Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Publié le 25 Septembre 2016 par Canaille Le Rouge
et un commentaire
l'image :
Le communiqué :
Le commentaire :
Canaille le rouge partage la quasi totalité de ce texte. Une seule réserve : faire remonter le départ de cette aux lois Rebsamen et Macron ne clarifie pas le fond.
Canaille le Rouge maintient que le début de cette offensive remonte à la période où au nom de l'harmonisation des règles européennes, les normes technonologique dans l'UE ont été alignées sur le catalogue Siemens et ont permis de rompre une partie essentielle des liens technologiques entre le service public SNCF (lui même sous le coup de la directive 91/440) et l'industrie ferroviaire du pays.
Bien sûr, toutes les lois citées par le communiqué de la CGT d'Alstom ont des effets désastreux mais elles ne sont qu'un levier. Le problème c'est le point d'appui pour le rendre efficace et ce bradage de savoir-faire accompagné de l'aide de l'état à ces stratégies du groupe privatisé offre ce point d'appui.
Depuis la privatisation du Groupe GEC Alstom Alcatel fin des années 80, toutes les stratégies gouvernementales ont été mobilisées pour complaire à Tchuruk et à Kron PDG du groupe. Elles ont tout fait pour inféoder la filière ferroviaire non pas aux besoins de transports voyageurs et marchandises mais pour privilégier la marge des constructeurs lesquels n'ont fait de recherches et développement que pour assurer la recherche du retour maximum de marge assurant le niveau des dividendes.
Cela a été de même pour la branche télécom et energie du groupe, la filière férroviaire étant la dernière à être exfiltrée du tissu économique national par rachat ou en dégageant des moyens pour délocaliser technologies et savoir-faire pour des coûts de production revue à la baisse. Un objectif : le taux de marge maxi par l'exploitation toujours plus grande des créateurs de richesses : les salariés et parmi eux les ouvriers et techniciens en première ligne. Voilà ce qui a fabriqué la fermeture de Belfort aujourd'hui. La question du carnet de commande étant la façon dont l'état (qui outre sa politique industrielle décide des choix de la SNCF) a participé à cette stratégie.
Dans cette information manque aussi le fait que sauf erreur, si l'état possède 20% du capital Bouygues dispose 30% des droits de vote et qu'à chaque étape de la casse, Hollande, dès 2014, a reçu Martin Bouygues à l'Elysée, cela avant toute décision dont son investissement dans la délocalisation au Kazakstan à l'occasion de sa visite officielle. L'inauguration de l'usine kazaque de fabrication des locomotives une semaine avant l'annonce de la fermeture de Belfort éclaire la réalité de cette stratégie.
Une vrai filière historique de la casse par les droites en actions ou (et) au pouvoir.
Rédigé par Canaille Lerouge
Lire aussi ci-dessous :
Le capitalisme est en crise. C’est un secret de polichinelle. Cette crise est aggravée par la perte de marchés.
La météo économique est aussi mauvaise pour la France impérialiste, deuxième pays moteur de l’UE, et ses entreprises en Afrique. Sur les neufs premiers mois de l’année 2013, la Chine socialiste avec 4,95 milliards de dollars d’exportation devient en 2013 le premier fournisseur de l’Algérie devant la France qui suit avec 4,7 milliards. Entre 2000 et 2011, « la part de marché de la France au sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7% ».
Entre 2005 et 2011, la part de marché de la France a fondu de 18 points en Côte d’Ivoire, de 6 points au Sénégal et de 8 points au Gabon. En 2011 et 2012, la France fournit respectivement 12,8 et 11,8% des importations du Cameroun contre 10,8 et 10,4% pour la Chine. « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu récemment Pierre Moscovici. Que l’on est loin, par exemple, de 1996 où la France était premier fournisseur de l’Afrique avec 21% des parts de marchés et une balance commerciale bénéficiaire de 30 milliards de francs français.
Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdues se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considère que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit davantage venir au secours de la Corrèze ! Même si le prix à payer est que sur les 10 derniers pays du classement PNUD en 2014 les 07 soient francophones. Ces 70% doivent être mis en corrélation avec un autre chiffre. Sur un total de 67 coups d’Etat qui se sont passés en Afrique dans 26 pays au cours des 50 dernières années 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’Etat en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises. C’est là un premier élément de réponse à ceux qui se demandent pourquoi les APE sont passés plus facilement aujourd’hui qu’en 2007.[...]
