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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:21

Publié par Michel El Diablo

photo d'illustration

photo d'illustration

Le traité de libre-échange Tafta serait une aubaine pour la croissance et l’emploi, promet la Commission européenne. Ce n’est pas ce que pensent nombre de dirigeants de petites et moyennes entreprises en Europe, notamment en Allemagne et en Belgique. Ils se rendent comptent que les mirobolantes promesses de croissance et d’exportations profiteront principalement aux multinationales. La plupart des PME européennes et leurs salariés en pâtiraient. En Allemagne, en Autriche, et en Belgique, des groupements de PME se mobilisent carrément contre le Tafta.

« Nous savons que les petites entreprises et les territoires dans lesquels elles opèrent ont des chances d’être parmi les plus grands gagnants de cette accord. » La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, met tout en œuvre pour convaincre les petites et moyennes entreprises européennes des bienfaits du traité transatlantique de libre-échange Tafta (TTIP en anglais) [1]. Ce traité est en cours de négociation entre la Commission européenne et Washington.

La suite en lien ci-dessous:

 

De plus en plus de patrons de PME européennes deviennent hostiles au traité de libre-échange Tafta

De plus en plus de patrons de PME européennes deviennent hostiles au traité de libre-échange Tafta

Le traité de libre-échange Tafta serait une aubaine pour la croissance et l'emploi, promet la Commission européenne. Ce n'est pas ce que pensent nombre de dirigeants de petites et moyennes ...

http://www.bastamag.net/Ces-PME-de-plus-en-plus-sceptiques-face-au-traite-transatlantique

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 15:45

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 16:07

- Reuters 

La Finlande cherche à sortir de trois ans de récession
Le chômage et la dette augmentent, la population vieillit
La marge de manoeuvre du gouvernement est étroite

par Jussi Rosendahl et Anna Ercanbrack

HELSINKI, 12 novembre (Reuters) - La Finlande, qui fut l'un des pays européens les plus critiques à l'encontre de la Grèce durant la crise de la dette, se retrouve aujourd'hui confrontée à de graves difficultés économiques qui ont conduit son ministre des Finances à la qualifier de nouvel "homme malade de l'Europe".

Longtemps considéré comme l'un des bons élèves de la zone euro, le pays tente désormais de sortir de trois ans de récession.  Les tentatives du Premier ministre Juha Sipila pour réduire les congés et les salaires ont provoqué d'importantes manifestations et des mouvements de grève. Une ambitieuse réforme des dépenses de santé a par ailleurs exposé les divergences au sein du gouvernement de coalition, qui a failli éclater la semaine dernière.

Certains parlementaires de la mouvance du chef du gouvernement sont allés jusqu'à demander un débat sur la sortie du pays de la zone euro afin qu'il puisse dévaluer sa monnaie pour relancer les exportations.

La marge de manoeuvre de Juha Sipila est étroite. Il doit convaincre tous les partenaires d'une coalition hétéroclite de la nécessité d'imposer des réformes structurelles pour relancer la croissance tout en ménageant les syndicats pour éviter de nouvelles grèves.::Le chômage et la dette publique augmentent dans un pays freiné par un coût du travail élevé, le déclin de son emblème Nokia dans le domaine de la téléphonie et la récession en Russie, l'un de ses principaux marchés à l'export.

En y ajoutant le vieillissement de la population, la Finlande, qui a déjà perdu son "triple A", vit son ralentissement économique le plus marqué depuis la Seconde Guerre mondiale et se prépare à des lendemains difficiles.

 

LA NOUVELLE GRÈCE ?

Le Premier ministre, qui a prévenu que la Finlande pourrait connaître un sort similaire à celui de la Grèce, vise 10 milliards d'euros d'économies d'ici à 2030, dont quatre milliards d'ici à 2019.  Pour y parvenir, son gouvernement, en place depuis cinq mois, se prépare à bouleverser la protection sociale, la gouvernance régionale et le marché du travail pour relancer l'emploi et les exportations.  Les appels de Juha Sipila à un "esprit commun de la réforme" ont toutefois du mal à se faire entendre, comme en témoigne le tollé provoqué par ses propositions de réduire les congés des fonctionnaires et les primes au travail dominical.

