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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 19:45

 

svobodaLu sur le Contrarien,
Vu sur "çanempechepasnicolas"
« Les belles méthodes des démocrates ukrainiens ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, je souhaitais quitter le champ économique pur pour faire une petite incursion au sujet de la crise ukrainienne. Évidemment, l’économie n’est jamais loin. Souvenez-vous de l’inversion sémantique dans l’ouvrage de référence 1984 ! Dans ce livre, tous les mots changent de sens. « La guerre c’est la paix » est l’un des slogans cardinaux de George Orwell mais ce n’est bien sûr pas le seul exemple. Le ministère de la Torture est rebaptisé ministère de l’Amour et tout est à l’avenant dans ce monde « orwellien ».

Ce qui pouvait sembler de la science-fiction ou n’être qu’un roman d’anticipation est en fait devenu réalité et vous pouvez contempler sous vos yeux, là, maintenant, les manipulations grossières auxquelles nous sommes soumis à longueur de journée. Encore ce matin, mon idole (et je le dis sans ironie tant il a bercé ma jeunesse de ses doctes explications) Bernard Guetta de France Inter y allait de son couplet anti-Poutine et de sa « russo-phobie » primaire !

Cette manipulation géopolitique à laquelle nous sommes confrontés est révélatrice des méthodes désormais employées sans vergogne par nos dirigeants sur tous les domaines, et ces outils et cette culture du mensonge posent incontestablement un problème démocratique de taille. Pour le dire plus clairement : la masse de mensonges qui nous est servi matin, midi et soir est tout simplement incompatible avec un exercice citoyen éclairé. C’est incompatible avec la liberté.

Les mots ont un sens et la défense de la vérité est le seul contre-pouvoir crédible contre le poison de la manipulation

Je fais partie de ceux qui considèrent que tout ne peut pas forcément être dit parce qu’il existe des cas où les « secrets d’État » ont effectivement une signification et que pour protéger les intérêts supérieurs de votre nation et du peuple il faut parfois cacher certaines choses. C’est une évidence qu’il convient de rappeler. Il ne s’agit donc pas d’être irresponsable dans la divulgation d’informations.

Néanmoins, ce qui se passe au sujet de l’Ukraine est tellement gros que cela mérite une nouvelle dose de ré-information.

Oui Poutine n’est pas un ange et sa conception de la démocratie est une conception russe de la chose, tout comme nous avons en France la nôtre et elle a beaucoup évolué ces dernières années, en tout cas depuis 2001 et plutôt vers la démocrassie que vers la Démocratie.

Comme vous le savez, la Russie est dans le camp des méchants et du « mauvais côté de l’histoire », en tout cas c’est ce qui nous est rappelé avec force et conviction ces derniers jours par nos dirigeants qui bombent le torse et tiennent des propos assez édifiants tellement les mensonges sont gros.

Ainsi, Laurent Fabius, notre ministre des Affaires étrangères, a tenu à rassurer le peuple de France, alors que notre pays sort à peine du psychodrame de l’affaire M’Bala M’bala et que l’on s’interroge toujours sur l’ambiguïté du geste dit de la « quenelle » qui serait un signe antisémite.
Rassurez-vous, en Ukraine, point n’est besoin de s’interroger trop longtemps puisque le parti Svoboda dont je vous ai déjà parlé est un parti fondamentalement et sans conteste de la pire espèce antisémite.

Donc notre ministre Fabius disait avec fermeté sur France Inter que :
« Quand on accuse ce gouvernement d’être d’extrême droite, c’est faux. » « Il y a trois membres du parti Svoboda qui est un parti plus à droite que les autres, mais l’extrême droite n’est pas au sein du gouvernement », a-t-il ajouté…

La démission sous la contrainte physique du président de la télé publique ukrainienne

Aujourd’hui, enfin hier, nous avons eu droit à une illustration extraordinaire de la conception de la démocratie des membres du « parti un peu plus à droite », comme dirait Fabius, puisque des membres élus au Parlement ukrainien de Svoboda ont pris d’assaut le bureau du président du France Télévision locale et lui ont «littéralement éclaté » la tête sur son bureau jusqu’à ce que ce dernier, sous une modeste « pression » physique, c’est-à-dire un lynchage en règle, prenne une feuille blanche tenue par un preneur d’otage fort sympathique et démocrate puisque soutenu par nous (les gentils) et signe « librement » sa démission qui, évidemment, dans un pays démocratique, ne serait pas valable et serait annulé par le tribunal des prud’hommes… Même que la victime pourrait demander quelques dommages et intérêts vu la violence de la scène que vous pourrez regarder sur la vidéo ci-dessous diffusée par le site Euronews.

