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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 15:45

 

par Jean LEVY

 

"canempechepasnicolas" n'a pas de sympatie particulière pour Dieudonné,

mais au moment où toutes les autorités affirment que la liberté d'expression est un droit inaliénable, alors qu'on mobilise en son nom des millions de Français, alors qu'il n'existe pas de délit de blasphème - même en politique - ces mêmes autorités placent en garde à vue un humoriste pour ses propos, certes fort déplacés et de mauvais goût...mais qui relèvent de la liberté d'expression !

Celle-ci est-elle une denrée à coefficient variable ?

Et que dire de la "liberté d'expression" de notre ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, déclarant que "Bachar Al-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre" alors que le Président syrien est le chef d'un Etat reconnu  par la communauté internationale ?

 

Alors que dans son pays, la liberté de culte est totalement respectée, alors que son régime est en butte aux assauts meutriers des jihadistes d'Al Qaïda et de l'EI, ceux-là même dont se réclament les tueurs de "Charlie Hebdo" et de la Porte de Vincennes,  les propos du ministre français ne peuvent-ils pas donner place à poursuite pour incitation au meurtre d'un Chef d'Etat étranger ?

 

Et pour reprendre les propos de Manuel Valls qui incite la justice à être "implacable à l'égard de ces prédicateurs de la haine",

 

francetvinfo.fr

Le polémiste Dieudonné placé en garde à vue
pour "apologie du terrorisme"

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 14/01/2015 | 09:04 , 

 

Le polémiste Dieudonné a été placé en garde à vue, mercredi 14 janvier, pour "apologie du terrorisme", après avoir été interpellé, à 7 heures, à son domicile dans l'Eure-et-Loir, selon une source judiciaire citée par l'AFP, confirmant une information d'i-Télé. L'humoriste est entendu pour avoir dit, dimanche, sur Facebook, se sentir"Charlie Coulibaly", en référence à Amedy Coulibaly, qui a tué une policière à Montrouge et quatre personnes dans une épicerie casher de Paris.

Le parquet de Paris avait ouvert, lundi, une enquête pour apologie du terrorisme contre l'humoriste. Mardi, Manuel Valls a appelé la justice à être "implacable à l'égard de ces prédicateurs de la haine", faisant référence à Dieudonné. "Quelle honte que de voir un récidiviste de la haine tenir son spectacle dans des salles bondées au moment même où, samedi soir, la Nation porte de Vincennes se recueillait", après l'attaque contre la supérette casher, a lancé le Premier ministre.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 14:57

massacre-odessa.jpg

Communiqué de Presse

A Odessa (Ukraine), des faits d’une gravité comparable aux deux massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris se sont déroulés en mai 2014. Des proches des victimes vont venir témoigner en France.


Du 24 au 31 janvier 2015, une délégation venue d'Odessa en Ukraine parcourra la France. Elle comprendra notamment Elena, qui est la mère de Andreï Brajevsky,  militant connu de l'organisation de gauche Borotba, âgé de 27 ans brulé vif le 2 mai 2014 dans l’incendie criminel de la maison des syndicats d'Odessa, massacre qui a couté la vie à une quarantaine d'opposants au nouveau régime ukrainien, et témoignera des difficultés d'obtenir justice dans l'Ukraine postérieure à la révolution de la place Maydan.


Elle comprendra aussi le secrétaire d'Odessa du parti communiste d'Ukraine, parti qui subit une procédure d'interdiction, et dont les militants sont persécutés, traqués, torturés et parfois assassinés. Le parti communiste d'Ukraine est une organisation démocratique qui milite pour le maintien de l'unité du pays et qui avait proposé fin 2013 une pétition pour le règlement de la question de l'accord avec l'UE par référendum, et obtenu plus de 4 millions de signatures. Si cette voie avait été choisie, le pays aurait fait l'économie d'un coup d'État et d'une guerre civile.

 

Une conférence de presse sera organisée le lundi 26 janvier 2015 après-midi, à l'AGECA (177 rue de Charonne, Paris 11ème), à partir de 14 heures (salle disponible jusqu'à 18 heures). Contact 06 77 97 64 68, laisser un message. Elle sera suivie d’une réunion publique à 19 heures.

 

Elena sera présente aussi à la rencontre de politique internationale, organisée par le collectif Polex, à l'assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2015 à 17 heures, sous les auspices de M Patrice Carvalho, député de l'Oise.

 

Le voyage de la délégation est organisé par Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop. Ci-dessous voici les liens à deux textes, présentant le cas d'une autre victime du massacre, un jeune communiste de 17 ans, et le planning de la tournée en France:

Le combat de la mère de Vadim, victime du massacre d'Odessa (04/01/2015 publié dans : Ukraine )
La douleur d'une mère qui a perdu son fils ne peut pas être décrite. La douleur brûle tout à l'intérieur. La vie perd son sens. Le Temps s'arrête. À cause de la haine humaine, du désespoir, du ...

Antifascisme en Ukraine : tournée en France d'une délégation d'Odessa, à partir du 24 janvier 2015 (Marseille, Nord, Pas de Calais, région parisienne et Lyon)

 

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:10

 

 

 

012012015094254000000Les-chefs-d-Etat-defilent-a-Paris.jpg

 

 Ils sont venus, ils sont tous là : des ultra du sionisme Netanyahu et Liberman au dictateur gabonais Bongo symbole de la Françafrique, de la chancellière allemande Merkel au « baillonneur » d’Espagne Mariano Rajoy, de Sarkozy et son complice Cameron dépéceurs de la Libye aux côtés des dijhadistes. Un bal tragique d’hypocrites ce dimanche à Paris.

 

Mais on y retrouvait aussi : le frère de l’émir du Qatar, le Premier Ministre turc (et penseur de la politique étrangère pan-islamiste d’Ankara) Davutoglu, le roi Abdallah de Jordanie ainsi qu’un ministre saoudien.

   

Turquie, Qatar, Jordanie, Arabie saoudite : un quartet qui pendant deux ans a armé les djihadistes en Syrie, avec la complicité bienveillante des Etats-Unis et de la France.

Nous vous proposons ci-dessous un article du New York datant d’il y a plus d’un an et relatant avec précision les flux d’armes livrés aux rebelles islamistes en Syrie. Eclairant pour désigner les vrais soutiens internationaux du terrorisme islamiste.

