UL CGT Dieppe Jeunes, Fonction publique, Salaire & Pouvoir d'achat
03 sept. 2015
Les plus bas salaires sont désormais en dessous du SMIC. On leur attribue d'ailleurs une prime pour remonter leurs salaires au niveau du Smic.
Les débuts de carrières sont désormais si bas, que les métiers de fonctionnaires n'attirent plus suffisament de monde; les concours n'ont plus assez de candidats pour combler le nombre de postes: sait-on que l'on embauche les profs à 15% au dessus du Smic ? Ils sont pourtant à Bac plus 5 !
Payer les salairés au dessous du Smic, c'est leur rève. Le Medef revendique d'ailleurs la suppression du Smic. D'ailleurs de nombreux employeurs utilisent le temps partiel pour descendre les salaires en dessous du Smic (exemple: les Super-marchés, les fast-foods, etc.). La casse du Smic serait terrible, y compris pour les fonctionnaires
Mais, même pour les cadres du privés, le patronat copie la gestion de l'État ! Désormais, pour un ingénieur à Bac +5, cela devient difficile de trouver une première embauche à Smic+25%.
Et avec l'apprentissage c'est le jackpot ! Vous avez des jeunes élèves techniciens supérieurs, et des jeunes élèves ingénieurs, quasiment pour rien ! D'ailleurs certaines grosses boites ont compris le truc: elles n'embauchent plus que des apprentis, qu'elles jettent dès le diplôme passé (et obtenu), pour les remplacer par d'autres apprentis: c'est indigne !
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Les patrons disent MERCI AU GOUVERNEMENT SOCIALISTE qui donne l'exemple pour le gel des salaires !
En France, c'est l'Etat qui pratique le dumping social !
L' intérêt des salariés du public et du privé, c'est de lutter ensemble pour l'augmentation des salaires !
Les Echos (extraits), 8 juillet 2015 :
Le bilan 2014 de la Commission de la négociation collective a été publié ce mardi.

Le point le plus saillant du rapport est le net recul des négociations salariales de branche, avec « seulement » 386 avenants salariaux signés (-12 % après déjà -27 % en 2013) contre 441 l’an passé et plus de 500 en 2012. C’est là aussi en partie la rançon des années précédentes : en 2011 et 2012, le SMIC avait été revalorisé deux fois dans l’année, poussant les branches à revoir leur grille quand les minima repassaient sous le salaire minimum. En 2013 et 2014, avec une seule revalorisation, qui est plus est limitée à la seule inflation, l’exercice a été moins souvent nécessaire et neuf branches sur dix ont désormais des minima de grille supérieurs ou égaux au SMIC, contre 73 % fin 2012.
Résultat : seuls 8,6 millions de salariés ont vu les salaires de leur branche être revalorisés, contre plus de 12 millions les deux années précédentes. Parmi les branches importantes n’ayant pas ouvert de discussions salariales l’an passé, on retrouve notamment le commerce à prédominance alimentaire et les transports routiers. S’y ajoutent les branches ayant ouvert des discussions mais sans parvenir à un accord, comme les banques et le commerce de gros.
Des augmentations moins élevées
La conjoncture a aussi pesé, le rapport pointant « une tendance de la majorité des branches à accorder des augmentations moins élevées » qu’en 2013. Quelque 90 % des hausses sont inférieurs à 2 %, et un gros quart est même inférieur à 1 %. Au final, la valeur médiane des hausses a atteint 1,3 %, contre 1,9 à 2,3 % les trois années précédentes.
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