Comme le dit Euronews, qui n’arrive pas même en se forçant à soutenir les membres de ce parti :

« Le président de la télévision nationale ukrainienne, Alexander Panteleymonov, a passé hier soir un mauvais moment. Des hommes ont investi son bureau et l’ont forcé à signer sa démission. Et ces assaillants sont des membres du parlement. Des députés du parti d’extrême-droite Svoboda qui reprochent notamment à Alexander Panteleymonov d’avoir diffusé hier en direct la cérémonie de signature par Vladimir Poutine du traité entre la Crimée et la Russie. Le patron de la télévision, déjà en fonction sous Ianoukovitch, était connu pour pratiquer la censure. La télévision a été accusée d’avoir constamment menti pendant le siège de Maïdan. Il n’empêche que la méthode est plutôt musclée, de la part de députés. L’homme à la queue de cheval est responsable au parlement de la liberté d’expression. »

Heureusement, le Premier ministre a « condamné un acte inacceptable pour une société démocratique »… Mais le pauvre président de télé n’a pas été « re-missionné » !

Un parti de nazillons aux méthodes « nauséabondes » !

Voilà ceux que Laurent Fabius soutient. Voilà ceux que nous autres, occidentaux, soutenons et encourageons. N’y a-t-il pas là de quoi comprendre la fureur somme toute contenue des Russes (la guerre avec les nazis, c’est presque 30 millions de morts et un pays ravagé) ?

Nous devons nous rendre compte de ce que c’est que « les pires moments de notre histoire », où les propos « nauséabonds » qui sont des termes galvaudés sous nos latitudes tant tout ce qui n’est pas politiquement correct pour nos bien-pensants est systématiquement qualifié avec ces mots. Or ce qui est nauséabond c’est de soutenir en mentant des gens comme ceux de Svoboda qui défilent en uniformes, qui terrorisent tous les démocrates et qui confisquent la liberté de la majorité.

Ce qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire c’est de voir un parti fasciste utiliser exactement les méthodes de la SA d’Adolf Hitler et de terroriser par la violence la plus extrême tous ceux qui ne pensent pas comme eux, tous ceux qui ne sont pas comme eux.

Ce président de la télévision publique ukrainienne n’avait vraisemblablement plus beaucoup d’avenir professionnel dans le paysage médiatique ukrainien, mais sommes-nous obligés de supporter et de cautionner l’hypocrisie de nos dirigeants si prompts à qualifier de fascistes rances les gamins de la manif pour tous ayant l’outrecuidance de manifester pour une certaine tradition (à laquelle on peut avoir le droit de ne pas adhérer) et pourtant soutenant politiquement, militairement et économiquement avec notre argent un régime dont les exactions ne vont faire que s’aggraver ?

Revenons à plus de modération

Je crois que là est l’essentiel, plus de modération et plus de sérénité sur ce dossier ukrainien sur lequel nos dirigeants s’agitent comme des pantins désarticulés sans que cela n’aboutisse d’ailleurs à grand-chose. Les sanctions sont très modestes pour ne pas dire uniquement symboliques pour le moment alors que les propos sont outranciers.

Nous avons voulu créer une forme de chaos en Ukraine pour jouer un tour pendable aux Russes et, comme à chaque fois, ces méthodes de voyous conduisent à une fragmentation et un délitement du pays concerné, ce qui amène progressivement à une guerre civile et à une balkanisation. À chaque fois, ce sont les peuples qui paient au prix fort un conflit qu’ils n’ont jamais demandé ni souhaité.

Ceux qui veulent en savoir un peu plus encore sur ces gentils « démocrates » ukrainiens peuvent lire l’excellent papier d’Olivier Berruyer, qui comme moi, est loin d’être un fasciste et qui est un garçon parfaitement pondéré, qui connaît bien son histoire et fait exactement les mêmes constats sur les mensonges éhontés qui nous sont rabâchés.

Ne soyons pas dupes et luttons contre la manipulation par la ré-information systématique de nos concitoyens.

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

Les propos de Fabius, source ici

Voir la vidéo de la démission en direct et sous les coups ! Haaa… si on pouvait virer tous nos mamamouchis de la sorte… quelle efficacité, les élections ne sont d’aucune utilité, quelques coups de bâtons portés par les plus forts… (c’est ironique, évidemment)

Lire le papier d’Olivier Berruyer ici pour ceux qui ne l’auraient pas déjà croisé !


À propos de l'auteur

Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d'AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, 'Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l'actualité économique'.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:10

allemagne-pays-bas-belgique-lux.jpg

Plate-forme européenne de revendications pour la paix


Proposition du Parti communiste allemand (DKP)

Nouveau Parti communiste des Pays-Bas (NCPN)

Parti communiste du Luxembourg (KPL), Parti du Travail de Belgique (PTB) 

à l'issue de la Conférence de Aix-la-Chapelle, 

15-16 février 2014 reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Proposition de plate-forme de revendications afin d’orienter un mouvement anti-impérialiste européen pour la paix, et plus spécifiquement concernant l'Allemagne, le Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg :



1. Pas la moindre participation à des interventions militaires à l’étranger, que ce soit sous la bannière de l’Otan, de l’UE, d’une « coalition of the willing » ou de l’ONU. Le retrait immédiat des troupes allemandes, néerlandaises, belges et luxembourgeoises de toute intervention militaire à l’étranger. Respect complet de la souveraineté des États, comme le stipule la Charte des Nations unies. Nous rejetons la justification « humanitaire » et la notion de « responsabilité de protection » (« responsibility to protect », R2P) comme prétexte à des interventions à l’étranger. Nous rejetons aussi toutes autres formes de pression extérieure et de non-respect de la souveraineté, comme les embargos économiques et les sanctions.



