Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 17:38
Paris n'appartiendra pas aux tueurs

Publié le 7 Janvier 2015

Massacre à Charlie-Hebdo.

Rassemblons nous à 17h à République

mercredi 7 janvier 2015

Paris n'appartiendra pas aux tueurs
Parce que les combats d'hier éclaire la réalité d'aujourd'hui.

La CGT horrifiée par l'attentat meurtrier à Charlie-Hebdo

Après l'odieux attentat ayant fait plus d'une dizaine de morts et plusieurs blessés au siège de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, ce mercredi matin, la direction confédérale de la CGT et le SNJ-CGT, horrifiés, tiennent à assurer l'ensemble des journalistes et des personnels du journal, ainsi que tous leurs proches, de leur totale solidarité.

Profondément choquée par cet acte odieux, attristée et en colère, la CGT rappelle et salue le courage de ces hommes et ces femmes qui chaque jour, chaque semaine, malgré les intimidations et les menaces, défendent la liberté de pensée et la liberté d'expression dans notre pays.

Elle souhaite que les assassins soient au plus vite arrêtés et jugés, et que toute la lumière soit faite sur leurs motivations ainsi que sur les conditions ayant permis que le siège de l'hebdomadaire ait pu être ainsi attaqué.

Nous appelons à un rassemblement à 17h place de la République

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:52

NO_NATO.jpg



Par Fausto Sorini, responsable aux relations internationales du Parti des communistes italiens (PdCI)



Traduction AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



L'Italie, en faisant partie de l'OTAN, doit destiner aux dépenses militaires en moyenne 52 millions d'€ par jour, selon les données officielles de l'euro, chiffres en réalité supérieurs que l'Institut de recherche suédois Sipri quantifie à 72 millions d'€ par jour.

 

Selon les engagements assumés par le gouvernement dans le cadre de l'Alliance, les dépenses militaires italiennes devront être portées à 100 millions d'€ par jour.

 

Cela représente une somme considérable d'argent public, qui ne va pas aux dépenses sociales, qui pourrait être fortement réduite si l'Italie sortait de l'OTAN.

 

L'Alliance atlantique poursuit une stratégie expansionniste et agressive.

 

Après la fin de la guerre froide, elle a démoli par la guerre la Fédération yougoslave ; a englobé tous les pays de l'ex-Pacte de Varsovie, trois de l'ex-URSS et deux de l'ex-Yougoslavie ; elle a occupé militairement l'Afghanistan ; elle a anéanti par la guerre la Libye et a tenté de faire de même en Syrie.

Elle a formé les forces néo-fascistes et néo-nazies ukrainiennes, organisant le putsch de la place Maidan qui a ramené l'Europe à une situation analogue à celle de la guerre froide, provoquant un nouvel affrontement dangereux avec la Russie.

 

Elle a commencé à projeter ses forces militaires dans l'Océan indien dans le cadre d'une stratégie qui lorgne vers la région Asie-Pacifique, provoquant un conflit militaire avec la Chine.

 

Dans ces conditions, les forces armées italiennes sont projetées dans des pays extérieurs à la région couverte par l'Alliance, pour des missions internationales qui, même quand elles sont définies de « maintien de la paix », sont des guerres visant à la démolition des États (comme cela s'est produit avec la Fédération yougoslave et la Libye).

 

En sortant de l'OTAN, l'Italie sortirait de cette stratégie de guerre permanente, qui viole notre Constitution, en particulier l'article 11 et nuit à nos véritables intérêts nationaux.

L'appartenance à l'OTAN prive la République italienne de la capacité d'effectuer des choix autonomes de politique étrangère et militaire, décidés démocratiquement par le Parlement sur la base des principes constitutionnels.

 

La plus haute charge militaire de l'OTAN, celle de commandant suprême allié en Europe, revient toujours à un général états-unien nommé par le président des Etats-unis. Et même les autres commandements stratégiques de l'OTAN sont confiés à des hauts responsables états-uniens.

 

L'OTAN est en cela, de fait, sous commandement des Etats-unis qui l'utilisent à leurs propres fins militaires, politiques et économiques.

 

L'appartenance à l'OTAN renforce donc la subordination de l'Italie aux Etats-unis, mise en lumière par le réseau de bases militaires des Etats-unis/de l'OTAN sur notre territoire qui a transformé notre pays en une sorte de porte-avions états-unien dans la Méditerranée.