Une manifestation de 30.000 personnes dans les rues d'Helsinki en septembre et des grèves qui ont bloqué les chemins de fer, les ports et les moulins à papier l'ont contraint à renoncer à ces mesures.

Avec un taux de chômage proche de 10%, de nombreux Finlandais regrettent les temps d'avant l'euro, quand les dévaluations de la monnaie nationale permettaient de relancer les exportations.

La plupart des Finlandais continuent cependant à soutenir l'euro. Ils sont 64% à se prononcer pour le maintien du pays dans l'union monétaire, selon un sondage réalisé la semaine dernière par la Commission européenne.

(Patrick Vignal pour le service français)

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:55

Par · 4 novembre 2015

Un document de travail, co-écrit par 4 économistes du Fond Monétaire International[1], dont Daniel Leigh qui avait déjà été le co-auteur du document de travail avec Olivier Blanchard sur la valeur réelle du multiplicateur budgétaire[2], vient jeter un nouveau regard sur les conséquences d’une dépréciation de la monnaie sur les exportations. Très clairement, ces auteurs montrent que le taux de change a une importance considérable sur le commerce international, et qu’une forte dépréciation peut avoir des effets bénéfiques. Les résultats de ce papier confirment les calculs qui avaient servis de base à la rédaction de la note de la Fondation ResPublica, Les Scenarii d’une dissolution de l’Euro[3].

Rappelez moi quelle était la question ?

Depuis les années 1990, des doutes s’étaient fait jour parmi certains économistes sur l’efficacité réelle de dépréciations monétaires pour relancer les exportations d’une économie. Ces doutes étaient issus des conséquences de l’accord monétaire du Plazza (en 1985) qui avait conduit à une forte baisse du Dollar et une hausse importante du Yen. Or, ces mouvements monétaires n’avaient pas induits de changements spectaculaires dans les balances commerciales. Certains économistes en avaient déduit que l’élasticité des exportations (et des importations) au prix des produits était en réalité faible dans l’économie moderne, et que le commerce international se jouait essentiellement sur la qualité des produits. Le fait qu’un économiste ait formulé cette hypothèse dans les années 1950[4] était alors perçu comme la vérification théorique d’un fait validé empiriquement. Mais, on manquait sérieusement de recul et certaines des conclusions apparaissent aujourd’hui comme hâtives.

Cet argument fut néanmoins largement utilisé dans les années 1990 pour « justifier » l’adoption de la monnaie unique en Europe. Quand des économistes soulignaient que l’Euro fonctionnerait comme un système de change fixe sans possibilité d’ajustement entre les pays de la zone, et que l’on ne pourrait plus corriger des déséquilibres de balance commerciale, on leur répondait que, dans la mesure ou le balance commerciale dépendait essentiellement de la qualité des produits, un ajustement par le taux de change n’aurait pas eu d’effets. Cependant, depuis quelques années cette idée est assez largement remise en doute[5].

Impact du taux de change sur les flux commerciaux

L’impact de dépréciation ou d’appréciation du taux de change sur les flux commerciaux et les balances commerciales était cependant connu pour plusieurs pays. La rapidité du « rebond » de la Russie en 1999 et 2000 à la suite d’une dévaluation massive était l’un des principaux arguments allant dans le sens d’un effet positif d’une dépréciation de la monnaie. Les économistes du FMI que l’on a cité en introduction ont réalisé une étude assez systématique sur une cinquantaine de pays et ont retenu 58 « cas » de dépréciations[6]. Ils ne trouvent aucun signe de « déconnexion » entre les flux du commerce international et les taux de change, bien au contraire. L’étude montre qu’en standardisant les résultats, on obtient en moyenne pour une dépréciation du taux de change de 10% un gain de 1,5% du PIB pour le solde de la balance commerciale. Mais, le plus intéressant est la dispersion des résultats obtenus.