 

0325-web-AIRLIFT.jpgLes livraisons d'armes vers les rebelles syriens se développent, avec l'aide de la CIA

 

Article du New York Times, 24 mars 2013

 

Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

 

Avec l'aide de la CIA, les gouvernements arabes et la Turquie ont considérablement renforcé leur aide militaire aux combattants de l'opposition en Syrie ces derniers mois, intensifiant une livraison par la voie des airs d'armes et d'équipements en soutien à l'insurrection contre le Président Bachar al-Assad, selon les données disponibles sur le trafic aérien, divers entretiens avec des responsables dans plusieurs pays et les dires des commandants de la rébellion.

 

La livraison, qui a commencé à une petite échelle début 2012 et a continué de façon intermittente tout au long de l'automne 2012, s'est développée sur un rythme beaucoup plus soutenu fin 2012-début 2013, c'est ce que révèlent les données. Elle a atteint de telles proportions qu'elles s'élèvent désormais à 160 vols d'avions de transport militaire jordaniens, saoudiens et qataris atterrissant à l'aéroport d'Esenboga, près d'Ankara et, à un moindre degré, sur d'autres aéroports jordaniens et turcs.

Les fluctuations des livraisons aériennes ont accompagné les retournements de la guerre en Syrie, alors que les rebelles ont pris à l'armée syrienne des territoires importants au milieu de l'année 2012. Et même si l'administration Obama a publiquement refusé de donner plus qu'une aide « non-létale » aux rebelles, l'implication de la CIA dans les livraisons d'armes – bien que ce soit essentiellement dans un rôle consultatif, affirment les officiels américains – a montré que les États-Unis sont plus disposés à aider ses alliés arabes à soutenir le côté létal de la guerre civile. 

A partir de postes situés dans des lieux tenus secrets, les officiers de renseignement américains ont aidé les gouvernements arabes à livrer des armes, y compris une importante acquisition venant de Croatie, et ont vérifié auprès des commandants et groupes rebelles qui devaient recevoir les armes acheminées, selon des responsables américains qui parlent sous condition d'anonymat. La CIA refuse de faire le moindre commentaire sur les livraisons, et son rôle dans le processus. 

Les livraisons mettent également en lumière la lutte pour la Syrie entre les États musulmans sunnites et l'Iran, la théocratie chiite reste le principal allié d'Assad. Le Secrétaire d'Etat Kerry a récemment pressé l'Irak de faire plus pour que soient stoppées les livraisons d'armes iraniennes via son espace aérien. Au même moment, des avions militaires qataris atterrissaient à Essenboga (en Turquie) pour approvisionner les rebelles syriens.

Des figures de l'opposition syrienne et certains députés et hauts dignitaires américains prétendent que les livraisons d'armes iraniennes et russes en soutien au gouvernement d'Assad ont rendu l'armement des rebelles encore plus nécessaire. 

La plupart des vols ont eu lieu depuis novembre (2012), après l'élection présidentielle américaine et la frustration de plus en plus manifeste des gouvernements turcs et arabes face aux avancées très modestes des rebelles contre l'armée bien équipée d'Assad. Les vols sont aussi devenus plus fréquents à mesure que la crise humanitaire en Syrie s'est aiguisée dans l'hiver, et que des flots de réfugiés se déversaient dans les pays voisins.

Le gouvernement turc a supervisé l'essentiel du programme, posant des capteurs sur les camions transportant les équipements militaires jusqu'en Syrie, afin de pouvoir contrôler les livraisons qui se dirigeaient vers la Syrie, nous ont révélé des officiels.

 

Les livraisons étaient d'une ampleur considérable, selon des responsables familiers des questions de pipeline et un chercheur sur le trafic d'armes qui a collecté des données sur les avions de transport impliqués.

« Une estimation très prudente sur le chargement de ces vols serait de l'ordre de 3 500 tonnes d'équipement militaire », affirme Hugh Griffiths, de l'Institut de recherche international pour la paix de Stockholm qui surveille le transfert illicite d'armes.

« L'intensité et la fréquence des ces vols », a-t-il ajouté, « laissent supposer une opération militaire logistique clandestine bien planifiée et coordonnée ». 

Bien que les commandants rebelles et les données rassemblées indiquent que le Qatar et l'Arabie saoudite livrent de l'équipement militaire via la Turquie à l'opposition depuis début 2012, un des principaux obstacles a été levé à l'automne quand le gouvernement turc a autorisé l'accélération du rythme des livraisons par voie aérienne, affirment des hauts responsables.

 

Simultanément, des armes et équipements ont été achetés par l'Arabie saoudite en Croatie et transférés en Jordanie sur des avions de transport jordaniens agissant dans le sud de la Syrie, afin de les re-transférer en Turquie pour alimenter des groupes rebelles opérant à partir de cette base, nous ont confirmé plusieurs responsables.

Ces multiples réseaux logistiques au cœur de l'hiver ont formé ce qu'un ancien officiel américain, mis au courant du programme a appelé une « cascade d'armes ».


Les officiels américains, les commandants rebelles et un politicien de l'opposition turque ont décrit le rôle joué par les Arabes comme un secret de polichinelle, mais ils ont aussi dit que le programme est loin d'être sans risques, avec y compris la possibilité que la Turquie ou la Jordanie se retrouvent entraînées dans la guerre, avec réaction militaire iranienne.

Pourtant, les commandants rebelles ont critiqué les livraisons comme étant insuffisantes, disant que les quantités d'armes qu'ils reçoivent sont trop faibles, ou de type trop légères, pour combattre efficacement l'armée d'Assad.

Ils accusent également ceux qui distribuent les armes d'être parcimonieux ou corrompus.

« Les pays étrangers nous donnent des armes et des munitions au goutte à goutte », déclare Abdel-Rahmane Ayachi, commandant de Soquor al-Sham, un groupe combattant islamiste dans le nord de la Syrie.

Il mime un geste qui ressemble à un robinet qui l'ouvre puis referme. « Ils ouvrent et referment notre robinet en armes, comme ils le feraient avec un filet d'eau », avance-t-il.

Deux autres commandants, Hassan Aboud de Soquor al-Sham et Abu Ayman, d'Ahrar al-Sham, un autre groupe islamiste, pointent le fait que quel que soit l'organisme qui indiquent les groupes devant recevoir les armes, il faisait un mauvais travail.

« Il y a de fausses brigades de l'Armée syrienne libre qui prétendent être révolutionnaires, et quand elles ont les armes, elles les vendent au marché noir », souligne M.Aboud.

L'ancien haut responsable américain interrogé note que la taille des livraisons et des distributions sont colossaux.