 

Le fait que dans certaines de ces bases il y ait des bombes nucléaires états-uniennes, et que des pilotes italiens soient formés à leur utilisation, est particulièrement grave. L'Italie viole ainsi le Traité de non-prolifération nucléaire, qu'elle a ratifié.

L'Italie, en sortant de l'OTAN, retrouverait sa pleine souveraineté : elle serait ainsi en mesure de jouer la fonction de pont de paix tant vers le Sud que vers l'Est.

 

Soutiens la campagne pour la sortie de l'Italie de l'OTAN.

La paix a aussi besoin de toi.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 14:35

Lu sur Réveil communiste

 

Lundi 5 janvier 2015

Rc est à l'origine de ce communiqué reproduit sur plusieurs sites et blogs

 


1 мая_ОДЕССА 17

Du 24 au 31 janvier, une délégation venue d’Odessa en Ukraine parcourra la France. Elle comprendra notamment Elena, qui est la mère de Andreï Brajevsky,  militant connu de l’organisation de gauche Borotba, agé de 27 ans assassiné le 2 mai 2014 à la maison des syndicats d’Odessa dans le massacre qui a coûté la vie à une quarantaine d’opposants au nouveau régime ukrainien, et témoignera des difficultés d’obtenir justice dans l’Ukraine postérieure à la révolution de la place Maydan.


Elle comprendra aussi le secrétaire d’Odessa du Parti communiste d’Ukraine, parti qui subit une procédure d’interdiction, et dont les militants sont persécutés, traqués, torturés et parfois assassinés. Le Parti communiste d’Ukraine est une organisation démocratique qui milite pour le maintien de l’unité du pays et qui avait proposé fin 2013 une pétition pour le règlement de la question de l’accord avec l’UE par référendum, et obtenu plus de 4 millions de signatures. Si cette voie avait été choisie, le pays aurait fait l’économie d’un coup d’État et d’une guerre civile.


Une conférence de presse sera organisée le lundi 26 janvier après-midi, à l’AGECA (177 rue de Charonne, Paris 11ème), à partir de 14 heures (salle disponible jusqu’à 18 heures). Contact 06 77 97 64 68, laisser un message. 

Elena sera présente aussi à la rencontre de politique internationale, organisée par le collectif Polex, à l’assemblée nationale, le mardi 27 janvier à 17 heures, sous les auspice de M Patrice Carvalho, député de l’Oise.

Le voyage de la délégation est organisé par Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop. Ci-dessous liens à deux textes de Danielle Bleitrach présentant le cas d’une autre victime du massacre, un jeune communiste de 17 ans, et le planning de la tournée en France:

 

 Le combat de la mère de Vadim, victime du massacre d’Odessa (04/01/2015)

La douleur d’une mère qui a perdu son fils ne peut pas être décrite. La douleur brûle tout à l’intérieur. La vie perd son sens. Le Temps s’arrête. À cause de la haine humaine, du désespoir, du …

Antifascisme en Ukraine : tournée en France d’une délégation d’Odessa, à partir du 24 janvier 2015 (Marseille, Nord, Pas de Calais, région parisienne et Lyon) (04/01/2015  publié dans : Ukraine  )

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:59

Lu sur El Watan

Le cinéma algérien en deuil : René Vautier est mort
Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

 

 Le défunt cinéaste René Vautier

Le défunt cinéaste René Vautier

Le cinéaste René Vautier est décédé hier, avons-nous appris de sa famille. Il devait boucler ses 87 ans le 15 janvier prochain.
Le cinéaste restera comme l’homme à qui l’on doit les images les plus marquantes de la guerre de Libération nationale. Engagé, animé d’une conscience citoyenne jamais démentie, c’est un homme de profonde conviction qui nous quitte.

Des maquis des révolutionnaires algériens, jusqu’à la création du Centre audiovisuel d’Alger et de cinépop après la libération du pays, l’Algérie a marqué à jamais la vie d’homme et de cinéaste de René Vautier, considéré comme l’un des pères du cinéma algérien, avec d’autres, comme Chanderli en particulier, Rachedi ou Hamina. Le hasard fait qu’un coffret, venant de paraître en décembre, reprenait une bonne partie des films tournés sur l’Algérie pendant la guerre, puis au lendemain de l’indépendance et enfin sur les immigrés algériens dans les années 1970. Cette œuvre restera comme un apport majeur au diptyque colonisation/émigration.