Graphique 1

A - exports et taux de changeGR

Source : Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », op.cit..

En fait, on constate que si dans 9 des 58 (15,6%) cas retenus, le gain est de moins de 1%, dans 16 cas sur 58 (27,6%), il est supérieur à 2%. Deux facteurs exercent une forte influence sur les résultats et conditionnent des gains supérieurs à la moyenne, d’une part l’existence (ou non) d’une demande intérieure déprimée et d’autre part l’existence d’un système financier en bon état[7].

L’internationalisation des « chaînes de valeur » a bien un effet modérateur sur ces gains[8]. Mais, le développement de ces chaînes de valeur est très progressif dans le temps et ne peut venir contrarier les effets positifs d’une forte dépréciation du taux de change[9].

Implications

Ces résultats ont des implications importantes dans le débat actuel sur l’Euro. D’une part ils valident les ordres de grandeurs auxquels nous étions parvenus avec C. Durand et P. Murer dans les calculs préparatoires à la brochure de 2013. C’est un point important. Même ceux qui reconnaissaient le bien fondé de notre raisonnement avaient parfois des doutes sur les ordres de grandeurs, que ce soit sur les flux commerciaux, la croissance ou le chômage, de notre travail. Or, nos résultats sont validés par une étude systématique des économies développées. Ainsi, dans le cas d’une variation du taux de change de 30% vis-à-vis de l’Allemagne (10% par dépréciation du Franc retrouvé et 20% par appréciation de la devise allemande), on aboutit à un gain potentiel de 4,5% du PIB au minimum (si l’Allemagne était notre seul partenaire), ce qui, compte tenu de la part de l’Allemagne dans notre commerce extérieur nous donne un gain réel de plus de 2%. C’étaient bien les valeurs que nous avions retenues. L’idée d’une croissance de 4% à 6% suivant les choix de politique budgétaire est donc aussi validée, et avec elle l’hypothèse d’une très forte réduction du chômage avec tous ses effets induits, comme le retour à l’équilibre des comptes sociaux.

D’autre part, les conditions de ces gains suggèrent que l’effet positif d’une dépréciation de la monnaie à la suite d’une sortie de l’Euro serait très important pour des pays dont la consommation intérieure est fortement déprimée comme la Grèce, mais aussi l’Espagne, le Portugal et l’Italie. En fait, quand on combine l’effet d’une forte dépréciation du taux de change relatif et les effets potentiels de politiques budgétaires redevenant expansionnistes[10] car libérées du carcan du TSCG et différents accords signés dans le cadre de la zone Euro, on peut penser que la dissolution ou la désagrégation de la zone Euro aurait des effets très positifs sur les économies des pays de l’Europe du Sud.

 

L’étude de ces quatre économistes du FMI vient donc confirmer, et en un sens valider, les études réalisées en France et ailleurs qui démontrent la dimension extrêmement négative de l’Euro. Cette étude confirme aussi qu’une sortie de l’Euro serait massivement positive pour l’économie française et pour celle des pays de l’Europe du Sud. La conclusion de ce constat s’impose d’elle-même.

 

[1] Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », document posté sur le site du CEPR le 30 octobre 2015, http://www.voxeu.org/article/exchange-rates-still-matter-trade#.Vjhy77aVWtw.twitter

[2] Texte qui montrait le caractère suicidaire des politiques d’austérité menées dans la zone Euro, O. Blanchard et D. Leigh, « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, WP/13/1, FMI, Washington D.C., 2013

[3] Sapir J., Les scénarii de dissolution de l’Euro, (avec P. Murer et C. Durand) Fondation ResPublica, Paris, septembre 2013

[4] Machlup, F, “Elasticity Pessimism in International Trade.” In Economia Internazionale. Vol. 3, (Février 1950), pp. 118-141.

[5] Artus P., « Comment maintenir des changes fixes (ou une Union Monétaire) entre des pays ? », Flash-Économie, Natixis, Paris, n°209, 20 mars 2012

[6] Leigh, D, W Lian, M Poplawski-Ribeiro et V Tsyrennikov (2015), “Exchange rates and trade flows: disconnected?”, Chapitre 3 in World Economic Outlook, IMF, Octobre 2015.