Lire la suite ici : http://www.investigaction.net/francophonie-et-ape-deux-colonialismes-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/#sthash.Nc0WzU5t.dpuf
L'auteur du précédent article, Guy Marius Sagna mène la lutte contre les APE en Afrique ( Traité de partenanriat économiques qui sont à l'Afrique et aux Africains ce que Tafta est aux Européens ) avec en plus le néo-colonialisme. Il est l'objet de la vindicte du pouvoir en place pour cela et a été récemment arrêté puis libéré.
Ci-dessous quelques éléments reçus par courriel à ce propos.
Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].
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5000 manifestants à BELFORT pour défendre ALSTOM - la CGT situe les responsabilités
Belfort, "ville morte" pour défendre les salariés d'Alstom "Si l'Alstom ferme, on est tous foutus" : des milliers de personnes ont défilé samedi à Belfort pour tenter de sauver le site historique du fabricant de TGV et ses 400 emplois menacés, à l'occasion d'une journée "ville morte" où la quasi-totalité des commerçants ont fermé boutique en signe de solidarité. LIEN VERS LA SUITE DE
Monika Karbowska , qui vit en France depuis un certain temps est restée en contact avec les militantes et les militants de son pays. Ici, elle fait partie d’un groupe de jeunes altermondialistes intitulé : " alternatives féministes" qui a animé une rencontre de jeunes femmes altermondialistes au point G lors du contre-G8 a Annemmasse en 2003.
L’avortement était légal en Pologne entre 1955 et 1993, gratuit dans les hôpitaux publics et payant dans les cliniques privées.
En avril 1989, au moment de la fin du régime communiste, un petit parti chrétien-démocrate allié jusqu’à présent au régime, a sorti un projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » interdisant l’avortement sous peine de prison pour le médecin pratiquant. Ce projet de loi semblait tellement aberrant aux yeux de la société polonaise, en pleine ébullition sociale et et aspirant à une véritable liberté et un système démocratique, que certains pensèrent à une provocation du régime destinée à diviser l’opposition avant les premières élections libres le 4 juin 1989. La résistance s’organisa rapidement autour d’un mouvement contre le projet de loi réunissant diverses tendances, certains militants étant issus des mouvements anticommunistes, d’autres d’associations ayant été soutenues par l’Etat, comme par exemple la Ligue des Femmes Polonaises. Grâce aux manifestations et à une pétition, le projet ne fut pas examiné au Parlement.
Dans les années 1989-1992, alors que se mettait en place un système politique parlementaire, les partis d’extrême droite fondamentaliste catholique ressortirent ce projet et tentèrent de le faire voter. Les associations luttant contre la criminalisation de l’avortement unirent leur force dans la Fédération pour la Promotion des Femmes et pour le Planning Familial en 1991 et organisèrent des manifestations avec le soutien notamment du Planning Familial Français. Malheureusement, la dégradation des conditions économiques due aux transformations ultralibérales entraîna une baisse générale de la mobilisation sociale. Ainsi l’Eglise put continuer sa propagande pour la criminalisation de l’avortement via ses partis ou directement dans les lieux de cultes.[...]
Lire la suite de l'article ici : http://www.genreenaction.net/L-avortement-en-Pologne.html
Lire aussi cet aticle de Wikipédia
Avortement en Pologne - Wikipédia
En dehors de ces trois cas, il est interdit à toute personne de pratiquer un avortement sur une femme enceinte et/ou d'aider une femme enceinte à avorter sous peine d'une sanction pouvant aller ...
Publié le 19 septembre 2016 sur Révolution permanente
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La Poste ne sait plus quoi faire pour se séparer des représentants du personnel qui pointent les mauvaises conditions de travail à La Poste. À Tulle, en Limousin, c’est Sylvain Berthomeau, qui, à 6 mois de la retraite, passe en commission de discipline pour avoir mis un coussin sur son scooter dans ses tournées. L’accusant d’avoir « thuné » son scooter pour le virer, la direction montre bien qu’elle n’a peur de rien – et surtout pas du ridicule – quand elle cherche à mettre à la rue des travailleurs.