2. Retrait de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg de l’Otan. Dissolution de l’Otan. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution à l’Otan.



3. Retrait de nos pays de touts les projets militaires de l’UE, comme l’Euro-corps, les Battle Groups et l’European Defense Agency (EDA). Nous rejetons toute tâche de mise en place et stratégie militaires figurant dans le Traité de Lisbonne et autres documents fondamentaux de l’UE. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution aux projets militaires de l’UE.



4.Désarmement nucléaire. Pas de modernisation et retrait immédiat des armes nucléaires américaines de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. Interdiction légale de toute présence d’armements nucléaires sur notre territoire et à nos frontières. Soutien aux traités instaurant des zones dénucléarisées et à un traité interdisant les armes nucléaires. Interdiction de la production, du stockage, de la vente et de l’utilisation d’armes à l’uranium.



5.Pas d’achat de nouveaux avions militaires. Halte au développement, à l’achat et à l’installation de n’importe quel matériel militaire offensif – y compris les projets apparemment défensifs qui, de fait, font partie d’une stratégie militaire offensive, comme un bouclier antimissile, d’autres formes de « bouclier défensif » et des drones. Transfert des moyens financiers d’une politique sécuritaire militaire vers une politique sécuritaire non militaire.



6. Limitation du budget de la défense. Se distancier de la norme de l’Otan des 2 % du PIB pour la défense. Pas d’argent pour la guerre, mais pour les besoins sociaux (santé, enseignement, lutte contre la pauvreté, etc.).



7.Limitation draconienne de l’industrie et du commerce des armements et de leur financement, avec une définition large des systèmes d’armement, et sur base de l’application restrictive des normes minimales européennes.



8.Contrôle démocratique sur la politique de sécurité et de défense. Rendre publics tous les accords militaires, comme ceux concernant le stationnement des armes nucléaires.



9.Halte à toute propagande militaire via les écoles et autres institutions d’enseignement, ainsi que via les médias.



10.Pas le moindre engagement de militaires dans les tâches de maintien de l’ordre.



11.Les responsables politiques des guerres d’agression doivent être appelés à se justifier et seront sanctionnés.



12.Une politique hospitalière d’accueil et d’aide aux victimes et réfugiés des guerres.



13.Nos pays doivent développer leurs propres vision et stratégie de la paix. Ils peuvent se profiler par des initiatives de paix et de désarmement, ou dans l’aide humanitaire. Il existe déjà tout un éventail de possibilités de prévention des conflits et de construction de la paix : négociations, médiation, envoi d’observateurs, cessation des livraisons d’armes, aide humanitaire aux victimes, etc. Il est préférable que les conflits régionaux soient résolus au niveau régional, bien loin de l’ingérence et des intérêts des grandes puissances.



14.Une paix durable ne sera possible qu’en s’attaquant à la pauvreté et à l’injustice, en supprimant les injustices historiques à l’égard des peuples opprimés et en conférant à ces derniers le droit de suivre la voie qu’ils ont choisie. C’est pourquoi nous prônons un ordre économique juste, avec des relations commerciales honnêtes et équitables. Nous soutenons la lutte des peuples pour leurs droits nationaux, démocratiques et sociaux, pour le progrès social, pour la paix, pour un climat et un environnement durables et pour le développement. En dernière instance, une paix durable ne pourra être garantie que par une société qui ne s’appuie pas sur la compétition et le profit, mais sur la collaboration et la solidarité – par une société socialiste.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:47

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:22

Il faut cesser de considérer le PS comme un parti de gauche !

 

J'ai lu sur le blog des élus PCF de Rouen une surprenante intervention de Matthieu Charlionnet, élu communiste au conseil municipal de Rouen, à propos du statut de métropole imposé par le gouvernement qui obéit aux recommandations de Bruxelles à la France. Surprenante car après avoir lu la dite déclaration on se prend à s'interroger sur le ralliement  des communistes à la liste socialiste.  Car cette liste comprend tout de même un membre du gouvernement et des responsables socialistes qui défendent ardemment cette réforme anti-démocratique dénoncée par les communistes rouennais.  Elle fut voulue par l'UE et les deux grands partis qui la soutiennent : le PS et l'UMP.


Cela fait plus de 30 ans maintenant que le PS a appelé à voter pour le traité de Maastricht qui accéléra l'intégration européenne, la casse sociale, la circulation des capitaux, et institua une monnaie commune : l'euro, qui nous fait tant de mal.  C'était l'honneur du PCF que d'avoir appelé à voter "Non" à ce traité.  Il aurait fallu en tirer les conséquences :  On ne peut espérer voir une politique de gauche  être mise en oeuvre par le PS qui a choisi d'aménager, très légèrement,  et de servir, beaucoup,  le capitalisme européen mondialisé. 

 

Matthieu Charlionnet condamne le fait que la "métropole de Rouen va nous être imposée par décret" et dénonce une "méthode foncièrement antidémocratique".  Peu d'électeurs sont d'ailleurs au courant et beaucoup vont découvrir qu'ils élisent, au suffrage universel, les élus communautaires.  Ce qui, de fait, donne des pouvoirs renforcés à la métropole.  Et pour ceux qui voudraient s'abstenir pour marquer leur opposition à ce déni de démocratie, impossible : le vote est couplé à celui des municipales, les noms des candidats à la métropole étant sur la même liste que le bulletin de vote des municipales.  Un vote forcé en quelque sorte.  Pourquoi cette précipitation ?  Matthieu Charlionnet accuse " le dogme libéral de la dépense publique" auquel souscrit le gouvernement socialiste qui veut appliquer à marche forcée l'Acte III de la décentralisation et diminuer les services  rendus par les collectivités locales sous prétexte de rationalisation des services publics.  Il décrit les effets pervers du processus de métropolisation : diminution du nombre des agents territoriaux en échange d'une dotation plus élevée, trop volumineux appels d'offres pour les artisans et petites entreprises, centralisation forcée autour des métropoles ... Jusque là, tout va bien ...


Mais, ensuite, M. Charlionnet fait appel à Yvon Robert, tête de la liste socialiste qu'il a ralliée récemment, pour "négocier avec ténacité une application soutenanble" de cette création de Métropole ...  Mais Yvon Robert est socialiste.  Il a sur sa liste une ministre du gouvernement.  On ne peut donc absolument pas lui faire confiance.  Il appliquera avec zèle le décret gouvernemental.  Là, ça ne va plus du tout ...

 

En effet, pour les communistes rouennais, choisir d'être sur une liste dirigée par des socialistes en plein accord  avec Hollande relève de la haute voltige.  Rappelons que la politique gouvernementale approuvée, votée, mise en oeuvre par ces derniers c'est: l' ANI, le traité d'austérité budgétaire dit "traité Sarkozy-Merkel", le pacte de responsabilité ou "pacte Gattaz". 

 

Alors, des élus communistes pour quoi faire, sur une liste dirigée par les socialistes ? pour protéger la population ? pour être à ses côtés dans les luttes sociales ? ou pour servir de caution et appliquer une politique sociale paternaliste?  

 

Le PCF, dans les intérêts des ouvriers et des salariés, devrait rompre avec cette "union de la gauche" obsolète.  Et faire l'union avec ceux qui, réellement, parmi les privés d'emploi, les salariés, les ouvriers, sont engagés dans des luttes anticapitalistes.  Quitte à perdre des élus.  Faute de quoi, le PCF perdra, tôt ou tard, la confiance de ceux qui luttent.  Entre le PS et la lutte de classes, il devra choisir.

 

Yvette Genestal


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:25

Initiative Communiste

 

18 mars 1871 - 2014

 

VIVE LA COMMUNE….DE PARIS !

 

A bas les métropoles !

 

commune de paris

Le 18 mars est l’anniversaire de la première révolution prolétarienne de l’histoire, la Commune de Paris.

 

 

 

La Commune n'est pas morte !  " 

Élan patriotique et révolutionnaire du prolétariat parisien, la Commune fut l’aube formidable et tragique de la révolution prolétarienne. Marx et Engels saluèrent l’héroïsme des communards « montant à l’assaut du ciel » et Lénine compléta en saluant « La Commune (qui) est la forme, « enfin trouvée » par la révolution prolétarienne, qui permet de réaliser l’émancipation économique du Travail.

La Commune (qui) est la première tentative faite par la révolution prolétarienne pour briser la machine d’État bourgeoise; elle est la forme politique « enfin trouvée » par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé. »

La terrible répression par la bourgeoisie de la Commune par Thiers, ses sabreurs et ses idéologues durant la semaine sanglante, qui fit autour de trente mille morts, est aussi une leçon pour le mouvement ouvrier. C’est pour cela qu’il faut unir autour de la classe ouvrière dans un vaste Front du peuple, un Front populaire et Patriotique, pour ne pas connaître « le solo funèbre de la classe ouvrière » pour reprendre l’expression puissante et lucide de Marx, analysant la Commune.

Reste que les lueurs de la Commune ont éclairé les révolutionnaires depuis ce 18 mars 1871 et, à l’heure où l’UE et le pouvoir tentent de démolir les communes, la Commune de Paris continue d’éclairer ses héritiers que nous nous honorons d’être.

Plus que jamais VIVE LA COMMUNE ! VIVE LA SOCIALE !

 

ELLE N'EST PAS MORTE

On l'a tuée à coups d'chassepots,

À coups de mitrailleuses,

Et roulée avec son drapeau

Dans la terre argileuse !

Et la tourbe des bourreaux gras

Se croyait la plus forte.

Refrain

Tout ça n'empêche pas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Tout ça n'empêche pas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré,

Comme on abat des pommes,

Les Versaillais ont massacré

Pour le moins cent-mille hommes !

Et les cent-mille assassinats,

Voyez c'que ça rapporte...

Refrain

On a bien fusillé Varlin,

Flourens, Duval, Millière,

Ferré, Rigault, Tony Moilin,

Gavé le cimetière.

On croyait lui couper les bras

Et lui vider l'aorte.

Refrain

Ils ont fait acte de bandits,

Comptant sur le silence,

Achevé les blessés dans leur lit,

Dans leur lit d'ambulance !

Et le sang inondant les draps

Ruisselait sous la porte !

Refrain

Les journalistes, policiers,

Marchands de calomnies,

Ont répandu sur nos charniers

Leurs flots d'ignominies !

Les Maxime Du Camp, les Dumas

Ont vomi leur eau-forte.

Refrain

C'est la hache de Damoclès

Qui plane sur leurs têtes :

À l'enterrement de Vallès,

Ils en étaient tout bêtes,

Fait est qu'on était un fier tas

À lui servir d'escorte !

Refrain

C'qui prouve en tout cas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte.

C'qui prouve en tout cas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte

Refrain

Bref, tout ça prouve aux combattants

Qu'Marianne a la peau brune,

Du chien dans l'ventre et qu'il est temps

D'crier : « Vive la Commune ! »

Et ça prouve à tous les Judas

Qu'si ça marche de la sorte,

Dernier Refrain

Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,

Qu'la Commune n'est pas morte !

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:40

 

Lu sur le blog CGT-Dieppe

Après que le tribunal de commerce de Caen ait prononcé la liquidation judiciaire de la biscuiterie Jeannette de Caen, le 18 décembre 2013, et que l'entreprise ait été fermée le 3 janvier 2014, les salariés de l'usine Jeannette de Caen défendent leur usine et leurs emplois. Le 20 février dernier ils se sont opposés à la vente aux enchères des machines par le liquidateur, qui aurait définitivement fermé toute possibilité de réouverture de l'usine. Depuis cette date, ils occupent leur usine, avec la CGT.

Sur les murs de l'usine, ils expriment leur désarroi : "Prime de misère, blocage de l’usine", "non au pillage de l’outil industriel".

 Pour démontrer leur savoir faire, les salariés ont décidé de relancer la production des madeleine Jeannette.

"Nous souhaitons vendre 800 kilos de nos produits sur différents marchés de Caen. Notre but est de sensibiliser la population locale et de montrer que l'outil est en état de fonctionnement " a expliqué à France 3, Geneviève Hirard, déléguée suppléante du personnel.

«Nous ne laisserons pas mourir la dernière usine de Caen qui a continué à produire sous les bombardements en 1944», a ajouté Franck Mérouze secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.

Dans les années 1970 : 400 personnes travaillaient dans l'usine.

Dans les années 2000 : les madeleines sont même vendues jusqu’au Japon et en Chine.

Entre 1997 et 2011 : Quatre dépôts de bilan successifs.

En 2012 : Reprise de l'usine par le groupe LGC, avec un avis favorable des salariés. C'était une société d’investissement d’un capital social de 11 millions d’euros et basée à Falaise. LGC prévoyait un plan de relance avec un déménagement de l’usine à Falaise en vue de sa modernisation. Coût de l' opération : 2,2 millions d'euros. Il manquait 750.000 euros, et, après de multiples contacts, les banques, plus préoccupées de spéculation boursière et de rentabilité financière pour répondre à l'appétit de profits de leurs actionnaires, refusèrent de jouer leur rôle, et trahirent le projet de relance de l'activité.

Le 18 décembre 2013 : Au terme de la procédure de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Caen finit par prononcer la liquidation de l'entreprise.

Les salariés sont déterminés à défendre leur outil de travail, tout en sachant que leur lutte peut durer.

Le 7 mars, un huissier s’est présenté pour faire procéder à la coupure de gaz. Il a été accueilli par les salariés et la CGT qui ont fait savoir l’illégalité de la procédure.

Madeleines-Jeannette.jpgLes salariés de Jeannette ont besoin de votre soutien

La CGT du Calvados a lancé un appel à la solidarité financière. Dans le même temps, des démarches sont continuées en Préfecture, afin de trouver des repreneurs.

Pour la CGT et les travailleurs de Jeannette, l’entreprise, qui est un des fleurons historiques de l’industrie agroalimentaire de Basse-Normandie, doit continuer à exister.

Cette situation, nous la connaissons et la vivons en Seine-Maritime, avec Petroplus, où, il faut le déplorer, on ne peut que constater le fait qu'il n'y a pas de volonté politique actuellement de relancer nos industries.

A l'opposé de attentes des salariés et des véritables besoins, le gouvernement a trouvé de l'argent pour accroitre, de 30 milliards, les cadeaux aux spéculateurs patronaux et aux actionnaires cupides, avec son fameux pacte de responsabilité  (qui n'est qu'un pacte d'irresponsabilité), plutôt que d’apporter un financement à une véritable sauvegarde des emplois, là où les entreprises en ont réellement besoin, comme chez Jeannette, pour permettre le maintien des emplois des 37 salariés.

L’Union Départementale de Seine-maritime vient de lancer un appel pressant à ses syndicats pour qu'ils participent aussi à soutenir financièrement la lutte des « Jeannette », en achetant leurs célèbres madeleines.

Elle se charge de regrouper les commandes des syndicats pour les transmettre aux salariés en lutte de Jeannette.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:27

Contre la politique sociale et économique du Medef, appliquée par Hollande et son gouvernement, mis en scène par Yvon Gattaz et le Berger du patronat

LE PRINTEMPS SOCIAL S'EST ECLATE DANS 140 VILLES DE FRANCE

 

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi en France, comme ici à Marseille, contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, à l'appel de quatre syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires). Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé cette mobilisation "très disparate". /Photo prise le 18 mars 2014/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Par dizaines de milliers, les salariés comme les retraités on t manifesté ce  mardi dans toute la France contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, comme ici à Marseille;

 

 Par dizaines de milliers, les salariés et les retraités  ont manifesté mardi en France contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, à l'appel de quatre syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires).

Cette journée du "front du refus" dans 140 cortèges  a mobilisé 240.000 manifestants, selon la CGT.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé cette mobilisation "avant tout contre le pacte de responsabilité", confirmant pourtant son souhait d'aller "vite". "Les choses avancent, on est tout prêt de l'aboutissement sur les parties coût du travail et fiscalité", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec les agences de presse.

Pour Jean-Claude Mailly, le leader de FO, cette mobilisation "constitue un avertissement pour les pouvoirs publics, tant vis-à-vis du pacte de responsabilité que sur les revendications et attentes en matière de salaires, d’emploi, de Sécurité sociale".

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, reproche pour sa part au gouvernement de faire le jeu du Medef, la principale organisation patronale, et l'appelle à changer de cap.

A Paris, où Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly ont pris la tête du cortège, 60.000 personnes, selon les syndicats,  ont défilé derrière une banderole proclamant "Non au pacte de responsabilité".

Environ 42.000 personnes selon les organisateurs  ont manifesté à Marseille.

"C'est une forte mobilisation et une pression supplémentaire mise sur le gouvernement qui n'entend toujours pas la colère des salariés", a dit à la presse Thierry Pettavino, le secrétaire général départemental de la CGT.

A Toulouse, la manifestation a rassemblé  12.000 personnes, de source syndicale, tandis qu'à Bordeaux l'intersyndicale ne revendiquait que 5.500 personnes.

Jean-Claude Mailly a accusé sur France 2 le gouvernement d'être dans une "logique libérale au sens économique du terme" et dans une "logique de dumping" en cherchant à réduire le coût du travail.

Thierry Lepaon n'hésite pas à parler de "pacte d'irresponsables", dénonçant un "deal personnel entre François Hollande et Pierre Gattaz", le président du Medef.

 

ET A PARIS AUSSI

Reportage repris sur

LE BLOG DE DIABLO

 

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:18
( le Quotidien du Peuple en ligne )
17.03.2014 à 17h16

La situation politique en Ukraine est bien différente de la désintégration de l'Union Soviétique : l'indépendance de l'Ukraine ne s'est pas contentée de donner naissance au troisième arsenal nucléaire du monde et de s'arrêter là ; bien au contraire, ces dernières années, l'Ukraine est devenue le dernier champ de bataille de la guerre froide, et pourrait même conduire au déclenchement d'une seconde guerre froide. Alors que l'Ukraine se tourne vers l'Occident, la région de Crimée a organisé un référendum sur son rattachement a la Russie. Ce petit jeu de balancier géopolitique entre la Russie et l'Occident est entré dans sa phase finale, et il peut nous apprendre beaucoup.

1er enseignement : les lignes de fracture politiques peuvent facilement conduire à une tragédie politique entre grandes puissances

En tant que deuxième plus grand pays d'Europe, pourquoi l'Ukraine est-elle un « dilemme »? Tout comme c'est à la jonction des plaques tectoniques que se déclenchent souvent des tremblements de terre, à la jonction de plaques intercontinentales se trouvent aussi des lignes de fractures de civilisation, qui conduisent souvent aussi à des tremblements de terre politiques. L'Ukraine, malheureusement, est située à la jonction des civilisations catholique et orthodoxe : la plupart des habitants des régions Ouest de l'Ukraine sont catholiques, alors que la plupart des habitants des régions de l'Est sont orthodoxes russes. La crise économique a déclenché un choc des civilisations, conduisant le pays au bord de la faillite et de la scission, offrant aux grandes puissances des opportunités d'intervention, et finalement conduisant sa propre tragédie à provoquer une tragédie politique entre grandes puissances.

2e enseignement : la crise politique découle de la crise économique, et une forte dépendance de l'économie envers l'extérieur est dangereuse pour la sécurité nationale

Ces dernières années, les efforts de l'Occident pour faire changer le régime politique dans certains pays ont souvent réussi, et ont eu tendance à se propager. Cette fois, pour éviter d'irriter la Russie, l'Occident n'a pas recouru à des slogans comme le « printemps ukrainien » ou la « révolution orange » ou autres, mais sur le fond il n'y a pas de différences. Les difficultés économiques internes de l'Ukraine, découlant d'un défaut de la dette et de la faillite, ont offert des opportunités de manipulations extérieures. L'Occident s'est appuyé sur la volonté de l'Ukraine de ne pas dépendre excessivement de la Russie pour encourager un changement de situation dans le pays.

