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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 11:11

La publication de cet article est un acte de solidarité, ce qui ne veut pas dire que nous partageons toute l'analyse de Petro Simonenko et notamment son appréciation sur la GUE.  Cependant il est important de saluer toutes les interventions de solidarité et de soutien au Parti Communiste Ukrainien que le gouvernement fasciste de Kiev veut interdire avant de procéder à de nouvelles élections. Rappelons que le KPU a recueilli 13% des voix aux dernières élections législatives  ukrainiennes.  C'est donc 13% des citoyens ukrainiens qui se verraient privés de représentation si les communistes ukrainiens étaient victimes d'interdiction.

Entretien avec le secrétaire du PC d'Ukraine sur l'interdiction du parti : « Nous dérangeons la classe dirigeante »

Pyotr Simonenko



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Les autorités de Kiev tentent d'interdire le Parti communiste d'Ukraine. Le procès commence aujourd'hui. Entretien avec Petro Simonenko (réalisé par Robert Allertz pour Junge welt, quotidien communiste)

 

Petro Simonenko est le premier secrétaire du Parti communiste d'Ukraine (KPU) et président du groupe parlementaire du KPU.

 

Jeudi dernier a commencé au tribunal administratif du district de Kiev un procès visant à l'interdiction du parti et de ses symboles. Le KPU a été dissous en août 1991 comme partie intégrante du PCUS déjà une fois dans la loi, puis en 1993 un nouveau parti a été fondé. Pourquoi votre parti, qui est désormais la plus ancienne organisation politique du pays, serait interdit ?

 

Nous dérangeons, pour des raisons politiques. On dérangeait la classe dirigeante, déjà sous Victor Ianoukovitch, on dérange encore sous Petro Porochenko. Ainsi, il faut en finir avec nous.



Mais votre parti a coopéré avec le Parti des Régions de M.Ianoukovitch dans un gouvernement qui a perduré de 2010 à 2014 ?

 

C'est vrai. Nous étions d'accord avec le Parti des région sur certains points, c'est pourquoi nous avions soutenu les projets de loi qui étaient conformes à notre programme électoral. Mais nous avons refusé toutes les initiatives anti-sociales de Ianoukovitch et de son parti, comme la réforme du système de santé ou celle des retraites. Par contre, ces contre-réformes, elles étaient soutenues par l'opposition, devenue putschiste en février et qui est désormais au pouvoir. Maintenant, le Parti des régions collabore activement avec le président Porochenko. Nous n'avons plus rien en commun avec eux.



Quelles sont les raisons invoquées pour l'interdiction du parti ?

 

Le reproche qui nous est adressé, en général, c'est que le Parti est entre les mains d'ennemis de l'Ukraine, qu'il soutient les séparatistes, qu'il est un « agent de Poutine ». Nous, nous continuons à avancer notre proposition – que nous avions déjà suggéré sous Ianoukovitch –, celle d'un référendum pan-ukrainien, pour décider de ce que sera notre politique étrangère. Ce référendum ne serait alors ni celui du président, ni celui de l'opposition. Notre initiative a été bloquée par la justice.



Quelles preuves mettent-ils en avant pour justifier l'interdiction ?

 

L'acte d'accusation comprend 18 pages, plus 129 pages d'annexes rendus publics avec des journaux, tracts, vidéos, etc. Ils doivent prouver que le KPU a violé l'article 5 de la loi sur les partis d'Ukraine. On parle de violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale.



Donc, de séparatisme ?

 

Tout à fait. Les soi-disant preuves de cette affirmation soulevée par le ministre de la Justice sont douteuses, ridicules même, elles reposent sur des messages – enfin des reproductions – et des citations déformés. Il y a même des « rebelles » ou des « terroristes » qui sont cités comme témoins et qui affirment avoir été recrutés comme « représentants du KPU ».



Pour le parti ?

 

Non, pour la lutte armée contre Kiev. Bien sûr que c'est absurde. La ligne du parti a toujours été de prévenir les conflits armés. Nous avançons et défendons des solutions pacifiques, appelons à des cessez-le-feu et à des négociations. Ce qui nous est reproché est de la pure propagande de guerre.

On dit que nous voulions, c'est quand même fou de nous le reprocher, faciliter le renforcement des séparatistes soutenus par Moscou.



Il doit y avoir des attaques non seulement contre les installations du parti mais contre ses représentants ?

 

C'est cela. Les attaques ont commencé dans l'ouest de l'Ukraine, suivant le mouvement de Maidan, et elles n'ont cessé de monter en puissance. Il y a eu des infractions de domiciles de reponsables du parti, certains ont été enlevés, on les a forcés à abjurer et se retirer.

Les députés fascistes de Svoboda sont tombés sur moi au Parlement et m'ont tabassé. Cela a été le cas pour moi, mais aussi pour d'autres camarades. Les membres du KPU – démocratiquement élus – ne sont plus au Parlement, victimes de la terreur.



Quelles en sont les conséquences ?

 

Dans ce climat d'anti-communisme, d'anarchie et de violence, le travail parlementaire n'est plus possible. Neuf députés ont quitté le groupe parlementaire, nous sommes encore 23.



Où sont les neuf autres députés ?

Ils sont passés du côté de la famille de l'oligarque Sergei Kourtchenko, du groupe « Pour la paix et la stabilité ». Il a 27 ans, c'est un des hommes les plus riches du pays, à l'Ouest, il est considéré comme le Rockfeller ukrainien. Sous Ianoukovitch, il a engrangé des milliards en transactions pétrolières et gazières. Il achète des entreprises comme il achète les députés. Le parti traverse une période très difficile, compliquée, et la publicité qu'on nous fait est loin d'être positive. 

Néanmoins il existe une solidarité internationale avec le soutien venant de bords différents, enfin surtout des partis communistes qui ont gardé leurs principes. Gabi Zimmer, au nom du Groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) au Parlement européen, a adressé une lettre au président Porochenko pour dénoncer le procès intenté à notre égard comme illégitime.

 



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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 07:38
Nous avions mis en ligne un article de l'Express sur cette question.  Capitaine Martin nous a fait remarquer qu'il avait, sur cette question, écrit un texte onze jours avant l'Express et treize jours avant l'Humanité.  Nous publions ce texte.
Jeudi 10 juillet 2014

Terrorisme et libertéUne étude de 175 pages réalisée par le projet Salam passe au crible le cas de 399 personnes ayant figuré dans les fichiers du ministère de la justice des États-Unis entre 2001 et 2010. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les méthodes pour identifier et poursuivre les présumés terroristes s’en trouvent fortement critiquées.

La plupart des arrestations qui s’en sont suivies sont survenues dans le cadre de la soi-disant guerre contre le terrorisme lancée après le 11 Septembre. Selon le rapport intitulé « Inventing terrorists : the lawfare of preemptive persecution », nombre de citoyens étasuniens de confession musulmane ont été injustement ciblés. Ce document est le premier document du genre à aborder de manière aussi nette la question des « accusations préventives ».

Ses auteurs donnent une définition de ce tout nouveau concept juridique et l’inscrivent dans la stratégie de mise en œuvre des lois postérieures aux attentats pour identifier et poursuivre des personnes ou des organisations dont les idées, les croyances ou les affiliations religieuses soulèvent des préoccupations pour le gouvernement en matière de sécurité. Seuls 25 % des cas (99 personnes sur 399) portent sur des allégations de soutien matériel au terrorisme. 30 % d’entre eux font l’objet d’accusations de complot. Un peu plus de 17 % (71 personnes sur 399) ont été impliqués dans des opérations d’infiltration du territoire. Enfin, 16% concernent de fausses déclarations ou des allégations de parjure, alors que les délits liés aux lois migratoires n’impliquent que 6 % des cas.

Toujours selon ce même rapport, onze cas à peine peuvent être réellement définis comme une menace potentiellement importante pour les États-Unis. Et les menaces n’étaient réellement fondées que dans trois cas seulement : pour les frères Tsarnaïev et Nidal Malik Hasan.

L’une des stratégies du FBI est d’utiliser des agents provocateurs pour inciter les supposés terroristes à franchir le Rubicon. « Le gouvernement a ciblé les personnes exprimant de idées non-conformes  et leur a fait parvenir, par le biais d’agents fédéraux utilisés à dessein, de faux missiles, des armes, des fusils d’assaut et de l’argent ». Ce n’est pas tout. « Les agents ont également adressé à ces personnes des encouragements, se liant même parfois d’amitié avec elles. Ils les aidaient dans la planification technique et stratégique pour savoir si elles pouvaient être manipulées et commettre des actions violentes ou criminelles », indique le rapport. 

Le gouvernement étasunien pouvait également mettre en avant des « délits techniques mineurs », comme des erreurs administratives sur des documents relatifs à l’émigration, de présumées fausses déclarations à un agent public ou de simples problèmes liés au fisc pour poursuivre quelqu’un qui aurait eu le malheur de déplaire. « Le but évidemment est de faire croire au commun des mortels qu’il vit sous la menace constante d’attentats terroristes. Les États-Unis sont très impliqués dans la surveillance de tout un chacun, et cette surveillance leur est précieuse », explique Steven Downs, un avocat membre du projet Salam qui a publié le rapport. « La justification légale de ces actions découle de l’existence de la guerre contre le terrorisme. Rien n’aurait été possible sans cette dernière. C’est pourquoi ils (les agents fédéraux, NDLR)  doivent continuer à arrêter des personnes et les incarcérer pour invoquer la menace du risque terroriste et donner une justification au maintien des mesures d’exception ». 

Au moment où le quart de la population totale des prisonniers à l’échelle du globe se trouve aux États-Unis, rien d’étonnant à ce que certains observateurs internationaux respectés définissent l’État qui se considère comme un exemple de liberté et de démocratie comme une « dictature démocratique ».

L’économiste canadien Michel Chossudovsky énonce quant à lui une évidence douloureuse quand il écrit qu’aux États-Unis s’accentue la tendance à « un État totalitaire militaire en costume civil ». Autrement dit, l’Oncle Sam ne veut la démocratie qu’à l’unique condition qu’il puisse la contrôler. La démocratie étasunienne, c’est un système où vous êtes libre de faire tout ce que vous voulez tant que vous faites ce qu’on vous dit.

 

Capitaine Martin

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 23:00
Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch

Par LEXPRESS.fr

Selon l'organisation Human Rights Watch, le FBI a "poussé et parfois même payé", des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats. 

  Le FBI a poussé des musulmans à commettre des attentats selon Human Rights Watch

 

Des membres de l'équipe d'intervention SWAT du Federal Bureau of Investigation (FBI) lors d'un entrainement antiterroriste. Photo d'illustration.

 

AFP/Brendan SMIALOWSKI

"Opérations de contre-terrorisme abusives". Le FBI a "encouragé, poussé et parfois même payé" des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d'opérations de filature clandestines montées de toutes pièces après le 11 septembre, conclut un rapport de l'ONG internationale Human Rights Watch (lien en anglais). Le but: gonfler le nombre d'arrestations, prétendre ainsi protéger les Américains et justifier les lois antiterroristes. Selon HWR, "la théorie du FBI est que ces individus sont des terroristes en puissance et que s'il ne les avait pas poussé à commettre des actes terroristes, Al-Qaeda l'aurait fait". 


