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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:11

TEXTE REPRIS SUR
LE BLOG DE DIABLO
Commun Commune

 

BRN-titre

 

Bienveillance impériale


République Centrafricaine, Ukraine. Rien ne semble rapprocher ces deux pays – ni la géographie, ni l’histoire. Rien, si ce n’est la sollicitude impériale dont ils font présentement l’objet de la part de leurs proclamés protecteurs occidentaux.

 

A Bangui, la bienveillance est bottée et casquée, sous la houlette tricolore. L’opération lancée le 5 décembre visait officiellement à circonscrire les exactions – au demeurant réelles – dont les populations civiles sont victimes. On était presque sur le point de se laisser convaincre, quand François Hollande a eu l’obligeance de remettre les pendules à l’heure. Interrogé le 8 décembre sur TV5-Monde, il a précisé : « on ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, a laissé faire ».

 

 

« On ne peut pas laisser en place »… Les jours de l’actuel chef de l’Etat, Michel Djotodia, pourraient donc être comptés. Son prédécesseur, François Bozizé, ne disposait plus du soutien que Paris lui a longtemps assuré, en particulier depuis qu’il avait annoncé des mesures restreignant les privilèges de firmes françaises – telles que Total – au profit semble-t-il des Chinois. Il était donc à la merci des rebelles qui, en mars de cette année, ont imposé M. Djotodia à sa place. Présence des soldats français aidant, la fin du mandat de ce dernier sera déterminée par l’Elysée.

 

A Kiev, la bienveillance occidentale n’est pas armée ; elle n’en est pas moins arrogante. L’UE travaille depuis des années à un projet d’association avec l’Ukraine, particulièrement avantageux pour les grands investisseurs occidentaux. Lorsque le président ukrainien a annoncé qu’il gelait ledit accord, une mobilisation s’est développée, importante mais limitée à l’Ouest du pays et à la capitale. Le mouvement a très vite évolué vers une exigence de départ du président et du gouvernement.

 

Cette fois, c’est l’Union européenne, avec un rôle actif de Berlin, qui est à la manœuvre. Le ministre allemand des Affaires étrangères fut l’un des premiers à venir apporter sur place sa solidarité médiatique aux manifestants, tandis que le chef de la politique extérieure de l’UE, la baronne Ashton, tentait de se poser en intermédiaire entre les parties. Washington, qui s’estime toujours légitime pour dessiner les frontières de l’UE, n’a pas été en reste : une adjointe au Secrétaire d’Etat a fait le voyage de Kiev pour servir la soupe – au sens littéral du terme – aux protestataires, suivie par l’ancien candidat à la présidence, John Mc Cain. Acclamé par la foule massée sur la place centrale de la capitale, celui-ci a lancé : « nous sommes ici pour soutenir votre juste cause (…) le destin que vous souhaitez se trouve en Europe ». Et de dénoncer dans la foulée… l’« ingérence russe inacceptable ». Il fallait oser.

 

On n’ose imaginer les réactions de la Maison-Blanche si d’aventure une haute personnalité cubaine ou vénézuélienne se rendait à Washington, haranguait une foule rassemblée pour réclamer l’adhésion des Etats-Unis à l’Alba (zone de coopération progressiste latino-américaine) et, dans la foulée, la démission du président américain…

 

Les partisans de l’ingérence, qu’elle soit politique ou militaire, semblent décidément se croire tout permis. Pour tenter d’annexer – pardon, d’« arrimer » – l’Ukraine à l’Union européenne, ils attisent les illusions d’une partie du peuple de ce pays, tandis qu’ils ignorent la volonté de l’autre partie. Et feignent d’oublier les liens historiques (bien avant l’URSS…) voire familiaux, culturels, linguistiques, et bien sûr économiques avec la Russie – pour ne pas dire militaires. Ce faisant, ils jouent une nouvelle fois avec le feu.

 

Quant aux ultras-européistes, ils ont écrasé quelques larmes d’émotion, à l’instar du président du groupe Libéral à l’europarlement confiant : « c’est la première fois que l'on voit des manifestations pour l'Europe ». On ne lui fait pas dire. Amer, Guy Verhofstadt a dû cependant concéder que « malheureusement, elles se situent à l’extérieur de l'UE ».

 

En effet. A l’intérieur, il faudra attendre encore un peu.

 

 

PIERRE LÉVY

Source:  http://www.brn-presse.fr/ 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:15

Latvia_390823c.jpg  

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Les médias européens tentent de refonder le mythe d'un élan irréstitible vers l'intégration européenne. On l'invente en Ukraine, à coups de financements occidentaux. Pour les pays d'ex-URSS déjà désintégrés dans l'Union européenne, le temps des illusions est passé.


 

On a parlé de l'entrée de la Lettonie dans la zone euro, peu de l'attitude de la population lettone à ce sujet. Pourquoi, aujourd'hui, plus de 60 % des Lettons s'opposent à l'entrée de leur pays dans la monnaie unique européenne, malgré les promesses de leurs dirigeants ?

 

L'effondrement du « tigre balte », du modèle ultra-libéral de l'UE à la cure d'austérité brutale

 

La Lettonie était pourtant le modèle tant recherché en ex-URSS par l'Union européenne.

Une région prospère (Riga était la « perle de l'URSS ») captée par des élites nationalistes, à la xénophobie sélective, anti-russe mais prêtes à vendre leur pays aux capitaux allemands, suédois, à les intégrer à l'Europe, tout en cultivant la nostalgie du temps béni de la Wehrmacht.

On a même parlé de « tigre baltique » à coups de flat tax (taux d'imposition unique favorisant les riches et grandes entreprises), de zones économiques spéciales (ZES), de bulles spéculatives dans l'immobilier alimentées par un crédit facile assuré par les banques suédoises ou allemandes.

 

Alimenté par l'entrée de la Lettonie dans l'UE, en 2008, ce modèle a explosé en plein vol : en deux ans (2009-2010), le PIB a chuté de 30 %, le chômage atteignant un pic de 22 % en 2010.