3e enseignement : la lecture erronée de l'histoire par l'Occident est un facteur déclenchant de troubles

La désintégration de l'Union Soviétique, qui marqua la fin de la guerre froide, a plongé l'Occident dans l'ivresse de la victoire, poussant les États-Unis à conclure à la « fin de l'histoire », ce qui a d'abord fait prospérer, pour un temps, les théories néo-impérialiste et néo-conservatrice, mais fini par conduire les États-Unis à s'embourber de manière inextricable pendant dix ans en Afghanistan et en Irak. De son côté, l'UE a également procédé à une expansion massive, absorbant 10 pays rien qu'en 2004, jusqu'à en faire une indigestion. C'est de ces mauvaises interprétations de la fin de la guerre froide que sont nés les troubles. Vouloir donner un caractère inévitable à la nature hasardeuse de l'histoire conduit souvent à des prophéties auto-réalisatrices.

4e enseignement : les doubles standards de l'Occident reflètent à nouveau leur hypocrisie

Les Etats-Unis et l'Europe ont autrefois apporté leur soutien à un référendum au Kosovo, mais aujourd'hui ils s'opposent au référendum en Crimée ; naguère, ils prétendaient que les droits de l'homme étaient au-dessus de la souveraineté, mais aujourd'hui, ils disent que la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine sont indivisibles. Les doubles critères des Etats-Unis et de l'Europe ont de quoi dérouter les gens : la raison en est bien sûr que les Etats-Unis et l'Europe décident des valeurs en fonction de leurs propres intérêts : à leur avis, l'indépendance du Kosovo arrachée à la dictature Serbe est légitime, mais l'indépendance de la Crimée de l'Ukraine démocratique est illégale ; dans leur esprit, il semble que la Russie n'est pas un État-nation qui s'est formé naturellement, et qu'il veuille à présent absorber la Crimée est également une violation des idées occidentales. A la veille de l'effondrement de l'Union Soviétique, l'Occident avait à promis Eltsine : pas d'élargissement de l'OTAN, et la Mer Baltique ne rejoindra pas l'UE. Or, quelle est la situation aujourd'hui ? Comment la Russie peut-elle faire confiance à l'Occident ?

La situation en Ukraine est toujours confrontée à de grandes incertitudes. Le 16 mars, un référendum s'est tenu en Crimée, mais le G7, les Etats-Unis et l'Europe ont clairement dit qu'ils ne reconnaîtront pas les résultats du référendum. On ne sait pas encore si l'Occident, face à des résultats du référendum en faveur de la Russie, acceptera ou non ce fait. La politique ukrainienne va constituer un gros problème pour de nombreuses grandes puissances, et comment elles y feront face sera pour ces pays un test de leur sagesse politique.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:12
Ukraine : un couple israélien sauvé de justesse d’un lynchage


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Un couple israélien séjournant à Kiev, en Ukraine, a été sauvé vendredi de justesse d’un lynchage, juste avant l’entrée du Chabath, rapporte le site Virtual Jerusalem.


Zalman Hetzklovich et son épouse se promenaient prés de la Place de l’indépendance de Kiev, dans le centre de la ville, lorsque huit ukrainiens portant des uniformes et tenant des bâtons ont surgi d’une camionnette et les ont pris à partie.

“J’ai compris que si nous ne courions pas, à ce moment-là, nous étions morts”, a indiqué Hetzklovich. “J’ai arrêté un taxi et demandé au chauffeur de nous sortir de là. Les attaquants ont entouré la voiture et ont exigé que le chauffeur s’arrête”, a-t-il ajouté.

“Le chauffeur a foncé et renversé les agresseurs qui ont réussi à endommager un côté de la voiture. Ils ont alors rejoint leur camionnette et se sont lancés à notre poursuite. Le chauffeur a réussi à les semer”, a poursuivi Hetzklovich.

Le couple israélien s’est immédiatement refugié dans une synagogue, réalisant qu’il avait miraculeusement réussi à s’échapper. “Nous avons acheté le soir même nos billets retours pour Israël”, a indiqué le couple.

Jeudi, un rabbin, adjoint au chef des services d’urgence ukrainien de ZAKA, a été violemment agressé et traité de “sale Juif”. Les agresseurs l’ont roué de coups et poignardé à la jambe.

Malgré plusieurs agressions antisémites contre des personnes, des synagogues ou cimetières, les dirigeants de la communauté juive ukrainienne dénoncent une propagande politique autour de l’antisémitisme orchestré selon eux par le président russe Vladimir Poutine.

Interrogé mardi par nos confrères de Radio France Inter sur la situation en Ukraine, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a rejeté les accusations portées contre le parti antisémite Svoboda (Liberté), qualifié d’extrême droite, représenté dans le nouveau gouvernement ukrainien.

“Quand on accuse ce gouvernement d’être d’extrême droite, c’est faux”, a affirmé M. Fabius. “Il y a trois membres du parti Svoboda qui est un parti plus à droite que les autres, mais l’extrême droite n’est pas au sein du gouvernement”, a-t-il ajouté.

