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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 09:22

Article MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les nouvelles venant d'Ukraine confirme le recours généralisé à des méthodes fascisantes. Dans le processus d'interdiction du Parti communiste d'Ukraine (KPU), les services de renseignement n'hésitent pas devant les enlèvements, la torture pour extorquer l'aveu.

 

Dans leur récit idéologique légitimant leur pouvoir fascisant, les autorités putschistes ukrainiennes étiquetent les résistants à l' « ordre nouveau » comme vendus à l'étranger russe, diviseurs de l'unité ukrainienne. Dans leurs desseins politiques, il leur faut aussi éliminer la principale force d'opposition : le Parti communiste.

Or, ces deux objectifs sont difficiles à concilier tant le KPU a su incarner l'unité nationale sur un contenu de résistance à toute ingérence extérieure, de lutte contre le régime des oligarquesd'où qu'il vienne, de défense des intérêts des travailleurs de toute l'Ukraine.

Dans le procès intenté contre le KPU pour l'interdire de façon autoritaire, l'absence de preuves tangibles contraint le pouvoir putschiste à employer les vieilles méthodes des régimes fascistes : semer la terreur, enlever les militants, passer à la question et obtenir des aveux tâchés de sang.

 

La police politique dénonce le KPU dans les médias : qui a dit démocratie ?

 

Le secrétaire du KPU, Petro Simonenko, nous communique des faits qui devraient susciter l'indignation de tous les démocrates, bien au-delà des rangs communistes.

En effet, ce 24 août, M.Nalivaychenko, président des « services de sécurité » SBU – pendant du FSB russe, autrement dit les services secrets et police politique d'Ukraine – avertit la presse que :

« les interrogatoires des dirigeants d'organisations communistes arrêtés dans le Donbass nous ont donné des informations sur le soutien aux terroristes, y compris le financement et la livraison d'armes ».

 

Cela a conduit Petro Simonenko le lendemain à dénoncer « la détention de membres du Parti pour des raisons purement politiques, violation flagrante des lois ukrainiennes, avec des enlèvements, une privation illégale de liberté (…) avec usage de la torture, du harcèlement, des menaces sur les membres de leurs familles ».

Simonenko précisait alors qu'il disposait d'informations plus précises concernant ces violations des droits humains les plus fondamentaux. Il l'a précisé ce 28 août par une lettre envoyée à une représentante de l'OCDE en Ukraine Madina Djarbusinovoi, évoquant trois cas éloquents.

 

Trois cas d'enlèvements, de tortures : comment obtenir un aveu (inexistant)

 

Le premier, datant du 14 juillet, Vladimir Arkhipov, secrétaire du KPU dans le district de Stanytsia, dans la région de Lougansk, enlevé plusieurs jours par les autorités de la région de Luganskliées à Kiev, sur demande des services de sécurité de la région de Kharkov.

Ses proches n'ont aucune nouvelle, ne bénéficiant d'aucune présence d'un avocat. Finalement, il est libéré après plusieurs jours de détention sans aucune charge contre lui.

Selon Arkhipov, ce qu'ils voulaient obtenir de lui : c'est l'aveu de l'implication du KPU dans la décision et l'organisation du référendum séparatiste.

 

Le second cas est celui de Vitali Pryn, premier secrétaire du KPU à Svatove, toujours dans la région de Lugansk. Arrêté le 5 juillet, détenu jusqu'au 15, Pryn est arrêté par la SBU sans aucun motif légal, ni droit à un avocat.

Le SBU le soumet à des pressions mentales, à des violences physiques pour obtenir l'avenu : celui d'un financement par le KPU des activités séparatistes, ainsi que de leur conception, organisation, mobilisation.

Sous les tortures physiques et psychiques, on présente à Pryn un dilemme : soit 10 ans de prison s'il nie les « faits », soit une réduction à 5 ans s'il avoue qu'il a « porté atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine ».

Libéré, Pryn a dénoncé les aveux soustraits avec violence. Une fois mis en relation avec son client, l'avocat de Vitali Pryn a porté plainte pour : kidnapping, arrestation et détention illégale, violation du droit à la sécurité.

 

Enfin dernier exemple moblisé, parmi d'autres selon Simonenko : l'enlèvement de Viktor Siniaev, avec sa femme N.A.Siniaeva, lui étant secrétaire de section du KPU à Stakhanov, toujours à l'est, dans la région de Lugansk.

Il est arrêté sur la route entre Stakhanov et Kharkov, dans les alentours de Severodonetsk, à un checkpoint par des hommes en armes. Ils vérifient leurs passeports, les font descendre et les arrêtent. Deux hommes en noir viennent d'un autre véhicule, des cagoules noires sur leurs visages.

Le couple est alors menotté, un sac est disposé sur leur tête, tandis qu'ils sont transportés dans une destination inconnue. Arrivé à bon port, dans un sous-sol, l'interrogatoire commence avec une question : avouer le rôle prééminent du KPU dans le référendum du 11 mai 2014.

Vikotr Siniaev nie catégoriquement. Il est alors roué de coups de pied, ainsi que d'une barre de fer pour forcer l'aveu. Frappé sur l'ensemble de son corps sauf au visage, il est victime pendant plusieurs heures d'un passage à tabac, toujours menotté.

La séance de torture ne s'arrête pas là. Siniaev est relié à des machines électriques qui lui distribue des décharges, brûlé au niveau des mains et des côtes. Le cadre communiste a perdu plusieurs fois connaissance pendant la séance.

N'ayant rien obtenu, les tortionnaires ont remis cela le lendemain. Le 18 août, après une semaine de détention, Viktor Sinaiev est livré à un enquêteur du gouvernement de Kiev. Il nie encore tout lien entre le KPU de Stakhanov, les conseillers municipaux du Parti et le référendum.

Le calvaire n'est pas terminé pour Sinaiev. Malgré la présence de son avocat, il est alors saisi par des hommes armés, cagoulés, ses mains sont tordues, il est menacé, emmené vers la même cave des interrogatoires précédents, où il est à nouveau torturé.

 

Vers l'interdiction du KPU : « on glisse vers le fascisme, quand le SBU ressemble déjà à la Gestapo » (Simonenko)

 

La procédure visant à l'interdiction du KPU a été lancée par le Ministère de la Justice pour « positions anti-ukrainienne et soutien au séparatisme. »

Le Tribunal administratif de Kiev a accepté le délai du secrétaire-général du KPU pour examiner l'ensemble de ses discours, le procès reprendra le 4 septembre.

Dans son communiqué du 25 août, Petro Simonenko est on ne peut plus clair sur la position de son parti : « Le Parti communiste d'Ukraine n'a jamais été impliqué dans le soutien, le financement au terrorisme. Ces aveux illégaux ne sont que mensonges flagrants et délibérés ».

Le secrétaire-général du KPU ajoute avec fermeté : « au vu des méthodes utilisées par la SBU, avec à sa tête M.Nalivaychenko, on peut être sur que l'Ukraine glisse rapidement dans l'abîme du fascisme, surtout quand la SBU se transforme en police politique digne de la Gestapo nazie ».

 

Cela n'empêche pas le KPU, menacé, traqué de rester sur sa ligne d'action, la même depuis le début de la crise :

« les communistes d'Ukraine – contrairement aux partisans de la guerre, qui ont usurpé le pouvoir et plongé le pays dans une guerre civile sanglante – restent pour l'intégrité territoriale, la paix et l'ordre en Ukraine ».

 

Dans cette lutte, nos camarades ukrainiens ont plus que jamais besoin de notre soutien, celui des communistes de France et d'ailleurs : solidarité face au fascisme !


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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 09:09

Nous publions les articles de Solidarité Internationale quoique nous regrettions que la plupart des articles ne soient pas signés, ni suffisamment référencés.  Ils éclairent cependant, d'un point de vue communiste, la situation politique internationale, informent sur les luttes et sont utiles à notre réflexion. 

En pleine guerre civile, les monopoles russes, européens et américains se partagent le gaz ukrainien !

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels ». Pendant que les combats font rage en Ukraine de l'est, que les populations civiles sont prises en otage, les grands monopoles énergétiques se partagent le gâteau juteux de l'Ukraine.

 

L'Ukraine fait tourner la tête des grands monopoles européens, russes et américains. « Grenier à blé de l'ex-URSS », un sous-sol regorgeant de minerais, une main d’œuvre qualifiée et peu chère, des mers décelant des hydrocarbures : on comprend mieux le bras de fer en Ukraine.

 

Le gâteau ukrainien, l'avenir du gaz européen (et mondial)

 

Si on s'arrête sur une ressource capitale, le gaz, il semble que l'Ukraine se place loin derrière les grands producteurs, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, comme quatrième producteur européen.

C'est oublier deux choses : que ces pays sont loin de disposer de réserves illimitées, ils sont déjà au bord de l'épuisement pour les Britanniques. Or, l'Ukraine disposerait de deux atouts, des gisements off-shore au large de la Crimée, deux immenses champs de gaz de schiste.

Les estimations varient largement, selon certaines, l'Ukraine disposerait de 5,5 trillions de m 3 de réserves, ce qui en ferait la 7 ème réserve mondiale, la 1 ère européenne. Selon les plus prudentes, avec 1,2 trillions de m3, elle serait toutefois encore la 3 ème réserve européenne.

Cela illustre la poussée de l'UE, du FMI pour une « réforme énergétique » pour ouvrir le marché aux majors européennes et américaines, soucieuses de se tailler la part du lion.

En dépit de cette production importante, l'Ukraine reste dépendante à 80 % des importations – pour moitié de Gazprom – en raison d'une forte consommation dopée par son industrie, pénalisée par les gaspillages. L'Ukraine est le 5 ème consommateur européen, le 13 ème mondial.

Ce qui explique l'enjeu pour les monopoles russes et accessoirement européens de l'approvisionnement en gaz du riche marché ukrainien, ainsi que la problématique poussée par l'UE dans son « Accord d'association » d'une hausse des tarifs particulièrement bas sur ce marché.

Enfin, le troisième enjeu, c'est le transport des hydrocarbures russes vers l'Europe centrale et orientale, les pays ayant adhéré à l'UE. L'Union européenne importe 45 % du gaz importé à l'échelle mondiale.

En Europe, la Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie, l'Autriche, la Finlande, la Roumanie, les pays baltes, la Bulgarie, la Serbie et la Grèce sont dépendants entre 70 et 100 % du gaz russe. L'Allemagne dépend à 40 % du gaz russe, la Pologne à 60 %, la France et l'Italie de l'ordre de 25 %.

Si diverses sources d'approvisionnement ont été ouvertes récemment entre la Russie et l'Allemagne, par le « North Stream » en mer du Nord, l'Ukraine avec son réseau de gazoducs « Soyouz » reste la principale porte d'entrée du gaz russe en Europe.

Toute cessation de livraison entre Russie et Ukraine menaçant d'avoir des répercussions critiques pour une dizaine d’États européens.

 

Avant la crise, la main basse occidentale sur le gaz de schiste ukrainien … grâce à Mr.Ianoukovitch !

 

Depuis le début de l'année 2014, Viktor Ianoukovitch était devenu un affreux dictateur (pourtant élu démocratiquement !), un politicien corrompu, vendu aux Russes.

Pourtant, entre 2010 et 2014, Ianoukovitch était salué pour son « pragmatisme » dans la presse économique, accueilli chaleureusement par les chancelleries occidentales. Pourquoi tant d'éloges ?

 

Ianoukovitch a réalisé les « réformes structurelles » du FMI associées au « plan d'ajustement » de 15 milliards de $ adopté en 2014 : réforme/privatisation des retraites et de la santé ; casse du code du travail ; baisse de l'impôt sur les sociétés ; réforme agraire favorable aux gros agriculteurs.

Il a surtout accompli le gros morceau attendu par les majors occidentales : la « réforme de l'énergie » qui prépare la libéralisation et privatisation du secteur en divisant la Naftogaz, suivant les dispositions européennes, en une entité chargée du réseau (Ukrtranshaz) et une autre de l'extraction (Ukrgazvydobuvannya).

 

Ianoukovitch a fait rentrer l'Ukraine en 2012 dans la « Communauté énergétique » avec l'UE - ce qui nécessitait la fin du monopole public dans l'énergie, l'introduction de la concurrence – il a mis fin la même année au monopole de Naftogaz sur les importations de gaz ukrainien.

Sous Ianoukovitch, les contrats ont plu avec les grands groupes occidentaux, dans tous les secteurs juteux :

  • le pétrole et le gaz off-shore en Mer noire, où Exxon avait dégoté au nez du Russe Lukoil un contrat en 2012 dans un consortium avec Shell. En octobre 2013, c'était au tour de l'italien ENI (avec une participation d'EDF) d'avoir accès, pour 4 milliards de $, à une zone off-shore de 1 400 km 2 en Crimée occidentale ;
  • le gaz de schiste, avec les deux grandes réserves connues. Celle d'Ukraine occidentale concédée à l'américain Chevron en novembre 2013 pour 10 milliards de $. Et celle d'Ukraine orientale octroyée par contre à l'anglo-hollandais Shell.
  • Enfin, le réseau de transport, avec les négociations lancées en 2013 par le pouvoir ukrainien avec Siemens, Deutsche Bank et Ferrostaal pour rénover l'ensemble des gazoducs ukrainiens, un projet estimé à 7 milliards de $.

 

En une année, le président honni Ianoukovitch avait accordé plus de 50 milliards de $ de contrats aux grands groupes occidentaux, bradant son sous-sol, ses mers, sa souveraineté.

Pourtant, Ianoukovitch a eu un tort : refuser d'augmenter les tarifs de gaz comme il l'avait promis. Il s'est attiré les foudres du FMI puis celle de l'UE qui exigeait des concessions similaires dans son « Accord d'association » qu'il a finalement refusé de signer.

 

La Russie et l'annexion de la Crimée : le pactole des champs de pétrole et de gaz off-shore

 

La suite, on la connaît. Du côté russe, il n'était pas question – d'un point de vue également géo-stratégique – de lâcher l'Ukraine, principal débouché pour son gaz vers l'Europe.

La politique russe est extrêmement dépendante de ses revenus en gaz et pétrole – 60 % des recettes budgétaires –, tout comme elle est façonnée par les intérêts de ses trois géants, le monopole du gaz Gazprom (numéro 1 du gaz mondial) et les grands groupes pétroliers, le public Rosneft et le privé Lukoil.

Pour le gouvernement russe, les approvisionnements en gaz de Gazprom vers l'Ukraine était un atout pour gagner en influence politique, s'allier avec les oligarques locaux du secteur (comme l' « oligarque sanglant », Dimitri Firtach), obtenir des concessions de l'Ukraine, dont les bases militaires en Crimée.

Après le coup de force occidental à Kiev, la Russie via Gazprom a d'abord proposé à l'Ukraine un « plan d'aide » alternatif à celui du FMI avec des tarifs préférentiels puis, devant le refus, exigé de rehausser les tarifs au prix du marché, ce qui aurait supposé une hausse de 80 %.

Le bras de fer continue, même si l'Ukraine – dont les réserves s'épuisent dangereusement – tenterait désormais d'obtenir de Gazprom un accord de la dernière chance, pour les 18 prochains mois.

 

Mais les monopoles russes n'ont pas perdu le nord, ils ont même récupéré le sud.

En effet, l'annexion de la Crimée n'est pas qu'un simple retour en arrière historique par rapport au cadeau à l'Ukraine de Khrouchtchev en 1954, une décision géo-stratégique ou une adhésion aux vœux de la population locale.

La Crimée, officiellement, n'aurait que 150 milliards de m 3 de gaz et 45 milliards de pétrole à offrir. C'est sans compter sans les gisements off-shore de gaz et de pétrole qui pourraient s'élever à 3 trillions de m 3. Soit des réserves trois fois supérieures à celles du reste de l'Ukraine !

En mars 2014, c'est le rattachement de la Crimée à la Russie. Dès le 14 mars, Reuters relaie les propos du vice premier-ministre de Crimée Rustam Temirgaliev, proposant de nationaliser l'entreprise de gaz Chornomornaftohaz :

« Après la nationalisation de l'entreprise, nous prendrons clairement la décision – si un grand investisseur, du type Gazprom apparaît – de conduire à sa privatisation ».

Cela a le mérite d'être clair, nationaliser pour privatiser et brader l'entreprise locale au numéro 1 mondial Gazprom, un beau cadeau avec les champs de la Mer noire en prime.

 

Le réseau de transport ukrainien privatisé : le retour des monopoles européens

Et pour les entreprises occidentales, le temps est-il à la soupe à la grimace ?

Apparemment pour celles qui avaient parié sur les gisements off-shore en Mer Noire. Mais les apparences pourraient se révéler trompeuses. Le géant russe Gazprom, tout comme Lukoil et Rosneft, manque de certaines technologies cruciales pour l'exploitation off-shore.

Ce qui explique qu'elle pourrait s'associer à la major américaine Exxon – comme c'est le cas en Arctique – pour explorer les fonds sous-marins de la Mer Noire.

Pour le gaz de schiste, Chevron continue son exploration à l'ouest, tandis que Shell n'a pas abandonné son projet mais vient ce 20 août de le suspendre à cause des combats dans la région de Donetsk.

C'est pour le réseau de transport qu'il y a bel et bien du nouveau.

Ce 14 août, le nouveau gouvernement a entériné l'ouverture aux investisseurs étrangers du réseau de gazoducs du pays, autrefois monopole du groupe gazier public Naftogaz, qui contrôlait le plus grand réseau au monde, avec 40 000 km de gazoducs.

Un réseau vieillissant, donc contraint à de lourds investissements, estimés par le gouvernement ukrainien à 5 milliards de $ (mais plutôt 16 milliards pour les experts russes).

Un appel d'offres vient d'être lancé avec trois concurrents. On ne sait si l'allemand Siemens est toujours sur le coup, c'est le cas en tout cas de l'américain Chevron qui a manifesté son intérêt dans le cadre d'un partenariat avec l'entreprise publique ukrainienne.

 

Un autre marché potentiellement intéressant vient même de voir le jour : celui de la vente à l'Ukraine du gaz européen … voire de la revente de gaz russe.

 

Ainsi, l'allemand RWE avait déjà proposé en 2012 un « accord-cadre » avec Naftogaz pour fournir une source énergétique alternative à celle russe, à partir du gaz norvégien et néerlandais.

En mars dernier, der Spiegel révélait que RWE prévoyait d'envoyer 10 milliards de m 3 vers l'Ukraine dès 2015 – soit le tiers de ce que l'Ukraine importe de Russie – du gaz russe acheminé via le gazoduc « North Stream ».

Plus récemment, et de façon plus anecdotique, GDF a également proposé fin juillet à l'Ukraine de la fournir en gaz, là encore du gaz norvégien ou russe tout simplement, les deux principales sources de gaz pour le monopole français.

 

Vers une escalade du conflit ? Ces sanctions qui déchirent les grandes puissances européennes

Il est difficile d'estimer si le conflit en Ukraine va s'intensifier ou non, si elle va trouver une résolution dans un partage (provisoire) du butin, un marchandage qui rappellerait étrangement les crises d'il y a un siècle, en Perse, dans les Balkans ou au Maroc.

Ce qui est sûr, c'est qu'aucun bloc n'est prêt à lâcher des territoires vitaux pour ces monopoles : la Crimée pour la Russie, l'Ukraine de l'ouest (surtout avec ses terres, sa réserve de main d'oeuvre) pour les monopoles occidentaux.

L'Ukraine de l'est, au très riche potentiel agricole et industriel, reste la pomme de discorde, soumise aux influences réciproques.

Dans cette « guerre économique » froide, la question de l'augmentation des sanctions contre le capital russe divise les grands groupes européens et américains, au vu de l'inter-dépendance relative entre les diverses économies.

Un fait à rappeler, presque comique : « RWE », ce konzern allemand qui propose à l'Ukraine de résister à la Russie en lui vendant en sous-main du gaz russe, vient de voir sa branche « énergie » (DEA) rachetée par un fonds d'investissement appartenant à Mikhail Fridman, oligarque russe proche de Poutine, deuxième fortune du pays.

A l'annonce de sanctions plus dures touchant la Russie dans le secteur bancaire et pétrolier, plusieurs grandes firmes ont exprimé leur désapprobation.

 

C'est le cas de certains groupes français notamment comme Peugeot et Renault dans l'automobile, BNP et la Société générale pour les banques ou encore Total dans l'énergie.

Il suffit de rappeler que Total détient 18 % du groupe gazier Novatek, qu'il espère extraire en Russie plus de 400 000 barils par jour d'ici 2020, en partenariat avec Yamal.

Même si l'époque des emprunts russe est révolue, la Société générale, elle, contrôle à 90 % la deuxième banque du pays, la Rosbank, tandis que la France est le premier investisseur dans le secteur financier russe.

Ce n'est pas le seul cas de prise importante de participation dans des groupes industriels russes : Renault (dans Avtovaz), Alstom (dans Energomash et Transmasholding), Schneider (dans Samara Electroshield) ont fait de même.

 

On pourrait évoquer le cas de l'anglais BP qui détient 20 % du groupe pétrolier Rosneft et qui s'est exprimé clairement contre l'adoption de sanctions envers le secteur pétrolier russe.

Enfin, entre Allemagne et Russie, il y a autant rivalité qu'interdépendance. L'Allemagne dépend à 40 % du gaz russe, elle reste le premier importateur mondial, tandis que la Russie est le premier exportateur mondial.

On sait que l'ancien chancelier Gerhard Schroder est un des architectes du projet « North Stream » négocié avec Gazprom sous son mandat, dont il est encore au conseil d'administration.

 

Le patronat allemand a d'abord exprimé une position opposée aux sanctions touchant la Russie, avant de soutenir le 30 juillet la nouvelle vague de sanctions de l'UE, par la voix du président de la BDI (Fédération de l'Industrie allemande), Ulrich Grillo, affirmant que :

« Celles-ci ne peuvent être exclues comme moyen de pression sur le gouvernement russe (…) les entreprises allemandes vont être durement touchées mais c’est l’heure de faire de la politique, pas des affaires. »

 

 

La lecture du conflit en Ukraine est plus que jamais – derrière l'intense voile de propagande – celle d'un conflit entre impérialismes, dénoncé par le PC ukrainien, dont le peuple ukrainien est la première victime. Un conflit qui sent de plus en plus le gaz.

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 07:21

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C'est bien de leur rappeler la réalité que vit le monde du travail ! Sachant qu'après l'épisode Montebourg ils vont continuer de plus belle avec leur politique de casse et de régression sociale !

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Le 30 août 2014, la CGT s’invite à l’Université d’été du PS à La Rochelle

 

Alors que l’Université d’été du Parti Socialiste posera ses valises à La Rochelle du 29 au 31 août 2014, l’Union départementale CGT de Charente-Maritime a décidé de faire irruption dans les débats pour "crier haut et fort le mécontentement général autour de la politique sociale et économique du gouvernement actuel de faire valoir les propositions de la CGT".Avec la participation des autres UD, UL et Syndicats CGT de la région Poitou-Charentes, l’objectif sera d’organiser une "vraie conférence sociale", explique Gérard Pinaud, Secrétaire de l’Union départementale CGT de Charente-Maritime. Cette vraie conférence sociale associera les syndicats d’actifs (notamment les syndicats des Cheminots et le Syndicat CGT des personnels du Spectacle), de retraités, des privés d’emplois et des citoyens.


Contexte

Le président s’obstine à considérer que le travail serait un coût et refuse de tirer le bilan de sa politique qui a déjà offert au patronat 220 milliards d’euros – Pacte de responsabilité et CICE inclus – payés par les salariés. Nier le besoin d’augmenter les salaires (revendication principale des salariés) et ne faire reposer l’augmentation du pouvoir d’achat que sur une baisse de la fiscalité des ménages est la démonstration de l’absence totale de prise en compte des attentes et des réalités vécues par les salariés.

 

Les 7 et 8 juillet dernier, la CGT a une nouvelle fois présenté des propositions concrètes pour répondre aux attentes fortes du monde du travail. Malheureusement, face à un gouvernement qui fait la sourde oreille, les 94 propositions et 5 priorités formulées par la CGT n’ont pas été prises en considération.

Les 5 priorités de la CGT

=>Revaloriser le SMIC, l’indice des salaires dans la Fonction Publique, les pensions et les minimas sociaux ;

=>Etablir un calendrier d’ouverture des négociations dans les branches professionnelles sur les grilles de qualifications ;

=>Mettre en œuvre une véritable démocratie sociale qui permettra aux salariés de pouvoir bénéficier d’un droit d’expression direct et collectif sur leur travail quelle que soit la taille de l’entreprise ;

=>Relancer l’emploi par l’investissement industriel au travers du plan d’investissement porté par la Confédération Européenne des Syndicats ;

=>Contrôler les aides publiques accordées aux entreprises en les réorientant sur l’emploi et l’investissement.

=>Sans oublier la défense de la protection sociale.

 

C’est la raison pour laquelle la CGT souhaite que chacun s’exprime le 30 août dans un mouvement convivial et festif.

Programme

À 11 heures débutera le rassemblement à côté de l’Université d’été du PS de La Rochelle (parvis de l’Aquarium). Des prises de paroles auront lieux sur les thèmes suivants : pacte de responsabilité, protection sociale, emploi, chômage… Agnès Le Bot, membre du bureau confédéral de la CGT qui participera à l’Université d’été le jour-même au matin sur le thème "Ce qu’attend le mouvement social de la politique", interviendra lors de cette vraie conférence sociale. Un représentant fédéral des cheminots sera aussi présent. Plusieurs stands seront tenus par des membres de la CGT Spectacles, du Syndicat des Cheminots (Secteur de Bordeaux), et des ULS et UD. Ces derniers permettront à chacun de s’informer sur les difficultés rencontrées dans les entreprises picto-charentaises.

Après un repas festif, un spectacle de la fanfare niortaise "Les traines savates" aura lieux de 14h30 à 15h30.

 

Lu sur le site du FSC

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 14:02

La stratégie USA/Otan de démolition des pays à travers une guerre secrète. Les « Etats faillis »

bateau-naufrage

 

Tandis que depuis la Libye en flammes des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, poussés par le désespoir, tentent chaque jour la traversée de la Méditerranée, et beaucoup y perdent la vie, le président Napolitano avertit «  Attention aux foyers qui nous entourent », à commencer par « l’instabilité persistante  et la fragilité de la situation en Libye ».

 

Il oublie, et avec lui la quasi totalité des gouvernants et politiques, que c’est justement l’Italie qui a joué un rôle déterminant pour allumer en 2011 le « foyer » de cette guerre dont l’hécatombe de migrants est une des conséquences. Sur la rive sud de la Méditerranée, face à l’Italie, se trouvait un Etat qui -d’après même la Banque mondiale en 2010- avait « de hauts niveaux de croissance économique », avec une augmentation annuelle du pil de 7,5%, et enregistrait « des indicateurs de développement humain élevés » parmi lesquels l’accès universel à l’instruction primaire et secondaire et,  pour 46%, à celle de niveau universitaire. Malgré les disparités, le niveau de vie de la population libyenne était notablement plus haut que celui des autres pays africains. En témoigne le fait qu’environ deux millions d’immigrés, en majorité africains, trouvaient du travail en Libye. Cet Etat, en plus de constituer un facteur de stabilité et de développement en Afrique du Nord, avait favorisé par ses investissements la naissance d’organismes qui auraient pu un jour rendre possible l’autonomie financière de l’Afrique : la Banque africaine d’investissement, avec siège à Tripoli ; la Banque centrale africaine, avec siège à Abuja (Nigeria) ; le Fond monétaire africain, avec siège à Yaoundé (Cameroun).


Après que des secteurs tribaux hostiles à Tripoli aient été financés et armés de telle sorte que le « printemps arabe » prît en Libye, dès le début, la forme d’une insurrection armée provoquant la riposte gouvernementale, l’Etat libyen fut démoli par la guerre en 2011 : en sept mois, l’aviation Usa/Otan effectuait 10 000 missions d’attaque, avec plus de 40 000 bombes et missiles. A cette guerre participa l’Italie avec ses bases et forces militaires, déchirant le Traité d’amitié, partenariat et coopération entre les deux pays. «En souvenir des luttes de libération et du 25 avril -déclarait le président Napolitano le 26 avril 2011- nous ne pouvions pas rester indifférents à la réaction sanguinaire du colonel Kadhafi en Libye : d’où l’adhésion de l’Italie au plan d’interventions de la coalition sous conduite Otan ». Pendant la guerre furent infiltrées en Libye des forces spéciales, dont des milliers de commandos qataris, et simultanément furent financés et armés des groupes islamistes, qualifiés de terroristes quelques mois auparavant encore. Il est significatif que les milices islamistes de Misrata, qui lynchèrent Kadhafi, occupent maintenant l’aéroport de Tripoli. Dans ce cadre se sont formés les premiers noyaux de l’ISIS (Eiil) qui, passés après en Syrie, ont construit le gros de leur force en lançant ensuite l’offensive en Irak. En jouant un rôle de fait fonctionnel à la stratégie USA/Otan de démolition des Etats à travers une guerre secrète.

 

« Il est désormais évident -déclare le président Napolitano- que chaque Etat failli devient inévitablement un pôle d’accumulation et de diffusion mondiale de l’extrémisme et de l’illégalité ». Reste seulement à voir quels sont les « Etats faillis ». Ce ne sont pas les Etats nationaux comme la Libye, la Syrie et l’Irak qui, situés dans des aires riches en pétrole ou avec une position géostratégique importante, sont totalement ou en partie hors de contrôle de l’Occident, et sont ensuite démolis par la guerre.

Ce sont en réalité les plus grands Etats de l’Occident qui, en trahissant leurs Constitutions, ont failli comme démocraties, en revenant à l’impérialisme du 19ème siècle.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 26 août 2014 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/gli-stati-falliti/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Photo : Naufrage en Méditerranée, Plainte contre l’OTAN, l’UE et les pays de la coalition en opération en Libye” GISTI, 9 juin 2011.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:54

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Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Les cheminots irlandais ont lancé ce week-end une grève de deux jours contre les coupes budgétaires de l' « Irish Rail » se traduisant par des baisses de salaire, après des années de modération salariale. Un scandale dans un pays qui a renfloué ses banques en 2008.

 

Ce dimanche 24 et lundi 25, le réseau de bus et de train irlandais a été fortement perturbé par une grève de 48 heures lancée à l'appel de deux syndicats, le NBRU (National bus and rail union) et SIPTU (Services, industrial, professional and technical union).

 

La grève est montée en puissance sur les deux jours, avec 60 000 passagers touchés le premier jour, et plus de 100 000 le second jour.

Le mouvement lancé par les cheminots est une réaction aux coupes budgétaires prévues par l' « Irish Rail » (IR), entreprise publique des transports ferroviaires, qui a annoncé la nécessité de dégager 17 millions de $ d'économies en deux ans.

Ces coupes se traduiront dans l'immédiat par une baisse de 1,7 à 6,1 % des salaires des employés. Un plan accepté par trois syndicats, refusé par NBRU et SIPTU.

Il faut rappeler que depuis 2008 ces mêmes syndicats avaient accepté un gel des salaires qui s'est traduit – inflation prise en compte – par une baisse des salaires réels d'au moins 5 %.

La raison avancée par la direction de l'IR pour légitimer ces coupes est le déficit de l'entreprise. La direction pointe des dépenses trop élevées pour les salaires des employés, les syndicats dénoncent la chute des subventions publiques : 74 millions d'€ perdus sur les 108 millions entre 2008 et 2013.

 

 

Les usagers pris en otage en Irlande … par les banques après le « hold-up » de 2008 !

 

Bien entendu, comme toujours, les médias, le gouvernement ont feint l'indignation. Le dirigeant de l'Irish Rail Brian Kenny a évoqué une « folie » (insanity), la députée de la majorité gouvernementale Olivia Mitchell un « exercice futile ».

Les chiffes ont fusé : l'IR a évoqué un manque à gagner de 2 millions d'€ par la grève, l'association des enteprises de Dublin « Dublin Town » a parlé de 25 millions d'€, tandis que les reportages se sont multipliés sur les banlieusards de Dublin « pris en otage » par les grévistes.

 

Or, qui est réellement pris en otage en Irlande depuis 2008 ?

 

Un petit rappel : le gouvernement irlandais a renfloué en 2008 les banques du pays à hauteur de 64 millions d'euros (plus de quatre fois la somme initialement prévue !), soit 30 % du PIB du pays. Une aide providentielle qui a fait bondir la dette publique de 25 à 125 % du PIB entre 2008 et 2014.

Ce plan de renflouement pour les banques a été couplé à un « plan de renfoulement » du FMI, de l'UE de 85 milliards d'€ à l’État irlandais en échange de coupes budgétaires drastiques qui se sont traduits en autant de sacrifices pour les travailleurs irlandais : 

baisse de 10 % du salaire minimum, de 20 % du salaire des fonctionnaires, hausse de la TVA, des taxes indirectes (alcool, tabac, eau, électricité), coupes de 25 % des budgets des services publics, hausse du temps de travail de 35 à 37,5 heures dans le public.

 

Les travailleurs irlandais travaillent plus pour gagner moins, c'est ce qu'a révélé une étude publiée par le Central statistics office (CSO). Entre 2010 et 2014, le salaire nominal a baissé de 2% tandis que le temps de travail a augmenté dans le même temps.

 

Une seule donnée n'a pas été touchée, sanctuarisée : l'impôt sur les sociétés reste toujours un des plus bas d'Europe, à 12,5 %.

Des sacrifices pour les travailleurs, toujours plus de cadeaux pour les entreprises et les banques, voilà de quoi s'indigner !

On perçoit également toute l'hypocrisie des baisses des subventions publiques à l'IR : 74 millions d'€ de moins pour les chemins de fer, 64 milliards d'€ de plus pour les banques entre 2008 et 2013.

Les « sacrifices nécessaires » pour le rail, c'est 1 000 fois moins que la somme donnée sans contrepartie aux banques en 2008 !


 

Un début : vers une grève reconductible ?

 

Le succès de la grève a pris de court la direction de l'IR, dont le PDG David Franks en vacances à l'Ile Maurice (sic). Le porte-parole de l'entreprise Barry Kenny a déclaré « ne pas être fermé aux négociations » tant qu'elles déboucheront sur la confirmation « des baisses de salaire » (re-sic).

Pour les deux syndicats grévistes prévoient deux nouvelles journées de grève dans le mois de septembre – le 7 et le 21 – pour tenter d'intensifier le mouvement.

Selon le coordinateur de la SIPTU, Paul Cullen : « Si la direction continue dans cette voie, la lutte s'intensifiera bien au-delà de ces deux journées de grève ».

Le secrétaire-général de la NBRU Dermot O'Leary pose la suite plus clairement : « Nous allons faire un bilan le 23 septembre, mais nous avons un mandat pour une grève illimitée. Si l'entreprise persiste dans ces coupes salariales, nous allons obéir à ce mandat ».

Encore une fois, la grève des cheminots irlandais est révélatrice d'un ras-le-bol général en Europe dans le secteur face aux coupes budgétaires et salariales, le sous-investissement chronique, les processus de libéralisation-privatisation dont l'Union européenne est à la fois l'instrument et le prétexte.

Après les mouvements en France, en Suède mais aussi en Belgique, en Allemagne ou Grande-Bretagne, cela pose encore des questions sur l'action de la CES, prompte aux « euro-manifestations » à Bruxelles mais absente dès qu'il s'agit de coordonner la moindre lutte.



Les cheminots français suivent avec le plus grand intérêt le développement des luttes dans les autres pays européens, conscients que la meilleure des solidarités réside dans l'action, ici et maintenant contre les suites de la « réforme ferroviaire ».

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:49
Lu sur le blog de J.Sapir "Russeurope"
Ukraine: déroute et perspective
27 août 2014

La situation militaire continue d’évoluer en faveur des insurgés, comme le décrivent maintenant des sources multiples, tant occidentales qu’insurgées[1]. La situation militaire peut s’interpréter comme suit :


(a) Au sud de DONETSK, les forces de Kiev sont à l’évidence en pleine déroute. Un encerclement considérable est en train d’avoir lieu. Les unités encerclées n’auront probablement pas d’autre choix que la destruction ou se rendre en Russie après avoir été désarmées. Un correspondant estime entre 4000 et 5000 hommes les forces encerclées, avec un matériel considérable. Vers la côte de la mer d’Azov, la panique qui a frappé les troupes de Kiev a conduit les insurgés à avancer très vite et à prendre le contrôle de Novoazovsk. Le manque d’effectif chez les insurgés limite néanmoins les gains territoriaux et il est douteux, à l’heure actuelle, qu’ils aient les forces de prendre Mariupol, sauf si cette ville était abandonnée par les forces de Kiev. Cependant, des opérations semblent être conduites au nord de Volnobakha, sur la route allant de Donetsk à Mariupol.


Carte 1

 AA-Nord 27 aout

 

(b) Sur la partie nord du front, les insurgés ont encerclé plusieurs unités qui attaquaient Lugansk par le sud et semblent avoir liquidé au moins l’une des « poches ». Ceci aurait pour effet de rouvrir la grande route qui va de Lugansk à la frontière russe, en passant par Krasniy Luch et Antracit. Différentes poches se sont ainsi constituées, avec un total de 3000 à 5000 hommes. Globalement, c’est probablement 10 000 soldats de Kiev (armée régulière et Garde Nationale) qui sont encerclés et qui devront se rendre d’ici quelques jours. Les insurgés conduisent actuellement des opérations offensives vers Lisichansk, à l’Est mais à la hauteur de Slavyansk.

 

Carte 2

 AA-Sud 27 aout

 

Au total, entre les forces encerclées et les unités qui ont été détruites dans les combats de ces derniers jours, les forces de Kiev auraient perdu environ 12000 à 15000 hommes, soit le tiers des effectifs engagés dans les opérations contre les insurgés. Des quantités importantes de matériel militaire ont été saisies. C’est une victoire majeure pour ces derniers, dont les conséquences politiques sont considérables.

  • (1)  Il est clair que l’insurrection ne sera pas écrasée militairement. De ce point de vue, l’insurrection a gagné. Kiev ne dispose plus des réserves suffisantes pour reprendre l’offensive. Tout au plus les forces de Kiev peuvent espérer stabiliser le front autour d’un « demi-carré » dont le flanc ouest irait de Mariupol à Slavyansk et le flanc nord de Slavyansk à la frontière russe. Cependant, pour cela, elles devront surmonter la grave crise de commandement et de crédibilité qu’elles connaissent aujourd’hui.
  • (2)  La question d’un cessez-le-feu se pose, et ce dernier sera sans doute rendu possible par l’épuisement progressif des forces insurgées. Si ces dernières sont aujourd’hui à l’offensive, elles seront contraintes de s’arrêter par manque d’effectifs et manque de moyens d’ici au début du mois de septembre.
  • (3)  Si un cessez-le-feu s’impose, ne serait-ce que pour des raisons humanitaires, la question du devenir politique de l’entité constituée par les insurgés (Novorossiya) se pose. Après les combats de l’été, et les attaques systématiques dont les populations civiles ont été l’objet, l’hypothèse fédérale est désormais obsolète. La constitution d’une ou de plusieurs provinces autonomes, formellement reconnaissant le gouvernement de Kiev mais, dans la pratique, établissant elles-mêmes leurs propres lois et leurs propres accords commerciaux, semble maintenant la solution la plus raisonnable. Cela ne veut, hélas, pas dire qu’elle sera celle qui prévaudra.
  • (4)  On peut craindre que s’installe une situation « ni paix, ni guerre », avec des incidents constants sur la ligne de contact entre les forces de Kiev et celles des insurgés. Cette situation ferait courir le risque d’une reprise de l’offensive de Kiev ou de la part des insurgés. Il faudrait, alors, recourir à des forces d’interposition, qui soient acceptables par l’une et l’autre des parties en présence. Compte tenu de l’engagement des pays de l’UE au profit de Kiev, il est peu probable que cette force d’interposition puisse être européenne. Elle devra être trouvée, sous l’autorité des Nations Unies, au sein des pays émergents (Brésil, Chine, Inde).
  • (5)  Une telle évolution serait une défait politique et symbolique majeure des autorités de l’Union Européenne, obligées d’accepter que des puissances non-européennes viennent maintenir la paix en Europe. Ce serait fort symbolique de l’effacement politique progressif de l’UE sur le continent européen.
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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 13:19
Deux ou trois choses que les médias sous le charme oublient de nous dire
Qui est Emmanuel Macron ?
Vincent MORET

Qui est cet ancien directeur de la banque Rothschild & Cie nommé ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique le 26 août 2014 dans le gouvernement Valls 2 en remplacement d’un trublion qui prétendait préférer les industriels aux financiers ?


C’est un ancien élève du lycée La Providence, un établissement catholique d’Amiens fondé par la congrégation des jésuites.

Il est marié à celle qui fut son professeur de français (ça, les médias nous le serineront en opportune diversion déguisée en insolence croustillante).

 

 

L'or de Washington ?

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, énarque, il adhère au PS à l’âge de 24 ans. Proche des États-Unis, il devient membre en 2012 (en même temps que Fleur Pellerin) des « Young Leaders de la French-American Foundation » et a rejoint ainsi François Hollande, Pierre Moscovici, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle et… Arnaud Montebourg.


Voir absolument dans Le Grand Soir : http://www.legrandsoir.info/les-socialistes-americains.html


C’est Jean-Pierre Jouyet qui a présenté Emmanuel Macron au président de la République.


Jean-Pierre Jouyet est un autre énarque (même promotion que François Hollande), passé chez Sarkozy où il fut secrétaire d’État chargé des affaires européennes auprès de Bernard Kouchner, ministre socialiste (sic) des Affaires étrangères et européennes dans le gouvernement de François Fillon. En récompense, Jouyet est nommé par François Hollande directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, puis secrétaire général de la Présidence de la République.

Ici, évitons d’ironiser sur la droiche et la gauche.


Emmanuel Macron a obtenu un prix de piano du conservatoire d’Amiens. En entrant à 36 ans dans le gouvernement Valls 2, le jésuite-solférinien-banquier-pro-américain rejoint une équipe de joueurs de pipeau. Hier choyé, adulé, comblé dans l’ombre, il va découvrir la lumière, les sifflets et les huées.
A être trop brillant dans sa jeunesse, à être plus avide de pouvoir que de devoir, on s’expose à une déchéance précoce dans l’opprobre. Prenons date.


Vincent Moret


PS. Contrairement à ceux que prétendent à loisir ces jours-ci les journalistes (qui se lisent entre eux au lieu d’aller aux sources), François Hollande n’a jamais dit que son « ennemi » est la finance. Il a parlé de son « adversaire ».


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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:31

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Il s'appelait Mike Brown, il pourrait porter un autre nom

 

 

Chronique d'Antonio Santos, pour le journal communiste portugais Avante !

 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Brecht mettait en garde sur le fait que dans une période de confusion sanglante, de désordre institué, d'arbitraire planifié, d'humanité déshumanisée, rien ne doit paraître naturel, rien ne doit passer pour immuable. Il faut se méfier du plus trivial et étudier surtout ce qui semble habituel.

 

Ce 9 août était assassiné un jeune afro-américain à Ferguson, dans le Missouri, aux Etats-unis. Non, non ce n'est pas du déjà-vu : j'ai déjà écrit ici sur le sujet, que les lecteurs me pardonnent ces répétitions si gênantes. Seul le nom est différent.

Les médias de la classe dominante ne commirent pas la même erreur que moi : ils ont bien perçu que l'histoire était la même depuis toujours et ils ne s'y intéressèrent même plus.

Le scénario est toujours le même : un jeune sans armes sur le chemin de la maison. Il est intercepté par la police sans aucune raison. Il finit le corps criblé de balles. Parce qu'il était noir.

Contrairement à Trayvon Martin, le nom de Mike Brown ne méritait ni les gros titres ni la une, le public était déjà habitué à cette histoire et, très sincèrement, lassé d'avoir à l'entendre. Il n'y a, en effet, pire habitude que celle à laquelle nous nous sommes déjà habitués.


 

Ceci n'est pas une chronique sur les statistiques

 

Mais il serait pour le moins étrange pour nous communistes, à l'instar des serviteurs du Dieu-argent, d'accepter de ne pas répéter les mots que nous disons depuis toujours, quand la répétition des vieux crimes est toujours aussi choquante.

Michael Brown est mort. Et il continuera à mourir avec tant d'autres noms bien plus anonymes tant que nous ne connaîtrons pas leur sort. C'est pour cette raison qu'ils peuvent tuer.

Depuis janvier seulement, plus de 400 hommes noires sont morts sous les balles de la police nord-américaine, une statistique considérée comme normale dans le paradigme capitaliste de la démocratie et de la liberté.

Mais Michael Brown n'était pas une statistique et cette chronique porte sur lui.

Mike avait 18 ans et la semaine prochaine il allait entrer pour la première fois à la fac, un fait que sa mère, en larmes, criait aux policiers : « Vous savez combien il fut difficile pour moi de le garder à l'école jusqu'au bout ? Vous savez combien d'enfants noirs parviennent à rentrer à la fac ? ».

 

La réponse terrible est : moins de 15%, mais nous n'allons pas parler de cela, car Michael Brown n'était pas une statistiqu

Ce jour-là, Michael Brown rentrait à la maison de sa grand-mère dans une banlieue ouvrière de la ville quand une voiture de patrouille se gare à ses côtés et lui demande de s'arrêter, la routine à Ferguson, où 87,5 % des personnes auxquelles la police demande de s'arrêter sont noirs. Mais comme cette chronique ne porte pas sur des statistiques, avançons.

Aujourd'hui, nous savons que Michael n'était suspect d’aucun crime, mais les policiers voulaient quand même le contrôler : un de plus, quand 92,3 % des personnes contrôlées à Ferguson sont noires. On en finit avec cette petite partie statistique dans la chronique.

Selon divers témoignages, Michael refusa d'être interrogé et contrôlé. A ce moment-là, un policier a tenté de le pousser à l'intérieur de la voiture, Michael a réussi à se libérer et a couru. Le policier a alors tiré un coup pris qui l'atteint aux côtes.

Tout cela se produisit à 14 h, et les différents témoignages concordent sur ce qui a suivi : quand il a reçu ce coup de feu, Michael a levé les bras pour se rendre mais le policier est monté dans la voiture, et à une distance de moins de 10 m, a tiré de nouveau sur Michael Brown. Plus de sept fois.

Sur l'identité du policier assassin, nous ne connaissons que la couleur de peau : il était blanc comme 94 % des policiers d'une cité à 67 % noire. Cette chronique ne porte pas sur des statistiques, elle porte sur Michael Brown, mais ce sont les statistiques qui l'ont tué.


 

A fleur de peau

 

A l'heure de la publication de cet article, les commentateurs des grands journaux nord-américains se demandaient indignés, tous en chœur, pourquoi les noirs du Missouri embrasent les rues.

Comme nous ne pourrions ici que répéter des statistiques que tout le monde connaît déjà, nous allons faire en sorte de répondre à leur question.

 

Ferguson s'embrase parce que le corps de Michael est resté pendant plusieurs heures au milieu de la route et parce que, quand une veillée s'est formée avec des photographies et des bougies à la main, plus de 200 policiers de choc ont fait irruption, avec des matraques et des fusils à la main.

St. Louis s'embrase parce qu'en 2014 des enfants et adolescents noirs ont été assassinés par une police qui méprise leurs vies.

Le Missouri s'embrase parce que c'est encore un jeune afro-américain de plus qui est assassiné par ce système inhumain et structurellement raciste, et parce qu'encore les médias s'occupent de criminaliser l'image de la victime.

Les Etats-unis s'embrasent car, comme l'écrivait Martin Luther King, quelques semaines avant d'être assassiné : « la révolte est le langage de ceux qui n'ont pas de voix ».

 

 

Une voix accablée de larmes, de tant d'injustice et d'une telle oppression.  

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 09:53

Lu dans "Initiative Communiste", le journal en ligne du PRCF

 

 

Quand les Américains voulaient gouverner la France. Par Annie Lacroix-Riz

Alors que cet été est marqué par les célébrations du 70e anniversaire de la Libération, ww.initiative-communiste.fr site web du PRCF reproduit ci-après un article de notre camarade l’historienne Annie Lacroix-Riz publié en 2003 par le Monde Diplomatique, et republié il y a peu par le site Le Canard Républicain

C’est une page peu connue de l’histoire de la seconde guerre mondiale : dès 1941-1942, Washington avait prévu d’imposer à la France – comme aux futurs vaincus, Italie, Allemagne et Japon – un statut de protectorat, régi par un Allied Military Government of Occupied Territories (Amgot). Ce gouvernement militaire américain des territoires occupés aurait aboli toute souveraineté, y compris le droit de battre monnaie, sur le modèle fourni par les accords Darlan-Clark de novembre 1942.

À en croire certains historiens américains, ce projet tenait à la haine qu’éprouvait Franklin D. Roosevelt pour Charles de Gaulle, « apprenti dictateur » qu’il eût voulu épargner à la France de l’après-Pétain. Cette thèse d’un président américain soucieux d’établir la démocratie universelle est séduisante, mais erronée [1].


Un « Vichy sans Vichy »

À l’époque, les États-Unis redoutaient surtout que la France, bien qu’affaiblie par la défaite de juin 1940, s’oppose à leurs vues sur deux points, du moins si de Gaulle, qui prétendait lui rendre sa souveraineté, la dirigeait. D’une part, ayant lutté après 1918-1919 contre la politique allemande de Washington, Paris userait de son éventuel pouvoir de nuisance pour l’entraver à nouveau. D’autre part, la France répugnerait à lâcher son empire, riche en matières premières et en bases stratégiques, alors que les Américains avaient dès 1899 exigé – pour leurs marchandises et leurs capitaux – le bénéfice de la « porte ouverte » dans tous les empires coloniaux [2].

C’est pourquoi les États-Unis pratiquèrent à la fois le veto contre de Gaulle, surtout lorsque son nom contribua à unifier la Résistance, et une certaine complaisance mêlée de rigueur envers Vichy. À l’instar des régimes latino-américains chers à Washington, ce régime honni aurait, à ses yeux, l’échine plus souple qu’un gouvernement à forte assise populaire.

Ainsi chemina un « Vichy sans Vichy » américain, qu’appuyèrent, dans ses formes successives, les élites françaises, accrochées à l’État qui leur avait rendu les privilèges entamés par l’« ancien régime » républicain et soucieuses de négocier sans dommage le passage de l’ère allemande à la pax americana.

Préparant depuis décembre 1940, bien avant leur entrée en guerre (décembre 1941), leur débarquement au Maroc et en Algérie avec Robert Murphy, représentant spécial du président Roosevelt en Afrique du Nord et futur premier conseiller du gouverneur militaire de la zone d’occupation américaine en Allemagne – bête noire des gaullistes -, les États-Unis tentèrent un regroupement autour d’un symbole de la défaite, le général Maxime Weygand, délégué général de Vichy pour l’Afrique jusqu’en novembre 1941.

L’affaire échouant, ils se tournèrent, juste avant leur débarquement du 8 novembre 1942, vers le général Henri Giraud. Vint ensuite le tour de l’amiral François Darlan, alors à Alger : ce héraut de la collaboration d’État à la tête du gouvernement de Vichy, de février 1941 à avril 1942, était resté auprès de Pétain après le retour au pouvoir de Pierre Laval [3].

Le 22 novembre 1942, le général américain Mark W. Clark fit signer à l’amiral « retourné » « un accord singulier » mettant « l’Afrique du Nord à la disposition des Américains » et faisant de la France « un pays vassal soumis à des “capitulations” ». Les Américains « s’arrogeaient des droits exorbitants » sur le « prolongement territorial de la France » : déplacement des troupes françaises, contrôle et commandement des ports, aérodromes, fortifications, arsenaux, télécommunications, marine marchande ; liberté de réquisitions ; exemption fiscale ; droit d’exterritorialité ; « administration des zones militaires fixées par eux » ; certaines activités seraient confiées à des « commissions mixtes » (maintien de l’ordre, administration courante, économie et censure) [4].


 

Pour lire la suite : http://www.monde-diplomatique.fr/2003/05/LACROIX_RIZ/10168


darlan clark amgot

 

Darlan, un des principaux symboles de la collaboration d’État et successeur désigné de Pétain, scelle devant le portrait de ce dernier l’accord avec le délégué de Washington, Clark, en vue de l’installation en Algérie puis, à terme, en France métropolitaine, d’un « gouvernement militaire américain » (American Military Government of Occupied Territories)

 

Annie LACROIX-RIZ
Professeur émérite d’histoire contemporaine
Université Paris 7-Denis Diderot
http://www.historiographie.info/

 

[1] Costigliola Frank, France and the United States. The Cold Alliance since World War II, Twayne Publishers, New York, 1992.

[2] William A. Williams, The Tragedy of American Diplomacy, Dell Publishing, New York, 1972 (première édition, 1959).

[3] Robert O. Paxton, La France de Vichy, Seuil, Paris, 1974.

[4] Jean-Baptiste Duroselle, L’Abîme, 1939-1945, Imprimerie nationale, Paris, 1982, et Annie Lacroix-Riz, Industriels et banquiers français sous l’Occupation, Armand Colin, Paris, 1999.

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 07:33

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