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Dans nombre des plus de 500 affaires de terrorisme conduites par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, "le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l'appartenance religieuse et ethnique", dénonce ce rapport de 214 pages -intitulé "Illusion de justice"- étayé de nombreux exemples (voir aussi à la fin de cet article). 

"Des individus respectueux de la loi" transformés en terroristes par le FBI?

L'organisation aidée de l'Institut des droits de l'homme de l'Ecole de droit de l'Université de Columbia a en particulier étudié 27 affaires, de l'enquête au procès, en passant par l'inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu'il s'agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d'avocats, juges ou procureurs. 

"Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l'idée de commettre un acte terroriste", résume un communiqué, estimant que la moitié des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30% des cas, l'agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d'attentat. 

 
Le gouvernement prétendait ainsi assurer la sécurité des Américains

"On a dit aux Américains que leur gouvernement assurait leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l'intérieur des Etats-Unis", a déclaré Andrea Prasow, l'un des auteurs du rapport. "Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n'auraient jamais commis de crime si les forces de l'ordre ne les avaient pas encouragés, poussés, et parfois même payés pour commettre des actes terroristes". 

L'étude cite notamment les quatre de Newburgh, accusés d'avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, "fourni l'idée du crime, les moyens, et dégagé la voie" et transformé en "terroristes" des hommes "dont la bouffonnerie était shakespearienne". 

"Le FBI a aussi souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels", selon Human Rights Watch. Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à 17 ans de prison à l'âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d'explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu'il avait "de toute évidence" des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré. 

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/le-fbi-a-pousse-des-musulmans-a-commettre-des-attentats-selon-human-rights-watch_1560930.html#KbQGDXWTa5sIqjgb.99
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 15:04

OTAN-membres

 

Pas de vacances, mais un super travail d’été à l’OTAN. On prépare le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui, les 4 et 5 septembre à Newport au Pays de Galles, fixera les lignes de l’ « adaptation stratégique » en fonction anti-russe. Comme l’a déjà annoncé le général étasunien Philip Breedlove, Commandant suprême allié en Europe, cela « coûtera de l’argent, du temps et des efforts ». Les travaux ont déjà commencé.

 

 

En Ukraine, pendant que l’OTAN intensifie l’entraînement des forces armées de Kiev, financées par Washington avec 33 millions de dollars, on est en train de réactiver trois aéroports militaires dans la région méridionale, utilisables par les chasseurs bombardiers de l’Alliance. En Pologne vient à peine de se tenir une manoeuvre de parachutistes étasuniens, polonais et estoniens, largués par des C-130J arrivés à la base allemande de Ramstein. En Hongrie, Roumanie, Bulgarie et Lituanie sont en cours diverses opérations militaires OTAN, avec des avions radar AWACs, chasseurs F-16 et navires de guerre en Mer Noire. En Géorgie, où s’est rendue une délégation de l’Assemblée parlementaire OTAN pour accélérer son entrée dans l’Alliance, les troupes revenues d’Afghanistan sont re-entraînées par des instructeurs étasuniens pour opérer dans le Caucase. En Azerbaïdjan, Tadjikistan et Arménie sont entraînées des forces choisies pour opérer sous commandement OTAN, dont le quartier général accueille déjà des officiers de ces pays. En Afghanistan l’OTAN est en train de reconvertir la guerre, en la transformant en une série d’ « opérations couvertes ». L’ « Organisation du Traité Nord-Atlantique », après s’être étendue à l’Europe orientale (jusqu’à l’intérieur de l’ex URSS) et à l’Asie centrale, pointe maintenant sur d’autres régions.

 

Au Moyen-Orient l’OTAN, sans apparaître officiellement, conduit à travers des forces infiltrées une opération militaire couverte contre la Syrie et se prépare à d’autres opérations, comme le montre le déplacement à Izmir (Turquie) du Landcom, le commandement de toutes les forces terrestres de l’Alliance.

 

En Afrique, après avoir démoli la Libye en 2011 par la guerre, l’OTAN a stipulé en mai dernier à Addis Abeba un accord qui potentialise l’assistance militaire fournie à l’Union africaine, notamment pour la formation et l’entraînement des brigades de l’African Standby Force, à qui elle fournit aussi « planification et transport aéronaval ». Elle a de ce fait une voix déterminante sur les décisions concernant où et comment les employer. Un autre de ses instruments est l’opération « anti-piraterie » Ocean Shield dans les eaux de l’Océan Indien et du Golfe d’Aden stratégiquement importants. A l’opération, conduite de concert avec le Commandement Africa des Etats-Unis, participent des navires de guerre italiens y compris avec la mission d’établir des relations avec les forces armées des pays riverains : dans ce but le contre-torpilleur lance-missiles Mimbelli a fait escale à Dar Es Salam en Tanzanie du 13 au 17 juillet.

 

En Amérique latine, l’OTAN a stipulé en 2013 un « Accord sur la sécurité » avec la Colombie qui, déjà engagée dans des programmes militaires de l’Alliance, peut en devenir rapidement un partenaire. Dans ce cadre le Commandement méridional USA effectue actuellement en Colombie une manœuvre de forces spéciales sud et nord-américaines, avec la participation de 700 commandos.

 

Dans le Pacifique est en cours la Rimpac 2014, la plus grande manoeuvre maritime du monde, en fonction anti-Chine et anti-Russie : y participent, sous commandement USA,

 

25 000 militaires de 22 pays avec 55 navires et 200 avions de guerre. L’OTAN est présente avec les marines des USA, Canada, Grande-Bretagne, France, Hollande et Norvège, et avec l’Italie, l’Allemagne et le Danemark comme observateurs.

 

L’ « Organisation du Traité Nord-Atlantique » s’est étendue au Pacifique.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 29 juillet 2014 de il manifesto

(Lien introuvable ce matin, 29 juillet)

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

LU SUR MONDIALISATION.CA

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 14:28

Action Communiste soutient la campagne Boycott Désinvestissement Sanction.  Nous publions ce jour quelques-uns des produits élaborés dans des colonies israéliennes et portant illégalement la mention " Made in Israël" ou "Produit en Israël". Nous avons relevé ces informations sur le site de BDS France

 


 

​​ Les produits les plus fréquemment vendus en France :

  • Sodas­tream : le gazéi­fi­cateur fabriqué aujourd’hui à Mischor Adumim colonie située à l’est de Jéru­salem .…com­mer­cialisé dans un grand nombre de grandes sur¬faces - Auchan, Carrefour…Darty…Pour en savoir plus sur Sodastream
  • Ahava : les pro­duits de beauté fabriqués avec des boues de la Mer Morte, dans la colonie de Mitzpe Shalem, en Cis­jor­danie occupée Pour en savoir plus sur Ahava
  • Fruits et légumes : il s’agit des pro­duits issus pour une part consé­quente de colonies israé­liennes en Cis­jor­danie, de la vallée du Jourdain en par­ti­culier. en cours de mise à jour

    Les principales entreprises israéliennes à boycotter en France sont :
  • les fruits et légumes MEHADRIN (dont JAFFA, CARMEL, TOP, KEDEM...). Voir notre rubrique spéciale
  • les dattes israéliennes (attention aux usurpations de provenance). Voir notre rubrique spéciale
  • les lingettes israéliennes
  • les articles ménagers et de jardinage en plastique KETER
  • les médicaments génériques TEVA
  • l'épilateur EPILADY
  • NETAFIM et ELGO, produits d'arrosage
  • ...et tous les produits identifés en provenance d'Israël (dont les codes barres commençant par 729)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:47

Relevé dans L’Europe en Bref (n° 716), bulletin publié par la Délégation des barreaux de France :

« Une coalition de 148 ONG originaires de 18 Etats membres a introduit auprès de la Commission européenne, le 17 juillet dernier, une initiative citoyenne européenne (ICE) intitulée « Stop TTIP » visant à arrêter les négociations pour le partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TTIP) entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Invoquant, notamment, un déficit de participation démocratique et l’affaiblissement des normes liées aux négociations du TTIP, l’initiative exige, d’une part, que la Commission demande au Conseil de l’Union européenne le retrait du mandat qui lui a été donné pour négocier le TTIP et, d’autre part, le rejet de l’accord de libre-échange avec le Canada. (…) 

 La Commission a désormais 3 mois pour recevoir les organisateurs de l’ICE afin de leur permettre d’exposer les questions soulevées par cette dernière, ainsi que de participer à une audition publique devant le Parlement européen. (…) »

Unknown-2Une fois pleinement mis en œuvre, le TTIP pourrait stimuler l’économie européenne de 120 milliards d’euros par an, et l’économie américaine de 95 milliards, assure Bruxelles. Mais les inquiétudes, des deux côtés de l’Atlantique, portent sur la crainte d’une érosion des normes sociales, environnementales et de santé.

« Ces négociations [du traité transatlantique] se font dans le plus grand silence, sans votre information ni votre consentement. Ce processus a été cautionné par le gouvernement PS de François Hollande mais aussi par la soi-disant “opposition” UMP. La classe UMPS a confié un mandat au nom de la France (c’est-à-dire en votre nom) aux bureaucrates de Bruxelles, qui ont tout pouvoir pour faire aboutir ce projet. Cette méthode silencieuse, furtive, sans consultation, est la négation de la démocratie ! »

Logo1-300x300Le site de cette initiative citoyenne (en anglais hélas) : stop-ttip.org

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:28

Lu sur El Diablo

AFL-CIO-CES.jpg

La CES (Confédération européenne des syndicats)
 veut un traité trans-atlantique « d’excellence », 
favorable « aux gens », pour une « prospérité partagée » 
et pour un « développement économique et social soutenable »

 

 

EDT pour vivelepcf et pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 



La Confédération européenne des syndicats et la confédération syndicale américaine AFL-CIO ont poursuivi leur dialogue sur le traité transatlantique de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis.



Dans une déclaration commune, elles ont renouvelé, le 10 juillet, leur demande « d’un accord commercial UE-USA d’excellence », favorable, plus favorable que la situation actuelle, aux « conditions de vie et de travail ». Dans le texte intégral, disponible seulement en anglais, elles font état de ce que peut apporter le TAFTA (ou TTIP) et des garde-fous à prendre, notamment à l’égard du principe de précaution et de la capacité juridique donnée aux investisseurs d’attaquer les Etats.

 

Nous laissons le loisir à ceux qui le peuvent et le veulent d’étudier la déclaration en détail (lien).

 

Pour imaginer qu’un accord négocié entre capitalistes européens et américains puisse déboucher à l’avantage des travailleurs et des peuples, il faut être sacrément naïf ou sacrément malhonnête et trompeur. La CES n’est pas naïve. Elle est fidèle à sa raison d’être : servir de caution sociale l’Europe supranationale du capital et directement de valet à la Commission européenne.   



Une fois de plus, on mesure le contresens pour les organisations ouvrières françaises, issues du mouvement révolutionnaires à s’affilier à la CES, à la prendre comme référence, de même que sa transcription politique supranationale, le Parti de la gauche européenne (PGE).

 

A nouveau, une clarification s’impose. Depuis plusieurs mois, notamment lors de la campagne électorale des européennes, des composantes françaises de la CES et du PGE ont dénoncé – à juste titre – le TAFTA, et pas seulement l’opacité de ses conditions d’élaboration. Dans le même temps, elles ne cessent de se revendiquer de la CES comme référence « sociale » européenne. Il y a contradiction !



Les enjeux relatifs au TAFTA apparaissent, peu à peu. Ils sont particulièrement confus et contradictoires chez les impérialistes d’abord. Le débat et les actions recherchés par les organisations progressistes doit en tenir compte.

On se souvient que le grand frère du TAFTA, l’AMI, Accord multilatéral sur les investissements, n’a pas abouti dans les années 1990 à la suite du refus des groupes capitalistes américains prédominants. Certes par rapport aux années 90, l’émergence d’impérialismes nouveaux de premier plan dans le monde peut pousser les impérialistes européens et américain à collaborer davantage.


Aujourd’hui, à nouveau, il apparaît que ce sont les multinationales à base européenne qui sont à l’initiative, relayées par la Commission européenne (dans son ancienne ou nouvelle composition, c’est pareil).

Souvenons-nous que la véritable devise de l’Union européenne est « concurrence libre et non faussée » dans l’économie de marché. Elle ne date pas seulement du Traité de Lisbonne ou du projet de « constitution » de 2005. Elle remonte au Traité de Rome de 1957.

 

Or les Etats capitalistes, éventuellement les groupements d’Etats, n’ont qu’une seule préoccupation : fausser la concurrence dans l’intérêt de leurs commanditaires, firmes et trusts implantés dans leur pays.

Quand il s’agit d’écraser les droits sociaux, les services publics, les salaires dans son pays, au nom de la concurrence, les puissances capitalistes sont toutes d’accord et prêtes à s’accorder sur l’objectif. Mais ce n’est pas si évident quand les firmes et trusts de chacun sont en concurrence pour préserver leurs marchés initiaux, plus ou moins protégés, et pour voler ceux de leurs concurrents.

L’Union européenne, elle-même, est très loin d’avoir supprimé les antagonismes entre impérialismes nationaux. L’euro profite aux multinationales les plus fortes et les plus tournées vers l’export, d’abord l’économie allemande. En revanche, tous les impérialismes européens sont avides de disposer en Ukraine d’une réserve de main-d’œuvre, de matière première à vil prix et de possibilités de délocalisation. Cela correspond un peu au rôle imposé par les capitalistes US au Mexique.



Mais entre les intérêts des capitalistes US et des capitalistes UE, avec des différences internes dans chaque groupe suivant les branches et les débouchés recherchés, les divergences restent très larges. Les systèmes économiques et sociaux demeurent très différents aux Etats-Unis et dans les pays d’Europe occidentale, où, notamment, la classe ouvrière a gagné des acquis plus importants pour des raisons historiques, liées à la puissance des organisations révolutionnaires dans leur zone respective.

Les capitalistes américains ne sont pas chauds à l’idée d’abandonner les dispositions et normes qui leur réservent leur immense marché intérieur. En revanche, pour conquérir les marchés européens, ils n’ont rien contre le dumping social et cherchent à conserver l’avantage en termes de dumping social relevant du net décalage dans les conditions de rémunération de travail, de protection sociale…

Au contraire, la Commission européenne veut libéraliser le marché américain et se servir de cette opportunité concurrentielle pour écraser encore les droits sociaux en Europe.



CES et AFL-CIO soutiennent ensemble le principe d’un accord de libre-échange transatlantique, peut-être au profit d’intérêts capitalistes concurrents…

Ce qui ne fait pas de doute pour nous, c’est que les travailleurs des pays d’Europe, comme ceux des Etats-Unis n’ont que régression sociale et économique à attendre d’un tel accord.

 

Communistes, nous devons exiger l’arrêt des négociations entamées par la Commission européenne, avec l’accord très discret de François Hollande en 2013. Nous devons exiger, partout, l’état exact des négociations pour mieux les dénoncer.



Ceci dit, le TAFTA doit amener encore davantage au rejet de l’Union européenne et non à le détourner contre les USA. Rappelons que c’est l’UE qui est avant tout demanderesse.

Ce que l’UE veut gagner contre ses peuples avec le TAFTA, c’est ce qu’elle coordonne déjà avec les gouvernements nationaux de droite et de « gauche », au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Le salaire minimum est 6 fois inférieur en Roumanie. Le travailleur ukrainien est encore moins cher pour l’industrie allemande que le Chinois !

 

La lutte contre le TAFTA doit être pour nous un nouvel angle de notre lutte contre l’Union européenne du capital.

 

Depuis quelques mois, notamment dans la campagne des élections européennes, on a vu Mélenchon se saisir du TAFTA, essayer de diriger la colère sur les USA et, ce faisant, d’épargner implicitement les intérêts capitalistes européens. Le Pen a fait de l’opposition au TAFTA son premier cheval de bataille. Si l’on suit la logique primaire de certains (qu’ils appliquent à la remise en cause de l’euro !), puisque le FN est contre le TAFTA, les pseudo-progressistes devraient être pour ! Voyons-y plutôt la preuve supplémentaire de la fonction de diversion du FN, en particulier sur l’Europe. Enfin, la problématique TAFTA est maintenant largement propagée par des associations citoyennes de sensibilités diverses.

 

Un traité, lui, existe bien, négocié dans la même opacité, aussi loin des peuples : c’est le traité « d’association économique » entre l’UE et l’Ukraine et que le pouvoir ukrainien issu du coup d’Etat, à composantes fascistes, vient de signer. UE/Ukraine, UE/USA : le rapport de force n’est pas le même ! Imposant ses règles, ses normes, le libre-échange, les puissances européennes, collectivement, transforment l’Ukraine en un protectorat économique et politique, continuent à la ruiner, au détriment également des travailleurs des autres pays.

Si on est contre le TAFTA, on est déjà tout de suite contre l’accord UE/Ukraine et sa ratification en France.



Si on est contre le TAFTA, on est aussi contre le dogme de la « concurrence libre et non faussée » entre les pays de l’UE et on en tire les conséquences. Les Etats, la France, doivent y déroger, refuser d’appliquer les traités et directives européens pour préserver leurs droits sociaux, leurs services publics, les possibilités de développement d’activités répondant aux besoins nationaux, aussi pour construire de véritables coopérations internationales.

Comme nous sommes profondément contre le TAFTA, communistes, nous portons toutes ces batailles ensemble, de façon indissociable !

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:07

Paru dans le Figaro

 

Dominique de Villepin : « Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »

Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c'est aujourd'hui, je l'écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l'existence et à la sécurité d'Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d'État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l'éternel retour de la guerre qu'il est temps de parler et d'agir. Il est temps de mesurer l'impasse d'une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s'est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd'hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s'abstienne lorsqu'il s'agit d'une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d'Israël? Quelle impasse pour la France que cet esprit d'alignement et de soutien au recours à la force.
Je crois que seule la vérité permet l'action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C'est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées.
L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire.
Ayons le courage de dire une première vérité: il n'y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l'occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd'hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n'y a plus que l'engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L'État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu'elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu'elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C'est la spirale de l'Afrique du Sud de l'apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d'iniquité et de bantoustans humiliants. C'est la spirale de l'Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.
Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d'un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu'on assassine ces derniers, d'autant moins qu'on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu'on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l'Irlande dans les années 1970?
Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en
Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique.
Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu'on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d'entendre que ce qui se passe en Palestine n'est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu'on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d'«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu'on nie qu'il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.
Il n'y a aujourd'hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d'en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n'est pas «comment?», c'est «qui?».
Il n'y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d'Israël. La logique de force a légitimité hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd'hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s'engager dans une logique où il n'y aurait plus que la soumission ou l'élimination.
Il n'y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd'hui c'est une logique folle qui s'est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d'une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d'une partie du peuple israélien est aujourd'hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.
Il n'y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s'interroge sur l'utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l'Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.
Face à l'absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C'est au premier chef la responsabilité de la France.
Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale.
Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu'il ne soit trop tard, tout particulièrement à l'heure où il est question d'une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution condamnant l'action d'Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d'assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu'elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.
Le deuxième outil, c'est la justice internationale. L'urgence aujourd'hui, c'est d'empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d'adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd'hui le meilleur garant de la loi internationale. C'est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.
Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c'est l'interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l'imposer par la mise sous mandat de l'ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l'économie et la société sur ces territoires par un plan d'aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l'ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.
Nous n'avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu'elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l'espoir même d'un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l'idée même de la justice.
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 02:34
Lu sur le blog "Faire vivre le PCF"
Gaza, Donetsk, Tripoli, Alep 1914-2014, le parallèle des noms, des situations, l’urgence pour la paix !
Dernier discours de Jean Jaurès, Lyon-Vaise, le 25 juillet 1914


Faisons grandir le refus des horreurs de la guerre à Gaza, Donetsk, Tripoli ou Alep. Exigeons la paix partout tout de suite, dans la souveraineté des peuples. Exigeons pour ce qui nous concerne la sortie immédiate de la France de l’OTAN, la rupture avec la diplomatie guerrière de l’UE, le rapatriement de toutes nos forces d’intervention à l’étranger !

1914-2014, le parallèle des noms, des situations est terrible, et sonne après un siècle comme une nouvelle alarme pour les démocrates, les pacifistes.

Ce sont les peuples qui doivent se lever et dire non à la guerre qui vient. Et ils ne sont pas comme en 1914 sans expérience de guerre mondiale, au contraire.

Et ils sont en 2014, plus conscients que jamais que ce sont bien les intérêts des oligarchies qui poussent à la guerre, que c’est bien au fonds le système capitaliste qui pousse à l’affrontement pour la domination dans le (re)partage du monde. En Europe, ils prennent conscience de manière accélérée du rôle de l’Union Européenne comme facteur de guerre.

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Dernier discours de Jean Jaurès, Lyon-Vaise, le 25 juillet 1914

Citoyens,

Je veux vous dire ce soir que jamais nous n’avons été, que jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la responsabilité de vous adresser la parole.

Ah ! citoyens, je ne veux pas forcer les couleurs sombres du tableau, je ne veux pas dire que la rupture diplomatique dont nous avons eu la nouvelle il y a une demie heure, entre l’Autriche et la Serbie, signifie nécessairement qu’une guerre entre l’Autriche et la Serbie va éclater et je ne dis pas que si la guerre éclate entre la Serbie et l’Autriche le conflit s’étendra nécessairement au reste de l’Europe, mais je dis que nous avons contre nous, contre la paix, contre la vie des hommes à l’heure actuelle, des chances terribles et contre lesquelles il faudra que les prolétaires de l’Europe tentent les efforts de solidarité suprême qu’ils pourront tenter.

Citoyens, la note que l’Autriche a adressée à la Serbie est pleine de menaces et si l’Autriche envahit le territoire slave, si les Germains, si la race germanique d’Autriche fait violence à ces Serbes qui sont une partie du monde slave et pour lesquels les slaves de Russie éprouvent une sympathie profonde, il y a à craindre et à prévoir que la Russie entrera dans le conflit, et si la Russie intervient pour défendre la Serbie, l’Autriche ayant devant elle deux adversaires, la Serbie et la Russie, invoquera le traité d’alliance qui l’unit à l’Allemagne et l’Allemagne fait savoir qu’elle se solidarisera avec l’Autriche.

Et si le conflit ne restait pas entre l’Autriche et la Serbie, si la Russie s’en mêlait, l’Autriche verrait l’Allemagne prendre place sur les champs de bataille à ses côtés. Mais alors, ce n’est plus seulement le traité d’alliance entre l’Autriche et l’Allemagne qui entre en jeu, c’est le traité secret mais dont on connaît les clauses essentielles, qui lie la Russie et la France et la Russie dira à la France :

« J’ai contre moi deux adversaires, l’Allemagne et l’Autriche, j’ai le droit d’invoquer le traité qui nous lie, il faut que la France vienne prendre place à mes côtés ». A l’heure actuelle, nous sommes peut-être à la veille du jour où l’Autriche va se jeter sur les Serbes et alors l’Autriche et l’Allemagne se jetant sur les Serbes et les Russes, c’est l’Europe en feu, c’est le monde en feu.

Dans une heure aussi grave, aussi pleine de périls pour nous tous, pour toutes les patries, je ne veux pas m’attarder à chercher longuement les responsabilités. Nous avons les nôtres, Moutet [1] l’a dit et j’atteste devant l’Histoire que nous les avions prévues, que nous les avions annoncées ; lorsque nous avons dit que pénétrer par la force, par les armes au Maroc, c’était ouvrir l’ère des ambitions, des convoitises et des conflits, on nous a dénoncés comme de mauvais Français et c’est nous qui avions le souci de la France.

Voilà, hélas ! notre part de responsabilités, et elle se précise, si vous voulez bien songer que c’est la question de la Bosnie-Herzégovine qui est l’occasion de la lutte entre l’Autriche et la Serbie et que nous, Français, quand l’Autriche annexait la Bosnie-Herzégovine, nous n’avions pas le droit ni le moyen de lui opposer la moindre remontrance, parce que nous étions engagés au Maroc et que nous avions besoin de nous faire pardonner notre propre péché en pardonnant les péchés des autres.

Et alors notre ministre des Affaires étrangères disait à l’Autriche :

« Nous vous passons la Bosnie-Herzégovine, à condition que vous nous passiez le Maroc » et nous promenions nos offres de pénitence de puissance en puissance, de nation en nation, et nous disions à l’Italie. « Tu peux aller en Tripolitaine, puisque je suis au Maroc, tu peux voler à l’autre bout de la rue, puisque moi j’ai volé à l’extrémité ».

Chaque peuple paraît à travers les rues de l’Europe avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l’incendie. Eh bien ! citoyens, nous avons notre part de responsabilité, mais elle ne cache pas la responsabilité des autres et nous avons le droit et le devoir de dénoncer, d’une part, la sournoiserie et la brutalité de la diplomatie allemande, et, d’autre part, la duplicité de la diplomatie russe. Les Russes qui vont peut-être prendre parti pour les Serbes contre l’Autriche et qui vont dire « Mon cœur de grand peuple slave ne supporte pas qu’on fasse violence au petit peuple slave de Serbie ».

Oui, mais qui est-ce qui a frappé la Serbie au cœur ? Quand la Russie est intervenue dans les Balkans, en 1877, et quand elle a créé une Bulgarie, soi-disant indépendante, avec la pensée de mettre la main sur elle, elle a dit à l’Autriche « Laisse-moi faire et je te confierai l’administration de la Bosnie-Herzégovine ». L’administration, vous comprenez ce que cela veut dire, entre diplomates, et du jour où l’Autriche-Hongrie a reçu l’ordre d’administrer la Bosnie-Herzégovine, elle n’a eu qu’une pensée, c’est de l’administrer au mieux de ses intérêts.

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Dans l’entrevue que le ministre des Affaires étrangères russe a eu avec le ministre des Affaires étrangères de l’Autriche, la Russie a dit à l’Autriche : « Je t’autoriserai à annexer la Bosnie-Herzégovine à condition que tu me permettes d’établir un débouché sur la mer Noire, à proximité de Constantinople ».

M. d’Ærenthal a fait un signe que la Russie a interprété comme un oui, et elle a autorisé l’Autriche à prendre la Bosnie-Herzégovine, puis quand la Bosnie-Herzégovine est entrée dans les poches de l’Autriche, elle a dit à l’Autriche : « C’est mon tour pour la mer Noire. » - « Quoi ? Qu’est-ce que je vous ai dit ? Rien du tout ! », et depuis c’est la brouille avec la Russie et l’Autriche, entre M. Iswolsky, ministre des Affaires étrangères de la Russie, et M. d’Ærenthal, ministre des Affaires étrangères de l’Autriche ; mais la Russie avait été la complice de l’Autriche pour livrer les Slaves de Bosnie-Herzégovine à l’Autriche-Hongrie et pour blesser au cœur les Slaves de Serbie.

C’est ce qui l’engage dans les voies où elle est maintenant.

Si depuis trente ans, si depuis que l’Autriche a l’administration de la Bosnie-Herzégovine, elle avait fait du bien à ces peuples, il n’y aurait pas aujourd’hui de difficultés en Europe ; mais la cléricale Autriche tyrannisait la Bosnie-Herzégovine ; elle a voulu la convertir par force au catholicisme ; en la persécutant dans ses croyances, elle a soulevé le mécontentement de ces peuples.

La politique coloniale de la France, la politique sournoise de la Russie et la volonté brutale de l’Autriche ont contribué à créer l’état de choses horrible où nous sommes. L’Europe se débat comme dans un cauchemar.

Eh bien citoyens, dans l’obscurité qui nous environne, dans l’incertitude profonde où nous sommes de ce que sera demain, je ne veux prononcer aucune parole téméraire, j’espère encore malgré tout qu’en raison même de l’énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n’aurons pas à frémir d’horreur à la pensée du cataclysme qu’entraînerait aujourd’hui pour les hommes une guerre européenne.

Vous avez vu la guerre des Balkans ; une armée presque entière a succombé soit sur le champ de bataille, soit dans les lits d’hôpitaux, une armée est partie à un chiffre de trois cent mille hommes, elle laisse dans la terre des champs de bataille, dans les fossés des chemins ou dans les lits d’hôpitaux infectés par le typhus cent mille hommes sur trois cent mille.

Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe : ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! Et voilà pourquoi, quand la nuée de l’orage est déjà sur nous, voilà pourquoi je veux espérer encore que le crime ne sera pas consommé.

Citoyens, si la tempête éclatait, tous, nous socialistes, nous aurons le souci de nous sauver le plus tôt possible du crime que les dirigeants auront commis et en attendant, s’il nous reste quelque chose, s’il nous reste quelques heures, nous redoublerons d’efforts pour prévenir la catastrophe. Déjà, dans le Vorwaerts [2], nos camarades socialistes d’Allemagne s’élèvent avec indignation contre la note de l’Autriche et je crois que notre bureau socialiste international est convoqué.

Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar.

J’aurais honte de moi-même, citoyens, s’il y avait parmi vous un seul qui puisse croire que je cherche à tourner au profit d’une victoire électorale, si précieuse qu’elle puisse être, le drame des événements.

Mais j’ai le droit de vous dire que c’est notre devoir à nous, à vous tous, de ne pas négliger une seule occasion de montrer que vous êtes avec ce parti socialiste international qui représente à cette heure, sous l’orage, la seule promesse d’une possibilité de paix ou d’un rétablissement de la paix.

Jean Jaurès

Source : http://lepcf.fr/1914-2014-le-parallele-des-noms


[1] Marius Moutet est un homme politique français, né le 19 avril 1876 à Nîmes (Gard) et décédé le 29 octobre 1968 à Paris élu à Lyon en juillet 0914.

[2] Vorwärts (En avant) est un journal social-démocrate. Il est fondé une première fois à Leipzig en 1876 comme organe du Parti social-démocrate des travailleurs d’Allemagne (Sozialdemokratische Arbeiterpartei Deutschlands, SAPD).

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 22:50
États-Unis : la liberté de la presse est-elle en danger ?

Le Point.fr - Publié le 28/07/2014 à 16:36

Un rapport publié lundi dénonce l'impact que peut avoir la surveillance à grande échelle menée par les services de renseignements sur la liberté des journalistes.

Photo d'illustration. Photo d'illustration. © Brendan SMIALOWSKI / AFP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La surveillance à grande échelle menée par les services de renseignements américains commence à avoir un impact sur la liberté de la presse et la démocratie, dénonce dans un rapport publié lundi la plus grande association américaine de défense des libertés.

L'étude réalisée par la puissante Union américaine pour les libertés civiques (ACLU) et l'ONG Human Rights Watch s'appuie sur 92 interviews de journalistes, avocats, anciens et actuels responsables gouvernementaux. Sa conclusion est sans équivoque : les programmes de surveillance créés par Washington dans le but de contrecarrer des attentats ont sapé la liberté de la presse, le droit du public à l'information ainsi que le droit à obtenir une aide juridique. "Le travail des journalistes et des avocats est au coeur de notre démocratie", souligne l'auteur du document, Alex Sinha. "Quand leur travail est affecté, nous le sommes aussi."

 Le groupe de personnes interrogées inclut 46 journalistes issus de plusieurs médias, dont plusieurs lauréats du prestigieux prix Pulitzer. Ils expliquent que les révélations d'Edward Snowden sur l'ampleur de la surveillance de l'Agence nationale de sécurité (NSA) ont conduit les sources habituelles des journalistes à réfléchir à deux fois avant de parler à la presse, même pour discuter de sujets non confidentiels, de peur de perdre une accréditation secret défense ou d'être poursuivi au pénal pour des fuites.
Cryptage

De plus en plus de journalistes utilisent ainsi des techniques élaborées pour crypter leurs communications, décrit le rapport. Certains ne parlent que sur des téléphones prépayés ou évitent carrément internet. "Il y a déjà eu huit affaires au pénal contre des sources (sous l'administration de Barack Obama, ndlr), contre trois auparavant, et ce n'est pas passé inaperçu auprès de nous et de nos sources", explique Charlie Savage, reporter au New York Times et lauréat du prix Pulitzer.

Un groupe de 42 avocats, du pénal, du civil et du système judiciaire militaire, a aussi dépeint un environnement de plus en plus défavorable à la confidentialité. Certains avocats disent user de techniques similaires à celles des journalistes pour éviter d'être surveillés sur Internet. "Je suis furieux à l'idée d'avoir à me comporter comme un trafiquant de drogue pour protéger la confidentialité de mes clients", se plaint un avocat interrogé par l'ACLU. "Les États-Unis s'affichent comme un modèle de liberté et de démocratie, mais leurs propres programmes de surveillance menacent les valeurs qu'ils entendent représenter", dit Alex Sinha.

 

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