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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:07
Grèce : nouvelle offensive des créanciers contre le gouvernement

dans La Tribune| 

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques.

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, s'émeut des "nominations politiques" dans les banques grecques. (Crédits : Reuters)

La démission du dirigeant de la Banque du Pirée a provoqué une offensive des créanciers contre la gestion "politisée" des banques. Son objet est cependant d'affaiblir encore le gouvernement grec, sur fond de discussions sur la réforme des retraites.

La lutte entre le gouvernement grec et ses créanciers est décidément rouverte. Alors qu'Athènes présente une réforme des retraites qui risque de fortement déplaire à ses bailleurs de fonds en ce qu'elle tente de protéger le montant actuel des pensions, un nouveau front vient de s'ouvrir. L'annonce du départ du patron de la Banque du Pirée, Anthimos Thomopoulos, a donné, en effet, un nouvel axe d'attaque de la part des créanciers.

Colère d'un fonds spéculatif

Le coup d'envoi de la polémique est donc la démission, le 14 janvier dernier, du patron de la Banque du Pirée. Cette démission a provoqué l'ire d'un des actionnaires de la banque, le fonds spéculatif étatsunien Paulson & Co. Ce dernier avait participé à l'automne dernier à la levée de fonds de la banque, prenant 9% du capital. Selon le fonds, il aurait été entendu, lors des négociations, qu'Anthimos Thomopoulos demeurerait président de l'établissement.

Paulson & Co crie alors aux « pressions politiques » qui auraient contraint le président à partir. Le premier actionnaire de la Banque du Pirée, avec 26% des droits de vote, est le Fonds de stabilité financière hellénique (HFSF), un fonds indépendant chargé de gérer l'argent de « l'aide internationale » destinée aux banques.

Les attaques de Jeroen Dijsselbloem

Pourtant, le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a décidé vendredi, de relayer les plaintes de Paulson & Co. Lors de sa conférence de presse, il a dénoncé « l'influence de la politique dans les nominations des dirigeants de banques » - alors que la nomination du successeur d'Anthimos Thomopoulos n'est pas encore connue. Il s'est aussi dit « inquiet qu'il puisse y avoir une influence négative [de ces événements] dans les perceptions de marché et, ainsi, dans le retour de la Grèce sur les marchés, et donc aussi un impact sur la revue » du programme qui commence ce lundi 18 janvier. Pour enfoncer le clou, le quotidien conservateur Kathimerini publie ce même lundi, de la plume d'un des plus farouches adversaires de Syriza, le journaliste britannique Hugo Dixon, un article faisant le parallèle entre cette affaire en Grèce et la situation en Pologne en évoquant dans les deux cas une « atteinte à l'Etat de droit. » L'offensive est donc lancée.

Un problème d'Etat de droit ?

La comparaison avec la Pologne semble assez peu pertinente. Le gouvernement grec n'a pas - pour l'instant - manipulé les institutions. Certes, Hugo Dixon évoque le renvoi par le gouvernement grec du patron de l'autorité fiscale indépendante. Mais la procédure était légale et, depuis, les rentrées fiscales se sont améliorées. En réalité, le gouvernement Tsipras est si scrupuleux qu'il a maintenu, à la tête de la banque centrale Yannis Stournaras, opposant ouvert au gouvernement actuel et ancien ministre des Finances du précédent gouvernement, nommé par son Premier ministre. D'autres gouvernements n'ont pas eu cette patience et ce respect. L'actuel gouvernement conservateur chypriote, par exemple, a fini par chasser Panikos Demetriadis, le gouverneur de la banque centrale nommé par l'exécutif précédent en mars 2014, sans que cette décision ne provoque, étrangement, l'émotion des créanciers de Chypre et de la presse financière internationale (qui alors soutenait le limogeage du banquier central nommé par la gauche).

Un respect de l'Etat de droit en Grèce ?

Cette comparaison peut même apparaître étrange de la part de créanciers qui se sont donnés, dans le dernier mémorandum, la capacité d'approuver les projets de loi déposés par le gouvernement avant même l'approbation par le parlement. Elle l'est aussi de la part de créanciers qui ont refusé d'entendre le résultat du référendum du 5 juillet et qui ont clairement demandé au gouvernement de « contourner » la décision du Conseil d'État hellénique sur les retraites qui annulait les coupes décidées précédemment sous la pression de la troïka. Les créanciers de la Grèce n'ont, en réalité, pas eu beaucoup de respect au cours des six dernières années pour l'Etat de droit dans ce pays.

Le HFSF est-il indépendant ?

La question centrale est celle du HFSF. Ce Fonds est-il indépendant ou dépend-il du gouvernement grec ? En réalité, l'indépendance de ce fonds n'a pas vraiment été remise en question par les créanciers lorsque les gouvernements grecs leur « convenaient. » L'idée d'une pression politique est assez peu probable. Les trois membres du directoire du HFSF sont certes nommés par le ministère des Finances, mais son choix est examiné par un comité formé pour moitié de représentants de ce ministère et de celui de la Banque de Grèce. Le président du HFSF a été nommé le 16 juillet dernier, époque à laquelle le gouvernement ne cherchait pas réellement à irriter les créanciers.

