Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:09

Sur le site du M'Pep

 

SITUATION EN PALESTINE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 12 janvier 2015.

 

Patrick SERRES, de l’association France Palestine solidarité de Gironde (AFPS 33) et André ROSEVEGUE, de l’Union juive française pour la paix (UJFP), étaient les invités de l’Université d’automne du M’PEP, mi-novembre, à Bordeaux. Ils ont fait le point sur la situation en Palestine.
 
C’est l’occasion de dénoncer la présence indécente à la « Marche républicaine » du dimanche 11 janvier à Paris, entre autres chefs d’État pratiquant la répression, interdisant la liberté d'expression, s'opposant à la laïcité, discriminant les femmes, méprisant la souveraineté des peuples, menant des opérations guerrières, de Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, massacreur des Palestiniens, d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères d’Israël, chef du parti d’extrême-droite Israel Beytenou, de Naftali Bennett, chef du parti sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer Juif et du mouvement pro-colonies My Israel.
  • Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, s’est toujours opposé aux Accords d’Oslo. Ces derniers résultent de discussions entre des négociateurs israéliens et palestiniens tenues à Oslo en Norvège, pour poser les premiers jalons d'une résolution du conflit israélo-palestinien. Une Déclaration de principes a été signée à Washington le 13 septembre 1993 en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des Etats-Unis, pour régler le problème et poser les bases d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Benjamin Netanyahu a favorisé la construction de nouvelles implantations israéliennes en Cisjordanie, en expulsant les Palestiniens. Il s’est toujours opposé à la création d’un État palestinien. Avant de prendre l'avion pour Paris il a lancé un appel : "A tous les juifs de France, tous les juifs d'Europe, je vous dis : Israël n'est pas seulement le lieu vers lequel vous vous tournez pour prier, l'Etat d'Israêl est votre foyer".
  • Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a fondé le parti d'extrême droite Israel Beytenou. Lors de la seconde intifada, en 2002, il demande le bombardement des stations d'essence, banques et centres commerciaux palestiniens. Il s'oppose au plan de désengagement des territoires occupés et propose en mai 2004 un plan alternatif dans lequel il prévoit une séparation entre Juifs et Arabes « pour créer deux États ethniquement homogènes ». En janvier 2008, Avigdor Liberman a quitté le gouvernement afin de s'opposer aux négociations de paix avec les Palestiniens. Il a été inculpé de « blanchiment d’argent », « fraude », « subornation de témoins », « entrave à la justice »…
  • Naftali Bennett est un homme d’affaire et politicien qui dirige le parti politique sioniste religieux d’extrême-droite Le Foyer juif, ainsi que le mouvement pro-colonies My Israel. En juillet 2013 il déclare : « J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça », lors d'une réunion retranscrite par le quotidien Yedioth Ahronoth.

 
Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3874

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:14



Communiqué de Petro Simonenko, secrétaire-général du Parti communiste ukrainien



Traduction MA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



« La déclaration cynique faite par le Premier ministre ukrainien, Arseni Iasteniouk, lors de sa visite en Allemagne est une insulte à des générations d'Ukrainiens qui, pendant la Grande guerre patriotique ont forgé, au front comme à l'arrière, la victoire sur le nazisme et l'hitlérisme.



La déclaration de Iasteniouk, livrée pour le 70 ème anniversaire de la Grande victoire est un coup de poignard dans le dos sournois à tous ceux qui dont donné leur vie pour libérer les peuples d'Europe des Nazis, libérer les prisonniers des camps de concentration.

C'est une insulte aux anciens combattants d'Ukraine, qui sont encore en vie et à qui le régime ôte les dernières miettes de leur pension, les réduisant à la pauvreté », a déclaré le responsable du Parti communiste d'Ukraine (KPU), Petro Simonenko.

 

Rappelons que sur ARD, une grande chaîne de télévision allemande, Iasteniouk a déclaré qu'il se souvient très bien de l'invasion soviétique de l'Ukraine et de l'Allemagne pendant la Seconde guerre mondiale. Et qu'il s'agit d'éviter que cela se reproduise maintenant.

 

Pour Petro Simonenko, il est clair que Iasteniouk a bel et bien falsifié ce que fut la Grande guerre patriotique et la Seconde Guerre mondiale, transformant la libération de l'Europe du nazisme en « agression russe » contre l'Allemagne nazie.

« Si une telle déclaration avait été faite par un citoyen lambda, elle aurait été considérée comme une preuve d'ignorance et de la bêtise la plus élémentaire.

Mais dans la bouche de l'un des plus hauts responsables de l'Etat ukrainien, qui est le Premier ministre Iasteniouk – face à tous ces gens qui, avec les peuples frères de toutes les républiques d'URSS, ont apporté une contribution décisive à la victoire de la coalition anti-hitlérienne pendant la Seconde Guerre mondiale – cela doit être considéré comme une vile provocation, s'inscrivant dans l'escalade de la tension sur le continent européen, la plongée de l'Europe dans une nouvelle guerre mondiale », a déclaré le chef du KPU.



Petro Simonenko a également souligné que de telles déclarations de hauts responsables du régime au pouvoir en Ukraine, s'inscrit clairement dans la politique mise en œuvre par les cercles dirigeants nord-américains pour l'Europe, y compris l'Ukraine et la Russie.

« Dans ces conditions de grave crise systémique globale, l'Europe pacifique et forte, l'Europe qui a des liens économiques et politiques étroits avec la Russie – pour les Etats-unis, il faut en finir avec cette Europe-là », a déclaré le chef du KPU.

En outre, Petro Simonenko estime que la déclaration d'Iasteniouk est la meilleure façon de montrer son vrai visage politique : celle d'un partisan du fascisme.

« Si Iasteniouk n'est pas immédiatement condamné, cela signifierait que le fascisme est devenu officiellement l'idéologie d’État du régime au pouvoir », affirme le chef du Parti communiste.

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:32
Partager cet article
Repost0
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:16

Fakir-12janv2015.jpg

double-peine.jpg

Après une large consultation d’intervenants, de co-organisateurs, de conseillers, nous avons décidé de maintenir la soirée de lundi 12 janvier 2015, 19 h, à la Bourse du Travail.

 

Néanmoins, au vu des événements, et à moins d’une profonde surdité, on ne saurait conserver notre rencontre telle quelle.

 

 

Aussi, nous mènerons cet exercice : au-delà de l’évidente émotion, que nous inspire ce moment présent ? Que traduit-il de la société française ? Que risque-t-il d’en sortir ? Quel rôle pouvons-nous remplir ? Bref, quelle ébauche d’analyse esquissons-nous.


Ceci, en compagnie toujours de Frédéric Lordon, de Emmanuel Vire (SNJ-CGT), de Gérard Mordillat, de Lionel Thompson (SNJ-CGT France Inter), de Eric Coquerel (PG), de Gérard Filoche, et d’autres.

 

Parler de Charlie, d’accord, mais garder l’esprit Charlie, aussi. Comme le dessinateur Willem, qui ironisait dans un journal néerlandais : « Nous avons beaucoup de nouveaux amis, comme le pape, la reine Elizabeth, ou Poutine. Ca me fait bien rien rire. Nous vomissons sur tous ces gens qui, subitement, disent être nos amis. »

 

Ou encore Luz dans une longue interview accordée aux Inrock hier, pour qui « les médias ont fait une montagne de nos dessins alors qu’au regard du monde on est un putain de fanzine, un petit fanzine de lycéen. Ce fanzine est devenu un symbole national et international, mais ce sont des gens qui ont été assassinés, pas la liberté d’expression ! Des gens qui faisaient des petits dessins dans leur coin. » « A la différence des anglo-saxons ou de Plantu, Charlie se bat contre le symbolisme. Les colombes de la paix et autres métaphores du monde en guerre, ce n’est pas notre truc », a-t-il ajouté.

 

En fait, on retiendra surtout ses paroles qui, ont l’espère, donneront aussi le ton de notre soirée :

 

Des gens ont chanté la Marseillaise. On parle de la mémoire de Charb, Tignous, Cabus, Honoré, Wolinski : ils auraient conchié ce genre d’attitude. Les gens s’expriment comme ils veulent mais il ne faut pas que la République ressemble à une pleureuse de la Corée du Nord. Ce serait dommage.


*****

Le 12 janvier 2015, on se retrouve, avec Frédéric Lordon, Serge Halimi, Gérard Filoche et d’autres encore pour une grande soirée révélation « On nous cache tout ». Le moment de parler de ce qu’on entend pas sur les ondes de France Inter, et de faire un point sur la campagne « De l’air à France Inter ». Venez nombreux !


Pourquoi une soirée « On nous cache tout » ?

 Pour faire le tri, recenser,, constater, révéler : combien d’émission sur le TAFTA ? Combien de reportages à Pôle Emploi ? dans les usines ?, chez les petits agriculteurs ? Combien de sujets sur les accidentés du travail ?, sur l’utilisation du CICE ?

Nous l’avions écrit à Laurence Bloch, en octobre : « Que la principale radio de service public rende ainsi invisible, inaudible, quotidiennement, la « France d’en bas », que la majorité de la population soit passée sous silence, que ses préoccupations soient tues, voilà qui nuit manifestement au bon fonctionnement de la démocratie. »

Or, ces « préoccupations » sont délaissées par la radio publique, alors que, chaque matin, Dominique Seux, éditorialiste salarié desEchos, le quotidien du patronat, le journal de Bernard Arnault, première fortune de France, fait entendre sa voix – et ainsi, celle du patronat.


Comment est-ce qu’on va faire ça, l’état des lieux de la radio ?

Ce sont Frédéric Lordon, Serge Halimi, Gérard Filoche, Gérard Mordillat, Danielle Simonnet (PG) et Aurélie Trouvé (Attac) qui, tour à tour, s’exprimeront, révéleront « ce qu’on nous cache ». Des experts ? Oui, mais des travailleurs, aussi, comme Kamel, qui seront là eux-aussi, pour faire entendre leur voix !