 Les bases de ce château de sable, on les connaît : le démantèlement de l'industrie héritée de l'ère soviétique (on est encore en-dessous de la production de 1991!), de l'agriculture locale (30 % des terres sont passées entre les mains de capitaux étrangers).

C'est aussi une bulle spéculative qui a conduit à l'explosion du prix des loyers, mais aussi des produits de base avec des prix plus élevés qu'à Londres pour les vêtements, la nourriture ! 

Un décalage qui n'a tenu que par l'endettement massif des ménages d'abord, puis l'endettement public ensuite qui a été multiplié par sept depuis 2008 (de 7 à 50 % du PIB).

 

La piqûre d'austérité imposée par l'Union européenne, la BCE (en vue de l'entrée dans l'Euro) et le FMI a été d'une brutalité extrême pour le peuple letton :  baisse des salaires du public de 20 à 50 % (pour les enseignants), du public de 20 à 30 % en moyenne, baisse des retraites de 10 à 70 %, augmentation des impôts indirects les plus régressifs, comme la TVA de 19 à 21 %.

 

Les Lettons contre l'intégration européenne

 

Que pensent aujourd'hui les Lettons de la construction européenne, qu'on leur a présenté comme un « faiseur de miracles », aujourd'hui mirage universel ?

 

Il suffit de voir les derniers résultats électoraux. Tous les partis, sauf un, adhèrent au consensus libéral-européen-nationaliste. Le fait qu'ils changent de nom tous les deux-trois ans révèlent autant leur insignifiance que leur manque de confiance dont ils bénéficient auprès des Lettons.

 

Le seul à refuser le consensus dominant, c'est le « Centre de l'Harmonie » dont les communistes jouent un rôle moteur, sous le nom du Parti socialiste letton. Rappelons qu'il est interdit de se dire communistes en Lettonie, pays membre de l'Union européenne.

Le « Centre de l'Harmonie », généralement catalogué comme le parti de la minorité russe, rassemble désormais tous les mécontents du « mirage letton », du mirage de l'intégration européenne.

En 2011, lors des dernières élections législatives, il est devenu le premier parti du pays avec 28,36% des voix et 31 sièges (sur 100). Seule une « Sainte-alliance » des partis réactionnaires l'a empêché de prendre le pouvoir.

En juin 2013, aux élections locales, il remportait une victoire éclatante dans la capitale Riga, tout en emportant la tête dans la deuxième ville du pays, Daugavpils. 

 

Ce qui convainc de plus en plus de Lettons, c'est le discours de refus de l'austérité prônée par l'UE, le refus d'une intégration européenne dans les intérêts d'une minorité, ce discours porté par les communistes et progressistes lettons.

Ainsi, en dépit d'un battage médiatique massif, des paroles gouvernementales sur l'Euro comme « rempart » face à Moscou, 60 % des Lettons s'opposent à l'entrée de leur pays dans l'Euro ce 1er janvier 2014. Ils étaient même 65% dans un précédent sondage, au printemps 2013.

 

Le refus de cette intégration européenne dans les intérêts du capital monte dans toute l'Europe. Quand les forces communistes, de gauche, ne refusent pas de mener ce combat, ce sont elles qui le mènent. Bravo à nos camarades lettons dans un contexte hostile !


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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 18:00

Le nouveau BRN est arrivé.

 

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 09:25

SUD Rail écrit à nouveau à la direction de la SNCF

 Lu sur le site BDS (Boycott-désinvestissements-sanctions)


Quand le monde entier rend hommage à Mandela, la direction SNCF est fière de soutenir l’apartheid !
Dans le cadre de la récente visite du Président Hollande en Israël, Guillaume Pépy a signé un accord de partenariat avec son homologue d’Israël Railways, Boaz Zafrir. Comme le dénonçait SUD-Rail le 18 novembre, l’entreprise publique française soutient ainsi un gouvernement colonialiste et raciste :

Alors que nombreuses associations palestiniennes appelle au Boycott, aux Sanctions et aux Retraits des Investissements contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le Droit International et les Principes Universels des Droits de l’Homme, l’Etat français et la SNCF lui apporte au contraire leur soutien !

La Cour Internationale de Justice a jugé illégal le mur construit par l’Etat d’Israël sur le territoire palestinien occupé ; Israël a continué sa construction du mur colonial au mépris total de la décision de la Cour.

Apres 46 ans d’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne (y compris Jérusalem-Est), de la Bande de Gaza et des hauteurs du Golan syrien, Israël continue à accroitre ses colonies.

Les violations du droit international par Israël sont persistantes. Depuis 1948, les centaines de résolutions de l’ONU ont condamné les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël en tant qu’illégales et ont appelé́ à des remèdes immédiats, proportionnes et efficaces ; toutes les formes d’intervention internationale et de tentatives de paix n’ont pas jusqu’ici forcé Israël à se conformer à la loi humanitaire, à respecter les Droits de l’Homme fondamentaux et à mettre fin à son occupation et son oppression du peuple de la Palestine.

L'Etat d'Israël ne cesse de poursuivre en toute impunité́ sa politique de colonisation, d'apartheid et d'épuration ethnique contre le peuple palestinien : destructions de maisons et extension de la colonisation dans les territoires occupes en Cisjordanie, agressivité́ accrue des colons, blocus de Gaza, ségrégation raciste en Israël. La fédération des syndicats SUD-Rail dénonce l’aide apportée à un régime politique raciste et colonialiste.

Aujourd’hui, elle franchit un pas supplémentaire en faisant la publicité de cet accord honteux auprès des 155 000 salarié-es de la SNCF, via son journal d’entreprise adressé à chaque cheminot-e (voir ci-dessous)

Les dirigeant-es SNCF sont très fier-es de collaborer activement avec un régime qui pratique l’apartheid : blocus de Gaza, destructions d’habitations, check-points contrôlés par l’armée, systèmes juridiques différents, et mur de séparation sur plus de 700 kilomètres !
À l’instar des combattant-es d’Afrique du sud durant des années, plus de 170 organisations palestiniennes ont lancé l’appel BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël. La fédération SUD-Rail comme l’ensemble de l’Union syndicale Solidaires soutient cette initiative pour mettre fin à l’apartheid. En France, nous exigeons que soit abrogées les circulaires prévoyant la condamnation des militant-es relayant cette campagne.