George Waters
Postier, Sylvain avait décidé d’améliorer un peu ses conditions de travail en payant de sa poche de quoi se protéger contre le froid et d’éviter d’aggraver ses problèmes de dos. Concrètement, il avait ajouté un coussin (sanglé) à la selle de son scooter trois roues et une plaque en plexiglas à l’avant pour se protéger (ainsi que le courrier) du vent et de la pluie. On aurait pu penser la direction de son établissement heureuse de voir ses employés payer de leur poche pour travailler dans des conditions décentes. Mais non, quand un facteur fait des actes d’une telle inconscience, le meilleur réflexe est visiblement de le convoquer en conseil de discipline. La raison officielle ? « Des modifications importantes du véhicule de service », qui « mettent en danger le facteur, notamment durant ses manœuvres ».[...]
Lire la suite ici : http://www.revolutionpermanente.fr/Un-facteur-en-conseil-de-discipline-pour-un-coussin-sur-son-scooter-de-qui-se-moque-t-on
et aussi :
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Tulle : les sanctions contre un facteur provoquent la colère de ses collègues - France 3 Limousin
C'est une journée de grève aujourd'hui dans les services de la Poste à Tulle en Corrèze. A l'appel de la CGT, les agents sont invités à cesser le travail en soutien à l'un de leurs collègue...
Les parlementaires polonais planchent sur une loi visant l’interdiction totale de l’avortement, accompagnée de peines de prisons lourdes pour les femmes et les médecins qui le pratiqueraient. Le pays a déjà pourtant l'une des lois sur l'IVG les plus restrictives d'Europe.
L'avortement est déjà interdit en Pologne, sauf dans les toutes premières semaines de grossesse lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger, en cas de handicap permanent du nourrisson ou dans les cas de viol ou d'inceste. « Si j’ai une patiente enceinte de 32 semaines et atteinte de prééclampsie, je dois attendre qu’elle-même ou son bébé commence à mourir avant d’agir a expliqué le professeur Romuald Dębski au cours d’un débat au Parlement en avril dernier et cité par le Times. En cas de grossesse extra-utérine et d’hémorragie, je peux pratiquer un avortement. Mais s’il n’y a pas d’hémorragie, et donc pas de risque immédiat pour la vie, je dois attendre qu’elle commence à mourir. »
Mais la proposition présentée par une association intégriste est une offensive de l'Eglise catholique, qui profite de la nette victoire aux législatives d'octobre 2015 du parti conservateur Droit et Justice (PiS), pour interdire purement et simplement l’IVG. La loi prévoit aussi des peines allant jusqu'à cinq ans de prison pour les personnes pratiquant l'IVG et pour les femmes y ayant recours. Le projet de loi va même plus loin : causer accidentellement la mort de l’« enfant conçu » est passible d’une peine de trois ans de prison pour les professionnels de santé.
Le PiS, qui a déjà supprimé les aides publiques en faveur de la fécondation in vitro et rétabli la prescription sur ordonnance de la pilule contraceptive dite du "lendemain", est cependant divisé sur l'opportunité de voter ou non l'intégralité de ce texte.
Le chef de file du PiS, Jaroslaw Kaczynski, fervent opposant au droit à l'interruption volontaire de grossesse, s'est ainsi prononcé pour une possibilité d'IVG en cas de danger mortel pour la mère. "Nous devons interdire que des enfants soient tués parce qu'ils présente des problèmes de développement. C'est inhumain. En revanche, l'Etat ne peut contraindre une femme à mourir si elle veut sauver sa propre vie", a-t-il dit dans une interview.
Comme lors des rassemblements du printemps dernier contre cette proposition de loi, des manifestants se sont rassemblés jeudi devant le Parlement en brandissant des cintres, symbole des IVG pratiquées dans la clandestinité. Seules quelques centaines d'avortements sont officiellement pratiquées chaque année dans le pays même si les associations de défense de l'IVG dénoncent la multitude d'avortements clandestins. D'après des militants du droit à l'IVG, plusieurs dizaines de milliers de femmes avorteraient illégalement, nombre d'entre elles se rendant en Allemagne ou en Slovaquie.
« Aujourd’hui, les médecins ont peur de pratiquer des avortements légaux, a déclaré Krystyna Kacpura citée par Amnesty International, directrice de la Fédération pour les femmes et le planning familial. Ils ont peur d’être stigmatisés, peur des répercussions pour leurs hôpitaux. Peur également de la criminalisation. ».
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Justice de classe : Poursuivi pour avoir distribué des tracts !
un militant CGT a été renvoyé devant les tribunaux par la cour de cassation, qui juge qu'une diffusion de tracts est illégale si elle n'a pas été déclarée en préfecture Le 27 septembre 201...
Rencontre des élus signataires potentiels aux présidentiables
A quoi peuvent servir les présidentielles pour les communistes ?
Pierre Laurent avait invité les élus qui peuvent signer pour soutenir un présidentiable à une rencontre ce 21 septembre à Paris ; parlementaires, conseilles régionaux, départementaux, conseillers de Paris et....conseillers métropolitains de Lyon. Nous n’étions que 64 présents, et la discussion a confirmé la situation profondément divisée de notre parti, chacun essayant à partir de son expérience de se construire une ligne politique.
Le rapport de Pierre Laurent était vraiment désespérant, se voulant neutre, présentant les hypothèses, sans jamais esquisser une orientation cohérente dans une stratégie de long terme, renvoyant aux discussions de la prochaine conférence nationale le 5 novembre prochain, et allant même jusqu’à dire "la situation pourrait être totalement différente en Janvier"... certes, elle sera même totalement différente en mars... Bref, attendons.
Le plus grave sans doute, c’est que Pierre Laurent considère la vie politique comme le seul cadre de réflexion pour les communistes, une vie politique qui aurait sa logique propre, dans laquelle il faudrait trouver son rôle. Il a totalement oublier le cœur marxiste du parti communiste, penser le monde pour le transformer, le monde, pas la vie politique.
Je suis intervenu en tout début de la matinée pour essayer de pousser une discussion sur les conditions dans lesquelles les communistes agissent.
Le rapport de Pierre Laurent a raison de souligner que des bases progressistes existent dans notre pays face au dérives à droite toute, mais il rate quelque chose d’essentiel en ne proposant aucune analyse de ce qui freine, ce qui limite ces bases progressistes. En ne donnant pas une lecture critique du rapport de forces dans lequel agissent les forces sociales, il ne dit pas la vérité sur la situation et donc sur ce qui est possible.
Car les forces progressistes font face à de terribles difficultés.
D’abord, elles sont profondément affaiblies, désorganisées, et notre parti en est l’exemple, mais nous connaissons tous l’état de la vie associative et syndicale. Le mouvement contre la loi El Khomri a peut-être été le signal d’un inversement de tendances, en tout cas pour la CGT, mais il a aussi montré la grande difficulté à organiser et tenir les manifestations face aux provocations, à organiser un service d’ordre à la hauteur de la situation.
Ensuite, elles sont profondément divisées dans leur réalités sociales, entre précaires et statutaires, urbains et ruraux, banlieue et villes, public et privé, et le racisme et l’intégrisme pèsent fortement sur les capacités de solidarité.
Enfin, elles sont émiettées dans une grande confusion sur le projet de société qui pourrait être une alternative au capitalisme mondialisé. Elles sont écartelées entre l’idéalisme écologiste, qui est le plus souvent un conservatisme conduisant par exemple pour l’énergie à préférer le marché au service public, et ce que j’appelle la nostalgie de la gauche, qui refusant de tirer les leçons de décennies d’échecs ne peut voir que la gauche est dans une impasse dont elle ne sortira pas dans la recherche désespérée d’un nouveau "programme commun" et d’une nouvelle démarche électorale, enfin d’un gauchisme dont nous savons tous qu’il est l’arme de la division, de l’isolement, de la perte d’utilité pour le monde ouvrier, le peuple.
Ces blocages sont là, profonds, anciens, et les difficultés politiques n’en sont que la traduction. Un marxiste prendrait le temps de chercher dans les conditions économiques et sociales les bases de ces divisions, se rappelant ce que Brecht fait dire à Lénine "idée, qui sers-tu ?"