Fable des "pressions politiques"

De plus, comme l'a prévu le mémorandum, le parlement a approuvé en octobre la constitution d'un « comité de sélection » chargé d'examiner les trois directeurs du fonds. Établi voici quelques jours, il devrait commencer ses travaux dans une semaine. Ce comité est constitué de trois représentants des institutions, de deux du ministère des Finances et d'un de la Banque de Grèce. Autrement dit, le gouvernement grec y est minoritaire ! La direction du HFSF, qui est constitué de banquiers et non de militants de Syriza, n'aurait donc eu aucun intérêt à céder à des pressions politiques d'un gouvernement qui, dans les prochains jours, ne pourra les sauver d'une éventuelle destitution. Du reste, la procédure de recrutement lancé par la Banque du Pirée a fait appel au cabinet de recrutement d'origine suisse EgonZehnder, une référence dans le domaine. Il y a donc volonté de trouver un dirigeant compétent et non un membre de Syriza pour remplacer Anthimos Thomopoulos. Il y a donc à parier que cette idée de « pressions politiques » relève de la fable.

Une affaire privée

En fait, la Banque du Pirée n'est pas une institution de l'État. Et du reste, si l'actionnaire principal de cette banque a souhaité faire partir le président de cette banque, selon la presse financière grecque pour des raisons de divergences sur les stratégies de recapitalisation, il n'y a là rien qui sorte de l'Etat de droit. N'en déplaise à Paulson & Co, on ne fait pas la loi au sein d'une entreprise privée avec 9% du capital, lorsqu'un actionnaire en détient 26%. Depuis quand, les intérêts ou plutôt les vœux d'un fonds spéculatif déterminent ou non le respect de l'Etat de droit dans un pays ?

Une entrave au retour sur les marchés ?

Quant au retour sur les marchés invoqué par Jeroen Dijsselbloem,  c'est une raison qui n'est guère plus valable. Chacun sait que la Grèce aujourd'hui ne peut revenir sur les marchés, avec ou sans Anthimos Thomopoulos à la tête de la Banque du Pirée. Le dernier mémorandum est sans doute une raison beaucoup plus valable que la direction de cette banque pour détourner les investisseurs d'Athènes.

En comprimant encore la demande intérieure, en réduisant encore les perspectives de croissance, en rajoutant encore de la dette à la dette (l'endettement public pourrait atteindre 200% du PIB), c'est bien plutôt les choix de l'Eurogroupe qui détournent les investisseurs de la Grèce. Et seule une intégration de la Grèce dans le programme de rachat de la BCE serait capable de faire revenir les acheteurs, précisément parce que cet achat sera en quelque sorte « garanti » par l'action de Francfort.

L'idée d'un rétablissement de la confiance permettant le retour sur les marchés est parfaitement un mythe dans le cas grec. D'ailleurs, l'intervention de l'État dans une banque n'est pas synonyme de rejet pour les marchés. Lorsque Jeroen Dijsselbloem en février 2013 a nationalisé la banque en faillite SNS Reaal et a exproprié les actionnaires et les détenteurs de dette junior, il n'a pas contribué à faire des Pays-Bas un enfer pour les investisseurs...

Affaiblir le gouvernement grec

Cette polémique a donc été volontairement grossie pour affaiblir un peu plus le gouvernement grec. Le but est évident : montrer que le gouvernement actuel pratique le même clientélisme que ses prédécesseurs et qu'il ne dispose pas de la confiance des créanciers. C'est donc un appel assez ouvert aux citoyens grecs à soutenir l'opposition conservatrice.

 Il s'agit aussi d'exercer davantage de pression sur Alexis Tsipras, pour lui faire accepter une réforme des retraites qui engagerait des baisses de pension, ce qu'il continue de refuser. En agitant la menace de la « revue », Jeroen Dijsselbloem a touché le point sensible : sans une revue positive, Athènes ne perdrait pas seulement le déblocage de la seconde tranche de « l'aide », elle perdrait aussi la possibilité de voir la BCE accepter à nouveau la dette grecque comme collatéral (garantie) pour le refinancement des banques grecques. Autrement dit, le gouvernement grec pourrait ne pas voir la situation de son secteur bancaire se normaliser. De plus, sans une revue positive, il n'y aura pas de renégociation de la dette.

Alexis Tsipras de moins en moins soutenu

Le moment est bien choisi pour les créanciers. Car le gouvernement d'Alexis Tsipras commence à perdre le soutien populaire : la « narration » du gouvernement cherchant à atténuer les demandes de la troïka s'affaiblit au fur et à mesure que le mémorandum est déployé.  Le parti de droite Nouvelle Démocratie (ND) est donc passé, dans un sondage publié par Alco le 15 janvier devant Syriza. Le Premier ministre ne peut donc pas réellement engager un bras de fer avec les créanciers, comme l'an dernier. Quant à sa majorité, elle risque de tout accepter pour éviter de nouvelles élections qui chasseraient Syriza du pouvoir. Les créanciers sont donc en situation de force. Et ils comptent en profiter pour réduire encore toute volonté de résistance en provenance d'Athènes.

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 10:17
Sur le site de la CGT Mines-Energie
 

Les salariés contribuant à la production, au transport, à la distribution et au commerce des 152 entreprises de l’électricité et du gaz sont appelés, par la FNME CGT et en intersyndicale dans certaines entreprises ou sites, à cesser le travail et à se rassembler pour dénoncer les mauvais choix industriels et économiques mis en œuvre de façon zélée par le gouvernement sous le regard de l’Europe.

Ce 21 janvier, par l’occupation des sites et les rassemblements locaux ou régionaux organisés par les salariés en grève, de nombreuses perturbations sont à prévoir pour les usagers.

Par l’intervention concertée des salariés de la production des barrages hydrauliques, et de celle des salariés de la production thermique à flamme sur leur outil de travail, le réseau électrique risque d’être « tendu » dans cette période où le froid s’installe sur la France.

La transformation sur le secteur industriel de l’énergie en « marché de l’énergie » n’est pas sans conséquence sur l’avenir des entreprises qui n’ont de cesse de se réorganiser à des fins de profitabilités pour les actionnaires.

A chaque fois les salariés font les frais de ces mauvais choix !

Suppressions d’emplois (SNET, EDF, ENGIE,…), remise en cause des organisations de travail et délocalisations d’activités (ERDF, GRDF,...), remise en cause du temps de travail, privatisations (hydraulique), fermetures de sites (THF,…)…

A l’occasion de la Commission Partiaire de la Branche des IEG (instance patronat / syndicats) ou du CCE d’EDF SA, la FNME CGT appelle les salariés de l’énergie à faire du 21 janvier un grand temps fort d’actions et de rassemblements locaux ou régionaux avec intervention sur l’outil de travail pour exiger de sortir des logiques financières et enfin favoriser l’investissement, l’emploi et les salaires.

Lu sur le site de l'UD-CGT de Seine-Maritime

L'énergie en grève ce 21 janvier - Communiqué de la Fédération Nationale Mines Energie - CGT
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 10:40

Nouvel appel intersyndical Fp à mobilisation pour le 26 janvier

Communiqué commun CGT, FO et Solidaires Fonction publique

Pour le pouvoir d’achat et le service public.
Plus que jamais, en grève et dans les manifestations le 26 janvier 2016

S’il en était besoin, les déclarations de la ministre de la Fonction publique la semaine dernière qui, au nom du gouvernement, « n’exclut pas une possibilité du dégel du point d’indice » en précisant que « ce ne sera sans doute pas à la hauteur de ce que demandent les syndicats » confirment que le rendez-vous salarial de février n’aboutira à rien de positif s’il n’est pas placé sous la pression de l’intervention des salariés et le rapport de forces.

Par ailleurs, les réformes régressives (territoriales, santé, collèges…) continuent à être mises en œuvre comme si de rien n’était, les inacceptables rémunérations au soit disant mérite sont plus que jamais à l’ordre du jour, le sous-effectif est aggravé de manière dramatique dans de nombreux services publics et les 35 heures font l’objet d’attaques et de remises en cause incessantes.

En conséquence, nos organisations syndicales confirment totalement leur engagement offensif dans la journée de grève et de manifestation du 26 janvier 2016.

Affirmant leur volonté que le 26 janvier constitue une étape importante inscrite dans un processus, elles se retrouveront dès le 27 janvier pour tirer un premier bilan de la journée et, ensemble, débattre des suites à donner.

Montreuil, le 18 janvier 2016

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:23

Publié par Michel El Diablo

Hollande et le gouvernement PS prétendent « lutter pour l’emploi » mais EDF (propriété de l’État à près de 85%) veut SUPPRIMER au moins 4000 POSTES !

EDF prévoit de supprimer au moins 4 000 postes, sans licenciement, d'ici 2018, selon des sources syndicales

Il s'agit de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

EDF va se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit de supprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Des réductions d'effectifs officiellement abordées jeudi 

Ces réductions d'effectifs doivent être abordées jeudi prochain (21 janvier 2016) lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68 000 salariés), selon les syndicats. A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018.

 

LU sur FRANCE TV INFO  

Hollande et le gouvernement PS prétendent « lutter pour l’emploi » mais EDF (propriété de l’État à près de 85%) veut SUPPRIMER au moins 4000 POSTES !

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL EDF SA

 MOUVEMENT DU 21 JANVIER 2016

 

De nombreux salariés de tous les secteurs ont participé à la journée de mobilisation du mercredi 9 décembre 2015 pour dire

Non au démantèlement d’EDF !

En ce début d'année, rien n'est réglé, la Commission Européenne et le Gouvernement poursuivent le démantèlement de notre entreprise.

La Direction d'EDF exécute, c'est inacceptable !

Nous sommes à la veille de décisions gouvernementales et d’entreprise importantes : privatisation des concessions hydrauliques, fermeture accélérée des centrales thermiques, limitation de la production nucléaire, fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim, fin des tarifs régulés, rapprochement avec Areva par le rachat d’Areva NP… sans oublier la situation critique des entités supports et du commerce.

Le 21 janvier, la Direction doit présenter les orientations stratégiques de l’entreprise et apporter des réponses au droit d'alerte économique unanime du CCE. La Direction présentera également un plan de réduction massive des effectifs pour les années à venir, dans l’ensemble des métiers.

Nous sommes TOUS CONCERNÉS, directement ou indirectement !

Aucune Direction de l’entreprise ne sera épargnée à court, moyen ou long terme. Il y a urgence à se mobiliser pour faire entendre notre voix, assurer la pérennité de notre entreprise, préserver nos emplois et notre statut et garder les moyens pour bien faire son travail.

Les organisations syndicales CGT, CFE-CGC et FO appellent les salariés à se mobiliser massivement le jeudi 21 janvier 2016 en participant nombreux à la journée d’action et en s’inscrivant dans les modalités de grève définies pour chaque Direction.

Le 21 janvier 2016, tous concernés, tous dans l’action ! 

 

SOURCE : FNME-CGT

 

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 14:24
sur FranceTVinfo

Plusieurs milliers d'internes des hôpitaux anglais étaient en grève le 12 janvier 2016, pour la première fois en près de quarante ans. Les "juniors doctors" protestent contre de nouvelles conditions salariales, entraînant l'annulation de milliers de traitements et d'opérations.

Par

Mis à jour le , publié le

Le mouvement, qui doit durer 24 heures, ne concerne pas les services d'urgence.

En revanche, les rendez-vous pour des traitements de routine, des examens ou des opérations ont été déprogrammés, selon la direction du système de santé publique (NHS) en Angleterre, qui a comptabilisé plus de 4.000 annulations et reports rien que pour les opérations.

Quant aux patients, ils ont été appelés à ne se rendre à l'hôpital qu'en cas de réelle urgence, quelque 16.000 des 26.000 internes qui devaient travailler mardi ayant fait grève.

Le mouvement social a été provoqué par la décision du gouvernement d'introduire un nouveau type de contrat destiné à améliorer le service rendu dans les hôpitaux la nuit et le week-end. "Nous voulons un accord équitable pour les médecins tout en nous assurant que nous pouvons tenir notre engagement en vue d'un service de qualité 24 heures sur 24, sept jours sur sept", a déclaré le 12 janvier un porte-parole du gouvernement, soulignant qu'en cas d'attaque cérébrale un week-end, le taux de mortalité est actuellement de 20% supérieur à celui enregistré en semaine.

Mais selon les médecins, il aboutira surtout à une dégradation de leurs conditions de travail et à une réduction de leur salaire. "Actuellement, nous travaillons dans le cadre de la directive européenne sur le temps de travail, soit en moyenne 48 heures. Le gouvernement essaye de faire sauter cette limite, ce qui pourrait se traduire par des semaines de 50-60 heures", a souligné Ben Brazier, un interne en grève.

Avec les nouvelles conditions salariales que veut mettre en place le gouvernement, les hôpitaux ne seraient plus redevables d'une amende s'ils faisaient travailler les internes pendant trop d'heures. De plus, certains horaires auparavant considérés comme étant hors des horaires normaux (par exemple le samedi) ne le seront plus, et donneront donc lieu à des rétributions plus faibles. En échange, le gouvernement a offert une hausse de 11% du salaire de base, mais les internes estiment qu'ils y perdront. [...]

Lire la suite ici.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:17

par

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de consommation courante. Malformations, cancers, obésité... Les perturbateurs endocriniens sont pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse. La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé Intoxication ce lobbying et ces objectifs. Entretien.

Basta ! : Votre enquête porte sur la réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien, et suspectées de participer à l’explosion des maladies modernes. Où en est-on sur ce sujet ?

Stéphane Horel  [1] : Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal (endocrinien veut dire hormonal). Ces substances agissent sur les humains mais aussi sur les animaux, comme les ours polaires, les chatons, les escargots. Plusieurs catégories d’êtres vivants sont ainsi touchées. C’est l’exposition du fœtus pendant la grossesse qui présente le plus grand risque, même si l’exposition reste problématique à d’autres périodes de la vie. La vie in utero est vraiment un moment crucial, puisque ce sont les hormones qui fabriquent les bébés. Les effets d’une exposition à ce moment-là peuvent se voir à la naissance, avec par exemple des malformations génitales ; mais aussi dix, vingt ou trente ans plus tard. Avec l’apparition de cancers, de diabètes, de problèmes d’obésité ou d’infertilité.

