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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:01
Ceci est à relire quand Obama vient à Bruxelles pour dicter ses politiques étrangère et économique à la Commission européenne et à l'UE.  Les Etats-Unis sont un danger pour l'Europe et les Européens.  Sortons de l'OTAN et de cette UE inféodée aux USA depuis le plan Marshall.  Sortons de près de 70 ans de soumission! Go Home America!

us go homeAffiche du PCF vers 1950

Le Grand Marché Transatlantique (GMT) et les municipalités
Raoul Marc JENNAR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui suit est tiré du mandat conféré par les 28 gouvernements de l’UE à la Commission européenne pour négocier avec les USA un grand marché transatlantique. Pour le texte complet du mandat, voir mon livre « Le grand marché transatlantique. La menace sur les peuples d’Europe. » Perpignan, Cap Bear Editions, 2014.

 

Dès l’article 4 du mandat, il est précisé :


« 4. Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement. »

Ce qui signifie, si l’Accord est adopté dans les termes du mandat européen de négociation, qu’il s’appliquera non seulement aux Etats de l’UE, mais également à toutes les composantes de ces Etats : en France, les Régions, les Départements, les Communes ; en Belgique, les Communautés, les Régions, les Provinces, les Communes ; en Allemagne, les Lander et les Communes, …

Les réglementations prises au niveau municipal sont directement visée par ce projet dès lors qu’elles produisent des normes considérées par les firmes privées comme des « obstacles inutiles à la concurrence » ou « plus rigoureuses qu’il est nécessaire ».


Ce principe est rappelé avec plus de précisions encore dans d’autres articles du mandat :


a) l’article 23, qui traite de la libéralisation (supprimer toutes les législations et réglementations restrictives) et de la protection (supprimer toute forme de taxation ou de contraintes sur les bénéfices) des investissements et qui enlève aux juridictions officielles au profit d’instances privées d’arbitrage le pouvoir de trancher un différend entre firmes privées et pouvoirs publics lorsqu’une firme privée estime qu’une législation ou une réglementation va à l’encontre de la libéralisation et de la protection des investissements, précise que « Toutes les autorités et entités infranationales (comme les États ou les municipalités) devraient se conformer efficacement aux dispositions du chapitre de protection des investissements du présent Accord. »

Ceci signifie qu’une réglementation municipale pourra être attaquée devant un groupe d’arbitrage privé si elle est perçue par un investisseur américain comme une limitation à son « droit d’investir ce qu’il veut, où il veut, quand il veut, comme il veut et d’en retirer le bénéfice qu’il veut » (définition de l’investissement par les lobbies US).


b) les Communes sont aussi visées par l’article 24 relatif aux marchés publics

24. L’Accord devra viser à compléter avec la plus grande ambition, en complément du résultat des négociations sur l’Accord sur les marchés publics, en ce qui concerne la couverture (les entités de passation des marchés publics, les secteurs, les seuils et les contrats de services, en ce compris en particulier dans la construction publique). L’Accord visera à accroître l’accès mutuel aux marchés publics à tous les niveaux administratifs (national, régional et local), et dans le secteur des services publics, couvrant les opérations pertinentes d’entreprises opérant dans ce domaine et assurant un traitement non moins favorable que celui accordé aux fournisseurs établis localement. L’Accord doit également inclure des règles et disciplines pour surmonter les obstacles ayant un impact négatif sur les marchés publics de chacun, y compris les exigences de localisation et les exigences de production locale, (…) et celles qui s’appliquent aux procédures d’appel d’offres, aux spécifications techniques, aux procédures de recours et aux exclusions existantes, y compris pour les petites et moyennes entreprises, en vue d’accroître l’accès au marché, et chaque fois que c’est approprié, de rationaliser, de simplifier et d’améliorer la transparence des procédures.

On le constate, tous les aspects d’un appel d’offre sont visés. Des exigences de localisation (ex : exiger qu’un fournisseur d’un service comme l’approvisionnement des cantines scolaires soit localisé sur le territoire de la Commune et qu’il s’approvisionne chez des producteurs locaux) seront considérées comme ayant « un impact négatif » sur les marchés publics. L’accès des marchés publics locaux sera ouvert aux entreprises et firmes américaines au détriment des entreprises et firmes d’Europe ou de France, et à fortiori de la commune ou de la région. Les traités européens ont bien préparé le terrain de ce point de vue puisque des exigences de localisation ne peuvent déjà plus être imposées à des entreprises européennes.

 

c) Enfin, l’article 45 étend à l’ensemble des dispositions de l’Accord le mécanisme prévu à l’article 23 dans le seul domaine de l’investissement (ainsi qu’à l’article 32 en ce qui concerne les normes sociales et environnementales) :

« 45. Règlement des différends

L’Accord comprendra un mécanisme de règlement des différends approprié, ce qui fera en sorte que les Parties respectent les règles convenues. L’Accord devrait inclure des dispositions pour le règlement le plus indiqué des problèmes, comme un mécanisme de médiation flexible. »

Ce qui signifie que toute espère de norme – sociale, sanitaire, alimentaire, environnementale ou technique - adoptée par une municipalité, dès lors qu’elle contrarie une firme privée, pourra être attaquée devant un mécanisme d’arbitrage privé.

Il faut rappeler que le gouvernement PS approuve et soutient le mandat de négociation et que le Président PS de la République a même souhaité, lors de sa récente visite à Washington, que les négociations soient accélérées. Avec les coupes sombres décidées par ce gouvernement qui vont affecter encore plus le financement des collectivités locales, le grand marché transatlantique constitue une autre menace grave pour nos municipalités : celle de les mettre sous la coupe des firmes américaines qui feront la loi dans nos communes.


A dix jours des élections municipales, voter pour des candidats se réclamant du PS ou alliés à celui-ci, c’est voter pour la colonisation de nos villes et de nos villages par les firmes américaines, c’est voter pour la disparition de notre artisanat, de nos petits viticulteurs, de nos petits agriculteurs, de nos petites et moyennes entreprises qui vont être broyés par les géants américains. Pensons-y le 23 mars. Et souvenons-nous que l’UMP soutient aussi ce projet et que le FN a voté contre une résolution proposant de faire de la Région PACA une « zone hors GMT ».