« Les gens ont pris conscience du volume de ce qui rentre dans le pays, et c'est énorme », dit-il. « Mais ils grillent autour d'un million de cartouches de munitions chaque semaine ».

 

Le début des livraisons d’armes aux islamistes syriens : avions qataris, tarmac turc, coordination de la CIA

 

Les livraisons aux rebelles syriennes ont commencé doucement. Le 3 janvier 2012, quelques mois après que la répression par le gouvernement mené par les Alaouites contre des manifestations anti-gouvernementales se transforme en campagne militaire, une paire d'avions de transport C-130 de la Flotte aérienne émirati du Qatar se sont posés à Istanbul, confirment les données sur le trafic aérien.

C'était l’avant-garde. 

Quelques mois plus tard, l'Armée syrienne assiégeait Homs, la troisième plus grande ville de Syrie. L'artillerie et les chars bombardaient les quartiers. L'infanterie entrait dans la ville.

Dans tout le pays, l'armée et les milices loyalistes essayaient d'écraser la rébellion renforçant la colère de la majorité sunnite en Syrie, sérieusement affaiblie. Les rebelles appellent alors à l'aide internationale, exigeant plus d'armes.

A la fin du printemps, le premier flot d'avions de transports venant d'un Etat arabe commençait, selon ce que dévoilent les données du trafic aérien.

En quelques nuits, entre le 26 avril et le 4 mai, un C-17 de la flotte aérienne qatarie – un énorme avion de transport de fabrication américaine – a réalisé six atterrissages en Turquie, à l'aéroport d'Esenboga. Au 8 août, les Qataris avaient réalisé plus de 14 vols de ce type. Tous provenaient de la base aérienne d'Al Udeid au Qatar, un hub pour la logistique militaire américaine au Moyen-orient.

Le Qatar a dénié le fait qu'il fournirait des armes aux rebelles. Un officiel qatari, qui a exigé l'anonymat, a déclaré que le Qatar n'avait livré que ce qu'il appelle une aide non-létale. Il a refusé de répondre à toute autre question. Il n'est pas évident de savoir si le Qatar a acheté et livré les armes seul ou si il fournit un service à d'autres donateurs, en assurant le transport du matériel.

Mais des hauts responsables américains et occidentaux, ainsi que des commandants rebelles, ont dit que le Qatar a été un fournisseur d'armes actif – à tel point que les États-Unis ont commencé à s'inquiéter de la puissance de certains groupes islamistes que le Qatar armait.

Les vols qataris ont correspondu au tournant de la campagne militaire dans la province septentrionale d'Idlib, quand leurs campagnes d'embuscade, d'attaques à la bombe et d'assauts sur des postes isolés ont chassé l'armée d'Assad, et les milices qui le soutiennent, de parties entières de la campagne syrienne.

Alors que les vols ont continué au cours de l'été, les rebelles ont lancé une offensive dans cette ville – une bataille qui est vite tombée à l'eau.


L'ancien officiel américain interrogé nous a avoué que David Petraeus, directeur de la CIA jusqu'en novembre, a joué un rôle décisif dans la mise en place de ce réseau aérien et a contribué à ce que tous ces pays travaillent ensemble. M.Petraeus n'a répondu à aucun de nos messages demandant un commentaire sur ces allégations.

Le gouvernement américain s'est impliqué, nous a-t-il dit, en partie parce qu'il sentait que les autres Etats armeraient les rebelles quoi qu'il arrive.

Le rôle de la CIA, comme facilitateur des livraisons, a donné – dit-il – aux États-Unis un degré d'influence sur le processus, y compris en tentant de détourner les armes destinées aux groupes islamistes et en persuadant les donateurs de garder les missiles anti-aériens qui pourraient être utilisés dans de futurs attaques anti-terroristes contre des avions civils.

Des officiels américains ont confirmé que de très hauts dignitaires de la Maison Blanche étaient régulièrement tenus au courant des livraisons : « Ces pays allaient le faire, d'une façon ou d'une autre », signale notre correspondant. « Ils n'attendaient pas un 'Maman, est-ce que je peux ?' de notre part. Mais si on pouvait les aider d'une certaine manière, alors ils en seraient reconnaissants ».

 

A l'automne, la Flotte aérienne du Qatar s'est trouvée encore plus occupée, acheminant des vols presque quotidiens en octobre. Mais les rebelles voulaient toujours plus d'armes, ne cessant d'affirmer qu'ils n'avaient pas la puissance de feu pour rivaliser avec une armée dotée de chars, d'une artillerie, de lance-roquettes multiples et d'avions de chasse.

Beaucoup se plaignaient du fait qu'ils entendaient de la part de leurs fournisseurs d'armes que l'administration Obama limitait leur ravitaillement et bloquait la distribution d'armes anti-aériennes et anti-chars qui étaient leur première exigence. Ces plaintes continuent.

« Être armé ou ne pas être, équipement létal ou pas létal, tout dépend de ce que dit l'Amérique », affirme Mohammed Abou Ahmed, qui dirige une bande de combattants anti-Assad dans la province d'Idlib.

 

Une explosion en 2013 : les filières saoudiennes et jordaniennes

  

Ce fut bientôt au tour d'autres acteurs d'entrer dans la danse : en novembre, trois C-130 de la Flotte aérienne royale de Jordanie atterrissaient à Esenboga, dans un coup qui ressemble à un signe de l'accroissement de l'implication de l'Arabie saoudite et de la Jordanie.

En l'espace de trois semaines, deux autres avions de transport jordaniens ont commencé à faire la navette entre Amman, capitale de la Jordanie, et Zagreb, capitale de la Croatie où, selon ce que plusieurs officiels provenant de pays différents nous ont confirmé, les avions récupéraient une acquisition saoudiennes d'armes destinées à l'infanterie, provenant d'un stock croate.

Le premier vol fit son retour à Amman le 15 décembre, selon les données interceptées par un signal envoyé par un des avions et repéré par un radar à Chypre et celles du trafic aérien interprétées par un haut responsable dans le domaine de l'aviation.

En tout, les données montrent que deux Ilyushin jordaniens portant le logo de la firme aérienne internationale jordanienne mais navigant sous des signaux militaires jordaniens ont réalisé un ensemble de 36 allers-retours Amman-Zagreb entre décembre 2012 et février 2013. Les deux même avions ont réalisé cinq vols entre Amman et la Turquie en janvier.