[...]  Lire la suite ici.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:01
16/01/2016 05:46 sur La Nouvelle République

 

 
Les syndicats de Pôle emploi ont fait signer une pétition aux demandeurs d'emploi, hier. - Les syndicats de Pôle emploi ont fait signer une pétition aux demandeurs d'emploi, hier. 

Les syndicats de Pôle emploi ont fait signer une pétition aux demandeurs d'emploi, hier.

Châteauroux. L’après-midi, l’agence de Pôle emploi est désormais réservée aux rendez-vous individuels. Les syndicats appelaient à la grève, hier.

 Pôle emploi est un service public qui doit rester ouvert en continu. Ce n'est pas une entreprise comme les autres ; encore moins le commerce du coin. La colère était palpable au sein des représentants syndicaux, CGT, Force ouvrière et FSU de Pôle emploi, rassemblés devant l'agence castelroussine, à Balsan, hier matin.

Le motif de ce vent de fronde remonte à plusieurs mois. « L'accueil des demandeurs d'emploi l'après-midi est supprimé pour être désormais réservé aux rendez-vous individuels, ce qui veut dire que l'agence sera fermée hors rendez-vous », expliquent Boualem Bouakkaz, délégué CGT Centre, son homologue Hervé Colas, et Yannick Picard, de la FSU à l'agence d'Issoudun.
Pour un des délégués, « l'universalisme du service public est une nouvelle fois menacé ». Pour un autre : « Pôle emploi devient un bunker. On oublie que Pôle emploi est rémunéré par tous les contribuables ».

Une pétition signée par les demandeurs d'emploi

A Châteauroux, cet appel à la grève des agents de Pôle emploi n'a pas été largement suivi. Boualem Bouakkaz le reconnaît : « Nous avons une vraie difficulté à mobiliser les agents qui, à 90 % ont un statut de droit privé, et qui subissent aussi une vraie pression. Par contre, nous avons déjà recueilli soixante-quinze signatures en trente-cinq minutes auprès des demandeurs d'emploi venus à l'agence. » Au total, une centaine de personnes ont signé la pétition.
Les délégués syndicaux ne décrient pas la modernisation du service mais cette mesure passe mal. « La direction propose le tout-numérique. Mais avec les personnes les plus précaires, c'est impossible, estime Hervé Colas. Il y a toujours besoin d'un face-à-face entre le conseiller et le demandeur d'emploi. Ces fermetures au public posent des problèmes, notamment pour obtenir un bon de transport quand une personne a rendez-vous avec un employeur. Car il faut passer par l'agence pour l'obtenir. »
Boualem Bouakkaz est catégorique : « La direction ne vous répondra pas. Pôle emploi a une feuille de route qui vient du gouvernement. Elle s'appelle Modernisation de l'action publique (MAP) pour tailler dans tous les budgets. La réalité, c'est ça. »
Nous avons appelé la direction territoriale de Pôle emploi sans obtenir de réponse.

jacky.courtin@nrco.fr

Mobilisation des conseillers Pole Emploi à Lucé

Radio Intensité, 16 janvier 2015 :

Grève à pole emploi, vendredi, en Eure-et-Loir. Une partie des salariés de Lucé a protesté contre l’ouverture des agences uniquement sur rendez-vous l’après-midi. L’appel à la grève était lancé par la CGT, FO et SNU. Devant l’agence Lucéenne, des conseillers Pôle Emploi ont alerté les usagers.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:47

« Coup d’état » en Ukraine sous régie USA/Otan : « Heil mein Nato »

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 05 janvier 2016
ilmanifesto.info
porochenko_nazi

La feuille de route pour la coopération militaire Otan-Ukraine, signée en décembre, intègre désormais pratiquement les forces armées et l’industrie guerrière de Kiev dans celles de l’Alliance sous conduite USA. Il ne manque plus que l’entrée formelle de l’Ukraine dans l’Otan. Le président Poroshenko a annoncé à cet effet un « référendum » dont la date est à définir, en pré-annonçant une nette victoire des « oui » sur la base d’un «sondage» déjà effectué. De son côté l’Otan garantit que l’Ukraine, « un des plus solides partenaires de l’Alliance», est « fermement engagée à réaliser la démocratie et la légalité ».

Les faits parlent clair. L’Ukraine de Poroshenko -l’oligarque qui s’est enrichi avec le saccage des propriétés d’Etat, duquel le premier ministre Renzi loue le « sage leadership » – a décrété par loi en décembre la mise au ban du Parti communiste d’Ukraine, accusé d’ « incitation à la haine ethnique et violation des droits humains et des libertés ». Sont interdits par loi même les symboles communistes : chanter l’Internationale comporte une peine de 5 à10 ans de réclusion.

