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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 09:24
 

 

Nous n'allons pas réaliser une nécrographie de Gabriel Garcia Marquez. Celui qui fut un des plus grands écrivains latino-américains du XX ème siècle, récompensé du Nobel de littérature, a produit une oeuvre poncutée par quelques titres connus de tous – de « Cent ans de solitude » à « l'Amour au temps du choléra ».

 

Il serait futile de résumer en quelques mots une œuvre que l'on a placé sous le signe du « réalisme magique », où les charmes projetés de l'exotisme, du fantastique ont fait oublier en Europe combien Garcia Marquez avait l'ambition de relater d'abord cette réalité latino-américaine, dans la richesse de son syncrétisme culturel comme dans le tragique de ses violences originelles.

 

Ici, nous nous concentrerons sur un aspect négligé dans la presse dominante, son engagement politique auprès des processus révolutionnaires, d'émancipation latino-américains : en premier lieu la révolution cubaine, et la relation spéciale entretenue avec Fidel Castro.

Une amitié forte, pour deux hommes qui ont marqué à leur façon l'histoire du XX ème siècle, deux grands révolutionnaires dans leurs champs respectifs.

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

(Article originellement paru dans le journal mexicain « La Jornada »)

 

 

Ami intime de Fidel Castro, Gabriel Garcia Marquez était « un homme qui avait une bonté d'enfant et un talent cosmique » selon le leader de la révolution cubaine qui l'a évoqué comme « un homme de demain, que nous remercions d'avoir vécu cette vie pour nous la raconter ».

 

Les deux hommes – le cubain n'est plus âgé que de sept mois – se connurent dans les premiers jours de la révolution, en janvier 1959, quand Gabo (le surnom de Gabriel Garcia Marquez) arriva sur l'île comme journaliste pour couvrir l'arrivée au pouvoir des guérilleros « barbus » que commandait Castro.

S'ensuivirent des décennies d'amitié, avec quelques désaccords entre deux hommes qui aimaient se lancer mutuellement les épithètes de « démesurés », et d' « exagérés ».

Critique des dictatures et des régimes autoritaires de droite d'Amérique latine, Garcia Marquez resta toujours fidèle à cette amitié avec Fidel Castro, y compris au risque d'être critiqué, à de multiples reprises.

« Notre amitié fut le fruit d'une relation cultivée pendant toute ces années où le nombre de conversations, toujours agréables pour moi, se chiffre par centaines », rappelle Castro en 2008 alors qu'il reçoit Gabo et son épouse Mercedes, deux années après la crise de santé qui l'a conduit à abandonner le pouvoir en 2006.

Garcia Marquez, qui restera très longtemps à son domicile à La Havane, a participé en 1959 à la fondation de l'agence cubaine Prensa Latina et en 1986 à la création de la Fondation du nouveau cinéma latino-américain et de l'Ecole internationale de cinéma de San Antonio de los Baños, à 30 km au sud-ouest de la Havane, qui a formé des générations de cinéastes.

 

Des visites nocturnes

 

Gabo, qui recevait dans son foyer de la Havane des visites nocturnes fréquentes de Fidel, soulignait à son tour sa « dévotion pour les mots, son pouvoir de séduction ». « Quand il était fatigué de parler, il se détendait en parlant », écrivait-il sur le leader cubain.

Une de ces nuits, racontait l'écrivain colombien en 1988, il lui demanda ce qu'il aurait aimé le plus faire au monde : « Me poser dans un coin », lui répondit immédiatement Fidel.

Leur histoire commune a pu avoir commencé en Colombie en avril 1948 : le lendemain de l'assassinat de l'homme politique de gauche Jorge Eliecer Gaitan, Fidel Castro et Gabriel Garcia Marquez, tous deux âgés de 21 ans, participèrent à la révolte qui est entrée dans l'histoire sous le nom de « El Bogotazo ».

« Aucun n'avait d'informations sur l'autre. Personne ne nous connaissait, et nous-mêmes, nous ne nous connaissions pas », rappelle Castro dans un article publié en 2002 à l'occasion du lancement du livre « Vivir para contarla » du Prix nobel de littérature.

 

Toujours un fidèle défenseur de la révolution cubaine, Garcia Marquez fit office d'émissaire spécial du leader cubain auprès du président nord-américain Bill Clinton.

En 1994, il participa à la solution de la crise qui culmina en un accord migratoire entre La Havane et Washington.

En 1997, Gabo porta à Bill Clinton – qui lui avait dit que Cent ans de solitude était son roman préféré – un message de Fidel Castro où il proposait aux Etats-unis une coopération dans la lutte contre le terrorisme.

 

La coopération cubano-américaine fut éphémère. Washington réagit en incarcérant les combattants anti-terroristes cubains en septembre 1998 qui mettait en garde depuis la Floride sur les plans, attentats criminels qu'organisaient les extrémistes de Miami.



Les amis de Gabo



Gabriel Garcia Marquez fut l'ami d'écrivains tels que Mario Vargas Llosa, Alvaro Mutis, Carlos Fuentes, Julio Cortázar et Pablo Neruda, également du réalisateur espagnol Luis Buñuel.

 

 

Mais aucune amitié ne l'a marqué autant que celle qu'il a cultivé pendant un demi-siècle avec Fidel Castro. Ils étaient si proches que, dit-on, Garcia Marquez envoyait les brouillons de ses romans à Fidel pour qu'il les lise avant de les publier.

 

« Je suis un ami de Fidel et je ne suis pas un ennemi de la révolution. Voilà tout », avait dit à une occasion Garcia Marquez, selon ce que rapporte le livre « Gabo et Fidel ».

Sa santé commença à faiblir en 1999, quand il fut traité d'un cancer lymphatique. En 2012, ses proches expliquèrent qu'il avait des problèmes de mémoire et qu'il avait cessé d'écrire.

Garcia Marquez fut hospitalisé fin mars à cause d'une infection pulmonaire. Et quand on le déclara guéri la semaine passée, les médecins l'avertirent que sa santé restait fragile.

Marié depuis plus que cinquante cinq ans avec Mercedes Barcha, García Márquez avait deux enfants. L'aîné, Rodrigo, a réalisé plusieurs films à Hollywood, comme Nine Lives et Albert Nobbs.

 

 

Ces dernières années, il était revenu de temps en temps en Colombie, bien que ce soit pour se réfugier dans sa résidence, dans la ville coloniale de Cartagena de Indias.

Gabo apparut pour la dernière fois en public à la porte de sa maison de Mexico le 6 mars, le jour de son 87 ème anniversaire. Il ne dit même pas un mot, il ne laissa qu'un sourire las aux journalistes qui lui chantèrent las Mañanitas, cette chanson d'anniversaire typiquement mexicaine. Sur le revers de sa veste, il portait une rose jaune.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 17:28
Les Maitres du Ciel
par Jacques Maillard

par Comité Valmy


Voir en ligne : Xynthia et Edora ou le banquier et le vimaire par Jacques Maillard

***
Les Maitres du Ciel
« Posséder le Climat », ou « savoir gérer les opportunités dues au changement climatique »
Traînées Blanches

Depuis presque 20 ans, j’observais que le ciel de nos contrées, d’un bleu éclatant le matin, se blanchissait peu à peu, jusqu’à devenir nuageux, voire pluvieux, par le fait des nombreuses trainées d’avion qui striaient le ciel et d’où s’amorçaient manifestement les nuées. J’avais aussi appris que suite aux attentats du 11 septembre 2001, lorsque l’administration des USA avait interdit tout vol commercial au dessus de ce pays, la température sur l’ensemble du pays avait en moyenne monté en quelques jours de 1 à 2 degrés.

Brusquement, depuis le 24 décembre 2012 (d’après mes notes) , le ciel redevint bleu. Si, quelquefois, des traînées striaient encore parfois le ciel, ce n’était jamais plus, depuis cette date, de manière systématique, répétée, globale, massive, et sur de longues périodes. La nébulosité depuis cette date a réellement diminuée, sans explication. L’atmosphère aurait elle changée ?

Il y a plus de 10 ans, en revenant de Grèce, j'ai lu dans le « Monde » un article d’Edouard Bard, professeur au Collège de France de climatologie, qui préconisait la « geo-ingénérie » pour refroidir l’atmosphère. L’idée est de compenser les effets de l’émission récente et massive de CO2, et toutes les catastrophes prévues (sécheresse, remontée des eaux, ouragans...) prédites par les scientifiques. Selon lui (et confirmé par d’autres sources), 15 millions de tonnes environ de certaines matières réfléchissant le rayonnement solaire ou provoquant la formation de nuages suffiraient, en les dispersant à haute altitude (par avion par exemple), à « réparer » l’effet de serre. Le coût est évalué par l’agence Reuter de 5 milliards de dollars par an, sur plus de 10 ans, ce qui est très « raisonnable ». Il s’agirait de sulfate, d’aluminium, de Baryum, entre autre. Dans un autre article du Monde, il y a une ou deux années, des journalistes dénonçaient, à cause des « effets collatéraux », la geo-ingénérie, causant maladies, atteinte à la biodiversité, destruction de l’environnement et catastrophes climatique non contrôlées, sans expliciter les raisons profonde de cette dénonciation, et de sa date d’apparition.

En été 2011, un ami brésilien, militant du PcdoB (qui participe au gouvernement fédéral), lors d’un séjour en France, me demanda si ces nombreuses traînées blanches étaient causées par « des avions militaires ». Je répondis que c’était impossible, vu le nombre de traces (venant d’avions gros porteurs) totalement incompatible avec le faible nombre d’avions citernes et d’avions radar Awacs que la France possédait (au plus une vingtaine). En fait je ne compris pas le sens de la question...
En juin de la même année, j’avais d’ailleurs observé un manège étonnant, au large des côtes charentaises, de deux avions gros porteurs, faisant des ronds en l’air avec des traînées gigantesques. Je pensais à une manœuvre de l’OTAN,. Je ne faisais aucun lien entre ces phénomènes, ces informations.

Chemtrails

Mais en début 2012 une amie me demanda mon avis sur la question des « chemtrail » (« Chemical trails, traînées chimiques »). Elle avait participé à des groupes dénonçant ces pratiques quelques années auparavant. Selon cette théorie, qualifiée de « complotiste » dans les sites « normaux », il serait procédé, à, l’insu des populations , à des épandages massifs de produits chimiques par des avions militaires, des avions civils réquisitionnés, des avions de ligne approvisionnés par du carburant enrichi de ces produits...Ces épandages massifs auraient pour but, selon les défenseurs de ces théories, soit de diminuer la température de la terre, voire même, selon les plus inventifs de ces défenseurs, de réduire la population mondiale en infectant la population mondiale par des agents infectieux. En effet on peut distinguer deux sortes de traînées d’avions, les unes se dissipant rapidement, en quelques minutes environ, voire moins, , et d’autres persistant des heures tout en s’élargissant., et déclenchant la formation de nuages parfois. Les unes seraient donc des « condensation trails », « comtrails », les autres les chemtrails.

J’interrogeais des pilotes professionnels, civils ou militaires, qui ne surent me répondre. J’interrogeais aussi un collègue physicien, spécialiste de la haute atmosphère, qui me cita 2 expériences de geo-ingénérie : La première, durant la guerre du Vietnam, consista à noyer sous les pluies la piste Ho Chi Min pour stopper l’approvisionnement de la résistance du Sud par le Nord. L’’autre fut un essai de manipulation climatique dans l’Atlantique Nord, au cours des années 60, qui aurait décimé des villages sur les côtes britanniques . En déclenchant une tornade meurtrière en Grande Bretagne. Je ne trouvais aucune trace de la seconde sur internet.
En surfant sur internet, je découvris que Madame Corine Lepage, avocate spécialisée dans l’environnement (et dans le changement climatique, comme je le découvris plus tard), ancienne ministre de l’environnement, députée au parlement européen, à une question sur l’existence de ce programme de geo-ingénérie par épandage aérien, sur ces « chemtrails », refusa de répondre (en invoquant « joker »). Très curieusement , elle fait partie des écologistes qui, simultanément, dénoncent les effets destructeurs des émissions de CO2, dénoncent la construction et l’utilisation des centrales nucléaires, et défendent le « repli stratégique » face à la remontée de la mer due au changement climatique...

Pourtant l’appel massif au nucléaire, associé à une « transition mouvementale » qui consisterait à supprimer au maximum transports aériens et routiers au profit exclusif du rail, est la solution la plus sûre, et la plus confortable, pour réduire massivement les émissions de CO2. Naturellement, elle coûte beaucoup plus cher que les 5 milliards annuels de dollars des chemtrails. Le coût de la construction de milliers de centrales, de centaines de milliers de km de lignes ferroviaires représente un investissement colossal, mais très inférieur à une guerre mondiale, très inférieur à celui de la crise économique actuelle, très inférieur aux conséquences apocalyptique d’un réchauffement de plusieurs degrés de la surface terrestre.
Lors de la conférence « GLOBAL2001 » qui s’est tenue à Paris en 2001, des physiciens et juristes US nous expliquèrent que le traité de non prolifération permet, en droit et virtuellement, l’accès gratuit pour les nations qui ont renoncé à l’arme nucléaire, qui ne sont pas partie d’une alliance nucléaire, à l’énergie nucléaire civile. C’est donc le cadre adapté à cette « transition ». Il faut pour cela aussi faire échapper la construction de ces centrales à la logique mercantile actuelle, qui soumet tout investissement à la logique prédatrice des actionnaires et investisseurs, logique qui empêche sécurité et sûreté. Une telle solution ne nécessite, ni au nord ni au sud, d’abandonner une vie honorable et confortable, mais nécessite un niveau global social, politique, intellectuel, que les élites actuelles sont incapables d’accepter, semble t il. Alors que cette alternative concernant transport et énergie permet à tous sur terre, au Nord comme au Sud, une vie honorable, décente, bien meilleure le plus souvent que celle d’aujourd’hui, même au Nord (moins de pollution, des villes plus humaines).

Le seul pays qui a demandé l’application de cette clause fut la Corée du Nord, signataire du TNP.
Après vérification, les USA décidèrent d’appliquer la clause, et c’est pour cela que fut commencée la construction de centrales en KPN sous l’administration Clinton. L’administration Bush remit tout en question, avec la suite que l’on connaît. Ce fut la teneur de cette intervention à Global 2001 que, comme beaucoup de participants, j’écoutais stupéfait (la « réalité médiatique » est un peu différente ...).

Je découvrais aussi sur internet que des proches du président US Obama soutenaient l’usage de la geo-ingénérie, qui permettrait ainsi de justifier le recours massif au gaz de schistes comme énergie du futur. Je découvrais aussi un rapport de l’US Air Force, datant d’aout 1996, dont le titre était « owning the weather in 2025 » (posséder le temps en 2025 ») , et décrivant toutes les manières d’intervenir sur le temps (et donc le climat aussi), pour faire la guerre « dans des conditions optimales ». Il prédisait qu’en 2025 justement, ceci deviendrait une réalité (notamment à cause des progrès en informatique et en observation de la terre). Ce rapport citait l’expérience décrite plus haut sur la noyade de la piste Ho Chi Min.
En rencontrant deux années plus tard cet ami brésilien qui m’avait questionné sur ces traînées, lorsque je voulus en savoir plus, il avait oublié sa question.

La solution finale

L’hypothèse « chemtrail » n’était donc pas prouvée, malgré mes recherches. Ce fut en lisant le livre « Alma en Fogo », d’un autre membre du PcdoB, Aldo Arantes, représentant du gouvernement brésilien dans les conférences internationales sur l’environnement, que les choses commencèrent à s’éclaircir. Membre du même parti que cet ami brésilien, issu de la même ville, après une vie de militant, il fut donc invité à devenir un expert en environnement, et à assister aux conférences de l’ONU sur le réchauffement climatique, la biodiversité etc, Il raconte sa vie dans son livre, depuis sa participation à la résistance contre la dictature militaire, jusqu’à aujourd’hui son travail pour le gouvernement de la présidente Dilma Roussef...

En premier lieu il fut invité à la Conférence de l’ONU sur le changement climatique au Mexique, en décembre 2010. Il y constata que les « pays développés (les pays de l’OCDE, pris en bloc, notre pays refusant contre tous les intérêts du peuple toute indépendance) , s’ils admettent, voir promeuvent le danger des émissions de gaz à effet de serre, refusent au contraire une réduction massive de ces émissions. Puis à celle de Durban, en 2011, et à de Rio de Janheiro en 2012, « RIO+20 », où l’un des coordinateurs, le français Brice Lalonde (par qui d’ailleurs est il mandaté ?, est il notre représentant ?) est particulièrement actif en défendant une position effarante, mais manifestement officielle, de cette « communauté des pays développés (OCDE).

Pour lutter contre l’effet de serre, il faudrait selon ces pays mettre en place une « économie verte », qui est une « économie durable », fondée sur les « mécanismes de marché ». Le dieu marché va réparer ce qu’il a cassé, en « faisant payer » la réparation, en culpabilisant tous les acteurs, et en imposant « ses solutions »... Les BRICS au contraire défendent l’intervention massive de l’Etat, ce qui devrait être aussi la position du gouvernement français et de ses représentants, s’il tenait un tout petit peu compte des intérêts du peuple. Mais en procédant ainsi, on prétend insérer notre peuple dans une « grande alliance » du nord, stipendiée par le sud, tendant à rendre les intérêts du peuple français solidaire de ses oligarques et opposés à ceux du tiers monde.

Enfin la relation qu’il fait de la conférence d’Hyderabad, en particulier, est effarante. Cette conférence de l’ONU sur la biodiversité s’est tenu à Hyderabad en octobre 2012 (COP11). Ses débats, ses conclusions , en français et en anglais, sont téléchargeables sur internet. La résolution 20 de cette conférence revêt donc, vu la signature des chefs d’Etat ou de leurs représentants, la condition d’un traité, et est donc obligatoire.
En premier, que relate Aldo Arantes ? « Qu’un groupe d’entreprises, de scientifiques, « du Nord », et des états comme la Norvège et le Quatar, promeuvent la geo-ingénérie et veulent absolument empêcher toute idée de réduction des émissions du CO2.

Selon lui, « un groupe de scientifiques, d’universités, et d’entreprises se sont unis, brevetant des idées et faisant pression sur les états et le Nations Unies pour appuyer des expériences et aussi à passer à l’utilisation à grande échelle , d’un ensemble de technologies de geo-ingénérie ». Le marché des crédits de carbone, l’utilisation des techniques brevetées, etc, permettent comme le souhaitait Brice Lalonde et tous les défenseurs de « l’économie verte de marché », la création d’une économie très rentable, des investissements juteux, souvent avec l’appui des finances publiques.
L’Etat et les entreprises US (Bill Gate, Dupont, Monsanto, etc) ont déposé des brevets sur la geo-ingénérie, et demandent que les autres pays les utilisent, en leur payant des brevets : c’est la privatisation de la sécurité climatique. Les pays du Sud (BRICS en premier lieu) refusent cette approche, et promeuvent la réduction massive, et pour tous, de l’émission de CO2. L’institut canadien ETC (Environnement Technical Center ») participe à la conférence, en dénonçant les agissements des pays « développés », dont la France, pour imposer la solution « geo-ingénérie » et donc les « chemtrails ». Selon ETC 27 brevets sont déposés par ces entités US, et en attente d’être exploités intensivement.

On apprend ainsi que notre gouvernement, qui veut fermer les centrales nucléaires en France (« transition énergétique » oblige) promeut l’épandage massif , en particulier sur notre pays, pour réduire l’effet de serre !! Et ceci en payant les firmes, les brevets, les militaires US ! Qui a consulté la population, ou même ses élus, sur ces agissements, sur cette position ? Notre intérêt de français, c’est de construire, chez nous et éventuellement chez les autres, en particulier chez nos amis africains, trains et centrales, et non de payer des royalties à Bill Gate, Monsanto et l’US Air Force pour répandre des produits chimiques au dessus de nos têtes et au dessus des populations des « pays frères »... Nul politicien, nul journaliste, nul scientifique, ne nous a rapporté ces faits. Qui est donc au courant de ces agissements ?

Après de dures discussions, la résolution N°20 sur la geo-ingénérie a interdit (ou plutôt en rappelant l’interdiction), à cause des effets secondaires« les expériences à grandes échelles », qui étaient donc manifestement pratiquées. Ces effets secondaires sont des atteintes à la biodiversités, des maladies pulmonaires ou des cancers chez les humains ou dans les faunes, des catastrophes climatiques ailleurs ou même sur le territoire visé. La geo-ingénérie ne consiste pas seulement en épandage aérien : les fous furieux veulent changer l’acidité des océans (une expérience a été faite en 2012 le long des cotes pacifiques du Canada grâce à un milliardaire US...), faire des volcans artificiels... Sur internet le site de l’ETC est bavard, et renseigne sur les agissements conjoints de firmes comme Monsanto, Dupont, Bill Gate, et de cabinets d’avocat internationaux spécialisés dans le changement climatique.

Que se passe t il en France sur ce sujet ? Au moins deux cabinets connus travaillent sur ce sujet à Paris et ont participé à ces conférences environnementales de l’ONU : Bourdon et Lepage. Un ’ »Institut des Hautes Etudes pour le Developpement des Territoires en Europe », institut soutenu par le gouvernement français, travaille sur le sujet (pour imposer notamment une « repli stratégique « face à la mer et promouvoir une « révolution territoriale » ?) et accueille entre autres les grandes banques internationales (Goldman Sachs, Lazard), les cabinets de juristes spécialistes de l’environnement, newyorkais et Corinne Lepage. Enfin un des membres du Conseil Scientifique de l »Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) est Edouard Bard, qui préconisait l’épandage stratosphérique. L’ANR en 2012 avait aussi lancé un appel d’offre sur la géo-ingénérie. L’intérêt des avocats est clair : « l’économie verte de marché » ouvre un boulevard aux procès. Surtout dans le cadre du libre échange , multiplié par le traité EU-US en cours de négociation ( les procès seront transférés à des tribunaux arbitraux internationaux et privés...) : si on est un particulier (un hôtel, un agriculteur) victime du réchauffement climatique, car l’Etat n’a pas fait son « travail » (en payant Bill Gate et l’US air force), ou au contraire si l’Etat fait des chemtrails, mais ne paye pas Dupont, ou si il y a une catastrophe dans le pays voisin causée par les chemtrail chez nous... Heureusement on trouve sur internet des conférences spécialisées sur l »éthique de la geo-ingénérie »...

Ainsi, depuis octobre 2012, et avec un petit retard de deux mois chez nous (décembre 2012) la résolution 20 de la conférence d’Hyderabad sur la biodiversité s’applique et a donc interdit ces épandages massifs, pour l’instant. Quelques avions, quelques traces sur un territoire réduit, mais pas en permanence sur des pays entiers.

Et le ciel redevint bleu (pour l’instant)

Mais que nous réservent « nos décideurs » ? Ils avaient trouvé « la solution ». Partant de l’annonce d’une catastrophe inéluctable (au salon du livre de Paris une conférencière du GIEC répétait cela) ils imposaient aux populations littorales des mesures extrêmes (la dite conférencière parlait de « démolir à la pelleteuse des quartiers entiers », « de l’inéluctabilité des replis stratégiques »,) qui permettent de récupérer de grandes surfaces le long du littoral propices au « tourisme de luxe, authentique et durable » (voir le rapport EDORA-European Developing Opportunities for Rural Areas, de l’UE). En même temps, à l’ONU, on veut faire payer aux peuples, via les Etats, le « service de réparation climatique « mis en oeuvre par les USA, Bill Gate et leurs correspondants locaux.

Parallèlement, le gouvernement français prépare actuellement une « grande loi de décentralisation », pour mettre en place le démembrement total de la République Française et de son Etat, conformément aux directives de l’UE, au profit de « grandes régions transfrontalières ». Cette réforme, selon le président du groupe socialiste au Sénat, permettrait le transfert aux régions des systèmes de production électrique et de transport public. Cette réforme, évidemment, se conclura par la privatisation, la liquidation de notre système de centrales nucléaires, le démantèlement des transports ferroviaires, et la faiblesse totale des pouvoirs régionaux face à ces requins internationaux. Elles permettraient aussi, par la destruction de l’éducation nationale, l’arrêt de toute transmission de la culture et des savoirs que la France avait donné à son peuple (la fin de l’esprit critique, grand obstacle au total-libéralisme), savoirs et culture incontournables pour faire fonctionner des centrales nucléaires.

La conclusion du rapport EDORA est justement qu’il « faut savoir gérer les opportunités dues au changement climatique ».
Je crois donc que l’été risque d’être chaud en France, s’ils ne trouvent pas une autre idée géniale pour « réparer l’atmosphère »...

Le 14 avril 2014
Jacques Maillard,
Comité Valmy

Mis en ligne le 15 avril 2014

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:00

Au moment où les très européistes Valls et Hollande annoncent une cure d'austérité encore jamais osée en France, nous publions ici un article repris en Février 2013 par François Asselineau, président de l'UPR.  Les fonctionnaires apprécieront, eux dont les salaires doivent être gelés de 2010 à 2017 !  Les salariés aussi seront sensibles aux privilèges des fonctionnaires européens quand le gouvernement français leur demande de payer davantage d'impôts et gèle la totalité des allocations sociales.

 

Voici donc les salaires et avantages sociaux des eurocrates.  Un empire a toujours besoin de fonctionnaires zélés pour faire appliquer une politique inique.  C'est pour cela qu'ils sont si protégés et si bien payés.  Et c'est pour cela qu'ils défendent si bien la politique scélérate de la commission et des dirigeants politiques européens.

 


Le journaliste correspondant du journal Libération à Bruxelles, l'ultra-européiste Jean Quatremer, vient de publier sur son blog intitulé "COULISSES DE BRUXELLES" un article spécifique consacré aux salaires mirobolants des fonctionnaires européens. Il y récapitule ce que gagne un fonctionnaire européen.


Il y a 16 grades, 1 pour le plus bas, 16 pour le plus haut. Il s’agit de la grille fixée par le règlement du 20 décembre 2010, sans tenir compte des indexations intervenues depuis et qui se montent à plus de 4 %.


Les salaires MENSUELS sont les suivants :

  • pour le grade 1 (fonctionnaires au bas de la hiérarchie) : de 2654 à 3003 € /mois,
  • pour le grade 2 : de 3003 à 3398 € /mois,
  • pour le grade 3 : de 3398 à 3844 € /mois,
  • pour le grade 4 : de 3844 à 4350 € /mois,
  • pour le grade 5 : de 4350 à 4921 € /mois,
  • pour le grade 6 : de 4921 à 5568 € /mois,
  • pour le grade 7 : de 5568 à 6300 € /mois,
  • pour le grade 8 : de 6300 à 7128 € /mois,
  • pour le grade 9 : de 7128 à 8065 € /mois,
  • pour le grade 10 : de 8065 à 9125 € /mois,
  • pour le grade 11 : de 9125 à 10.324 € /mois,
  • pour le grade 12 : de 10.324 à 11.681 € /mois,
  • pour le grade 13 : de 11.681 à 13.216 € /mois,
  • pour le grade 14 : de 13.216 à 14.954 € /mois,
  • pour le grade 15 : de 14.954 à 16.919 € /mois,
  • pour le grade 16 : de 16.919 à 18.371 € /mois (fonctionnaires au sommet de la hiérarchie).


Ces salaires sont versés sur 12 mois.

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Au salaire brut, il faut ajouter des privilèges proprement stupéfiants :

  • une indemnité d'expatriation de 16 % du salaire (pour les non-Belges ou ceux qui n’avaient pas leur domicile en Belgique antérieurement à leur recrutement,) ou de dépaysement (4 %),
  •  la gratuité de l’école européenne (les non-fonctionnaires y ont exceptionnellement accès, mais doivent payer entre 5000 et 10.000 € par année scolaire), 
  • de généreuses allocations familiales (373 € par enfant et par mois jusqu’à 26 ans),
  • une allocation de naissance (198 € à chaque enfant),
  • une allocation de foyer (170 € par mois majorés de 2 % du traitement de base),
  • une allocation scolaire (253 € par enfant et par mois),
  • une allocation d’installation (839 € pour une famille, 497 € pour un célibataire, versés lors de l’installation).
  • un aller-retour par an dans leur pays d’origine (et des jours de congé supplémentaires selon la distance : 6 jours au-delà de 2000 km, un calcul qui a dû être fait avant l’invention de l’avion...),
  • les femmes ont droit à 20 semaines de congé maternité,
  • les congés payés sont compris entre 24 et 30 jours ouvrables,
  • la retraite représente 70 % du montant du dernier salaire,
  • en vertu de l'accord de siège conclu entre l'Union européenne et la Belgique, les fonctionnaires sont dispensés de payer la TVA sur tous leurs achats lors de la première année d'installation,
  • les fonctionnaires européens payent des cotisations salariales et des impôts (contrairement aux employés du FMI, de l’OCDE, de l’ONU ou de l’OTAN) qui sont exemptés de taxe. L’impôt est cependant très favorable puisqu’il est calculé sur 90 % du salaire de base (hors 16 % et allocations diverses) et les barèmes sont très bas, tandis que les différentes cotisations sociales sont dérisoires (par rapport à ce qu'elles coûtent dans un pays comme la France) : 11,3 % pour la retraite, 1,70 % pour la santé, 0,10 % pour les accidents du travail et, pour les contractuels et temporaires, 0,81 % pour l’assurance chômage.
  • une "remise diplomatique" À VIE accordée par les constructeurs d'automobiles, qui va de 7 à 20 %, ce qui remet une  berline allemande Mercedes à 60% de son prix en France, compte tenu de la somme des dégrèvements.


[source : http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2013/02/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-salaire-des-eurocrates-sans-jamais-oser-le-demand.html#more]





CONCLUSION : L'INDÉCENCE DE L'ARISTOCRATIE BLEUE AUX ÉTOILES D'OR

Ce que Jean Quatremer ne précise pas, c'est que les fonctionnaires européens peuvent partir à la retraite et liquider leur pension de retraite mirobolante à partir de 15,5 années de travail (contre 42 années de cotisation en France !).

Ainsi donc les fonctionnaires européens bénéficient d'une situation de monopole, n'ont à craindre aucune concurrence ni aucune privatisation, font leurs achats dans une sorte de "duty free shop" permanente, vivent comme des nababs avec des salaires luxueux et des retraites très grassement financés par les prélèvements obligatoires sur les contribuables, payent des impôts dérisoires, et partent à la retraite au bout de 15 ans.

Comme si ce train de vie digne des Mille et Une Nuits n'était pas en soi suffisamment indécent, en ces temps de crise et d'appauvrissement général du fait de la politique qu'elle impose au continent, cette aristocratie bleue aux étoiles d'or a de surcroît le culot d'exiger des salariés des États-membres de l'UE, y compris des pauvres et des chômeurs, des sacrifices considérables sur des situations infiniment moins favorables que les leurs.

La situation ainsi décrite par le journaliste de Libération - que l'on ne peut pas soupçonner d'être anti-européen - défie l'imagination et conforte pleinement ma conférence "L'EUROPE, C'EST LA PAIE" (que l'on peut visionner ici : http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/leurope-cest-la-paie)

Une telle indécence, conjuguée avec une telle inconscience, est confondante et signe la prochaine explosion générale d'une structure non seulement tyrannique mais insolente et méprisante devant les souffrances qu'elle crée.  

François ASSELINEAU

13 février 2013

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 17:40

loghi_tsipras.jpg


 

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'Italie, miroir de la décomposition de la gauche et de la liquidation du communisme. Une étape est franchie pour les élections européennes avec la « liste Tsipras » qui parvient même à effacer ce qu'il reste de la gauche italienne derrière Tsipras choisi comme tête de liste.

 

La nouvelle a de quoi laisser bouche bée. Non seulement les communistes italiens ne se présenteront pas sous leur propre nom aux prochaines européennes, ce qui n'est pas nouveau, mais ce sera le cas de toute la gauche italienne organisée rangée derrière une « liste citoyenne ».

 

Cette liste réussit même désormais à s'effacer plus seulement derrière la « gauche » mais à s'effacer tout court derrière un sauveur venu de Grèce : ce sera la « liste Tsipras – pour une autre Europe ».

Alexis Tsipras sera la figure de cette liste. Le chef de SYRIZA est la garantie d'une « gauche responsable », c'est-à-dire réformiste, pro-européenne, prête à négocier avec les dirigeants du FMI, de l'UE, de la BCE pour « aménager l'austérité ».

Une liste initiée en janvier 2014 par six intellectuels italiens connus pour leurs positions réformistes voire libérales au sens américain du terme, anti-communistes, posant comme condition à cette liste l'effacement de toute référence aux partis communistes, et aux organisations de gauche.

Les promoteurs de la liste se présentent comme des « personnalités de la société civile », dégagées de tout engagement politique (même le terme « gauche » est absent de leur Manifeste!), réunis pour un même but : « construire une autre Europe » qui passe par plus d'intégration européenne !

 

Un programme en 10 points … dont 9 pour renforcer l'intégration européenne !

 

Sur quel programme cette liste va-t-elle se constituer ?

 

D'abord sur une « idéologie anti-parti ». C'est dans l'esprit dominant en Italie, celui entretenu par Beppe Grillo et son populiste « Mouvement 5 Etoiles » avec le rejet de toute la politique organisée, de droite comme de gauche. Un discours qui en Italie, depuis le « qualunquisme » (équivalent du poujadisme en Italie) n'est jamais totalement exempt de relents fascisants.

En effet, les tenants de la liste refusent tout symbole politique, toute référence à des organisations de gauche. Son symbole sera sobrement un rond rouge avec le slogan : « Une autre Europe avec Tsipras ».

Une ligne résolument pro-européenne. Les promoteurs de la « liste Tsipras » ne pensent qu'à cela, des obsédés de l'Union européenne !

Pas étonnant quand on sait que leur idole grecque s'est imposé comme un partenaire crédible pour les dirigeants européens sous la ligne : « Il faut sauver l'Union européenne, l'Euro ».

En effet, sur les 10 points de leur programme, au moins 9 impliquent directement un renforcement de l'intégration européenne, le 10 ème constitue une critique acerbe … du « partenariat trans-atlantique », péril pour notre Europe. Non à l'Europe américaine, l'Europe aux européens !

Si on prend le programme point par point, la « liste » se présente comme la seule « force alternative », ce qui suppose en fait une alternative non pas pour les travailleurs mais pour l'Europe elle-même.

 

Le point 1 expose le fait qu'il faut impérativement faire une « Europe politique » mais sur d'autres bases que celles des réformes structurelles, de l'austérité.

Le point 2 déclare que « l'Europe fédérale est la voie royale à l'ère de la globalisation ». Les promoteurs osent prétendre que la « Grèce ou l'Italie y seraient alors l'équivalent de la Californie pour les Etats-unis », protégés par un Etat fédéral qui « unirait les Etats » (sic).

Le point 3 refuse de « défendre de façon prioritaire les intérêts nationaux », le point 4 propose un « plan Marshall pour l'Europe », le point 5 envisage une « renégociation des traités européens », ainsi qu'une « pétition citoyenne européenne » en ce sens.

Le point 6 innove avec la mise en avant d'un « Plan d'emploi européen » chiffré à 100 milliards d'€, financé par les citoyens européens (!).

Le point 8 synthétise la ligne de la « liste Tsipras ». Il s'agit de « changer la nature des institutions européennes ». Cela passe par la consolidation du Parlement européen qui doit devenir « une institution vraiment démocratique » : capable de légiférer, d'élire un gouvernement européen d'imposer de nouvelles taxes en remplacement de celles nationales.

Le point 9 s'attaque à la question centrale : celle de l'Euro. La « liste Tsipras » revendique fièrement le fait qu'elle « est contre la sortie de l'Euro », prévoyant dans ce cas l'apocalypse : réveil des nationalismes, crise économique, dépendance américaine.

Enfin, le point 10 lance un cri contre la résurgence des nationalismes, la montée des extrême droite – assimilés à une position anti-européenne – ce qui les pousse à se mettre (attention, cela fait mal) à se mettre sous l'autorité du texte fondateur du … « Manifeste de Ventotene ».

 

Ce « manifeste » écrit en juin 1941 est connu pour être celui du « fédéralisme européen ». Son auteur, Alberto Spinelli sera une des figures du mouvement fédéraliste européen, aux côtés des anti-communistes de droite français Alexandre Marc et Henri Frenay.

Pour ceux qui se souviennent, l'Union des fédéralistes européens – qui s'appuie sur le « Manifeste de Ventotene » - avait présenté aux présidentielles françaises Jean-Claude Sebag en 1974 qui avait réalisé 0,1 % des voix. Tsipras sera-t-il le Sebag de l'Italie ?

 

Un réformisme sans rivages inspiré de l'esprit démocratique américain ! Si on résume les propositions de la liste, elles sont caractérisées par un réformisme plat, supposant toutes plus d'intégration européenne, compatibles avec une conciliation capital-travail, voire avec certaines propositions du gouvernement Renzi.

Ainsi, on y retrouve un « plan Marshall pour l'Europe » et une « Conférence sur la dette » comme celle de Londres en 1953 pour la RFA : deux propositions, rappelons-le, nées dans un contexte de Guerre Froide pour créer une Europe unie, une RFA forte face au péril communiste !

On peut passer sur le « Plan européen pour l'Emploi » : 100 milliards par an sur 10 ans pour lancer une politique de grands travaux, de transition énergétique totalement compatibles avec les projets fédéralistes européens.

Parmi les autres propositions, on retrouve le renforcement des pouvoirs de la BCE mais aussi sur l'insistance sur la « taxation des revenus financiers », le Manifeste pestant sur le fait qu'ils soient beaucoup moins taxés que le travail (entendre, les cotisations sociales patronales).

 

Or c'est précisément le projet de Matteo Renzi que d'augmenter les taxes sur les revenus financiers pour baisser drastiquement le montant des cotisations sociales patronales. Une heureuse coïncidence.

 

Enfin, même si le texte dénonce le péril du « partenariat trans-atlantique », les références à l'idéologie progressiste américaine sont omniprésentes : New Deal, Plan Marshall, fédéralisme américain .. et même la proposition d'élaborer une charte qui commencerait, comme la Constitution américaine, par « We the peoples ». On croit rêver !

 

Une liste où on trouve trois plus de profs de fac que d'ouvriers !

 

Qui sont les fameux promoteurs de cette « liste de la société civile » ?

 

On pourrait faire une analyse sociologique, de classe des candidats, elle est édifiante.

Sur les 72 candidats répertoriés, la catégorie la plus représentée, ce sont les .. « professionnels de la politique » qui n'ont pas d'autres occupations que leur postes d'élus, de permanents politiques, de professionnels de l'associatif. C'est 21 des 72 noms (30 % des candidats).

Ensuite, par ordre décroissant, on peut identifier 11 professeurs d'université (15 %), 15 écrivains/journalistes (20 %), 5 acteurs/chanteurs/artistes (7 %), 5 enseignants (7 %), 3 cadres du privé (4 %), 4 professionnels du droit hors professeurs, avocats ou juge (5 %), 2 fonctionnaires européens/internationaux (3 %) et 2 médecins (3 %).

Parmi les autres candidats, aucun employé d'exécution, aucun chômeur, aucun agriculteur ni petit commerçant. On trouve par contre 4 ouvriers présents (pour des candidatures de témoignage?) : soit 5 % des listes.

 

La liste Tsipras, c'est donc 95 % de « capacités » – de cette bourgeoisie essentiellement intellectuelle, culturelle – et 5 % d'ouvriers.

 

« Tsipras, une autre Europe » apparaît nettement comme le parti des professeurs d'université, des avocats, des journalistes et des médecins.

Or, il faudrait presque s'arrêter là tant les têtes pensantes derrière ce projet. Les six intellectuels italiens qui ont lancé le Manifeste pour une liste Tsipras le 17 janvier sont bien connus à gauche.

Ce sont essentiellement les rédacteurs de la revue « Micromega » – cette appendice du groupe de presse libéral de gauche l'Espresso, dont fait partie la revue Repubblica avec le rôle néfaste qu'elle a joué dans la liquidation du PC italien.

MicroMega se situerait en France, pour trouver un point de comparaison, à équidistance entre l'Express et Politis et depuis sa création, en 1986, s'est fait l'écho de la recomposition d'une gauche « dégagée des partis » … même si on retrouve parmi ses plus proches collaborateurs des politiciens du Parti démocrate (PD) comme Furio Colombo, Stefano Fassina ou Corradino Mineo.

Des noms connus aussi pour avoir tenté déjà en 2009 de monter une liste du « Parti des sans-parti » autour du juge anti-mafia Antonio di Pietro (le Eva Joly italien).

Le parcours d'un certain Paolo Flores d'Arcais résume bien celui de ses congénères : lui qui fut exclu de la jeunesse communiste pour trotkiste, tenant du « réformisme radical » après 1968, il finit par adhérer au Parti démocrate (de gauche) en 1991 dont il devient un des intellectuels dans une perspective nettement anti-communiste (sa philosophe fétiche est Hannah Arendt!), il cherche depuis 2009 à piloter un projet permettant de court-circuiter des candidatures communistes.

 

La liste Tsipras a déjà reçu des soutiens enthousiastes chez des intellectuels et politiciens souvent très loin de l'univers communiste : le député PD Furio Colombo (ex-président de la FIAT USA!), Carlo Freccero (ex-directeur des programmes de la « Cinq » de Berluconi en France, si!), le centriste vétéran du Parti radical Stefano Rodota ou deux députés du « Mouvement 5 étoiles ».

Et surtout, Fausto Bertinotti, premier président du PGE, soutien du deuxième gouvernement de l'austérité de Prodi (2006-2008), promoteur du premier plan de liquidation de Refondation communiste avec la « Liste Arc-en-ciel » en 2008 a apporté son appui enthousiaste au projet.

Pour le public français, il suffira de citer les noms d'Etienne Balibar ou d'Enzo Traverso pour voir que les noms derrière ce projet sont bien loin de ceux qu'on pourrait imaginer en tant que communistes français !

 

Une « liste Tsipras » ... qui exclut les communistes !

 

Et les communistes dans tout cela ? Refondation communiste a accepté cette liste au prix d'une sous-représentation manifeste sur les listes (à peine une dizaine de cadres encartés), sans garantie d'obtenir un seul élu.

Dans le même temps, « Gauche, écologie et libertés » (SEL), né en 2009 d'une scission menée par Nichi Vendola et les perdants de la liquidation du Parti de la refondation communiste, a sauté sur l'occasion pour apporter son soutien au projet liquidateur.

SEL s'est distingué – sous la férule de son chef charismatique M.Vendola – par son zèle comme « caution de gauche » du Parti démocrate, participant même à la mascarade des primaires de gauche, tandis que Vendola est connu pour ses positions parfois excentriques : lui qui est un fan de Jean-Paul II et un sioniste avoué.

Les « tenants de la société civile » ont accepté la présence minorée de ces partis. Par contre, ils ont opposé une fin de non-recevoir au Parti des communistes italiens (PdCI).

Pourtant, le PdCI avait envisagé dans un premier temps de participer à la démarche commune, comme il avait accepté en 2008 la « Liste arc-en-ciel », en 2013 la « Révolution civique » d'Antonio Ingroia, deux expériences qui se sont soldées par des résultats catastrophiques, la perte de tous les élus et un nouveau pas dans la liquidation du mouvement communiste.

Cette fois, les liquidateurs du communiste italien – ayant trouvé une nouvelle formule sous la « liste Tsipras » - ne vont même plus laisser de place aux cadres du Parti des communistes italiens (PdCI).

 

Dans leur déclaration, les dirigeants du PdCI ne comprennent pas la raison de cette exclusion, eux qui affirment dans une pétition de solidarité « qu'ils sont la composante qui se bat avec le plus de détermination contre la politique libérale et militariste de l'Union européenne ».

Le hic, c'est que ce n'est bien sûr pas le but de la « liste Tsipras », destinée à amortir le choc de ses politiques de guerre contre les peuples.

Une liste qui ne peut pas tolérer que le PdCI ait exprimé une position critique par rapport au PGE (dont il n'est toujours pas membre), soulève des doutes sur l'intégration européenne.

Le PdCI a lancé une déclaration par la voix de son secrétaire Cesare Procaccini indiquant que le parti « ne ferait pas voter pour la liste Tsipras », mais qu'il lancera sa propre campagne politique pendant le scrutin.

Selon le dernier sondage EMG, la liste Tsipras est annoncée à 3 % – soit exactement le score obtenu lors des dernières déroutes de 2008 et 2013, mais en ayant cette fois effacée la moindre référence à la gauche – ce qui ne permettrait pas de dépasser le seuil de 4 %, nécessaire pour obtenir un élu.

 

Jusqu'où va continuer l'inexorable liquidation de tout ce qu'il reste du communisme italien, emportant avec lui tout ce qui ressemble de près ou de loin à la gauche et au mouvement ouvrier ?

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:09

Par     13 avr, 2014   

120 millions d’euros : C’est la dépense annuelle que fait le lobbying financier à Bruxelles.

Ce lobbying emploierait 1 700 personnes et  75 % des conseillers présents à la Commission européenne auraient des liens directs avec le secteur de la finance.

Bruxelles, annexe de la finance

 

Registre de transparence basé sur le volontariat

Comme ces  estimations ont été effectuées avec le « registre de transparence » , toutes les organisations exerçant du lobbying sont censées s’y enregistrer

 

Mais comme c’est une démarche basée sur le volontariat, ce chiffre est sous-estimé.

Cette dépense ne favorise pas les intérêts de la finance sur les autres secteurs d’activité!


 Sources: http://www.leadersleague.com/, http://www.lemonde.fr

Crédit photos : http://www.wikibusterz.com/,

 

Lu sur Voie Militante

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:04

Les policiers grecs menacent de ne plus réprimer les grecs

Par       le 14 janvier 2014

Le syndicat qui représente plus de deux tiers des effectifs policiers grecs vient de publier ce texte dans lequel il précise notamment :

Comme vous poursuivez cette politique destructrice, nous vous prévenons que vous ne pouvez nous contraindre à nous battre contre nos frères. Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique.”

La police grecque qui défend la politique de la troïka, jusqu'à quand ?
La Troïka bruxelloise

Il menace en outre de réclamer des mandats d’arrêt contre les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) imposant la mise en œuvre de mesures d’austérité fortement impopulaires.”

Si un mandat d’arrêt doit être émis par un juge, la désobéissance civile de la police grecque aurait d’autre conséquences ! Les séides grecs de la troïka ne survivent qu’avec l’appui de la police…Verra-t-on un jour s’enfuir les gouvernants grecs s’enfuir en hélicoptère comme dans d’autres pays en développement dans le passé ?

 

Sources / Crédits photos :

 

Publié sur Voie Militante le 14 janvier 2014

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 22:39
Licenciements, bas salaires, précarité, austérité les Bouches du Rhône en ont assez !
lundi 14 avril 2014
par  vincentd
popularité : 78%


Inscrites dans l’action commune depuis le 18 janvier, 18 organisations politiques et syndicales appelaient à manifester à Marseille lors de cette belle journée du 12 avril teintée de ciel bleu mais surtout de drapeaux rouges dans les rues marseillaises.

Bien plus qu’une simple initiative de plus. Un élément supplémentaire de la dynamique convergente et unitaire dans les Bouches-du-Rhône. Se saisir de toutes les occasions, de toutes les dates, c’est ce que nous avons fait, nous, Rouges Vifs et les dix sept autres [1], nous nous sommes inscrits dans la continuité.

JPEG - 219.5 ko Le Départ de la manif

Depuis le début de l’année, c’est encore trop de coup de massues contre le monde des travailleurs qui sont donnés : le traité atlantique - europe, la renégociation calamiteuse de l’assurance chômage, la reprise des expulsions,.... Les bruits de couloirs sur la suppression des cotisations patronales, qui n’est rien d’autre qu’une diminution de notre richesse socialisée et donc finalement de nos salaires, n’augurent rien de mieux !

JPEG - 180.3 ko La banderole unitaire

C’était donc une manif de lutte, de celles et ceux qui refusent de se laisser marcher sur les pieds par les patrons et le pouvoir politique chaque jour plus sourds aux chants de la rue et aux slogans des banderoles dans les usines occupées.
Une manif de lutte rassembleuse un outil à disposition des travailleurs.
Une manif de lutte de contre la misère et l’oppression.
Une manif de lutte, parce que nous pensons -oui, nous avons arrêté de nous bercer d’illusions ou de nous résigner- que la société peut, et surtout doit, être changée.

Pour Rouge Vifs c’était occasion de ressortir la banderole sur, ou plutôt contre, l’Union Européenne, cette entente impérialiste qui écrase chaque jour un peu plus les peuples des 28 pays qui la composent et se pose en gendarme du monde tantôt en accord, tantôt en concurrence avec les USA. Nous avons également diffusé notre appel du 25 mars aux militants du cortège que vous pouvez maintenant signer en ligne. A lire, a signer et à partager bien évidement.

JPEG - 186.5 ko La banderole Rouges Vifs 13

Une nouvelle fois le collectif d’organisations des Bouches-du-Rhône a rappelé ses revendications : le maintien et le développement de l’emploi dans la région et la relance par les salaires. Et bien évidement, on a réaffirmé au passage que nous étions unis, ici dans les Bouches-du-Rhône, ce que l’on a montré en descendant dans la rue. Unité visible dans le cortège où l’on pouvait remarquer un mélange total des manifestants nombre d’entre eux s’occupant assez peu de la banderole derrière laquelle ils manifestaient : l’important c’était d’être là.

JPEG - 173.9 ko

De ce point de vue pari doublement réussi puisque nous étions plus nombreux que le 18 janvier (journée comparable puisque un samedi aussi) ce que toute la presse régionale [2] a constaté avec nous...

JPEG - 187 ko Le cortège cours Lieutaud

Nous n’avions pas d’envoyé spécial à Rome, mais les gens sont également descendus dans la rue avec les même slogans, et on peut dire que le nouveau gouvernement de Mateo Renzi à été compréhensif : Carabineri et Lacrymo. En sachant qu’en Espagne il est arrivé la même chose il y a un mois...Ce qui prouve que les gouvernants sont nuls en histoire - jamais la répression n’a arrêté durablement un peuple en marche - et en chansons - El pueblo unido jama sera vincido !

Crédit photo : Vincent et Laure : merci à eux !

Et pour voir plus de photos en plus grand c’est ici


[1] CGT 13, FSU 13, Solidaires 13, PCF 13, PG 13, Ensemble 13, JC 13, ATTAC 13, NPA 13 , Collectif du 1er juin, La FMF, Mouvement de la Paix 13, Collectif 13 Droits des Femmes

[2] La Provence qui a compté 4000 manifestants (elle en comptait 1500 au soir du 18 janvier alors que nous en annoncions 7000) et La Marseillaise qui ne donne pas de chiffres

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:30
Appel à tous les travailleurs et citoyens

Confirmons le rejet de la politique anti-ouvrière de Hollande !

Amplifions le rejet des politiques d’austérité de l’Union européenne !

Rupture avec l’Union européenne !

Abrogation des traités !

Refusons d’aller voter aux élections européennes du 25 mai !

Les 23 et 30 mars, le peuple a exprimé un rejet sans appel de la politique de destruction des acquis sociaux et de la démocratie du gouvernement Hollande ; cette même politique que les gouvernements soumis aux plans de l’Union européenne imposent à tous les peuples du continent.

 

Le 8 avril, le Premier ministre, Manuel Valls, a soumis à l’Assemblée nationale, au nom du « gouvernement de combat », un programme qui veut aller « plus loin, plus vite » encore dans la mise en œuvre de cette politique de régression sociale.

 

Aujourd’hui, au nom du respect des critères imposés par l’Union européenne, toutes les forces politiques institutionnelles (y compris le Front national) appellent à voter le 25 mai pour un prétendu Parlement européen !

 

Les faits le prouvent : l’Union européenne, ses traités, la Banque centrale européenne (BCE) ont été taillés sur mesure par le capital financier international, les banques et les gestionnaires de fonds spéculatifs pour leurs seuls intérêts.

L’Union européenne, ses traités, la BCE, ne servent qu’à :

 

— déposséder les peuples d’Europe de toutes prérogatives démocratiques et de souveraineté ;

 

— renflouer les banquiers et les spéculateurs qui ont ainsi bénéficié de milliers de milliards d’euros depuis 2008 ;

 

— fixer le cadre contraignant des politiques d’austérité et des contre-réformes dans lequel des gouvernements soumis s’attaquent à tous les droits et garanties des peuples, au nom de la dette et des déficits publics.

 

L’Union européenne, c’est la dévastation de la Grèce, la ruine du Portugal, la misère généralisée en Espagne. L’Union européenne, ce sont les accords imposés à l’Ukraine qui poussent ce pays sur la voie de la ruine.

L’Union européenne, c’est, en France,
le pacte de responsabilité de Hollande-Gattaz-Valls

 

C’est tromper les travailleurs, les jeunes, les retraités que de laisser croire qu’il serait possible au Parlement européen d’infléchir la politique de l’Union européenne et de la BCE !

 

C’est les tromper que de les appeler à voter au nom d’une « Europe sociale », du « dialogue social européen » ou d’un « pacte social européen », verbiage creux qui nous est servi depuis vingt ans pour accompagner la liquidation pure et simple des droits acquis dans chacun de nos pays !

 

Le peuple français a dit non à la « Constitution européenne » en mai 2005. Depuis, les gouvernements successifs ont piétiné son choix, ratifié le traité TSCG en 2012, violant la démocratie la plus élémentaire.

C’était non en 2005 ! Ce sera non en 2014 !

Travailleurs, jeunes, militants, affirmons ensemble cette exigence : les traités de l’Union européenne doivent être dénoncés, l’Union européenne, ses institutions, sa Banque centrale, son prétendu Parlement, doivent être démantelés.

Manifestons notre exigence de rupture avec l’Union européenne en refusant d’aller voter ce 25 mai !

En refusant de nous prêter à ce simulacre de démocratie, nous affirmons notre solidarité avec les travailleurs et les peuples de Grèce, du Portugal, d’Espagne… qui se révoltent contre les plans que leur impose l’Union européenne.

Nous appelons les travailleurs, les militants, les jeunes de toutes tendances, engagés comme nous dans le combat contre le pacte de responsabilité, contre chacune des mesures et des contreréformes qui en découlent, à rassembler leur force pour dire :

Non à l’Union européenne ! Non au Parlement européen ! Non aux traités européens ! Non à l’austérité !

Non au pacte de responsabilité !

Oui à l’union libre et fraternelle des peuples et des nations d’Europe débarrassés des traités européens.

 

Mercredi 9 avril 2014

 

 

source: POI

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:14

 http://reveilcommuniste.over-blog.fr/

  

 

Aux assises du communisme de Gemenos (28/30 juin 2013), l'attitude à adopter en vue des élections européennes de mai 2014 a fait débat.

Certains des intervenants qui se sont exprimés sur la question se sont résolument opposés au boycott de cette élection, une idée qui semble en effet rompre avec toute la tradition politique du PCF, et même celle de Lénine avant 17. Ils lui préfèrent une liste autonome sur la base des principes partagés par la quasi unanimité des participants, sans préjuger d'une formulation précise : sortie de l'UE, de l'OTAN, socialisme, etc.   

 

Question secondaire, comme les élections en question, mais non dénuée d'importance tactique.


Je ne suis pas de leur avis, je crois qu'il faut s'abstenir de voter à cette élection spécifiquement, comme la majorité des Français s'apprètent à le faire !

Le projet de la constitution d’une liste antieuropéenne aux élections européennes, sans parler de la question de sa faisabilité, et de la faible probabilité d'un résultat, n’a pas été partagé par de nombreux participants aux Assises, qui préfèraient le boycott, non pour endosser une posture morale, mais parce que cela peut sembler plus cohérent, lorsque l’on veut quitter l’UE, de ne pas participer à l’élection d’une assemblée croupion sans pouvoir sur les institutions. Or le vote européen tend à renforcer leur légitimité, et voter aux européennes, c’est effectivement voter "oui" à l’Europe.

Cette position a aussi le mérite d’être complètement distincte de la position du FN, interdisant les amalgames médiatiques faciles.

De plus, pour ceux qui croient utile de voter à cette élection, le FDG l’utilisera pour tenter de "faire un coup", en espérant faire de nouveau un score à deux chiffres, et les communistes et les progressistes peu nombreux qui se déplaceront seront tentés de s’y joindre, et de voter, encore une fois Mélenchon. L’espace politique d’une liste de "sortie de l’euro par la porte de gauche" est donc très réduit.

Enfin, on notera que ces arguments ne peuvent pas être généralisés aux élections nationales et locales. Si voter aux municipales, c’est voter "oui" aux communes, si voter aux législatives ou aux présidentielles c’est voter "oui" à la France, ça ne me gêne pas du tout.

 

GQ, 3 juillet 2013

 
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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 13:55
Lu sur Rouge-Midi

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Quand la CES (confédération européenne des syndicats) se créa en 1973, la CGT naturellement demanda à y adhérer. Naturellement puisque la CES se voulait, du moins le proclamait elle à sa création, la confédération de tous les syndicats d’Europe.

 

Tous ? Sauf ceux accusés de « collaboration communiste » avec l’URSS et ses « pays satellites ». la preuve de cette collaboration était le fait d’appartenir à la fédération syndicale mondiale (FSM) créée en 1945 justement par, entre autres la CGT, et de ne pas avoir rompu avec cette fédération internationale pour rejoindre la CISL (Confédération Internationale des Syndicats « Libres ») scission de la FSM, créée en 1949 par les syndicats américains qui voulaient, avec l’aide de la CIA qui fut un des principaux financeurs, combattre « le communisme ». La condition mise à la CGT fut, entre autres de quitter la FSM, ce qu’elle refusa…naturellement et donc l’adhésion à la CES lui fut interdite.

 

En 1995 la CGT décida de quitter la FSM. Cette décision ouvrait la voie à une entrée dans la CES qui fut votée par les délégués CGT au congrès de Strasbourg en 1999 et acceptée dans la foulée par la CES bien que la CGT n’ait pas pu satisfaire à toutes les conditions posées par la centrale européenne et malgré l’opposition de FO,

 

La CES n’est pas connue pour ses positions particulièrement révolutionnaires. Elle a approuvé tous les traités européens (sauf le dernier) et quand la crise économique éclate en 2008, elle déclare par la bouche de son dirigeant d’alors John Monks : « Il faut sauver le capitalisme de lui-même ». Sans commentaire.

 

Aujourd’hui, dans la lignée de son histoire, elle n’est pas plus sur une ligne de changement de société.Elle ne s’en cache et est tout fière de déclarer dans sa présentation : « La CES est un des partenaires sociaux européens et est reconnue par l’Union européenne, par le Conseil de l’Europe et par l’Association européenne de libre-échange (AELE) en tant qu’unique organisation syndicale interprofessionnelle représentative au niveau européen. »

 

Elle appelait le 4 avril 2014 à une journée « d’action », on devrait plutôt dire une journée de communication tant l’action proposée ne risquait pas de gêner le capital : un samedi de manifestation à Bruxelles de délégations venues de différents pays d’Europe de l’Ouest…et sans une heure de grève évidemment. 
 

 

Et que demande la CES ? Ni plus ni moins qu’une Nième version de mise en œuvre d’un plan que Keynes [1] n’aurait pas désapprouvé. Michel Rocard non plus qui avait proposé quasiment la même chose il y a quelques années.

 

En fait un plan de grands travaux alimenté par la commande publique, et donc nos impôts, pour permettre aux multinationales de créer 11 millions d’emplois : on peut toujours rêver. Pas question bien sûr pour la CES de toucher à la propriété du capital, de nationaliser les banques ou de développer le service public….sans doute laisse-t-elle ça aux communistes.

 

Donc ce 4 avril 2014 il y avait journée « d’action » européenne.

 

Dans les Bouches du Rhône, où depuis plusieurs mois un mouvement de lutte convergente est engagé, décision avait été prise depuis déjà quelques temps de se saisir de toutes les dates qui pouvaient faire monter le processus de lutte. Le 4 avril fut donc retenu comme une nouvelle étape par « la bande des 18 » [2] et rendez-vous était donné devant le siège régional de la commission européenne. Non pas pour défendre un plan d’aménagement du capitalisme, mais pour faire entendre la voix, ou plutôt les voix du monde du travail qui réclament un autre avenir pour notre département.

 

 

On s’est donc retrouvés plusieurs centaines à applaudir les prises de parole qui se sont succédé dans ce meeting improvisé : UD CGT, salarié-e-s de free en grève, marins de la SNCM, moulins Maurel, Fralib…

 

Au milieu de ce rassemblement de lutte flottait la banderole de Rouges Vifs 13 au slogan explicite et apprécié : Sortir de l’Europe du capital pour construire un monde de solidarité.

 

Rendez-vous a été pris pour le 12 avril à Marseille, pour une nouvelle manifestation pour un autre avenir pour notre département.

Une chose est claire, il semblait bien qu’aucun des participants du 4 et des jours à venir n’a envie de « sauver le capitalisme ».

 

Charles HOAREAU

 

[1] économiste anglais partisan de l’aménagement du capitalisme afin d’en limiter les excès et comptant pour ce faire sur le rôle régulateur de l’Etat

[2] 2 associations locales se sont en effet rajoutées au processus


SOURCE

 

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