Alors que les vols jordaniens continuaient, les vols qataris se poursuivaient et la Flotte aérienne royale saoudienne entamait un ordre de vol assez chargé – réalisant plus de 30 vols de C-130 en direction d'Esenboga de février à mars 2013, selon les données sur le trafic aérien fournies par un officiel chargé du contrôle du trafic aérien.

Plusieurs des vols saoudiens ont été repérés par des civils en train de faire des allers-retours à Ankara, ce qui a alerté des politiciens de l'opposition en Turquie.

« L'utilisation de l'espace aérien turc dans une période aussi critique, avec le conflit en Syrie à nos frontières, et par des avions étrangers provenant de pays qui sont connus pour jouer un rôle central dans ce conflit, définit la Turquie comme faisant pleinement partie de ce conflit », déclare Attila Kart, député turc du parti d'opposition kémaliste CHP, qui a confirmé les détails sur plusieurs livraisons saoudiennes. « Le gouvernement a le devoir de répondre à ces affirmations ».

 

Les responsables saoudiens et turcs ont refusé de discuter sur les vols ou les livraisons d'armes. Le gouvernement turc n'a pas officiellement approuvé d'aide militaire aux rebelles syriens.

La Croatie et la Jordanie ont toutes deux dénié le moindre rôle dans le transfert d'armes vers les rebelles syriens. Les officiels de l'aviation jordanienne sont allés jusqu'à nier le fait que ces vols aient eu lieu.

Le directeur du département Cargo de la compagnie aérienne jordanienne internationale, Mohammed Jubour, a insisté sur le fait qu'au 7 mars 2013 sa compagnie n'avait pas connaissance de vols en direction ou en provenance de la Croatie.

« Ce ne sont que des mensonges », dit-il. "On n'a jamais fait de telles choses ".

 

Un officiel du trafic aérien régional qui a mené une petite enquête sur ces vols confirme les données enregistrées et fournit une explication. « La compagnie aérienne internationale jordanienne sert de paravent pour la Force aérienne jordanienne ».

Après avoir été informé des données venant du trafic aérien et des signaux interceptés montrant les voies empruntées par ces avions, M.Jubour a continué à affirmer que sa compagnie ne détenait aucun avion de transport Ilyushin.

Lorsqu'on l'a interrogé sur le site de son employeur où on pouvait toujours admirer des images de deux Ilyushin et un texte l'accompagnant, confirmant qu'ils faisaient bien partie de la flotte de l'entreprise, M.Jubour n'a eu aucune réponse. Dans la nuit, le site web de la compagnie était déclaré hors service.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:43

Vu sur "canempechepasnicolas"

Pour voir la vidéo, allez sur le site de Jean Lévy en cliquant sur le titre ci-dessous.

la résistible ascension dNathalie  'Arturo Saint Cricq

 

 

 

Nathalie Saint-Cricq, la responsable du service politique de France 2,
appelle de ses vœux un tournant sécuritaire
et affirme le plus sérieusement du monde
qu’« il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie » :
Chers correspondants,
 
Est ce à cela que vous aspirez? Ce n'est pas madame tout le monde qui s'exprime au journal de 13 heures mais   la responsable du service politique de France 2ce qui n'est pas rien s'agissant d'une chaine nationale .
Ce sont là propos à caractère totalitaire s'inscrivant dans la promotion d'un "PATRIOT ACT"  dit "à la française".

J'ai reçu de divers horizons des articles qui y poussent, venant de personnes informées et responsables.  La fermeté oui, la violence non! Je trouve cela inquiétant non à titre personnel mais pour notre nation qui a pourtant vu naître, grandir, vivre et parfois survivre Descartes, Voltaire, Camus et abattu ce symbole de l'arbitraire qu'était la Bastille.

A titre de protestation, je mets au défit la très influente madame Saint Cricq de me faire "repérer et traiter" puisque je ne suis  pas Charlie .
 
Qui parmi vous répondra?

Claude GAUCHERAND (O-LH,Cdr- ONM)

 

Nouvelles de France Portail libéral-conservateur

 

Nathalie Saint-Cricq en plein macchartysme :
« Il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie »

Nathalie Saint-Cricq, la responsable du service politique de France 2, appelle de ses voeux un tournant sécuritaire et affirme le plus sérieusement du monde qu’« il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie » :

 

Pourquoi ne pas leur faire porter l’étoile jaune, pendant qu’on y est ?

 

1 Amiral Claude GAUCHERAND

Ancien conseiller de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT.  Il se présentait ainsi lors d'une journée Défense du Parti de Gauche:

"Je me présente en trois mots : marin, aviateur, diplomate aussi. Pilote humanitaire au Sahel. Je suis allé, avec un groupe d’amis, en janvier 2003, à Bagdad, et ailleurs aussi en Iraq, pour dire que la seule arme de destruction massive qu’on pouvait y trouver était l’embargo de l’ONU, malheureusement. Et s’il y a un homme politique qui m’a inspiré, au cours de ma longue vie – je suis né pendant la drôle de guerre – ce serait Pierre MENDÈS-France. "

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:36

  

par Jean LEVY


Depuis l’attentat contre « Charlie Hebdo », le pouvoir et ses médias invoquent l’Union sacrée mais divisent arbitrairement les Français en diverses « communautés », en lieu et place de la communauté nationale, seule entité acceptable dans notre République, qui se veut laïque.

Ainsi, les journaux, la télé, la radio n'ont de cesse d'invoquer  la "communauté juive, la "communauté musulmane". Dans celle-ci,  sont regroupées les populations en général d'origine maghrébine, qualifiées en bloc de "musulmane", comme si tous s'en référaient à l'Islam religieux. En fait, simplement d'origine algérienne, tunisienne ou marocaine, comme d'autres sont descendants d'émigrés italiens, polonais, espagnols ou portugais, nombreux sont ceux qui ne pratiquent aucune religion. Pourquoi en faire une "communauté", un ensemble homogène en marge de la "communauté française ?

De même, les médias distinguent en permanence les "juifs" des autres Français. Certes, malheureusement, le fait n'est pas nouveau.

Cette césure a été d'abord pratiquée par les ligues factieuses d'avant guerre, l'extrême-droite d'alors.  Pourtant, la population d'origine juive askynase, fuyant les persécutions généralisées dans les pays d'Europe de l'Est et d'Allemagne n'avaient qu'un souci, arrivant en France, c'est de se fondre le plus vite possible dans la nation française, aux antipodes du communautarisme.

La discrimination s'est amplifiée jusqu'à l'horreur du fait de l'occupant allemand, de l'Etat dit "français" et leurs Kollaborateurs. L'exposition antisémite organisée à Paris par les nazis, "le Juif et la France", en constitue le point d'orgue idéologique, justifiant les massacres de masses qui ont suivi. Le mot "juif" en lettres de sang s'étalait sur les murs de nos villes.

On aurait pu croire qu'avec la Libération, la discrimination cesserait.

Or, des décennies plus tard, un certain nombre de nos concitoyens, se revendiquant de la qualité de « juifs », voulaient se singulariser en tant que communauté distincte. Cette attitude a pris une toute autre ampleur avec la venue en France des « pieds-noirs » d’Afrique du Nord, dont nombre de juifs sépharades. Ceux-ci, très ancrés dans la religion, ont constitué des pôles urbains de regroupement, reproduisant la nature communautaire telle qu’ils la vivaient en Algérie ou au Maroc.

 

L’Etat d’Israël, se considérant la nation de tous ceux qui se revendiquent comme « juifs » dans le monde, s’est appuyé sur cette population  pour donner à celle-ci  un sentiment de double appartenance nationale et développer ainsi son caractère communautaire.

 

Mais les Français d’origine juive ne se limitent pas à aux Sépharades. Le plus grand nombre, au cours des siècles passés, condamnés longtemps à vivre dans des ghettos, se sont totalement intégrés à la communauté française, y compris en délaissant la religion. Ils ne sentent aucun lien avec l’Etat d’Israël, dont ils critiquent la politique criminelle. Les replacer, malgré eux, dans une pseudo « communauté juive » à l’écart  de la nation française,  constitue un viol de leur conscience et une division arbitraire de notre pays.  

 

La question est donc posée : pourquoi  gouvernement et médias font-ils tant d’efforts  à réduire la nation française à un agglomérat de communautés distinctes ?

L’abandon par nos « élites » de toute notion de souveraineté et d’indépendance, l’alignement de nos soit-disantes élites sur un pouvoir extérieur à la France, expliquent leur volonté de faire de notre pays  une simple région européenne peuplée de communautés juxtaposées, sans lien charnel, sans sa longue histoire partagée de luttes pour la liberté.

 

A nous de poursuivre le combat pour la République Une et indivisible.

 

* Lire ou relire aussi :

 

OUI ! LES MOTS « JUIF » ou « ARYEN »

ONT LEUR IMPORTANCE

Par Jean LEVY

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:28
Lu sur le blog de Jacques Sapir "Russeurope"
13 janvier 2015
Par

fracturation-gaz-schisteLa réduction du nombre des installations de forage consacrées au pétrole de schiste s’accélère depuis le début de l’année. Les installations de forage à l’horizontal ont représenté plus de la moitié de la baisse enregistrée dans la première semaine de 2015. En fait, on peut s’attendre à une réduction de plus 30% du nombre d’installations de forage aux États-Unis dans les 10 prochaines semaines. Cette baisse affecte tous les bassins d’extraction. Dans celui du Texas et du Nouveau Mexique, où sont situés un tiers des installations (502 pour un total au 31 décembre 2014 de 1482), la chute la première semaine de 2015 a été de 28 installations soit 5,6% du total. Le phénomène est massif et se retrouve sur les divers bassins.

Les conséquences pour la production américaine et les prix

Pour l’heure la production continue d’augmenter aux États-Unis. Elle devrait atteindre 9,5 millions de barils/jours probablement fin mars, début avril. Mais, on sait que le cycle de production est compris entre 3 et 6 mois. Cela implique que la chute du nombre des installations, ainsi que les effets des premières faillites qui vont se multiplier d’ici à quelques semaines, pourraient se faire sentir sur la production entre juin et août 2015, et prendre de l’ampleur au 2ème semestre 2015. Une réduction de la production journalière de 10% au moins et peut-être bien plus devrait se manifester d’ici la fin de l’année. On ne peut exclure que l’on revienne vers la fin du 3ème trimestre, voir le début du 4ème trimestre, vers une production (aux États-Unis) de 8,2 à 8,6 millions de barils par jour. Les effets sur le prix du baril de pétrole seront évidemment spectaculaires et ils seront par ailleurs amplifiés par la spéculation importante que les banques et les différentes formes de sociétés financières sont en train de mener. Ainsi, il faut s’attendre à une phase de forte baisse, le cours du BRENT pouvant atteindre moins de 40 USD et celui du WTI moins de 35 USD tant que la production ne baissera pas. Mais, dès lors que la production va baisser, et bien entendu d’autant plus que cette baisse sera forte et rapide, les anticipations vont s’inverser. Ce mouvement sera d’autant plus brutal que la baisse précédente aura été importante. Néanmoins, il est probable que les grands acteurs du marché pétroliers ne permettront pas aux prix de remonter significativement au-dessus de 70 USD le baril. A ce prix, une large partie de la production n’est plus rentable ou ne l’est que très marginalement.

Pour résumer, la baisse du prix devrait se poursuivre jusqu’en mars, voire avril. Le « rebond » consécutif à l’inversion des anticipations devrait se produire entre mai et juillet 2015 et l’on devrait revenir vers un prix « normal » de 70-80 USD vers le mois de novembre 2015. Il faut ici signaler que c’est ce qu’attendent les dirigeants des grandes sociétés pétrolières russes. Ce scénario est d’ores et déjà largement écrit. La seule incertitude réside sur le délai (début juin ou fin juillet) et sur l’ampleur du rebond (montée lente vers les 70 USD le baril ou montée rapide car plus tardive et survenant après une baisse plus forte).

Perdants et gagnants

De tels mouvements vont avoir des répercussions sur les économies, aux États-Unis bien entendu, mais aussi ailleurs. Il est d'ores et déjà clair que deux pays vont profiter massivement de cette baisse des prix du pétrole, le Japon et l’Allemagne. Ces pays n’ont pas d’industrie pétrolière et sont de gros importateurs d’hydrocarbures.

Pour le cas des États-Unis, l’image est bien plus complexe. Il faut faire attention à des effets contradictoires et surtout bien voir que ces effets ne vont pas se manifester dans le même moment.

  1. Il y a un effet bénéfique, compte tenu de l’importance du prix des carburants pour la population et du faible niveau des taxes sur ce prix. La baisse des prix à la production se traduit rapidement par une baisse du prix « à la pompe ». Cela a aussi un impact sur des industries grosses consommatrices d’énergie et d’hydrocarbures (comme la chimie). Cet impact est d’ores et déjà sensible.
  2. MAIS, il faut tenir compte des effets directs et indirects de la crise qui est en train de frapper l’industrie du pétrole de schiste. Du point de vue direct, cela va se traduire par des faillites très nombreuses (qui vont se produire entre avril et début novembre) de sociétés engagées dans la production et de leurs sous-traitants. Déjà, US Steel a annoncé une fermeture de site de production à cause de la baisse brutale de la demande d’acier pour fabriquer des équipements de forages. Or, l’économie du pétrole de schiste (et du gaz) représentait, directement ou indirectement par ses effets induits sur la consommation et le revenu des ménages qui y travaillent, approximativement la moitié des emplois créés ces trois dernières années. Si l’on assiste, comme on peut s’y attendre, à une vague de faillites, elles vont se traduire par des licenciements massifs. Ces licenciements auront un effet multiplicateur sur les activités de service (multiplicateur que l’on peut estimer à 2,3/2,7 emplois associés par emploi direct détruits). Compte tenu de la très grande flexibilité du marché de l’emploi aux États-Unis, une partie des personnes licenciées retrouveront du travail dans 6 à 9 mois suivant leur licenciement, mais pas au niveau de salaire antérieur. En fait, les salaires payés dans l’industrie du pétrole de schiste sont plus élevés, à niveau de qualification égal, de 15% à 25% que dans le reste de l’économie. Entre les chômeurs « stricts » et les personnes obligées d’accepter un travail moins bien rémunéré, on pourrait assister à une baisse de 1% à 2% de la masse salariale globale aux États-Unis, et à une baisse importante (de 2% à 3%) de la consommation des ménages car on assistera à un déplacement vers l’épargne comme cela se produit à chaque fois que l’on est en présence de difficultés économiques importantes. Ce phénomène s’étalera de la fin de l’été 2015 à l’été 2016. Cependant, cet impact va se combiner avec la hausse des prix du pétrole. Il en résulte que la contraction de la consommation au 4ème trimestre de 2015 ou au 1er trimestre de 2016 pourrait être plus importante que prévue.
  3. Les effets indirects de cette crise, en particulier dans le domaine bancaire seront eux aussi importants. On estime l’endettement net des entreprises spécialisées dans la production de pétrole de schiste à 200 milliards de dollars. Si l’on y ajoute les sous-traitants, mais aussi l’endettement des sociétés dont le pétrole de schiste n’est pas l’activité principale, mais est une activité importante, cet endettement atteint 310-330 milliards. Si l’on y ajoute enfin les produits dérivés et les activités induites financées par les revenus de l’industrie du pétrole de schiste (comme la construction de logements pour faire face au boom immobilier qui a lieu sur les bassins d’exploitation) on atteint des montants de 420 à 450 milliards de dollars. Sur cette somme, environ 300 à 350 milliards au moins vont devenir dans les mois qui viennent des « mauvaises dettes ». L’impact sur le bilan des banques, car ces dettes ont été titrisées, sera très sensible. Il est clair que cela va peser sur l’action de la FED qui devra se montrer extrêmement prudente dans sa gestion des taux d’intérêts.
  4. A plus long terme, il faut s’attendre à une baisse du Dollar et donc à un retour du taux de change USD/Euro vers les 1,25/1,30 d’ici au début de l’année prochaine. La tendance baissière de l’Euro pourrait s’en trouver annulée au 4ème trimestre 2015, ce qui compromettrait encore plus la très timide (et très fragile) « reprise » que l’on croit constater dans la zone Euro.

L’ensemble de ces facteurs laisse donc penser à une poursuite du contexte de croissance aux États-Unis au 1er trimestre 2015, suivi d’un retournement et d’une détérioration de plus en plus importante au 3ème et au 4ème trimestre.

La situation de la Russie

Il faut alors envisager dans ce contexte la situation économique et financière de la Russie. Tout d’abord, il faut savoir que le seuil de rentabilité globale des activités pétrolières (et associées) est de 3000 roubles le baril. Cela signifie que si le prix du baril de BRENT passe sous les 50 USD le baril, le taux de change du rouble ne peut être supérieur à 60 roubles pour un dollar. En fait, il faut s’attendre à ce que le taux de change atteignent des niveaux compris entre 65 roubles et 70 roubles pour un dollar si le prix du baril continue de descendre. Néanmoins, les perspectives ne sont pas mauvaises à moyen terme.

D’une part avec un prix du baril qui devrait remonter autour de 70 USD, le taux de change du rouble devrait remonter vers 45 roubles pour un dollar d’ici à la fin de l’année. D’autre part, la baisse des remboursements que doivent faire des sociétés russes à des institutions financières non-résidentes va considérablement détendre la situation sur le marché des devises.


Tableau 1

Montants des remboursements par des sociétés russes à des non-résidents

(Milliards de dollars)

Q3-2014 Q4-2014 Q1-2015 Q2-2015  Q3 2015  Q4 2015  Q1 2016  Q2 2016
Intérêts

7,438

7,121

6,65

5,911

5,678

5,42

5,475

4,828

Principal

59,165

47,105

31,833

23,545

18,256

27,983

15,893

21,276

TOTAL

66,603

54,226

38,483

29,456

23,934

33,403

21,368

26,104

Source : Banque Centrale de Russie

Or, l’excédent commercial trimestriel de la Russie s’élève au moins à 40 milliards de dollars. On voit que l’excédent commercial (Exportations - Importations) couvrira amplement les besoins de financement des entreprises russes. De ce point de vue, il est clair que la situation financière de la Russie va s’améliorer dans le cours de cette année, et en particulier à partir du 2ème semestre avec la très probable remontée du prix du baril. La Russie apparaît en réalité comme un pays peu vulnérable à une baisse passagère du prix du pétrole. Par contre, l’éclatement de la « bulle du pétrole de schiste » qui se profile désormais pourrait avoir des conséquences autrement plus sérieuses sur l’économie américaine.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:21

comité-Valmy

Appel du Comité Valmy

Terrorisme: 
Contre la peine de mort programmée et pour la vérité.

Appel contre l’exécution sommaire de terroristes présumés ou en cas de flagrant délit : selon les lois de la République et dans le respect du droit international, l’objectif prioritaire des forces de l’appareil d’état est de les mettre hors d’état de nuire, de les arrêter afin de les interroger et de les juger.

 

La séquence tragique qui vient de se dérouler depuis le 7 janvier, au-delà de l’horreur, l’émotion et l’effroi, ne doit en aucun cas anesthésier et sidérer le peuple, pour nous faire abandonner notre sens critique, notre capacité de réflexion et d’analyse.

 

Si le droit à la caricature et même au blasphème fait partie de ceux acquis à grand prix par notre peuple, au cours de sa très longue histoire, celui de la critique lui est aussi associé. Si ce droit à la raison critique des idéologies irrationnelles ou dogmatiques et des religions doit être défendu, il ne saurait légitimement être utilisé pour créer, sciemment et méthodiquement, des contradictions antagonistes au sein de notre peuple.

 

Cela est particulièrement important dans une époque où selon le Comité Valmy, il est essentiel et urgent de construire l’union du peuple de France pour rétablir sa souveraineté et la démocratie. Cette perspective de front patriotique, républicain et social que nous souhaitons, implique notamment, et nous ne devons pas l’oublier, le rassemblement de ceux qui croient au ciel et de ceux qui n’y croient pas.

 

En effet la seconde partie de la tragédie amène à poser quelques questions : Monsieur le Président de la République a invité les forces de l’ordre et de sécurité à « la neutralisation des terroristes ». Mais une telle« neutralisation » a semblé impliquer, en réalité, une condamnation à mort, sans jugement des trois takfiristes français.

 

Au-delà de la loi du talion ennemie de notre État de droit, l’exécution des auteurs, qu’ils soient isolés ou pas, « brûle les archives », selon l’expression utilisée en Amérique du sud, et rend beaucoup plus difficile la recherche de la vérité : les parcours des takfiristes français, leur formateurs (ce sont des professionnels, même s’ils "abandonnent" leur carte d’identité dans la voiture !!), leurs éventuels complices et commanditaires... 

 
Or déjà à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, nos propres services secrets sont mis en cause par le quotidien états-unien McClatchy. 

 
Cette exécution n’accroît en rien notre sécurité, bien au contraire.

 

La « neutralisation » aurait peut-être pu être réalisée par des armes non létales, comme celles utilisées pour la capture des grands fauves : aiguilles, gaz anesthésiants..., ou par une vraie négociation. Car la capture des deux terroristes présumés aurait beaucoup plus fait progresser la sécurité collective dans la France républicaine qu’une exécution sommaire à l’air libre, et totalement médiatisée, en faisant d’eux des martyrs exemplaires pour tous les excités du Djihad.

 

Cette recherche de la vérité est fondamentale, à l’heure où, sous prétexte de « 11 septembre à la française », (il y a des ressemblances, comme ces papiers d’identité opportunément trouvés transformant la recherche en parcours fléché), certains demandent la mise en place d’un « patriot act ». (suppression de toutes les libertés constitutionnelles, « loi des suspects » version 2015)

 

Au nom d’une « guerre contre le terrorisme » par exemple, le 12 janvier à 13 heures, le propagandiste de service de TF1, invitait les Français « dans ce pays des droits de l’homme »,à accepter une diminution de leurs libertés pour assurer leur sécurité.

 

De plus, le gouvernenment et les médias risquent de tirer profit de cet événément-choc pour accélérer l’intégration atlantiste de notre pays (vote du TAFTA prévu pour février ou mars 2015, ainsi que son corollaire : l’accélération des réformes libérales de dépeçage de notre Etat. La loi Macron prévoit la vente de près de 10% des participations de l’Etat en près d’un an, ainsi que la vente de la quasi-totalité de nos moyens militaires.

 

D’autre part, une flotte doit dans les jours qui viennent partir de Toulon vers le Golfe Persique, pour, prétend-on, aider les Etats-Unis à tuer les islamistes qui hier encore, en Libye et en Syrie notamment, étaient désignés comme des « combattants de la liberté » qui selon Fabius « font du bon boulot », sont formés par nos forces spéciales et armés par notre gouvernement.

 

Le Comité Valmy estime qu’une enquête approfondie est nécessaire afin de faire la clarté sur cet épisode terroriste qui se traduit déjà en France par une aggravation de l’euro dictature.

 

Le Comité Valmy appelle à la création d’une commission parlementaire objective, ou bien de préférence, d’une structure neutre, non gouvernementale, indépendante de l’UMPS et des partis euro occidentalistes. 


Cette enquête devrait être sans préjugé, complète et sérieuse, sur ce drame qui peut mettre notre pays à feu et à sang, dans une de ces guerres de religion qui ont ensanglanté notre patrie. (Cela peut d’ailleurs, être le but des commanditaires, que ceux-ci soient aux Etats-Unis ou agissent pour une stratégie européiste découlant de l’échec actuel de l’euro dictature)

 

La France républicaine, les citoyens, ne doivent accepter aucun prétexte, ni la pérennisation de l’actuel régime tyrannique, ni que notre pays soit entraîné dans une nouvelle aventure guerrière.


Comité Valmy 

13 janvier 2015



source : comité valmy

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:52


pc-libanais.png 



Communiqué du Parti communiste libanais (PCL) repris par http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/



Le parti Communiste libanais condamne le crime terroriste contre « Charlie hebdo »



Le Bureau Politique du Parti Communiste libanais a condamné, dans deux messages envoyés au PCF et à l’ambassadeur de France au Liban, l’acte criminel commis contre les journalistes de la revue « Charlie Hebdo ». Il a, en même temps, insisté sur la nécessité pour la France de se démarquer des politiques étasuniennes et de lutter en même temps contre les récidives du terrorisme et les actions xénophobes et fascistes.



Beyrouth, le 8 janvier 2015

Au Bureau National

Du parti Communiste Français

Chers Camarades



Le crime odieux commis contre les journalistes de « Charlie Hebdo » est le fait, non pas seulement d’esprits obtus et obscurantistes, mais aussi des politiques que l’impérialisme et la réaction arabe ont mis au point afin de garder le contrôle des peuples qu’ils oppriment au nom des intérêts de la classe dominante.



La réaction du parti Communiste français face à ce terrorisme, tant dernièrement en Algérie qu’en Israël et au Moyen Orient, en général, va dans le sens de la ligne politique que notre Parti préconise. En effet, la lutte contre le terrorisme ne se fait pas par des guerres impérialistes, mais par des politiques sociales qui combattent la pauvreté, surtout des émigrés, mais aussi la marginalisation, la xénophobie et le fascisme qui s’installent de plus en plus en France.



Nous pensons aussi que la gauche française doit continuer la lutte afin que la politique officielle française se démarque de celle des Etats-Unis qui furent à la base de la création d’Al Qaeda et qui n’ont pas manqué, depuis le début des événements en Syrie et face au problème palestinien, de poursuivre leur œuvre destructrice afin de garder le contrôle de la région arabe et des richesses en énergie qu’elle recèle.



Chers Camarades,



Nous vous transmettons nos sincères condoléances et celles des militants du Parti Communiste libanais.



Beyrouth, le 8 janvier 2015

Le Bureau Politique.



Beyrouth, le 8 janvier 2015

A Son Excellence Monsieur Patrice Paoli

Ambassadeur de France au Liban

Monsieur,



Le Bureau Politique du Parti Communiste libanais voudrait présenter ses sincères condoléances au peuple français et aux journalistes de France, à la suite du crime terroriste perpétré contre les bureaux de la revue « Charlie Hebdo », crime qui a coûté la vie à douze personnes, dont Stéphane Charbonnier et Georges Wolinski qui sont bien connus de nous.



Nous croyons que ce crime odieux est la suite logique des politiques poursuivies par les régimes réactionnaires arabes et l’impérialisme étasunien depuis la création d’Al Qaeda, durant les années quatre-vingts, et tous les projets mis en place pour diviser le Monde arabe sur des bases confessionnelles qui ne profitent qu’à l’obscurantisme religieux, là où il se trouve, mais aussi aux grandes multinationales pétrolières et gazières.



Notre propre expérience vis-à-vis du terrorisme, israélien ou sectaire,  dont notre pays et notre peuple sont, depuis plus de trente ans, la victime, nous incitent à appeler le gouvernement français à une politique à une position plus claire tant face aux groupes terroristes qu’à leurs commanditaires au Qatar et en Arabie saoudite, ou ailleurs dans la région moyen orientale. Nous l’appelons surtout, à se démarquer des positions prises par les Etats-Unis dans la région arabe, à travers la révision  de la politique  de la France concernant les problèmes vécus réellement par les peuples de cette région et par les émigrés en France… et, ce, afin de faire face aux risques de récidives terroristes ou de réactions fascistes et xénophobes contre tout ce qui est arabe ou africain.



Veuillez recevoir l’expression de nos sentiments les meilleurs.



Le Bureau Politique

Du Parti Communiste libanais

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:27

UKRAINE-FMI

Lundi 29 décembre 2014, les députés de la Rada ukrainienne ont adopté de justesse un budget dont la rigueur est la condition sine qua non pour l’obtention d’un prêt du FMI de 17 milliards de dollars dans le cadre d’un « plan de sauvetage » de 27 milliards.

 

Une série de mesures contre la population :

 

-> un nouveau train d’impôts : un impôt supplémentaire de 5 à 10% sur la quasi-totalité des importations, un impôt de 15% sur les retraites élevées (supérieures à 200 euros) et un impôt sur les appartements de plus de 60m2 et les maisons de plus de 120m2 ;

-> l’annulation des avantages sociaux, notamment des instituteurs et des médecins à partir de juillet. Les salaires et les pensions ne seront plus indexés alors que le gouvernement prévoit une inflation de 13% en 2015 (plus de 25% en 2014);

-> des coupes prévues dans les dépenses sociales et l’enseignement ;

-> privatisations et renchérissement du prix de l’énergie : privatisation et fermeture des mines de charbon dans l’Est du pays ;

-> les dotations à la compagnie gazière Nafteco seront divisées par trois. Elle devra se libérer de sa dette de 6 milliards de dollars en augmentant ses tarifs ;

-> privatisation des agences de gestion des routes et des voies ferrées, sous prétexte de lutte contre la corruption.

 

En revanche, des mesures favorables aux oligarques :

 

-> augmentation des dépenses affectées à la défense et à la sécurité qui passent à 5% du PIB contre 1% en 2014 ;

-> diminution des charges patronales de 42 à16% pour les salaires dépassant 187 euros.

Le FMI a tout fait pour obtenir ce budget de choc contre la population ukrainienne.

 

Des milliers de travailleurs ont manifesté devant le parlement pour protester contre les mesures anti-ouvrières prévues par ce budget.

 

Source : POI

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:19

massacre-odessa.jpg

Communiqué de Presse

A Odessa (Ukraine), des faits d’une gravité comparable aux deux massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris se sont déroulés en mai 2014. Des proches des victimes vont venir témoigner en France.


Du 24 au 31 janvier 2015, une délégation venue d'Odessa en Ukraine parcourra la France. Elle comprendra notamment Elena, qui est la mère de Andreï Brajevsky,  militant connu de l'organisation de gauche Borotba, âgé de 27 ans brulé vif le 2 mai 2014 dans l’incendie criminel de la maison des syndicats d'Odessa, massacre qui a couté la vie à une quarantaine d'opposants au nouveau régime ukrainien, et témoignera des difficultés d'obtenir justice dans l'Ukraine postérieure à la révolution de la place Maydan.


Elle comprendra aussi le secrétaire d'Odessa du parti communiste d'Ukraine, parti qui subit une procédure d'interdiction, et dont les militants sont persécutés, traqués, torturés et parfois assassinés. Le parti communiste d'Ukraine est une organisation démocratique qui milite pour le maintien de l'unité du pays et qui avait proposé fin 2013 une pétition pour le règlement de la question de l'accord avec l'UE par référendum, et obtenu plus de 4 millions de signatures. Si cette voie avait été choisie, le pays aurait fait l'économie d'un coup d'État et d'une guerre civile.

 

Une conférence de presse sera organisée le lundi 26 janvier 2015 après-midi, à l'AGECA (177 rue de Charonne, Paris 11ème), à partir de 14 heures (salle disponible jusqu'à 18 heures). Contact 06 77 97 64 68, laisser un message. Elle sera suivie d’une réunion publique à 19 heures.

 

Elena sera présente aussi à la rencontre de politique internationale, organisée par le collectif Polex, à l'assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2015 à 17 heures, sous les auspices de M Patrice Carvalho, député de l'Oise.

 

Le voyage de la délégation est organisé par Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop. Ci-dessous voici les liens à deux textes, présentant le cas d'une autre victime du massacre, un jeune communiste de 17 ans, et le planning de la tournée en France:

Le combat de la mère de Vadim, victime du massacre d'Odessa (04/01/2015 publié dans : Ukraine
La douleur d'une mère qui a perdu son fils ne peut pas être décrite. La douleur brûle tout à l'intérieur. La vie perd son sens. Le Temps s'arrête. À cause de la haine humaine, du désespoir, du ...

Antifascisme en Ukraine : tournée en France d'une délégation d'Odessa, à partir du 24 janvier 2015 (Marseille, Nord, Pas de Calais, région parisienne et Lyon)

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