C’est l’acte final d’une campagne de persécution analogue à celle que marquèrent l’avènement du fascisme en Italie et du nazisme en Allemagne. Sièges de parti détruits, dirigeants lynchés, journalistes torturés et assassinés, militants brûlés vifs dans la Bourse du Travail à Odessa, civils sans armes massacrés à Marioupol, bombardés au phosphore blanc à Slaviansk, Lougansk et Donetsk.

Un véritable coup d’état sous régie USA/Otan, avec l’objectif stratégique de provoquer en Europe une nouvelle guerre froide pour frapper et isoler la Russie et, en même temps, renforcer l’influence et la présence militaire des Etats-Unis en Europe. Comme force d’assaut ont été utilisés, dans le putsch de Place Maïdan et dans les actions successives, des groupes néo-nazis entraînés et armés à cet effet, comme le prouvent les photos de militants Uno-Unso entraînés en 2006 en Estonie. Les formations néo-nazies ont ensuite été incorporées dans la Garde Nationale, entraînée par des centaines d’instructeurs étasuniens de la 173ème division aéroportée, transférée de Vicence en Ukraine, accompagnés par d’autres de l’Otan.

L’Ukraine de Kiev est ainsi devenue le « vivier » du nazisme renaissant au coeur de l’Europe. A Kiev arrivent des néo-nazis de toute l’Europe (Italie comprise) et des USA, recrutés surtout par Pravy Sektor et par le bataillon Azov, dont l’empreinte nazie est représentée par l’emblème calqué sur celui des SS Das Reich. Après avoir été entraînés et mis à l’épreuve dans des actions militaires contre les Russes d’Ukraine dans le Donbass, on les fait rentrer dans leurs pays avec le «laissez-passer » du passeport ukrainien. Simultanément on diffuse en Ukraine l’idéologie nazie parmi les jeunes générations. Dont s’occupe en particulier le bataillon Azov, qui organise des camps d’entraînement militaire et de formation idéologique pour enfants et adolescents, auxquels on enseigne avant tout à haïr les Russes.

Cela advient avec la connivence des gouvernements européens : par initiative d’un parlementaire de la République Tchèque, le chef du bataillon Azov, Andriy Biletsky, aspirant « Führer »  de l’Ukraine, a été accueilli au parlement européen en tant qu’ « orateur invité ». Le tout dans le cadre de l’ « Appui pratique de l’Otan à l’Ukraine », comprenant le « Programme de potentialisation de l’éducation militaire » auquel ont participé, en 2015, 360 professeurs ukrainiens, instruits par 60 experts Otan. Dans un autre programme Otan, « Diplomatie publique et communications stratégiques », on enseigne aux autorités à «contrecarrer la propagande russe» et aux journalistes à « générer des histoires factuelles depuis la Crimée occupée et l’Ukraine orientale ».

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 5 janvier 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/ucraina-heil-mein-nato/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

La source originale de cet article est ilmanifesto.info
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:40

Le grand renoncement social d’Alexis Tsipras

6 janvier par Angélique Kourounis 

Lu sur CADTM

Alexis Tsipras - CC - by Matthew Tsimitak

Près d’un an après sa dernière élection, le Premier ministre grec se voit contraint de tourner le dos à son “programme parallèle”, qui devait compenser les mesures d’austérité.
Ce programme contenait une série de mesures de protection sociale, soit une bouée de sauvetage pour quelque 30% des Grecs qui n’ont plus accès aux soins de santé.
Le politologue Georges Sefertzis craint que le gouvernement soit encore contraint de prendre des mesures d’austérité complémentaires.

La bouée de sauvetage pour 30% des Grecs s’est dégonflée

Il y a un an, les Grecs croyaient que tout était possible. Qu’ils allaient avec leur vote changer l’Europe et mettre fin à l’austérité. Syriza, le parti de la gauche radicale, se préparait à gagner les élections et dans les rues du pays, l’euphorie, l’espoir, la joie étaient au rendez-vous. Aujourd’hui, deux scrutins et un référendum bafoué plus tard, le désespoir guette car le pire est à venir.

Alexis Tsipras, issu de Syriza, a dû abandonner sous les coups de butoir des créanciers le programme parallèle qui devait compenser les mesures d’austérité adoptées en juillet dernier lorsqu’il a dû, à la surprise générale, signer pour un troisième plan d’austérité. Selon les médias grecs, c’est l’Eurogroupe qui a mis dans la balance le milliard d’euros qu’attend la Grèce depuis des mois. Un chantage que la Grèce connaît désormais à chaque nouvelle échéance et qui se répète depuis cinq ans.


Le « déni de soi »

Dans les rangs de Syriza, qui gouverne avec le parti de la droite souverainiste Anel, c’est la consternation : « On ne peut plus sortir parler aux gens », s’inquiète un militant qui veut garder l’anonymat. « On n’est plus crédibles, les plus touchés nous crachent dessus ».