Raoul Marc JENNAR, le 13 mars 2014.

»» http://www.jennar.fr/++cs_INTERRO++p=3450
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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 17:55

sybd TUS 

 

 

 

 

 

 


 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Ce 24 mars, quatre ouvrières travaillant dans une filiale tunisienne d'un groupe aéronautique française vont connaître leur sort devant la justice tunisienne. Elles ont déjà perdu leur emploi, elles sont maintenant menacée de prison, leur délit : avoir monté un syndicat.

 

Cela fait quatre ans que ces ouvrières tunisiennes de SEA Latelec-Fouchana, une filiale du groupe français aéronautique Latécoère, se battent.

Elles se sont battues d'abord pour monter un syndicat pour gagner un salaire décent et mettre fin au despotisme à l'usine, ensuite pour sauver leur emploi face aux manœuvres de délocalisation, enfin pour préserver leur liberté face aux poursuites judiciaires entamées par leur ancien employeur.

 

Monter un syndicat pour organiser la résistance

 

Tout a commencé en 2005. Latécoère, fournisseur notamment en câblages, fuselages (numéro un mondial dans le domaine) pour Dassault, Airbus et autres géants de l'aéronautique française, décide alors de délocaliser une partie de sa production en Tunisie, à Fouchana.

Latécoère embauche une main d’œuvre majoritairement féminine, escomptant sur la docilité des travailleuses, leur acceptation de conditions de travail et de salaires indécents.

C'est le début de l'enfer pour les ouvrières tunisiennes du site embauchées toutes en CDD renouvelable : heures de travail non-payées, harcèlement moral et sexuel, intimidations, pour un salaire ne dépassant pas les 100 € par mois.

En 2011, en pleine « révolution tunisienne » les ouvrières décident de dire Stop et ouvrent une section syndicale de l'UGTT, qui devient vite le foyer de résistance au despotisme patronal à l'usine, regroupe la grande majorité des travailleuses.

 

Quand Latécoère délocalise en … France pour casser la grève en Tunisie !

 

Une lutte âpre s'engage, où la direction emploie toutes les méthodes – tentative de corruption de syndicalistes, menaces – avant de concéder un accord en mai 2012 répondant à la plupart des revendications : reconnaissance de congés payés, des hausses de salaire, le paiement des heures sup.

L'entreprise française révèle vite ses vraies intentions. Dès septembre, elle crée un syndicat maison pour supplanter l'UGTT, un échec. Le 20 septembre, l'entreprise lance un lock-out patronal, refusant de rouvrir l'usine à moins que les déléguées UGTT ne soient laissées à la porte.

Le conflit s'intensifie. A Fouchana, les ouvrières lancent une grève illimitée, qui va durer quatre semaines, et va constituer un front uni face aux intimidations, sous toutes leurs formes

Sous pression de son principal donneur d'ordres, Airbus, Latécoère décide alors de « rapatrier » une partie de la production à Tarbes, en France, embauchant des intérimaires en France pour briser le mouvement en Tunisie.

Les machines, stocks sont rapatriés en France, les ouvrières tunisiennes impuissantes face à la manœuvre. Le groupe fait retomber la faute de la « réduction de la production » sur les travailleuses, contre lesquelles est entamée un plan de licenciement en mars 2013. 

L'effectif est réduit de moitié sur le site tunisien, le syndicat maison prend enfin le pouvoir, les meneuses du mouvement dont Sonia Jebali et Monia Dridi sont mises à la porte. Le temps de finir la manœuvre, le site français est fermé et tout le matériel rapatrié en Tunisie.

 

24 mars : la menace de la prison

 

La direction française du site ne s'arrête pas là. Après avoir fait perdre leur emploi à Monia, Sonia et plusieurs autres camarades, elle pousse une salariée (affiliée au « syndicat maison ») de porter plainte contre quatre salariées syndiquées à l'UGTT pour « violences physiques et verbales »,

En décembre 2013, sans leur présence, le premier jugement a opté pour une peine de prison ferme de deux mois. Le 24 février dernier, la police leur a signifié leur condamnation pour « atteinte à la morale et diffamation ».

Les quatre femmes en lutte ont fait appel, le procès doit être rejugé ce 24 mars, avec une issue incertaine. Elles ont besoin de tout notre soutien.

 

Pointons les responsabilités des 1 300 entreprises françaises

 

Il est temps de faire monter la pression, temps aussi de pointer la responsabilité de nos entreprises, de l'Etat français dans les conditions de travail inhumaines, les salaires de misère dont sont victimes la masse de la population tunisienne, avant et après la dite « révolution » tunisienne.

Les entreprises françaises sont massivement présentes en Tunisie, elles sont 1 300, employant officiellement 130 000 salariés. En 2012, la France reste le premier investisseur en Tunisie, concurrencé par les Emirats, la Grande-Bretagne l'Allemagne ou l'Italie.

La France est également le premier partenaire commercial de la Tunisie : 30 % des exportations tunisiennes sont dirigées vers la France, 18 % des importations tunisiennes sont originaires de France.

Historiquement, les entreprises françaises sont présentes dans les services : tourisme (Accor, Club med), le secteur bancaire (BNP), la grande distribution (Casino, Carrefour), les assurances (Groupama) ou les services pétroliers (Total).

Toutefois, les entreprises opérant en Tunisies sont désormais très largement concentrées (à 80 %) dans l'industrie manufacturière dont la moitié dans le textile, le reste partagé équitablement entre l'électronique, la métallurgie et la chimie.

Une analyse plus fine révèle que les entreprises françaises textile en Tunisie ont délocalisé leurs branches « confection » et « bonneterie » (75 % des entreprises), tandis que l'électrique/électronique/aéronautique, le deuxième secteur d'activité, 60 % des entreprises sont dans les « cablâges » (comme Latécoère).

Le point commun entre ces deux activités sont d'être faiblement capitalistique, consommatrice en une main d'oeuvre féminine peu qualifiée et très faiblement rémunérée.