Dans la présentation de René Vautier transcrite dans le livret qui accompagne le coffret, on lit que le combat a précédé le cinéma dans la vie de ce jeune Breton, né en 1928 qui, à 15 ans, s’est engagé dans la résistance contre l’occupant allemand du sol français entre 1940 et 1944. «Il ressort fondamentalement pacifiste et décidé à poursuivre le combat, non pas avec les armes mais avec une caméra.» En dépit des vicissitudes du temps, cet appétit de montrer et de témoigner ne le quittera jamais, jusqu’aux dernières années de sa vie.

Après l’Afrique, dont il fut l’auteur du premier documentaire anticolonialiste, Afrique 50, jusqu’à ses derniers films sur le mouvement social en Bretagne dans les années 1970, 80 et 90, aucune pression ni aucune censure ne l’ont jamais gêné pour filmer ce qu’on voulait taire. Ainsi, Afrique 50, commandé par la Ligue de l’enseignement, a été interdit à l’époque et a valu à Vautier un certain nombre d’inculpations et même une condamnation à un an de prison pour avoir «procédé à des prises de vue sans l’autorisation du gouverneur de Haute-Volta» (aujourd’hui Burkina Faso).

Cet épisode ne le découragea pas et en 1954, il récidiva avec un documentaire réalisé à partir de recherche d’images et de textes à la Bibliothèque nationale de France et de témoignages. Dans ce film : Une nation, l’Algérie, il conclut que «de toute façon, l’Algérie sera indépendante et il conviendra de discuter avec ceux qui se battent pour cette indépendance avant que trop de sang ne coule». La réponse de l’institution politique ne se fait pas attendre, le cinéaste est poursuivi pour «atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat».

René Vautier entre alors dans la clandestinité et rejoint les maquis algériens en 1956, via la Tunisie nouvellement indépendante. Il y réalise Les anneaux d’or (signé en fait par le réalisateur Mustapha Al Farissi). Il décroche, en 1958, l’Ours d’argent au Festival de Berlin. C’est à ce moment-là qu’il entre en contact avec le FLN-ALN. Il part filmer dans les Aurès Nemenchas et à la frontière tunisienne, le long du barrage électrifié par l’armée française.

Un jour, dans une opération, il est blessé et un bout de caméra restera à jamais planté dans sa tête. Il tourne une série de documentaires, qui serviront de supports à des films à la gloire de la Révolution algérienne, notamment dans les pays du bloc socialiste, qui appuient la revendication algérienne à l’indépendance. Hélas, après 1962, nombre de pellicules ont été perdues ou détériorées. La fille de René Vautier, Moira Vautier, nous disait dans les colonnes d’El Watan (Arts et lettres du 20 décembre 2014) le travail «d’archéologue» pour sauver ce qui peut l’être.


Il est resté attaché à l’algérie toute sa vie

 

La place est trop limitée ici pour dire tout ce qu’on doit au cinéaste. Citons L’Algérie en flammes, Dzazaïrouna (présenté devant l’ONU). Peuple en marche, vibrant documentaire, sera le premier réalisé par le cinéaste dans l’Algérie indépendante, en 1963. Il collabora à d’autres films, comme L’aube des damnés de Rachedi et Chroniques des années de braise de Hamina.

En 1966, les poursuites étant levées en France, il rentre chez lui, en Bretagne où il crée une coopérative ouvrière de production. Il a réalisé Avoir 20 ans dans les Aurès, primé à Cannes en 1972, qu’une version restaurée permet de voir dans de bonnes conditions dans sa puissance anticoloniale. Si ensuite il se consacra à sa région, il est resté attaché à l’Algérie.

Ainsi, la biographe du cinéaste, Marie Chominot, indique qu’entre 1980 et 1985, Vautier eut l’idée de mettre en bobines des témoignages d’historiques et de victimes des combats en Algérie. Le film d’entretiens ne vit jamais le jour sous sa forme achevée. Précédemment, il a réussi à faire aboutir La nuit du dernier recours en 1984 sur la genèse du 1er Novembre et en 1985, Déjà le sang de Mai ensemençait Novembre.