Ces propos ont irrité la diplomatie russe qui accuse M. Fabius d’indulgence à l’égard du parti Svoboda.

“Il est connu que l’activité de ce parti a un caractère ouvertement nationaliste. De plus, il soutient des points de vue racistes, antisémites et xénophobes”, a déclaré jeudi le ministère russe à ce propos. “Il est incompréhensible de voir avec quelle facilité certains de nos partenaires en Occident adaptent leurs positions pour tirer des avantages géopolitiques immédiats”, a-t-il ajouté.

“Nous considérons comme dangereuse une telle érosion de la ligne de principe consistant à condamner toute manifestation de nationalisme, de xénophobie et d’antisémitisme”, a-t-il encore écrit.

Dans une interview accordée jeudi à La Voix de la Russie, Viatcheslav Kantor, président du Congrès juif européen (CJE), accuse également le nouveau gouvernement ukrainien de fermer les yeux sur la dangerosité du parti Svoboda.

“Au plus fort des Jeux olympiques de Sotchi, des forces d’extrême droite, totalement nationalistes, je dirais même néonazies, ont fait leur apparition sur le Maïdan. C’est une minorité, peut-être deux mille individus dans toute l’Ukraine. Mais les militants sont armés, très agressifs et le pouvoir en place les laisse faire sous nos yeux. Cet exemple de comportement des autorités et des extrémistes est représentatif de l’Europe dans son ensemble. C’est inadmissible pour n’importe quel pays, qu’il veuille intégrer l’UE ou non. “, a-t-il déclaré.

Mardi, le président du Front de Gauche, Jean-Luc Melenchon, a fustigé les chancelleries occidentales de “nier la réalité de ce qui est en train d’avoir lieu en Ukraine”.

“La preuve ? Il y a bel et bien au gouvernement quatre ministres néo-nazis et non des moindres : le vice-Premier ministre, le ministre de la Défense et de la Sécurité nationale, celui des Ressources naturelles et de l’énergie et le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. A quoi l’on peut rajouter le nouveau Procureur général du pays et le secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, lui-même fondateur de Svoboda dont le discours antisémite reste un fondement non masqué de sa culture politique”, a-t-il écrit sur son site internet.

“Cette façon de nier la réalité de ce qui est en train d’avoir lieu en Ukraine crée des zones d’ombres dont les conséquences pourraient devenir terribles “, a-t-il ajouté.

“En 2012, la Ligue Anti-diffamation (ADL), une des principales organisations juives américaines, a dénoncé l’alliance parlementaire signée par Yulia Tymoshenko avec le parti d’extrême-droite Svoboda. Oubliée ! “, a dénoncé M. Melenchon, s’appuyant sur l’article du Monde Juif .info “Ukraine : les liens antisémites et antisionistes de Yulia Timochenko”.

À ce jour, le Conseil représentatif des institutions juives de France ne s’est toujours pas exprimé sur les propos du ministre des Affaires étrangères, M. Fabius.


Eric Hazan – © Le Monde Juif .info

© Photo : DR

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 23:04

Des défilés très revendicatifs à Dieppe ( 500), à Rouen (2500) et au Havre ( 7000) : contre le Pacte patronal Hollande-Gattaz, pour la relaxe des militants havrais, contre les licenciements.  Dans un contexte difficile, à 5 jours des élections municipales, 10000 manifestants en Seine-Maritime, ce n'est pas rien.  Ce n'est cependant pas encore à la hauteur des enjeux, ni de la colère.  

 

A Rouen : 2500

 

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La manif à Rouen

 

Le CHU, les Petroplus, les Renault, des territoriaux, les retraités, l'Energie, ceux des CIO ... Et des drapeaux CGT par dizaines.  Quelques drapeaux FO, Sud, FSU aussi.  "  NON, NON, NON, au pacte Hollande-Gattaz " fut scandé avec vigueur mais aussi " Rien n'est à eux, tout est à nous, Tout ce qu'ils ont, ils l'ont volé...". 

 

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Devant le palais de justice

 

Devant le palais de justice, un arrêt pour réclamer la relaxe des 4 du Havre, le vote de la loi d'amnistie sociale, et pour dénoncer la criminalisation des actions syndicales et la hargne, de classe, du procureur du Havre, de celui de Lyon contre les militants de Roanne ...  Rendez-vous est pris pour le 31 mars au Havre devant le Tribunal du Havre pour soutenir les militants havrais. Puis la manifestation a rejoint la Préfecture où une délégation a été reçue.

 

Près de 7000 au Havre

lehav 

 

Au Havre ( photos envoyée spéciale)

 

Près de 7000 manifestants ont défilé au Havre. Ils sont partis depuis plusieurs points de l'Agglo pour arriver au Tribunal (TGI).. La manifestation unitaire a poursuivi sur l'Hôtel de Ville et a fini à la Sous Préfecture. Une délégation unitaire a remis au sous-préfet, plusieurs milliers de signatures de la pétition pour la REL4XE des 4 du Havre ! 

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