La SNCF, comme France Télécom il y a une dizaine d'années, entend s'ouvrir à la concurrence. "There is no alternative" dit Bruxelles. Il n'y a pas d'autres choix disaient et disent Macron, Moscovici, Hollande, Sarkozy, Pépy ... et le Medef.
Au procès des dirigeants de France Télécom, l'ex numéro 2 avait le sentiment que l'entreprise "allait dans le bon sens", en 2008-2009, alors même que se développe ce qu'on appelle aujourd'hui la "maltraitance organisationnelle".
A la SNCF, c'est sans doute le sentiment de Guillaume Pépy.
Ces gens là ne sentent jamais venir la colère, la lassitude, le dégoût.
Beaucoup de cheminots ont voté "NON" au traité constitutionnel qui instituait la libéralisation et l'ouverture à la concurrence à tout va des chemins de fer européens. Leur vote aurait dû être souverain et respecté. Bruxelles et la majorité des parlementaires français s'en sont moqué.
La colère des cheminots est intacte.
Comme celle des gilets jaunes.
Comme celle de ceux de Alstom.
Comme celle des salariés de General Electric.
Comme celle des urgentistes.
Et de tant d'autres.
Cette colère aujourd'hui est souvent sourde, rentrée. Mais que toutes ces colères s'agrègent et les élites européistes et "libérales", partisans de la libre concurrence et du capitalisme mondialisé, pourront s'effrayer.
YG.