 

Le gouvernement français négocie des contrats en Tunisie … pour Airbus : dénonçons-le haut et fort !

 

La Tunisie est donc une source de profits faciles pour les investisseurs français surtout avec le « Code des investissements » déjà préfiguré par Bourguiba en 1972, mis sur pied par Ben Ali, dont la réforme est aujourd’hui discutée mais sans remettre en cause les avantages pour le patronat.

Ce « code » prévoit en effet tout un ensemble de facilités pour le capital étranger : exonérations fiscales sur le rapatriement des bénéfices, baisse de droits de douane pour les industries délocalisées, cession de terrain à prix modique, enfin création de zones franches à imposition minimale ou nulle.

Et ce n'est pas près de se terminer. Le gouvernement tunisien dominé par les islamistes après 2011, avec la figure de l'islamiste libéral pro-américain Jebali, s'est déclaré favorable aux investisseurs, notamment français.

Le « gouvernement d'union nationale », technocratique, sous la coupe de l'UTICA (MEDEF local) pousse encore dans ce sens, dans les négociations avec le FMI, dans la finalisation du nouveau « Code d'investissements » consacrant la « liberté d'investissement ».

François Hollande s'est déjà rendu en Tunisie deux fois depuis neuf mois : d'abord en juillet 2013, récemment en février 2014.

La première fois, accompagné d'une cinquantaine d'hommes d'affaires, de PDG français pour signer des contrats notamment dans l'électronique. François Hollande a également négocié le redéploiement d'une partie de la dette en contrats d'investissements pour les monopoles français.

La seconde fois, il a proposé la vente de six EC275 Caracal aux forces spéciales tunisiennes, officiellement pour la lutte contre le terrorisme. Des appareils hi-tech, idoines pour le repérage en milieu hostile, les missions commandos, adaptés aussi aux forces anti-émeute.

Ce contrat de 300 millions d'euros serait bien sûr au bénéfice d' … Airbus, le même groupe fourni par Latécoère, qui licencie nos camarades Monia, Sonia et les autres.

L’État français reste le premier actionnaire d'EADS (qui détient Airbus). Il n'est pas acceptable que la casse de l'industrie française serve à alimenter les profits privés, débouche sur des conditions de travail, salariales, d'oppression syndicale inacceptables.

Stop à l'hypocrisie aussi à gauche ! Non, Louis Gallois qui a été à la tête d'EADS de 2006 à 2012 n'est pas un « patron de gauche ». Non, les contrats signés pour Dassault, Airbus ne sont pas une « bonne chose pour la France », comme certains à gauche le prétendent.

Il n'y a pas d'avenir dans les relations privilégiées avec le « corrupteur de la République » Dassault, ni dans l'insertion dans la « compétition » internationale pour la vente d'armes.

 

arton517.jpgNous sommes solidaires avec nos camarades Mounia, Sonia et toutes les autres. Solidaires avec la campagne menée notamment par la CGT Airbus, Latécoère pour faire connaître leur sort, et le lier au sort vécu par les ouvrier(e)s français(e)s.

 

Solidarité avec nos camarades tunisiennes, la lutte se mène aussi en France !

 
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 10:07
Contre la politique de misère imposée par la "troïka"

instrument de l'Union européenne

et mise en musique par le gouvernement espagnol

Une foule immense manifeste en Espagne

 

  • Photo d'illustration

    LePoint.fr/Source AFP - Photo d'illustration

 

Certains ont traversé l'Espagne, parcouru à pied des centaines de kilomètres pour dénoncer "l'urgence sociale". Agitant des drapeaux de toutes les régions du pays, une immense foule a envahi le centre de Madrid samedi pour le plus grand défilé organisé depuis ceux de 2012. "Debout, debout, nous allons lutter !" : ils sont au moins des dizaines de milliers à hurler, chanter et dénoncer dans ces "marches de la liberté" un taux de chômage supérieur à 26 % et la politique d'austérité suivie depuis deux ans par le gouvernement de droite.

"Ras-le-bol, ras-le-c..." sont sur toutes les lèvres. Tous ont le sentiment d'une grande injustice, de payer le marasme économique dans lequel est enfoncé leur pays, les énormes déficits publics et le sauvetage bancaire européen de plus de 40 milliards en 2012 tandis que, selon eux, les responsables de l'explosion de la bulle immobilière, de la corruption et des abus bancaires qui ont ruiné les petits épargnants continuent de s'enrichir.

"Le peuple se réveille. C'est fini la fête"

Des manifestants lors d'une "marche pour la dignité" à Madrid, le 22 mars 2014, Gérard Julien AFP

 

Comme un symbole, un gigantesque doigt d'honneur surgit de l'immense foule qui a envahi le centre de Madrid. "Le peuple se réveille. C'est fini la fête", assure une pancarte accrochée au doigt. "Les responsables politiques ont transformé la politique en un commerce pour leurs intérêts", proclame une autre pancarte orange surmontée des visages de membres du gouvernement de Mariano Rajoy. "Ils ont profité des citoyens, nous ont escroqués : les banquiers, les politiques, Urdangarin (l'époux de la fille du roi inculpé de détournement de fonds, Inaki Urdangarin) et ils sont toujours en liberté. Mais qu'au moins, ils nous rendent l'argent", dénonce Justina Santamarta, une surveillante d'hôpital de Madrid.

Au total, huit colonnes ont convergé vers la gare d'Atocha, à l'appel de multiples organisations sociales, groupes de la mouvance des "indignés" ou collectifs professionnels. Une mobilisation rappelant les grands défilés qui avaient marqué la poussée de fièvre sociale, retombée depuis, qui a agité l'Espagne en 2011 et 2012. Les autorités régionales ont d'ailleurs mobilisé quelque 1 700 policiers pour assurer la sécurité, craignant des incidents en raison de la présence attendue de groupes antisystème.

 

20minutes.fr- Des manifestants avec le drapeau de la République, lors d'une "marche pour la dignité" à Madrid, le 22 mars 2014

Certains ont marché près d'un mois

Certains manifestants ont marché pendant près d'un mois, depuis l'Andalousie, dans le sud de l'Espagne, la Catalogne, dans l'est, les Asturies, dans le nord-ouest, ou l'Estrémadure, dans l'ouest. "Nous voulons du travail. Nous ne pouvons pas accepter que des millions de personnes au chômage doivent retourner chez leurs parents", lance Jorge Balbas, un chômeur de 24 ans de Burgos, dans le nord de l'Espagne, rappelant que plus d'un jeune actif espagnol sur deux est au chômage et que nombre d'entre eux partent à l'étranger.

"Ni chômage, ni exil, ni précarité. Des marches, des marches, des marches pour la dignité", hurlent dans une sono des jeunes, nombreux dans la manifestation, juchés sur une camionnette à ciel ouvert, pendant que d'autres ont allumé des fumigènes.

L'austérité pointée du doigt

L'austérité sans précédent appliquée par le gouvernement conservateur depuis son arrivée fin 2011 pour réduire les déficits publics et la dette de l'Espagne a donné lieu à deux grèves générales en 2012, avec des centaines de milliers de personnes dans la rue. La mobilisation s'est ensuite essoufflée, dans un pays qui connaît la récession, un chômage record et un plan d'économies de 150 milliards d'euros sur trois ans annoncé en 2012.

Pourtant, s'ils ne descendent pas dans la rue, les Espagnols ont montré dans les sondages leur rejet de la politique d'austérité, nombre d'entre eux ne voyant toujours pas les effets de la reprise annoncée. "En 2014, nous sommes face à une situation extrêmement difficile, une situation limite, d'urgence sociale, qui exige une réponse collective et massive des salariés, des citoyens et du peuple", affirment les organisateurs dans leur manifeste. "Qu'ils nous rendent l'argent que nous ont volé les politiciens et les banquiers", lançait Trini Reina, une Andalouse de 48 ans venue de Séville dans une colonne de huit autocars. "J'ai un emprunt immobilier que je ne peux plus rembourser depuis sept mois. Ce système est en faillite et nous le payons très cher".

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 19:45

 

svobodaLu sur le Contrarien,
Vu sur "çanempechepasnicolas"
« Les belles méthodes des démocrates ukrainiens ! »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Aujourd’hui, je souhaitais quitter le champ économique pur pour faire une petite incursion au sujet de la crise ukrainienne. Évidemment, l’économie n’est jamais loin. Souvenez-vous de l’inversion sémantique dans l’ouvrage de référence 1984 ! Dans ce livre, tous les mots changent de sens. « La guerre c’est la paix » est l’un des slogans cardinaux de George Orwell mais ce n’est bien sûr pas le seul exemple. Le ministère de la Torture est rebaptisé ministère de l’Amour et tout est à l’avenant dans ce monde « orwellien ».

Ce qui pouvait sembler de la science-fiction ou n’être qu’un roman d’anticipation est en fait devenu réalité et vous pouvez contempler sous vos yeux, là, maintenant, les manipulations grossières auxquelles nous sommes soumis à longueur de journée. Encore ce matin, mon idole (et je le dis sans ironie tant il a bercé ma jeunesse de ses doctes explications) Bernard Guetta de France Inter y allait de son couplet anti-Poutine et de sa « russo-phobie » primaire !

Cette manipulation géopolitique à laquelle nous sommes confrontés est révélatrice des méthodes désormais employées sans vergogne par nos dirigeants sur tous les domaines, et ces outils et cette culture du mensonge posent incontestablement un problème démocratique de taille. Pour le dire plus clairement : la masse de mensonges qui nous est servi matin, midi et soir est tout simplement incompatible avec un exercice citoyen éclairé. C’est incompatible avec la liberté.

Les mots ont un sens et la défense de la vérité est le seul contre-pouvoir crédible contre le poison de la manipulation

Je fais partie de ceux qui considèrent que tout ne peut pas forcément être dit parce qu’il existe des cas où les « secrets d’État » ont effectivement une signification et que pour protéger les intérêts supérieurs de votre nation et du peuple il faut parfois cacher certaines choses. C’est une évidence qu’il convient de rappeler. Il ne s’agit donc pas d’être irresponsable dans la divulgation d’informations.

Néanmoins, ce qui se passe au sujet de l’Ukraine est tellement gros que cela mérite une nouvelle dose de ré-information.

Oui Poutine n’est pas un ange et sa conception de la démocratie est une conception russe de la chose, tout comme nous avons en France la nôtre et elle a beaucoup évolué ces dernières années, en tout cas depuis 2001 et plutôt vers la démocrassie que vers la Démocratie.

Comme vous le savez, la Russie est dans le camp des méchants et du « mauvais côté de l’histoire », en tout cas c’est ce qui nous est rappelé avec force et conviction ces derniers jours par nos dirigeants qui bombent le torse et tiennent des propos assez édifiants tellement les mensonges sont gros.

Ainsi, Laurent Fabius, notre ministre des Affaires étrangères, a tenu à rassurer le peuple de France, alors que notre pays sort à peine du psychodrame de l’affaire M’Bala M’bala et que l’on s’interroge toujours sur l’ambiguïté du geste dit de la « quenelle » qui serait un signe antisémite.
Rassurez-vous, en Ukraine, point n’est besoin de s’interroger trop longtemps puisque le parti Svoboda dont je vous ai déjà parlé est un parti fondamentalement et sans conteste de la pire espèce antisémite.

Donc notre ministre Fabius disait avec fermeté sur France Inter que :
« Quand on accuse ce gouvernement d’être d’extrême droite, c’est faux. » « Il y a trois membres du parti Svoboda qui est un parti plus à droite que les autres, mais l’extrême droite n’est pas au sein du gouvernement », a-t-il ajouté…

La démission sous la contrainte physique du président de la télé publique ukrainienne

Aujourd’hui, enfin hier, nous avons eu droit à une illustration extraordinaire de la conception de la démocratie des membres du « parti un peu plus à droite », comme dirait Fabius, puisque des membres élus au Parlement ukrainien de Svoboda ont pris d’assaut le bureau du président du France Télévision locale et lui ont «littéralement éclaté » la tête sur son bureau jusqu’à ce que ce dernier, sous une modeste « pression » physique, c’est-à-dire un lynchage en règle, prenne une feuille blanche tenue par un preneur d’otage fort sympathique et démocrate puisque soutenu par nous (les gentils) et signe « librement » sa démission qui, évidemment, dans un pays démocratique, ne serait pas valable et serait annulé par le tribunal des prud’hommes… Même que la victime pourrait demander quelques dommages et intérêts vu la violence de la scène que vous pourrez regarder sur la vidéo ci-dessous diffusée par le site Euronews.

Comme le dit Euronews, qui n’arrive pas même en se forçant à soutenir les membres de ce parti :

« Le président de la télévision nationale ukrainienne, Alexander Panteleymonov, a passé hier soir un mauvais moment. Des hommes ont investi son bureau et l’ont forcé à signer sa démission. Et ces assaillants sont des membres du parlement. Des députés du parti d’extrême-droite Svoboda qui reprochent notamment à Alexander Panteleymonov d’avoir diffusé hier en direct la cérémonie de signature par Vladimir Poutine du traité entre la Crimée et la Russie. Le patron de la télévision, déjà en fonction sous Ianoukovitch, était connu pour pratiquer la censure. La télévision a été accusée d’avoir constamment menti pendant le siège de Maïdan. Il n’empêche que la méthode est plutôt musclée, de la part de députés. L’homme à la queue de cheval est responsable au parlement de la liberté d’expression. »

Heureusement, le Premier ministre a « condamné un acte inacceptable pour une société démocratique »… Mais le pauvre président de télé n’a pas été « re-missionné » !

Un parti de nazillons aux méthodes « nauséabondes » !

Voilà ceux que Laurent Fabius soutient. Voilà ceux que nous autres, occidentaux, soutenons et encourageons. N’y a-t-il pas là de quoi comprendre la fureur somme toute contenue des Russes (la guerre avec les nazis, c’est presque 30 millions de morts et un pays ravagé) ?

Nous devons nous rendre compte de ce que c’est que « les pires moments de notre histoire », où les propos « nauséabonds » qui sont des termes galvaudés sous nos latitudes tant tout ce qui n’est pas politiquement correct pour nos bien-pensants est systématiquement qualifié avec ces mots. Or ce qui est nauséabond c’est de soutenir en mentant des gens comme ceux de Svoboda qui défilent en uniformes, qui terrorisent tous les démocrates et qui confisquent la liberté de la majorité.

Ce qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire c’est de voir un parti fasciste utiliser exactement les méthodes de la SA d’Adolf Hitler et de terroriser par la violence la plus extrême tous ceux qui ne pensent pas comme eux, tous ceux qui ne sont pas comme eux.

Ce président de la télévision publique ukrainienne n’avait vraisemblablement plus beaucoup d’avenir professionnel dans le paysage médiatique ukrainien, mais sommes-nous obligés de supporter et de cautionner l’hypocrisie de nos dirigeants si prompts à qualifier de fascistes rances les gamins de la manif pour tous ayant l’outrecuidance de manifester pour une certaine tradition (à laquelle on peut avoir le droit de ne pas adhérer) et pourtant soutenant politiquement, militairement et économiquement avec notre argent un régime dont les exactions ne vont faire que s’aggraver ?

Revenons à plus de modération

Je crois que là est l’essentiel, plus de modération et plus de sérénité sur ce dossier ukrainien sur lequel nos dirigeants s’agitent comme des pantins désarticulés sans que cela n’aboutisse d’ailleurs à grand-chose. Les sanctions sont très modestes pour ne pas dire uniquement symboliques pour le moment alors que les propos sont outranciers.

Nous avons voulu créer une forme de chaos en Ukraine pour jouer un tour pendable aux Russes et, comme à chaque fois, ces méthodes de voyous conduisent à une fragmentation et un délitement du pays concerné, ce qui amène progressivement à une guerre civile et à une balkanisation. À chaque fois, ce sont les peuples qui paient au prix fort un conflit qu’ils n’ont jamais demandé ni souhaité.

Ceux qui veulent en savoir un peu plus encore sur ces gentils « démocrates » ukrainiens peuvent lire l’excellent papier d’Olivier Berruyer, qui comme moi, est loin d’être un fasciste et qui est un garçon parfaitement pondéré, qui connaît bien son histoire et fait exactement les mêmes constats sur les mensonges éhontés qui nous sont rabâchés.

Ne soyons pas dupes et luttons contre la manipulation par la ré-information systématique de nos concitoyens.

Restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

Les propos de Fabius, source ici

Voir la vidéo de la démission en direct et sous les coups ! Haaa… si on pouvait virer tous nos mamamouchis de la sorte… quelle efficacité, les élections ne sont d’aucune utilité, quelques coups de bâtons portés par les plus forts… (c’est ironique, évidemment)

Lire le papier d’Olivier Berruyer ici pour ceux qui ne l’auraient pas déjà croisé !


À propos de l'auteur

Charles Sannat est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l’Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires. Il est actuellement le directeur des études économiques d'AuCOFFRE.com et rédacteur du Contrarien Matin, 'Décryptage quotidien, sans concession, humoristique et sarcastique de l'actualité économique'.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 08:10

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Plate-forme européenne de revendications pour la paix


Proposition du Parti communiste allemand (DKP)

Nouveau Parti communiste des Pays-Bas (NCPN)

Parti communiste du Luxembourg (KPL), Parti du Travail de Belgique (PTB) 

à l'issue de la Conférence de Aix-la-Chapelle, 

15-16 février 2014 reprise par http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Proposition de plate-forme de revendications afin d’orienter un mouvement anti-impérialiste européen pour la paix, et plus spécifiquement concernant l'Allemagne, le Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg :



1. Pas la moindre participation à des interventions militaires à l’étranger, que ce soit sous la bannière de l’Otan, de l’UE, d’une « coalition of the willing » ou de l’ONU. Le retrait immédiat des troupes allemandes, néerlandaises, belges et luxembourgeoises de toute intervention militaire à l’étranger. Respect complet de la souveraineté des États, comme le stipule la Charte des Nations unies. Nous rejetons la justification « humanitaire » et la notion de « responsabilité de protection » (« responsibility to protect », R2P) comme prétexte à des interventions à l’étranger. Nous rejetons aussi toutes autres formes de pression extérieure et de non-respect de la souveraineté, comme les embargos économiques et les sanctions.



2. Retrait de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg de l’Otan. Dissolution de l’Otan. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution à l’Otan.



3. Retrait de nos pays de touts les projets militaires de l’UE, comme l’Euro-corps, les Battle Groups et l’European Defense Agency (EDA). Nous rejetons toute tâche de mise en place et stratégie militaires figurant dans le Traité de Lisbonne et autres documents fondamentaux de l’UE. En attendant, nos pays doivent systématiquement et progressivement diminuer leur contribution aux projets militaires de l’UE.



4.Désarmement nucléaire. Pas de modernisation et retrait immédiat des armes nucléaires américaines de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Belgique. Interdiction légale de toute présence d’armements nucléaires sur notre territoire et à nos frontières. Soutien aux traités instaurant des zones dénucléarisées et à un traité interdisant les armes nucléaires. Interdiction de la production, du stockage, de la vente et de l’utilisation d’armes à l’uranium.



5.Pas d’achat de nouveaux avions militaires. Halte au développement, à l’achat et à l’installation de n’importe quel matériel militaire offensif – y compris les projets apparemment défensifs qui, de fait, font partie d’une stratégie militaire offensive, comme un bouclier antimissile, d’autres formes de « bouclier défensif » et des drones. Transfert des moyens financiers d’une politique sécuritaire militaire vers une politique sécuritaire non militaire.



6. Limitation du budget de la défense. Se distancier de la norme de l’Otan des 2 % du PIB pour la défense. Pas d’argent pour la guerre, mais pour les besoins sociaux (santé, enseignement, lutte contre la pauvreté, etc.).



7.Limitation draconienne de l’industrie et du commerce des armements et de leur financement, avec une définition large des systèmes d’armement, et sur base de l’application restrictive des normes minimales européennes.



8.Contrôle démocratique sur la politique de sécurité et de défense. Rendre publics tous les accords militaires, comme ceux concernant le stationnement des armes nucléaires.



9.Halte à toute propagande militaire via les écoles et autres institutions d’enseignement, ainsi que via les médias.



10.Pas le moindre engagement de militaires dans les tâches de maintien de l’ordre.



11.Les responsables politiques des guerres d’agression doivent être appelés à se justifier et seront sanctionnés.



12.Une politique hospitalière d’accueil et d’aide aux victimes et réfugiés des guerres.



13.Nos pays doivent développer leurs propres vision et stratégie de la paix. Ils peuvent se profiler par des initiatives de paix et de désarmement, ou dans l’aide humanitaire. Il existe déjà tout un éventail de possibilités de prévention des conflits et de construction de la paix : négociations, médiation, envoi d’observateurs, cessation des livraisons d’armes, aide humanitaire aux victimes, etc. Il est préférable que les conflits régionaux soient résolus au niveau régional, bien loin de l’ingérence et des intérêts des grandes puissances.



14.Une paix durable ne sera possible qu’en s’attaquant à la pauvreté et à l’injustice, en supprimant les injustices historiques à l’égard des peuples opprimés et en conférant à ces derniers le droit de suivre la voie qu’ils ont choisie. C’est pourquoi nous prônons un ordre économique juste, avec des relations commerciales honnêtes et équitables. Nous soutenons la lutte des peuples pour leurs droits nationaux, démocratiques et sociaux, pour le progrès social, pour la paix, pour un climat et un environnement durables et pour le développement. En dernière instance, une paix durable ne pourra être garantie que par une société qui ne s’appuie pas sur la compétition et le profit, mais sur la collaboration et la solidarité – par une société socialiste.

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:47

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:22

Il faut cesser de considérer le PS comme un parti de gauche !

 

J'ai lu sur le blog des élus PCF de Rouen une surprenante intervention de Matthieu Charlionnet, élu communiste au conseil municipal de Rouen, à propos du statut de métropole imposé par le gouvernement qui obéit aux recommandations de Bruxelles à la France. Surprenante car après avoir lu la dite déclaration on se prend à s'interroger sur le ralliement  des communistes à la liste socialiste.  Car cette liste comprend tout de même un membre du gouvernement et des responsables socialistes qui défendent ardemment cette réforme anti-démocratique dénoncée par les communistes rouennais.  Elle fut voulue par l'UE et les deux grands partis qui la soutiennent : le PS et l'UMP.


Cela fait plus de 30 ans maintenant que le PS a appelé à voter pour le traité de Maastricht qui accéléra l'intégration européenne, la casse sociale, la circulation des capitaux, et institua une monnaie commune : l'euro, qui nous fait tant de mal.  C'était l'honneur du PCF que d'avoir appelé à voter "Non" à ce traité.  Il aurait fallu en tirer les conséquences :  On ne peut espérer voir une politique de gauche  être mise en oeuvre par le PS qui a choisi d'aménager, très légèrement,  et de servir, beaucoup,  le capitalisme européen mondialisé. 

 

Matthieu Charlionnet condamne le fait que la "métropole de Rouen va nous être imposée par décret" et dénonce une "méthode foncièrement antidémocratique".  Peu d'électeurs sont d'ailleurs au courant et beaucoup vont découvrir qu'ils élisent, au suffrage universel, les élus communautaires.  Ce qui, de fait, donne des pouvoirs renforcés à la métropole.  Et pour ceux qui voudraient s'abstenir pour marquer leur opposition à ce déni de démocratie, impossible : le vote est couplé à celui des municipales, les noms des candidats à la métropole étant sur la même liste que le bulletin de vote des municipales.  Un vote forcé en quelque sorte.  Pourquoi cette précipitation ?  Matthieu Charlionnet accuse " le dogme libéral de la dépense publique" auquel souscrit le gouvernement socialiste qui veut appliquer à marche forcée l'Acte III de la décentralisation et diminuer les services  rendus par les collectivités locales sous prétexte de rationalisation des services publics.  Il décrit les effets pervers du processus de métropolisation : diminution du nombre des agents territoriaux en échange d'une dotation plus élevée, trop volumineux appels d'offres pour les artisans et petites entreprises, centralisation forcée autour des métropoles ... Jusque là, tout va bien ...


Mais, ensuite, M. Charlionnet fait appel à Yvon Robert, tête de la liste socialiste qu'il a ralliée récemment, pour "négocier avec ténacité une application soutenanble" de cette création de Métropole ...  Mais Yvon Robert est socialiste.  Il a sur sa liste une ministre du gouvernement.  On ne peut donc absolument pas lui faire confiance.  Il appliquera avec zèle le décret gouvernemental.  Là, ça ne va plus du tout ...

 

En effet, pour les communistes rouennais, choisir d'être sur une liste dirigée par des socialistes en plein accord  avec Hollande relève de la haute voltige.  Rappelons que la politique gouvernementale approuvée, votée, mise en oeuvre par ces derniers c'est: l' ANI, le traité d'austérité budgétaire dit "traité Sarkozy-Merkel", le pacte de responsabilité ou "pacte Gattaz". 

 

Alors, des élus communistes pour quoi faire, sur une liste dirigée par les socialistes ? pour protéger la population ? pour être à ses côtés dans les luttes sociales ? ou pour servir de caution et appliquer une politique sociale paternaliste?  

 

Le PCF, dans les intérêts des ouvriers et des salariés, devrait rompre avec cette "union de la gauche" obsolète.  Et faire l'union avec ceux qui, réellement, parmi les privés d'emploi, les salariés, les ouvriers, sont engagés dans des luttes anticapitalistes.  Quitte à perdre des élus.  Faute de quoi, le PCF perdra, tôt ou tard, la confiance de ceux qui luttent.  Entre le PS et la lutte de classes, il devra choisir.

 

Yvette Genestal


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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:25

Initiative Communiste

 

18 mars 1871 - 2014

 

VIVE LA COMMUNE….DE PARIS !

 

A bas les métropoles !

 

commune de paris

Le 18 mars est l’anniversaire de la première révolution prolétarienne de l’histoire, la Commune de Paris.

 

 

 

La Commune n'est pas morte !  " 

Élan patriotique et révolutionnaire du prolétariat parisien, la Commune fut l’aube formidable et tragique de la révolution prolétarienne. Marx et Engels saluèrent l’héroïsme des communards « montant à l’assaut du ciel » et Lénine compléta en saluant « La Commune (qui) est la forme, « enfin trouvée » par la révolution prolétarienne, qui permet de réaliser l’émancipation économique du Travail.

La Commune (qui) est la première tentative faite par la révolution prolétarienne pour briser la machine d’État bourgeoise; elle est la forme politique « enfin trouvée » par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé. »

La terrible répression par la bourgeoisie de la Commune par Thiers, ses sabreurs et ses idéologues durant la semaine sanglante, qui fit autour de trente mille morts, est aussi une leçon pour le mouvement ouvrier. C’est pour cela qu’il faut unir autour de la classe ouvrière dans un vaste Front du peuple, un Front populaire et Patriotique, pour ne pas connaître « le solo funèbre de la classe ouvrière » pour reprendre l’expression puissante et lucide de Marx, analysant la Commune.

Reste que les lueurs de la Commune ont éclairé les révolutionnaires depuis ce 18 mars 1871 et, à l’heure où l’UE et le pouvoir tentent de démolir les communes, la Commune de Paris continue d’éclairer ses héritiers que nous nous honorons d’être.

Plus que jamais VIVE LA COMMUNE ! VIVE LA SOCIALE !

 

ELLE N'EST PAS MORTE

On l'a tuée à coups d'chassepots,

À coups de mitrailleuses,

Et roulée avec son drapeau

Dans la terre argileuse !

Et la tourbe des bourreaux gras

Se croyait la plus forte.

Refrain

Tout ça n'empêche pas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Tout ça n'empêche pas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré,

Comme on abat des pommes,

Les Versaillais ont massacré

Pour le moins cent-mille hommes !

Et les cent-mille assassinats,

Voyez c'que ça rapporte...

Refrain

On a bien fusillé Varlin,

Flourens, Duval, Millière,

Ferré, Rigault, Tony Moilin,

Gavé le cimetière.

On croyait lui couper les bras

Et lui vider l'aorte.

Refrain

Ils ont fait acte de bandits,

Comptant sur le silence,

Achevé les blessés dans leur lit,

Dans leur lit d'ambulance !

Et le sang inondant les draps

Ruisselait sous la porte !

Refrain

Les journalistes, policiers,

Marchands de calomnies,

Ont répandu sur nos charniers

Leurs flots d'ignominies !

Les Maxime Du Camp, les Dumas

Ont vomi leur eau-forte.

Refrain

C'est la hache de Damoclès

Qui plane sur leurs têtes :

À l'enterrement de Vallès,

Ils en étaient tout bêtes,

Fait est qu'on était un fier tas

À lui servir d'escorte !

Refrain

C'qui prouve en tout cas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte.

C'qui prouve en tout cas, Nicolas,

Qu'la Commune n'est pas morte

Refrain

Bref, tout ça prouve aux combattants

Qu'Marianne a la peau brune,

Du chien dans l'ventre et qu'il est temps

D'crier : « Vive la Commune ! »

Et ça prouve à tous les Judas

Qu'si ça marche de la sorte,

Dernier Refrain

Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,

Qu'la Commune n'est pas morte !

Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,

Qu'la Commune n'est pas morte !

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:40

 

Lu sur le blog CGT-Dieppe

Après que le tribunal de commerce de Caen ait prononcé la liquidation judiciaire de la biscuiterie Jeannette de Caen, le 18 décembre 2013, et que l'entreprise ait été fermée le 3 janvier 2014, les salariés de l'usine Jeannette de Caen défendent leur usine et leurs emplois. Le 20 février dernier ils se sont opposés à la vente aux enchères des machines par le liquidateur, qui aurait définitivement fermé toute possibilité de réouverture de l'usine. Depuis cette date, ils occupent leur usine, avec la CGT.

Sur les murs de l'usine, ils expriment leur désarroi : "Prime de misère, blocage de l’usine", "non au pillage de l’outil industriel".

 Pour démontrer leur savoir faire, les salariés ont décidé de relancer la production des madeleine Jeannette.

"Nous souhaitons vendre 800 kilos de nos produits sur différents marchés de Caen. Notre but est de sensibiliser la population locale et de montrer que l'outil est en état de fonctionnement " a expliqué à France 3, Geneviève Hirard, déléguée suppléante du personnel.

«Nous ne laisserons pas mourir la dernière usine de Caen qui a continué à produire sous les bombardements en 1944», a ajouté Franck Mérouze secrétaire de l’Union locale CGT de Caen.

Dans les années 1970 : 400 personnes travaillaient dans l'usine.

Dans les années 2000 : les madeleines sont même vendues jusqu’au Japon et en Chine.

Entre 1997 et 2011 : Quatre dépôts de bilan successifs.

En 2012 : Reprise de l'usine par le groupe LGC, avec un avis favorable des salariés. C'était une société d’investissement d’un capital social de 11 millions d’euros et basée à Falaise. LGC prévoyait un plan de relance avec un déménagement de l’usine à Falaise en vue de sa modernisation. Coût de l' opération : 2,2 millions d'euros. Il manquait 750.000 euros, et, après de multiples contacts, les banques, plus préoccupées de spéculation boursière et de rentabilité financière pour répondre à l'appétit de profits de leurs actionnaires, refusèrent de jouer leur rôle, et trahirent le projet de relance de l'activité.

Le 18 décembre 2013 : Au terme de la procédure de redressement judiciaire, le tribunal de commerce de Caen finit par prononcer la liquidation de l'entreprise.

Les salariés sont déterminés à défendre leur outil de travail, tout en sachant que leur lutte peut durer.

Le 7 mars, un huissier s’est présenté pour faire procéder à la coupure de gaz. Il a été accueilli par les salariés et la CGT qui ont fait savoir l’illégalité de la procédure.

Madeleines-Jeannette.jpgLes salariés de Jeannette ont besoin de votre soutien

La CGT du Calvados a lancé un appel à la solidarité financière. Dans le même temps, des démarches sont continuées en Préfecture, afin de trouver des repreneurs.

Pour la CGT et les travailleurs de Jeannette, l’entreprise, qui est un des fleurons historiques de l’industrie agroalimentaire de Basse-Normandie, doit continuer à exister.

Cette situation, nous la connaissons et la vivons en Seine-Maritime, avec Petroplus, où, il faut le déplorer, on ne peut que constater le fait qu'il n'y a pas de volonté politique actuellement de relancer nos industries.

A l'opposé de attentes des salariés et des véritables besoins, le gouvernement a trouvé de l'argent pour accroitre, de 30 milliards, les cadeaux aux spéculateurs patronaux et aux actionnaires cupides, avec son fameux pacte de responsabilité  (qui n'est qu'un pacte d'irresponsabilité), plutôt que d’apporter un financement à une véritable sauvegarde des emplois, là où les entreprises en ont réellement besoin, comme chez Jeannette, pour permettre le maintien des emplois des 37 salariés.

L’Union Départementale de Seine-maritime vient de lancer un appel pressant à ses syndicats pour qu'ils participent aussi à soutenir financièrement la lutte des « Jeannette », en achetant leurs célèbres madeleines.

Elle se charge de regrouper les commandes des syndicats pour les transmettre aux salariés en lutte de Jeannette.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 18:27

Contre la politique sociale et économique du Medef, appliquée par Hollande et son gouvernement, mis en scène par Yvon Gattaz et le Berger du patronat

LE PRINTEMPS SOCIAL S'EST ECLATE DANS 140 VILLES DE FRANCE

 

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi en France, comme ici à Marseille, contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, à l'appel de quatre syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires). Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé cette mobilisation "très disparate". /Photo prise le 18 mars 2014/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

Par dizaines de milliers, les salariés comme les retraités on t manifesté ce  mardi dans toute la France contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, comme ici à Marseille;

 

 Par dizaines de milliers, les salariés et les retraités  ont manifesté mardi en France contre le pacte de responsabilité, clé de voûte de la nouvelle politique de François Hollande, à l'appel de quatre syndicats (CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires).

Cette journée du "front du refus" dans 140 cortèges  a mobilisé 240.000 manifestants, selon la CGT.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a jugé cette mobilisation "avant tout contre le pacte de responsabilité", confirmant pourtant son souhait d'aller "vite". "Les choses avancent, on est tout prêt de l'aboutissement sur les parties coût du travail et fiscalité", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec les agences de presse.

Pour Jean-Claude Mailly, le leader de FO, cette mobilisation "constitue un avertissement pour les pouvoirs publics, tant vis-à-vis du pacte de responsabilité que sur les revendications et attentes en matière de salaires, d’emploi, de Sécurité sociale".

Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT, reproche pour sa part au gouvernement de faire le jeu du Medef, la principale organisation patronale, et l'appelle à changer de cap.

A Paris, où Thierry Lepaon et Jean-Claude Mailly ont pris la tête du cortège, 60.000 personnes, selon les syndicats,  ont défilé derrière une banderole proclamant "Non au pacte de responsabilité".

Environ 42.000 personnes selon les organisateurs  ont manifesté à Marseille.

"C'est une forte mobilisation et une pression supplémentaire mise sur le gouvernement qui n'entend toujours pas la colère des salariés", a dit à la presse Thierry Pettavino, le secrétaire général départemental de la CGT.

A Toulouse, la manifestation a rassemblé  12.000 personnes, de source syndicale, tandis qu'à Bordeaux l'intersyndicale ne revendiquait que 5.500 personnes.

Jean-Claude Mailly a accusé sur France 2 le gouvernement d'être dans une "logique libérale au sens économique du terme" et dans une "logique de dumping" en cherchant à réduire le coût du travail.

Thierry Lepaon n'hésite pas à parler de "pacte d'irresponsables", dénonçant un "deal personnel entre François Hollande et Pierre Gattaz", le président du Medef.

 

ET A PARIS AUSSI

Reportage repris sur

LE BLOG DE DIABLO

 

 

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