Enfin, il réalisa le film-témoignage sur la torture en Algérie sous le titre A propos de l’autre détail, qui le vit être poursuivi par Jean-Marie Le Pen (Vautier eut gain de cause) soupçonné de complicité dans les tortures.

Ahmed Rachedi, réalisateur : «Il est le père fondateur du cinéma algérien»

C’est une triste nouvelle. Je dois personnellement tout à feu René Vautier, qui m’a ramené vers le cinéma. Il était un grand militant anticolonialiste, qui a inventé un autre type de cinéma, celui qui est destiné non pas à distraire mais à défendre les causes justes.

Son périple en Afrique lui a permis de faire un formidable témoignage sous forme d’un film intitulé Afrique 50, où il a raconté dans le menu détail les souffrances des habitants de ces pays.

Un film qui lui a valu plusieurs inculpations et condamnations, au point d’être déchu de sa nationalité française. Pour autant, René Vautier s’est accroché obstinément à son pays, estimant que la France n’est pas peuplée uniquement de colonisateurs, mais aussi de résistants.

Je dois ajouter aussi que c’est lui qui a créé et dirigé le Centre algérien de l’audiovisuel, qui a formé les premiers professionnels du cinéma algérien, parmi lesquels j’ai l’honneur de figurer.

Pendant quatre ans, René Vautier a jeté les bases du cinéma de l’Algérie indépendante, formé des dizaines de cinéastes et ouvert plus de 400 ciné-clubs dans le cadre de son concept des «cinépop».

C’est vous dire que l’Algérie vient véritablement de perdre l’un de ses meilleurs enfants qui lui a beaucoup donné durant la Révolution et après l’indépendance. Qu’il repose en paix.

Walid Mebarek
Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:39

Lu sur le Grand Soir une interview reprise sur le site de l'Humanité en 2009.


Entretien réalisé en 2009 avec René Vautier par Rosa Rosa Moussaoui. À quatre-vingt-un ans, le cinéaste René Vautier reste plus que jamais fidèle à ses convictions et à son combat anticolonialiste.


Comment expliquer que des films comme Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès soient encore aujourd’hui la cible de violentes attaques des tenants de l’idéologie colonialiste ?

René Vautier. J’ai fait Afrique 50 à l’âge de vingt et un ans. Mon seul but était de montrer la vérité sur le quotidien des paysans noirs en Afrique occidentale française. J’ai simplement filmé ce que je voyais. On a alors tenté de m’empêcher de filmer. Les choses se sont très mal passées avec les colons. Ce film, auquel la Cinémathèque française a rendu il y a quelques années un élogieux hommage, m’a valu, à l’époque, de sérieux ennuis. Avoir vingt ans dans les Aurès a reçu, en 1972, le prix de la critique internationale au Festival de Cannes. En dépit de cette récompense, le film a dû attendre douze ans avant d’être diffusé sur une chaîne de télévision française. Certains y voyaient une insupportable mise en cause des prétendus bienfaits de la présence française dans les colonies. Ces films continuent d’être diffusés, cités, ce qui nourrit le ressentiment des attardés du colonialisme.

Comment expliquer le regain d’activisme des nostalgiques de la colonisation, du vote d’une loi exaltant « les aspects positifs » de la colonisation à la construction de stèles et de monuments glorifiant les criminels de l’OAS ?

René Vautier. Le député UMP Christian Vanneste (l’un des plus fervents défenseurs de la loi du 23 février 2005 sur la colonisation « positive » - NDLR) a tenté, il y a quelque temps, de faire interdire Avoir vingt ans dans les Aurès dans une salle de la banlieue lilloise. Des jeunes ont protesté. Du coup, il n’y a pas eu une, mais dix projections, qui ont rencontré un franc succès auprès du public. Ces nostalgiques, liés à la droite ou au Front national, me poursuivent encore aujourd’hui de leur vindicte, perturbant les manifestations auxquelles je participe.

Ces gens vous accusent d’être un ennemi de la « blanchitude » et de la « France française ». Comment le résistant juge-t-il de tels propos ?