Comme les centaines de lecteurs et d’auditeurs qui ont répondu à notre appel le 13 décembre, vous êtes invités à nous rejoindre. Comme France Inter, cette campagne est aussi la vôtre. On peut faire le travail de fourmis, envoyer des mails, faire du lobbying, préparer les troupes mais le combat ne se fera pas sans vous !

Ca serait le signe, que pour la radio publique, on peut se mobiliser et non pas déserter. Se battre plutôt que fuir, vers des niches – comme notre petit journal.


Parce que sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup ! Et c’est pour ça qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner !


source : fakir

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 19:40

A la suite de la tragédie de Charlie Hebdo, les principaux responsables de la montée de l'intégrisme islamiste ont défilé à Paris aux côtés de François Hollande. Américains et Anglais, destructeurs des fragiles équilibres au moyen et proche-Orient, ont paradé, avec la gravité affectée qu'exigeait la situation, avec Benyamin Netanyahou. Suite à un malsain coup de baguette idéologique, les trois victimes juives dans une épicerie kashère de Vincennes, ont fait oublier les 2000 morts Palestiniens de la bande de Gaza en juillet et août 2014, victimes de l'armée israëlienne ( "Tsahal" pour les faucons Israëliens et les médias français).

 

 

La matinée a mal commencé. J'ouvre la télé et je tombe sur Bernard Henri Lévy. Avec un brushing à faire pâlir d'envie les vieux beaux des feuilletons texans dans les années 1980. Rien de particulier dans ses déclarations plates comme un trottoir de rue et justement abrégées. Un peu plus tard, Joël Mergui, président du consistoire israélite de Paris Ile de France, nous explique sur le perron de l'Elysée que pour lui "Je suis Charlie" cela signifie aussi "Je suis policier" et "Je suis Juif" ! Cette étrange et hardie profession de foi ne sera pas reprise.

 

En revanche, Roger Cukierman, président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, manifestement peu concerné par la barbarie dont ont été victimes les dessinateurs et collaborateurs de Charlie Hebdo, nous explique que les Juifs "veulent vivre leur judaïsme". Ce qui est un minimum mais un peu hors du sujet, notamment lorsqu'on sait qu'à Charlie Hebdo, on n'était pas fasciné par les religions, et c'est le moins qu'on puisse dire. La préoccupation qui anime Roger Cukierman - outre le sionisme à quoi il fait allusion de manière élogieuse - sera longuement reprise en bandeau défilant sur BFM TV

 

On apprend que François Hollande et Bernard Cazeneuve se rendront après la manifestation à la grande synagogue de Paris (la "synagogue des victoires").

 

11h45. Il a fallu un peu de temps, mais la ligne politique est désormais définie : "Une communion se met en place."

 

Pub : "En avant les derrières !", c'est le nouveau slogan d'easyJet en direction des jeunes. C'est bien connu qu'un jeune c'est con et vulgaire. Bof... (non "beauf" aurait-on dit à Charlie).

 

La place de la République se remplit de gens authentiquement touchés par le drame. Des images de bougies éteintes par le vent et rallumées sans relâche, des interviews sans intérêt mais touchantes. Il apparaît désormais certain que l'événement va revêtir une importance considérable.

 

En arrière-plan, sur un balcon : Wall Street English, en grosses lettres. Le secrétaire d'Etat américain sera content. On apprend qu'une enseignante dans un collège de Seine-Maritime, a apporté des dessins de ses élèves au journal Libération, qui héberge les survivants de la rédaction de Charlie.

 

11h55. Pub : une jeune femme annonce sa résolution mordicus: "En amour, j'ai décidé de ne plus rien laisser au hasard." Les candidats ont intérêt à filer doux...

 

Les choses prennent soudain de l'ampleur : la France devient "capitale mondiale contre le terrorrisme". A la radio, j'entends l'expression "guerre mondiale". C'est François Hollande qui s'est emporté lors de la réunion avec les ministres européens concernés. Ce sera repris en boucle.

 

12h31 : Roselyne Bachelot, confie au micro de BFM qu'elle vit "dans la sidération" depuis mercredi et "s'endort avec les trois victimes". Pas de commentaire.

 

François Hollande, exalté, se lâche : "Paris est la capitale du monde". Ouaaahh !

 

Les choses se calment un peu : faut aller manger, non ?

 

14h25 : Façon équipe de France de foot, les responsables politiques vont embarquer dans un bus.

 

14h27 : Un drapeau israélien sur le monument à la République. Que fait ici Israël ?

 

14h29 : Commencement de l'embarquement des dirigeants politiques dans les bus.

 

14h31 : La tenue aux USA d'un sommet contre le terrorrisme est annoncée. Apolline de Malherbe (BFM) s'extasie : "il n'y a plus de gauche ni de droite" !

 

14h34 : Bousculade pour prendre le bus. Fleur Pellerin est discrètement aux prises avec Benjamin Netanyahou.

 

14h41 : Averse. La foule, bon enfant, applaudit le retour du soleil.

 

14h52 : Des centaines de personnes manifestent à Bujumbura (Burundi).

 

14h53 : Cohue pour monter dans le bus. Couple à la Dubout, Sarkozy et Angela Merkel ont du mal.

 

14h54 : On apprend qu'il y a un délégué du Qatar. C'est normal, ils sont déjà dans le foot.

 

15h03 : Les bus sont partis de l'Elysée. On apprend que les dirigeants marcheront sur un peu plus de 300 mètres pour "raisons de sécurité".

 

15h14 : Apolline de Malherbe enfonce le clou : "Cette foule qui dépasse le clivage gauche-droite est le visage de la France".

 

15h25 : La marche des dirigeants commence. "Nous marchons ensemble, tous unis". Le président ukrainien est aux côtés de Mateo Renzi. Mahmoud Abbas est toujours signalé par rapport à Netanyahou ("Ils sont très près l'un de l'autre" - environ 5 mètres d'après mes calculs, mais la question n'est pas là. Ce qui est important est qu'Abbas est presque reçu en chef d'Etat).

unbion sacree151937 "Union sacrée".  Image de BFMTV.


15h30 : Enumération alternée des victimes par Apolline de Malherbe et Ruth Elkrief.

 

15h31 : Georges Wolinski avait été oublié, on rectifie.

 

15h44 : François Hollande, toujours vert galant, embrasse Carla Bruni. Et Anne Hidalgo dans l'élan ! "Ces hommes s'embrassent et sont émus" commente sobrement Ruth Elkrief.

 

15h53 : "Les couleurs politiques et religieuses n'ont plus de sens. On est dans une certaine fraternité" (Ruth Elkrief).

 

16h00 : Ruth Elkrief reprend le thème du président du consistoire israélite ("je suis Charlie, je suis policier, je suis juif"), mais elle se laisse aller dans l'enthousiasme et parle des "journalistes, des policiers, et des juifs").

 

16h05 : "Quand même est-il dit sur BFM, on se demande où est la foule ?" C'est vrai on n'a vu jusqu'à présent que les dirigeants...

 

Manifestement, il n'y a eu dans la foule aucune tentative de récupération politicienne. C'est l'élégance et la dignité des peuples d'être quand il le faut à la hauteur des événements. On ne peut pas en dire autant des patrons de presse, qui une fois de plus ont déshonoré leur métier.

 

Pascal Acot

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 19:20


Horrifiés et atterrés.   Douze morts, des blessés graves… Nous partageons la douleur et l’horreur ressenties par les familles et par les Français de tous horizons qui refusent que des fanatiques restaurent sur notre sol le prétendu « délit de blasphème » qui fut aboli par les lois laïques.

Nous  condamnons cet assassinat, particulièrement lâche car s’attaquant à des hommes et des femmes dont la seule arme était la plume et le crayon.  Aucune forme d’excuse ne peut être trouvée à un tel acte.
Nous pensons à nos compatriotes musulmans ou d’origine musulmane qui sont trop souvent  victimes d’un racisme islamophobe et qui se sentent aujourd’hui salis par ces assassins. 

Les tueurs semblent inspirés par le « fondamentalisme islamiste ».  Ces mouvements ont malheureusement prospéré à travers le monde sur le terreau des interventions occidentales en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie… Ils se développent avec la mondialisation capitaliste et le chômage, la misère, le chaos qu’elle engendre.

Nous sommes acharnés à faire respecter la liberté d’expression de tous nos concitoyens y compris de ceux dont nous ne partageons pas les idées.  Cette liberté, nous l’avons conquise en 1789 puis approfondie et défendue par la suite. Cet héritage est une menace pour les islamistes et leurs inspirateurs, mais aussi pour ceux qui n’aiment pas qu’on s’exprime contre la pensée dominante.  Nous ne nous le laisserons pas voler.  Pas plus que nous ne nous laisserons voler notre indépendance, notre souveraineté, nos valeurs de 89, de 1905, de 1936 et 1945. 

Nous refusons l’amalgame entre cet acte odieux et l’islam.  Nous continuerons à lutter contre l’ordre de ceux qui voudraient nous voir nous déchirer entre nous pour mieux nous dominer.  Nous continuerons à lutter pour la paix, contre les interventions militaires sous toutes les formes. 

Nous appelons à participer aux initiatives appelant à condamner cet acte terroriste contre les libertés, contre la liberté d’expression et de penser, contre la laïcité.  Nous sommes souverains.  Nous voulons notre indépendance.  Nous ne laisserons personne nous dicter notre avenir et nos choix de société.

 

Action Communiste

 

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:50

Vu sur le site cgtchapelledarblayupm le 11 janvier 2015

*

aEncore une action des PAP CHAP bien menée

Notre journée portes ouvertes, un succès.

*

Merci à toutes et tous les solidaires qui sont venus, voir notre usine, notre machine, qui nous ont apportés leur soutien et leur solidarité.

*

Merci à Toutes et tous les salariés es  (actifs et retraités) de Chapelle Darblay qui

ont participé à cette grande journée, bravo à eux

la réussite de cette journée leur est dédiée.

*

Merci aux médias qui ont relayé, relaté notre action 

*

la lutte continue pour sauver la machine 3 et les emplois,

c’est notre seul combat….

DSC_3795DSC_3797DSC_3814DSC_3852DSC_3867DSC_3871DSC_3901DSC_390917

CHAPELLE DARBLAY – 10 JANVIER INTERVENTION DE GÉRARD SÉNÉCAL
AUX PORTES OUVERTES DE GRAND-COURONNE

samedi 10 janvier 2015


Gérard Sénécal Filpac CGT UPM Chapelle Darblay


Mesdames et Messieurs,

Bonjour à vous toutes et tous, les amis, les camarades.

Aux noms des pap chap en lutte pour la défense de l’emploi

Merci de votre présence, de votre soutien, de votre solidarité, en ces temps si dramatiques pour notre république fondé sur Liberté Egalité Fraternité.

Merci à la population, aux délégations des partis politiques, de la Fédération FILPAC, tout son secrétariat et tous ses membres du comité exécutif, les délégations Filpac de la presse, les délégations papetières, Europac, Kimberley, SCA, double A ex Mreal, Paris-Normandie, etc. et tous les autres.

Merci à l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime, et toutes les délégations de l’inter pro du 76,

merci aux camarades du groupe Arjo en particulier les potes de Wizernes qui eux aussi luttent depuis des mois contre la fermeture de leur site et la suppression de plus de 300 emplois.

Merci aux camarades venus de Nancy de chez UPM Raflatac-UPM qui connaissent à nouveau la dictature UPM et son anti cgtisme, à vouloir encore licencier le secrétaire CGT du CE, pour une affaire déjà vieille de 3 ans, suite à une grève de 5 semaines pour les salaires. Jean-François en parlera après.

Nous remercions de leur présence, le sénateur vice-président du Sénat, monsieur Thierry Foucault et le sénateur socialiste, monsieur Didier Marie, le président de la Région, Monsieur Mayer-Rossignol, le député socialiste Guillaume Bachelay.

Nous remercions de leur présence les délégations du Parti communiste, du Front de Gauche de la région.

Remerciements encore et toujours, car toujours avec nous et cela depuis la grande époque, la grande lutte de 1983 qui a vu renaitre la Chapelle. Messieurs les élus responsables des mairies communistes environnantes à Gd Couronne (Michel Lamazouade, Patrice Dupray, Julien Dugnol), de St-Etienne du Rouvray (Hubert Wulfranck), Oissel (Stephane Barré), Tourville la rivière (Noel LEVILLAIN), plus le soutien de Sébastien Jumel, maire de Dieppe, Et on en oublie d’autres évidemment, veuillez nous en excuser.

Nous avons reçu quelques mots d’excuses, Mmes Troalec, Fourneyron, et Mr Massion. Comme le veut la tradition, nous vous souhaitons une bonne année, au cours de laquelle tous ensemble, nous en sommes convaincu, on va sauver et pérenniser la machine 3 et donc tout le site.

Quel plaisir de vous voir si nombreux être venus nous soutenir, voir de plus près notre usine, notre travail, nos emplois, cela fait chaud au cœur et nous encourage, nous conforte énormément à poursuivre notre combat pour l’emploi, le nôtre, celui du copain et l’emploi pour nos enfants, contre la dictature des actionnaires et des dirigeants UPM à vouloir toujours plus de fric, que du fric.

Vous avez ou aller visiter un site qui ne perd pas d’argent, mais qui n’en gagne pas suffisamment pour les actionnaires d’UPM, aujourd’hui 4 ou 5 millions ne suffisent pas, ils exigent un résultat à deux chiffres, que Chapelle Darblay ne peut pas leur donner suite aux conditions imposées par UPM.

Nos coûts de fabrication sont très compétitifs mais plutôt que vendre à proximité sur notre territoire ou en Europe à des prix corrects, UPM nous fait vendre à des milliers de kilomètres à la grande exportation, jusqu’en Afrique, en Asie, à des prix réduits et plombés par le coût du transport.

Vous avez vu ou aller voir, notre grande usine et ses grosses installations, et nous espérons que vous êtes ou allez être surpris, car Chapelle Darblay ne fabrique pas que du papier, ce qui fait de Chapelle un acteur majeur dans l’économie locale, voire nationale, nous fabriquons plusieurs choses, pas que du beau papier journal 100% recyclés.

A Chapelle Darblay, pour fabriquer son maximum de 350 000 T de papier, il y a environ 370 salariés, les « pap chap » et aussi des centaines d’emplois induits, environ 1500 personnes reparties dans au moins 70 entreprises, les sous-traitants comme on les appelle, de la maintenance, du service, de l’informatique, du transport, du nettoyage, etc…. .

A Chapelle Darblay, nous fabriquons d’abord notre pâte, Vous avez vu toutes ces tonnes de papier (dedans dehors, suite arrêt de noël, toutes ces tonnes de déchets de papier ) qui sont aujourd’hui la matière première, que l’on lave et que l’on transforme en pâte puis à nouveau en papier que vous retrouvez le lendemain dans vos mains en lisant par exemple votre journal Paris-Normandie.

Nous fabriquons nos propres besoins en énergie, Vous avez aperçu ce gros atelier un des plus technique qui est en travaux de rénovation, la chaudière biomasse, l’autre grosse fumée là-bas, qui fournit les machines en vapeur pour sécher le papier, qui fournit également le chauffage des ateliers, des bureaux, vestiaires etc… Nous fabriquons de l’électricité en partie pour l’usine mais surtout celle qui est revendue à EDF qui rapporte en moyenne annuelle 10 millions d’euros au groupe UPM .

Vous avez vu bien sûr, nos deux belles machines qui crachent la fumée que l’on voit de loin, et les milliers de kilomètres de papier journal qu'elles enroulent.

La machine 3 qui est mis en avant aujourd’hui, est la plus convertible, elle peut faire, elle sait faire du journal standard, du journal de couleur, c’est elle qui a innové le nouveau papier du journal Brite à très forte blancheur.

La machine 6, bien sûr, on est toujours impressionné par sa taille, elle est calée dans le journal standard ordinaire et peut faire plusieurs grammages.

Vous avez vu également en fin de parcours la robotisation et l’emballage de notre produit et les quantités de ces produits dans la zone de stockage environ 15000T, toutes ces bobines sont prêtes à partir chaque jour.

Vous avez ou aurez sûrement beaucoup de questionnement suite à cette visite et peut être comme nous beaucoup de fierté, ici en notre région, notre localité, on est capable de faire tout ça, que d’intelligence et de compétences réunies ensemble pour fabriquer ce produit.

Vous êtes venus et on vous en remercie encore, voir le site bien sûr, mais aussi ces hommes et ces femmes qui travaillent ici avec fierté, qui vous disent merci bien sûr, qui vous disent qu’ils ne veulent pas perdre leur usine, qu’ils ne veulent pas perdre leur emploi, leur salaire, qu’ils veulent croire en leur avenir, qu’ils ne veulent pas perdre leurs projets, leur situation matérielle, leur maison, etc.

C’est pour cela qu’en ces moments présents de soutien de solidarité, ils sont confortés dans leur lutte qui va monter crescendo, car pour l’instant rien ou pas grand-chose ne bouge et cette fois c’est sûr, nous n’avons plus de temps, cela fait 58 jours qu’UPM a fait son annonce ; il ne nous reste même plus 2 mois si les choses devaient rester en l’état.

Aux représentants de l’Etat justement, la préfecture, la direccte, le redressement productif qui travaillent sur notre dossier et qui découvrent pour certains, peut être pour la première fois, le merveilleux outil de haute technologie que représente le site écologique de Chapelle-Darblay, nous formulons encore un vœu parce que c’est la période, nous préférons dire nous réitérons nos demandes, nos revendications,

User de votre pouvoir pour faire revenir les Dirigeants d’UPM à la raison ! Car pour l’instant les dirigeants et actionnaires d’UPM maintiennent leur position, leur dictature, sans attendre les effets du PSE précédent, qu’ils ont fait subir au personnel en 2013 par la suppression d’une vingtaine d’emplois, ils n’attendent pas les fruits de ce qu’ils ont semé, une chaudière rénovée pour 2015, un prix des matières premières en baisse, un prix de vente du produit fini en légère hausse et encore plus de marge en repositionnant la Machine 6 sur SON marché, le marché National et Européen.

Toujours sans attendre, parce que l’argent n’attend pas chez UPM, il déclenche un nouveau PSE, au passage. On marche sur la tête, ceux qui ont trouvé ce titre ne manque pas d’air : plan de sauvegarde de l’emploi.

UPM veut jeter 196 salariés et leur famille à la rue, plus le millier d’emplois induits de la sous-traitance, direction la maison pôle emploi qui est déjà habité par plus de 5 millions et demi de chercheurs d’emplois plus communément appelé les chômeurs ????

Et pour l’instant UPM qui ne semble pas dérangé par quoi que ce soit, ne semble ni entendre ni voir la résistance, la lutte sérieuse et responsable des salariés et leur syndicat CGT.

De plus dans son dictat, UPM nous bloque avec la négociation d’un accord de méthode appelé accord de procédure. Il impose ses conditions et nous freine dans nos travaux de recherche de solutions alternatives pour sauver la PM 3.

Au passage, UPM Groupe Finlandais exige que soient appliquées les lois françaises surtout les mauvaises contre les salariés à travers l’accord ANI.

Alors voilà, nous n’avons plus le temps pour sauver la machine, il faut pour certains se remettre à la tâche, transformer les paroles en décisions, en actes politiques, mesdames et messieurs les politiques, en responsabilité de la région, on a besoin de vous, mais il va falloir changer de braquet, les salariés eux n’en peuvent plus d’attendre, ils l’ont démontré par leur action de jeudi, la tension monte et va monter tous ces prochains jours, nous il ne nous reste pas grand-chose, croire en vous et nous organiser avec toute la CGT par l’intervention plus forte des salariés pour faire plier UPM.

UPM s’est marié en 1996 avec Chapelle Darblay en fusionnant avec Kymmene pour le meilleur depuis les années 2000, avec des investissements, avec beaucoup d’aides des collectivités, l’argent des contribuables, des records, des récompenses, des profits.

Le pire, ces 5 dernières années, ou les actionnaires entrent en jeu et décident le désengagement d’UPM dans le papier et le blocage des investissements. Les pires années seraient passées mais les actionnaires sont sans pitié, il n’y aura pas de meilleur. Le PSE final sera pour bientôt, car personne ne croit en la pérennité du projet d’UPM et la seule PM6.

Toutes les raisons sont là, il faut divorcer, si UPM ne revient pas à la raison, qu’il s’en aille, que l’Etat nous aide à finaliser la rupture, et que les bijoux de la mariée Chapelle Darblay restent ici, la matière première les vieux papiers, la chaudière bio masse et nos deux machines à papier au service de la production de papier pour la presse.

C’est pourquoi nous en appelons aux maires de nos communes pour qu’ils engagent leur droit d’expropriation d’UPM pour cause d’utilité publique et permettre ainsi une possible reprise. Il a bien été question d’une loi Florange dont il ne reste aujourd’hui que le nom. Alors que nul devoir ne s’impose aux riches propriétaires. Devant cette inégalité des droits qui se creuse comme se creuse l’inégalité sociale, nous devons pouvoir compter sur l’appui de la population et des élus de proximité.

Nous sommes convaincus que ce qui se joue ici à Chapelle comme d’ailleurs chez Arjowiggins et dans beaucoup d’autres entreprises et territoires en France c’est bien plus que le sort de nos usines et de nos emplois. Nos luttes portent sur le choix très clair qu’il est possible de faire céder un groupe international et que l’action dans le rassemblement le plus large est capable de contrecarrer les décisions de quelques lointains actionnaires obnubilés par leur seul profit.

Oui d’autres choix sont possibles que ceux de l’austérité, du chômage de masse, de l’exclusion qui conduise à la concurrence de tous contre tous, au racisme et à la haine.

Ensemble nous allons le démontrer par l’extension de notre lutte. Dès le 15 janvier, l’Union départementale CGT de la Seine Maritime, les unions locales CGT et la Filpac-cgt ont décidé de mettre en débat les modalités d’une action nationale à Rouen autour de l’avenir de la filière papetière qui convergera avec les luttes interprofessionnelles du département.

Se retrouveront côte à côte dans un même élan de mobilisation toutes les entreprises, tous les salariés pour exprimer leur refus de la casse de l’industrie, des services publics et des droits sociaux, pour la démocratie et la liberté d’expression.

Merci à vous tous. Merci de votre soutien.

Nous sommes persuadés que la solidarité triomphera.


Gérard Sénécal pour Filpac CGT UPM Chapelle Darblay 10 janvier 2015

 

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:00

Papeterie de Chapelle Darbay : ils se battent pour leur emploi : Soutenons-les !

 

Les salariés de Chapelle Darblay sont en lutte pour leurs emplois : 196 suppressions d’emploi annoncées, soit la moitié des effectifs.

La décision de l’UPM ( groupe finlandais qui a racheté l’usine dans les années 90) est d’autant plus scandaleuse que ces suppressions sont liés à l’arrêt d’une machine viable, performante. Cela met en péril la vie même de l’usine de Grand-Couronne. Les dirigeants du groupe présent dans plusieurs autres pays veulent encore plus de profits alors UPM réalise déjà un chiffre d’affaires de 10 milliards et que la cotation en bourse d’Helsinki est en hausse. Mais les actionnaires sont gourmands. Pour eux la seule variable d’ajustement, ce sont les hommes. Pour ce groupe mondialisé, les hommes sont des pions dont on se sépare au mieux des intérêts des actionnaires.

Le président du conseil régional, après la manifestation des papetiers et l’intervention des responsables syndicaux devant le conseil régional, vient enfin d’annoncer ce que les papetiers réclamaient  : l’Etat va organiser une table ronde de la filière papetière et affirme son accord pour financer des études industrielles sur les projets alternatifs. Fort bien. Il est grand temps. C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités en ce domaine. La logique de rentabilité financière doit céder la place à la logique de rentabilité sociale. Préserver l’emploi, nos industries doit être la priorité avant que de songer à la « compétitivité », c’est à dire au taux de profit. UPM a bénéficié de subventions publiques très importantes. Il ne peut donc décider autocratiquement du sort d’une entreprise dont les salariés depuis des décennies ont fait la réputation et la richesse.  Il faut une politique nationale des industries papetières et de la filière bois. Cela suppose une politique interventionniste de l’Etat. Tout le contraire de ce que l’Union européenne préconise. Cela veut dire faire un état des lieux avec les professionnels de la filière, avec les syndicats, vérifier que la fermeture du site ne s’accompagne pas d’une fuite de la production vers d’autres pays à exigences sociales moins élevées, entendre les propositions des syndiqués concernant la réorientation de la production.

C’est là aussi tout le contraire de la logique de « concurrence libre et non faussée » que l’Union européenne, en accord avec les gouvernements successifs, nous a imposé. C’est une nécessité si nous voulons conserver nos emplois industriels et nos emplois tout court.

Les papetiers de Chapelle Darblay, avec leur syndicat, la CGT, ont brisé le mur du silence. Action communiste les soutient dans leur lutte et continuera à la populariser sur son blog et de toutes les manières possibles. Le 10 janvier, ils organisent une porte ouverte. Soyons y nombreux.