[7] « among economies experiencing currency depreciation, the rise in exports is greatest for those with slack in the domestic economy and with financial systems operating normally » in Daniel Leigh, Weicheng Lian, Marcos Poplawski-Ribeiro, Viktor Tsyrennikov, « Exchange rates still matter for trade », op.cit..

[8] Ahmed, S, M Appendino, and M Ruta, “Depreciations without Exports? Global Value Chains and the Exchange Rate Elasticity of Exports,” World Bank Policy Research Working Paper7390, World Bank, Washington DC, 2015.

[9] Voir Johnson, R C, and G Noguera, “Fragmentation and Trade in Value Added over Four Decades.” NBER Working Paper n°18186, Harvard, NBER, 2012 et Duval, R, K Cheng, K Hwa Oh, R Saraf, and D Seneviratne, “Trade Integration and Business Cycle Synchronization: A Reappraisal with Focus on Asia,” IMF Working Paper n° 14/52, International Monetary Fund, Washington DC, 2014.

[10] Via le « multiplicateur budgétaire » estimé de 1,7 à 2,3 dans l’étude d’Olivier Blanchard et David Leigh , « Growth Forecast Errors and Fiscal Multipliers », IMF Working Paper, WP/13/1, FMI, Washington D.C., 2013, op.cit.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:29

Grève générale en Grèce contre la poursuite des mesures d’austérité

Jeudi 12 Novembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

Le gouvernement d’Alexis Tsipras voit s’accroître la pression alors qu’un appel à la grève générale a été lancé dans le pays fatigué par l’austérité avec laquelle le Premier ministre avait promis de rompre
Les employés du secteur public tout comme ceux du privé se mettent en grève ce jeudi, paralysant toutes les activités du pays. Les écoles, les hôpitaux, les banques, les transports et d’autres services encore seront fermés pendant 24 heures en signe de protestation contre les nouvelles coupes budgétaires et hausse d’impôts introduites par le gouvernement à la demande des créanciers.
«L’hiver sera explosif et cela ne sera que le début», a mis en garde Grigoris Kalomoiris, un des leaders du syndicat de fonctionnaires Adedy. «Alors que le salaire moyen a été diminué de 30%, quand les salaires étaient déjà à un niveau inacceptable, alors que le système de sécurité sociale risque de s’effondrer, nous ne pouvons pas rester immobiles», a déclaré le responsable, cité par The Guardian.
Son syndicat accuse le gouvernement d’hypocrisie, affirmant que Syriza «a renoncé à toutes ses promesses». Même si la Grèce ne fait pas face à un défaut ou à une sortie de la zone euro comme cet été, la crise est loin d’être terminée, a dit Grigoris Kalomoiris au quotidien britannique.

https://francais.rt.com/international/10133-greve-generale-grece-austerite
 
Nicolas Maury
Grèce: Tsipras essuie sa première grève générale

Près de 20.000 personnes défilaient jeudi à la mi-journée à Athènes. Le mouvement lancé par les syndicats vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites.

Des membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPADes membres du PAME, proche du parti communiste défilaient à Athènes lors de la grève générale (c) Petros Giannakouris/AP/SIPA
 

Le gouvernement de gauche radicale du Premier ministre grec, Alexis Tsipras, essuyait jeudi 12 novembre sa première grève générale, émaillée de quelques incidents, alors que les créanciers sont en ville pour discuter du versement de 2 milliards d'euros au pays.

Pas loin de 20.000 personnes défilaient dans Athènes à la mi-journée. [...]

Le mouvement, lancé pour 24 heures par les syndicats du pays, vise à protester notamment contre les hausses d'impôts et la réforme des retraites à venir et paralysait vendredi les administrations, les transports, y compris les vols intérieurs, annulés par dizaines.

"Nous luttons contre des mesures gouvernementales qui perpétuent des relations sociales dignes du Moyen Age", assurait le principal syndicat du privé GSEE.

"Poche de résistance"

Les hôpitaux pour leur part n'assuraient que les urgences, les musées et sites archéologiques étaient fermés et les journalistes étaient en grève également.

A Athènes, le premier à défiler était le PAME, proche du parti communiste (KKE). Le cortège rassemblait environ 10.000 personnes selon la police.

"Chaque secteur d'activité doit devenir une poche de résistance", a lancé le secrétaire général du Parti communiste, Dimitris Koutsoubas.

Venait ensuite la manifestation des syndicats, GSEE et Adedy (public), forte de plus de 2.000 personnes, précédée d'un cercueil portant la mention "auto-entrepreneurs, techniciens, artisans".

Puis un autre cortège rassemblant 4.000 personnes à l'appel des partis et mouvements de gauche suivait, dont étaient issus apparemment les jeunes gens incontrôlés.

Dans une des manifestations, les participants tenaient au bout d'une ficelle des ballons de baudruche sur lesquels on pouvait lire: "Ta logia tou Alexis", "les paroles d'Alexis" Tsipras.

Troisième cure d'austérité

Beaucoup de Grecs ont été dépités en effet du demi-tour effectué par le jeune dirigeant de gauche radicale ( qui avait finalement accepté  un troisième plan d'austérité ) [...]  Or, la grève générale se déroule précisément pendant une inspection à Athènes de représentants des créanciers du pays, Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Fonds européen de stabilité financière.

[...] il reste des points de friction, qui retardent le calendrier du versement d'une tranche de deux milliards d'euros.  Le blocage concerne en particulier les saisies immobilières, au sujet desquelles Athènes est partisan de clémence, et le traitement des créances douteuses, qui plombent actuellement le bilan des banques du pays.

La grève soutenue par Syriza

Le ministre de l'Economie, Georges Stathakis, s'est cependant montré confiant mercredi, déclarant "croire que tous ces problèmes seront résolus d'ici samedi".

Le gouvernement compte aussi réduire le montant des retraites dépassant les 1.500 euros par mois.

[...]

Or la grève générale est soutenue par Syriza contre "les politiques anti-sociales, d'un néo-libéralisme extrême" menées par le gouvernement... Syriza. Un paradoxe très commenté sur les réseaux sociaux. "Je suis un peu perdu, là... On défile avec Alexis pour renverser Tsipras, ou avec Tsipras pour renverser Alexis?", se demandait un utilisateur de Twitter.

[...]

(Avec AFP)

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:39
Les salariés d'EDF refusent la privatisation des centrales hydrauliques
Manifestation des salariés d’EDF : la navigation sur le Rhin bloquée à Marckolsheim
Publié le 04/11/2015 par

France Bleue, 4 novembre 2015 :

La navigation sur le Rhin interrompue depuis 8h30 ce mercredi matin. Des agents d’EDF bloquent l’écluse de Marckolsheim. Ils veulent que leur entreprise conserve la gestion des centrales hydroélectriques.

La navigation sur le Rhin interrompue depuis 8h30 ce mercredi matin. A l’appel d’une intersyndicale, des agents d’EDF manifestent et bloquent l’écluse de Marckolsheim. Leur action doit durer toute la journée.

 

Les 120 agents mobilisés protestent contre l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des centrales hydroélectriques, à l’initiative de Bruxelles. Les syndicats souhaitent que la gestion des centrales restent dans le giron d’EDF.

10 grandes centrales hydroélectriques et 2 petites centrales jalonnent le Rhin entre Bâle et Lauterbourg, sur près de 185 kilomètres de frontière entre la France et l’Allemagne. Celles exploitées par EDF représentent une puissance globale de 1.400 MW et produisent chaque année un peu plus de 8 milliards de kWh, en moyenne, soit l’équivalent des deux-tiers de la consommation électrique de l’Alsace.