« Je ne pensais pas qu’un gouvernement de gauche qui a demandé et obtenu le soutien de la rue irait aussi loin dans le déni de soi », renchérit Antonis, 35 ans, informaticien au chômage, sous le choc de l’annonce faite au Parlement.

C’est que le coup est dur. Ce programme parallèle, c’était la bouée de sauvetage pour les 30 % de Grecs qui n’ont plus accès aux soins, et qui sont sous ou proche du seuil de pauvreté. Exit donc les cartes d’approvisionnement de nourriture pour les plus démunis, les tarifs spéciaux pour le chauffage, la santé gratuite pour eux et pour tous les laissés-pour-compte, les classes de soutien, les soupes populaires de l’Etat, les cartes de transport moins chères… Bref, tout ce qui aurait pu maintenir à la surface ces « victimes collatérales » des plans d’austérité.

Faire face à “l’urgence humanitaire” Selon les médias grecs, ce programme parallèle était évalué par l’Eurogroupe à un milliard d’euros. Un coût totalement surévalué si l’on sait que le programme prévu pour faire face à “l’urgence humanitaire” était estimé à l’époque par Syriza à 200millions d’euros.

Déjà à l’époque, les créanciers avaient dans un premier temps refusé ce programme mais devant la bronca générale ils avaient dû revenir sur cette décision. En novembre et décembre, ils ont remis le couvert. Pourtant, le gouvernement grec affiche un excédent budgétaire primaire de 4,4 milliards d’euros contre un objectif fixe de 2,6 milliards.

On pourrait penser qu’avec cet excédent le programme pour les plus démunis est assuré. C’était compter sans l’obligation faite au gouvernement grec de verser 25% des excédents dégagés au remboursement de la dette. Celle-là même qui plombe l’économie du pays depuis des années et qui est devenue pour Alexis Tsipras la justification à toute mesure d’austérité.

Pour lui désormais la priorité, et sa planche de salut pour sa survie politique, est d’ouvrir le débat sur la dette. D’où les bouchées doubles mises en pleine trêve des confiseurs pour trouver des alliés et mener à terme la réforme de la sécurité sociale, qui devrait être votée d’ici la fin janvier. C’est le dernier obstacle avant de s’attaquer à la dette.


La logique des créanciers

Mais trouver 151 députés pour l’adopter ne va pas être simple. Le gouvernement renégocie durement pour éviter la réduction des retraites complémentaires, pour lesquelles les Grecs ont cotisé volontairement pendant des années. Si ces négociations n’aboutissent pas, ces réductions seraient de 15 à 20%. Les retraites de 170 euros seraient épargnées mais celles jusqu’à 400 euros réduites de 5 à 15%, les autres de 20%.

C’est que les créanciers n’ont pas la même logique que Tsipras. Lui, au départ, voulait réformer l’Europe de l’intérieur.  Malgré des qualités évidentes de tacticien, il s’est heurté à un mur. Après, il a voulu être l’homme qui appliquerait l’austérité avec plus de justice et qui épargnerait les plus touchés par la crise. Les Grecs y ont cru et c’est pour cela qu’ils l’ont élu une seconde fois malgré son changement de cap. Mais là aussi, ce fut le fiasco car pour les créanciers il fallait faire un exemple et montrer que, en Europe, peu importe la couleur du parti élu, c’est la même politique libérale qui sera suivie. Une politique qui juge contreproductive toute dérive sociale d’où le rejet de ce fameux programme parallèle. Le social est superflu, seule la compétitivité compte.

En tapant ainsi du poing sur la table, les créanciers continuent leur travail de sape commencé dès le lendemain de la victoire de Syriza. Les patrons du pays, ce ne sont ni les électeurs ni le gouvernement, mais eux. Pour se maintenir au pouvoir, Syriza ne peut plus compter sur sa base, il doit se convertir en un parti social-démocrate.

Alexis Tsipras, pour changer les choses, devra se confiner dans le sociétal : autorisation du mariage gay, naturalisation des immigrés nés en Grèce, et des actions symboliques comme la réouverture la télévision nationale grecque.

3 questions à Georges Sefertzis, politologue

1. L’abandon de ce programme parallèle est une surprise ?

C’était une promesse préélectorale pour contrebalancer la signature du dernier accord d’austérité. Il était adressé à l’opposition interne au sein du Syriza. Personne ne s’attendait à ce que cela soit réellement appliqué car il allait totalement à l’encontre du plan d’austérité signé. Ce n’est une surprise, mais une manœuvre de survie pour le gouvernement. Mais il n’est pas exclu que le gouvernement tente à nouveau, début 2016, d’introduire de nouvelles mesures humanitaires. Il faudra qu’elles soient alignées avec la politique d’austérité. Il est à craindre que cela aille de pair avec des nouvelles mesures complémentaires : nouvelles baisses de salaire, taux de taxation plus élevé, justement pour pouvoir les financer.

2. Quelles vont être les conséquences de l’abandon de ce programme ?

Il faut attendre le printemps pour voir comment la population va assimiler le programme d’austérité et réagir. Si les grands indicateurs de croissance économique bougent positivement, la réaction de la rue sera moindre. Sinon cela sera une grande épreuve pour le gouvernement. Ce qu’essaye de faire Tsipras c’est faire voter le plus tôt possible tout ce qui est du domaine de l’austérité pour avoir après le temps de faire des manœuvres de communication voire sociales pour absorber le choc de la rigueur.

3. Le gouvernement a-t-il encore une marge de manœuvre pour faire face à la crise ?

Je ne le crois pas. Je pense que la seule chose à exploiter par le gouvernement pour apaiser la crise, c’est avoir un bon résultat dans la renégociation de la dette.
Tout se jouera au niveau du climat économique : sera-t-il bon ou mauvais ? Que font les investisseurs ? Sinon, le mur va réapparaître au fond du tunnel.


Source : La Libre Belgique, avec l’aimable autorisation de l’auteure

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 19:32

Publié par Michel El Diablo

Commentaires : Bruxelles menace de sanctionner les syndicats agricoles et augmentent les fonctionnaires chargés de ses mesures de basse police ...  Pour ces derniers dorénavant, ce sera l'échelle mobile des salaires.  Rappelons que cette mesure existait en France depuis 1952 mais qu'elle a été supprimée en 1982 quand Jacques Delors était ministre des finances dans le gouvernement Mauroy.  Et que les salaires de la Fonction publique en France sont gelés ( gel du point d'indice ) depuis 2010 !  Mais pour mieux servir le capitalisme européen, les technocrates de Bruxelles ont droit a davantage d'égards que les salariés du public et du privé en France. AC

Le SALAIRE des fonctionnaires européens va AUGMENTER

Le salaire des fonctionnaires européens va augmenter. Si la plupart des pays européens réduisent le budget alloué à leurs fonctionnaires, l'Europe, elle, se montre davantage généreuse avec les siens rapporte le portail Belge 7 sur 7.

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C'est un sujet qui fait débat depuis toujours: le salaire plus que confortable octroyé aux fonctionnaires européens. Or, alors que l'Europe traverse une tempête marquée notamment par la crise des migrants et la remise en question du traité de Schengen, on apprend aujourd'hui que le salaire de ses fonctionnaires va être augmenté. La hausse est de 2,4% pour un coût total de 100 millions par an, indique RTLinfo. Argument avancé par l'Europe: les fonctionnaires ont beaucoup travaillé ces derniers mois...

Alors que chaque pays européen réduit les budgets dans la fonction publique, le salaire des fonctionnaires européens va augmenter cette année. Une hausse qui s'élève à 2,4%. Cette décision risque d'exacerber le sentiment anti-européen. Un reportage d'Eric Van Duyse et Eric Poncelet précise RTL.

Pour des salaires déjà réputés comme les plus confortables en Europe, l’augmentation passe difficilement. Pas au sein des fonctionnaires européens qui en bénéficient évidemment, mais les eurosceptiques et europhobes vont redoubler de critiques.

Cette décision risque de provoquer un scandale

Il s’agit incontestablement d’un mauvais message au mauvais moment, selon les analystes européens. "C’est encore une fois essayer de tendre un petit peu le dos pour se faire taper dessus alors que l’on n’a pas besoin de ça. On a plutôt besoin de savoir de quoi sera fait l’Europe de demain et comment répondre à la crise des réfugiés, à la crise du marché intérieur, à la crise grecque, à la crise économique. Vous avez un ensemble de dossiers en 2016 qui sont primordiaux. Est-ce qu’augmenter les fonctionnaires étaient urgents ? Je pense qu’on pouvait un peu attendre", estime Charles de Marcilly, responsable du bureau bruxellois de la fondation Robert Schuman. 

Un coût total de 100 millions d’euros par an

La hausse s’élève à 2,4%. Ce qui représente un coût total de 100 millions d’euros par an. Cette mesure est forcément mal perçue alors que les Etats membre se serrent la ceinture, que Schengen risque de disparaître et que les Britanniques prévoient un référendum de sortie de l’UE.

L’argument avancé par l’Europe est une charge importante de travail assurée par les fonctionnaires ces derniers mois. "En effet, la Commission européenne a beaucoup travaillé, mais l’ensemble des Etats membres travaillent pour tenter de sortir de la crise et tout le monde n’a pas eu une telle augmentation", souligne Charles de Marcilly.

Il est vrai que depuis 5 ans, il n’y a eu qu’1% d’augmentation. Mais désormais, elle sera automatique, calculée sur l’inflation et les salaires des fonctionnaires nationaux sans que les députés européens ne puissent plus intervenir pour limiter les frais.

Cette augmentation sera désormais automatique, calculée sur l'inflation et le salaire des fonctionnaires nationaux, indique encore RTL. Une décision qui risque d'ajouter de l'eau au moulin des eurosceptiques. 

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