Christian Mahieux, pour l'Union syndicale Solidaires
Fédération des syndicats SUD-Rail
www.sudrail.fr

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 19:20

Nous publions aujourd'hui, dans cette suite d'articles à propos de la Palestine, la lettre de Marwan Barghouti en hommage à Nelson Mandela.  Il rappelle ce qu'avait dit Mandela après avoir vaincu le régime de l'apartheid : " Nous savons trop bien que notre liberté n'est pas complète car il lui manque la liberté des Palestiniens".

Une lettre de MARWAN BARGHOUTI en hommage à Nelson Mandela

Lettre de Marwan Barghouti

condamné à la prison à perpétuité

et incarcéré depuis 2002 dans les prisons israéliennes.


"Durant toutes les longues années de mon combat, j’ai eu l’occasion à maintes reprises de penser à vous, cher Nelson Mandela. Et encore plus depuis ma propre arrestation, en 2002. Je songe à un homme qui a passé vingt-sept ans dans une cellule, en s’efforçant de démontrer que la liberté était en lui avant qu’elle ne devienne une réalité dont son peuple allait s’emparer. Je songe à sa capacité à défier l’oppression et l’apartheid, mais aussi à rejeter la haine et à placer la justice au-dessus de la vengeance.


Marwan-Barghouti-01.jpg

 

Combien de fois avez-vous douté de la victoire au bout de ce combat ? Combien de fois vous êtes-vous demandé vous-même si la justice pourrait s’imposer ? Combien de fois vous êtes-vous interrogé sur le silence du monde ? Combien de fois vous êtes-vous demandé si votre ennemi n’allait jamais pouvoir devenir votre partenaire ? À la fin, vous ferez la preuve de cette volonté implacable qui fera de votre nom, l’une des plus brillantes références pour la liberté.


Vous êtes beaucoup plus qu’une inspiration. Vous aviez bien compris, le jour où vous êtes sorti de prison, que vous n’étiez pas seulement en train d’écrire l’histoire, mais que vous contribuiez au triomphe de la lumière sur la nuit. Et vous êtes alors resté humble. Et vous portiez une promesse bien au-delà des frontières de votre pays, la promesse que l’oppression et l’injustice seront vaincues, et que sera ouverte la voie de la liberté et de la paix. Au fond de ma cellule, je me rappelle sans cesse cette démarche, et je poursuis moi-même cette quête, et tous les sacrifices deviennent supportables dans la seule perspective qu’un jour, le peuple palestinien puisse accéder aussi à la liberté, à l’indépendance, et que ce pays puisse vivre finalement en paix.


free-mandela.jpg

 

Vous êtes devenu une icône. Ce qui a permis l’éclat de votre cause et son rayonnement sur la scène internationale. L’universalité pour contrer l’isolation. Vous êtes devenu un symbole pour tous ceux qui croient que les valeurs universelles sur lesquelles vous fondiez votre combat pouvaient rassembler, mobiliser, pousser à l’action. L’unité est la loi de la victoire pour les peuples opprimés. La cellule exiguë et les heures de travail forcé, la solitude et l’obscurité ne vous auront pas empêché de regarder au-delà de l’horizon et de faire partager votre vision. Votre pays est devenu un phare et nous, les Palestiniens, nous hissons les voiles pour atteindre ses rivages.


Vous disiez : « Nous savons trop bien que notre liberté n’est pas complète car il lui manque la liberté des Palestiniens. » Et depuis l’intérieur de ma cellule, je vous dis que notre liberté semble possible parce que vous avez atteint la vôtre. L’apartheid n’a pas survécu en Afrique du Sud et l’apartheid ne survivra pas en Palestine. Nous avons eu le grand privilège d’accueillir, en Palestine, il y a quelques mois, votre camarade et compagnon de lutte, Ahmed Kathrada, qui a lancé, à la suite de sa visite, la campagne internationale pour la libération des prisonniers palestiniens de leurs cellules, où une part importante de l’histoire universelle s’écrit, démontrant que les liens avec vos combats sont éternels.


Votre capacité à constituer une figure unificatrice et à conduire le mouvement depuis l’intérieur de la prison, d’être confiant dans l’avenir de votre peuple alors que vous étiez vous-même privé de la capacité de choisir votre destin, constitue la marque d’un dirigeant exceptionnel et d’une véritable figure historique. Je salue le combattant de la liberté, le négociateur et faiseur de paix, le commandant militaire et l’inspirateur de la résistance pacifique, le militant infatigable et l’homme d’État.


Vous avez dédié votre vie à la cause de la liberté et de la dignité, de la justice et de la réconciliation, de la paix et de la coexistence. Beaucoup maintenant honorent votre lutte dans leurs discours. En Palestine, nous promettons de poursuivre le combat pour nos valeurs communes, et d’honorer votre combat pas seulement par des mots, mais aussi en dédiant nos vies aux mêmes objectifs. La liberté, cher Madiba, l’emportera, et vous y avez contribué au plus haut point en faisant de cette idée, une certitude. Reposez en paix et Dieu bénisse votre âme insoumise."

 

 

source:  http://quartierslibres.wordpress.com/

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:00
 

 

 

 

 

Festival du film de Dubaï :
un thriller palestinien primé

 

 

par La Rédaction

 

"Omar" du réalisateur palestinien Hany Abu Assad, un thriller sur l’amitié et la vie de trois jeunes de Cisjordanie brisée par l’occupation israélienne, a été primé vendredi soir au Festival International du film de Dubaï.

Omar, jeune boulanger, escalade chaque jour le mur de séparation érigé par Israël pour retrouver sa petite amie. Mais sa vie bascule lorsqu’il est arrêté après avoir fait avec ses deux amis d’enfance le coup de feu contre un barrage militaire israélien.

Libéré à la condition de livrer celui parmi ses amis qui a provoqué la mort d’un soldat israélien, il recherche le traitre qui l’a livré pour se blanchir des accusations de collaboration.

Le film a reçu le Muhr (étalon) du meilleur long métrage arabe et a valu à Hany Abu Assad le prix du meilleur réalisateur.
"A mon avis, le cinéma palestinien est en train de faire des progrès, même s’il n’a pas atteint le niveau auquel nous aspirons", a déclaré à l’AFP le réalisateur, qui avait déjà raconté dans "Paradise Now" (2005) l’histoire de deux jeunes kamikazes qui renoncent au dernier moment.

Plusieurs longs métrages palestiniens ont été présentés au cours de cette 10e édition du festival de Dubaï, qui commence à s’imposer comme principale vitrine de la production cinématographique dans la région.

Ainsi, Cherien Dabis a dépeint dans "May in the summer" les difficultés des Américains d’origine arabe à s’intégrer dans la société jordanienne, après avoir montré dans "Amreek" (2009) le parcours d’une Palestinienne ayant choisi d’émigrer aux Etats-Unis.

Au total, 174 films venus de 57 pays ont été présentés durant le festival, dont une centaine de films du monde arabe.
Le prix spécial du jury a été décerné au film marocain "C’est eux les chiens", du réalisateur Hicham Lasri, sur le drame des prisonniers politiques.

L’actrice égyptienne Yasmine Raees a obtenu le prix de la meilleure actrice pour son rôle dans "La fille de l’usine", du réalisateur Mohamed Khan, chronique de la vie d’une jeune ouvrière égyptienne en butte au sexisme.

Parmi les autres films présentés figurait le long métrage du réalisateur syrien Mohamed Malas, "Une échelle pour Damas", premier film de fiction tourné dans la Syrie en pleine tourmente.

Filmé en avril 2012 dans la capitale syrienne, où M. Malas habite toujours, il raconte la cohabitation de Syriens des différentes communautés du pays dans une maison du vieux Damas.

(13-12-2013 - Avec les agences de presse)

Assawra

 

Site du Mouvement démocratique arabe

"Résister à l'occupation, c'est vivre libre"

 

الثورة

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 16:24
Déclaration de la CGT au CE de Vente Marketing France (VMF) du Groupe Orange

Arcueil, le 19 décembre 2013

 

CE VMF


Déclaration préalable CGT

 

Monsieur le Président,

 

La délégation CGT du CE VMF souhaite aujourd’hui évoquer la disparition de Nelson MANDELA. Il ne s’agit pas pour nous d’exploiter l’actualité, non plus que de faire du journalisme émotionnel. Mais nous considérons que le parallèle est grand entre les luttes menées par ce grand homme et celles menées aujourd’hui par la CGT. Il nous semble que les idéaux sont les mêmes : défense de la liberté, défense des travailleurs. Car il faut bien savoir que les opprimés d’Afrique du sud étaient noirs, sans doute, mais étaient avant tout des travailleurs au service du grand capital.

 

La CGT a pris une part décisive en France au cours des années 80 dans la lutte contre le régime d’apartheid et pour la libération de MANDELA des geôles du régime.

Elle partage avec Nelson MANDELA une profonde unité de vue, au fondement de ses combats pour la liberté, l’égalité et la fraternité, pour l’établissement d’une nation arc-en-ciel sur les décombres du système ségrégationniste.

Cela doit nous donner la force de relever les défis qui honoreront sa mémoire et poursuivront son chemin.

 

Face à la disparition de cette éminente figure de l’histoire de l’humanité, la CGT se devait en effet d’être aux côtés du peuple sud-africain dans le deuil, au nom du passé qui nous lie depuis si longtemps, mais aussi au nom de l’avenir que nous ne manquerons pas d’écrire ensemble au service de l’émancipation des travailleurs.

Loin d’être érodés par le temps les liens qui unissent la CGT et la COSATU, le Congrès des Syndicats Sud Africain, sont de ceux que les années renforcent : ils on été tissés aux heures les plus sombres de l’apartheid, contre laquelle la CGT s’est élevée de façon systématique et virulente. Nous sommes fiers d’avoir pu engager la CGT dans des actions de soutien, et la délégation CGT salue tous nos militants qui, ont pris des risques pour servir nos idéaux.


Tout au long de l’apartheid, la CGT a organisé des manifestations de masse pour mobiliser les travailleurs de France sur les crimes perpétrés par le régime.

Nous avons pris une part active au boycott de l’Afrique du Sud, aux actions de blocages des importations en provenance du pays, multiplié les pressions sur les Entreprises multinationales à base française qui, malgré les sanctions de l’ONU, tentaient de développer des relations d’affaires avec le gouvernement raciste de Pretoria.


Le souvenir du 2 février 1990, jour de la libération de Nelson Mandela, reste pour tous les militants de la CGT, un moment intensément emprunt d’émotion.

Un moment qui démontre que tout devient possible, que rien ne saurait résister à la marche de la vérité et de la justice, que rien n’est plus beau qu’un peuple qui se lève, qui lutte et se libère du joug de ses oppresseurs.

Il fut un commencement bien davantage qu’un achèvement. L’histoire des 20 dernières années de la nouvelle Afrique du Sud, avec ses succès, ses espoirs et ses déceptions, l’illustre avec éclat.

Il y a, bien sûr, le souvenir de ces luttes communes.

Mais la CGT et les travailleurs de la nation arc-en-ciel sont également liés par un destin commun.

 

Dans ce monde en crise, secoué par les convulsions d’un capitalisme dévastateur, ravageant les solidarités humaines et l’environnement, notre devoir est de tracer un nouveau chemin.

 

 Il doit se fonder sur les idéaux de justice et d’égalité que portait Nelson MANDELA.

Ses mots, ses actes, sa force ont abattu le régime de l’apartheid et doivent inspirer les luttes que nous devons aujourd’hui conduire, particulièrement celles qui exigent notre engagement ici, en France, et dans notre Entreprise contre le racisme, la xénophobie et une censure opérée par l’Entreprise.