René Vautier. C’est à 200 mètres du palais de justice de Quimper (où s’est tenu le procès - NDLR) que j’ai été décoré de la Croix de guerre à l’âge de seize ans pour faits de résistance. J’appartenais à un groupe d’Éclaireurs de France qui se sont battus contre les occupants allemands. J’ai continué, après la guerre, à me battre pour les mêmes idées : l’égalité des peuples, la lutte contre le fascisme, quel qu’il soit.

L’idéologie coloniale reste-t-elle, selon vous, enracinée en France ?

René Vautier. Certains milieux refusent catégoriquement tout regard lucide sur le passé colonial. Or les jeunes générations doivent être instruites de ce qui fut fait au nom de la France dans les colonies. J’espère que mes films peuvent continuer à y contribuer.

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui

»» http://www.humanite.fr/rene-vautier-les-attardes-du-colonialisme-me-po...
URL de cet article 27711
Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:30

Romain_Rolland-_Meurisse-_1914.jpg

 

Un document d'une valeur exceptionnelle. Quand le comte Coundehove-Kalergi propose a l'écrivain Romain Rolland de prendre la tête de son projet de Paneuropa ( = Union européenne), ce dernier refuse et développe un argumentaire qui reste d´une remarquable actualité.

 

En quelques lignes, la plume de Rolland dévoile les hypocrisies du programme tiraillé entre les idéaux des belles âmes européistes et sa réalité concrète d´instrument entre les mains d´intérêts capitalistes.

 

Romain Rolland était bien un compagnon de route au sens noble du terme : critique sans concessions des duperies adverses, critique juste et bienveillante de nos erreurs, critique lucide de ses propres illusions passées, ici sur l´idée et la réalité d´Europe. A lire.

 

Introduction et texte retranscrit pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Sur Pan-Europa (28 janvier 1930)

 

 

J'ai refusé mon nom au comte Coudenhove et pour son comité d'honneur de Pan-Europa. En dépit des sincères bonnes volontés qui lui prêtent l'auréole de leur candeur idéaliste, je vois tapis sous la robe de Pan-Europa trop d'énormes intérêts et trop de menaces pour l'avenir.  

 

J'ai des raisons de craindre que "ce bloc enfariné" comme disait notre La Fontaine, n'ait pour premier objet l'exploitation du reste de la terre, et pour conséquence finale la guerre contre les autres blocs qu'il aura provoqués. Timeo Danaos...

 

C'est le malheur des temps que nous ayons perdu confiance dans le personnel qui nous gouverne, et - (le plus malheureux) - que cette méfiance soit saine. Car ce personnel est le même que celui qui nous a valu la guerre, et rien ne nous prouve qu'il ait changé. Ses batteries seules ont change. Il se sert aujourd'hui de la paix, comme hier de la guerre, ainsi que de deux sources de profits alternantes.

 

Nous ne devons pas être dupes des mots. Le mot "international" ne vaut pas mieux, en soi, que le mot: "national", si ce sont les mêmes hommes qui s'en encocardent.

Rien n'est plus "international" que le capitalisme oppresseur, et le moindre danger d'aujourd'hui n'est pas une Sainte-Alliance des grands capitaines d'industries et des grandes bourgeoisies fascistes d'Occident.

 

Je mets en garde tous ceux qui m'écoutent contre la montée de la Réaction en Europe et je les invite à en observer toujours, comme premier symptôme, les menaces contre la Russie. Je n'accepte point une Europe qui n'ait point accepté, sans arrière-pensée, l'URSS.

Car, quelles que soient les erreurs de celle-ci - (erreurs trop explicables dans un immense pays, encerclé d'ennemis, miné de trahisons où la Révolution a reçu du monstrueux régime qu'elle a brisé un héritage accablant de misère, d'ignorance, de corruption et de ruines, qu'il faut liquider) - quels que soient les échecs auxquels se sont heurtés les grands rêves du début, la pensée d'un Lenine, pure et tranchante comme un glaive, - l'URSS reste toujours la barrière indispensable contre la Réaction européenne, le contre-pied nécessaire au fascisme qui, sous toutes les formes, s'infiltre dans les veines de l'Occident. N'y laissez point toucher.

 

Veillez ! Et quelle que soit la paix qu'on vous apporte, montez la garde autour ! Ne vous en déchargez pas sur des hommes dits de confiance ! Une saine démocratie n'est jamais mieux gardée que par elle-même.