 

Action Communiste, le 28 décembre

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 15:10

« La parole n'est pas faite pour couvrir la vérité, mais pour la dire. » José Marti 

MARDI 6 JANVIER 2015

L'austérité en Grèce,

 

une "violation sans précédent des droits de l'Homme"



Les mesures d'austérité en Grèce ont engendré "une violation sans précédent des droits de l'Homme" depuis quatre ans, a dénoncé la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH) dans un rapport présenté jeudi à Athènes. "Dans cette crise, la plus profonde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les instances internationales ont agi avec un seul objectif : celui de sauver le système bancaire sans prendre en considération les effets désastreux sur les populations", a déclaré lors d'une conférence de presse le président de la FIDH, Karim Lahidji.

Le rapport de la FIDH, rédigé à la suite d'une enquête de terrain effectuée en janvier 2014, montre comment les mesures d'austérité, dictées par les créanciers du pays, l'UE et le FMI en échange des prêts internationaux à la Grèce, ont affecté "tous les droits de l'Homme, des droits sociaux à la liberté d'expression".


Les droits des travailleurs ont été mis à mal, le salaire minimum ayant été réduit de 22% après le second prêt international octroyé au pays en février 2012. Le chômage atteint des records, s'élevant à 25,5% d'après les derniers chiffres publiés mardi, souligne ce rapport.

Le système de santé a également été touché par les coupes budgétaires. "Des médecins nous ont raconté qu'ils ne pouvaient pas opérer certains patients en raison de l'affluence dans les hôpitaux publics, du manque d'équipements et de personnel", a expliqué Noeline Blackwell, membre de l'équipe qui a enquêté en Grèce.

Les droits politiques et la liberté d'expression n'ont pas été épargnés, avec notamment la violence policière contre les manifestants, la montée des agressions xénophobes, et la fermeture de la télévision publique (ERT) en juin 2013. "Le gouvernement grec partage la responsabilité de cette situation avec l'Union Européenne (UE) et le Fonds Monétaire International (FMI) qui ont imposé à l'Etat grec de mettre en place des réformes encourageant la violation des droits de l'homme", a déclaré Noeline Blackwell.

Le rapport souligne, par ailleurs, les ambiguïtés de l'UE qui a incité un de ses Etats membres à mettre en place des réformes allant à l'encontre du droit européen et international.

Selon le compte-rendu par exemple, le salaire minimum attribué en Grèce aux moins de 25 ans (511 euros par mois) qui se situe sous le seuil de pauvreté "est en violation du droit européen". "La Grèce ne peut pas être une zone grise où les lois internationales ne sont pas appliquées", a insisté Dimitris Christopoulos, le vice-président de la FIDH.

Le rapport a été remis par la délégation à Kyriakos Mitsotakis, ministre de la réforme administrative, "le seul membre du gouvernement qui a accepté de les recevoir" et à Alexis Tsipras, chef du Syriza, parti en tête dans les sondages.

Cette visite d'un président de la FIDH, plus vieille organisation de défense des droits de l'Homme, est la première en Grèce depuis l'après-guerre.
La Libre.be
Partager cet article
Repost0
11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 14:54

Après l’attaque au magazine Charlie Hebdo à Paris – France, le Secrétariat de la FSM a publié la déclaration suivante.

« Nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes et nous souhaitons un rétablissement rapide à tous les blessés.
Ce crime féroce et l’assassinat de tant de gens devraient nous aider tous à considérer certaines réalités actuelles :
1. Que les fanatismes religieux, les divisions ethniques, les phénomènes racistes et néo-fascistes créent la haine et empêchent l’unité des travailleurs.
2. Les travailleurs en France ainsi que les travailleurs à travers l’Europe doivent se poser la question qui a créé les soi-disant « djihadistes » ? Qui les a financés ? Qui les a formés ? Qui les a utilise en Syrie, en Irak, au Liban et ailleurs ?
3. Les impérialistes, l’Union Européenne, les États-Unis, l’OTAN, poursuivent leurs plans géostratégiques pour le contrôle des ressources énergétiques, pour la création de nouvelles frontières et la conquête de nouveaux marchés ; ils créent des divisions artificielles, sèment la haine entre les peuples, cultivent les fanatismes religieux.

Frères et sœurs, travailleurs et travailleuses français, travailleurs et travailleuses dans tous les coins du monde :
La meilleure façon d’exprimer notre condamnation du crime infâme commis contre « Charlie Hebdo », c’est de ne pas permettre qu’on nous divise sur la base de différences religieuses, d’appartenance ethnique, de couleur ou de langue, etc., et de faire en sorte que les coupables physiques et moraux de ce crime puissent se cacher derrière les divisions religieuses.

Nous, les travailleurs et travailleuses, sommes tous des frères et des sœurs. Nous appartenons à la même classe, la classe ouvrière. Unissons-nous, tous ensemble pour lutter contre l’impérialisme et contre la barbarie capitaliste !
Les travailleurs du monde entier, qu’ils soient musulmans, chrétiens, bouddhistes, coptes, ou d’une autre confession, qu’ils soient croyants ou pas, nous sommes des frères de classe.

LE SECRÉTARIAT – 09 jan 2015

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents