Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
justice de l'Union européenne a confirmé jeudi 3 avril 2014, l'interdiction faite à Paris d'accorder une garantie illimitée d’État à La Poste, en assimilant cette garantie à une aide d'Etat illicite. Décision qui pourrait remettre en cause le statut de la SNCF ou de la RATP.
Cette décision pourrait être lourde de conséquence pour les établissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) comme la SNCF, la RATP mais aussi l'Opéra de Paris et la Comédie française, et remettre en cause leur financement. La Cour a confirmé un arrêt du tribunal de l'UE qui, en 2012, avait validé une décision de la Commission européenne selon laquelle la garantie étatique implicite et illimitée accordée à La Poste, du fait, avant 2010, de son statut d'Epic, constituait une aide d'Etat incompatible avec le droit européen. En 2010, Bruxelles avait estimé que le statut d'Epic conférait à La Poste l'équivalent d'une "garantie financière implicite et illimitée" de l'Etat, qu'il la protégeait donc de la faillite et lui procurait un avantage sur ses concurrents.
Au nom de la libre concurrence, la Commission avait réclamé la suppression de cette garantie. La transformation de La Poste en société anonyme, le 1er mars 2010, a de fait mis fin au différend. Mais la France a quand même jugé bon d'attaquer sur le fond la décision de Bruxelles, arguant que l'entreprise ne tirait pas avantage de son statut juridique mais de son actionnariat, puissant et stable, en l'occurrence l'Etat. Il s'agissait de protéger ses autres Epic. Mais, en septembre 2012, le tribunal de l'UE a contrecarré l'analyse de Paris et a donné raison à Bruxelles. La décision du tribunal n'a pas eu d'incidence pour La Poste, devenue une société anonyme. Mais, selon Paris, elle peut avoir des conséquences pour tous les autres Epic, qui, d'après cette juridiction, bénéficient donc d'une garantie indue liée à leur statut. C'est pourquoi, Paris avait présenté un pourvoi contre la décision du Tribunal.
Commentaire : Encore une atteinte à la souveraineté nationale. L'Humanité alerte avec juste raison sur les conséquences de l'"économie libre et non faussée" appliquée à la France contre son peuple et son vote souverain. Il est grand temps maintenant de s'en prendre aux causes: l'intégration européenne. On attend du PCF qu'il dise clairement que l'UE est dangereuse pour nos vies, qu'il faut rompre avec tous les traités illégitimes et, en conséquence, sortir de l'UE. Les salariés, les ouvriers, les chômeurs, le peuple français n'en peuvent plus. Ils l'ont clairement exprimé lors des municipales.
5000 syndicalistes massés devant le tribunal du Havre, en présence de Thierry Lepaon. Verdict : relaxe des 4. Mais vigilance car le procureur, donc l'État peut faire appel de la décision. Par ailleurs, bien qu 'il y ait relaxe, il reste la qualification de recel et vol de la plaque de la député socialiste et une contravention de 100 euros pour affichage sur la vitrine du siège de la députée.
La justice de classe encore une fois qualifie de vol et recel ce qui est liberté d'exprimer son opinion à propos de l'action d'une députée socialiste fraîchement élue. Cette dernière n'a eu aucun état d'âme pour voter tous les pactes et traités d'austérité du gouvernement Hollande-Ayrault et de l'UE. En matière de communication, les militants CGT ont réussi: lui voler sa plaque, c'était peut-être lui signifier qu'elle avait volé son siège de député en mentant aux électeurs sur toute la ligne. Ne mérite-t-elle pas sa destitution pour mensonge électoral ?
Tout indique que ces sociaux-libéraux n'ont rien compris et qu'ils s'apprêtent à faire pis encore avec le gouvernement Valls. Les progrès de l'abstention, les luttes comme celles des militants havrais et normands, et ailleurs en France, montrent qu'un certain nombre de salariés ne se font plus d'illusions sur le PS. Le classent-ils encore à gauche ? Nous espérons que le voile se déchire et qu'il apparaît pour ce qu'il est : un deuxième parti de droite, chargé de convaincre les couches moyennes des bienfaits des politiques européennes. La classe ouvrière, les employés, la grande majorité des salariés, ils les dédaignent et les font condamner !
Dernière minute : le Parquet a annoncé qu'il ne ferait pas appel.
Syndicalistes pas voyous, La relaxe pour les 4 du Havre,
le communiqué de la CGT !
La justice a tranché et c’est avec une grande satisfaction que la CGT prend acte de la décision du tribunal correctionnel concernant les quatre militants de l’Union locale CGT du Havre.
Ils étaient poursuivis d’une part pour avoir collé des affiches sur les vitres d’une permanence parlementaire et déboulonné la plaque de la députée lors d’une manifestation contre la réforme des retraites, et d’autre part pour avoir prétendument bousculé un huissier de justice lors d’un conflit social dans une société de courtage en assurance. Pour la première affaire, le parquet avait requis, en février dernier, deux mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende pour « vol et recel ». Pour la seconde affaire, il avait réclamé six mois de prison ferme et 500 euros d’amende. Les quatre militants CGT risquaient donc la prison.
De telles réquisitions, totalement hors de proportion avec les faits reprochés témoignent d’un acharnement antisyndical et d’une sévérité hélas trop fréquents à l’égard des militants syndicaux. C’est, entre autres, ce que sont venus dire quelque 5000 manifestants au Havre, ce lundi 31 mars au matin, à l’appel de la CGT, de la FSU, de FO et de Solidaires, et parmi lesquels se trouvaient une délégation importante de militants de Roanne ainsi que Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT.
Le tribunal a finalement relaxé nos quatre camarades pour la prétendue bousculade, les dispensant de peine pour les autres faits. C’est justice et la CGT exige des pouvoirs publics qu’ils ne prêtent pas leur concours à la criminalisation de l’activité syndicale par le patronat et les directions d’entreprises publiques ou privées.
La CGT réaffirme avec force son exigence d’une loi d’amnistie, d’une loi pour renforcer la protection des militants syndicaux et associatifs qui agissent dans le cadre d’actions collectives et d’une loi pour supprimer de la liste du fichier des prélèvements génétiques, tous les militants syndicaux et associatifs interpellés dans le cadre d’actions collectives.
Belle victoire pour les 4 camarades du Havre puisqu’ils ont été relaxés en ce début d’après-midi.
Plus de 5000 personnes s’étaient rassemblés devant le Palais de Justice du Havre pour leur apporter leur soutien et crier leur refus de la criminalisation de l’action syndicale.
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, était lui aussi présent ainsi que les secrétaires de plusieurs UD, de toutes les UL de Seine Maritime, et une délégation d’une cinquantaine de dieppois mais aussi les camarades de Roanne.
Une belle journée de lutte dans les rues du Havre. L’action finit toujours par payer.
Syndiquez-vous plus vous êtes nombreux plus vous êtes forts dans vos entreprises !
Après les différentes informations sur les propos guerriers de I.Timochenko, nous publions ces deux articles, uniquement empruntés à la presse consensuelle nationale.De quoi réfléchir.Nous sommes passés, sans que l'Occident s'en offusque, du règne d'une oligarchie à une autre... Et très inquiétant, les propos guerriers de la dame. On attend que Fabius et Dame Ashton condamnent. En attendant elle se présente aux présidentielles contre un autre oligarque milliardaire. Ceux qui se sont soulevés contre la corruption du précédent régime apprécieront.
Pendant ce temps les mouvements d'extrême-droite sont en embuscade. Le fasciste Dmitri Iaroch,chef de "Pravyi Sektor" créé au début du mouvement de Maïdan, annonce sa candidature à l'élection présidentielle du 25 mai."Pravyi Sektor" est connu pour ses parades militaires, ses coups de main contre les forces de police, les monuments et bâtiments officiels et dès le 1er décembre l'occupation de la Maison des syndicats.
Le parti "Svoboda"a plusieurs longueurs d'avance sur "Pravyi Sektor". Plus ancien que le précédent, c'est un parti d'extrême-droite qui cultive l'anticommunisme et l'antisémitisme. Il est représenté au gouvernement. C'est un de ceux qui avait mis le feu aux poudres en réclamant et en obtenant l'abrogation par le parlement ukrainien de la loi sur les bases de la politique linguistique d'Etat, qui accordait au russe le statut de langue régionale. Sa rupture récente avec le FN n'est pas idéologique, mais due au soutien du FN au référendum en Crimée. Le 18 mars, l'un de ses députés, Igor Mirochnitchenko, avec plusieurs collègues, s'est signalé en menaçant physiquement le directeur de la première chaîne publique, exigeant sa démission écrite. Svoboda aussi se prépare pour les présidentielles.
Le Parti communiste ukrainien présente Petro Simoneko, son premier secrétaire. Face aux oligarques et aux fascistes, il aura une tâche difficile.( sources : El Diablo, çanempechepasnicolas, LeMonde.fr, Le Figaro.fr...).
Publié sur Le Point.fr le 27 02 2014
Dès 1997, la justice suisse est alertée par d'étranges mouvements de fonds diligentés par Ioulia Timochenko, la future égérie de la révolution Orange.
Diplômée d'économie de la faculté de Dnipropetrovsk (la troisième ville d'Ukraine), Ioulia Timochenko n'a pas mis longtemps à assimiler toutes les subtilités de la finance internationale. Un an après l'indépendance du pays, elle crée à Chypre, le 8 octobre 1992, la société Somolli Enterprises, qui va rapidement accueillir 140 millions de dollars.
La manne provient de United Energy Systems of Ukraine, une compagnie justement dirigée par Ioulia Timochenko qui achète du gaz à la Russie et le distribue dans la région de Dnipropetrovsk. Elle a été placée à ce poste stratégique par Pavel Lazarenko, ministre de l'Énergie, puis Premier ministre de l'Ukraine en 1996-1997. "Dans les demandes d'entraide judiciaire envoyées dès mars 1997 par Kiev à Berne, elle est même présentée comme sa maîtresse", se souvient un magistrat suisse.
Arrêtée avec un passeport panaméen
Ioulia Timochenko, la trentaine, est alors brune, sans ses tresses typiques. "Elle a été relookée depuis par des conseillers occidentaux, sans doute des Américains, pour jouer les paysannes ukrainiennes", constate Emilia Nazarenko, correspondante à Genève du quotidien ukrainien Den. Avant de devenir l'égérie de la révolution Orange, Ioulia Timochenko penchait davantage pour le grand voisin russe.
Quant à Pavel Lazarenko, soupçonné de détournements de fonds, il préfère prendre la fuite. En décembre 1998, il est arrêté à Bâle (Suisse) en possession d'un passeport... panaméen. Le juge d'instruction genevois Laurent Kasper-Ansermet, en charge du dossier, est contraint de jouer au Petit Poucet pour tenter de localiser les fonds détournés. L'argent part de Chypre vers quatre cantons suisses, Fribourg, Genève, Vaud et Zurich.
9 ans de prison pour blanchiment
L'un des comptes bancaires concernés a été utilisé pour plus de 2 500 opérations ! Les millions se dispersent ensuite en direction de la Pologne, des États-Unis et de la petite île d'Antigua, dans les Caraïbes. Finalement, Pavel Lazarenko devient en 2000 le premier homme politique condamné en Suisse pour "blanchiment" ! Arrêté ensuite aux États-Unis, l'ancien Premier ministre écope de 9 ans de prison en 2006 en Californie, également pour "blanchiment". Au départ, Ioulia Timochenko apparaît dans la procédure américaine comme "co-conspiratrice", mais, fort curieusement, elle est ensuite blanchie.
Il est vrai qu'entre-temps en Ukraine, à la tête du Bloc Ioulia Timochenko - une coalition de partis de centre droit -, elle est devenue l'égérie de la révolution Orange, considérée comme pro-occidentale. Les Occidentaux vont se mobiliser quand le régime de Viktor Ianoukovitch, vainqueur de l'élection présidentielle de 2010, la jette en prison et la condamne à sept ans de détention. "Mais la libération de Timochenko ne doit pas faire illusion. Elle reste toujours très contestée. Fort peu d'Ukrainiens voteraient aujourd'hui pour elle", assure la journaliste Emilia Nazarenko.
Les ennuis de La princesse du gaz, pour reprendre le titre du livre du journaliste allemand Frank Schumann, paru en 2013, ne sont pas pour autant terminés. Un cabinet d'avocats londonien mène actuellement des investigations, notamment en Suisse et aux États-Unis, pour retrouver les centaines de millions de dollars qu'aurait cachés Ioulia Timochenko.
Dans le Figaro.fr, cet article à propos des enregistrements téléphoniques de I.Timochenko. Ce que nous avons souligné en bleu n'est pas contesté par Timochenko..
Polémique autour des propos de Timochenko
L'ex-opposante ukrainienneIoulia Timochenko a dénoncé aujourd'hui la diffusion sur internet d'un enregistrement de ses propos au téléphone, et une manipulation qui selon elle en a renforcé la tonalité déjà fortement anti-russe.
Elle a accusé, sur son compte Twitter, les services spéciaux russes, le FSB, de cette manipulation, dont la réalité est extrêmement difficile à vérifier. L'ancien Premier ministre, aujourd'hui dirigeante du parti Batkivchtchina, a répondu ainsi à la diffusion sur l'internet d'une conversation de deux minutes avec un proche, le député du Parti des régions Nestor Choufritch.
Selon cet enregistrement, Timochenko se dit d'abord "prête à prendre une mitraillette et tirer une balle dans la tête à ce salaud", visant apparemment le président Vladimir Poutine. Mais le passage qui, selon elle, a été manipulé, est celui où elle se propose d'utiliser l'arme nucléaire contre les Russes d'Ukraine: - "Qu'allons nous faire des huit millions de Russes qui restent sur le territoire de l'Ukraine ? Ce sont des pestiférés", se demande Choufritch. - "Putain, il faut les fusiller avec des armes nucléaires", répond Timochenko, selon l'enregistrement.
"Cette conversation a bien eu lieu, a-t-elle admis sur son compte Twitter mais la partie sur les huit millions de Russes en Ukraine, c'est un montage." "En fait, ajoute-t-elle, j'ai dit 'les Russes en Ukraine, ce sont des Ukrainiens.' Bonjour le FSB. Excusez les gros mots." Dans une partie de la conversation dont elle ne conteste pas l'authenticité, Timochenko dit qu'elle va "utiliser tous ses contacts, soulever le monde entier, pour qu'il ne reste de la Russie pas même un champ brûlé".
Quelques informations à propos de la manifestation du 31 mars pour soutenir les syndicalistes havrais. A leur tour les Goodyear sont à nouveau poursuivis. C'est de l'acharnement judiciaire. C'est une guerre de classe. Ce sont les plus combatifs de nos camarades qui sont visés. Le pouvoir socialiste n'a-t-il donc rien compris à la colère des ouvriers et des salariés les plus touchés par la crise et sa politique d'austérité ? Ou a-t-il définitivement choisi le camp des patrons et de ses soutiens ? Et va-t-il se réjouir avec Warren Buffet, le milliardaire américain, qui se félicitait : "Tout va très bien pour les riches dans ce pays, nous n'avons jamaisétéaussi prospères. C'est une guerre de classes, et c'est ma classe qui est en train de gagner".
Ceux qui viendront soutenir les syndicalistes havrais viendront exiger que les syndicalistes ne soient pas traités comme des criminels. Ils réclameront au gouvernement la justice sociale quand les patrons, grâce aux avocats et conseillers juridiques qu'ils paient à prix d'or, grâce au manque criant de contrôles fiscaux et d'inspecteurs du travail, grâce aux suppressions de nombreux tribunaux des prud'hommes, échappent le plus souvent aux condamnations qu'ils méritent.
Nous reproduisons ci-dessous les textes de la CGT et de l'appel unitaire.
La visite de François Hollande aux Etats-unis en février marquait, au-delà des échanges d'amabilités, l'affirmation d'une convergence totale de vues sur une politique étrangère impérialiste. Rien de surprenant si on lit des documents secrets publiés par Wikileaks.
Rien de top secret dans les deux dépêches publiées par l'ambassade américaine et révélées par Wikileaks, deux rapports à un an d'intervalle – juillet 2005, juin 2006 – dans la foulée du « Non » à la Constitution européenne de 2005, dans la préparation des présidentielles de 2007.
L'ambassadeur américain décrit la prestation de François Hollande, le 30 juin 2005, comme impressionnante, son analyse « raisonnée et éclairante ».
Qu'a dit François Hollande lors de ces rencontres ? Il évoque ses manœuvres de politicien roué au sein du PS, ses prédictions plutôt justes sur l'issue des primaires puis des présidentielles, le besoin de « changement » et de difficiles « réformes » du pays (déjà!), enfin, surtout, son adhésion pleine et entière à l'intégration européenne, ainsi que sa foi dans l'avenir de la relation atlantique.
Sa conception de la politique n'est guidée que par un objectif, le pouvoir, un moyen les manœuvres politiciennes. L'ambassadeur américain raconte comment Hollande tout à coup devient « enjoué » lorsqu'il évoque sa tactique électorale.
« Les réformes en France sont difficiles à mettre en oeuvre »
Pourtant, Sarkozy estime la bataille serrée pour 2007 et surtout la possibilité de mettre en œuvre les réformes nécessaires : « le vainqueur de 2007 n'aura pas un mandat pour réformer la France », a confié Hollande à l'ambassadeur … ce qui explique que l'homme de pouvoir Hollande ne semble pas affecté plus que cela par sa prédiction que Royal serait la candidate aux présidentielles.
Réformes ?Le mot revient dans les deux rencontres affublé des termes « difficiles », « nécessaires ». Selon Hollande, au vu de la division de la France en 2007 sur la question (dans la France post-Non de 2005), c'est trop tôt.
Ainsi, en 2005, Hollande dénonce le fait que « les réformes en France sont difficiles à mettre en œuvre, car elles sont imposées par le parti majoritaire et ne sont pas l'objet d'un compromis entre les partenaires – un système qu'il a caractérisé comme inefficace ».
Vive le dialogue social, l'union sacrée, on connaît …
En 2006, Hollande, à l'approche des présidentielles, se disait inquiet que les « réformes ne soient introduites que très lentement, si ce n'est pas du tout » dans le mandat 2007-2012.
Sur le contenu de ces réformes, Hollande reste évasif pour la plus grande frustration de l'ambassadeur américain qui confie qu'il n'est pas sûr qu'Hollande « soit l'homme du changement » qu'il prétend être, notant qu'Hollande fait systématiquement référence au gouvernement Jospin.
A noter qu'en 2006, Hollande est présent à l'Ambassade avec un autre habitué visiblement, un certain Pierre Moscovici.
« Chirac parle de modèle social français, moi je parle de modèle social européen : ce modèle social français, personne n'en veut »
Un sujet sur lequel Hollande n'est pas évasif, c'est l'intégration européenne, vue par Hollande comme la seule voie pour l'avenir de la France.
Ainsi, sur le « Non » à la Constitution européenne, Hollande évoque un « déficit dans l'explication du traité » (vieille rengaine), le repli nationaliste, la peur de la mondialisation, et donc la nécessité de « relancer la construction européenne ».
Pour lui, il ne faut pas proposer un nouveau référendum sur la Constitution, on ne peut pas non plus la faire passer au Parlement (or, c'est ce qu'a fait Sarkozy avec le soutien des députés socialistes !).
Moscovici garantit à l'ambassadeur qu'un gouvernement socialiste serait « plus pro-européen que ceux de Chirac ou Villepin ».
Hollande rajoute que lui, contrairement à Chirac ne parle pas de « modèle social français » mais de « modèle social européen ». En effet, selon le dirigeant socialiste d'alors, « ce modèle social français, personne n'en veut ailleurs » (sic).
« Avec les Etats-unis, les divergences doivent devenir l'exception » (Moscovici)
Et quelle politique étrangère pour la France ?
D'abord, Hollande ancre sa future politique dans l'Europe bien sûr, mais surtout en Afrique : « la France a une responsabilité unique sur ce continent ». On l'a vu depuis, même si l'ambassadeur américain souligne que Hollande voit dans l'UE la « panacée » à tous les problèmes.
Sur l'Asie, Hollande souligne le malaise au sein du peuple français : « on peut pas dire aux travailleurs de plus travailler » (ce qu'il fait maintenant!), donc il faut des protections … mais surtout pas du protectionnisme, « juste que tout le monde joue les mêmes règles », donc le protectionnisme hypocrites à coups de normes sociales, environnementales, classique.
Enfin, sur la relation franco-américaine, le couple Hollande-Moscovici a de quoi séduire l'ambassadeur qui note que « on entend avec lui un ton singulièrement différent », évoquant l'intervention américaine en Irak.
Hollande critique alors Chirac, en 2006, sur son bras de fer avec les Etats-unis, comme un an auparavant, en 2005 il avait qualifié sa future politique étrangère de « ni Blair, ni Chirac », pas de soutien acritique, mais surtout pas d'obstruction gratuite à la politique américaine.
En 2006, on est plus proche de Blair que de Chirac en effet, Hollande affirmant la nécessité d'une « politique étrangère ancrée plus fermement dans des valeurs universelles, tel le soutien à la démocratie, que dans une approche personnaliste comme celle de Chirac ».
Cela veut dire soutien aux interventions impérialistes américaines futures, avec sa propre politique.
Moscovici conclut par la nécessité de ne jamais aller au conflit avec les Etats-unis : « quand il y a des divergences, il faut ouvrir un dialogue, les différences doivent être l'exception, non la règle ».
Le commentaire fait par l'Ambassade révèle qu'ils ont été alors séduits par la prestation de François Hollande, bien que dubitatif sur sa capacité à incarner le changement en 2007. Sept ans après, le programme tracé par Hollande, évoqué plutôt à l'ambassade américaine que devant le peuple, est appliqué avec zèle.
Au moment où les dirigeants européens s'humilient en accueillant Obama, venu les sermonner et leur dicter la conduite à tenir à propos de l'Ukraine, nous éditons cet article de Solidarité internationale déjà ancien. Les Etats-Unis, l'OTAN, et l'UE, c'est la guerre.
« D'après vous, quel pays représente la plus grande menace pour la paix mondiale ? », c'était une des questions posées par l'institut de sondage américain Gallup dans 65 pays, la réponse est éclairante : l'impérialisme américain arrive de loin en tête, l’État israélien suit de près.
Près d'une personne interrogée sur quatre (24 %) interrogée dans le monde pense que les Etats-unis constituent la plus grande menace pour la paix mondiale. Les autres pays arrivent loin derrière : Pakistan (8 %), Chine (6%) puis Israel (5%).
Les États-Unis, seul pays perçu universellement comme une menace pour la paix mondiale
Ce qui est frappant, c'est que les États-Unis sont les seuls à être perçus universellement comme une menace pour la paix, arrivant en première place dans 39 pays sur 62 comptabilisés.
Cette crainte atteint des taux record dans les pays qui ont connu de près l'impérialisme américain au XX ème siècle et ses ravages : en Russie (54 %), Chine (49 %), Bosnie (49 %), Argentine (46 %), Grèce (45 %), Serbie (45 %), Pakistan (44 %) ou Mexique (37 %).
Ce qui est aussi frappant, c'est le fait qu'il arrive en première place dans des pays pourtant sous hégémonie américaine, subissant sa propagande impériale : c'est le cas en Australie, Autriche, Finlande, Allemagne, Irlande, Lettonie, Portugal, Suisse, Suède, Turquie et même au Royaume-Uni.
Aux États-Unis même, la puissance américaine est perçue comme le troisième plus grand danger pour la paix mondiale, juste derrière l'Iran et l'Afghanistan naturellement.
Israël, deuxième menace la plus souvent citée pour la paix mondiale
Le deuxième pays le plus fréquemment évoqué comme menace pour la paix mondiale est Israël, même si la réponse est concentrée dans les pays arabes. Israël est ainsi cité à cinq reprises en première place : au Bangladesh, en Irak, au Liban, au Maroc et en Tunisie.
En ce qui concerne les autres pays cités, ils sont généralement liés à des conflits locaux ou régionaux : c'est le Pakistan (pour l'Afghanistan, l'Inde), la Chine (pour le Vietnam, le Japon), la Russie (pour la Pologne, la Géorgie) ou la Corée du nord (pour la Corée du sud).
En France, la propagande médiatique fonctionne à plein : la Syrie et l'Iran, une menace pour la paix ?
Et pour ce qui est de la France, les résultats sont aussi éclairants qu'inquiétants.
D'une part, la France est un des rares pays à identifier un État qui n'est ni une super-puissance conflictuelle, ni un Etat frontalier menaçant comme principal péril pour la paix. Au contraire, elle est un de ces pays qui s'identifie le plus à la propagande impériale sur l' « Axe du mal ».
En effet, on retrouve dans certains États en situation particulièrement subalternes par rapport à l'impérialisme américain ce type d'identification à une menace suprême : l'Afghanistan (pour l'Italie), l'Iran (Etats-unis, Canada, Roumanie) et la Syrie (Bulgarie, Fidji, France ou Belgique).
Ainsi les Français identifient la Syrie comme première menace (13%), ex-aequo avec l'Iran (13 %) et enfin la Corée du nord (5%) en troisième position. Les Etats-unis n'arrivent qu'en septième place avec … 2,5 % des interrogés qui abondent en ce sens.
Aucun autre pays de l'OTAN n'atteint des taux aussi bas de dénonciation de l'impérialisme américain, Pologne exceptée. Aucun autre pays ne livre le tiercé de l' « Axe du Mal » avec une telle précision. C'est dire le travail de propagande réalisé ces derniers mois par nos médias « libres ».
Même aux Etats-unis, dont la population est souvent raillée comme inculte, les Etats-unis sont identifiés comme troisième menace à la paix mondiale, avec près de 13 % des interrogés.
Pourquoi la France n'est pas dans le top 10 des pays les plus menaçants ? Les limites du sondage
On aurait pu s'étonner par ailleurs que la France n'entre pas dans le Top 10 des États les plus menaçants avec les quatre guerres lancées ces trois dernières années : Côte d'Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique (on pourrait ajouter Syrie).
On peut l'expliquer partiellement par la réputation de notre pays comme rempart contre l'impérialisme américain, en train de s'étioler. Elle s'explique surtout par le mode de calcul choisi par l'institut de sondage américain, montrant bien ses limites.
Dans les 65 pays sélectionnés, une sur-représentation de l'Europe ou de l'Amérique mais surtout une absence quasi-totale des pays d'Afrique sub-saharienne (avec la seule présence du Kenya!).
Le sondage évacue quasi intégralement les anciennes colonies françaises, notamment en Afrique, premières victimes de l'impérialisme néo-colonial français, encore aujourd'hui.
En tout cas malgré ses limites, ce sondage montre que notre combat, celui du XX ème siècle et celui du XXI ème siècle, contre l'impérialisme, en premier lieu américain mais pas seulement, n'est pas du passé, il est celui qui correspond aux attentes des peuples de notre planète !
A Zaporija, une ville industrielle de l'est de l'Ukraine de 800 000 habitants, le leader des communistes ukrainiens, Petro Simonenko, a tenu une conférence de presse le 11 mars dernier. Il y a rappelé la position du Parti communiste face aux derniers événements de la vie politique du pays et il a expliqué quelle pourrait être une issue à la crise.
Petro Simonenko a dit que les événements actuels en Ukraine n'est que le résultat de l'enchaînement de ce qui s'est passé depuis trois mois, avant tout de ce contre quoi les communistes avaient bien mis en garde :
Maidanest le produit de la lutte entre le clan « blanc-bleu » (NdT : couleurs du Parti des régions de Ianoukovitch) et celui « orange » pour le trône de président. Cette lutte s'est accompagnée de massacres et d'homicides.
Ensuite,Maidanest aussi le produit du refus de prendre en compte la position du Parti communiste, qui avait pourtant été explicitée à la fin de l'année dernière. Celle de la nécessité de décider démocratiquement de toutes les questions fondamentales pour la société par un référendum.
Le Parti communiste veut sauver l'Ukraine comme État un et indivisible.
Actuellement, les problèmes de l'Ukraine ne se décident pas en Ukraine, ils se discutent et se résolvent au-delà de ses frontières, en Amérique, en Occident et en Russie.
Dans le pays sévissent les bandes armées illégales. Ces bandes mettent tout à sac, volent, incendient, occupent les bâtiments des administrations ainsi que des entreprises, privées comme publiques.
Tout cela se produit dans l'ensemble du pays. Cette situation est dangereuse pour l'Ukraine.
Les forces de police et l'armée sont paralysées. L'Ukraine a connu une féroce censure, même si àMaidanon parle de liberté d'expression et de démocratie. Le Parti communiste, avec ses arguments, ont été bannis des médias. Une campagne farouchement anti-communiste est mise en avant.
Aujourd'hui, un clan d'oligarques a pris le pouvoir et remplacé le clan précédent. La prise du pouvoir s'accompagnera une nouvelle fois d'une redistribution du patrimoine public vers les oligarques. Les oligarques dévorent l'Ukraine. En Ukraine, une dictature national-fasciste s'impose, soutenue par le capital oligarchique.
Parmi les problèmes pratiques qui doivent être résolus immédiatement au parlement, les communistes proposent :
annuler la réforme des retraites et de la santé ;
introduire un moratoire sur l'augmentation des prix et des tarifs ;
introduire une pénalité de 0,5 % pour tout jour de retard de paiement des salaires ;
respecter pleinement les dispositions légales de défense des vétérans d'Afghanistan, des victimes de Tchernobyl, des « enfants de la guerre » (NdT : la génération de ceux nés pendant la Seconde guerre mondiale et les années suivantes) et des autres groupes socialement vulnérables ;
enfin la restitution à l'Ukraine des fonds de l'ex-Sberbank (Caisse d'épargne) soviétique.
Toutes ces mesures permettraient de défendre les droits de nos citoyens.
A propos de l'organisation du développement extérieur de l'Ukraine, le député communiste Alexander Zoubchevski, en donnant l'exemple de Zaporija a montré de façon convaincante tous les dégâts potentiels que pourrait faire l'association avec l'UE.
Dans la phase actuelle, dans la région de Zaporija, seules deux entreprises fonctionnent bien : « Zaporijstal » et « Motor Sich » (NdT : respectivement une aciérie et une fabrique des moteurs pour avions, où sont employés plus de 40 000 personnes), et elles travaillent bien grâce aux relations économiques avec la Russie et les autres pays de la CEI.
Dans le cas où l'Ukraine s'orienterait vers l'occident, ces entreprises fermeraient leurs portes. Car en Occident, notre production n'a aucun intérêt. Alors, le chômage ne ferait qu'augmenter, et les nouveaux prêts du FMI ne déboucheraient que sur une paupérisation ultérieure de la population.
S’attaquer aux militants syndicaux pour mieux taper sur les salariés
Sous prétexte de la crise, les droits des salariés sont soumis à des pressions considérables de la part du patronat, sous couvert du gouvernement.
Une politique répressive s’instaure dans les entreprises et les services, les salariés subissent de plein fouet cette situation, sur leurs lieux de travail.
On leur demande toujours plus, sans aucune compensation, leurs conditions de travail se dégradent, on leur impose plus de flexibilité, de gel des salaires et aucune évolution de carrière, sauf quand il y a des luttes.
Les salariés vont au travail dans la crainte et l’anxiété.
Leur détresse démontre comment les modèles de gestion en vogue, les valeurs néolibérales et la financiarisation de l'économie sont en voie de transformer le travail en torture.
Bien des cas d'épuisements professionnels, de dépressions, et même de suicides s'avèrent plus que de simples problèmes individuels. Ils sont les symptômes des maux du monde du travail et de la société toute entière.
Les droits des salariés sont remis en cause.
Différents accords signés par certains syndicats avec le MEDEF ont des conséquences sur la vie des salariés (accord ANI, accord de responsabilité de Hollande-Gattaz, qui remet en cause notamment notre protection sociale), sans compter la remise en cause des élections prud’homales et de la réforme de l’Inspection du travail, qui demeure dans les tiroirs des ministères.
Le patronat pourra licencier plus facilement et les salariés vont avoir moins de droits pour se défendre.
Nous devons réagir !
Face à cette situation, pour tenter de dissuader toute opposition à cette cure d’austérité sociale, une politique répressive à l’encontre de l’action syndicale est orchestrée, avec l’aval du pouvoir en place.
Le cas des 4 du Havre n'est pas le fait du hasard.
Ce n’est pas le fait qu’ils aient collé quelques affiches sur les vitres du PS rappelant leur trahison vis-à-vis de la réforme des retraites, le plus grave, c’est qu’ils aient soutenu les salariés en lutte de SPB.
2 possibilités, nous sont offertes :
- Soit on laisse faire et le patronat continue à détricoter les droits des salariés en matière de droit du travail et de protection sociale.
- Soit on agit pour combattre la stratégie patronale, qui vise à s’accaparer des richesses produites du travail par les salariés pour gaver les actionnaires.
La CGT fait le choix de défendre les intérêts des salariés.
Pour cela nous vous appelons à être présents devant le tribunal de Grande Instance du Havre, le 31 mars, 11h30,
En présence de Thierry Le Paon Secrétaire Général de la CGT.
> Pour exiger la relaxe des 4 camarades du Havre.
> Pour exiger une loi d’amnistie sociale, une loi qui protège les militants syndicaux qui agissent dans le cadre de leurs mandats dans des actions collectives.
> Pour exiger l’arrêt de toutes les discriminations et les attaques envers les salariés dans les entreprises.
Le 31 mars, que nous soyons salariés actifs, privés d’emploi ou retraités, ensemble nous avons les mêmes intérêts à défendre, face à un patronat qui n’en a jamais assez et qui en redemande.
L’Union Départementale CGT de Seine-Maritime appelle ses syndicats à créer toutes les conditions, par des arrêts de travail dans les entreprises, afin de permettre aux salariés d’agir et d’être présents devant le tribunal pour soutenir nos camarades qui risquent des peines d’emprisonnement pour avoir défendu l’intérêt collectif des salariés.
Rouen, le 25 mars 20
Le 31 mars 2014, soyons présents :
> Pour exiger la relaxe des 4 du Havre.
> Pour exiger une loi pour les militants syndicaux qui les protège dans le cadre de leur mandat, dans les actions collectives.
> Pour exiger l’arrêt de toutes sanctions envers les salariés dans les entreprises.
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C’est la consternation...