Mais il faut dire la vérité aux communistes. Il faudra de longues années pour surmonter ces blocages, reconstruire à la fois une cohérence idéologique, une efficacité d’action, une unité populaire. Reconstruire la conscience, l’organisation, l’unité populaire, après 4 décennies de stratégie d’union de la gauche qui nous a enfermé dans les institutions et l’électoralisme ne se fera pas sans nombreuses batailles sociales allant de pas en pas beaucoup plus loin que le mouvement du printemps, car la seule école des peuples, c’est la lutte des classes.
Alors, a quoi peuvent bien servir les échéances électorales de 2017 pour les communistes ? Qui peut sérieusement tenter de faire croire au peuple qu’il a un "truc" pour surmonter tous ces obstacles et construire un rassemblement progressiste majoritaire dans ce cadre ? L’élection présidentielle est le cœur d’une constitution faite pour assurer la domination de la bourgeoisie et lui permettre de construire une alliance majoritaire pour elle.
Répéter qu’on va trouver une nouvelle formule à gauche pour "changer la vie", c’est mentir aux communistes. Nous savons tous que le prochain président de la république sera l’outil d’une aggravation de la guerre contre le peuple quel qu’il soit. Je dis souvent à des amis qui croient au miracle des insoumis : « admettons à un miracle en mars, il faudrait que le miracle soit ensuite permanent, car sinon, JLM n’aura le choix qu’entre la soumission à la Tsipras, ou l’honneur de la fin d’Allende... »
C’est le premier pas d’une bataille de reconstruction d’une stratégie de rassemblement populaire progressiste, faire reculer à la fois ce qui reste d’illusions électorales sur le sauveur suprême, et la terrible désillusion, le renoncement à se faire entendre, à comprendre le monde pour le transformer, le renoncement à la résistance qui est la première étape incontournable de la prise de conscience.
Dans les deux cas, en direction donc de l’électorat de gauche déçu mais inquiet de la dérive à droite, comme en direction du peuple abstentionniste, il faut gagner des votes qui diront "je ne vote pas pour qu’un président miraculeux change la vie, mais pour affirmer que j’existe, que je vais me battre, m’organiser, et pas à pas reconstruire l’unité populaire".
Le seul enjeu pour nous de la bataille présidentielle, c’est de faire entendre et de mesurer l’idée qu’il est possible de reconstruire une histoire populaire progressiste tirant toutes les leçons de l’impasse de la gauche, et que c’est le seul chemin utile, que c’est même l’urgence face au Front National.
La question d’une candidature communiste se pose uniquement dans cet objectif, et elle doit être décidée pour répondre à une seule question. Le parti communiste sera-t-il en meilleur état après cette bataille ? Autrement dit, une bataille communiste en 2017 doit se fixer comme objectif de renforcer et d’unir les communistes.
J’ajoute après avoir entendu l’excellente intervention de Sébastien Jumel, maire de Dieppe, qui, constatant que les stratégies de ces dernières années nous ont mis dans une impasse et, pour lui, dans l’impossibilité de préparer sérieusement une candidature [1], qu’il faudrait mener une campagne communiste avec la candidature Mélenchon. Il se trompe de mon point de vue, car évidemment, Mélenchon ferait disparaitre médiatiquement tout effort de bataille communiste, et surtout, il est impossible de faire progresser ce réengagement dans les luttes de classe au plan politique en votant pour un sauveur suprême... J’avoue d’ailleurs que Sébastien ferait un excellent candidat communiste aux présidentielles !!!
[1]en gros, il dit très gentiment et poliment que la direction nationale nous a mis dans la m...
![ÊTRE COMMUNISTE en POLOGNE aujourd'hui - Commun COMMUNE [El Diablo]](https://image.over-blog.com/nNe9pdTKSsEPhUIFrc-3w90j84s=/170x170/smart/filters:no_upscale()/image%2F1449569%2F20160921%2Fob_bd8120_beata-karon-gastaud-2016.jpg)
ÊTRE COMMUNISTE en POLOGNE aujourd'hui - Commun COMMUNE [El Diablo]
Intervention de Beata Karon, aux cotés de Georges Gastaud, journaliste et militante communiste, rédactrice en chef de Brzak (l'Aurore) en Pologne le 10 sept. 2016 sur le stand du PRCF à la fête...
http://www.communcommune.com/2016/09/etre-communiste-en-pologne-aujourd-hui.html