 

Malheureusement la tentation pour certains de tendre vers la pensée unique est flagrante.

 

Madiba parti, le régime de l’apartheid sévit toujours sous d’autres cieux.

« Notre liberté est incomplète sans celle des palestiniens » déclarait Nelson MANDELA en 1997.

 

A sa mort, prétextant un prix du billet d’avion trop élevé, les dirigeants israéliens ont évité de se joindre au deuil porté par le reste du monde, .prouvant qu’Israël est loin d’avoir tourné la page d’une collaboration plus que fructueuse avec l’ancien régime de l’apartheid. Un racisme d’Etat dont il reproduit toujours le modèle à l’encontre des palestiniens.

 

Seulement Orange SA est engagé dans une collaboration avec un partenaire qui viole le droit international et les Conventions de Genève en installant :

 

  •  ses antennes, ses boutiques sur des terres confisquées par l’occupation militaire et les colons.
  •  Ne paie pas les taxes dues à l'Autorité Palestinienne pour l'utilisation de ses fréquences.
  •  Profite de l'interdiction faite par l'armée israélienne aux opérateurs palestiniens d'installer leurs antennes sur leur propre territoire, ce qui oblig les Palestiniens à utiliser les opérateurs israéliens.

 

En concluant ce partenariat, Orange SA conforte et soutient la colonisation israélienne, obstacle à la création de l’Etat palestinien et à une paix conforme au droit international..

 

La délégation CGT du CE VMF demande à la Direction d’Orange SA de rompre son accord avec Partner, au nom du droit et de la paix.


En cela la délégation CGT s’indigne et prend modèle de l’exemple de Nelson MANDELA, il nous montre le chemin à suivre Madiba est parti, mais MANDELA n’est pas mort. Il est une force qui nous incite aujourd’hui à tracer une nouvelle ligne d’horizon, à pousser les barrières, à ne pas céder.

...


La délégation CGT du CE VMF


Francine HERMEN, Roseline SIMON, Martine BOUSQUET,

Armelle GILBERT, Pierre LEROUX, Eric GARDINETTI, Philippe

TAFFUS, Pascal PIRON, Eric DANGLETERRE 

  _________________________________________

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 15:56
Chasseurs de matières premières

Chasseurs de matières premières

 

Sans carburant, les autos s’arrêtent. Vous le savez, je le sais, un petit enfant le sait. Mais vous êtes-vous déjà demandé comment serait notre vie sans matières premières ? Eh bien, c’en serait carrément fini des bagnoles! Prenez le cuivre. Vous en trouvez un kilomètre et demi dans une voiture ordinaire. Et plein d’autres matières premières que nous allons chercher en Afrique.


Voici un récit dérangeant à propos d’une économie qui n’apporte pas le développement, mais qui parasite : le travail, la nature, les pays du Sud. Le consultant Ernst & Young classe « l’autodétermination » des pays détenteurs de matières premières comme le risque n° 1 pour le business.


Raf Custers se glisse dans la poussière de Layoun, remue le linge sale au Kivu et voit s’effondrer une des plus grandes mines du monde en Afrique du Sud. Avec Chasseurs de matières premières, il livre un des meilleurs exemples de journalisme d’investigation.


Raf Custers est historien et journaliste. Chercheur au Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (GRESEA). Depuis trente ans, il effectue des reportages sur des peuples qui

prennent leur sort en mains. Co-auteur de Media-activisme. Don’t hate the media, be the media (2004)


251 pages

16 EUROS


TABLE DES MATIERES

Préface de Michel Collon 7

Avant-propos 11

Introduction. D’ici peu, les voitures tomberont en panne 15

Chapitre 1. Les monuments de l’exportation 33

Chapitre 2. Le pillage de l’or au Mali 45

Chapitre 3. Une mine comme une météorite 65

Chapitre 4. Le shopping de l’électricité 83

Chapitre 5. Notre part du boom 105

Chapitre 6. Comment on affronte le marché avec le lithium 121

Chapitre 7. Des contrats corrects 141

Chapitre 8. Un dragon chancelant 167

Chapitre 9. Parties d’échecs simultanées autour du Congo 187

Chapitre 10. De la protection au protectorat 201

Epilogue. Au peuple de jouer 217

 

Pour vous procurer ce livre, allez sur le site "Investigation"

 

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 15:38

662710841

 

 

Howard Zinn – Une histoire populaire des Etats-Unis
dans Analyses, International / par Serge ULESKI /

« Qu’advient-il d’un rêve suspendu ? Se dessèche-t-il  comme un raisin au soleil ? Ou suinte-t-il comme une plaie avant de disparaître ? Est-ce qu’il pue comme la viande pourrie ? Ou se couvre-t-il d’une croûte sucrée comme un bonbon acidulé ? Il tombe peut-être comme un fardeau trop lourd. Ou bien, explose-t-il ?» – Langston Hugues **

Christophe Colomb, Cortès, Pizarro, grands marins génocidaires et pilleurs…

Les Puritains (protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle) : intolérance et cruauté…

Colonnes d’Indiens, longues trainées humaines déplacées d’Etat en Etat, toujours plus loin par centaines de milliers pour hâter leur mort – famines, épidémies -, traités bafoués, toutes les paroles aussitôt données sont reprises… le Président Jackson (1767 – 1845) grand propriétaire n’aura jamais assez de terre…

Plus tard, annexion du Texas, Guerre contre le Mexique de1846…

Plus tard encore, McKinley déclare la guerre à l’Espagne : « Entre nous, j’accueillerais avec plaisir n’importe quelle guerre tant il me semble que ce pays en a besoin », écrivait Théodore Roosevelt en 1897.

Après la traite et l’esclavage, Carnegie, Rockefeller, Pullman, Goldman Sachs, tous feront fortune au tournant du XXe siècle grâce au monopole, à l’intimidation de la concurrence, à des salaires les plus bas possibles et à la lutte impitoyable menée contre toute forme d’organisation des travailleurs…

Aujourd’hui, de la Maison Blanche à la Cour suprême, du Sénat, de la Chambre des Représentants aux procureurs, juges, syndicats et conseils municipaux, il n’y a pratiquement plus de cloisons étanches entre ces lieux censés œuvrer pour l’intérêt général et le bien commun dans un esprit de justice et le monde de l’entreprise dans les filières de l’armement, de la sécurité, du renseignement et de l’agroalimentaire. Ces filières entre les mains d’intérêts économiques privés financent toutes les élections américaines, la totalité de la classe politique, du local au national, des cantons aux États, des États à la Fédération ; tous dépendent de leurs financements pour leur ré-élection, Républicains comme Démocrates.

De ce contexte, c’est la notion même de « conflit d’intérêts » qui sombre corps et biens.

Zinn s’interroge à propos des Pères fondateurs des États-Unis (the Founding Fathers) qui ont signé la Déclaration d’indépendance ou la Constitution des États-Unis, et ceux qui ont participé à la Révolution américaine comme Patriots : «  Etaient-ils des hommes justes et sages cherchant à garantir un juste équilibre ? En fait, ils se souciaient peu d’équilibre, à l’exception peut-être de celui qui permettait de laisser les choses en l’état. C’est-à-dire un équilibre entre les forces dominantes de l’époque. Ils ne souhaitaient certainement pas rééquilibrer les rapports entre maîtres et esclaves, entre possédants et démunis, entre Indiens et Blancs.»

L’historien Beard au début du XXe siècle fondera son analyse générale de la Constitution sur l’étude des situations économiques et des opinions politiques des 55 hommes qui l’ont élaborée ; quatre groupes n’étaient pas représentés au sein de la convention rédactrice : les esclaves,  les domestiques sous contrat,  les femmes et les Indiens.

Zinn reprenant l’analyse de ce même historien  : « La condition sociale inférieure des Noirs,  l’exclusion des Indiens, la suprématie assurée des riches sur les pauvres  dans la nouvelle société américaine, tout cela existait déjà lorsque la Révolution débuta. Une fois les Anglais chassés, ils ont pu l’inscrire sur le papier, le consolider, le régulariser et même le légitimer dans la lettre même de la Constitution des États-Unis, élaborée lors d’une convention réunissant à Philadelphie les chefs révolutionnaires en 1787.

L’esclavage existait dans les Etats africains, et les Européens en prirent parfois prétexte pour justifier leur propre traite des esclaves. Cependant, comme le souligne Davidson dans son ouvrage The African Slave Trade, le statut des « esclaves » en Afrique était très proche de celui des « serfs » européens. Si la condition des esclaves africains était très dure, ils conservaient néanmoins certains droits que les esclaves transportés en Amérique n’avaient plus. Ils étaient à mille lieux  du bétail humain qu’on trouvait dans les cales des bateaux de la traite et sur les plantations américaines. »

C’est sous le Président Jackson (1828-1832) que se met en place le système du bipartisme américain : « Dès 1877, on pouvait voir se dessiner certaines tendances qui allaient se confirmer au cours des dernières années du siècle : les Noirs seraient contenus, les grèves chez les travailleurs blancs combattues et les élites politico-industrielles du Nord et du Sud prendraient fermement les commandes du pays pour gérer la plus importante période de développement économique de toute l’histoire de l’humanité. Tout cela se réalisa aux dépens des mains d’œuvre noire, blanche, chinoise, européenne et féminine rétribuées en fonction de la couleur, du sexe, de la nationalité et de la classe sociale. Ce brillant édifice, destiné à stabiliser l’organisation hiérarchique de l’économie du pays, institua divers niveaux d’oppression. »

Et, toujours, ce même outil pour noyer le ressentiment de classe sous un flot de slogans d’unité nationale : le patriotisme. Et comme un fait exprès, arrive alors la seconde guerre mondiale puis la victoire des « alliés » (Russie et USA).

Et votre serviteur de rajouter ce qui suit : L’Europe est morte à Yalta  à l’heure où les USA qui n’étaient au XIXe siècle que la queue de cette Europe, en prennent la tête ; dès lors, les Etats-Unis ne cesseront plus de la contrôler puis de la diriger en sous-main avec Schuman et Monnet : plan Marshall , guerre froide, Otan et parapluie nucléaire.

Depuis, l’Europe n’a pas cessé de mourir en tant que « projet civilisationnel » pour le plus grand bénéfice d’une puissance pour laquelle les Peuples ne forment qu’un seul et même marché : du temps de cerveau disponible à divertir, des ventres à remplir et des portefeuilles à vider.

Howard Zinn  rétablit la vérité à propos d’un Kennedy qui n’a jamais soutenu, sinon du bout des lèvres, la lutte pour les droits civiques de peur de s’aliéner le vote démocrate des Etats du Sud. Lorsque ce même Kennedy prit ses fonctions en 1961, il approuva un plan secret qui prévoyait diverses interventions militaires (voir les Pentagon Papers) au Vietnam et au Laos.

Carter n’a jamais cessé de financer les dictatures : Salvador, Philippines… déjà sous sa présidence, avant l’arrivée de Reagan, les pauvres subissaient de plein fouet les politiques de restrictions budgétaires entre deux réductions fiscales pour les plus riches : « Comme le souligne William Greider dans son remarquable livre Who will tell the People ? The betrayal of American Democracy… à ceux qui reprochent aux républicains ce qui s’est passé et pensent que le retour des démocrates à la Maison-Blanche restaurera une imposition équitable, il faut rappeler ce fait regrettable : le tournant de la politique fiscale a eu lieu en 1978 quand les démocrates jouissaient de tous les pouvoirs, bien avant l’accession de Reagan à la présidence.»

A propos de la réélection de Reagan : "Pour son second mandat, il fut ré-élu avec 59% des votes exprimés. En tenant compte des abstentions, il n’obtint que 29% des voix de l’électorat total des États-Unis. »

Aux élections de 1988, la victoire de Bush père avec 54% des votes exprimés ne représentait que 27% de l’électorat global.

Zinn nous rappelle à toutes fins utiles ceci : « Sous Clinton, il existait deux sources de financement possibles pour un programme audacieux de reconstruction sociale : réduire le budget militaire et taxer les riches. Clinton n’en retiendra aucune. Le budget militaire atteignit 300 milliards de dollars. L’imposition des plus riches passa de 34 à 35%. » A la fin de l’ère Clinton, l’Amérique pouvait se vanter d’avoir statistiquement la plus importante population carcérale au monde.

Cet ouvrage de Howard Zinn de plus de huit cents page rédigé en 1980, ré-édité et complété à plusieurs reprises depuis, se fonde sur le point de vue de ceux que l’Histoire interroge rarement, confrontant les mythes à la réalité des conditions d’existence des classes et des populations qui suèrent sang et eaux et qui habitent ce vaste pays qui n’a jamais cessé de se chercher un destin ; un empire orphelin, privé de civilisation (dans le sens de… « entente spirituelle unanime entre les hommes » - Elie Faure), aujourd’hui… gigantesque outil à la fois d’innovation et de destruction seulement capable d’exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs..

Pour son seul bénéfice, gains à courte vue.
Lu sur http://www.oulala.info


Howard Zinn – Une histoire populaire des Etats-Unis

Howard Zinn – Une histoire populaire des Etats-Unis

15 décembre 2013 at 21 h 06 min

« Qu’advient-il d’un rêve suspendu ? Se dessèche-t-il  comme un raisin au soleil ? Ou suinte-t-il comme une plaie avant de disparaître ? Est-ce qu’il pue comme...

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« Qu’advient-il d’un rêve suspendu ? Se dessèche-t-il  comme un raisin au soleil ? Ou suinte-t-il comme une plaie avant de disparaître ? Est-ce qu’il pue comme la viande pourrie ? Ou se couvre-t-il d’une croûte sucrée comme un bonbon acidulé ? Il tombe peut-être comme un fardeau trop lourd. Ou bien, explose-t-il ? » – Langston Hugues **

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Christophe Colomb, Cortès, Pizarro, grands marins génocidaires et pilleurs…

Les Puritains (protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle) : intolérance et cruauté…

Colonnes d’Indiens, longues trainées humaines déplacées d’Etat en Etat, toujours plus loin par centaines de milliers pour hâter leur mort – famines, épidémies -, traités bafoués, toutes les paroles aussitôt données sont reprises… le Président Jackson (1767 – 1845) grand propriétaire n’aura jamais assez de terre…

Plus tard, annexion du Texas, Guerre contre le Mexique de1846…

Plus tard encore, McKinley déclare la guerre à l’Espagne : « Entre nous, j’accueillerais avec plaisir n’importe quelle guerre tant il me semble que ce pays en a besoin », écrivait Théodore Roosevelt en 1897.

Après la traite et l’esclavage, Carnegie, Rockefeller, Pullman, Goldman Sachs, tous feront fortune au tournant du XXe siècle grâce au monopole, à l’intimidation de la concurrence, à des salaires les plus bas possibles et à la lutte impitoyable menée contre toute forme d’organisation des travailleurs…

Aujourd’hui, de la Maison Blanche à la Cour suprême, du Sénat, de la Chambre des Représentants aux procureurs, juges, syndicats et conseils municipaux, il n’y a pratiquement plus de cloisons étanches entre ces lieux censés œuvrer pour l’intérêt général et le bien commun dans un esprit de justice et le monde de l’entreprise dans les filières de l’armement, de la sécurité, du renseignement et de l’agroalimentaire. Ces filières entre les mains d’intérêts économiques privés financent toutes les élections américaines, la totalité de la classe politique, du local au national, des cantons aux États, des États à la Fédération ; tous dépendent de leurs financements pour leur ré-élection, Républicains comme Démocrates.

De ce contexte, c’est la notion même de « conflit d’intérêts » qui sombre corps et biens.

Zinn s’interroge à propos des Pères fondateurs des États-Unis (the Founding Fathers) qui ont signé la Déclaration d’indépendance ou la Constitution des États-Unis, et ceux qui ont participé à la Révolution américaine comme Patriots : «  Etaient-ils des hommes justes et sages cherchant à garantir un juste équilibre ? En fait, ils se souciaient peu d’équilibre, à l’exception peut-être de celui qui permettait de laisser les choses en l’état. C’est-à-dire un équilibre entre les forces dominantes de l’époque. Ils ne souhaitaient certainement pas rééquilibrer les rapports entre maîtres et esclaves, entre possédants et démunis, entre Indiens et Blancs. »

L’historien Beard au début du XXe siècle fondera son analyse générale de la Constitution sur l’étude des situations économiques et des opinions politiques des 55 hommes qui l’ont élaborée ; quatre groupes n’étaient pas représentés au sein de la convention rédactrice : les esclaves,  les domestiques sous contrat,  les femmes et les Indiens.

Zinn reprenant l’analyse de ce même historien  : « La condition sociale inférieure des Noirs,  l’exclusion des Indiens, la suprématie assurée des riches sur les pauvres  dans la nouvelle société américaine, tout cela existait déjà lorsque la Révolution débuta. Une fois les Anglais chassés, ils ont pu l’inscrire sur le papier, le consolider, le régulariser et même le légitimer dans la lettre même de la Constitution des États-Unis, élaborée lors d’une convention réunissant à Philadelphie les chefs révolutionnaires en 1787.

L’esclavage existait dans les Etats africains, et les Européens en prirent parfois prétexte pour justifier leur propre traite des esclaves. Cependant, comme le souligne Davidson dans son ouvrage The African Slave Trade, le statut des « esclaves » en Afrique était très proche de celui des « serfs » européens. Si la condition des esclaves africains était très dure, ils conservaient néanmoins certains droits que les esclaves transportés en Amérique n’avaient plus. Ils étaient à mille lieux  du bétail humain qu’on trouvait dans les cales des bateaux de la traite et sur les plantations américaines. »

 C’est sous le Président Jackson (1828-1832) que se met en place le système du bipartisme américain : « Dès 1877, on pouvait voir se dessiner certaines tendances qui allaient se confirmer au cours des dernières années du siècle : les Noirs seraient contenus, les grèves chez les travailleurs blancs combattues et les élites politico-industrielles du Nord et du Sud prendraient fermement les commandes du pays pour gérer la plus importante période de développement économique de toute l’histoire de l’humanité. Tout cela se réalisa aux dépens des mains d’œuvre noire, blanche, chinoise, européenne et féminine rétribuées en fonction de la couleur, du sexe, de la nationalité et de la classe sociale. Ce brillant édifice, destiné à stabiliser l’organisation hiérarchique de l’économie du pays, institua divers niveaux d’oppression. »

Et, toujours, ce même outil pour noyer le ressentiment de classe sous un flot de slogans d’unité nationale : le patriotisme. Et comme un fait exprès, arrive alors la seconde guerre mondiale puis la victoire des « alliés » (Russie et USA).

Et votre serviteur de rajouter ce qui suit : L’Europe est morte à Yalta  à l’heure où les USA qui n’étaient au XIXe siècle que la queue de cette Europe, en prennent la tête ; dès lors, les Etats-Unis ne cesseront plus de la contrôler puis de la diriger en sous-main avec Schuman et Monnet : plan Marshall , guerre froide, Otan et parapluie nucléaire.

Depuis, l’Europe n’a pas cessé de mourir en tant que « projet civilisationnel » pour le plus grand bénéfice d’une puissance pour laquelle les Peuples ne forment qu’un seul et même marché : du temps de cerveau disponible à divertir, des ventres à remplir et des portefeuilles à vider.

 Howard Zinn  rétablit la vérité à propos d’un Kennedy qui n’a jamais soutenu, sinon du bout des lèvres, la lutte pour les droits civiques de peur de s’aliéner le vote démocrate des Etats du Sud. Lorsque ce même Kennedy prit ses fonctions en 1961, il approuva un plan secret qui prévoyait diverses interventions militaires (voir les Pentagon Papers) au Vietnam et au Laos.

Carter n’a jamais cessé de financer les dictatures : Salvador, Philippines… déjà sous sa présidence, avant l’arrivée de Reagan, les pauvres subissaient de plein fouet les politiques de restrictions budgétaires entre deux réductions fiscales pour les plus riches : « Comme le souligne William Greider dans son remarquable livre Who will tell the People ? The betrayal of American Democracy… à ceux qui reprochent aux républicains ce qui s’est passé et pensent que le retour des démocrates à la Maison-Blanche restaurera une imposition équitable, il faut rappeler ce fait regrettable : le tournant de la politique fiscale a eu lieu en 1978 quand les démocrates jouissaient de tous les pouvoirs, bien avant l’accession de Reagan à la présidence

A propos de la réélection de Reagan : »Pour son second mandat, il fut ré-élu avec 59% des votes exprimés. En tenant compte des abstentions, il n’obtint que 29% des voix de l’électorat total des États-Unis. »

Aux élections de 1988, la victoire de Bush père avec 54% des votes exprimés ne représentait que 27% de l’électorat global.

Zinn nous rappelle à toutes fins utiles ceci : « Sous Clinton, il existait deux sources de financement possibles pour un programme audacieux de reconstruction sociale : réduire le budget militaire et taxer les riches. Clinton n’en retiendra aucune. Le budget militaire atteignit 300 milliards de 330px-Howard_Zinn.jpgdollars. L’imposition des plus riches passa de 34 à 35%. » A la fin de l’ère Clinton, l’Amérique pouvait se vanter d’avoir statistiquement la plus importante population carcérale au monde.

Cet ouvrage de Howard Zinn de plus de huit cents page rédigé en 1980, ré-édité et complété à plusieurs reprises depuis, se fonde sur le point de vue de ceux que l’Histoire interroge rarement, confrontant les mythes à la réalité des conditions d’existence des classes et des populations qui suèrent sang et eaux et qui habitent ce vaste pays qui n’a jamais cessé de se chercher un destin ; un empire orphelin, privé de civilisation (dans le sens de « entente spirituelle unanime entre les hommes » - Elie Faure), aujourd’hui… gigantesque outil à la fois d’innovation et de destruction seulement capable d’exporter le chaos : chaos financier en Europe ; chaos guerrier partout ailleurs..

Pour son seul bénéfice, gains à courte vue.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 15:25

alvaro-cunhal-livre.jpg

 

Le Parti en toute transparence

ALVARO CUNHAL

 

215 pages

15 Euros TTC

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« Quand certains disent que, pour vaincre certaines réserves et suspicions, le Parti devrait “changer d’image”, on peut déduire que ce qu’on entend par là, c’est que le Parti devrait changer d’image et qu’il devrait devenir un parti comme l’anticommunisme aimerait qu’il soit. 

 

Ils aimeraient qu’à la place du Parti révolutionnaire qu’il est, parti et avant-garde de la classe ouvrière et de tous les travailleurs, parti luttant de façon cohérente et infatigable pour les intérêts du peuple, pour la liberté, pour l’indépendance nationale et pour le socialisme, parti patriotique et internationaliste, il devienne un parti inoffensif pour la bourgeoisie et la réaction. Un parti qui perde sa nature de classe et abandonne sa politique de classe. Qui modèle sa politique selon les critères de la bourgeoisie et non selon ceux du prolétariat. Qui accepte l’immobilité des structures socio-économiques capitalistes. Qui rompe ses liens d’amitié avec le mouvement communiste international. Qui prenne le chemin de l’antisoviétisme et des attitudes diviseuses du mouvement communiste. Qui limite son action à la concurrence lors des élections qui se déroulent selon les diktats de bourgeoisie et à l’action parlementaire de certains députés pris dans la routine de leur propre action. Qui devienne un parti avec un programme et une activité social-démocratisantes. Qui abandonne ses objectifs du socialisme et du communisme. En résumé : un parti assimilé à la société bourgeoise, son idéologie et son immoralité. » Alvaro CUNHAL

 

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