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 17:42

Paris - Marché du travail, précarité, inflexion des dépenses de santé et de la fécondité: les répercussions sociales de la crise en Europe ont particulièrement touché les pays du Sud et l'Irlande, selon une étude de l'Insee publiée mercredi.

L'impact de la crise qui a débuté en 2008 a été le plus fort au Portugal, en Grèce, en Espagne, Italie et Irlande. L'Allemagne, le Luxembourg et l'Autriche ont été peu ou pas affectés. La France, le Royaume-Uni et les pays du Nord se trouvent dans une situation intermédiaire, résume l'Insee dans l'édition 2015 de son "Portrait social de la France" incluant des comparaisons européennes. 

Les 15 pays d'Europe étudiés (UE15) ont quasiment tous été confrontés à une montée du chômage. 

Après avoir globalement reculé jusqu'en 2008, le taux de chômage s'est nettement accru dans l'UE15 jusqu'en 2013 (+3,9 points), notamment chez les jeunes (+7,3).  

C'est en Grèce (+19 points) et en Espagne (+13) que le chômage a le plus progressé. La France, avec une hausse de 2,9 points, affiche un taux inférieur à la moyenne européenne. Le chômage a cependant diminué en 2014 (-0,6 point, à 10,5%) dans l'UE15, sur fond de reprise modérée de l'activité, souligne l'Insee. 

Pour l'ensemble de ces 15 pays, le taux d'emploi des 15-64 ans a lui baissé en moyenne de 1,5 point. Il se redresse légèrement en 2014 (+0,6). Le taux d'emploi des hommes, majoritaires dans l'industrie et la construction, a perdu 3,4 points. Celui des femmes a gagné 0,4 point. 

Du côté des seniors, le taux d'emploi a continué d'augmenter, à un rythme annuel moyen de + 1,1 point, en lien avec le recul de l'âge de départ à la retraite dans la plupart des pays. Seuls ceux du Sud, en dehors de l'Italie, ont vu le taux d'emploi des 55-64 ans diminuer. 

Les travailleurs économiquement précaires ont subi une forte exposition à la pauvreté dans les pays du Sud: au Portugal, par exemple, 43% d'entre eux sont pauvres contre 30% en France. 

Quant aux dépenses de santé par habitant, elles ont ralenti depuis 2008, voire diminué (-26% par exemple en Grèce), sauf en France et en Allemagne, engagées plus tôt que leurs partenaires dans un processus de maîtrise des dépenses d'assurance maladie.  

A l'exception de l'Allemagne et de la Suède, le taux de renoncement aux soins a augmenté entre 2010 et 2013, particulièrement en Grèce, Italie, Irlande et Portugal. 

Enfin, le nombre d'enfants par femme a chuté de 0,18 en Grèce, en Espagne et au Portugal, en lien avec la hausse du chômage entre 2008 et 2013. La fécondité en France est devenue en 2013 la plus élevée d'Europe avec près de 2 enfants par femme.  

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:51

Le n°3 de Ruptures est paru : il est arrivé vendredi chez les abonnés.

Au menu :

L’éditorial porte sur l’« affaire » Air France : l’image de dirigeants fuyant la colère des salariés a fait le tour de France et du monde. C’est que, pour une fois, la violence symbolique était retournée.

La page 2 est consacrée à l’actualité sociale : luttes en cours et contradictions, mais aussi écho du congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) – Ruptures sera quasiment le seul média à informer sur cet événement.

La page 3 rendra compte du Conseil européen des 15 et 16 octobre. Avec un thème saillant : les migrants, et le donnant-donnant en cours avec la Turquie sur ce dossier.

Les pages 4 et 5 offrent un reportage exclusif à Istanbul, après l’attentat sanglant d’Ankara, et avant les élections générales en Turquie (1er novembre).

La page 6 propose deux critiques : celle de l’encyclique papale à travers laquelle le Vatican joint sa voix aux environnementalistes ; et celle du film de Joshua Oppenheimer, The Look of Silence, qui revient sur les massacres commis en Indonésie, soutenus par la CIA, il y a tout juste un demi-siècle.