 

Et souvenez-vous que la guerre dernière a été entreprise (disait-on!) pour être la dernière guerre et fonder la paix ici-bas! J'ai combattu naguère le bellipacisme. Veillez à ce que nous n'ayons pas a combattre maintenant le pacibellicisme !

 

Romain Rolland.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:16

Signalé par Pascal Bavencove et lu sur Réveil CommunisteArticle paru en 2012 sur périphérie-asso.

Portrait : "René Vautier, rouge breton"

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:47

Atelier organisé surla réforme territoriale à l'université du M’PEP.
 
Le 5 janvier 2015.

 

En avril 2013, Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique du gouvernement socialistes-Verts, lançait l’acte III de la décentralisation. Le premier volet sur la création des métropoles a été adopté par Le Parlement en janvier 2014.  Puis, après la valse gouvernementale et les déclarations de F. Hollande et de son nouveau Premier ministre Manuel Valls, ont surgi de nouveaux projets de loi portant sur la réduction des Conseils régionaux de 22 à 15, puis à 14, pour se fixer à 13... et la loi NOTR (nouvelle organisation territoriale de la République) qui sera débattue au premier semestre 2015.
 
L’annonce de la suppression des Conseils généraux à l’horizon 2020, le cafouillage sur la date des prochaines élections des Conseils régionaux et des Conseils généraux engendrent une confusion totale tant pour les citoyens que pour les élus. De plus, ces lois de décentralisation ne permettent pas un rapprochement du citoyen des lieux de décisions  : elles font l'inverse. Le transfert de compétences se fait toujours au niveau supérieur. Mais le niveau supérieur s'éloigne de plus en plus avec le transfert des compétences aux  Métropoles et aux grandes régions.
 
De même, les 36.700 communes de France font partie d'intercommunalités auxquelles elles doivent transférer leurs compétences (loi MAPAM : loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles). Ces « réformes » territoriales s'accompagnent nécessairement de « réformes » structurelles de façon à rendre les régions euro-compatibles et en prise directe avec l'Union européenne : régionalisation du système de santé, de l'éducation, des transports et des routes, de l'énergie...
 
Si ces « réformes » sont menées à terme en France, elles ne pourront être effectives que parce que la loi sur la mobilité des fonctionnaires aura été adoptée. Dans le cas où cette loi ne serait plus à l'ordre du jour, il ne restera plus au gouvernement qu’à appliquer la loi Sarkozy de 2009, toujours en vigueur, ou à ne pas mettre en œuvre ses mesures rétrogrades !
 
Une chose est sûre : les objectifs n’ont pas changé. Il s’agit de modeler la France selon les recommandations appuyées de l’Union européenne qui a mis tous ses espoirs dans l’euro-régionalisation pour mieux contourner et défaire l’État et la Nation.
 
Pour bien comprendre ces enjeux, le M’PEP a organisé un atelier sur le sujet lors de son Université d’automne de mi-novembre à Bordeaux avec Michèle Dessenne (porte-parole du M’PEP) et Danielle Goussot (Bureau exécutif M’PEP).

 
Pour accéder à la vidéo, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/spip.php?article3886

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 10:43

 

Une lettre aux rédactrices du journal ELLE

Пожар в Доме профсоюзов в Одессе

Voici la lettre que je viens d’adresser à la rédaction de ELLE (Annececile.sarfati@Lagardère-active.com) et Delphine.lapeyrere@lagardere-active.com:


Chère madame,

Vous n’ignorez pas l’émotion qu’a soulevé votre reportage sur les combattantes ukrainiennes qui s’avèrent être de vraies néo-nazies. J’ai pris connaissance des excuses de votre hebdomadaire. J’imagine que vous ne vous sentez effectivement aucune affinité avec les néonazis pourtant vos journalistes auraient pu pousser plus loin leurs investigations sur le bataillon Aïdar et d’autres « punisseurs » plus ou moins financés par des oligarques sur des bases ultranationalistes et recrutant dans les cercles d’extrême-droite dans leur quasi totalité.

Il s’avère que cette année j’ai fait avec une amie professeur de russe une série de reportages essentiellement auprès des populations de Crimée, d’Odessa, de Gagaouzie, de Transnistrie et de Moldavie. J’étais professeur de sociologie à l’université de Provence et j’ai actuellement un blog consacré ces derniers mois à la situation en Ukraine. Il reçoit 10.000 visiteurs différents par jour et parfois plus (67.000 a été en novembre le record) et ses informations sont relayées un peu partout, en France mais aussi aux États-Unis, au Canada en particulier.

Nous organisons à partir du 25 janvier une délégation d’Ukrainiens et Ukrainiennes de la ville d’Odessa. Elles se rendront à Paris, Lille, Marseille, Nice, Lyon, pour faire connaître la situation en Ukraine et justement ce qu’est le fascisme qui fait régner la terreur partout. En particulier la délégation comprend Elena et Irina, deux femmes qui appartiennent au Comité des mères d’Odessa. Il s’agit de ce terrible drame au cours duquel plus de 50 personnes ont été brûlées et assassinées par les gens que vous avez mis en avant dans votre premier reportage. Elena qui est professeur de français à l’université a perdu dans cette tragédie son fils unique de 27 ans… Au-delà des questions politiques c’est une torture que vit cette femme et d’autres mères avec elles, je les ai rencontrées à Odessa et j’ai été bouleversée par leur témoignage…

Donc je vous propose de les rencontrer lors de leur passage à Paris. Je pense que si vous détestez le fascisme et que vous regrettez de leur avoir fait involontairement de la publicité, vous aurez à cœur d’entendre ses victimes.

Je vous remercie par avance de votre réponse.

Danielle Bleitrach

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 23:20
La Chancelière et les aveugles

Ainsi donc, la Chancelière Angela Merkel a lâché le morceau. Une sortie de l’Euro par la Grèce, à la suite de l’élection à venir du 25 janvier, n’est plus inenvisageable. Cette déclaration est rapportée par le site de l’hebdomadaire « Der Spiegel » le samedi 3 janvier. C’est une déclaration importante, que l’on peut analyser de deux manières différentes, mais qui ne sont nullement opposée.

A - aveugles

La première est que Madame Merkel, dans une subtilité toute germanique, a décidé de faire pression sur l’électeur grec. Oui, si vous « votez mal », une sortie de l’Euro de votre pays est envisageable. Donc, tenez-vous à carreau ! A défaut de subtilité, c’est certainement plus efficace que l’appel de (Ser)Pierre Moscovici, ci-devant commissaire européen, aux électeurs de voter pour la poursuite des réformes. Il est des gens qui n’ont aucune honte. Comme si les Grecs avaient encore le moindre doute sur ce que signifient ces réformes qui ont mis leur pays à genoux et qui ont provoqué une forte hausse de la mortalité. En réalité, ces réformes n’ont pas eu le résultat escompté, ce qui est tout à fait normal au regard des réalités de l’économie. La faible croissance enregistrée par la Grèce (+0,7% après une chute vertigineuse les années précédentes) ne s’explique que par une bonne saison touristique[1]. Les exportations ont continué de décliner en 2014, un processus accéléré par l’embargo décrété par la Russie sur les produits agricoles à la suite des sanctions décidées par l’Union européenne. Mais, Madame Merkel pourrait aussi commettre une « gröss » erreur en supposant que la population grecque est toujours attachée à l’Euro. En fait, un sondage réalisé par Gallup International et datant de décembre 2014 donne des résultats intéressants, et nullement surprenant :


Table 1

Résultats du sondage (décembre 2014)

 

De l’Union européenne

 

Par rapport à l’Euro

Vous sentez vous plus proches

10%

Souhaitez vous conserver l’Euro

32%

Vous sentez vous plus éloignés

52%

Souhaitez vous retrouver la monnaie nationale

52%

Pas de changement

35%

Aucune opinion

11%

Pas de réponse

3%

Pas de réponse

5%

Fieldwork conducted by WIN/Gallup International - www.Gallup-international.com"


Il n’est donc absolument pas prouvé que la « menace » agité par Mme Merkel, qui incidemment démontre sa « haute » conception de la démocratie, ait l’effet espéré sur l’électeur grec.

Une seconde manière d’analyser cette déclaration consiste à y voir la rupture d’un tabou absolu : on ne sort pas de la zone Euro ! Que n’a-t-on pas dit à ce sujet et quelles imbécillités n’ont été proférées en diverses occasions. A défaut d’un florilège exhaustif nous avons eu droit à « une sortie de l’Euro doublerait le poids de la dette française » (Nicolas Sakozy qui visiblement, tout avocat qu’il est, ignore le droit international et le fait qu’un titre émis en France est remboursable dans la monnaie de la France) ou encore « une dévaluation du Franc de 20% signifierait une hausse de 20% du prix du carburant à la pompe » (le prix mondial du pétrole à baissé de 50%, avez vous remarqué une baisse équivalente lors de vos arrêts à une station service ?) et enfin « une sortie de l’Euro provoquerait une hausse du chômage de 1,5 millions » (Institut Montaigne) alors que tout les calculs économiques montrent au contraire une forte amélioration de l’emploi dans les trois ans après une dissolution de la zone Euro et une dépréciation de 20% du Franc retrouvé[2]. La rupture de ce tabou par Mme Merkel elle-même a dû constituer un véritable choc pour les eurolâtres de tout poil, que ce soit à droite (Fillon) ou à « gauche ». On imagine les mines déconfites, les airs catastrophés, la panique rampante. On entend déjà les commentaires lumineux d’intelligence, comme ceux que produisaient l’inessorable Pierre Moscovici : « mais cela va donner raison au Front National »…Horresco referens. Bien sûr, il ne viendra à aucun de ces « grands esprits » l’idée que, justement, en dissolvant l’Euro dès aujourd’hui, à froid, on retirerait au Front National l’un de ses meilleurs arguments. Il est vrai que Jupiter, que les Grecs appellent Zeus, rend fou ceux qu’il veut perdre…Et Pierre Moscovici pourra revenir à sa cuvette (à 25 000 euros par mois néanmoins, elle est plaquée or) pour s’allonger sous le balai de Mme Merkel.

Il n’en reste pas moins qu’il faut comprendre les raisons qui ont pu conduire la Chancelière (qui contrairement à ce que l’on croit n’est pas la femme du Bougeoir) à rompre ce tabou. Est-ce parce qu’elle a compris que la zone Euro est morte en réalité ? Il n’y a plus d’intégration bancaire, contrairement à ce que l’on affirme, comme le démontrent deux auteurs, Anne-Laure Delatte et Vincent Bouvatier dans un papier installé sur le site VOX du CEPR[3]. Ou bien Mme Merkel sait-elle que derrière la Grèce se profile une crise d’une autre importance en Italie, qui pourrait être rapidement suivie de l’Espagne et de la France ? En bref, cette déclaration est-elle le produit d’une « fatigue » de l’assistance, et l’on sait que le problème grec est condamné à ressurgir de manière régulière au menu des Conseils Européens, ou d’une prise de conscience de l’accumulation des problèmes tant économiques que politiques qui vont rendre rapidement la zone Euro ingérable ? Il n’est pas impossible, en ce cas, que Mme Merkel, qui voudra éviter que le poids politique d’une rupture de la zone Euro ne retombe sur les épaules de l’Allemagne cherche dans une crise préparée l’occasion de procéder à une dissolution qu’elle pressent inévitable.

Il faut aussi évaluer l’impact d’une telle déclaration sur le gouvernement français. Comprend-il seulement qu’il a entre ses mains la dernière, la toute dernière, chance de reprendre la main ? Si dans notre gouvernement il y avait la lucidité et le courage qu’imposent les événements, il prendrait les devants et, au lieu de se condamner à une posture réactive il saisirait au bond l’opportunité que lui offre Mme Merkel et il proposerait une dissolution concertée de l’Euro. On doit craindre qu’enfermé dans un autisme tant politique qu’économique il n’en soit rien et que nous continuions à nous diriger vers la crise tels des aveugles dans un monde en plein tumulte.


[1] J. Bastian, « Is there (sustainable) growth in Greece? », publié le 19 novembre sur le Blog Macropolis, 14 novembre 2014, http://www.macropolis.gr/?i=portal.en.the-agora.1720

[2] On renvoie le lecteur à la brochure rédigée par Sapir J., Murer P. et Durand C., Les Scénarii d’une dissolution de l’Euro, Fondation ResPublica, Paris, septembre 2013.

[3] Vincent Bouvatier, Anne-Laure Delatte, Eurozone bank integration: EU versus non-EU banks,  14 décembre 2014, http://www.voxeu.org/article/eurozone-bank-integration-eu-versus-non-eu-banks


Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents