobiles étaient eux-mêmes en danger, enfermés dans un piège qu’on leur avait ordonné de tendre. La peur avait changé de camp, elle était palpable sous les casques, la nasse se refermait sur ceux qui l’avaient organisé. Ils ont dû maudire les supérieurs dûment primés pour ce plan génial, car la retraite fut piteuse et chahutée.

Si l’on y réfléchit bien, nasser 80 000 personnes n’est pas possible, quant à nasser tout un pays c’est un rêve de tyran. le projet d’enfermer la colère d’un peuple est vain.

Ce que nous avons vécu est une parfaite métaphore de l’impasse dans laquelle se trouve la France actuellement : un pays nassé, cadenassé par les blocages de quelques oligarques qui attendent la retraite en faisant patienter tout un pays.

Ce que nous apprennent les Grecs, c’est que l’hubris, (la démesure) n’est pas réservée aux personnages fous de la mythologie ou de la tragédie. Au lieu de renvoyer toute prise de décisions aux calendes grecques, la raison consisterait donc à laisser tomber ce projet de loi stupide avant que n’arrive une vraie tragédie. Car un jour viendra où il faudra rendre des compte devant tout un peuple d’un attentisme stérile et violent.

Le 2 mai 2016 

 

SOURCE:

 

TÉMOIGNAGE d’un universitaire: Ils ont osé s’attaquer au DÉFILÉ du 1er MAI
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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 21:51

 |   |  sur le site de La Tribune.  Extraits.

La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010.

La Grèce n'a reçu réellement que 5 % de l'aide versée depuis 2010. (Crédits : Reuters)

Le quotidien allemand Handelsblatt publie une étude montrant que 95 % de l'aide à la Grèce sont allés à ses créanciers. Un fait connu dont il faut à présent tirer les conséquences ...

Le Handelsblatt est le journal de référence du milieu des affaires outre-Rhin. A ce titre, et comme l'essentiel de la presse conservatrice allemande, il a régulièrement eu la dent dure contre la Grèce, accusée de refuser les « réformes nécessaires » et de réclamer sans cesse de nouveaux fonds à l'honnête et travailleur contribuable allemand. Mais en une, ce mercredi 4 mai, le journal a affiché une « exclusivité ». Une étude inédite nous dit-on de l'ESMT, une école de gestion de Berlin, qui parvient à cette conclusion : 95 % de la supposée « aide » à la Grèce est retournée aux banques et aux créanciers du pays méditerranéen.

Pas nouveau

Le « budget grec » qui a été accusé de ruiner tous les Européens n'en a récupéré que 5 %. On connaît le prix de ces 5 %... Une réduction d'un quart du PIB, une administration réduite d'un tiers, un Etat encore plus défaillant qu'auparavant et aucune perspective de reprise véritable. [...]

Retournement des « experts »

Étrangement, voici donc que, un an après, les arguments alors inaudibles des autorités grecques deviennent « respectables ». [...] Rappelons que voici un an, on faisait des divisions simplistes de l'engagement de la France vis-à-vis de la Grèce par le nombre de Français pour annoncer le « chèque » qu'il nous faudrait rédiger en cas de défaut hellénique... Autre temps, autre mœurs. Mais ce contraste prouve une nouvelle fois que l'acharnement médiatique et l'asphyxie des créanciers qui ont visé l'an dernier le gouvernement Tsipras I n'était rien d'autre que politique. Il fallait faire taire une force politique qui mettait à jour l'ineptie de la politique européenne envers la Grèce. [...]

Tirer les conséquences

[...] Ce chiffre signifie que les prêts accordés à la Grèce en 2010 ne visaient qu'à sauver les banques françaises et allemandes. Le coût de cette aide bancaire cachée a été transmise aux contribuables européens et au peuple grec. Ce fait n'est pas un jugement du ciel ou un coup du sort, c'est le fruit d'un choix politique. [...] Les seuls qui ont payé, ce sont les Grecs. Et là encore, il s'est agi d'un choix politique.

Le mythe du Grec responsable

Dès lors, pour dissimuler l'absurdité du système mis en place, les dirigeants européens ont trouvé la parade : ce schéma de Ponzi qui ajoutait de la dette pour rembourser la dette était viable si les Grecs « faisaient des réformes ». Un mythe s'est alors construit : l'échec du système était dû à la mauvaise volonté grecque. En réalité, il était fondé sur l'absurdité d'un système qui faisait porter tout le poids du sauvetage des banques européennes aux Grecs eux-mêmes [...]

Pourquoi il fallait faire taire Alexis Tsipras

Après l'arrivée d'Alexis Tsipras au pouvoir en janvier 2015, cette logique s'est déchaînée. [...] Si l'on reconnaissait la justesse du vote du peuple grec et des arguments de Syriza, on reconnaissait l'erreur originelle des Européens et principalement d'Angela Merkel, Wolfgang Schäuble et Jean-Claude Trichet, les principaux architectes du « plan d'aide. »

Assumer ses responsabilités

Or, cette responsabilité n'est pas que morale. La stratégie de sauvetage des banques au détriment des Grecs a des conséquences bien concrètes. Elle met les pays européens qui ont fait ce choix, autrement dit, tous ceux de la zone euro, face à la nécessité d'assumer leurs erreurs et donc de faire participer leurs contribuables à ce schéma de Ponzi créé pour sauver leurs banques. Assumer sa responsabilité, c'est logiquement accepter une réduction du stock de dette envers la Grèce. C'est le prix des erreurs des dirigeants élus par les peuples de la zone euro. C'est aussi, enfin, chercher à mettre en place une politique de reconstruction réelle de l'économie grecque, en collaboration et non en conflit, avec les autorités grecques. On est loin de tout cela.

Populisme ?

Le réveil du Handelsblatt est bienvenu. Mais la réalité reste sombre : l'Eurogroupe tente encore de mettre à genoux l'économie grecque. L'Allemagne et la France refusent d'assumer leurs responsabilités et de réduire la dette grecque. [...] Et les chiffres du Handelsblatt risquent de n'y rien changer lorsque l'on songe que, l'an dernier, la presse allemande conservatrice s'est complu dans les clichés les plus désolants sur les Grecs. Décidément, la question grecque est loin d'être résolue.

Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous

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