On retrouve page 7 les brèves, ainsi qu’une interview de Jean de Kervasdoué, économiste et scientifique qui dénonce régulièrement les peurs et supercheries environnementales, notamment dans son récent ouvrage, Ils ont perdu la raison.

Enfin, la page 8 analyse les résultats des différents scrutins qui se sont déroulés en octobre : Portugal et Pologne, mais aussi Biélorussie

Pour ne pas manquer cette édition, abonnez-vous vite, si ce n’est déjà fait

Vous pouvez souscrire en ligne, par prélèvement mensuel via Paypal. Et tout prélèvement peut être ensuite arrêté. Une manière de tester sans engagement…

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:08
Grèce : le mois de novembre s'annonce agité pour Alexis Tsipras
Publié le 03/11/2015  sur Solidarité internationale

I Télé, 3 novembre 2015 :

Le mois de novembre s’annonce agité pour le gouvernement d’Alexis Tsipras. Alors que les créanciers et François Hollande étaient à Athènes il y a dix jours pour valider le programme de réformes, la population grecque redescend dans la rue pour protester contre ces nouvelles mesures d’austérité.

Les étudiants en première ligne

Lundi 2 novembre, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans toute la Grèce. Dans une dizaine de villes, les étudiants ont manifesté contre les mesures prises par le gouvernement d’Alexis Tsipras, qui devraient porter un coup à l’éducation publique.

 

A Athènes, la fin de la manifestation a été marquée par des affrontements entre plusieurs groupes et les forces de l’ordre devant le Parlement. Jets de pierres, cocktails molotov et gaz lacrymogènes, des images que l’on n’avait pas vu depuis longtemps dans la capitale grecque.

L’ensemble de la société reprend la lutte

D’autres secteurs de la société reprennent les manifestations en ce mois de novembre, alors que les luttes sociales s’étaient calmées depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier 2015.

A l’appel de la Fédération Grecque des Marins, les bateaux restent amarrés aux ports depuis lundi et ce jusqu’à mardi soir, qu’ils transportent des passagers ou des marchandises. Ils seront suivis par les employés des métros athéniens mardi en fin journée, interrompant le trafic à partir de 21h.

Mercredi 4 novembre, ce sont les employés des mairies qui occuperont les bâtiments municipaux une partie de la matinée, de 10h à 13h.

Une grève générale est prévue pour le 12 novembre à l’appel des principaux syndicats publics et privés du pays, ADEDY et GSEE, et une manifestation est également programmée le 22 novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:01
Grèce : Les 15 000 marins grecs ont entamé une grève lundi 2 novembre

RFI, 3 novembre 2015 :

En Grèce, quasiment aucun navire ne lèvera l’ancre ce mardi. Les 15 000 marins grecs ont entamé une grève lundi 2 novembre. Ils protestent contre le projet de réforme demandé par les créanciers du pays sur leur système de retraites et la libéralisation de leur profession, notamment avec la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique. Lundi, la fédération panhellénique des marins a rencontré le ministre de la Marine au Pirée, sans succès.

Dans le port du Pirée, les ferries sont sagement alignés le long des quais. Ils ne bougeront pas avant mercredi soir. Nikos Lemonis est un ancien marin. Agé de 71 ans, il est venu manifester contre les coupes dans sa retraite : « Nous ne voulons pas de ça, nous avons travaillé en mer, nous avons gagné notre argent et ces voleurs d’hommes politiques du Pasok ou de la Nouvelle démocratie et aujourd’hui Syriza, coupent dans nos retraites. » Ainsi, il a aujourd’hui peur que sa retraite passe en-dessous de la barre des 1 000 euros par mois, alors que sa femme en vit aussi.

 

Les marins se disent déterminés. Mais pour Antonis Dalakogiorgos, le président du syndicat national de la marine marchande, les marges de manœuvre semblent réduites : « Encore une fois, nous avons pu constater que le gouvernement est engagé, et donc malheureusement soumis à ses engagements pour le mémorandum, qu’il suit, applique et met en œuvre. »

 

 
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