Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:48

Lu dans  Investigation, le blog de Michel Collon.

 

12 août 2014 

Les 5 et 6 août, la capitale des Etats-Unis, Washington, a été le lieu d’un évènement historique : le premier Sommet de chefs d’Etat d’Afrique et des Etats-Unis.

La démocratie et les droits de l’homme : grands absents du Sommet

La démocratie et les droits de l’homme ne seront pas parmi les objectifs du Sommet, en dépit de la propagande habituelle des Etats-Unis. En effet, de nombreux dictateurs patentés et violateurs des droits humains feront partie des chefs d’Etat qui sont invités à Washington. Il serait fastidieux de les citer tous. Mais parmi eux, on comptera Paul Biya du Cameroun, Idriss Deby Itno, du Tchad, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, de Guinée Equatoriale, au pouvoir depuis 1979, après avoir assassiné son propre oncle ! Et que dire alors de Blaise Compaoré du Burkina Faso, assassin de Thomas Sankara et d’autres valeureux fils du pays des hommes intègres ? Voilà un vulgaire assassin, devenu « chef d’Etat », puis dictateur sanguinaire au service de la Françafrique. Après plus de 27 au pouvoir, il veut faire modifier la Constitution de son pays pour rester au pouvoir, dans le but évident d’éviter à répondre à la justice pour les meurtres et assassinats qui ont jalonné son long règne de terreur. D’autres encore parmi les invités d’Obama sont des « héritiers » de dictateurs défunts, comme Faure Gnassimbé du Togo ou encore Ali Bongo du Gabon. Enfin, il y aura des présidents qui doivent leur pouvoir à des interventions étrangères, comme Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire.

Et dans la plupart de ces pays, les droits de l’homme sont allégrement violés au vu et au su des « champions » de la démocratie et de la liberté et avec leur complicité. Mais les violateurs des droits humains africains seront en de bonne compagnie. Barack Obama aura du mal à leur faire la leçon, étant donné le bilan exécrable des Etats-Unis dans ce domaine. Le soutien inconditionnel au génocide des Palestiniens perpétré par l’Etat terroriste d’Israël suffirait à lui seul à disqualifier les Etats-Unis à se dresser comme « défenseurs » des droits humains. Mais les révélations de Wikileaks et celles de Edward Snowden sur les tortures et autres pratiques inhumaines perpétrées par les Etats-Unis à travers le monde sont venues s’ajouter aux atrocités et barbaries commises par les troupes yankees dans l’Irak occupé et dont le monde entier a été témoin il y a quelques années de cela.


La course pour le contrôle des ressources africaines

En réalité, l’un des objectifs majeurs du Sommet sera pour les Etats-Unis de tenir un discours mielleux sur les « bienfaits » du commerce et des investissements dans le but d’avoir encore plus d’accès aux ressources du continent africain. Cela explique la pléthore de représentants du secteur privé, tant du côté africain que celui des Etats-Unis, à ce Sommet. Comme on le sait, les multinationales de ce pays se sentent « distancées » par les entreprises des pays « émergents » et même d’Europe, dans la course pour le contrôle des immenses ressources de l’Afrique. Et dans certains milieux du capitalisme en profonde crise, d’aucuns pensent que l’Afrique est devenue la nouvelle frontière de la mondialisation capitaliste et qu’elle détiendrait les clés de « sortie de crise ». Lors de sa visite au siège de l’Union africaine à Addis Abéba, en janvier 2014, le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait déclaré : « Avec le potentiel que lui donnent ses ressources, avec sa capacité de croissance économique, l’Afrique est aujourd’hui un continent qui porte les espoirs du monde ». Ainsi le capitalisme en crise attend de l’Afrique qu’elle lui fournisse les solutions à la sortie de crise…grâce à l’exploitation de ses richesses au détriment de ses propres peuples ! Rappelons-nous le rapport du sénat français, rendu public en octobre 2013 et dont le titre à lui seul est sans ambigüités : "L’Afrique est notre avenir". C’est-à-dire « l’avenir » de la France et certainement et d’autres pays occidentaux, mais pas celui des peuples africains ! Ainsi, à Washington, il sera beaucoup question d’investissements, de « partenariats public-privé », de « liberté de commerce » et « d’aide ». Tout cela dans le but d’ouvrir grandes les portes d’entrée des économies africaines pour les livrer à l’appétit insatiable des multinationales yankees. Déjà l’on sait que le pétrole brut africain fait partie des priorités des Etats-Unis dans leur politique de diversification de leurs sources d’approvisionnement visant à diminuer leur dépendance à l’égard du pétrole du Moyen-Orient, région devenue plus volatile et de plus en plus hostile à l’impérialisme occidental, comme le montrent les réactions actuelles suite à l’agression de l’Etat sioniste et les massacres de milliers de Palestiniens. Dans la mise en œuvre de leur stratégie, les Etats-Unis cherchent à installer sur le sol africain le quartier général de leur projet de militarisation du continent, appelé AFRICOM ou « Africa Command ». Le prétexte apparent est « d’aider » les pays africains dans la « lutte contre le terrorisme ». Mais en réalité, AFRICOM vise à assurer la sécurité des investissements et des approvisionnements des Etats-Unis. Et l’implantation du quartier général d’AFRICOM en Afrique, surtout dans la région du Golfe de Guinée, riche en pétrole, leur donnerait un avantage stratégique pour contenir leurs rivaux potentiels, notamment la Chine.


L’ombre de la Chine

C’est un secret de Polichinelle que l’ombre de la Chine planera sur le Sommet de Washington, qui est en vérité une réponse des Etats-Unis à la montée en puissance du géant asiatique en Afrique. La Chine est devenue une obsession pour tous les pays occidentaux et le Japon, qui voient d’un très mauvais œil le resserrement de ses liens économiques avec l’Afrique. L’on se souvient des attaques à peine voilées de Barack Obama contre la Chine lors de sa visite de plusieurs pays africains en 2013. La visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, rappelée plus haut, avait le même but : contrer la Chine. Quant à l’Union européenne, cela fait des années qu’elle essaie d’imposer aux pays africains son agenda de « libre-échange », frauduleusement appelé « accord de partenariat économique » (APE). Les chefs d’Etat de la CEDEAO ont apparemment décidé de capituler face aux pressions, menaces et change de l’UE en acceptant de signer les APE dans quelques semaines. Toute cette agitation occidentalo-japonaise vise à contrer la Chine, perçue comme le plus grand obstacle au maintien de l’hégémonie économique et géostratégique de ce que le Pr. Samir Amin appelle la « triade impérialiste » (Europe, Etats-Unis et Japon).

Le génocide du peuple palestinien entachera le Sommet

Cette triade impérialiste constitue le principal soutien de l’Etat sioniste dans sa stratégie d’extermination du peuple palestinien. Et le Sommet de Washington sera immanquablement terni par les atrocités quotidiennes commises par l’Etat terroriste Israël à Gaza. La complicité des Etats-Unis dans ces atrocités fait que les mains de Barack Obama sont tachées du sang de milliers d’innocents Palestiniens, dont plus de 300 enfants, assassinés de sang froid par l’armée israélienne équipée par les Etats-Unis. Ainsi donc, les présidents africains qui défileront à Washington serreront-ils les mains tachées de sang du président américain, complice d’Israël dans le massacre de milliers de Palestiniens. Si Israël continue de défier le monde entier et de rester sourd aux appels venant de toutes parts, c’est parce qu’il sait qu’il peut compter sur le soutien et la protection des Etats-Unis, quoiqu’il fasse. On l’a vu lors du vote de la Résolution du Conseil des Droits de l’Homme des Nations-Unies : les Etats-Unis étaient le seul pays à voter contre dans le seul but de défendre Israël !

 

Conclusion

Il est fort à parier que le Sommet de Washington n’apportera pas grand-chose aux peuples africains. Certes, les chefs d’Etat qui y prennent part mettront l’accent sur son « succès » et sa « réussite ». Mais peu de gens les croiront. Du point de vue des Etats-Unis, le seul et unique but de ce Sommet est de chercher à mettre les ressources de l’Afrique entre les mains des multinationales nord-américaines pour essayer de « rattraper le temps perdu » au profit des pays « émergents ». Et qu’ils le veuillent ou non, deux ombres planeront sur ce Sommet : celle de la Chine et celle des massacres quotidiens d’innocents enfants palestiniens par un Etat terroriste soutenu par leur hôte : Barack Obama !

Partager cet article
Repost0
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:24
Partager cet article
Repost0
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 14:07

Nous avons aimé cet article de Jacques Sapir.  Si vous voulez le lire, cliquez sur le titre pour trouver le blog "Russeurope" et l'intégralité du texte.

 

L’internationalisme est-il soluble dans la souveraineté ?
11 août 2014

Il y a des gens qui ne doutent de rien. Tel monsieur Ugo Palheta qui dans BastaMag vient de publier une tribune[1] où il soulève une énorme pierre pour se la laisser retomber sur les pieds, comme on disait dans le temps. Cette pierre, c’est la question de l’internationalisme. N’étant pas podologue, et ayant d’autres chats à fouetter, j’aurai laissé passer ce papier si on ne m’avait prévenu que j’y étais cité, en bonne compagnie d’ailleurs, car avec Aurélien Bernier et Jean-Claude Michéa. De quel crime nous serions donc rendus coupables tous les trois ? Du pire, bien sur, de celui de « nationalisme ». Pour ceux qui auraient du mal à le croire, voici donc une citation de ce dit papier : « L’auteur (i.e. Thierry Blin) se contente en effet de mobiliser une rhétorique nationaliste qui, d’Aurélien Bernier à Jacques Sapir en passant par Jean-Claude Michéa, accompagne, à la gauche du champ politique, la croissance électorale du Front national et, non seulement légitime certaines de ses thèses, mais entérine aussi ses prétentions à incarner la révolte populaire face aux politiques d’austérité, menées aussi bien par l’UMP que par le PS ». Rhétorique nationaliste, rien que ça ! On notera, de plus, la reductio ad lepenum implicite, qui semble être l’ultime argument des esprits faibles en ces temps décomposés. Mais, là n’est pas l’essentiel. Ce qui est en cause, ce serait donc l’internationalisme (dont on peut noter qu’il n’est pas affublé de « prolétarien », une incroyable faute de goût). Un peu plus loin l’auteur écrit aussi : « Peut-on prétendre sauver la gauche radicale en réhabilitant les frontières, en confondant souveraineté populaire et souveraineté nationale et en lui inoculant ainsi le pire des poisons, celui du nationalisme, fût-il de « gauche » ? ». Ainsi donc, réhabiliter les frontières ce serait inoculer le « pire des poisons » ? Il est vrai que, comme le disait le sapeur Camenbert, quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limites…

Halte là, monsieur Palheta. Je ne sais quelles sont vos « compétences » en science de l’éducation, mais sur ce point vous tombez bien mal. Car, à vous lire, je vois que votre science en ce qui concerne l’internationalisme est bien courte.

[ ... ]  Lire la suite en cliquant sur le titre.

Partager cet article
Repost0
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:16

Merci à Jean Lévy pour cet article sur son blog "çanempêchepasnicolas".

 

18 août :

Il n’y a plus de journaux. Plus de radio. Les agents des PTT sont en grève. Les policiers également. Les Américains semblent vouloir contourner la capitale au nord par Mantes-la-Jolie, et au sud, par Fontainebleau.

Hier en fin d’après-midi une foule de curieux a entouré des sentinelles allemandes boulevard Saint-Germain. Ces dernières ont pris peur et ouvert le feu. Marie Prunier, 57 ans, et quatre autres personnes ont été tuées. 

Dans la nuit un groupe de FFI s’est emparé du poste Radio-Paris sur les Champs-Elysées : 5 morts, 3 blessés et 3 disparus qui seront retrouvés dans un charnier de la caserne de la République.

Le couvre-feu est fixé à 21h00. La rumeur dit que les portes de Paris seront fermées. A 10h30 environ 400 personnes se rassemblent devant l’Hôtel de Ville pour chanter la Marseillaise mais surtout pour réclamer du pain. Dans la soirée trois chars allemands menaçants prennent position devant l’édifice pendant 20 minutes. 

 

 

Le 17 août, avenue d’Italie, l’état-major des Francs-tireurs partisans français (FTPF) lance son appel à la lutte. En fait les FTPF de Roger Ginsburger, dit Pierre Villon, leur chef national par ailleurs président du COMAC, ont été intégrés aux Forces françaises de l’intérieur et combattent sous les ordres du colonel Rol-Tanguy, donc sous la bannière FFI.


L’état-major des FFI a préparé un PC annexe dans un magasin de la Défense passive rue de Meaux. Le colonel Rol-Tanguy pourra s’en servir en cas d’attaque de son poste de la place Denfert-Rochereau.


 

Le colonel Pierre Georges dit Fabien, chef des FTP du Sud de Paris, a installé son PC rue Gandon. De là il peut diriger des actions de guérilla urbaine pour contraindre les Allemands à se retrancher à l'Ecole Militaire, au Palais Bourbon, à la caserne de la République ou encore à l'hôtel Majestic. Le 25 août il participera avec ses troupes épaulées par la 2ème Division blindée à la prise de la garnison du Sénat.


 

Le colonel Rol-Tanguy installe son PC rue de Meaux dans le 19ème et fait afficher l’ordre de mobilisation générale. Le chef de son 3ème bureau, le commandant Truitié de Varreux, part à bord d’une camionnette pour tenter une liaison avec les Américains dans le sud de Paris. Le véhicule sera mitraillé par un avion allié à Morigny-Champigny et tous les occupants tués. 



 

Les P.C de l’insurrection

Dès le lendemain de la Libération de Paris des plaques commémoratives sont apposées sur les murs de la capitale. Elles remplacent souvent une première inscription éphémère, une croix ou un bouquet de fleurs. La démarche est spontanée. Les Parisiens rendent hommage à leurs combattants. Vient ensuite le temps des plaques demandées par les autorités civiles, les associations ou les organisations professionnelles. Les victimes de la Préfecture de police et les soldats de la 2ème Division blindée sont particulièrement bien représentées. Enfin les organisations de Résistance tiennent à marquer le lieu d'où elles ont lancé les appels au soulèvement et leurs différents postes de commandement.

Voici quelques immeubles d’où partirent les ordres pendant l’insurrection de Paris :

__________

Le colonel Henri Rol-Tanguy, commandant des FFI d’Île-de-France, a installé son PC dans les sous-sols d’un pavillon des Services techniques des Eaux et de l’Assainissement de Paris à proximité des Catacombes. Les nombreuses galeries offrent des issues multiples et le lieu possède un réseau téléphonique indépendant.

 

Aujourd’hui les hôpitaux parisiens enregistrent 12 décès par balles au cours de mitraillades dans les rues de la capitale.

Le général Alfred Malleret, dit Joinville, chef de l’état-major national des FFI, le commandant Raymond Massiet, dit Dufresne, chef de l’état-major des FFI de la Seine et le commandant Jean de Vogüé, dit Vaillant, chef du Comité d’action militaire pour la zone Nord (COMAC), dirigent l’insurrection depuis cet immeuble de l’avenue de la Bourdonnais.


 

Le Général Leclerc et sa division foncent sur Paris, en partie libéré, pour coopérérer avec l'Etat-Major FFI du Colonel Rol

Les premiers éléments blindés arrivent le soir du 24 août à l'Hôtel de Ville..

   

 

L'Etat-Major allemand se rend ...

 

 

Paris en liesse accueille le Général de Gaulle le 26 août dans Paris libéré

 

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 21:53

Merci à La Canaille pour cet article. 

Révisionnisme historique

Publié le 20 Août 2014

Les falsificateurs

à

l'oeuvre

L'appel de Rol Tanguy placardé la veille du retournement de la Préfecture de Police

L'appel de Rol Tanguy placardé la veille du retournement de la Préfecture de Police

 

Fabuleux : depuis hier, quasi en boucle il est martelé une idée pour qu’elle devienne une

 

vérité : ce serait la police qui aurait déclenché l’insurrection parisienne. Bientôt,  

 

(rendez-vous l’an prochain), ce sera l’armée américaine qui aura pris Berlin après avoir

 

libéré Auschwitz.

 


C’est faire fi de quelques réalités incontournables. Sans que cela ne retire de mérite à ceux qui dans les commissariats puis à la préfecture ont retourné efficacement leurs armes, est-ce faire injure à l’histoire que de rappeler que les gendarmes et le métro avaient rejoint deux jours plus tôt les cheminots qui, si on en croit Léo Hamon et son journal* se battaient depuis trois jours autour des gares parisiennes et des ateliers, dépôts et triage du département de la Seine ? Les postiers avaient débrayé le 16 (pour ne parler que de ce qui relève des structures publiques).

 

Depuis la veille du retournement de la PP,des affiches étaient placardées depuis l’aube par le CPL appelant à la grève générale et à l’insurrection. Les usines de Paris et d’Ile France ne tournaient plus et certaines étaient déjà l’objet de combat, les administrations étaient figées.

 

Mais que ne ferait-on pas pour masquer le rôle et la place de la classe ouvrière, du monde du travail , de la CGT et du Parti Communiste dans la Résistance.

 

Lors de la commémoration de la grève insurrectionnelle des cheminots, le 10 août, aucun ministre, pas même le sous-fifre haineux chargé des transports (il est vrai que ses oreilles auraient sifflé) ne s'est déplacé.

 

Pour mémoire et recaler les pendules :

Le Comité Parisien de la Libération présidé par André Tollet secrétaire de l'UD CGT de la Seine tient réunion (clandestine) à Argenteuil le 14 août 44 après midi. Léo Hamon membre du C.P.L. rapporte la rencontre avec Robert Hernio dirigeant du comité de grève des cheminots :

 

"Un excellent militant nous a rendu compte de la grève des cheminots et demandé notre appui.

En rentrant dans Paris, j'apprends que l'ordre de grève a été donné à la Police. C'est bien vers l'insurrection que l'on va."

Robert Aron aussi membre du C.P.L. qui est tout sauf un progressiste planqué indique dans ses notes:

"Les cheminots sont en grève depuis le 12 août. Depuis le 14, les trains ne circulent plus. Le mouvement s'étend à toute la région parisienne, d'où aucun train ne part : pour briser cette grève, les Allemands ont procédé à quelques arrestations, mais sans résultat sur le déroulement de l'action qui se poursuit dans des conditions difficiles et dangereuses. Le représentant des Cheminots réclame :

1- le soutien moral de la Résistance

2- des armes

3- des fonds

Le CPL soutiendra la grève." (fin de citation)

 

Notons que Léo Hamon, certainement un gauchiste échevelé, scolarité à la très élitiste “ École Alsacienne ” de Paris, docteur en droit en 1932 est issue de la mouvance socialo centriste a été vice président du CPL sera un des piliers du mouvement gaulliste (UDT) sera ministre de Chaban Delmas 68 à 72 ce qui pour les média officiels en fait certainement un cryptocommuniste falsificateur de l’Histoire.


Cela ne retire à rien à ceux qui au prix de près de 200 tués ont lavé l'honneur d'une administration, alors que ses chefs et nombre de ses hommes se sont vautrés au service de l'occupant.

 

Pour anecdote et exemple de continuité historique, traversant toute l'histoire des guerres coloniales de l'après guerre, le service qui traite des "sans papiers" à la PP, jusqu'à une époque récente siégeait dans les mêmes locaux que celui qui avait le traitement des juifs et apatrides sous l'occupation, pour ne rien dire de ce que sera la trajectoire des sinistres brigades spéciales 1&2 des RG.


Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 21:39
Lu sur le site de l'Association France Palestine Solidarité
Plus de 12000 signatures déjà.  Vous pouvez soutenir l'initiative de l'AFPS en signant cette pétition réclamant l'embargo total sur les armes à destination d'Israël et une intervention de la France pour une suspension immédiate de l'accord d'association de l'UE avec Israël.
Gaza, colo­ni­sation, crimes de guerre : des sanc­tions pour en finir avec l’impunité d’Israël

AFPS, jeudi 7 août 2014

Pétition adressée à M. François Hol­lande, Pré­sident de la Répu­blique, et au gou­ver­nement français

L’attaque israé­lienne lancée mas­si­vement en juillet 2014 contre la popu­lation pales­ti­nienne de Gaza exprime une fois de plus le déni par l’État d’Israël de toutes les règles du droit inter­na­tional et huma­ni­taire et des droits humains les plus élé­men­taires. Ceux qui en sont res­pon­sables devront répondre devant la justice des crimes de guerre commis, voire de crimes contre l’humanité.

 

Cette attaque est inter­venue dans la logique du rejet par Israël du pro­cessus pales­tinien de récon­ci­liation nationale, qui avait été salué entre autres par l’Union Euro­péenne et les États-​​Unis, et qui consti­tuait une immense chance pour la paix.

Une fois de plus, c’est l’intolérable impunité dont béné­ficie l’État d’Israël qui pousse celui-​​ci à des vio­la­tions sans limites du droit international.

 

Devant cette agression mili­taire dirigée contre la popu­lation de Gaza et ses infra­struc­tures les plus vitales, les pays membres de l’UE, dont la France, ne peuvent laisser se pour­suivre de tels mas­sacres et exac­tions à grande échelle sans prendre des sanc­tions adaptées pour contraindre Israël à renoncer à toute opé­ration mili­taire dirigée contre la popu­lation pales­ti­nienne, et à cesser l’agression per­ma­nente que consti­tuent le blocus et le siège de Gaza, la colo­ni­sation en Cis­jor­danie et l’expulsion d’habitants pales­ti­niens de Jéru­salem Est.

 

Les soussigné(e)s demandent au Pré­sident de la Répu­blique et au gou­ver­nement français :

- de cesser immé­dia­tement toute coopé­ration mili­taire avec Israël et de mettre un embargo total sur les armes à des­ti­nation d’Israël,

- d’agir de manière éner­gique et publique pour que soit décidée, dès le pro­chain Conseil Européen, la sus­pension sans délai de l’accord d’association entre l’Union Euro­péenne et Israël, en s’appuyant sur l’article 2 de cet accord, et ceci tant qu’Israël ne se conformera pas au droit international.

Partager cet article
Repost0
20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 01:16

maki-manif-tel-aviv-copie-1.jpg



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Plus de 10 000 personnes se sont rassemblés samedi soir place Rabin pour trouver une solution politique à l'occupation des territoires palestiniens sous le mot d'ordre : « Changer de cap : loin de la guerre, visons la paix ».



On y retrouvait de nombreuses pancartes affirmant : « Qui ne veut la paix trouve toujours des prétextes » et « Oui à la démocratie, non au fascisme ».

 

Lors de ce rassemblement, des discours ont été prononcés par l'écrivain David Grossman, le journaliste Zoheir Bahloul, la présidente de Meretz, la députée Zahava Gal-On, le président du Hadash, le député communiste Mohammed Barakeh et Nomika Tzion, résidente de Sderot.

Le meeting a aussi vu des performances musicales de Achinoam Nini [NdT : plus connue en France sous le nom de 'Noa', célèbre par sa performance dans la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris], Mira Awad, Yair Dalal et Adam Gorlitsky.

La présidente de Meretz Zahava Gal-On a lancé un appel au Premier ministre Benyamin Netanyahu, afin qu'il présente sa démission :

 

« Bibi, tu as échoué. Il faut partir, laisse les clés et rentre chez toi. Tu as gravement échoué, parce que depuis cinq ans, tu refuses la diplomatie, tu refuses d'adopter l'Initiative pour la paix arabe ».

 

La manifestation était organisée par deux partis de gauche : Meretz et le Hadash (Le Front démocratique pour la paix et l'égalité – Parti communiste d'Israel) ainsi que par Peace Now et le Forum des familles endeuillées.

Le rassemblement devait avoir lieu la semaine dernière, mais il fut reporté sur ordre de la police et du Commandement du Front intérieur, qui interdisait alors les rassemblements de plus de 1 000 personnes à Tel-Aviv.

 

La page Facebook de l'événement se présentait ainsi : « après un mois douloureux de guerre et de morts, au vu des vagues d'incitations à la haine qui déchirent la société israélienne, nous appelons à une manifestation pour la paix et la démocratie.

Le prochain cycle (de violences) peut être évité. Il ne nous faut pas sombrer dans un abîme de guerres toujours plus cruelles, de haine exacerbée et de destruction de nos voisins et de nous-mêmes.

Seul un accord garantira à la sécurité à long-terme pour les résidents du sud et pour l'ensemble du pays. Il y a une alternative – dialogue immédiat avec les Palestiniens pour s'assurer d'une paix juste, la levée du blocus à Gaza et une position ferme des Arabes et des Juifs contre le racisme et pour la vie.

 

Seule une solution politique à deux États garantira l'indépendance, la justice, la sécurité et l'espoir pour tous ceux qui vivent sur cette terre ».

 

Lors de son discours, l'écrivain David Grossman déclarait : « Aucun camp dans cette guerre ne porte le visage de la victoire. Il n'y a que d'indescriptibles images de mort et de destruction. Chaque image ne dépeint que la défaite des deux peuples.

Il n'y a pas de solution militaire au conflit entre Israël et le Hamas. Il n'y a pas de solution militaire qui mette fin aux souffrances des Israéliens dans le sud et aux souffrances inhumaines des Gazaouis. Le gens en Israël ne pourront respirer librement non plus, tant que l'étau enserrant Gaza ne sera pas levé ».

 

Sous un tonnerre d’applaudissement, le député communiste du Hadash, Mohammed Barakeh, a affirmé en Hébreu et en Arabe : « nous construisons un partenariat contre l'occupation, pour une Palestine libre aux côtés de l’État d’Israël ».

Il continua : « Nous sommes ici pour une solution à deux États, pour la vie et pour un avenir pour les gens à Gaza et dans le Sud ».

Barakeh s'est également adressé à la foule, décrivant un désir « de construire une véritable amitié entre Arabes et Juifs ».

« Depuis la signature des Accords d'Oslo », dit-il, « l’État et la droite ont essayé de nier la légitimité civique des Arabo-palestiniens en Israël, qui n'opteront jamais pour la guerre et seront toujours en faveur de la paix ».

 

Nomika Tzion, résidente à Sderot, a appelé la foule à penser à ceux à Gaza qui sont réfugiés pour la seconde fois ou la troisième, ajoutant : « Le vrai crachat au visage des résidents de Sderot ? Les tentatives de nous caractériser tous comme un seul et unique groupe stéréotypé ».

Gaza est « la plus grande prison du monde », a-t-elle continué.

 

Partageant ce sentiment anti-guerre, les manifestants ont exprimé leur colère envers le gouvernement d'extrême-droite israélien en chantant : « Bibi, go home ! »

Partager cet article
Repost0
18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:20

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?

 

07/08/2014

 

L’offensive antirusse de l’Etat profond qui gouverne les Etats-Unis – c’est-à-dire l’appareil sécuritaire alliant CIA, NSA, Pentagone et industries de l’armement –, est probablement le plus grand danger que le monde moderne ait eu à affronter.

Agitant le très télégénique Obama au bout de ses ficelles pour faciliter le travail d’enfumage de la presse-Système, il s’est totalement radicalisé ces deux dernières décennies, à mesure que devenait inexorable un effondrement de l’hyperpuissance US et de son système néolibéral.

Aujourd’hui, pour ces esprits en surchauffe obsédés par la préservation à tous prix de l’hégémonie US, même l’option d’une «attaque nucléaire de première frappe» n’est plus un tabou alors qu’autour de la crise ukrainienne, la montée aux extrêmes se poursuit, et que le risque (désir ?) de guerre grandit à mesure.


Le retour du Docteur Folamour

 

En 2006, un article du Foreign AffairsThe Rise of U.S. Nuclear Primacy, estimait que les Etats-Unis disposaient désormais d’une supériorité nucléaire telle qu’elle leur permettrait d’envisager une attaque nucléaire «de première frappe» (first strike) victorieuse contre deux adversaires, Russie et Chine, supposés incapables de riposter.

La chose n’avait pas été du goût des Russes. Poutine himself avait réagi en affirmant que «l'analyse de la situation internationale et des perspectives de son évolution poussait la Russie à considérer la dissuasion nucléaire comme le principal garant de sa sécurité».

Une pluie d’articles de la presse russe s’était ensuite abattue sur les affirmations de Foreign Affairs pour le dégommer. 

Si le message US avait été entendu 5 sur 5 à Moscou, la réponse russe n’avait bien évidemment ému personne à Washington. 

A travers le déploiement de l’OTAN et l’installation de leur fameux bouclier antimissiles dans les ancienne républiques soviétiques, les USA n’ont en effet cessé depuis de venir menacer directement  la dissuasion russe, sous couvert de parer à la menace iranienne. Un argument parfaitement ridicule qui fit d’ailleurs beaucoup rire Poutine

Aujourd’hui, certains analystes comme l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan, Paul Craig Roberts, estiment que cette doctrine de la «première frappe victorieuse» est (re)devenue une option parmi d’autres dans les esprits malades de l’Etat profond US, et tirent la sonnette d’alarme, dans le désert bien sûr…

 

L’Ukraine, mère de toutes les crises

Pourtant, la crise ukrainienne déclenchée par l’Etat profond US – avec l’aide des groupies européennes du très télégénique Obama –, concentre tous les risques de dévissage. 

La désormais fameuse émission Truthseeker, sur Russia Today, a d’ailleurs consacré un épisode à cette hypothèse de première frappe nucléaire sur la Russie, et pour laquelle les Etats-Unis auraient déjà un plan, et même une date… 2016…

Il ne s’agit pas ici de se perdre en conjectures sur la pertinence  des avertissements de Paul Craig Roberts, ou sur la crédibilité partielle ou totale de l’enquête de Truthseekers. Il se trouve simplement que ces signaux d’alerte s’inscrivent dans un contexte et un enchaînement de faits qui sont suffisamment graves pour les rendre parfaitement audibles.


Un risque bien réel

Ces faits sont simples.


- La Etats-Unis et leur modèle néolibéral sont en train de s’effondrer ;

- La suprématie du dollar, devenu monnaie de singe, est ouvertement contestée (et sans cette suprématie, plus d’hégémonie);

- La montée en puissance des pays du BRICs est perçue comme une menace par les USA ;

- Ces dernières années, toute la puissance militaire US a été concentrée pour encercler la Russie et la Chine, ses principaux rivaux ;

- La crise en Ukraine a été déclenchée pour empêcher la création d’un bloc concurrent Euro-BRICs, et pour enfermer définitivement l’U E dans les griffes US (et du TAFTA) derrière un nouveau rideau de fer;

- La guerre économique déclenchée par le Bloc atlantiste contre Moscou (qui réplique désormais) – alors même qu’absolument aucune preuve crédible de l’implication des séparatistes du Donbass dans le crash du MH17n’a été produite –, dénote une volonté claire de montée aux extrêmes «coûte que coûte»;

Un projet de loi concocté par le Sénateur Bob Corker (loi S.2277 / «The Russian Aggression Prevention Act») pourrait ouvrir légalement la voie à une guerre contre la Russie.

- Le Congrès US, gangréné comme on le sait par la corruption du Corporate power, n’a jamais été aussi fanatiquement mobilisé contre la Russie. Même en pleine Guerre Froide, on n’avait jamais connu ça.

- L’armement et la formation annoncées de la Garde nationale ukrainienne par les USA, et la probable implication de l’OTAN dans le dispositif, forcera la Russie à réagir militairement car, à ce niveau d’intensité de la confrontation, elle ne peut plus reculer. Face à l’avancée du dispositif atlantiste, Moscou pourrait donc être contraint d’envahir l’Est de l’Ukraine pour préserver la «profondeur stratégique» nécessaire à sa dissuasion.

- Aux dernières nouvelles l’OTAN est en train de concentrer des troupes et des équipements près de l’Ukraine, multipliant d’autant  les risques de dérapages.

Le danger d’une confrontation militaire directe entre les deux puissances nucléaires est donc bien réel, et augmente désormais de jour en jour au gré de l’hystérie atlantiste.

L’Europe doit se réveiller

 

A ce stade, il est important de relever que sans le concours des laquais européens dans le coup d’Etat fomenté par Washington à Kiev : point de crise ukrainienne.

 

Et sans le suivisme de ces mêmes laquais européens dans la montée aux extrêmes voulue par Washington : point de risque de guerre.

 

Il faut donc que les élites européennes ouvrent les yeux sur ce qui se passe réellement ; brisent leurs chaînes atlantistes et cessent d’obéir aveuglément à Washington.

 

Dans nos démocraties libérales le peuple n’ayant rien à dire sur les sujets sérieux, ce réveil pourrait venir de pressions des milieux économiques ou d’une mobilisation des pays qui ont le plus à perdre dans ce jeu de dupe imposé à l’UE par Washington.

 

Compter sur l’intelligence de nos élites est en effet formidablement hasardeux (on n'en serait pas là) ; mais peut-être pouvons-nous compter sur la peur salvatrice qui pourrait les saisir lorsque, à la faveur d’un évènement ou d’un autre, ils vont tout à coup prendre conscience que oui, un risque de guerre nucléaire entre l’Etat profond étasunien et la Russie existe bel et bien désormais.

 

Et que l’Europe, comme par hasard, est en première ligne.

 

Publié par entrefilets.com 

 

le 7 août  2014 à 17h13

 

- See more at: http://www.entrefilets.com

Partager cet article
Repost0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 20:47

Procès des communistes Ukrainiens

Pyotr-Simonenko

 

Hier a eu lieu la deuxième audience dans le procès contre le parti communiste d’Ukraine.

 Au cours de la première audience, le 24 juin, il a été exposé  que les autorités ukrainiennes avaient engagé une procédure pénale contre plus de 300 militants et cadres du parti, y compris les cadres supérieurs, y compris le Secrétaire Petro Simonenko.

 Ont été par ailleurs exposés le harcèlement continu et la persécution des communistes : attaque des sièges, diffamation par voie de presse, meurtres (Vjacheslav Koshun, dirigeant local tué dans le Donbass), saisies (Sergei Filindash, Secrétaire de l’UCP à Volnovaha).

Dans le même temps, exposé des  activités du groupe tant dans le Donbass que dans d’autres régions du pays : mobilisations contre la guerre, collecte et envoi de l’aide aux zones de conflit, assistance juridique aux victimes de la répression.

 L’infatigable activité du Secrétaire Petro Simonenko, constamment en contact avec les  partis frères et avec l’Europe parlementaire communiste et de gauche.

 La journée d’hier s’est terminée par un report à une date ultérieure, compte tenu des éléments présentés par l’accusation et la défense.

Ont participé à l’audition des avocats européens: Madalena Santos et Antonio Gernao, qui disent avoir été  déconcertés par les procédures mises en place par les autorités ukrainiennes.

 Madalena Santos a mis en évidence le fait que l’enquête vise à frapper le PCU à travers les opinions et les activités politiques des élus communistes dans l’exercice légitime de leurs fonctions, alors que Gernao fait observer qu’au moins l’action couplée du ministère de la Justice et du Service de sécurité au cours de la procédure, constitue une situation qui crée un déséquilibre évident dans la procédure.

Partager cet article
Repost0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 20:39

Comment évaluer la situation en Ukraine? par Petro Simonenko

Pyotr-Simonenko

 

06/08/2014

Le pays est au bord du gouffre. Et si l’Ukraine continue selon le vœu de l’Occident et des États-Unis sa trajectoire de transformation en état périphérique, servant les intérêts des sociétés transnationales, si elle continue sa trajectoire de guerre, où une guerre civile risque de se transformer en conflit entre Etats, nous allons nous retrouver face à une menace réelle de destruction de l’intégrité territoriale, la perte de l’indépendance.


Les oligarques qui ont pris le pouvoir après le coup d’Etat sur le Maidan en février, et leurs complices nationalistes, cherchant à justifier leurs crimes sanglants dans les régions d’Odessa, Marioupol, Donetsk et de Lougansk, prétendent assister aujourd’hui à la naissance d’une nouvelle nation unie.

C’est un mensonge flagrant. Lorsque un Ukrainien tue un autre Ukrainien, lorsque sont massacrés vieillards, femmes, enfants, lorsque les villages sont rasés, les fabriques et les usines, les écoles, les hôpitaux, les crèches, les infrastructures des grandes villes des régions de Donetsk et de Lougansk sont détruits, lorsque des centaines de milliers de citoyens de l’Ukraine à la recherche de paix laissent leurs maisons et deviennent des réfugiés, parler d’une nation unie est un blasphème!

Le régime national-fasciste mène une guerre de l’information, dont le but est de justifier les crimes contre son propre peuple par une lutte contre les séparatistes et les terroristes.

Pour l’amour de la vérité et dans l’espoir d’arrêter cette guerre fratricide, je tiens à réitérer que les protestations dans le Donbass ont commencé avec les exigences du maintien de la langue russe comme langue officielle, la nécessité de décentraliser le pouvoir et renforcer les pouvoirs des collectivités locales, la possibilité de référendums locaux. Les résidents des régions de Donetsk et de Lougansk sont opposés à la destruction des monuments et des obélisques aux héros de la Grande Guerre patriotique, contre la distorsion de l’histoire.

Ils n’ont pas voulu les entendre ni les écouter et ont déclaré la guerre à leur propre peuple.

On assiste à une chute extrêmement dangereuse de la production, à la montée de l’inflation, des prix et des tarifs, au gel des salaires des employés, à la réduction des coûts pour les programmes de soutien aux retraités, aux femmes, aux jeunes, à la lutte ouverte contre les dissidents et la censure violente dans les médias. La signature d’un accord désastreux d’association avec l’UE, d’un protocole esclavagiste avec le FMI, la perte du marché en Russie et la situation catastrophique avec le gaz (manque d’approvisionnement par la Russie) conduira inévitablement à une hausse du chômage, une baisse du niveau de vie et une montée de la tension sociale.

En 2014, comme en 2004-2005, est venu au pouvoir en Ukraine le même groupe d’oligarques, complètement dépendants et exécutant tous les ordres des USA et de l’Europe. Le danger de leur maintien au pouvoir est renforcé par le fait qu’ils ont pris pour complices l’organisation pro-fasciste "Svoboda" et d’autres courants nationalistes d’extrême-droite. L’arrivée au pouvoir des milliardaires, tant dans l’Administration présidentielle qu’à la direction des régions (à Donetsk – Tarouta, à Dnipropetrovsk – Kolomoysky), la création d’armées de mercenaires privés montrent la division réelle du territoire de l’Ukraine en principautés oligarchiques (féodales).

La guerre continue dans l’intérêt des États-Unis – à savoir le nettoyage des zones pour assurer l’extraction du gaz de schiste.

Cette guerre est une lutte des oligarques pour la redistribution des richesses, et ceux qui sont arrivés au pouvoir à Kiev s’efforcent par la guerre de détruire les fabriques et les usines dans la plus grande région économique de l’Ukraine, ce qui rend impossible pour les oligarques du Donbass d’augmenter leurs richesses. Et cela signifie des centaines de milliers de chômeurs.

Cette guerre – c’est la destruction physique des citoyens de l’Ukraine qui se sont permis de revendiquer le droit à la vérité de l’histoire, de parler leur langue, de demander l’utilisation de l’argent gagné pour le développement de leurs régions, et non pas pour nourrir les fonctionnaires de Kiev qui piochent dans le budget pour se remplir les poches.

Cette folie doit cesser!

 

Quelle est la cause et qui est le principal responsable de ce qui se passe?

Il est évident que ceux qui toutes ces années ont intimidé les citoyens ukrainiens par des mensonges sur le passé soviétique, sur les pages tragiques de notre histoire, ont fait cela pour détruire les principes de justice sociale, le système du pouvoir populaire, et pour pouvoir s’enrichir par la dure exploitation des autres, le chômage, la hausse des prix et des tarifs, le faible niveau des salaires et des pensions. La raison de ce qui se passe est dans le système politique, qui est le gardien des intérêts du capital et des oligarques. La raison est la privatisation illégale des biens publics, qui a conduit à une énorme stratification sociale entre une poignée de riches et les pauvres. La plupart en travaillant  s’appauvrissent, et plusieurs centaines de tyrans deviennent riches. Beaucoup de gens ne remarquent pas comment dans un flux dense d’événements tragiques sont relégués au second plan les problèmes clés et les maladies de notre société : la corruption, l’oligarchie, la profonde stratification sociale, la collusion entre les fonctionnaires et les criminels, le mépris pour les droits des personnes. Les conversations à ce sujet sont de plus en plus pour la forme. Les vraies solutions sont reportées pour "après", pour "après la victoire." Seulement une victoire sur qui?

Les participants aux Maidan et ceux qui l’ont utilisé à leurs propres fins font valoir qu’il s’agissait d’une révolte contre un régime criminel. Cependant, comment à la fin se fait-il que des citoyens ukrainiens tirent maintenant sur d’autres citoyens ukrainiens? Et ceux qui faisaient partie de ce régime se sentent bien dans les "nouvelles conditions"? Comment se fait-il que l’indignation face à l’indifférence des autorités à l’opinion publique a donné lieu au refus d’entendre nos concitoyens, qui ont une opinion différente? Et comment se fait-il que, dans le sillage d’un sentiment anti-oligarchique, à nouveau les oligarques se retrouvent au pouvoir? Pas moins cyniques ni cupides.

Comment se fait-il que les gens de l’Ukraine, qui ont apporté une grande contribution à la Grande Victoire du peuple soviétique sur le fascisme, aient porté au pouvoir un régime national fasciste? Le régime instauré après le coup d’état sur la Place de l’indépendance a provoqué une confrontation civile et la société a basculé dans la guerre civile. Bien que, en fait, les raisons d’un conflit au sein de la société n’existaient pas.


Dans leurs demandes, les travailleurs ukrainiens dans l’Est et l’Ouest, le Sud et le Nord, le Centre et les régions, sur les Maidan et anti-maidans exigeaient des solutions à des questions similaires : surmonter les inégalités sociales, assurer une répartition équitable de la richesse sociale, briser la toute-puissance des oligarques et mettre fin à la corruption. Les citoyens ukrainiens veulent améliorer l’efficience et la responsabilisation du gouvernement.

Mais tout cela a fini par des conflits internes, suivant la technologie du grand capital. Avec son aide, le mécontentement social de la société dans son ensemble a été détourné dans le canal de la haine mutuelle. Malheureusement, cette technique a marché. Et cela va fonctionner aussi longtemps que nous ignorerons l’intention criminelle des oligarques.


Est-il un espoir pour une résolution rapide du conflit?

Dans la logique imposée par le capital – aucun. En effet, dans les relations entre le pouvoir, qui protège les intérêts du capital, et les gens ordinaires, entre les nouveaux maîtres, qui sont devenus oligarques, et les travailleurs, rien n’a changé. La classe des propriétaires s’est rendu compte depuis longtemps qu’elle a besoin du pouvoir comme une garantie de la poursuite de son enrichissement, et les travailleurs persistent dans un état d’illusion que leurs exploiteurs propriétaires sont jour et nuit à réfléchir à la façon de faire le bien pour eux, et votent pour les oligarques, se condamnant  ainsi à la pauvreté.

Certains représentants de l’ancien régime oligarchique, après le coup d’Etat sur le Maidan, s’enfuirent, et l’opposition oligarchique arrivée au pouvoir a pris pour alliés les nationalistes – néo-fascistes, ainsi qu’une partie importante des partisans de M. Ianoukovitch, puis a continué à faire ce que faisaient leurs prédécesseurs au pouvoir. Le «népotisme», la corruption continuent de prospérer. Les fonctionnaires et les grandes entreprises volent même en temps de guerre. L’Ukraine traverse un stade d’oligarchisme militaire, lorsque les oligarques ne se cachent plus derrière des sbires, et occupent directement les hautes fonctions publiques. Et renforcent leur régime non seulement par des ressources administratives, et la violence directe, en s’appuyant sur les armées mercenaires privées.

Pour la première fois dans l’histoire de son indépendance, l’Ukraine a un président oligarque. Pour la première fois les oligarques ont formé des unités militaires, qui refusent d’obéir aux lois de l’Ukraine. Au sein de l’Ukraine se sont formées des "principautés" oligarchiques et les nouveaux magnats se battent pour leur contrôle par l’entremise du peuple ukrainien.

Et pour que ce fait ne saute pas aux yeux, on a vendu à la société ce conte sur l’intégration européenne sous forme d’une association avec l’UE, mais sans adhésion à l’UE, qui explique et excuse tout – et les mesures antisociales, et l’exploitation accrue, et le pillage du pays.

Les gens se laissent une fois de plus berner. Et c’est la raison principale pour les événements d’aujourd’hui, et encore plus – c’est la raison de la catastrophe nationale qui approche. Tant que la société ukrainienne ne se débarrassera pas de la bride oligarchique, le développement sera impossible. L’Ukraine sera constamment frappée par les échecs économiques, les crises politiques et les conflits civils.


à suivre : Comment évaluer la situation à l’Est?

Lien: http://www.kpu.ua/ru/78094/petr_symonenko_kak_otsenyt_sytuatsyju_v_ukrayne

 

Lu sur le blog de Danielle  Bleitrach "Histoire et société"

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents